mardi 2 juin 2026

Promenade dans l’Yonne - Villeneuve sur Yonne – Saint Julien du sault

 

  Pour cette Promenade, nous partons dans l'Yonne Entre Villeneuve sur Yonne et Saint Julien du Sault

Je profite de mes promenades autour des aqueducs de la Vanne et de la Cochepie, pour réaliser deux balades dans l’Yonne. Sur la carte IGN, Saint Julien du Sault semble être un site remarquable, je trace une balade partant de Villeneuve sur Yonne que j’ai découvert avec l’aqueduc de la Cochepie et descend vers Saint Julien.

Villeneuve-sur-Yonne est situé sur la D606 entre Sens (14 km au nord).

Attention les trains ne sont pas légions les week-ends ; Trois trains dans la matinée et l’après midi

Fiches horaires du lundi au Dimanche. il suffira de choisir les dates de votre rando https://www.trainoclock.com/fr-FR/fichehoraire/villeneuvesuryonne-joigny

https://www.trainoclock.com/fr-FR/fichehoraire/joigny-villeneuvesuryonne

Au vue des horaires, je laisse la voiture à Villeneuve sur Yonne 

En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25

Carte OpenStreet        Trace GPS & Topo sans Commentaires         Trace Randogps

Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici

Le code mobile de cette randonnée est b355608

Carte VisioRando Cliquez sur le rectangle à coté du numéro

Mars 2023

Km    Temps   Arrêt     V/d       V/g      dénivelé

29      5h00       1h00     5,7        4,8         495 +

 

Pour la visite de Villeneuve sur Yonne, je vous invite à vous rendre sur l’article Villeneuve sur Yonne – Cochepie 2 - http…….

[La ville de Villeneuve-sur-Yonne, située dans la basse vallée de l'Yonne, fut habitée dès le Néolithique. Un camp défensif gaulois (début du Ier siècle av. J.-C.) existait à proximité de Villeneuve (cf Château), qui fut pris par Jules César lors de sa campagne contre les Sénons. [La ville compta jusqu'à cinq portes au Moyen Âge. Une enceinte encore matérialisée de nos jours par deux portes, celles de Joigny et de Sens, édifiées au XVe siècle à partir de bases plus anciennes. Du XIVe au XVIe Villeneuve perd son importance stratégique et subit l’impact des difficultés économique de la Guerre de Cent Ans et de l’incendie de 1594 (Guerres de Religion).  Villeneuve-sur-Yonne, un camp défensif gaulois (début du Ier siècle av. J.-C.) existait à proximité de Villeneuve (cf Château), qui fut pris par Jules César lors de sa campagne contre les Sénons. La ville compta jusqu'à cinq portes au Moyen Âge. Du XIVe au XVIe Villeneuve perd son importance stratégique et subit l’impact des difficultés économique de la Guerre de Cent Ans et de l’incendie de 1594 (Guerres de Religion). Le village de Saint-Julien-du-Sault, à mi-chemin entre Sens et Auxerre, est riche de son environnement et de son passé. Sur les hauteurs du bourg se dresse la chapelle Saint-Julien de Vauguillain, vestige du château de Vauguillain, protégée par des fortifications. Chapelle et remparts forment un bel ensemble photogénique, et le site offre une superbe vue sur la vallée et le paysage verdoyant alentour. Histoire de Villeneuve sur Yonne https://bourgognemedievale.com/departement-et-pays/yonne/pays-auxerrois/villeneuve-sur-yonne/

