mercredi 2 septembre 2026

Petite Prom N° 189 Montreuil Bellay 2 aux confins de l’Anjou et du Poitou (Les vignes et Sainte Catherine)

 Juillet 2022


Pourquoi ce village ? N’y voyez pas une prochaine promenade sur les bords de Loire et ses châteaux. N’y même une étape du GR 36 (Manche-Pyrénées). Le Maine et Loire étant pour nous, un point central pour ce rencontrer. Ce n’est simplement que quelques jours de vacances en famille. Et comme je m’ennuie rapidement lorsque je ne marche pas au minimum dix kilomètres par jours, j’ai découvert les bords du Thouet. Pas drôle les vacances avec moi… quoi que. Comme cette année il a fait très chaud en juillet, je me promenais le matin de 6h30 à 8h00. Lorsque je revenais, le petit monde sortait tout juste des songes et je prenais mon petit dej avec eux. L’après midi c’était bien souvent piscine, visite de champignonnière, on était bien sous la terre, douze degrés constant, ou canoë sur le Thouet, qui n’avais pas beaucoup d’eau et puis voilà la semaine est passé malgré tout assez vite.

Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son château… Située en bordure du Thouet. Surplombant le Thouet et sa vallée, Montreuil-Bellay se situe dans le Saumurois, à la frontière de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou. Son nom viendrait de monasteriolum, petit monastère en latin, qui rappelle qu’à l’origine un établissement monastique s’y est implanté. Bellay est en revanche une déformation de Berlay, nom du premier seigneur de la cité. Promontoire naturellement fortifié et dominant un gué sur le Thouet, ce site est d’un grand intérêt stratégique, ce qui
n’échappe pas aux seigneurs. Ainsi, au XIe siècle, Foulques Nerra fortifie cette place et la confie à son vassal, Giraud Berlay. Deux siècles plus tard, le roi Philippe Auguste poursuit les travaux de l’enceinte castrale. Au XVe siècle, d’importants chantiers sont menés et donnent à la cité la physionomie qu’on lui connaît encore aujourd’hui. À cette époque, deux grandes familles se succèdent à Montreuil-Bellay : les Melun-Tancarville et les Harcourt. Guillaume d’Harcourt joue notamment un rôle majeur dans l’embellissement du château et la transformation de la ville. Au XVIIIème siècle, la ville est le chef-lieu d’une importante Election, le deuxième d’Anjou, contrôlant des paroisses jusqu’au delà de Cholet.
Le territoire communal de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont, Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux mégalithes et vestiges antiques.

Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.

Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par

Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.

Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.

Au début du XIIIème siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et dans les parties basses de l’enceinte urbaine.

Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.

Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.

Montreuil-Bellay est un centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre sur le territoire.

Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.

 

Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.

La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires

 

Nous trouvons de la place sur le parking proche du camping des Nobis

 

 

Carte IGN       Trace GPC & Topo sans Commentaires     Trace Randogps

 

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Le code mobile de cette randonnée est b356909

Km    Temps    Arret    V/d    V/g      Dénivelé

8,5      1h30     0h10     5,7      5,1          286 +




Nous longeons le parking puis les ruines du Prieuré des Nobis [Ruines de l'ancienne église (paroissiale) Saint-Pierre et restes du cloître. Les bâtiments conventuels reconstruits en 1710 et restaurés depuis sont propriété de la commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré. L'église Saint-Pierre est mentionnée dès le XIe siècle. Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son état au cours du XIXe siècle. Les ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991. Wikipédia.

Mais j’ai trouvé autre chose ; L'ancien prieuré des Nobis est un des monuments clefs de Montreuil-Bellay. Ses origines très anciennes en font un des plus vieux établissements monastiques de la vallée de la Loire. Affilié en 1675 à la réforme mauriste, il fut reconstruit dans un style proche de celui de l'abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église Saint-Pierre devait être achevée au milieu du 12e siècle. Au 15e siècle, construction du bas-côte nord. Restauration de l'église au 17e siècle après les destructions des guerres de religion. Au 18e siècle, reconstruction totale du monastère par les religieux de la congrégation de Saint-Maur. Pendant la Révolution, l'église est abandonnée et commence à s'écrouler à partir du milieu du 19e siècle. Siècle de la campagne principale de construction : 12e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Sur le haut de la colline le château. La rue se rétrécie, nous arrivons aux fortifications avec la Tour du Boille ou Boëlle. [Poste de défense avancé sur le Thouet, la tour du Boille, pourrait avoir été bâtie par Guillaume IV de Melun, seigneur de Montreuil-Bellay, entre 1385 et

