Montreuil Bellay à la limite de l’Anjou et du Poitou, dans le Val de Loire
Juillet 2022 ;
Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son château… Située en bordure du Thouet.
Le territoire communal de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont, Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux mégalithes et vestiges antiques.
Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.
Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.
Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.
Au début du XIIIème siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et dans les parties basses de l’enceinte urbaine.
Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée
d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.
Montreuil-Bellay est un centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre sur le territoire.
Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se
développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.
Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.
La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires
Avec ma façon un peu décalé pour réaliser mes balades je n’ai pas réussi à caller le centre du village dans mes balades. Nous repassions dans les mêmes rues plusieurs fois, et cela ne me plaisait pas. J’ai préféré séparer le centre du reste de mes itinéraires.
Carte OpenStreet Trace GPS Trace Randogps
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Le code mobile de cette randonnée est b357351
Nous partons du parking des Nobis [Ruines de l'ancienne église (paroissiale) Saint-Pierre et
restes du cloître. Les bâtiments conventuels reconstruits en 1710 et restaurés
depuis sont propriété de la commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré.
L'église Saint-Pierre est mentionnée dès le XIe siècle.
Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son
état au cours du XIXe siècle. Les
ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les
bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les
anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991.
Wikipédia.
établissements monastiques de la vallée de
la Loire. Affilié en 1675 à la réforme mauriste, il fut reconstruit
dans un
style proche de celui de l'abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église
Saint-Pierre devait être achevée au milieu du 12e siècle. Au 15e siècle,
construction du bas-côte nord. Restauration de l'église au 17e siècle après les
destructions des guerres de religion. Au 18e siècle, reconstruction totale du
monastère par les religieux de la congrégation de Saint-Maur. Pendant la
Révolution, l'église est abandonnée et commence à s'écrouler à partir du milieu
du 19e siècle. Siècle de la
campagne principale de construction : 12e siècle ; 14e siècle ; 15e
siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Remontons par le début de la rue du tertre,
puis prenons sur la droite les escaliers toujours bien fleurie de Saint Pierre.
Dans une niche d’une maison la statue de Saint Pierre, dans le haut, à l’angle
des Rues Gaudrez et de la Mairie une maison en tuffeau et à colombages avec
un pilier d’angle soutenant les poutres [Cette petite
habitation de plan rectangulaire, avec une façade-pignon reconstituée à
l'identique à la fin du xxe sur la rue, est sans doute l'une des
plus ancienne de la ville (1399). Caractéristique des maisons de la fin de
l'époque médiévale, elle est construite pour parie en moëllons de tuffeau mais
aussi en pans de bois renforcés de piliers en pierre pour porter les poutres
des planchers. Panneau d’information]. Prenons
sur la gauche la place du
marché. Au niveau de la rue du Tertre, nous avons une vue sur les tours du
château, poursuivons la rue et arrivons face au château et de la Collégiale [L'ancienne chapelle castrale est reconstruite entre 1472 et
1484 pour Guillaume d'Harcourt seigneur de Montreuil. Elle est érigée en
collégiale en 1475 et devient église paroissiale en 1810. L’édifice, ainsi que
le pont et son passage voûté ont été restaurés en 1863-1865 par Charles
Joly-Leterme et classé Monument historique en 1907 : A l'intérieur, chacune des
cinq travées est couverte d'un voûte d'ogives bombée, dite "voûte
angevine". De grandes verrières aux réseaux flamboyants, offrent une
lumière diffuse. Panneau d’Information.
du
château. La nef est ceinturée d’une litre funéraire aux armes seigneuriales.
(Une litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre (emprunt au latin
médiéval lista, « bordure »), ou encore ceinture funèbre ou ceinture de deuil était en France,
sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l'intérieur et parfois même à
l'extérieur d'une église pour honorer un défunt). Wikipédia]. Ressortons de l’enceinte de la collégiale
pour admirer le château. C’est un très beau château, nous pouvons entrée
gratuitement dans la première cour. [Le château fut
le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde baronnie d'Anjou, du XIe
au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du XIe
au XVe, elle devint demeure de villégiature et d'influence
économique, artistique et politique du XVe au XVIIIe.
