lundi 2 octobre 2017

Randonnée Le Plus Loin Possible Randonnée : GR 7 - Etape 1034 - Soubès - Dio

 
 Aujourd’hui nous traversons le Haut Languedoc l'Hérault  Entre Soubès à Dio  
 
J’ai ajouté l’indice IBP qui évalue automatiquement la difficulté d’un itinéraire

L’exemple est simple à comprendre. Un parcours classé rouge vous le trouverez plus ou moins facile suivant votre préparation physique. 

En regardant le tableau en fin de page, un indice 84 est difficile pour une préparation moyenne. 


Mais Moyen pour une haute préparation, et facile à très facile pour une très haute préparation.

L’année dernière j’ai rencontré une randonneuse qui partait pour Saint Jacques de Compostelle sans aucune préparation. La marche, connaissait pas, m’avoue t’elle lorsque nous attendions que l’hôte nous ouvre sa porte. Après cinq jours, ses pieds étaient en sang, et elle n’était que dans les Landes. On était loin de la montagne, loin de chemins difficiles.

 Soubès - Dio

29 juin 2017
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25 
 

 Le code mobile de cette randonnée est b180316

Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici

Carte VisoRando  Cliquez sur le rectangle à coté du numéro

km    Temps    arret    V/d    V/g    dénivelé   IBP
32,5   7:10       0:50    4,6     4,1      927 +       105

