mercredi 2 septembre 2026

Petite Promenade N° 190 Montreuil Bellay 3 aux confins de l’Anjou et du Poitou "La Foret de Brossay"

 Juillet 2022

Pourquoi ce village ? N’y voyez pas une prochaine promenade sur les bords de Loire et ses châteaux. N’y même une étape du GR 36 (Manche-Pyrénées). Le Maine et Loire étant pour nous, un point central pour ce rencontrer. Ce n’est simplement que quelques jours de vacances en famille. Et comme je m’ennuie rapidement lorsque je ne marche pas au minimum dix kilomètres par jours, j’ai découvert les bords du Thouet. Pas drôle les vacances avec moi… quoi que. Comme cette année il a fait très chaud en juillet, je me promenais le matin de 6h30 à 8h00. Lorsque je revenais, le petit monde sortait tout juste des songes et je prenais mon petit dej avec eux. L’après midi c’était bien souvent piscine, visite de champignonnière, on était bien sous la terre, douze degrés constant, ou canoë sur le Thouet, qui n’avais pas beaucoup d’eau et puis voilà la semaine est passé malgré tout assez vite.

Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son château… Située en bordure du Thouet. Surplombant le Thouet et sa vallée, Montreuil-Bellay se situe dans le Saumurois, à la frontière de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou. Son nom viendrait de monasteriolum, petit monastère en latin, qui rappelle qu’à l’origine un établissement monastique s’y est implanté. Bellay est en revanche une déformation de Berlay, nom du premier seigneur de la cité. Promontoire naturellement fortifié et dominant un gué sur le Thouet, ce site est d’un grand intérêt stratégique, ce qui n’échappe pas aux seigneurs. Ainsi, au XIe siècle, Foulques Nerra fortifie cette place et la confie à son vassal, Giraud Berlay. Deux siècles plus tard, le roi Philippe Auguste poursuit les travaux de l’enceinte castrale. Au XVe siècle, d’importants chantiers sont menés et donnent à la cité la physionomie qu’on lui connaît encore aujourd’hui. À cette époque, deux grandes familles se succèdent à Montreuil-Bellay : les Melun-Tancarville et les Harcourt. Guillaume d’Harcourt joue notamment un rôle majeur dans l’embellissement du château et la transformation de la ville. Au XVIIIème siècle, la ville est le chef-lieu d’une importante Election, le deuxième d’Anjou, contrôlant des paroisses jusqu’au delà de Cholet.

Le territoire communal de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont, Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux mégalithes et vestiges antiques.

Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.

Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.

Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.

Au début du XIIIème siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et dans les parties basses de l’enceinte urbaine.

Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.

Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.

Montreuil-Bellay est un centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre sur le territoire.

Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.

 

Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.

La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires

 

Nous trouvons de la place sur le parking proche du camping des Nobis

 

 

Carte IGN       Trace GPC & Topo sans Commentaires     Trace Randogps

 

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Le code mobile de cette randonnée est b357336

Km    Temps    Arret    V/d    V/g      Dénivelé

13,3   2h15       0h15    5,9     5,3         340 +


Nous longeons le parking puis les ruines du Prieuré des Nobis
[Ruines de l'ancienne église (paroissiale) Saint-Pierre et restes du cloître. Les bâtiments conventuels reconstruits en 1710 et restaurés depuis sont propriété de la commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré. L'église Saint-Pierre est mentionnée dès le XIe siècle. Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son état au cours du XIXe siècle. Les ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991. Wikipédia.