Panneau d’information.
La première citadelle est construite au onzième
siècle par Foulque Nerra, Comte d'Anjou, sur les fondations d'un oppidum
romain. Infatigable guerrier, insatiable bâtisseur, Foulque Nerra, dit le
Faucon Noir, appartient au cercle étroit des fidèles au Roi de France, Hugues
Capet. De sa descendance naît la dynastie des Plantagenêt qui règne sur
l'Angleterre de 1154 à 1485, et notamment : Geoffroy Plantagenêt.
Montreuil Bellay gagne sa réputation de place imprenable sur le front des
luttes entre le trône d'Angleterre et la couronne de France lorsque le mariage
de Geoffroy Plantagenêt, Comte d'Anjou, avec Mathilde d'Angleterre fait passer
l'Anjou sous domination anglaise. Giraud II Berlay, baron de Montreuil Bellay,
s'oppose par les armes à cette dépendance. Il faut plusieurs assauts et un
siège de trois ans, entre 1148 et 1151, pour permettre à Geoffroy Plantagenêt
de réduire la résistance que lui oppose Giraud II Berlay.
La descendance Berlay prendra parti tantôt pour l'Angleterre, tantôt pour le
Roi de France. Le Roi Philippe Auguste en 1208 et son fils Louis VIII en 1224
viendront définitivement soumettre la baronnie de Montreuil Bellay au Royaume
de France. Au treizième siècle, Montreuil Bellay, entouré des immenses forêts
de la Seigneurie, est un grand centre de vénerie et de fauconnerie au cœur de
la Loire. De fastueuses fêtes s'y multiplient.
Au quatorzième siècle débute la Guerre de Cent Ans. Les populations affamées se
réfugient dans les douves du Château et dans les monastères voisins, tandis que
le Seigneur de Montreuil Bellay, Guillaume de Melun-Tancarville meurt glorieusement
en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son petit-fils, Guillaume d'Harcourt, épouse
Yolande de Laval, belle-soeur du Roi René.
Plusieurs Rois résideront au Château de Montreuil Bellay : Louis IX en 1241,
Charles VII en 1443, Louis XI en 1463, Charles VIII en 1488 et 1490, le Roi de
Navarre futur Henri IV en 1553 et 1610 et Louis XIII en 1620.
Henri II d'Orléans, Duc de Longueville, hérite du Château. Ambassadeur,
celui-ci signera en 1648 le traité de Westphalie qui met fin à la Guerre de
Trente Ans. Son épouse, Geneviève de Bourbon Condé, instigatrice de la Fronde
des Princes avec son frère, le Grand Condé, est contrainte par Louis XIV à
l'exil en son Château de Montreuil Bellay. Elle entraîne avec elle ses nombreux
admirateurs, dont La Rochefoucault et Turenne, pour "se désennuyer".
Les Guerres de Religions éclatent : catholiques et protestants viendront tour à
tour se ravitailler en armes et munitions à Montreuil Bellay.
Au cours de la Révolution, Jean-Bretagne de La Trémoille, Seigneur de Montreuil
Bellay, reste fidèle au Roi
Louis XVI. Sa lourde charge de Maréchal le tient
éloigné de son Château qui sera réquisitionné et transformé en prison pour
femmes monarchistes. Après la Révolution, le Château est acheté par un riche
négociant en vin de Saumur dont la fille épouse le Baron Alexandre Adrien de
Grandmaison, Officier de la garde de Charles X. Celle-ci remettra en état le
Château qu'elle lèguera à son neveu Georges de Grandmaison, arrière petit-fils
du Général Mouton, Comte de Lobau, Maréchal de France et aide de camp de
l'Empereur Napoléon 1er.
Georges de Grandmaison, maire de Montreuil Bellay pendant 16 ans et
parlementaire de l'arrondissement de Saumur pendant près d'un demi-siècle,
ouvre le Château aux blessés de la Guerre de 14-18. Près de 1.200 soldats sont
soignés dans cet hôpital insolite.
