mercredi 2 septembre 2026

Petite Prom N° 188 - Montreuil Bellay aux confins de l’Anjou et du Poitou

Juillet 2022

Pourquoi ce village ? N’y voyez pas une prochaine promenade sur les bords de Loire et ses châteaux.
N’y même une étape du GR 36 (Manche-Pyrénées). Le Maine et Loire étant pour nous, un point central pour ce rencontrer. Ce n’est simplement que quelques jours de vacances en famille. Et comme je m’ennuie rapidement lorsque je ne marche pas au minimum dix kilomètres par jours, j’ai découvert les bords du Thouet. Pas drôle les vacances avec moi… quoi que. Comme cette année il a fait très chaud en juillet, je me promenais le matin de 6h30 à 8h00. Lorsque je revenais, le petit monde sortait tout juste des songes et je prenais mon petit dej avec eux. L’après midi c’était bien souvent piscine, visite de champignonnière, on était bien sous la terre, douze degrés constant, ou canoë sur le Thouet, qui n’avais pas beaucoup d’eau et puis voilà la semaine est passé malgré tout assez vite.

Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son château… Située en bordure du Thouet.

Le territoire communal de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont, Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux mégalithes et vestiges antiques.

Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un
enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.

Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.

Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.

Au début du XIIIème siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et dans les parties basses de l’enceinte urbaine.

Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.

Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées
spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.

Montreuil-Bellay est un centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre sur le territoire.

Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.

 

Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.

La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires

 

Nous trouvons de la place sur le parking du super marcher

 

 

Carte IGN       Trace GPC & Topo sans Commentaires     Trace Randogps

 

Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici

Le code mobile de cette randonnée est b356554

 

Km    Temps    Arrêt     V/d        V/g    dénivelé

7         1h15      0h10      5,6        4,9        204

 

Pour cette promenade nous ne visiterons pas le centre du village. A la sortie du parking prenons à gauche la rue des marronniers nous longeons un petit mur appareillé en moellons (derrière un parking), après la rue des

Ermites nous longeons, l’ancien rempart ou il subsiste un morceau de la tour de défense, Remarquez sur la gauche cette magnifique bâtisse avec sa galerie à l’arrière. Poursuivons en coupant la rue Duret, le rempart à été plus ou moins aménagé. Sur la gauche un parc, le Mail aux Belles [Lieu de promenade et de rassemblement des Montreuillais, le jardin du Mail a été créé à la fin du XIXe siècle. Il est également appelé Mail aux Belles, en référence au maire René-Alcide Aubelle, maire de 1878 à 1892. Au centre, le kiosque à musique a été élevé vers 1885 grâce à la générosité de Mademoiselle Anna de Chevigné. À côté, un monument de 1898 a été construit à la gloire de
quatre célébrités montreuillaises : René Moreau, médecin de Louis XIII et Louis XIV qui introduisit
le chocolat en France ; Pierre Duret, premier chirurgien en chef de la Marine ; l’écrivain, journaliste et zoologiste Alphonse Toussenel et le poète Charles Dovalle. Lieu de fête, le jardin du Mail voit se tenir tous les ans de nombreuses célébrations. Montreuillais et Montreuillaises se souviennent des fêtes des écoles, des fêtes des vignerons ou de la fête d’Antan… Panneau d’information.]
.  nous retrouvons une tour à l’angle de la rue, prenons à droite, le rempart se rehausse derrière nous apercevons les toits d’ardoise de l’église des Grands Augustins, nous arrivons à la porte Saint Jean [Classée Monument Historique dès 1889, la porte Saint-Jean est l'un des témoignages les plus spectaculaires de l'enceinte urbaine. Munie de canonnières à fente droite et à bouche à feu circulaire, elle pourrait avoir été construite au milieu du xve siècle à l'emplacement d'une porte plus ancienne. Contrairement à une tradition persistante, son parement extérieur à bossage n'a aucune fonction défensive mais revêt plus vraisemblablement un caractère ostentatoire et symbolique, manifestation de la puissance de son constructeur. (Panneau d’information).]. Passons la porte derrière se trouve L’hopital Saint Jean
[Construit au début des années 1480, l’hôpital et sa chapelle sont consacrés en mars 1484. Ils accueillaient, avant qu’ils n’entrent dans la ville, les pauvres et les malades arrivant de Thouars par la porte Saint-Jean. À l’intérieur, les peintures murales se découvrent lors des ouvertures exceptionnelles de l’hôpital. Construit en 1484 à l'initiative de Guillaume d'Harcourt. seigneur de Montreuil, à l'emplacement d'une ancienne aumônerie, l'hôpital Saint-Jean adopte, comme une église, un plan en croix latine. ll comporte une chapelle, où sont conservées des peintures murales des xve et xve siècles, deux logements et une vaste salle destinée à recevoir les pauvres et les malades alités de part et d'autre de l'allée centrale, marquée par une succession de colonnes. Sa restauration par la municipalité s'est achevée en 2012 après plus de 30 ans de travaux. Panneau d’information.]. Ressortons par la porte saint Jean et poursuivons par la D 360 en direction de Brion et Thouars, regardez sur la droite la belle façade certainement en pierre de Falun (Le Tuffeau) fort bien appareillé et tout à coté si l’enduit n’a pas encore été réalisé, le mur appareillé certainement avec les déchets de pierre. [il y a 10 millions d’années, des éléphants, des antilopes,des tigres et la mer qui s’étendait là, peu profonde, peuplée de requins blancs et de baleines, de raies, de dugongs et de poissons-scies. Sous l’effet des marées, une dune sous-marine, s’est stratifiée progressivement. S’y sont agglomérés avec un peu de sable, les
restes de tous les animaux qui peuplaient l’endroit. Cette dune, dont on lit à l’œil nu les couches, constitue le gisement de cette roche qu’on appelle «falun». On en a d’abord extrait des sarcophages puis, au XIXe siècle essentiellement, des pierres de construction.»

