Juillet 2022
Pourquoi ce village ? N’y voyez pas une prochaine
promenade sur les bords de Loire et ses châteaux. N’y même une étape du GR 36
(Manche-Pyrénées). Le Maine et Loire étant pour nous, un point central
pour ce
rencontrer. Ce n’est simplement que quelques jours de vacances en famille. Et
comme je m’ennuie rapidement lorsque je ne marche pas au minimum dix kilomètres
par jours, j’ai découvert les bords du Thouet. Pas drôle les vacances avec moi…
quoi que. Comme cette année il a fait très chaud en juillet, je me promenais le
matin de 6h30 à 8h00. Lorsque je revenais, le petit monde sortait tout juste
des songes et je prenais mon petit dej avec eux. L’après midi c’était bien
souvent piscine, visite de champignonnière, on était bien sous la terre, douze
degrés constant, ou canoë sur le Thouet, qui n’avais pas beaucoup d’eau et puis
voilà la semaine est passé malgré tout assez vite.
Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval
exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son
château… Située en bordure du Thouet. Surplombant le Thouet et sa vallée,
Montreuil-Bellay se situe dans le Saumurois, à la frontière de l’Anjou, de la
Touraine et du Poitou. Son nom viendrait de monasteriolum, petit monastère en
latin, qui rappelle qu’à l’origine un établissement monastique s’y est
implanté. Bellay est en revanche une déformation de Berlay, nom du premier
seigneur de la cité. Promontoire naturellement fortifié et dominant un gué sur
le Thouet, ce site est d’un grand intérêt stratégique, ce qui n’échappe pas aux
seigneurs. Ainsi, au XIe siècle, Foulques Nerra fortifie cette place et la
confie à son vassal, Giraud Berlay. Deux siècles plus tard, le roi Philippe
Auguste poursuit les travaux de l’enceinte castrale. Au XVe siècle, d’importants
chantiers sont menés et donnent à la cité la physionomie qu’on lui connaît
encore aujourd’hui. À cette époque, deux grandes familles se succèdent à
Montreuil-Bellay : les Melun-Tancarville et les Harcourt. Guillaume d’Harcourt
joue notamment un rôle majeur dans l’embellissement du château et la
transformation de la ville. Au XVIIIème siècle, la ville est le chef-lieu d’une
importante Election, le deuxième d’Anjou, contrôlant des paroisses jusqu’au
delà de Cholet.
Le territoire communal
de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont,
Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces
hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux
mégalithes et vestiges antiques.
Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.
Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.
Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.
Au début du XIIIème
siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et
proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une
imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne
défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces
fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et
dans les parties basses de l’enceinte urbaine.
Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.
Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.
Montreuil-Bellay est un
centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du
négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes
rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production
céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et
ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée
sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre
sur le territoire.
Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.
Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.
La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires
Nous trouvons de la place sur le parking proche du camping des Nobis
Carte IGN Trace GPC & Topo sans Commentaires Trace Randogps
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Le code mobile de cette randonnée est b357336
Km Temps Arret V/d V/g Dénivelé
13,3 2h15 0h15 5,9 5,3 340 +

Nous longeons le parking puis les
ruines du Prieuré des Nobis
[Ruines de l'ancienne
église (paroissiale) Saint-Pierre et restes du cloître. Les bâtiments
conventuels reconstruits en 1710 et restaurés depuis sont propriété de la
commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré. L'église Saint-Pierre est
mentionnée dès le XIe siècle.
Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son
état au cours du XIXe siècle. Les
ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les
bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les
anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991.
Wikipédia.