Le Château appartient aujourd'hui encore à la même famille qui s'efforce de
l'entretenir pour en partager l'histoire et la beauté, mais aussi pour faire
rayonner sa place parmi les Châteaux de Loire.
Voilà un large résumé sur le château, je comprends enfin pourquoi
l’Ouest est devenu anglaise… Vous trouverez un peu plus d’histoire sur le site https://chateau-montreuil-bellay.fr/fr/histoire/chateau Je mets quelques
photos de l’intérieure du château qui mérite une visite. Prenons sur la
droite la rue du château. Sur la gauche un bel hôtel
particulier transformé en
hôtel haut de gamme. A l’angle de la rue de la Seigneurie la grange aux dîmes
du XVème Transformé en restaurant. L’intérieure semble plus beau que
l’extérieur [Grange datant du xve
siècle, édifiée pour entreposer la collecte de la dîme, impôt de l'Ancien
régime portant principalement sur les revenus agricoles. L’intérieur du
bâtiment comportait trois niveaux de stockage divisés au rez-de-chaussée et à
l'étage par des piliers en pierre et des poteaux en bois soutenant les
planchers. Panneau d’information]. Coupons la route National,
poursuivons par la rue de l’Ardiller. Nous trouvons une maison à tourelle
« Le Grand Ardiller » [Ce manoir
construit au xve siècle était le siège d'une seigneurie dépendante de la
Baronnie de Montreuil-Bellay. La grande tour d'escalier demi hors-oeuvre, le
pigeonnier dont on distingue encore les trous de boulins sur la façade et la
chapelle qui complétait l'édifice à l'origine (elle fut détruite après 1843)
sont des éléments caractéristiques des demeures seigneuriales de la fin du
Moyen Age. Panneau d’information]. Prenons sur la droite la rue Saint
Thomas. Nous longeons un mur en moellons
qui devait être le rempart de
fortification de la ville. Dépassons le centre commerciale, les fortifications
on été modifiées en boutiques ou en accès à des propriétés. Prenons à droite la
rue Estienvrin remarquez la maison de l’angle ; une façade en tuffeau avec
son chambranle de porte et sa corniche décorées. Prenons sur la gauche la rue
des métiers, rue sans trottoirs fleurie, servant de parking. Traversons le
jardin botanique des Augustins, qui abrite une collection de roses
comprenant environ soixante variétés différentes. Prenons la rue des ermites sur la
droite pour contourner l’église de l’ancien couvent [On distingue une ancienne église (Grands Augustins), un
hôtel particulier (Sestier de Champrobert), une ancienne chapelle
(Saint-Thomas) et d'anciens bâtiments conventuels. L’église devint
« Temple de la Raison » en 1789 puis transformée en chai, puis servit
de garage pour la réparation d’automobiles. Menacée de ruine, elle fut
restaurée entre 1988 et 1992. Les autres bâtiments ont été remaniés aux XIXe et XXe siècles.