1415. Elle pourrait notamment s'inscrire dans une vague de modernisation des défenses de la basse-cour (boille) du château attestée dans le dernier quart du xIv siècle. En 1430, un texte rappelle que les bois nécessaires à sa construction ont été prélevés dans la forêt royale de Chinon. Tour de péage dès le xv, elle permit de contrôler un important trafic commercial sur le Thouet. (Panneau d’information)]. Nous longeons le Thouet. Par moment derrière le mur du château apparaît le haut d’un jet d’eau. Nous apercevons le pont [L'histoire des ponts est celle d'une longue suite d'effondrements liés aux crues du Thouet ou à la construction maladroite de piles posées sur un sol meuble. II subsiste quelques vestiges du pont reconstruit au cours de la seconde moitié du xv* siècle et qui aboutissait à la tour du Boille où se trouvait le péage. Le pont principal actuel remplace une construction du début du xve siècle sur le premier bras du Thouet; il a été édifié en 1811, parallelement au précédent, par l'ingénieur des Ponts et Chaussée Normand Panneau d’information]. Passons la seconde porte, la rue monte un peu, nous arrivons au pont. De sont centre nous jouissons d’une vue sur la rivière [Le nom Thouet a pour origine un hydronyme gaulois sur lequel les spécialistes n'ont pas trouvé d'accord. Selon certains de ces derniers, il s'agit du mot tava signifiant tranquille, suivi du suffixe -Aris où se retrouve la racine hydronymique Ar. pour d'autres ; de toaro dont le sens reste obscur. Ce toponyme se retrouve également dans les noms de Thouars et du Thouaret, un des affluents de la rivière. Avant que le mot de Thouet ne se fixât au XVIIe siècle, le cours d'eau fut appelé Fluvius Toarum au IXe siècle, Fluvius Touverii autour de l'an mil, puis Thoer dans différents textes du XIVe siècle ou encore Thoué vers 1567. Long de 142,6 km, le Thouet naît en Gâtine poitevine, dernier avatar méridional, avec le Bocage vendéen, du Massif Armoricain, à 225 mètres d'altitude. Sa source, localisée à l'ouest du département des Deux-Sèvres, près de la ferme de la Pointerie sur le territoire de la commune de Le Beugnon, près de Secondigny, est voisine de celle de la Sèvre nantaise. La rivière parcourt ensuite deux entités géologiques très différentes qui expliquent

les multiples aspects que présente son cours :