Mais j’ai trouvé
autre chose ; L'ancien prieuré des Nobis est un des monuments clefs de
Montreuil-Bellay. Ses origines très anciennes en font un des plus vieux
établissements monastiques de la vallée de la Loire. Affilié en 1675 à la
réforme mauriste, il fut reconstruit dans un style proche de celui de l'abbaye
de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église Saint-Pierre devait être achevée au milieu
du 12e siècle. Au 15e siècle, construction du bas-côte nord. Restauration de
l'église au 17e siècle après les destructions des guerres de religion. Au 18e
siècle, reconstruction totale du monastère par les religieux de la congrégation
de Saint-Maur. Pendant la Révolution, l'église est abandonnée et commence à
s'écrouler à partir du milieu du 19e siècle. Siècle de la campagne principale
de construction : 12e siècle ;
14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Sur le haut de la colline le château. La rue se rétrécie, 
nous
arrivons aux fortifications avec la Tour du Boille ou Boëlle. [Poste de défense avancé sur le Thouet, la tour du
Boille, pourrait avoir été bâtie par Guillaume IV de Melun, seigneur de
Montreuil-Bellay, entre 1385 et 1415. Elle pourrait notamment s'inscrire dans
une vague de modernisation des défenses de la basse-cour (boille) du château
attestée dans le dernier quart du xIv siècle. En 1430, un texte rappelle que
les bois nécessaires à sa construction ont été prélevés dans la forêt royale de
Chinon. Tour de péage dès le xv, elle permit de contrôler un important trafic
commercial sur le Thouet. (Panneau d’information)]. Longeons le Thouet.
Par moment derrière le mur du château apparaît le haut d’un jet d’eau. Nous
apercevons le pont [L'histoire des ponts est celle
d'une longue suite d'effondrements liés aux crues du Thouet ou à la
construction maladroite de piles posées sur un sol meuble. II subsiste quelques
vestiges du pont reconstruit au cours de la seconde moitié du xv* siècle et qui
aboutissait à la tour du Boille où se trouvait le péage. Le pont principal
actuel remplace une construction du début du xve siècle sur le
premier bras du Thouet; il a été édifié en 1811, parallelement au précédent,
par l'ingénieur des Ponts et Chaussée Normand Panneau d’information].
Passons la seconde porte, la rue monte un peu, nous arrivons au pont. De sont
centre nous jouissons d’une vue sur la rivière [Le nom Thouet a pour origine
un hydronyme gaulois sur lequel les spécialistes n'ont pas trouvé d'accord.
Selon certains de ces derniers, il s'agit du mot tava signifiant
tranquille, suivi du suffixe -Aris où se retrouve la racine hydronymique Ar.
pour d'autres ; de toaro dont le sens reste obscur. Ce toponyme se
retrouve également dans les noms de Thouars et du Thouaret
, un des affluents
de la rivière. Avant que le mot de Thouet ne se fixât au XVIIe siècle,
le cours d'eau fut appelé Fluvius Toarum au IXe siècle,
Fluvius Touverii autour de l'an mil, puis Thoer dans différents
textes du XIVe siècle ou encore Thoué
vers 1567. Long de 142,6 km, le Thouet naît en Gâtine poitevine,
dernier avatar méridional, avec le Bocage vendéen, du Massif Armoricain,
à 225 mètres d'altitude. Sa source, localisée à l'ouest du département des
Deux-Sèvres, près de la ferme de la Pointerie sur le territoire de la
commune de Le Beugnon, près de Secondigny,
est voisine de celle de la Sèvre nantaise. La rivière parcourt ensuite
deux entités géologiques très différentes qui expliquent les multiples aspects
que présente son cours :
- au sud et à l'ouest, le Massif armoricain aux terrains granitique de l'ère primaire, constitués de roches éruptives et métamorphiques. Ces terrains peu perméables ne peuvent donner naissance à un aquifère d'importance mais constituent des zones de ruissellement des précipitations.
au
nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine
marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au
Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont
les réserves en eau assure un soutien aux débits d'été au nord et à l'est, le Bassin parisien à la
couverture sédimentaire d'origine
marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet
ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure
un soutien aux débits d'étiage.