Mais j’ai trouvé autre chose ; L'ancien prieuré des Nobis est un des monuments clefs de Montreuil-Bellay. Ses origines très anciennes en font un des plus vieux établissements monastiques de la vallée de la Loire. Affilié en 1675 à la réforme mauriste, il fut reconstruit dans un style proche de celui de l'abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église Saint-Pierre devait être achevée au milieu du 12e siècle. Au 15e siècle, construction du bas-côte nord. Restauration de l'église au 17e siècle après les destructions des guerres de religion. Au 18e siècle, reconstruction totale du monastère par les religieux de la congrégation de Saint-Maur. Pendant la Révolution, l'église est abandonnée et commence à s'écrouler à partir du milieu du 19e siècle. Siècle de la campagne principale de construction : 12e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Sur le haut de la colline le château. La rue se rétrécie,

nous arrivons aux fortifications avec la Tour du Boille ou Boëlle. [Poste de défense avancé sur le Thouet, la tour du Boille, pourrait avoir été bâtie par Guillaume IV de Melun, seigneur de Montreuil-Bellay, entre 1385 et 1415. Elle pourrait notamment s'inscrire dans une vague de modernisation des défenses de la basse-cour (boille) du château attestée dans le dernier quart du xIv siècle. En 1430, un texte rappelle que les bois nécessaires à sa construction ont été prélevés dans la forêt royale de Chinon. Tour de péage dès le xv, elle permit de contrôler un important trafic commercial sur le Thouet. (Panneau d’information)]. Longeons le Thouet. Par moment derrière le mur du château apparaît le haut d’un jet d’eau. Nous apercevons le pont [L'histoire des ponts est celle d'une longue suite d'effondrements liés aux crues du Thouet ou à la construction maladroite de piles posées sur un sol meuble. II subsiste quelques vestiges du pont reconstruit au cours de la seconde moitié du xv* siècle et qui aboutissait à la tour du Boille où se trouvait le péage. Le pont principal actuel remplace une construction du début du xve siècle sur le premier bras du Thouet; il a été édifié en 1811, parallelement au précédent, par l'ingénieur des Ponts et Chaussée Normand Panneau d’information]. Passons la seconde porte, la rue monte un peu, nous arrivons au pont. De sont centre nous jouissons d’une vue sur la rivière [Le nom Thouet a pour origine un hydronyme gaulois sur lequel les spécialistes n'ont pas trouvé d'accord. Selon certains de ces derniers, il s'agit du mot tava signifiant tranquille, suivi du suffixe -Aris où se retrouve la racine hydronymique Ar. pour d'autres ; de toaro dont le sens reste obscur. Ce toponyme se retrouve également dans les noms de Thouars et du
Thouaret, un des affluents de la rivière. Avant que le mot de Thouet ne se fixât au XVIIe siècle, le cours d'eau fut appelé Fluvius Toarum au IXe siècle, Fluvius Touverii autour de l'an mil, puis Thoer dans différents textes du XIVe siècle ou encore Thoué vers 1567. Long de 142,6 km, le Thouet naît en Gâtine poitevine, dernier avatar méridional, avec le Bocage vendéen, du Massif Armoricain, à 225 mètres d'altitude. Sa source, localisée à l'ouest du département des Deux-Sèvres, près de la ferme de la Pointerie sur le territoire de la commune de Le Beugnon, près de Secondigny, est voisine de celle de la Sèvre nantaise. La rivière parcourt ensuite deux entités géologiques très différentes qui expliquent les multiples aspects que présente son cours :

