Poursuite de mes promenades autour de la France Aujourd’hui nous
traversons les Préalpes, plus précisément Les Préalpes de Digne de Castellane à Soleihlas
5 juin 2026
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J’avais prévu de repartir par la route au pied du Roc et
de franchir le Verdon par le vieux pont. Finalement, je suis parti directement
par la départementale D 4085. Une large bande herbeuse permet d’y marcher en
sécurité. Nous la suivons sur environ un kilomètre.
À l’embranchement de l’Hubac de la Lagne, je quitte le
GR 4 et le GR 406 pour prendre la variante du GR 4 passant par le stade
Jules-Saurin. Nous contournons le terrain de sport à l’abandon. Pour l’instant,
tout va bien : nous sommes sur du plat.
Dans ma tête, nous devions suivre le ruisseau pratiquement jusqu’au bout. Je ne me souvenais plus qu’aujourd’hui nous allions monter jusqu’à 1 300 mètres. Après avoir dépassé la chapelle Saint-Roch, nous commençons à grimper tranquillement. Puis, d’un seul coup, cela se corse. Voilà déjà deux heures que nous montons sans interruption.
La montée est pentue et caillouteuse. Le sentier, peu
fréquenté, est envahi de genêts en fin de floraison. Il a plu hier soir ; un
bel orage est passé, et les genêts semblent pleurer de ne voir personne. Je
suis trempé.
Nous sortons enfin de cette végétation. Le chemin
devient carrossable et la pente s’adoucit. Nous quittons la forêt pour
déboucher sur un paysage magnifique, grandiose même, s’il n’y avait pas ces
lignes à haute tension. Sur la gauche, la crête de Rus culmine à près de 1 500
mètres et, par moments, nous apercevons le lac de Chaudanne. Sur la droite
s’élèvent également les montagnes : les Adrets des Gravières, l’Ubac de Clot
d’Agnon et la Barre Rousse. Au-dessus de nous domine la Tête du Teillon.
Au poteau du Cloué des Hugons, nous retrouvons une bonne
piste forestière. Nous traversons la D 102 puis grimpons en face par un chemin
peu facile qui rejoint une autre variante du GR 4 en direction de Soleilhas.
Avec son auberge-gîte et son épicerie de proximité, le village constituait
autrefois une étape appréciée des randonneurs. Aujourd'hui tout est fermé, il
ne reste qu'une chambre d’hôtes.
Nous descendons ensuite vers le col Saint-Barnabé. Il est bientôt midi et mes idées s’embrouillent. Je confonds le gîte de ce soir avec celui où je serai dans deux jours, qui fait également restaurant à midi. Au lieu de m’installer quelque part pour admirer le paysage, je fonce vers mon gîte.
Je recoupe la D 102 et suis surpris de trouver des
panneaux annonçant une station de ski. Cette station familiale se situe sur la
montagne de Picogou (1 841 m), entre Soleilhas, Castellane et
Saint-André-les-Alpes. Le stade de neige de Vauplane, sur la commune de
Soleilhas, a été construit en 1975 sur la face nord du mont Picogou. Le domaine
skiable comprenait sept pistes, pour un dénivelé maximal de 200 mètres : une
verte, quatre bleues, une rouge et une noire.
Ouverte seulement de façon occasionnelle depuis 2012, avec une dernière saison en 2017-2018, la station a définitivement fermé en 2021. Durant l’été 2025, les remontées mécaniques, fortement dégradées, ont été entièrement démantelées. Il ne reste aujourd’hui que le bâtiment principal et le grand parking bitumé.
Une autre chose me surprend : une caméra surveille le
col...
J’arrive de bonne heure à mon gîte d’un soir, malgré une descente plus délicate que la montée à cause des profondes ornières creusées par la pluie. Je suis obligé de regarder mes pieds plutôt que le paysage, pourtant magnifique.
Nous sommes entourés de montagnes. J’entre dans une vallée splendide où le village est blotti sur un petit promontoire. C’est un véritable village du Sud, baigné de soleil, avec ses ruelles en pente, ses escaliers, ses volets entrouverts et, bien sûr, personne dans les rues : il fait trop chaud.
En observant ce village à l’heure du déjeuner, j’ai repensé au Covid. Je me suis dit que voilà peut-être des habitants qui avaient vécu leur confinement ici, au milieu de la nature, à plusieurs kilomètres des autres villages. Dans ce coin perdu, j’ai du mal à imaginer l’arrivée de l’épidémie. Il y avait sans doute davantage d’agitation sur le littoral.
La route existe parce qu’il y a ce village, et parce qu’il faut bien que ses habitants puissent en sortir de temps en temps.
Un havre de paix, de solitude et de méditation.
L'indice IBP index est un système d'évaluation automatique de la difficulté d'un itinéraire parcouru en vélo tout terrain, en vélo de route, en randonnée pédestre ou en course.
Cet indice est très utile pour connaître et comparer la difficulté de différents itinéraires.
Il est important de ne pas confondre le degré de difficulté d'un itinéraire avec l'effort physique déployé pour le réaliser : un indice IBP index de 60 sera un parcours très difficile pour une personne non entrainée, normal avec une préparation physique moyenne et très facile pour un professionnel. (Voir le echelle comparative)
| Raidillon de 144 m. | Pente moyenne | Distance | |||
21 |
km 7.509 | 12% | 144 m | ||
| Raidillon de 203 m. | Pente moyenne | Distance | ||||||
22 |
km 11.156 | 16% | 203 m | |||||
| Montées | Distance Km | Km au total en % | |||
| Entre 30 et 55% | 0.074 | 0.53 | |||
| Entre 15 et 30% | 1.601 | 11.43 | |||
| Entre 10 et 15% | 1.997 | 14.25 | |||
| Entre 5 et 10% | 1.86 | 13.27 | |||
| Entre 1 et 5% | 2.257 | 16.11 | |||
| Total | 7.79 | 55.59 | |||
| Terrain plat | |||||
| Dénivelées de 1 % | 1.924 | 13.73 | |||
| Descentes | |||||
| Entre 1 et 5% | 2.017 | 14.39 | |||
| Entre 5 et 10% | 0.888 | 6.34 | |||
| Entre 10 et 15% | 0.602 | 4.3 | |||
| Entre 15 et 30% | 0.758 | 5.41 | |||
| Entre 30 et 55% | 0.034 | 0.24 | |||
| Total | 4.299 | 30.68 | |||
| Total trace: | 14.01 | 100 % | |||












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