Qui découvre cette
paisible rivière à la traversée d’un pont aurait peine à imaginer qu’elle
fut autrefois couverte de lourds bateaux chargés à la descente
principalement de vins, d’eaux de vie, de
céréales, de tuffeaux, et à la remontée de charbons,
d’ardoises, de plâtres et autres marchandises.
La navigabilité du Thouet réclamait la création de trois
portes marinières dans les chaussées des moulins existant en aval des ponts de
Montreuil-Bellay pour permettre le passage des embarcations. Il est possible
que des bateaux transportaient déjà des marchandises sur la rivière avant cette
date, la cargaison étant transférée, à l'aide de grues, sur des embarcations
différentes au passage de chaque obstacle. Le roi Charles VII autorisa le début
des travaux par lettres patentes et trouva une solution pour leur financement
en autorisant les seigneurs de Montreuil-Bellay (la famille d'Harcourt) à lever
une taxe sur le vin qui allait transiter sur leurs terres. Les aménagements
furent réalisés, sans que l'on sache avec exactitude la date de mise en service
mais en 1435, il est question de réparations à effectuer sur les
« portineaux au-dessus des grandes portes », ce qui peut
s'interprêter par des « pertuis en amont des portes marinières
principales ». Cela laisse supposer que, déjà à cette époque, existait un
système archaïque d'écluses à sas : des bassins à portes marinières. Pour
faciliter les opérations d'embarquement et de déchargement des navires, un port
fut établi à Montreuil-Bellay sur la rive gauche du Thouet au début du XVIIe siècle qui prit le nom de Port
Guibert. Il fut déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la
construction d'un nouveau pont sur la rivière et se localisait au pied des
remparts de la ville. Durant cette période de deux siècles, les différents
aménagements durent subir les caprices du Thouet (inondations, crues) qui
obligèrent les seigneurs de Montreuil-Bellay à effectuer d'importantes
réparations en augmentant les péages comme en 1662-1663 et en 1771. Un projet
de rendre navigable la rivière jusqu'à Thouars fut proposé en 1746 mais resta
lettre morte. Wikipédia
développer. Au milieu du XVe siècle, l’ampleur du commerce dans la région rend insuffisantes les voies terrestres et nécessite l’aménagement du Thouet. Navigable jusqu’à la Loire, il permet de transporter vins, céréales, tuffeau, et d’atteindre de nouveaux marchés. Les vins des coteaux calcaires de Montreuil-Bellay s’exportent ainsi jusque dans les provinces voisines et à Paris. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Mais également une belle vue sur le château [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde barónnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du vi au xv, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XV au XVIIIe Un complément sera dans la seconde promenade. Panneau d’information.]. Traversons le Thouet. Sur la droite entre la berge et l’île, l’ aire tracé au cordeau doit être l’emplacement de l’ancien port [Le port Sainte-Catherine Fréquentée par un grand nombre de bateaux transportant des produits locaux comme des céréales, du vin ou du tuffeau, la ville de Montreuil-Bellay décide de faciliter les opérations d’embarquement et de déchargement des navires en construisant un port au XVIIe siècle. Appelé le port Guibert, il est déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d’un nouveau pont. Il se situait alors au pied des remparts de la ville. Jugé incommode, il est remplacé en 1863 par le port Sainte-Catherine. Toujours un lieu important pour les habitants, le port accueille le Printemps du Thouet, qui célèbre le patrimoine naturel de la rivière. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf
Le faubourg d’outre pont commence son développement alors sous
forme vraisemblable d’habitat troglodytique. Une ligne de ponts vient doubler
et remplacer l’ancien gué, mais construite sur un sol trop meuble, elle ne
cessera de créer des inquiétudes. Géographiquement, elle est aussi le premier
port d’embarquement des denrées provenant de l’Aquitaine et des Charentes en
direction des provinces du nord de la Loire. A cette période de développement
et de prospérité correspond la construction de beaux hôtels et demeures pour
les commerçants et les notables administratifs. Le premier empire voit
l’effondrement définitif du vieux pont et son remplacement par le nouveau pont,
plus en aval et dont la réalisation va bouleverser les conditions de desserte
de la cité. L’antique cheminement qui, depuis Saumur, longeait la rive droite
tombe en désuétude. Les nouvelles routes stratégiques desservent maintenant la
ville par la rive gauche du Thouet. Le pont lui-même est relié à la ville
ancienne par une importante percée qui éventre la muraille et rejoint la rue
principale au niveau de la place Toussenel. En 1841, une nouvelle route de Doué
est percée dans le prolongement du pont et de la rampe d’accès à la place. La
rue principale est élargie et son appellation suit les changements de régime :
Impériale, puis Royale pour devenir Nationale. La descente de l’Ardenne est
aussi adoucie par une ample courbe. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville ]. Après le pont poursuivons tout droit la rue de
Doué. Nous grimpons vers le plateau. Au rond point laissons la première à
droite et prenons la seconde route D 765 en direction d’Angers et Doué la
Fontaine. Sur la droite prenons le chemin aux pieds des vignes permettant de
marcher en toute sécurité tout en longeant la départementale. Attention pendant
les vendanges ce chemin nous sera certainement interdit. Sur le plateau,
retournez vous et admirer de l’autre coté du Thouet la carte postale de
Montreuil Bellay. Trois ou quatre cent mètres plus loin prenons sur la droite
la petite route dans les vignes
[(Extraie du site
du domaine du château). Au fil des siècles ayant connu l’Ancien Régime,
l’Empire et la République, l’activité viticole a toujours été indissociable de
la vie du Château de Montreuil Bellay. C’est autour du 5ème siècle, que naît la
viticulture en Val de Loire. Elle se développe au 9ème et 12ème siècle à
Montreuil-Bellay grâce aux monastères et à l’engouement des rois de France pour
cette région. A cette époque, le pressurage des grappes est réalisé par un
pressoir « casse-cou », dont le château conserve un exemplaire. Le
nom de ce pressoir vient de la cou, la corde, qui à force d’usure pouvait
casser. Dès les temps les plus reculés du Moyen-Âge, la culture de la vigne est
la principale ressource de Montreuil-Bellay où on ne compte pas moins de 160
vignerons. Ceux-ci redoutent, non seulement le gel et la grêle mais aussi la
présence de loups.
L’aveu de Guillaume d’Harcourt de 1486 concède au seigneur de
Montreuil-Bellay : le droit de ban, c’est-à-dire celui de vendre et de
faire vendre son vin au détail à l’intérieur de la ville « une fois l’an
pendant 40 jours et 40 nuits quand bon lui semble et sans que nul de ses sujets
en puissent vendre pendant le dit temps », le droit de confiscation des
vins qui transitent par Montreuil-Bellay jugés moins bon que les vins du
château, le droit de jauge accorde au seigneur le droit d’inspecter chaque atelier
de tonnelier dans le ressort de sa baronnie et de faire corriger les pipes et
tonneaux non conformes et d’infliger amendes et punitions. Le domaine viticole
du Château de Montreuil Bellay est ancré dans la Vallée de la Loire.