  • au sud et à l'ouest, le Massif armoricain aux terrains granitique de l'ère primaire, constitués de roches éruptives et métamorphiques. Ces terrains peu perméables ne peuvent donner naissance à un aquifère d'importance mais constituent des zones de ruissellement des précipitations.
  • au nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'été au nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'étiage.  Qui découvre cette paisible rivière à la traversée d’un pont aurait peine à imaginer qu’elle fut autrefois couverte de lourds bateaux chargés à la descente principalement de vins, d’eaux de vie, de céréales, de tuffeaux, et à la remontée de charbons, d’ardoises, de plâtres et autres marchandises.
Comme sur de nombreux cours d'eau, il est impossible de déterminer l'époque à partir de laquelle des navires marchands commencèrent à circuler sur le Thouet. La première mention d'une navigation (ou plutôt de la possibilité d'emprunter le cours de la rivière) remonte à l'année 1430 lorsque des marchands réunis en assemblée à Saumur soumirent le projet de rendre le cours d'eau navigable dans sa partie angevine, c'est-à-dire entre sa confluence avec la Loire et Montreuil-Bellay.
 La navigabilité du Thouet réclamait la création de trois portes marinières dans les chaussées des moulins existant en aval des ponts de Montreuil-Bellay pour permettre le passage des embarcations. Il est possible que des bateaux transportaient déjà des marchandises sur la rivière avant cette date, la cargaison étant transférée, à l'aide de grues, sur des embarcations différentes au passage de chaque obstacle. Le roi Charles VII autorisa le début des travaux par lettres patentes et trouva une solution pour leur financement en autorisant les seigneurs de Montreuil-Bellay (la famille d'Harcourt) à lever une taxe sur le vin qui allait transiter sur leurs terres. Les aménagements furent réalisés, sans que l'on sache avec exactitude la date de mise en service mais en 1435, il est question de réparations à effectuer sur les « portineaux au-dessus des grandes portes », ce qui peut s'interprêter par des « pertuis en amont des portes marinières principales ». Cela laisse supposer que, déjà à cette époque, existait un système archaïque d'écluses à sas : des bassins à portes marinières. Pour faciliter les opérations d'embarquement et de déchargement des navires, un port fut établi à Montreuil-Bellay sur la rive gauche du Thouet au début du XVIIe siècle qui prit le nom de Port Guibert. Il fut déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d'un nouveau pont sur la rivière et se localisait au pied des remparts de la ville. Durant cette période de deux siècles, les différents aménagements durent subir les caprices du Thouet (inondations, crues) qui obligèrent les seigneurs de Montreuil-Bellay à effectuer d'importantes réparations en augmentant les péages comme en 1662-1663 et en 1771. Un projet de rendre navigable la rivière jusqu'à Thouars fut proposé en 1746 mais resta lettre morte. Wikipédia
Au croisement des routes Angers-Poitiers et Saumur-Thouars, la ville voit le commerce se

développer. Au milieu du XVe siècle, l’ampleur du commerce dans la région rend insuffisantes les voies terrestres et nécessite l’aménagement du Thouet. Navigable jusqu’à la Loire, il permet de transporter vins, céréales, tuffeau, et d’atteindre de nouveaux marchés. Les vins des coteaux calcaires de Montreuil-Bellay s’exportent ainsi jusque dans les provinces voisines et à Paris. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Mais également une belle vue sur le château [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde barónnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du vi au xv, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XV au XVIIIe Un complément sera dans la seconde promenade. Panneau d’information.]. Traversons le Thouet. Sur la droite entre la berge et l’île, l’ aire tracé au cordeau doit être l’emplacement de l’ancien port [Le port Sainte-Catherine Fréquentée par un grand nombre de bateaux transportant des produits locaux comme des céréales, du vin ou du tuffeau, la ville de Montreuil-Bellay décide de faciliter les opérations d’embarquement et de déchargement des navires en construisant un port au XVIIe siècle. Appelé le port Guibert, il est déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d’un nouveau pont. Il se situait alors au pied des remparts de la ville. Jugé incommode, il est remplacé en 1863 par le port Sainte-Catherine. Toujours un lieu important pour les habitants, le port accueille le Printemps du Thouet, qui célèbre le patrimoine naturel de la rivière. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf

Le faubourg d’outre pont commence son développement alors sous forme vraisemblable d’habitat troglodytique. Une ligne de ponts vient doubler et remplacer l’ancien gué, mais construite sur un sol trop meuble, elle ne cessera de créer des inquiétudes. Géographiquement, elle est aussi le premier port d’embarquement des denrées provenant de l’Aquitaine et des Charentes en direction des provinces du nord de la Loire. A cette période de développement et de prospérité correspond la construction de beaux hôtels et demeures pour les commerçants et les notables administratifs. Le premier empire voit l’effondrement définitif du vieux pont et son remplacement par le nouveau pont, plus en aval et dont la réalisation va bouleverser les conditions de desserte de la cité. L’antique cheminement qui, depuis Saumur, longeait la rive droite tombe en désuétude. Les nouvelles routes stratégiques desservent maintenant la ville par la rive gauche du Thouet. Le pont lui-même est relié à la ville ancienne par une importante percée qui éventre la muraille et rejoint la rue principale au niveau de la place Toussenel. En 1841, une nouvelle route de Doué est percée dans le prolongement du pont et de la rampe d’accès à la place. La rue principale est élargie et son appellation suit les changements de régime : Impériale, puis Royale pour devenir Nationale. La descente de l’Ardenne est aussi adoucie par une ample courbe. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville ]. Après le pont poursuivons tout droit la rue de Doué. Nous grimpons vers le plateau. Au rond point laissons la première à droite et prenons la seconde route D 765 en direction d’Angers et Doué la Fontaine. Sur la droite prenons le chemin aux pieds des vignes permettant de marcher en toute sécurité tout en longeant la départementale. Attention pendant les vendanges ce chemin nous sera certainement interdit. Sur le plateau, retournez vous et admirer de l’autre coté du Thouet la carte postale de Montreuil Bellay. Trois ou quatre cent mètres plus loin prenons sur la droite la petite route dans les vignes [(Extraie du site du domaine du château). Au fil des siècles ayant connu l’Ancien Régime, l’Empire et la République, l’activité viticole a toujours été indissociable de la vie du Château de Montreuil Bellay. C’est autour du 5ème siècle, que naît la viticulture en Val de Loire. Elle se développe au 9ème et 12ème siècle à Montreuil-Bellay grâce aux monastères et à l’engouement des rois de France pour cette région. A cette époque, le pressurage des grappes est réalisé par un pressoir « casse-cou », dont le château conserve un exemplaire. Le nom de ce pressoir vient de la cou, la corde, qui à force d’usure pouvait casser. Dès les temps les plus reculés du Moyen-Âge, la culture de la vigne est la principale ressource de Montreuil-Bellay où on ne compte pas moins de 160 vignerons. Ceux-ci redoutent, non seulement le gel et la grêle mais aussi la présence de loups.
Au XIIème siècle, elle connaît un véritable essor lorsqu’Henri 2 Plantagenêt, descendant de Foulques Nerra bâtisseur du château de Montreuil-Bellay, devient Roi d’Angleterre et sert les vins d’Anjou à sa cour. En mars 1373, alors qu’il assiège Chizé avec 1.500 gens d’arme, Bertrand du Guesclin, fait Connétable de France par Charles V, apprend que les Anglais s’apprêtent à envoyer un renfort de 1.000 hommes pour le défaire. Du Guesclin fait alors placer sur leur route deux charrettes chargées des vins de Montreuil Bellay. Les Anglais grisés par leur prise s’empressent de vider les fûts. Totalement ivres, ils s’avèrent incapables de voler au secours des assiégés. La victoire de Chizé, en pleine guerre de 100 ans, met fin à la domination anglaise sur le Poitou. Les seigneurs d’Harcourt, développent la plantation de Chenin et Cabernet Franc, nos cépages de référence, et la production de leurs vins. Ils les commercialisent par le port de Montreuil-Bellay, premier port d’embarquement pour les denrées d’Aquitaine. Ils perçoivent l’octroi de 15 deniers par pipe de vin (410l) transportée sur le Thouet, en échange des travaux qu’ils supportent pour assurer la navigabilité de la rivière.