Pour cette semaine ce devait être ma plus grosse journée. 29 km et 900 m de dénivelé positif. Va falloir que je vérifie pourquoi j'ai fais trois kilomètres de plus, il ne me semble pas m'être énormément trompé, du moins j'ai toujours rattrapé, sauf à la fin ou au lieu de suivre le balisage passant au pied de la montagne, j'ai pris la route. Et elle ma parue longue cette route elle contourne toutes les petites vallées venant mourir au pied des escarpements.
Cinq heures trente, le réveil sonne, je tiens à partir de bonne heure, marché lentement pour ne pas me faire un claquage. Pas de douche ce matin, pas le courage d'affronter l'eau froide. Une petite toilette suffira. Sept heures moins dix, c'est le départ. Ma trace me fait prendre, le même chemin qu'hier, et
cela m'inquiète. Aurais-je copié deux fois la même trace ? Vérification, je sorts mes cartes papiers, et mes lunettes, vérifie la trace et m'aperçois qu'en effet hier j'avais quitté le Gr 7 pour le 71, je ne me souvenais plus que Soubès n'était pas sur mon chemin. Si j'avais imaginé ce que j'allais trouver dans ce village, j'aurais certainement poussé jusqu'à Lodève. Je refais donc dans l'autre sens le chemin mal entretenu d'hier. Hier soir vers cinq heures, nous avons eu un terrible orage, je crois qu'il a plu encore plus dru que la veille a Saint Maurice. Le ciel c'est couvert d'un seul coup, un vent violent c'est levé. Les chaises en plastic quittaient leur emplacement et marchaient toutes seuls sur la place entre les voitures en stationnement. Les ''locaux'' on vites compris, les rues ce sont vidées, le café à eu juste le temps de remballer sa terrasse, et des sauts sont tombés. Une pluie serrée, dru, un vent de tornade. Trente minutes après c'était fini. J'ai appris plus tard qu'un peut plus au sud, cet orage avait provoqué des dégâts importants.
Le petit chemin d'hier est trempé. je fais bien attention de ne pas glisser en traversant les parties effondrées. Ça y est, j'ai les pieds trempés, ils font floc-floc, le maillot et le short sont également mouillé par les arbustes ployant sous le poids de l'eau resté sur leur feuilles. Je sorts l'imper pour me protéger des arbustes gorgées d'eau. Je ne le quitterais qu'à midi. J'arrive à mon intersection. Mon chemin d'hier est à gauche, je vérifie à plusieurs
reprises que je prends bien l'embranchement pour retrouver le Gr 7. Nous traversons le charment village de Fozière avec son château et ses petites rues. Je me détourne de la trace pour photographier le château. Le village étant sur une butte, je retrouve la trace au pied de celle-ci. Après une monté, je me laisse embarqué par un large chemin qui m'allait bien, à ma décharge j'étais au téléphone, et les balises ne sont pas toujours bien placées. Ce matin j'ai repris un dolipane, je n'ai plus mal aux cuisses, mais la douleur est descendue derrière les mollets. 
Heureusement que le chemin n'est pas technique. Je fais du quatre à l'heure. Le paysage me va bien  c'est plutôt de la plaine légèrement vallonnée. Ou vais-je trouver les neuf cent mètres de dénivelé que je dois faire ? Disons que pour l'instant le GR ne grimpe pas trop, c'est une succession de monté et descente, mais l'horizon est barré par une succession de dômes et de crêtes... j'arrive dans le village de Soumont ou on y trouve une fontaine d'eau potable, c'est rare dans un village. Une table d'orientation, ou l'on m'indique Carcassonne, (l'une de mes prochaines étapes voir même une après midi de pose pour visiter la ville.) La direction indiquée m'étonne, je pensais qu'il y avait la mer, de ce coté, il est vrai que par ici c'est le golf du Lion et la mer pénètre un peu sur la terre, donc l'un n’empêche pas l'autre. Dommage qu'il ne fasse pas beau car on devrait voir jusque dans les Pyrénnées. Je suis étonné et déçus, on me présente Sète face à moi, je pensais l'avoir laissé depuis longtemps sur la gauche. Je pensais même avoir dépassé Bézier.  Plus tard je me rendrais compte que je m'arrêterais un peu avant l'axe de cette ville. On évite le village. Le chemin forme un grand esse pour rejoindre Lodève, d'après la carte il n'y a pas d'autres chemins.
 Impossible de couper par les buttes, je ne vois rien, aucuns chemins.
J'arrive à Lodève, un bourg que je pensais beaucoup plus important, il est en creux de vallée ou coule la Lergue, il s'étend dans toute les petites vallées formant des bras tentaculaires venant se raccorder à la grande. Il est coincé entre des monts s'élevant à un peut plus de 200m d'altitude. Nous descendons par un beau chemin, ce qui permet de découvrir la physionomie du vieux village. J'ai repéré la pharmacie du centre commerciale mais le chemin m'en éloigne, il faut que j'en trouve une autre, je souhaiterais racheter du doliprane et un truc contre les contractures. Dans ma pharmacie je n'avais que quatre comprimés, il ne m'en reste qu'un et je voudrais bien en prendre à midi et ce soir. Nous arrivons directement dans la partie ancienne de Lodève, je fais bien attention à ma trace, je ne comprend pas bien le balisage du 653 partant sur la gauche. Sur ma carte nous sommes commun pour encore un bout. Nous traversons le pont sur la rivière et entrons vraiment dans le cœur de ville. Recherchant ma pharmacie je n'ai même pas envie de faire la photo du barrage et des maisons en bordure de l'eau. C'est pourtant jolie. Je quitte la trace pour me rendre à la pharmacie. Je recherche le Gr par les vielles rues de la ville, passe devant l'église – Cloître [ La ville est située dans une vallée attrayante, formé à l'endroit de rencontre des deux rivières - la Lergue (affluent du fleuve Hérault) et la Soulondre, était un point d'arrêt sur les chemins de pèlerinage qui traverse le sud de la France en route pour Saint Jacques de Compostelle. Depuis 1987, elle est officiellement l'une des villes-étapes par la route d’Arles. Ce territoire, frontière sud du Massif central, au pied du causse du Larzac. Cela ma beaucoup étonné que ce soit la frontière sud du Massif Central mais Aurillac et St. Flour ne sont qu'a 150 km de là.
Lodève était la capitale d’une tribu Volque (les Lutevani), puis 
devint la cité romaine Luteva (connue encore sous le nom de Forum Neronis). L'oppidum de Luteva constitue un des centres de peuplement de la Celtique méditerranéenne. La cité est élevée au rang de colonie latine.
Comme tous les chef lieux des cités gauloises, elle devient le siège d'un diocèse avec des évêques qui se succèdent depuis Saint Flour au IIIe siècle jusqu'à la Révolution. Sa cathédrale est devenue l'église paroissiale et son palais épiscopal est devenu la mairie.
En 1573, Lodève fut mis à feu et à sang par Claude de Narbonne-
Arc en ciel sur Lodève
Caylus, baron de Faugères et de Lunas, capitaine huguenot, beau-frère de Gabriel de Gep de Ginestet.
Cette cité épiscopale fut un centre textile très actif sous Louis XV. En 1726, le cardinal de Fleury lui accorda le monopole de la fourniture en draps pour les troupes royales d'infanterie.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Lodève accueille des évacués, du Grand-Duché de Luxembourg, ainsi que des expulsés originaires d'Alsace-Lorraine.
Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, la commune a abrité un hameau de forestage à partir de 1962, à destination de 
familles de harkis. Un atelier de tissage, devenu atelier de la Savonnerie et rattaché au Mobilier national de Lodève depuis les années 1960, a été créé pour aider les épouses des anciens harkis et utiliser leur savoir-faire.
Par ailleurs, de 1863 à 1981, la ville était située à l'aboutissement de la ligne ferroviaire Vias – Lodève. Sa gare a depuis été détruite et remplacée par un centre commercial.
L'ancienne cathédrale Saint-Fulcran de Lodève du XIIIe siècle possède une vaste nef et un puissant clocher gothiques. wikipédia]
                