 
https://le-mystere-des-faluns.com/site-mystere-des-faluns/ Un autre site vous parle de cette pierre appelé également Grison https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1997_num_104_3_3941 ]. La rue descend jusqu’au rond point de la rocade. Attention à la sortie de la ville nous n’avons plus de trottoirs.  Poursuivons tout droit la D 938 en direction de Niort, Thouars et Brion. Nous pouvons marcher en sécurité par un espace protégé jusqu’à la première rue que nous prenons à droite. Passons quelques bâtisses et prenons le premier chemin sur la gauche, nous arrivons sur une route que nous prenons à droite, Nous passons la rivière la Losse longue de 17 km et se jetant dans le Thouars après le village de Lenay. Nous arrivons au hameau de Lenay constitué de gros bâtiments d’habitations et agricoles. Prenons à droite nous sommes sur le GR 36. Passons de nouveau la Losse, laissons
une route sur la droite. Après le portail et la haie nous trouvons les portes ouverte donnant accès à une prairie. Au fond certainement au niveau des sapins et proche de la rivière il se trouve la Pierre de Lenay sur la carte un menhir. J’ai bien essayé de voir cette pierre mais il m’en a été impossible, je n’ai pas trouvé de chemin de pêcheur et la pancarte sur les portes ouverte dissuade de pénétrer [ Il daterait du néolithique et il a été classé en avril 1911 https://monumentum.fr/monument-historique/pa00109202/montreuil-bellay-menhir-de-la-pierre-de-lenay ]. Coupons la D 347, poursuivons en face, devant nous sur la colline se dessine Montreuil Bellay, laissons à gauche, le chemin sans issu situé dans le virage de la route. La route est bordé d’un fossé rempli d’eau c’est un petit bras de la rivière principale qui se perd dans les champs. Nous passons ce bras d’eau  et entrons dans Montreuil Bellay. Au carrefour avec la rue des Chenevraux, nous trouvons sur la gauche un chemin très herbeux, nous permettant de rejoindre la rivière. Remonté la rivière par la droite (je suis passé comme j’ai pu sur le petit pont. Derrière après met fait déchiré les jambes par les ronces, passé des barbelés, et me retrouver au milieu
des vaches, j’ai été obligé de faire demi tour). Le chemin sur la droite sert pour les pêcheurs et les vacanciers du camping que nous suivons. Nous longeons l’ile aux moines attention on peut en faire le tour mais aucun passage ne permet de rejoindre la route. Nous longeons le parking puis les ruines du Prieuré des Nobis [Ruines de l'ancienne église (paroissiale) Saint-Pierre et restes du cloître. Les bâtiments conventuels reconstruits en 1710 et restaurés depuis sont propriété de la commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré. L'église Saint-Pierre est mentionnée dès le XIe siècle. Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son état au cours du XIXe siècle. Les ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991. Wikipédia.
Mais j’ai trouvé autre chose ; L'ancien prieuré des Nobis est un des monuments clefs de Montreuil-Bellay. Ses origines très anciennes en font un des plus vieux établissements monastiques de la vallée de la Loire. Affilié en 1675 à la réforme mauriste, il fut reconstruit dans un style proche de celui de l'abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église Saint-Pierre devait être achevée au milieu du 12e siècle. Au 15e siècle, construction du bas-côte nord. Restauration de l'église au 17e siècle après les destructions des guerres de religion. Au 18e siècle, reconstruction totale du monastère par les religieux de la congrégation de Saint-Maur. Pendant la Révolution, l'église est abandonnée et commence à s'écrouler à partir du milieu du 19e siècle. Siècle de la campagne principale de construction : 12e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Sur le haut de la colline le château. La rue se rétrécie, nous arrivons au fortification du château avec la Tour du Boille ou