Le XVIIe voit la renaissance de la ville autour de ses activités traditionnelles (bois, vignes, tanneries et commerce fluvial). L’église se termine avec la façade renaissance de Jacques Chéreau.] [Pont Saint-Nicolas du XIIIe siècle reposant sur l’île d’Amour, aujourd'hui réduit à dix arches, mais qui en compta jusqu'à seize, est le monument de Villeneuve dont l'attestation est la plus ancienne (1186). elle offre l’opportunité de découvrir un riche patrimoine historique et culturel bâti en huit siècles, dynamisé au fil du temps].
Je trouve de la place sur le parking en bordure de l’Yonne, remontons la rivière par le quai Bretoche jusqu’au pont Saint Nicolas que nous empruntons grâce à de petit escalier. Arrêtons-nous en son milieu. Nous sommes au dessus de l’île d’amour. Au niveau de la croix nous avons une belle vue sur le quartier Saint Laurent et la Villefolle [C'est en 1163 que le roi de France Louis VII le Jeune (1137-1180) décida de fonder une ville neuve à la frontière sud-est de ses états, sur la rive droite de l'Yonne. Il pouvait grâce à cette implantation surveiller les positions de son puissant vassal, le comte de Champagne. Il possédait également un solide poste avancé sur la voie de communication reliant les deux cités épiscopales de Sens et Auxerre (ancienne route romaine toujours utilisée au Moyen Âge) et contrôlait le trafic fluvial. Favoriser son développement, elle fut dotée d'un statut particulièrement avantageux : la coutume de Lorris. Ce nom provient d'une commune de l'actuel département du Loiret, qui avait bénéficié en 1108 puis en 1137 de chartes exemptant ses habitants de certaines taxes et corvées. L'axe principale situé sur la rive gauche est abandonné, Il passe dès le règne de Saint Louis sur la rive droite. Un chemin nouveau, partant de Gien, passant par 
Courtenay, se dirige vers Troyes, la principale des villes de foire de la Champagne. Les marchands du Val de Loire retrouvent ainsi les Lombards montés d'Italie et les Flamands descendus de la Mer du Nord. Le roi construit un pont sur l'Yonne (premier monument connu de la ville neuve), provoquant l'abandon d'un bac utilisé un peu en amont à Rousson. Le succès est foudroyant. la ville doit son origine à un axe routier est-ouest et non à un axe fluvial nord-sud.  Les princes de ce monde abandonnent alors leur patrimoine de la rive gauche en moindre capacité économique. Il faut voir là la cause de l'échec d'une seconde ville neuve, sur la rive gauche, au débouché du pont, face à la ville royale : la ville neuve de l'archevêque de Sens dénommée Villefolle. Ce quartier, groupé autour de la collégiale de Saint-Laurent, restera le faubourg fluvial de la ville royale . [wikipédia]. Retournez-vous, vous  aurez devant les yeux une belle carte postale de la ville. Au carrefour avec la D 15 et D 24 poursuivons tout droit la rue saint Laurent. Nous sommes sur deux GR, l’un le GRP de l’Orvanne, l’autre le GR 113 et GR du Pays du Lunain. (Ils rejoignent Moret sur Loing et Orvanne), nous avons aussi un balisage jaune. (Voir Boucle empruntant les GRP de la vallée du Lunain et de l’Orvanne https://randosacaudos.blogspot.com/2013/05/grp-de-la-vallee-du-lunain-etape-1.html ). A son extrémité nous y trouvons sur la droite un passage permettant de traverser les voies par un tunnel. De l’autre coté faisons un esse droite-gauche par la rue Bouthier et prenons le sentier intra-muros entre une clôture en béton et un pilier en brique. Après la grimpette nous débouchons chemin des moulins que nous prenons à gauche, (GR 113 et GRP du Lunain). [Attention si vous prenez à droite c’est le GRP de l’orvanne]. En se retournant nous avons entre les arbres une vue sur la vallée de l’Yonne et Villeneuve. Nous débouchons sur le chemin plus ou moins carrossable de la Haute Epine que nous prenons à droite, nous grimpons fortement vers le hameau de la Haute Epine. N’oubliez pas de vous retourner pour voir la vallée de l’Yonne et Villeneuve blotti dans un creux. Le chemin devient plus ou moins bitumineux, puis bitumineux et sur les cartes change de nom, il devient chemin des Quarts Froid. Au carrefour prenons à gauche la rue Saint Vincent, nous descendons. Le paysage est magnifique, c’est très vallonné, nous sommes également sur un balisage jaune. Après les clôtures la route est bordée de Taillis et d’une bande de charmille, nous empêchant de nous pousser au passage des voitures, heureusement peu nombreuse. Nous descendons jusqu’à la ligne à haute tension et trouvons sur la droite un poteau, les balises nous indiquant qu’il faut tourner à droite. Ce sentier fort difficile est extrêmement glissant après les pluies, et piquant toute l’année par les épineux qui ne sont pas taillés. Coupons un chemin et poursuivons la descente. Pas grand monde ne doit passer par là, même les baliseurs… quelques marches dans les parties les plus glissante ne seraient pas de trop. Nous débouchons sur la route de Bussy le Repos que nous prenons