  • au sud et à l'ouest, le Massif armoricain aux terrains granitique de l'ère primaire, constitués de roches éruptives et métamorphiques. Ces terrains peu perméables ne peuvent donner naissance à un aquifère d'importance mais constituent des zones de ruissellement des précipitations.
au nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'été au nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origin
e marine formée de couches
jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'étiage.  Qui découvre cette paisible rivière à la traversée d’un pont aurait peine à imaginer qu’elle fut autrefois couverte de lourds bateaux chargés à la descente principalement de
vins, d’eaux de vie, de céréales, de tuffeaux, et à la remontée de charbons, d’ardoises, de plâtres et autres marchandises.
Comme sur de nombreux cours d'eau, il est impossible de déterminer l'époque à partir de laquelle des navires marchands commencèrent à circuler sur le Thouet. La première mention d'une navigation (ou plutôt de la possibilité d'emprunter le cours de la rivière) remonte à l'année 1430 lorsque des marchands réunis en assemblée à Saumur soumirent le projet de rendre le cours d'eau navigable dans sa partie angevine, c'est-à-dire entre sa confluence avec la Loire et Montreuil-Bellay. La navigabilité du Thouet réclamait la création de trois portes marinières dans les chaussées des moulins existant en aval des ponts de Montreuil-Bellay pour permettre le passage des embarcations. Il est possible que des bateaux transportaient déjà des marchandises sur la rivière avant cette date, la
cargaison étant transférée, à l'aide de grues, sur des embarcations différentes au passage de chaque obstacle. Le roi Charles VII autorisa le début des travaux par lettres patentes et trouva une solution pour leur financement en autorisant les seigneurs de Montreuil-Bellay (la famille d'Harcourt) à lever une taxe sur le vin qui allait transiter sur leurs terres. Les aménagements furent réalisés, sans que l'on sache avec exactitude la date de mise en service mais en 1435, il est question de réparations à effectuer sur les « portineaux au-dessus des grandes portes », ce qui peut s'interprêter par des « pertuis en amont des portes marinières principales ». Cela laisse supposer que, déjà à cette époque, existait un système archaïque d'écluses à sas : des bassins à portes marinières. Pour faciliter les opérations d'embarquement et de déchargement des navires, un port fut établi à Montreuil-Bellay sur la rive gauche du Thouet au début du XVIIe siècle qui prit le nom de Port Guibert. Il fut déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d'un nouveau pont sur la rivière et se localisait au pied des remparts de la ville. Durant cette période de deux siècles, les différents aménagements durent subir les caprices du Thouet (inondations, crues) qui
obligèrent les seigneurs de Montreuil-Bellay à effectuer d'importantes réparations en augmentant les péages comme en 1662-1663 et en 1771. Un projet de rendre navigable la rivière jusqu'à Thouars fut proposé en 1746 mais resta lettre morte. Wikipédia

Au croisement des routes Angers-Poitiers et Saumur-Thouars, la ville voit le commerce se

développer. Au milieu du XVe siècle, l’ampleur du commerce dans la région rend insuffisantes les voies terrestres et nécessite l’aménagement du Thouet. Navigable jusqu’à la Loire, il permet de transporter vins, céréales, tuffeau, et d’atteindre de nouveaux marchés. Les vins des coteaux calcaires de Montreuil-Bellay s’exportent ainsi jusque dans les provinces voisines et à Paris. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Mais également une belle vue sur le château [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde barónnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du vi au xv, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XV au XVIIIe Un complément sera dans la seconde promenade. Panneau d’information.]










Traversons le Thouet. Sur la droite entre la berge et l’île, une aire tracée au cordeau doit être l’emplacement de l’ancien port [Le port Sainte-Catherine Fréquentée par un grand nombre de bateaux transportant des produits locaux comme des céréales, du vin ou du tuffeau, la ville de Montreuil-Bellay décide de faciliter les opérations d’embarquement et de déchargement des navires en construisant un port au XVIIe siècle. Appelé le port Guibert, il est déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d’un nouveau pont. Il se situait alors au pied des remparts de la ville. Jugé incommode, il est remplacé en 1863 par le port Sainte-Catherine. Toujours un lieu important pour les habitants, le port accueille le Printemps du Thouet, qui célèbre le patrimoine naturel de la rivière. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf

Le faubourg d’outre pont commence son développement alors sous forme vraisemblable d’habitat troglodytique. Une ligne de ponts vient doubler et remplacer l’ancien gué, mais construite sur un sol trop meuble, elle ne cessera de créer des inquiétudes. Géographiquement, elle est aussi le premier port d’embarquement des denrées provenant de l’Aquitaine et des Charentes en direction des provinces du nord de la Loire. A cette période de développement et de prospérité correspond la construction de beaux hôtels et demeures pour les commerçants et les notables administratifs. Le premier empire voit l’effondrement définitif du