L’aveu de Guillaume d’Harcourt de 1486 concède au seigneur de Montreuil-Bellay : le droit de ban, c’est-à-dire celui de vendre et de faire vendre son vin au détail à l’intérieur de la ville « une fois l’an pendant 40 jours et 40 nuits quand bon lui semble et sans que nul de ses sujets en puissent vendre pendant le dit temps », le droit de confiscation des vins qui transitent par Montreuil-Bellay jugés moins bon que les vins du château, le droit de jauge accorde au seigneur le droit d’inspecter chaque atelier de tonnelier dans le ressort de sa baronnie et de faire corriger les pipes et tonneaux non conformes et d’infliger amendes et punitions. Le domaine viticole du Château de Montreuil Bellay est ancré dans la Vallée de la Loire. Il produit des vins d'appellations contrôlées “Saumur” et "Crémant de Loire". Le terroir à dominante argilo-calcaire s'étend sur 16 hectares en cépagés en Cabernet franc, Chenin et Chardonnay. https://chateau-montreuil-bellay.fr/fr/histoire/vignoble]. Coupons la D 175, puis une petite route. Quittons le bitume au premier chemin que nous trouvons sur la gauche (sur la carte nous sommes dans la parcelle de vigne du Poil de Lièvre). Laissons un chemin pour vigneron sur la droite et au milieu de la parcelle notre chemin tourne sur la droite pour déboucher sur un chemin carrossable que nous prenons à gauche. Je suis étonné de voir autant de parcelles de vignes à l’abandon. Nous débouchons sur un chemin carrossable formant Té avec le notre prenons à gauche, (nous trouvons un balisage bleu), traversons la D 175, puis le hameau du Champ de Liveau par la rue du Pigeonnier. Au niveau du 210 de la rue, vous trouverez un trou au niveau de la façade, je suppose que c’est une cheminée d’une maison troglodyte (ou le soupirail d’une cave), plus loin un puits. Nous trouvons au milieu des cultures sur la droite un pigeonnier. Au carrefour prenons la rue de la foret sur la droite (balisages orange, vert et bleu). A la fourche, laissons le chemin de droite se dirigeant vers la ferme et prenons le chemin sur la gauche bordée de haies. Nous entrons dans la foret de Brossay. [Si elle est en partie enrésinée, c’est-à-dire reboisée avec des résineux qui sont ici des pins, elle comporte encore de belles futaies de feuillus. Le promeneur pourra notamment profiter de l’ombre apportée par les chênes pubescents et chevelus. Ces deux arbres se plaisent bien sur le sol calcaire de la région, tout comme une flore dite « calcicole » peu commune ! La richesse faunistique de l’espace naturel tient quant à elle beaucoup à la mosaïque paysagère du site : des boisements, bien sûr, mais aussi des landes, des pelouses sèches ainsi que de nombreuses mares. Le long des chemins qui quadrillent le massif forestier, le visiteur pourra, s’il se fait discret, observer quelques-uns de ses habitants. Qu’ils soient à plumes, à poils ou même à écailles ! Il devrait également lever les yeux lorsque la canopée s’entrouvre : le ciel est ici le royaume des rapaces. Le Chêne chevelu, reconnaissables à la toque poilue recouvrant leurs glands. Appelés également Chênes de Turquie, ils sont originaires d'Europe orientale et sont ici à la limite de leur aire de répartition. Le Chêne pubescent, particulièrement adapté aux sols calcaires, est également présent dans la forêt de Brossay. Il présente lui aussi une pilosité mais plus discrète. Elle est située cette fois sur les nervures de ses feuilles et de ses jeunes rameaux. https://nature.maine-et-loire.fr/connaitre-et-apprendre/ens/foret-de-brossay ]. A la fourche à trois dents poursuivons à droite, laissons un chemin sur la gauche et au carrefour, poursuivons tout droit le chemin stabilisé en gravillon, traversons de nouveau un large chemin formant une saignée dans cette foret (peut être une bande en régénération naturelle, nous poursuivons une nouvelle fois tout droit jusqu’au carrefour ou nous trouvons un balisage jaune, (ainsi que plusieurs autres balisages vert et VTT). (Si vous avez le temps vous pouvez poursuivre par le balisage jaune, en continuent tout droit cela rallonge la balade de 11 ou 14 km suivant que l’on suit la variante ou pas. On retrouve ma trace au carrefour de la Brèche aux Moines. Vous traverserez le village de Cizay la Madeleine et l’ancienne Abbaye d’Asnières. Je vous mets le lien pour obtenir la carte et les explications. https://cdt49.media.tourinsoft.eu/upload/15---Cizay.pdf ). Prenons le chemin balisé en jaune sur la gauche (si vous prolongez la