  

Je retrouve le balisage, traverse le ruisseau devant être la Soulondre et patatrac, les balises n'empruntent plus le chemin de la carte... Encore une trace non à jour par l'IGN et cela doit faire longtemps. Vu la physionomie du terrain, la nouvelle trace ne peut qu'augmenter la distance. Je  regarde le GPS et une nouvelle fois je ne vois pas par ou ils peuvent passer. Je ne l'emprunte pas, grimpe les quelques marches de la rue interdite aux voitures (vu la pente et les marches finales) me voilà sur les traces de l'ancien balisage dont on devine par endroit quelques taches de peinture. Nous traversons un lotissement neuf situé sur les pentes de la montagne et ma trace me conduit dans une propriété privée. Nous sommes au niveau du Mont Belbezé. Portes grandes ouvertes, (doivent plus fermer depuis longtemps.) Des maisons à droite, une grande allée au milieu et les bois sur la gauche. J'hésite à entrée, vérifie sur ma carte papier et cela passe bien là. J'ai fais un sacré bout de chemin et cela m'ennuie de faire demi tour. Je m'aventure sur l'allée bitumée, pour une fois ma trace GPS est bien situé sur ce chemin, après un virage, un panneau, (dont la peinture est écaillée), nous informait que les randonneurs doivent rester sur le Gr, celui ci empruntant un chemin situé dans une propriété privé. Au virage suivant j'aperçois des maisons et une nouvelle pancarte comme quoi les chiens sont en libertés. Je regarde mon GPS je ne suis plus sur ma trace. Demi tour. J'entends une voiture descendre. Je suis grillé. Sur, je vais me faire virer.  La voiture s'arrête à ma hauteur. Un jeune me demande ce que je cherche. GPS et mes deux cannes à la main, mon sac sur le dos, il me croit volontiers lorsque je lui dis le Gr. Il me confirme qu'il ne passe plus là. Je fais l'étonné ( faut cul, il est impossible de ne pas louper le nouvelle itinéraire, le balisage à été refait ressemant, il suit la rivière, et il y a une belle croix rouge et blanche sur le parapet des marches grimpant dans le haut du village.) Maintenant que vous êtes là, prenez le sentier sur votre gauche. Je me retourne et aperçois une belle marque rouge et blanche tracé à l'ancienne, très large et un peu terni part le temps sur un pin. C'est ce que je cherchais. Grimper jusqu'au sommet, vous déboucherez sur un chemin et vous retrouverez le Gr. Ouf ! il ne m'oblige pas à rebrousser chemin.
Le sentier n'est pas facile. Il grimpe fort, c'est une profonde ravine d'écoulement des eaux de pluie,
avec par moment de grandes marches, des arbres en travers. il doit être utilisé par les propriétaires pour rejoindre la foret, il reste par moment un semblant de sentier. je débouche sur la large route. Pas de balisage neuf. GPS à la main je suis ma trace, m'inquiète à plusieurs reprises pensant que le nouveau sentier déboucherait d'une troué, d'un chemin, mais rien. Enfin je le retrouve. Maintenant je crois que je ne quitterais plus ce large chemin jusqu'au changement de vallée. On emprunte la D 157 un cour moment et reprenons un large chemin dans la foret qui grimpe doucement et serpente en de grands lacets, on se demande bien pourquoi. En s'élevant le paysage change, les bois s’éclaircissent puis disparaissent. La large route carrossable permet à des camions de ce rendre au pylône situé au sommet. Le paysage général change. Sur la gauche j'ai les terres rouge du lac de Salagou et au loin des montagnes (certainement les monts de l'Espérouse, mes étapes pour l'année prochaine.)
un[Dans une vaste étendue d’eau au milieu de collines de roches rouges arides, le lac du Salagou offre une extraordinaire palette de couleurs, des combinaisons de plusieurs phénomènes géologiques : le rouge brique des "ruffes" (sédiments argileux chargés en oxyde de fer) concurrence le noir du basalte, d'origine volcanique, et se marie parfaitement avec les bleus du ciel et des flots.Ce lac artificiel a été créé entre 1964 et 1968 pour permettre l'irrigation des cultures environnantes. Il régule aussi les crues de la rivière Lergue et du fleuve Hérault.
Longueur : 7 Km 
Superficie : 750 ha 
Périmetre : 28 Km 
Altitude : 139 m 
Profondeur : 4 à 45 m
Contenance : 125 millions de m3 
 http://www.herault-tourisme.com/articles/lac-du-salagou-site-touristique-584-1.html]
Le chemin est bon, il grimpe, grimpe, grimpe, longtemps, longtemps, longtemps, doucement en serpentant pour ne pas fatiguer les chevaux vapeurs des véhicules chargés de matériel se rendant au pylône. Durant cette promenade j' ai remarqué au loin sur les sommets un nombre important d' éoliennes ou d'antennes. Le paysage est magnifique,sur la gauche ont découvre le lac, autour les terres rouge ''les ruffes'', au loin la plaine plus ou moins vallonnée, si l'atmosphère était plus clair on verrait certainement jusqu'à la mer qui n'est qu'a 50 km.  
 