à droite, elle fait fourche, quittons le GR partant tout droite et s’enfoncer dans un vallon boisé. Prenons à gauche. Après des virages, nous arrivons au hameau perdu en fond du vallon des Ligaults rue des clos bouquet (sur la droite un puits mal restauré). Traversons le hameau, poursuivons de monter dans la foret, le chemin est beau, puis se perd dans la clairière artificielle en bordure de la propriété du château de Bois Rond. Château que nous ne verrons pas. C’est un passage difficile dans une partie de bois peu entretenu lors de mon passage, la carte n’est peu être pas tout à fait juste, j’ai beaucoup cherché et fait beaucoup d’allée et retour pour trouver un chemin exploitable. Le chemin sur la carte semble être passé sous le socle de la charrue. Je me résigne à prendre le chemin dans la parcelle 26, au mirador de chasse N°4 je prends à gauche et suit un chemin dans la clairière artificielle sous la ligne à haute tension c’est ce qui ma semblé le plus exploitable malgré les ronces.  Au printemps je ne suis pas sur que les ronces ne nous empêchent pas de progresser. Nous suivons ce chemin, jusqu’à ce qu’il fasse un coude d’équerre sur la droite. Nous le suivons jusqu’à un poteau électrique « normale » ou nous trouvons un large chemin que nous suivons sur la gauche. Poursuivons par un sentier en lisière du bois. Nous arrivons sur la D 15 que nous prenons à gauche. Parcourons le bitume jusqu’à la petite route des ‘’pavillons’’ que nous prenons sur la droite. Nous arrivons au hameau des Croix. Dans le hameau la rue fait fourche devant un arrêt de bus, prenons à gauche. Nous arrivons sur la D 149 et faisons un esse gauche-droite pour prendre un chemin dans les champs en direction d’une propriété avec un portail vert et de grand peuplier (en 2022). Après un coude d’équerre sur la gauche nous débouchons sur un chemin que nous prenons à droite. Au carrefour en patte d’oie dans les champs (cote 186 proche du lieu dit Les Cléments) prenons le chemin de gauche. Longeons le bois des cléments, laissons les chemins de droite et de gauche, traversons une route menant au quelques maisons du Milasson, poursuivons tout droit le chemin carrossable que nous quittons dans le virage pour prendre sur la gauche le chemin traversant les champs. Sur la droite nous apercevons les quelques maisons du Bourbiers. Laissons un chemin sur la gauche et après un bois notre chemin fait fourche, prenons à gauche nous longeons la lisière de quelques bois. Traversons un bois avant de nous retrouver à flanc d’une colline douce au dessus de Saint julien du Sault. Malgré le brouillard j’aperçois une chapelle sur la colline en face. [La vallée montre une occupation des sols claire et étagée : la forêt occupe les hauteurs, la vigne les coteaux pentus, les cultures leur partie basse et à pente plus douce, le fond de vallée se partageant entre prairies, cultures et plantations arborées. La version la plus courante de l'origine du nom de Saint-Julien-du-Sault est attribuée à saint Julien de Brioude, dont l'évêque Germain d'Auxerre est à l'origine de son culte, vers 380-448, un soldat romain converti au christianisme et martyr en 304 qui, pour échapper à ses poursuivants, saute (saltus, signifiant originellement « sault, bond, bondissement ») avec son cheval du haut de la colline qui surplombe Saint-Julien ; il touche terre et une source jaillit. Une hypothèse attribue l'origine à Taranis cavalier dit anguipède, barbu et triomphant. Ce dieu gaulois aurait été assimilé lors de la conquête romaine à un lieu de culte dédié à Jupiter (dieu de la Triade capitoline) qui a souvent été christianisé sous le nom de saint Julien. En outre, afin de mieux coloniser la Gaule, un légionnaire romain pouvait se voir offrir un saltus. Une autre hypothèse attribue au premier fort le nom de l'empereur Julien (tout comme pour l'empereur Florentin et le fort Saint-Florentin). Le nom du saint-martyr de Brioude se confondant avec celui des lieux. Il est à noter qu'un document de l'Abbaye de Vauluisant de 1130 fait état de "Santus Julianus", un autre document en 1156 "Sanctus Julianus de Salice" et en 1258, la charte de coutumes de Saint-Julien-du-Sault établie par Louis le Jeune (1259) fait état de Sanctus-Julianus-de-Salice : Salice étant le saule. Il s'agirait donc de « Saint-Julien-du-Saule ».
 Plusieurs découvertes archéologiques ainsi que la présence d'un menhir à proximité de Saint-Julien-du-Sault attestent d'une occupation durant la période de l'âge du fer et notamment au Mésolithique. La voie romaine Agrippa entre Arles et Boulogne-sur-Mer longeait la rive gauche de l’Yonne, de Sens (Agedincum) à Autun (Augustodunum et antérieurement Bibracte, se superposant à l'ancienne voie gauloise d'Agendicum à Bribacte sur plusieurs tronçons ; puis elle passait par : Cézy, Thèmes, au pied de la colline de Vauguillain (face à la gare), dans la cour de la maladrerie pour, après le passage de la rivière aller en direction de Sens.