vieux pont et son remplacement par le nouveau pont, plus en aval et dont la réalisation va bouleverser les conditions de desserte de la cité. L’antique cheminement qui, depuis Saumur, longeait la rive droite tombe en désuétude. Les nouvelles routes stratégiques desservent maintenant la ville par la rive gauche du Thouet. Le pont lui-même est relié à la ville ancienne par une importante percée qui éventre la muraille et rejoint la rue principale au niveau de la place Toussenel. En 1841, une nouvelle route de Doué est percée dans le prolongement du pont et de la rampe d’accès à la place. La rue principale est élargie et son appellation suit les changements de régime : Impériale, puis Royale pour devenir Nationale. La descente de l’Ardenne est aussi adoucie par une ample courbe. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville ]. Après le pont prenons la première rue à gauche en direction de Le Vaudelnay, Puy Notre Dame Bouille Loretz [Sur l’autre rive, une route parallèle au Thouet, passant au pied du château de la Salle, rejoint le gué. Durant cette époque se développent le quartier de faubourg au nord de la rivière et à proximité des quais qui au départ devait être des maisons troglodytes. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville]. Remontons l’avenue Paul Painlevé, certaine maisons construites derrières un mur bas permettent de voir quelques portes pénétrant dans la falaise appareillée par un mur en moellons de tuffeau pour ne pas s’écrouler, derrière ses portes des caves mais certainement d’anciennes demeures troglodytes. J’ai loupé l’impasse des îles pour rejoindre le bord de la rivière. Nous sommes sur un balisage jaune et bleu et du mont saint Michel. Longeons coté gauche un petit muret, protégeant des jardins. Le muret laisse un passage bitumé pour que des engins puissent entretenir la prairie derrière les jardinets, un chemin herbeux permet de rejoindre le bord de la rivière. Nous avons une vue sur Montreuil Bellay. Au niveau de la petite peupleraie remontons le chemin sur la droite. (J’ai poursuivi le chemin de pêcheur le long de la rivière, malheureusement il ne débouche pas et après mettre arraché les jambes sur les ronces j’ai renoncé. Nous sortons au niveau de l’arrêt de bus. Faisons un esse gauche-droite, remontons la rue de la Martellière. A la fourche prenons la rue du Cognet, qui monte pour arriver sur le plateau ou nous traversons les vignes, au dessus du taillis nous apercevons le château de Bellay. A la fourche prenons à gauche et au carrefour prenons la route bitumée également à gauche, passons sous la rocade (D 347). A la fourche prenons le chemin de droite, nous débouchons route de Doué (D 761) que nous prenons à droite sur deux ou trois cent mètres puis un chemin entre les vignes permettant aux tracteurs de circuler entre les parcelles. Nous arrivons au ruine de deux anciens moulins à vent [2 moulins caviers très proches l'un de l'autre datant du XVIII éme restauré en habitation de vigne. Ils sont tous deux désaffectés… (l’un est une habitation). Leur hucherolle respective a disparu. (Hucherolle, cabine de bois. Le moulin-cavier est un type de moulin à vent se composant d'ailes, d'une hucherolle, d'un massereau et d'un cavier. La hucherolle est la cabine en bois mobile, presque cubique, portant les ailes et une échelle-queue, et dans laquelle on trouve les engrenages de renvoi du mouvement des ailes. Une longue échelle (échelle-queue) permet de faire pivoter la hucherolle pour l'amener face au vent et d'y monter pour vérifier le mécanisme). Néanmoins, la cave située en dessous du 2e cavier semble toujours utile). Attention nous sommes dans une propriété privée sans clôtures et sans pancartes. Sauf pour le moulin le plus en ruine ou il est interdit de pénétrer à l’intérieur. (En venant par la route seule une chaîne en travers du chemin indique la propriété. En passant par les vignes j’ai pensé que c’était totalement inhabité. En 2021 c’était à ventre il semblerait qu’en 2024 ce le soit toujours. Le moulin le moins abîmé est transformé en habitation d’une centaine de mètres carré. Il ce peut qu’un jour on puisse les voir que de la route)]. Poursuivons en empruntant la D 175 sur la gauche, on a le choix entre le bitume ou le chemin de circulation des tracteurs longeant les vignes. Il est certain que le mois des vendanges seul la route nous sera autorisée. Au carrefour quittons la départementale et prenons la route de droite. Je prends un chemin dans les vignes pensant qu’il me permettrait de quitter le bitume durablement, ce qui ne fut pas totalement le cas, après le chemin des tracteurs j’ai marché entre les cèpes, il vaut mieux poursuivre le bitume. Nous débouchons au carrefour et prenons la route de droite. Traversons la D 347 et prenons la route en face en direction de La Rousselière. Nous longeons le centre de formation, poursuivons par la rue Meunier (balisage bleu). A la fourche prenons à gauche la rue du Presbytère en direction du camping et du château de la Salle. Remarquez sur la gauche le porche en plein cintre avec son archivolte. Nous longeons un haut mur dont dépasse la toiture du château. Malheureusement nous n’en verrons pas beaucoup plus, le château étant entouré de bâtiments. [Le château de la Salle se trouve sur l’ancienne commune de Saint-Hilaire-le-Doyen, rattachée à Montreuil-Bellay depuis 1842. Ancien fief seigneurial, il est mentionné au XIIe siècle. Le château est au cœur d’un grand vignoble qui fait sa renommée depuis plusieurs siècles. Dans le parc de celui-ci, une chapelle est dédiée à Sainte-Barbe, patronne des artilleurs et des pompiers, invoquée contre la foudre et la mort subite. Aujourd’hui encore, elle est invoquée pour protéger le vignoble de la foudre. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Revenons sur nos pas et à la rue des Meuniers, vous apercevez face à vous l’église de La Salle avec son chevet en demi-cercle. Poursuivons notre descente, et longeons le Thouet. Nous sommes sur le chemin du moulin, que nous apercevons sur la gauche. Après la jachère de la zone humide nous trouvons un chemin et un parking conduisant au parcours de pêche. Prenons à gauche, passons la barrière et remontons la rivière sur la droite. Le chemin se termine au mur d’une propriété prenons à droite. Nous retrouvons la rue du moulin que nous prenons à gauche. Longeons l’ancien port Sainte Catherine [Fréquentée par un grand nombre de bateaux transportant des produits locaux comme des céréales, du vin ou du tuffeau, la ville de Montreuil-Bellay décide de faciliter les opérations d’embarquement et de déchargement des navires en construisant un port au XVIIe siècle. Appelé le port Guibert, il est déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d’un nouveau pont. Il se situait alors au pied des remparts de la ville. Jugé incommode, il est remplacé en 1863 par le port Sainte-Catherine. Toujours un lieu important pour les habitants, le port accueille le Printemps du Thouet, qui célèbre le patrimoine naturel de la rivière. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Remontons la rue vers le pont que nous traversons et remontons en face vers le centre ville [On imaginerait difficilement que cette entrée dans la vieille ville n’est pas très ancienne. Il suffit pourtant de regarder le pied des maisons qui la bordent et de découvrir plusieurs marches plus ou moins nombreuses avant de pénétrer dans les rez-de-chaussée pour constater que quelque chose à changé. Cette place n’existe que depuis 1772.  Un peut plus haut nous avons appris que lors de la construction du pont on en profita pour adoucir la pente.