Il produit des vins d'appellations contrôlées “Saumur” et
"Crémant de Loire". Le terroir à dominante argilo-calcaire s'étend
sur 16 hectares en cépagés en Cabernet franc, Chenin et Chardonnay. https://chateau-montreuil-bellay.fr/fr/histoire/vignoble]. Coupons la D 175, puis une petite route. Quittons le bitume au
premier chemin que nous trouvons sur la gauche (sur la carte nous sommes dans
la parcelle de vigne du Poil de Lièvre). Laissons un chemin pour vigneron sur
la droite et au milieu de la parcelle notre chemin tourne sur la droite pour
déboucher sur un chemin carrossable que nous prenons à gauche. Je suis étonné
de voir autant de parcelles de vignes à l’abandon. Nous débouchons sur un
chemin carrossable formant Té avec le notre prenons à gauche, (nous trouvons un
balisage bleu), traversons la D 175, puis le hameau du Champ de Liveau par la
rue du Pigeonnier. Au niveau du 210 de la rue, vous trouverez un trou au niveau
de la façade, je suppose que c’est une cheminée d’une maison troglodyte (ou le
soupirail d’une cave), plus loin un puits. Nous trouvons au milieu des cultures
sur la droite un pigeonnier. Au carrefour prenons la rue de la foret sur la
droite (balisages orange, vert et bleu). A la fourche, laissons le chemin de
droite se dirigeant vers la ferme et prenons le chemin sur la gauche bordée de
haies. Nous entrons dans la foret de Brossay.
[Si
elle est en partie enrésinée, c’est-à-dire reboisée avec des résineux qui sont
ici des pins, elle comporte encore de belles futaies de feuillus. Le promeneur
pourra notamment profiter de l’ombre apportée par les chênes pubescents et
chevelus. Ces deux arbres se plaisent bien sur le sol calcaire de la région,
tout comme une flore dite « calcicole » peu commune ! La richesse faunistique
de l’espace naturel tient quant à elle beaucoup à la mosaïque paysagère du site
: des boisements, bien sûr, mais aussi des landes, des pelouses sèches ainsi que
de nombreuses mares. Le long des chemins qui quadrillent le massif forestier,
le visiteur pourra, s’il se fait discret, observer quelques-uns de ses
habitants. Qu’ils soient à plumes, à poils ou même à écailles ! Il devrait
également lever les yeux lorsque la canopée s’entrouvre : le ciel est ici le
royaume des rapaces. Le Chêne chevelu, reconnaissables à la toque poilue
recouvrant leurs glands. Appelés également Chênes de Turquie, ils sont
originaires d'Europe orientale et sont ici à la limite de leur aire de
répartition. Le Chêne pubescent, particulièrement adapté aux sols calcaires,
est également présent dans la forêt de Brossay. Il présente lui aussi une
pilosité mais plus discrète. Elle est située cette fois sur les nervures de ses
feuilles et de ses jeunes rameaux. https://nature.maine-et-loire.fr/connaitre-et-apprendre/ens/foret-de-brossay ]. A la fourche à trois dents poursuivons à
droite, laissons un chemin sur la gauche et au carrefour, poursuivons tout
droit le chemin stabilisé en gravillon, traversons de nouveau un large chemin
formant une saignée dans cette foret (peut être une bande en régénération
naturelle, nous poursuivons une nouvelle fois tout droit jusqu’au carrefour ou
nous trouvons un balisage jaune, (ainsi que plusieurs autres balisages vert et
VTT). (Si vous avez le temps vous pouvez poursuivre
par le balisage jaune, en continuent tout droit cela rallonge la balade de 11
ou 14 km suivant que l’on suit la variante ou pas. On retrouve ma trace au
carrefour de la Brèche aux Moines. Vous traverserez le village de Cizay la
Madeleine et l’ancienne Abbaye d’Asnières. Je vous mets le lien pour obtenir la
carte et les explications. https://cdt49.media.tourinsoft.eu/upload/15---Cizay.pdf ). Prenons le chemin balisé en jaune sur la gauche
(si vous prolongez la balade vous n’empruntez pas ce chemin). Il fait plusieurs
coudes d’équerres Le premier à gauche, puis à droite, encore à gauche et enfin
à droite. Parcelle constituée en bordure par du hêtre puis de pin. Laissons
deux chemins sur la gauche et nous arrivons au carrefour avec une route un peu
plus large. Nous sommes au carrefour de la Brèche aux Moines (chasse gardée S