Boëlle. [Poste de défense avancé sur le Thouet, la tour du Boille, pourrait avoir été bâtie par Guillaume IV de Melun, seigneur de Montreuil-Bellay, entre 1385 et 1415. Elle pourrait notamment s'inscrire dans une vague de modernisation des défenses de la basse-cour (boille) du château attestée dans le dernier quart du xIv siècle. En 1430, un texte rappelle que les bois nécessaires à sa construction ont été prélevés dans la forêt royale de Chinon. Tour de péage dès le xv, elle permit de contrôler un important trafic commercial sur le Thouet. (Panneau d’information)]. Nous longeons le Thouet, par moment derrière le mur du château apparaît le haut d’un jet d’eau. Nous apercevons le pont [L'histoire des ponts est celle d'une longue suite d'effondrements liés aux crues du Thouet ou à la construction maladroite de piles posées sur un sol meuble. II subsiste quelques vestiges du pont reconstruit au cours de la seconde moitié du xv* siècle et qui aboutissait à la tour du Boille où se trouvait le péage. Le pont principal actuel remplace une construction du début du xve siècle sur le premier bras du Thouet; il a été édifié en 1811, parallelement au précédent, par l'ingénieur des Ponts et Chaussée Normand Panneau d’information]. Passons la seconde porte, la rue monte un peu, nous arrivons au pont. Approchons nous de son centre pour jouir d’une vue sur la rivière [Le
nom Thouet a pour origine un hydronyme gaulois sur lequel les spécialistes n'ont pas trouvé d'accord. Selon certains de ces derniers, il s'agit du mot tava signifiant tranquille, suivi du suffixe -Aris où se retrouve la racine hydronymique Ar. pour d'autres ; de toaro dont le sens reste obscur. Ce toponyme se retrouve également dans les noms de Thouars et du Thouaret, un des affluents de la rivière. Avant que le mot de Thouet ne se fixât au XVIIe siècle, le cours d'eau fut appelé Fluvius Toarum au IXe siècle, Fluvius Touverii autour de l'an mil, puis Thoer dans différents textes du XIVe siècle ou encore Thoué vers 1567. Long de 142,6 km, le Thouet naît en Gâtine poitevine, dernier avatar méridional, avec le Bocage vendéen, du Massif Armoricain, à 225 mètres d'altitude. Sa source, localisée à l'ouest du département des Deux-Sèvres, près de la ferme de la Pointerie sur le territoire de la commune de Le Beugnon, près de Secondigny, est voisine de celle de la Sèvre nantaise. La rivière parcourt ensuite deux entités géologiques très différentes qui expliquent les multiples aspects que présente son cours :
  • au sud et à l'ouest, le Massif armoricain aux terrains granitique de l'ère primaire, constitués de roches éruptives et métamorphiques. Ces terrains peu perméables ne peuvent donner naissance à un aquifère d'importance mais constituent des zones de ruissellement des précipitations.
  • au nord et à l'est, le Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'ét au nord et
    à l'est, le
    Bassin parisien à la couverture sédimentaire d'origine marine formée de couches jurassiques calcaires de l'Aalénien supérieur au Callovien. La nature des roches permet ici la formation d'un aquifère dont les réserves en eau assure un soutien aux débits d'étiage.  Qui découvre cette paisible rivière à la traversée d’un pont aurait peine à imaginer qu’elle fut autrefois couverte de lourds bateaux chargés à la descente principalement de
    vins, d’eaux de vie, de céréales, de tuffeaux, et à la remontée de charbons, d’ardoises, de plâtres et autres marchandises.