 Auparavant, on arrivait de Saumur par la rive droite du Thouet, et non pas par l’autre rive comme aujourd’hui. Une rue conduisait de la Porte Nouvelle à la Porte Saint-Jean d’où l’on continuait vers Thouars. Au Moyen Age, le voyageur venant d’Angers descendait la rue Chèvre, retrouvait au bas du coteau un piéton ou un charroi arrivé de Saumur via Le Coudray-Macouard. Tous deux traversaient le Thouet par un gué en amont de la Tour du Boëlle. Alors, soit ils montaient dans la ville haute par la rue du Tertre, entre le château et la place du Marché, soit ils contournaient l’escarpement au bas de l’Ardenne pour continuer vers Thouars ou Loudun.
Au XVème siècle, les seigneurs construisirent une ligne de ponts parallèles au gué. Deux ponts alignés joignaient les deux rives en s'appuyant sur une île centrale. Rive droite, le pont accostait entre la tour du Boëlle et un poste de péage, aujourd'hui l'Auberge des Isles. Lorsque ces ponts successifs s’effondrèrent en 1577, un bac – on disait alors charrière – transborda piétons et charrois d’une rive à l’autre au niveau de la Porte du Moulin. En 1710 fut enfin décidée la construction d’un nouveau pont, à l’emplacement de l’actuel, mais adossé à la rive gauche. Après l’avoir traversé, on gagnait la ville haute en longeant une propriété et en empruntant les douves pour atteindre la place des Ormeaux après avoir franchi la Porte des Fontaines aujourd’hui complètement disparue. Le 29 août 1944, ce nouveau pont fut détruit à son tour par les Allemands qui fuyaient la région devant l'avancée des Alliés. Une traversée du Thouet fut aménagée légèrement en amont de la chaussée du moulin de la Salle mais la passerelle, mal agencée, fut emportée par la première crue de la rivière.