Je vous laisse lire l’histoire de saint Julien dans wikipédia.

Je note simplement que Vers le milieu du XVe siècle, la prospérité de la France et la diffusion du livre par l'imprimerie ont permis à l'éducation de se développer et c'est vers 1559 que le collège de l’Hôtel-Dieu fondé par l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem a remplacé les écoles du Moyen Âge. Le premier recteur connu est Mathieu Censier. Longtemps la rivière a été franchie par un gué seulement praticable en saison sèche, puis un bateau remplacé par un bac dans les années 1820. Afin notamment de favoriser les activités agricole entre les villes de la rive gauche et celles de la rive droite et le passage des journaliers et pour éviter d'aller passer le pont de Villeneuve-sur-Yonne et le pont de Joigny, on construisit un pont à péage en 1833. Ce pont suspendu construit par décret de Louis-Philippe du 24 juillet 1832 d'une longueur de 90 m est une œuvre de la Compagnie Seguin (Marc Seguin) qui a financé la construction du pont dont elle était propriétaire pour une concession de 99 ans et dont elle assurait le péage. Toutefois le péage s'est arrêté puisque la loi du 30 juillet 1880 obligeait les communes de racheter les concessions, pour rendre libre et gratuit l'accès au pont.

Dans la première moitié du XIXe siècle, une partie de l'eau du ruisseau d'Ocq provenant de Verlin est détournée, selon un droit acquis, pour alimenter les jardins et l'autre partie alimente cinq usines notamment pour le lavage des peaux de la tannerie et de la fabrique de boutons; puis elle arrose les prés et fait tourner le moulin à Tan, la forge et le moulin à farine; puis deux moulins à blés dans la rue de l'abreuvoir, plus loin un autre moulin a blé et le moulin de la ville. À la sortie de Saint-Julien elle fait tourner un moulin à tan, le moulin d'en bas et le moulin de famine avant de se jeter rive gauche de l'Yonne. Il y avait également une manufacture d'objets de bijouterie en acier poli et des fabriques de drap. Extraie wikipédia]. Nous entrons dans Saint Julien du Sault par le chemin des Bourbiers, laissons la rue de gauche et prenons sur la droite la rue de la Résistance, laissons sur la droite la rue du chemin de Busson, nous débouchons sur la D 107, rue de la Porte du Tau sur la gauche, poursuivons notre descente vers le centre du village. Au carrefour avec le petit square arboré comportant des bancs, poursuivons en face, par la petite rue Notre Dame, prenons sur la droite le passage (rue) de l’Abreuvoir, dans l’angle de la rue des Tanneries poursuivons tout droit par un sentier intra-muros. Nous longeons un immense bâtiment industriel traversé par le ruisseau d’Ocques. Ces un quartier un peu triste, à l’abandon, le bâtiment devait abriter les tanneries. Nous débouchons rue des Dames que nous prenons à gauche en empruntant le petit passage, et arrivons  par la rue du four sur place des Fontenottes (Fontenettes sur la base Mérimée) pavés d’un très jolie ensemble de granite et de brique, au milieu du pignon d’une maison la fontaine, derrière nous trouvons la maison de l’Archevêché du XVIème siècle à pans de bois. [Dénommée dans la base mérimée "Maison des Fontenottes, dite Maison de bois" elle est parfois certainement improprement appelée par les saltusien "maison de l’Archevêché".

Le château a été le premier bâtiment occupé par l'archevêque de Sens et ensuite la maison dite du Chapitre.