Comme sur de nombreux cours d'eau, il est impossible de déterminer l'époque à partir de laquelle des navires marchands commencèrent à circuler sur le Thouet. La première mention d'une navigation (ou plutôt de la possibilité d'emprunter le cours de la rivière) remonte à l'année 1430 lorsque des marchands réunis en assemblée à Saumur soumirent le projet de rendre le cours d'eau navigable dans sa partie angevine, c'est-à-dire entre sa confluence avec la Loire et Montreuil-Bellay. La navigabilité du Thouet réclamait la création de trois portes marinières dans les chaussées des moulins existant en aval des ponts de Montreuil-Bellay pour permettre le passage des embarcations. Il est possible que des bateaux transportaient déjà des marchandises sur la rivière avant cette date, la cargaison étant transférée, à l'aide de grues, sur des embarcations différentes au passage de chaque obstacle. Le roi Charles VII autorisa le début des travaux par lettres patentes et trouva une solution pour leur financement en autorisant les seigneurs de Montreuil-Bellay (la famille d'Harcourt) à lever une taxe sur le vin qui allait transiter sur leurs terres. Les aménagements furent réalisés, sans que l'on sache avec exactitude la

date de mise en service mais en 1435, il est question de réparations à effectuer sur les « portineaux au-dessus des grandes portes », ce qui peut s'interprêter par des « pertuis en amont des portes marinières principales ». Cela laisse supposer que, déjà à cette époque, existait un système archaïque d'écluses à sas : des bassins à portes marinières. Pour faciliter les opérations d'embarquement et de déchargement des navires, un port fut établi à Montreuil-Bellay sur la rive gauche du Thouet au début du XVIIe siècle qui prit le nom de Port Guibert. Il fut déplacé sur la rive droite en 1710 en raison de la construction d'un nouveau pont sur la rivière et se localisait au pied des remparts de la ville. Durant cette période de deux siècles, les différents aménagements durent subir les caprices du Thouet (inondations, crues) qui obligèrent les seigneurs de Montreuil-Bellay à effectuer d'importantes réparations en augmentant les péages comme en 1662-1663 et en 1771. Un projet de rendre navigable la rivière jusqu'à Thouars fut proposé en 1746 mais resta lettre morte. Wikipédia]. Nous avons également une belle vue sur le château [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde barónnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du vi au xv, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XV au XVIIIe Un complément sera dans la seconde promenade. Panneau d’information.]. Revenons sur nos pas, prenons la rue Gaston Bonnefond sur la gauche, en descendant toujours à gauche le lavoir. Revenons sur nos pas et poursuivons la rue, nous longeons un clos planté de vignes. Nous arrivons au carrefour avec la rue de la Porte Nouvelle, remarquer la maison de l’angle avec son escalier extérieur témoin d’une ancienne parte devenu fenêtre. Prenons sur la droite la rue de la Porte Nouvelle [Escarpement rocheux naturellement protégé par le Thouet, le site de Montreuil-Bellay est fortifié par Foulques Nerra vers 1025. Cette première enceinte subit de nombreux dommages et est remplacée au XVe siècle, par Guillaume IV de Tancarville, seigneur de Montreuil. Attestées dans les sources écrites dès 1366, les quatre portes de la ville et les tours de flanquement sont reconstruites et adaptées au progrès de l’artillerie à feu dans la seconde moitié du XVe siècle. Pendant de la porte Saint-Jean à l'autre extrémité de la Grande-Rue, la porte Nouvelle reprend un plan classique de porte-châtelet à deux tours semi-circulaires encadrant un passage d'entrée. Deux pont-levis à flèche, l'un charretier, l'autre piétonnier, constituaient les seuls éléments de défense passive et permettaient d'enjamber le fossé. Bien que signalée dans les textes dès 1380, la porte Nouvelle a probablement été reconstruite au milieu du XVe siècle comme en atteste ses canonnières à fente droite et à bouche à feu circulaire. Panneau d’information.]. Nous arrivons rue Nationale que nous prenons à gauche. (Avez-vous remarqué sur les maisons, les rebords de fenêtres en tuffeau, ainsi les report de charge en triangle au dessus des anciennes portes et les immenses porte charretières en plein cintre pour le passage du foin ou d’un empilement de tonneaux. Prenons à gauche la rue de l’Ardiller. A l’angle de la rue Saint Thomas, nous trouvons
le manoir de Lardiller [Ce manoir construit au xve siècle était le siège d'une seigneurie dépendante de la Baronnie de Montreuil-Bellay. La grande tour d'escalier demi hors-oeuvre, le pigeonnier dont on distingue encore les trous de boulins sur la façade et la chapelle qui complétait l'édifice à l'origine (elle fut détruite après 1843) sont des éléments caractéristiques des demeures seigneuriales de la fin du Moyen Age. Panneau d’information]. Prenons à droite sur le Boulevard de Lardiller sur la droite. Nous retrouvons le mur d’enceinte et notre parking.

 




 

 

 

 

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