Une passerelle plus solide et mieux arrimée fut accolée au pont Napoléon. Elle servit jusqu'au 10 février 1948, date de l'inauguration de l'ouvrage rebâti. On avait profité de sa reconstruction pour l'élargir. Vous trouverez également quelques photos sur le site https://jacques-sigot.blogspot.com/2011/02/montreuil-bellay-une-nouvelle-entree_06.html ]. Dans la monté prenons à droite la rue des douves en direction de la Mairie et de l’Office de Tourisme. Sur la droite derrière le muret les douves et au dessus les fortifications du château avec leur tours crénelées et derrière la collégiale. Nous arrivons aux portes du château la première entrée donne accès à la collégiale [L'ancienne chapelle castrale est reconstruite entre 1472 et 1484 pour Guillaume d'Harcourt seigneur de Montreuil. Elle est érigée en collégiale en 1475 et devient église paroissiale en 1810. L’édifice, ainsi que le pont et son passage voûté ont été restaurés en 1863-1865 par Charles Joly-Leterme et classé Monument historique en 1907 : A l'intérieur, chacune des cinq travées est couverte d'un voûte d'ogives bombée, dite "voûte angevine". De grandes verrières aux réseaux flamboyants, offrent une lumière diffuse. Panneau d’Information.

L'église située dans l'enceinte du château était à l'origine sa chapelle. Construite au XVe siècle elle est devenue collégiale desservie par des chanoines sous le nom de collégiale Notre-Dame. Elle fut donnée à la commune et transformée en église paroissiale au début du XIXe siècle à la suite de la désaffectation de l'ancienne église Saint-Pierre située au prieuré des Nobis qui tombait en ruine. Un pont au-dessus des douves fut construit en 1863 pour donner un accès direct à l'église sans passer par la cour du château. La nef est ceinturée d’une litre funéraire aux armes seigneuriales. (Une litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre (emprunt au latin médiéval lista, « bordure »), ou encore ceinture funèbre ou ceinture de deuil était en

France, sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l'intérieur et parfois même à l'extérieur d'une église pour honorer un défunt). Wikipédia].  Ressortons de l’enceinte de la collégiale pour admirer le château. C’est un très beau château, nous pouvons entrée gratuitement dans la première cour. [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde baronnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du XIe au XVe, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XVe au XVIIIe. Panneau d’information.

La première citadelle est construite au onzième siècle par Foulque Nerra, Comte d'Anjou, sur les fondations d'un oppidum romain. Infatigable guerrier, insatiable bâtisseur, Foulque Nerra, dit le Faucon Noir, appartient au cercle étroit des fidèles au Roi de France, Hugues Capet. De sa descendance naît la dynastie des Plantagenêt qui règne sur l'Angleterre de 1154 à 1485, et notamment : Geoffroy Plantagenêt.
Montreuil Bellay gagne sa réputation de place imprenable sur le front des luttes entre le trône d'Angleterre et la couronne de France lorsque le mariage de Geoffroy Plantagenêt, Comte d'Anjou, avec Mathilde d'Angleterre fait passer l'Anjou sous domination anglaise. Giraud II Berlay, baron de Montreuil Bellay, s'oppose par les armes à cette dépendance. Il faut plusieurs assauts et un siège de trois ans, entre 1148 et 1151, pour permettre à Geoffroy Plantagenêt de réduire la résistance que lui oppose Giraud II Berlay.