247). C’est également un caléidoscope de balisage. Du jaune, du noir, du VTT, du
bleu, du vert, du jaune, ainsi que de
l’orange) Carrefour ou vous arriverez également si vous avez réalisé la balade
du balisage jaune. Prenons à gauche (croix jaune et
orange). (Pour ceux ayant
réalisé la balade jaune poursuivez tout droit). Nous arrivons au carrefour des
quatre Bornes, (carrefour délimité par des bornes reliées par des chaînes. poursuivons
tout droit. Coupons un chemin forestier, quelques centaines de mètres plus loin
nous arrivons à un carrefour mal foutou. Laissons une allée carrossable venant
de biais, puis un chemin. Nous sommes au carrefour des quatre chênes
(magnifique chênes en 2022 encadrant le carrefour), et poursuivons tout droit. Nous
sortons de la foret, longeons un moment sa lisière puis traversons les champs. Nous
arrivons sur la D 761 que nous prenons à droite. Attention route très
circulante avec des bas cotés qui risquent de ne pas être entretenu. Quelques
centaines de mètres (300 ou 400 mètres), plus loin nous trouvons sur la droite
un petit parking, et sur la gauche un peu caché par les branches du taillis un
chemin très herbeux. Il fait immédiatement fourche, peu être avec un chemin de
débardage. Poursuivons par le chemin de droite perpendiculaire à la route. Au
carrefour en forme de Té prenons à gauche le balisage rouge. Notre chemin sort
de la foret longe un champ, et un dépôt de branchage et de souche, puis traverse
le hameau de la madeleine par la rue du Prieuré. Il y reste quelques
constructions plus ou moins en ruines, domaine privé on ne peut pas entrer.
Laissons la route sur la droite, nous trouvons le balisage rouge, le jaune et
bleu marqué de la coquille, et le trek N°4. Prenons celle de gauche, balisage
rouge, bleu trek 4. Poursuivons tout droit par le chemin carrossable, balisage
à la coquille jaune et bleu, nous longeons la D 761. Après avoir laissé les
chemins de droite et de gauche interdits par une chaîne. Les balisages locaux
disparaissent. Du moins je n’ai pas fait attention ou ils tournaient. Nous
sommes sur le balisage jaune et bleu et
du Mont Saint Michel. Poursuivons le Jaune et bleu en direction de Montreuil
Bellay. Nous sortons de la foret et retrouvons les vignes. Nous avons une belle
vue sur Montreuil Bellay. De chemin, nous passons à bitume, la route tourne sur
la gauche par un virage d’équerre, poursuivons tout droit, un chemin plus ou
moins bitumé balisage GRP, trail 5, balisage bleu et le jaune et bleu. Passons
sous le pont de la rocade et descendons comme au Moyen Age, la rue Chèvre
menant au gué, balisage jaune GRP et bleu et jaune. Elle débouche rue Painlevé
que nous prenons à gauche. Nous sommes dans le quartier du Faubourg [Sur l’autre rive, une route parallèle au Thouet, passant
au pied du château de la Salle, rejoint le gué. Durant cette époque se
développent le quartier de faubourg au nord de la rivière et à proximité des
quais qui au départ devait être des maisons troglodytes.
https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville]. Sur la gauche, certaines maisons construites derrières un mur
bas permettent de voir quelques portes pénétrant dans la falaise appareillée
par un mur en moellons de tuffeau pour ne pas s’écrouler, derrière ses portes
des caves mais certainement d’anciennes demeures troglodytes. La rue monte
légèrement vers le pont. Prenons à droite en direction du centre ville,
traversons le pont Napoléon, ou nous avons une magnifique vue sur le château et
l’ancienne Abbatiale. Le retour se fait par la même rue que l’aller. Prenons derrière
le pont, la rue du Boelle sur la droite, passons les deux portes de la
fortification et nous voilà au parking des Nobis.Doc sur Montreuil
Visite guidée https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf
Histoire patrimoine https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville
Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ;
https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html

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