       
Il est onze heures trente et j'ai faim, depuis un petit moment le soleil se montre par intermittence. Le sol n'est pas trop humide. Ok, une pose de midi comme ça en bordure du chemin entre deux clôtures séparent des prairies à moutons ce n'est pas terrible comme emplacement. ça me fait penser à ses gens partant en vacances et piqueniquant sur un parking en bordure de route, derrière la voiture, alors qu'il dispose de toute la nature autour d'eux. Je fais ma pose casse croute, au soleil, adossé au talus, avec face à moi le lac du Salagou, les terres rouge et une vue à 180°. A l’antenne je me croyais arrivée au sommet et pensais poursuivre une bonne partie du reste du chemin sur un plateau. Plateau en effet, ou l'on rencontre des prairies, mais cela monte toujours doucement, mais l'on grimpe. On a vraiment changé d'environnement, nous sommes dans une plaine vallonnée et face à nous les monts de l'Espinasse sur la droite les Cévènes et sur la gauche un peut en arrière le lac Salagou entouré de ses monts rouge et noir. Jusque là, protégé par la foret ou les vallées je n'avais pas remarqué le vent. Un vent qui ne me quittera plus jusqu'à Bédarieux. Sur ce plateau le GR 653 "Saint Jacques" nous quitte et je me demande bien pourquoi il tourne à droite et semble retourner dans les Grandes Causes. A moins qu'un Saint local n'est fait des miracles quelque par part là.
Je comprendrais encore moins leur itinéraire lorsque je verrais le lendemain des plots indiquant un parcours à Bézier. Je trouve que les GR ne sont pas assez touristique, mais pour le Chemin de Saint Jacques je le voyais un peut plus direct vers Carcasonne, et les Pyrénées, puis l'Espagne. Je me trompe peut être, mais le but c'est d'atteindre Santiago le plus rapidement possible, les détours se font pour atteindre des lieux connus au Moyen Age pour une guérisons, un miracle, ou une procession. Passons devant la chapelle Saint Amans. La poursuite du parcours ce fait dans une plaine légèrement vallonnée. Je vois mes villages au loin. Du moins, je le suppose. Nous contournons le Serre de la Bardine et descendons après un virage à droite 
dans le village de Valquières, on le domine avant de le traverser. Un gîte proche de la mairie, m'interpelle. Ma trace va jusqu'au village suivant, mais avec l'erreur de Saint Maurice, je doute de moi. Surtout que l'adresse donne le nom des deux  villages. Ne désirant pas faire demi tour si je me suis trompé, je préfère me renseigner tout de suite. Personne dans le village, mairie fermé, pas un chat dans la rue. Je vois une tête au loin. Un résident certainement Hollandais m'indique la route et me rassure c'est bien l'autre village. Du coup je perds mon balisage et prend la route. C'est long, mais c'est beau.  
      