L'archevêque Tristan de Salazar qui passait par Saint-Julien avec de nombreuses personnes avait fait construire plusieurs maisons dites "pavillons" dont celle-ci. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1929 sous la dénomination de maison des Fontenottes. Elle date du XVIe siècle, du temps de l'archevêque Tristan de Salazar (1475-1519), et se situe en bas de la rue du puits de la caille. La façade est ornée de nombreux motifs sculptés.

Au rez-de-chaussée, on peut voir : écus armoiries, figures héraldiques, rinceau de vigne, chapelets de perle, têtes de loup et bouquets de feuilles.Sur le toit pentu, on remarque deux lucarnes à fronton trilobé et au faîtage incurvé. Les armoiries royales présentent deux blasons à trois fleurs de lys sur les chapiteaux des poteaux du rez-de-chaussée].

Prenons sur la droite la rue du four, nous débouchons sur une autre petite place à l’arrière de la maison de la fontaine, poursuivons jusqu’à la rue de la Fontaine que nous prenons à gauche. Remarquez au N° 18, dans l’angle du commerce à trois ou quatre mètres de hauteur une tête est sculptée. Remontons la rue, laissons la première rue sur la droite et prenons toujours sur la droite face au N° 10 la petite rue nous conduisant rue de l’église, A l’angle de la rue nous y trouvons une maison à pan de bois. Avant de nous rendre sur la place à notre gauche, prenons la rue sur la droite pour nous rendre devant l’entrée se trouvant ce qui n’est pas commun, le long de la nef [Au XIIe siècle, l'archevêque de Sens, Guy de Noyers, fonde la collégiale Saint-Pierre à Saint-Julien-du-Sault. Le chapitre de onze chanoines, qui y est attaché, a, entre autres, la charge des offices à la chapelle Saint-Julien du château Vauguillain. L'église de la collégiale n'a laissé aucune trace. Aux alentours de 1240, elle est remplacée par une église gothique qui ne sera jamais terminée. Seuls seront érigés le chœur, les contreforts et les portails latéraux. L'église fut incendiée et en partie détruite vers le milieu du XIVe siècle. La restauration commença à la fin du XVe, sous l'impulsion de l'archevêque de Sens, Tristan de Salazar (1475-1519). Le cardinal Louis de Bourbon, archevêque de Sens de 1535 à 1557 se chargea de son achèvement par la reconstruction totale du chœur. Il essaya aussi de faire installer des tribunes.
La nef, de la responsabilité de la paroisse, resta inachevée. On le voit dans les beaux piliers fasciculés, prévus pour supporter la voûte en pierre, qui n'aboutissent pas (photo ci-dessous). La voûte restera en bois. À l'ouest, la nef est fermée par une clôture de planches jusqu'en 1735. Conséquence : l'église Saint-Pierre ne possède aucune unité architecturale. Elle est néanmoins inscrite dès 1840 à l'inventaire des Monuments historiques pour ses vitraux des XIIIe et XVIe siècles qui constituent sa véritable richesse et son intérêt artistique. Cette page en donne un très large extrait. Je vous laisse lire la suite sur patrimoine-histoire. Ils décrivent les vitraux, que malheureusement je n’ai pas pu voir lors de mon passage l’église étant fermé. https://www.patrimoine-histoire.fr/P_Bourgogne/SaintJulienDuSault/Saint-Julien-Du-Sault-Saint-Pierre.htm ]. Remontons la rue de l’église sur notre gauche. Nous arrivons sur la petite place, et trouvons une poutre sculptée sur le commerce à l’angle de la rue [La maison au poteau cornier de Saint-Julien-du-Sault ou maison de l'arbre de Jessé est une maison située à Saint-Julien-du-Sault, en France.

Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1929.

Cette maison se trouve à l'angle de la place du Général Leclerc et de la rue Notre-Dame. Le poteau cornier que l'on y admire est un moulage fidèle de l'original en chêne du XVe siècle, installé aujourd'hui au musée de Saint-Julien-du-Sault. Son chapiteau présente deux niches au décor architectural du début de la Renaissance qui abritent chacune une statuette. Celle de gauche représente saint Jean-Baptiste. Il porte un agneau, allusion à la parole de l'Évangile : Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Il est vêtu d'une longue tunique de peau, dont on voit la bête la tête en bas. La statuette de droite est celle de saint Jacques, figuré en pèlerin de Compostelle, portant une besace et tenant un bâton et coiffé d'un chapeau avec une coquille. Il tient un évangile.

Un autre poteau, représentant sainte Barbe avec un livre et la palme du martyre (Barbe la grande martyre), ainsi qu'un fou en cul-de-lampe pour signifier: « ici on s'amuse bien » n'a jamais été retrouvé. Il serait engravé dans le mur et pourrait se trouver sous le crépi

Sous l'ancien régime c'étaient la maison et auberge de la famille Soret des marchands de Saint-Julien-du-Sault et également des notables dont des échevins. Toute la nuit une lanterne était allumée et la maison était le lieu de réunion des gradés des régiments royaux. Wikipédia]. Face à ce bâtiment une autre maison à pan de bois. Reprenons sur la gauche la rue de la Fontaine, au monument aux morts, prenons à droite le passage se dirigeant vers un étang, nous longeons le ruisseau d’Ocques [Saint-Julien-du-Sault est traversée par un petit affluent de l'Yonne d'environ 14 km : le Ru d'Ocq, qui vient de Saint-Loup-d'Ordon et devient le ruisseau d'Ocques après Verlin, conflue en aval de Saint-Julien-du-Sault en face de Villevallier. Wikipédia]. Remontons par le passage du Bois Frileux (sur la gauche le Lavoir, malheureusement fermé [Un lavoir est un bassin alimenté en eau généralement d'origine naturelle qui a pour vocation première de permettre de rincer le linge après l'avoir lavé. Il est le plus souvent public, gratuit ou payant selon les communes, Contrairement à une représentation très répandue, les lavandières ne s'y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge, mais pour l'y rincer. Le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d'eau, il pouvait avoir lieu dans les habitations ou les buanderies où le linge s'accumulait avant la « grande lessive », mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée. À l'origine, le lavoir est une pierre plate ou une simple planche posée au bord d'un cours d'eau, d'une mare ou d'une source, sans abri. La pollution due à la révolution industrielle, les épidémies puis l'hygiénisme entraînent le développement de constructions spécifiques à la fin du XVIIIe siècle qui voit les communes se munir de bassins situés au bas d'une prairie, en contrebas d'une source ou d'une fontaine, en bordure d'un ruisseau, d'un canal, d'une rivière ou d'un fleuve où peut être amarré un bateau-lavoir.