La descendance Berlay prendra parti tantôt pour l'Angleterre, tantôt pour le Roi de France. Le Roi Philippe Auguste en 1208 et son fils Louis VIII en 1224 viendront définitivement soumettre la baronnie de Montreuil Bellay au Royaume de France. Au treizième siècle, Montreuil Bellay, entouré des immenses forêts de la Seigneurie, est un grand centre de vénerie et de fauconnerie au cœur de la Loire. De fastueuses fêtes s'y multiplient.
Au quatorzième siècle débute la Guerre de Cent Ans. Les populations affamées se réfugient dans les douves du Château et dans les monastères voisins, tandis que le Seigneur de Montreuil Bellay, Guillaume de Melun-Tancarville meurt glorieusement en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son petit-fils, Guillaume d'Harcourt, épouse Yolande de Laval, belle-soeur du Roi René.
Plusieurs Rois résideront au Château de Montreuil Bellay : Louis IX en 1241, Charles VII en 1443, Louis XI en 1463, Charles VIII en 1488 et 1490, le Roi de Navarre futur Henri IV en 1553 et 1610 et Louis XIII en 1620.
Henri II d'Orléans, Duc de Longueville, hérite du Château. Ambassadeur, celui-ci signera en 1648 le traité de Westphalie qui met fin à la Guerre de Trente Ans. Son épouse, Geneviève de Bourbon Condé, instigatrice de la Fronde des Princes avec son frère, le Grand Condé, est contrainte par Louis XIV à l'exil en son Château de Montreuil Bellay. Elle entraîne avec elle ses nombreux admirateurs, dont La Rochefoucault et Turenne, pour "se désennuyer".
Les Guerres de Religions éclatent : catholiques et protestants viendront tour à tour se ravitailler en armes et munitions à Montreuil Bellay.
Au cours de la Révolution, Jean-Bretagne de La Trémoille, Seigneur de Montreuil Bellay, reste fidèle au Roi Louis XVI. Sa lourde charge de Maréchal le tient éloigné de son Château qui sera réquisitionné et transformé en prison pour femmes monarchistes. Après la Révolution, le Château est acheté par un riche négociant en vin de Saumur dont la fille épouse le Baron Alexandre Adrien de Grandmaison, Officier de la garde de Charles X. Celle-ci remettra en état le Château qu'elle lèguera à son neveu Georges de Grandmaison, arrière petit-fils du Général Mouton, Comte de Lobau, Maréchal de France et aide de camp de l'Empereur Napoléon 1er.
Georges de Grandmaison, maire de Montreuil Bellay pendant 16 ans et parlementaire de l'arrondissement de Saumur pendant près d'un demi-siècle, ouvre le Château aux blessés de la Guerre de 14-18. Près de 1.200 soldats sont soignés dans cet hôpital insolite.
Le Château appartient aujourd'hui encore à la même famille qui s'efforce de l'entretenir pour en partager l'histoire et la beauté, mais aussi pour faire rayonner sa place parmi les Châteaux de Loire.

Voilà un large résumé sur le château, je comprends enfin pourquoi l’Ouest est devenu anglaise… Vous trouverez un peu plus d’histoire sur le site https://chateau-montreuil-bellay.fr/fr/histoire/chateau  Je mets quelques photos de l’intérieure du château qui mérite une visite. J’y ai apprécié le circuit des énigmes pour les enfants. Ils se sont beaucoup amusé à chercher et nous aussi]. Passons la petite place des Ormeaux (emplacement du marché en saison) et poursuivons par la rue du marché. Nous passons quelques belles façades, et arrivons à la place du marché, point central du village ou nous trouvons tous les commerces. Retournez vous, dans l’angle avec la rue du Tertre surgie le donjon du château. Dans le fond de la place une maison à colombage avec un pilier d’angle soutenant les poutres [Cette petite habitation de plan rectangulaire, avec une façade-pignon reconstituée à l'identique à la fin du xxe sur la rue, est sans doute l'une des plus ancienne de la ville (1399). Caractéristique des maisons de la fin de l'époque médiévale, elle est construite pour parie en moëllons de tuffeau mais aussi en pans de bois renforcés de piliers en pierre pour porter les poutres des planchers. Panneau d’information]. Prenons sur la droite la rue des escaliers de Saint Pierre (rue et escalier stratégique situé face au gué et sur l’autre rive à la rue chèvre du Faubourg. Axe principale au moyen âge en provenance d’Anger. Les escaliers sont magnifiquement fleurie, nous avons une vue d’ensemble sur les Nobis et la rive du Faubourg. Sur la gauche, nous retrouvons notre parking.

 Doc sur Montreuil

Visite guidée https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf

Histoire patrimoine https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville

 

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