Le Gr passe plus prêt de la montagne derrière on y trouve des éoliens. On les voit. On aperçoit leurs têtes ou le haut des pales, dépassant le faîte des rochers. Parfois on les entend. Dans ce paysage cela me gêne un peu. Ce n'est pas aussi esthétique qu'un ancien moulin à vent et je ne suis pas sur que cela nous produise autant d'électricité que cela, malgré ce que l'on veut bien nous prouver. En plus il y a le bruit. Je n'ai pas l'oreille facile. Mes Acouphènes me trouble certain son, mais ce vroum, vroum, vroum, trois pales trois vroums s'entendent par moment. Par la route cela ma semblé long, on contourne tout les vallons, tout les creux. Pas un pont, pas un chemin pour couper. On passe devant ce qui devait être des loges de berger construites aux pieds des murs maintenant les terres en petites terrasses. Aujourd'hui en bordure de route ses abris ne servent à rien, sauf peut être abrité le pauvre voyageur pris par les pluies diluviennes qui tombent en certaine saisons dans cette région.  Me voilà au pied du village. Ce n’est pas les gîtes qui manquent. Ils sont tous ouvert, nous sommes le 30 juin c’est le grand nettoyage et aération pour le premier juillet et les premiers vacanciers. Portes et fenêtres ouvertes, personne ne répond à mes appelles. Comme je suis au pied du château j’en profite pour prendre des photos. Je suis ma trace et arrive en haut du village. Une suite de Gîtes sont devant moi, il me semble tous fermés. Je frappe à deux portes. Personnes.
Je vais dans une maison pour me renseigner, les volets son mi clos, j’aperçois une ombre, derrière le volet, lui parle… La fenêtre ce ferme. Pas aimable dans le coin. J'étais prêt à tourner les talons lorsque la porte s’ouvre, une dame apparaît, je lui réitère ma question. Ha!! vous êtes la personne qu’elle attend ? Elle n’est pas là ! alors c’est qu’elle est allée chercher ses enfants à l’école. Je l’ai appelé au téléphone mais elle est sur répondeur, je voudrais simplement savoir si je suis au bon endroit… Oui, Oui c’est ici, je l’ai vu ce matin et elle ma dit que votre repas était prêt.
Le gîte dans l'ancienne Mairie, fait buvette. Des tables sont dehors, je prends patience, parfois au soleil, parfois à l’ombre suivent la force du vent. L’hôtesse m’appelle, en effet elle est à l’école, d’habitude les randonneurs arrivent autour de 17-18h00.
Magnifique ce gîte buvette, ancienne Mairie avec la salle du petit restaurant comportant une baie vitrée donnant sur le château. Les dortoirs sont à quatre lits, c’est propre, c’est clair, cela change de celui de Soubès. L’hôtesse est merveilleuses, accueillante, sont 
repas délicieux. Elle à expérimenté une nouvelle recette et souhaite avoir mon avis. Si cela me plait elle la réalisera dimanche lors de la grande fête du village. Je ne me lasse pas de la vue sur le château....
Je dors à merveille, après tout de même avoir pris un doliprane et mettre massé avec du décontractile acheté à la pharmacie à Lodève. Attention si vous ne prenez pas le repas, faut faire les courses à Lodève.


 Montées  Distance Km  Km au total en %  Vitesse en Km/h  Temps h:m:s
   Entre 30 et 55%  0.068  0.23  3.14  0:01:18
   Entre 15 et 30%  1.418  4.69  3.06  0:27:49
   Entre 10 et 15%  2.33  7.71  3.03  0:46:08
   Entre 5 et 10%  3.94  13.04  3.01  1:18:32
   Entre 1 et 5%  7.562  25.03  3  2:31:12
   Total  15.317  50.7  3.01  5:04:59
 Terrain plat
   Dénivelées de 1 %  2.301  7.62  3  0:46:01
 Descentes
   Entre 1 et 5%  5.841  19.33  3  1:56:38
   Entre 5 et 10%  4.273  14.14  3.01  1:25:09
   Entre 10 et 15%  1.57  5.2  3.02  0:31:10
   Entre 15 et 30%  0.841  2.79  3.07  0:16:26
   Entre 30 et 55%  0.066  0.22  3.22  0:01:14
   Total  12.592  41.68  3.01  4:10:37
  Total trace:   30.21  100 %  3.01  10:01:37


 
 
Vous trouverez toute mon Périple en cliquant sur le lien ; 
https://randosacaudos.blogspot.com/p/mon-periple.html 

Randonnée Le Plus Loin Possible : GR 7 - Etape 1033 - Saint Maurice de Navacelles - Soubès

 
Poursuite de mes promenades autour de la France (Randonnée Le Plus Loin Possible) en Occitanie

 Aujourd’hui nous traversons le Haut Languedoc l'Hérault  De Saint Maurice deNavacelle à  Soubès   
 
 Aujourd’hui nous traversons le Haut Languedoc  De Montdardier dans le Gard à Saint Maurice de Navacelle  dans l'Hérault 
 
J’ai ajouté l’indice IBP qui évalue automatiquement la difficulté d’un itinéraire

L’exemple est simple à comprendre. Un parcours classé rouge vous le trouverez plus ou moins facile suivant votre préparation physique. 