En France, les épidémies de choléra, de variole et de typhoïde incitent le Parlement à voter la loi du 3 février 1851 qui accorde un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs couverts et prévoit que « c'est au lavoir commun que la laveuse trouvera une distribution commode d'eau chaude et d'eau froide, des appareils de séchage qui lui permettent une économie de temps, et qui lui évite d'effectuer (le blanchissage) dans l'habitation ». Le lavoir reste en usage jusqu'au milieu du XXe siècle dans les villes où soit l'eau n'est pas polluée soit il n'existe pas de blanchisseries, mais leur utilisation est progressivement abandonnée au cours de ce siècle. Malgré la résistance au progrès des lavandières, le lavoir est remplacé par les lessiveuses, les lavoirs mécaniques, les machines à laver vers 1950. Wikipédia]. Remontons sur la droite la rue du bois Frileux, et au 19 de la rue, prenons la rampe herbeuse de la Montagne du Château. Dans le virage, nous trouvons un sentier sur la gauche, puis un autre sur la droite nous donnant accès à l’ancien château et à la chapelle [Le château de Vauguillain ; Le château qui a pris le nom de la chapelle de Vauguillain a été édifié à la fin du XIIe siècle. S'il ne reste aucune trace d'une précédente construction, il est certain, comme en témoigne un sarcophage gallo-romain en pierre trouvé par un vigneron près de l'ancien cimetière en 1850, que ce point stratégique a été de tous temps occupé. L'enceinte du château comprenait la maison seigneuriale qui communiquait avec la chapelle par une porte, un puits creusé au nord de la chapelle et en 1492 l'archevêque Tristan de Salazar fit construire des remises et des écuries. Le premier gouverneur connu du château par des textes est Symon de Jussemicourt en 1363.

Au XIVe siècle pendant la guerre de Cent Ans, les murs d'enceinte de la forteresse sont détruits puis reconstruits par les habitants. Ce fut à nouveau le cas en 1406 et en 1492. Il servait de résidence aux archevêques de Sens. On peut voir les ruines de l'ancienne enceinte du château dont la grosse tour ronde dite « tour Baron » qui était reliée à une tour carrée.