balade vous n’empruntez pas ce chemin). Il fait plusieurs coudes d’équerres Le premier à gauche, puis à droite, encore à gauche et enfin à droite. Parcelle constituée en bordure par du hêtre puis de pin. Laissons deux chemins sur la gauche et nous arrivons au carrefour avec une route un peu plus large. Nous sommes au carrefour de la Brèche aux Moines (chasse gardée S 247). C’est également un caléidoscope de balisage. Du jaune, du noir, du VTT, du bleu, du vert, du jaune,  ainsi que de l’orange) Carrefour ou vous arriverez également si vous avez réalisé la balade du balisage jaune. Prenons à gauche (croix jaune et orange). (Pour ceux ayant réalisé la balade jaune poursuivez tout droit). Nous arrivons au carrefour des quatre Bornes, (carrefour délimité par des bornes reliées par des chaînes. poursuivons tout droit. Coupons un chemin forestier, quelques centaines de mètres plus loin nous arrivons à un carrefour mal foutou. Laissons une allée carrossable venant de biais, puis un chemin. Nous sommes au carrefour des quatre chênes (magnifique chênes en 2022 encadrant le carrefour), et poursuivons tout droit. Nous sortons de la foret, longeons un moment sa lisière puis traversons les champs. Nous arrivons sur la D 761 que nous prenons à droite. Attention route très circulante avec des bas cotés qui risquent de ne pas être entretenu. Quelques centaines de mètres (300 ou 400 mètres), plus loin nous trouvons sur la droite un petit parking, et sur la gauche un peu caché par les branches du taillis un chemin très herbeux. Il fait immédiatement fourche, peu être avec un chemin de débardage. Poursuivons par le chemin de droite perpendiculaire à la route. Au carrefour en forme de Té prenons à gauche le balisage rouge. Notre chemin sort de la foret longe un champ, et un dépôt de branchage et de souche, puis traverse le hameau de la madeleine par la rue du Prieuré. Il y reste quelques constructions plus ou moins en ruines, domaine privé on ne peut pas entrer. Laissons la route sur la droite, nous trouvons le balisage rouge, le jaune et bleu marqué de la coquille, et le trek N°4. Prenons celle de gauche, balisage rouge, bleu trek 4. Poursuivons tout droit par le chemin carrossable, balisage à la coquille jaune et bleu, nous longeons la D 761. Après avoir laissé les chemins de droite et de gauche interdits par une chaîne. Les balisages locaux disparaissent. Du moins je n’ai pas fait attention ou ils tournaient. Nous sommes sur le balisage jaune et bleu  et du Mont Saint Michel. Poursuivons le Jaune et bleu en direction de Montreuil Bellay. Nous sortons de la foret et retrouvons les vignes. Nous avons une belle vue sur Montreuil Bellay. De chemin, nous passons à bitume, la route tourne sur la gauche par un virage d’équerre, poursuivons tout droit, un chemin plus ou moins bitumé balisage GRP, trail 5, balisage bleu et le jaune et bleu. Passons sous le pont de la rocade et descendons comme au Moyen Age, la rue Chèvre menant au gué, balisage jaune GRP et bleu et jaune. Elle débouche rue Painlevé que nous prenons à gauche. Nous sommes dans le quartier du Faubourg [Sur l’autre rive, une route parallèle au Thouet, passant au pied du château de la Salle, rejoint le gué. Durant cette époque se développent le quartier de faubourg au nord de la rivière et à proximité des quais qui au départ devait être des maisons troglodytes. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville]. Sur la gauche, certaines maisons construites derrières un mur bas permettent de voir quelques portes pénétrant dans la falaise appareillée par un mur en moellons de tuffeau pour ne pas s’écrouler, derrière ses portes des caves mais certainement d’anciennes demeures troglodytes. La rue monte légèrement vers le pont. Prenons à droite en direction du centre ville, traversons le pont Napoléon, ou nous avons une magnifique vue sur le château et l’ancienne Abbatiale. Le retour se fait par la même rue que l’aller. Prenons derrière le pont, la rue du Boelle sur la droite, passons les deux portes de la fortification et nous voilà au parking des Nobis.

Doc sur Montreuil

Visite guidée https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf

Histoire patrimoine https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville


 

 



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