En regardant le tableau en fin de page, un indice 84 est difficile pour une préparation moyenne. 


Mais Moyen pour une haute préparation, et facile à très facile pour une très haute préparation.

L’année dernière j’ai rencontré une randonneuse qui partait pour Saint Jacques de Compostelle sans aucune préparation. La marche, connaissait pas, m’avoue t’elle lorsque nous attendions que l’hôte nous ouvre sa porte. Après cinq jours, ses pieds étaient en sang, et elle n’était que dans les Landes. On était loin de la montagne, loin de chemins difficiles.

 

Saint Maurice de Navacelle ''le rancas'' – Soubès

28 juin 2017
  En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25


  Le code mobile de cette randonnée est b310769
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici 
 
Carte VisoRando  Cliquez sur le rectangle à coté du numéro
 
km    Temps    arret    V/d    V/g    dénivelé  IBP
24,8   5:20       0:40    4,7     4,4      392 +     75

Ce matin j'ai toujours mes courbatures. C'est vraiment la première fois qu'après une nuit de sommeil, j'ai encore mal aux jambes, je n'en comprends pas la raison. Après réflexion, je pense que j'étais tellement contracté dans la descente que je me suis asphyxié les muscles. Je n'ai peut être pas suffisamment but, pourtant j'ai consommé mes trois litres d'eau et je n'ai pas eu l'impression d'avoir soif en arrivant. Aujourd'hui c'est une journée de repos. J'ai vraiment mal aux jambes, la dame doit s'en apercevoir et me propose de m'emmener jusqu'à Saint Maurice de Navacelles en voiture. Hier au repas, elle ma avoué que son adresse pouvait prétendre à confusion et qu'il faudrait quelle la complète en précisant qu'elle est à 4 km du centre ville. En voiture le paysage est magnifique, hier je ne m'en suis pas rendu compte tellement préoccupé à chercher le balisage. Au premier plan le haut des gorges de la Vis puis au loin la chaîne des Cévennes, c'est magnifiques. Me voila rendu au pied du Gr 7 commun au 74. Le départ est difficile, j'ai toujours mes douleurs aux cuisses, une fois chaudes elles partiront... Journée de transition, peu de kilomètres, mais surtout parcours situé entre la journée d'hier très difficile et la journée de demain très longue.Un peu après Saint Maurice, nous passons devant un amas de pierre en forme de cercle et couvert de lauze ; ''la glacière'' restaurée par une ''assoce'' locale.
C'est tellement encombré d'herbe que je passe sans faire de photos, en me disant dommage pour les bénévoles qui ont donnés de leur temps. Nous quittons le Gr 75 et poursuivons le GR 7 par la D 152 E2. Journée de transition car nous traversons la plaine de la barre et au loin les montagnes se détachent sur l'horizon. Nous arrivons à la Vaquerie, la rue centrale dispose de vieilles maisons. Le Gr 7 grimpe un peu pour arriver au plateau de Courcol, et la foret domanial de Notre Dame de Parlatges. Vous me direz ; pas besoin d'un blog pour raconter cela, mais j'ai tellement mal aux jambes que je me demande si je n'ai pas le nerf crural de coincé. Nous sommes sur une large route perdue au milieu de la foret, le Gr passe par le col de Mélanque, je me demande bien pourquoi, peut être pour rompre


avec la monotonie de cette large route forestière. N'étant pas en forme je poursuis mon chemin monotone, j'ai remarqué sur le GPS qu'en continuant la route et la bande coupe feu je rejoignais ma trace un peu plus loin, ainsi je reste à plat. juste avant Soubès sur la droite une montagne presque à nu ressemblant aux orgues de balsat que l'on trouve parfois en Auvergne. Il pleut. Je coupe à nouveau, le Gr passe par Fozières, et continue sur la gauche, c'est ma route pour demain. Je continue tout droit. Soubès n'est pas sur le GR 7 mais sur le 71. Je trouve ce dernier ainsi qu'une variante du 653 menant au village.
         
 A la sortie des bois, le sentier peu entretenu traverse des vignes et devient un peu dangereux par des glissements de terrain vers la rivière se trouvant en contre bas. Me voilà à Soubès. Je passe le pont au dessus de la Brèze et monte dans le village. Un village ancien, de petites rues, des ruelles, des porches ou passent des sentes, un château, la mairie et le gîte. Oh j'oubliais un café restaurant et une alimentation.
La mairie ... fermé l'après midi et le gîte juste en dessous. Comment obtenir les clés ? Je n'ai rien noté sur ma feuille de route. Me l'ont t-ils dit ? Ai-je posé la question ? Le gîte dépend de la mairie. Le correspondant, la mairie ? je n'ai rien noté d'autre... Je téléphone... ouf, cela répond.
- A bon, ''ché pas, j'suis là que pour répondre au téléphone'', vous voulez le réserver ?
- Aaah non, j'ai réservé il y a deux mois.
- Ah ''j'suis pas au courant''...
je dénature un peu, je suis tellement en colère.
 