En 1521-1522, le censier de Saint-Julien-du-Sault établit que le château est au centre d'un réseau de chemins menant à Verlin et Précy. Sept maisons et un emplacement à bâtir se tiennent à ses abords immédiats. Des vignes l'environnent, ce qui dégage la vue sur les assaillants. Une pente de 70 mètres rend très difficile l'accès au hameau de Vauguillain et à la ville de Saint-Julien. Démantelé en 1630 en exécution de l'ordonnance royale du cardinal de Richelieu de 1626, le château est abandonné, mais la chapelle, dédiée à saint Julien, est entretenue par les villageois, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Wikipédia]. Faisons le tour des remparts, nous avons une belle vue sur les collines bourguignonne et Saint Julien. Sortons par l’ancienne porte. Nous trouvons un sentier sur la droite puis sur la gauche nous faisant redescendre vers Saint Julien (plusieurs chemins semblent raccourcir l’itinéraire, mais attention certain chemins mènent à une falaise abrupte). Nous débouchons route de la Chapelle que nous prenons à gauche puis, rue de la Gare (D107), que nous prenons à gauche, longeons un affreux bâtiment des années 1960. A la fourche, prenons à droite, la rue de la Fontaine. Nous retrouvons une partie du chemin réalisé lors de notre monté, et prenons sur la droite la petite rue étroite de Saint Antoine. Dans le virage la rue change de nom, devient rue de l’Hôtel Dieu ou nous trouvons une maison à pans de bois et poutres sculptés du XVIè siècle. [La maison présente une façade à colombages du XVe siècle. Les poutres qui supportent l'encorbellement sont étayées par deux corbeaux. Celui de droite comporte un bas-relief de saint Vincent, patron des vignerons, en dalmatique et portant d'une main une serpette et de l'autre un évangile. Celui de gauche comporte un blason effacé. On remarque aussi sur l'encorbellement neuf têtes de loup (engoulants) aux gueules ouvertes. Le poteau cornier donnant rue Saint-Antoine présente une statuette rustique d'une Vierge à l'Enfant. Wikipédia]. Nous retrouvons le chevet de l’église puis la rue de la Liberté que nous prenons à droite. Remarquez à l’angle de la rue, la maison en pierre, les linteaux comportent des archivoltes, (peut être l’ancienne prison sous la terreur. Elle en a bien le style), des corbeaux dépassent du mur. Nous arrivons place de la Liberté, à l’angle de la rue nous trouvons une maison à pan de bois et de l’autre coté la tour de l’ancienne porte de la Croix. Longeons le parking sur la gauche, puis à droite la rue de l’Hospice, puis à gauche la rue du Chêne Martin, qui se rétrécie et devient plus ou moins bitumée, poussons jusqu’au quartier qui semble neuf de l’Ardillier lui comporte un beau bitume. Dans le virage en épingle à cheveux prenons le chemin sur la droite face au N° 33 et à l’angle du N° 25. Si vous réussissez à lire le N°25 c’est que vous avez loupé le Chemin carrossable du Chêne Martin. Nous longeons les dernières habitations et grimpons par le chemin de la Chaume Jubert. Longeons le château d’eau semi enterré, nous arrivons au bois. Le chemin fait fourche, prenons à droite, longeons la lisière, à la fourche avec un chemin dans une bande de prairie en bordure du champ, (qui n’est pas sur la carte). Prenons à gauche, traversons le bois. Le chemin redescend vers L’Yonne et la D3, Nous avons une vue sur Villeneuve sur Yonne. Notre chemin fait fourche remontons dans la vallée des Charbonniers, en longeant la lisière du bois et une bande de clairière, puis nous remontons dans la foret Domaniale de Chapitre et Gente, ongeons les parcelles 5 et 1. Nous débouchons dans la D 149 (Il m’a été impossible de prendre un chemin sur la droite, ils sont sans issus et comportent des pancartes de chasse… Tir à Balle). Prenons à droite, nous longeons une belle propriété qui ressemble à une ancienne gare ou à un hôpital, avec son bâtiment central et ses ailes de chaque coté, son jardin est arboré. Il semblerait que ce ne soit qu’une ferme. Puis dépassons l’ermitage, maison isolée en meulière caché derrière les arbres. A deux cent mètres du village les Sèves, nous prenons le chemin de droite dans les champs. Nous entrons dans les bois des Grands Fossés, longeons le château de Villeneuve sur Yonne. Laissons la route et prenons sur la gauche le chemin dans la foret. Nous retrouvons un chemin carrossable, puis le bitume de la C 5, nous sommes revenue dans les faubourgs de Villeneuve. Prenons la D 15 sur la droite, au carrefour toujours la D 15 mais cette fois ci sur la gauche en direction de Villeneuve centre. Passons le pont de la ligne de chemin de fer, au carrefour suivant prenons à droite en direction du centre ville et base de loisirs. Nous retrouvons le pont Saint Nicolas au dessus de l’Yonne, les petites marches, sur la gauche nous permettent de retrouver le parking sur le quai Bretoche.


Le Plus des Photos

 

 

 

 

 

 
                                Une moisson qui a mal tourné 


Saint Julien du sault








































 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 







 

 
 
 

 

 

Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ; https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html