En voyant un beau bateau au sommet de la montagne cela me fait toujours sourire. Est-ce un bateau pour le lac de Salagou ou pour la mer qui n'est malgré tout pas si loin que cela.





La clé doit être au café. Son riche dans ce pays ou ils peuvent se payer une standardiste... ou un plateau téléphonique local car à l'accent on reconnait bien la petite pointe d'accent chantant du sud de la France.  Un plateau téléphonique n'aurait pas sut répondre sur une telle question. Au café il fait l'effort de chercher, ne trouve rien, téléphone, et me dit : les deux jeux de clés ne lui ont pas été rendu... Qu'il faut voir avec la mairie. La téléphoniste qui en réalité doit être une secrétaire à plein temps cherche, la trouve... Ouf, je me voyais mal parti. La porte de la mairie s'ouvre et une charmante personne me tend deux clés, j'en prends une marqué gîte, je suis sur que c'est celle-ci, elle a la forme du canon de la serrure. L'autre c'est peut être la chaufferie, mais ne le sachant pas, je la lui laisse.
L'employé de mairie me demande ; On vous a prévenu de l'état du gîte ?
- J'ai réservé il y a deux mois je ne me souviens plus... C'est rustique ?
- On peut dire cela comme ça...
Mal entretenu le chemin au dessus de la rivière
 Même si l'on m'avait prévenu, je ne pense pas que j'aurais imaginé, je ne pense pas que j'aurais refusé c'est le seule gîte que l'on trouve (je n'ai pas chercher les chambres d'hôtes) avant Lodève. Par la route c'est à 4km par le GR au moins le double.
En effet c'est rustique, un peu glauque même, car personne ne s'en occupe. Mal situé, sous la mairie, en bordure d'une falaise, ou il y coule le ruisseau de Soubrebet, pas de fenêtres permettant d'ouvrir sur cet espèce de balcon en bordure du vide permettant de faire le tour de la Mairie, on ne trouve que des impostes aux vitres dépolies.
Rue principale à Soubès

  Une faible lumière dans le dortoir sombre. Lorsque l'on rentre dans la cuisine bien aménagé, la pièce la plus claire grâce à sa double porte vitrée on est déçu. La peinture s'écaille au plafond, et de grandes plaques d'enduit ne demande qu'à tomber. La peinture à disparu en bas du mur de droite et laisse apparaître un ciment rongé par l'humidité. Le reste des murs, peint avec un espèce de crépit qui fut clair un jour, est devenu gris par l'accumulation de la poussière dans les creux des aspérités. Le dortoir, n'est pas beaucoup mieux. Une mezzanine assombrie le dortoir et donne l'impression d'avoir le plafond sur la tête. Deux loupiotes composés d'une lampes de 40 watts chacune, donnant un allo de lumière, essaie d'éclairer un ensemble de lits superposés. Du coup on ne sait plus si les matelas sont propres ou simplement terne par leur anciennetés. Les oreillers sont bis, propre ou vieux ? La mezzanine ; J'ai gravi les trois premières marches et constaté quelques matelas à même le sol... Je suis redescendu. Ce n'est pas fini ; l'autre partie du dortoir, la plus clair situé coté des impostes, comporte les sanitaires. Deux douches ou il est impossible de définir si le carrelage fort démodé de couleur gris ou beige, est sale ou simplement recouvert jusqu’à mi hauteur d'une couche de calcaire. En prime j'ai eu le droit à la douche froide...Une vrai, le chauffe eau n'ayant pas été branché. Le reste va avec l'ensemble. Il n'y a pas papier toilette, heureusement il restait un gros rouleau d'essuie main dans la cuisine. Vu la façon dont on s'occupe des clefs, il est normale que l'on ne répare pas une loupiotte fonctionnent une fois sur deux dans le dortoir. J'ai dormi tout habillé dans mon drap après avoir étendu mon duvet sur le matelas. J'avais lu sur internet un dossier ''Mes premières nuits en refuge'' Il était dit que certain refuges laissaient à désirer et qu'il fallait toujours emmener son drap et son duvet si l'on ne voulait pas dormir dans la crasse... Je pensais que l'on trouvait cela dans les refuges en haute montagne, ou ma fois, l'accès en est difficile, mais ici en pleine ville sous la Mairie !!! Quand je pense que pour retenir un lit il vous demande un chèque de caution de 16 € plus chère que le prix de la nuit... ! et qu'il ne sont même pas foutu de faire un planning d'occupation, n'y de mettre en chauffe le ballon pour les douches. C'est une honte.
Je vais mangé au petit restaurant. J'ai hésité car ayant fait mes courses pour le lendemain midi je me suis aperçu que la boutique était digne d'un petit super marché.
 J'ai choisi le resto. d'une part il n'est pas très cher, et proposait autre chose que les plats classiques, d'autre part il aurait fallut que je reface la vaisselle qui était resté sur la pierre à évier.
Il me semble avoir atteint les profondeurs du Larzac Méridionale, à moins que ce soit déjà le Parc Naturel du Haut langue d'oc. Non il n'y a pas de fautes d’orthographe. Je ne pensais pas avoir atteint cette France profonde décrit dans certain ouvrage racontant la vie de nos régions avant guerre. (La première celle de 14).
 Je ne pensais pas qu'a notre époque le XXIème siècle, alors que l'on a sur le bout des lèvres que le mot intégration trouver cela. On est tout de même pas aussi loin de Montpellier, Bézier, Narbonne et Millau et pourtant dans la petite salle du ''resto'' commune au bar, les esprits ce sont échauffés et l'on est devenu fort IMPOLI avec "l'étranger" (un simple parisien) que je suis. Pour ne pas que je comprenne ce qui ce dit en salle, ou au bar, on parle en patois, on rit en patois, pardon en Occitan, et bien sur on vous regarde du coin de l’œil. J'ai horreur de cela. Quand je pense que j'ai des voisins Australien, qui fond l'effort de parler Français. Que sur le chemin, j'ai demandé un renseignement certainement à un Hollandais, qui ma répondu difficilement mais en Français, il a fait l'effort d'apprendre le Français et de le parler. Et l'on parle d'intégration !!! Dommage le repas était bon, mais cela ma gâché mon plaisir.
Dans mon dortoir glauque j'ai bien dormi, certainement parce que j'ai pris un doliprane, que la fatigue commence à s'accumuler, et que je suis moins stressé. Le Cirque de Navacelle est derrière, hors mi quelques kilomètres en plus, tout c'est bien passé. Mon gîte d'aujourd'hui n'est pas terrible mais au moins je suis à l'abri. Il est tombé une sacrée averse. C'était peut être ce qui me tracassait avant le départ.
Je suis certainement un peu trop sévère avec ce charment village entouré de montagnes au bord de son précipice, certainement que c'est dû à la fatigue et à mon mal aux jambes, cela m’inquiète pour la suite de mon périple. Après avoir lu le livre d'Axel Kahn sur sa traversée de la France d'Ouest en Est j'ai été surpris par ses journées à plus de 30 km, j'ai poussé mes deux dernières semaines de périple dans le Nord Est de la France par des journées à plus de trente kilomètres, d'une part pour atteindre cette année les Vosges et enfin changer de paysage, d'autre part je me suis dit si lui l'a fait pourquoi pas moi.... Et je me demande si je vais réussir.







 Montées  Distance Km  Km au total en %  Vitesse en Km/h  Temps h:m:s
   Entre 30 et 55%  0  0  0  0:00:00
   Entre 15 et 30%  0.582  2.44  3.05  0:11:28
   Entre 10 et 15%  0.972  4.07  3.03  0:19:15
   Entre 5 et 10%  1.421  5.95  3.01  0:28:18
   Entre 1 et 5%  5.251  22  3  1:44:55
   Total  8.226  34.46  3.01  2:43:56
 Terrain plat
   Dénivelées de 1 %  4.936  20.68  3  1:38:38
 Descentes
   Entre 1 et 5%  5.948  24.92  3  1:58:48
   Entre 5 et 10%  2.703  11.32  3.01  0:53:54
   Entre 10 et 15%  0.873  3.66  3.03  0:17:17
   Entre 15 et 30%  0.818  3.43  3.06  0:16:01
   Entre 30 et 55%  0.368  1.54  3.22  0:06:51
   Total  10.709  44.86  3.02  3:32:51
  Total trace:   23.87  100 %  3.01  7:55:25



 
 
 
Vous trouverez toute mon Périple en cliquant sur le lien ; 
https://randosacaudos.blogspot.com/p/mon-periple.html