L'église a été classée et les autres bâtiments inscrits au titre des monuments
historiques en
1989 Ancienne église du couvent des Augustins construit au XVIIe
siècle, cet édifice est l’un des rares vestiges du couvent, dont une partie
importante de l’aile gauche est détruite avec le percement de l’avenue Duret
panneau d’information et https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Remarquez cette petite place avec au fond ce
qui est aujourd’hui l’entrée de l’ancien couvent [Ce couvent aurait
été établi sur des terres données par un notable au XVIIème siècle. Sont alors
construit l'église des Grands Augustins, la petite chapelle, aujourd'hui située
place des Augustins, ainsi que l'hôtel des petits Augustins et divers bâtiments
conventuels qui servaient à loger les ecclésiastiques. Le tout sera entièrement
édifié avant la moitié du XVIIème siècle. Ces derniers auraient été restaurés
au XIXème et XXème siècle, et auraient pris leur allure actuelle. http://www.duvoyage.com/voyager/france/montreuil-bellay/ancien-couvent-des-augustins.html ]. Prenons à droite la rue
des Augustins, nous arrivons rue National, admirer sur la gauche au N° 398 la
maison avec son pignon, ses lambrequins artistiques longeant la toiture et
cachant les tuiles et servant de gouttière, son balcon, les jambages des fenêtres
et leur linteaux, les
consoles supportant le balcon. Prenons la rue de la place
du Concorde (pourquoi du concorde et pas de la
concorde, peut être en relation avec l’avion Le Concorde fleurons de la France
dans les années 1960 et volant à la vitesse du son ? Mais cela n’a
certainement aucun rapport.) En se retournant nous avons un bel ensemble
de maisons jusqu’à l’église. Prenons à droite la petite rue des Lauriers, puis
à gauche la rue du docteur Gaudrez. Au 165, nous avons un linteau de porte
ouvragé et arrivons rue de la Mairie. A l’angle une maison à colombages avec un
pilier d’angle soutenant les poutres du premier étage (nous voilà revenu à
l’extrémité de la place du marché) [Cette petite
habitation de plan rectangulaire, avec une façade-pignon reconstituée à
l'identique à la fin du xxe sur la rue, est sans doute l'une des
plus ancienne de la ville (1399). Caractéristique des maisons de la fin de
l'époque médiévale, elle est construite pour parie en moellons de tuffeau mais
aussi en pans de bois renforcés de piliers en pierre pour porter les poutres
des planchers. Panneau d’information]. Sur la droite la place du marché
avec les toits en poivrières du château pointant vers le ciel, place que nous
avons vue au départ de cette balade en centre ville
[La
place du Marché est bordée de maisons dans les périodes de construction
s’échelonnent du XIVe au XIXe siècle. L’une des plus anciennes maisons de la
ville serait celle en pan de bois. Place importante, le Greffe de la Baronnie,
c’est-à-dire les services administratifs de la juridiction, s’y trouve
également. Avec sa façade haute et étroite, cet édifice est caractéristique des
centres urbains médiévaux. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Remarquez tout de même
la façade de la maison entre la rue de la mairie et Dovalle, elle me semble
très arc déco ce qui tranche avec sa voisine à colombages. Prenons la rue de la
mairie sur la gauche, nous trouvons la maison de l’Apothicaire [Datant du XVe siècle, cette demeure est une ancienne
apothicairerie, ce que nous appellerions aujourd’hui une pharmacie. Sur la
façade, de chaque côté de la porte, de curieuses sculptures en bois illustrent
la préparation d’un onguent, médicament que l’on applique sur la peau. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ].
Passons la place de la mairie, [de style Napoléon
III, fut achevée en 1859. Elle est flanquée de deux ailes en retour servant
autrefois de halles. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/
images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ]
nous arrivons rue du Bellay au 179 de la rue nous avons une épigraphe
relatant
que Louis le XIIIè est passé par ici en 1620 pour se rendre à
Thouars. A l’angle de la rue sur la droite [La rue
du Bellay fut tracée au XVème siècle, avec des maisons anciennes aux n°185, 159
et 138. Au n°185, une plaque commémore deux des passages de Louis XIII à
Montreuil-Bellay. Remarquez en face, au n°186, un mur incrusté d’os en saillie.
https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ].
Revenons sur nos pas passons devant le 159 avec ses deux tourelles que l’on
voit mieux de loin que de prêt. A
l’angle de la rue René Moreau remarquer sur
la gauche le porche en anse de panier, avec son linteau surmonté d’un cartouche
à boule. Poursuivons cette rue dont les maisons ne sont pas alignées. Nous
retrouvons la rue Nationale que nous prenons à droite. Remarquez sur la gauche les
dessus de fenêtre en forme de toit avec leurs consoles. Nous arrivons à la
porte Saint Jean [chef d’oeuvre d’architecture
militaire érigé en 1412/1413, se distingue par un appareil à bossage
représentatif de la puissance de la ville à cette époque. Escarpement rocheux
naturellement protégé par le Thouet, le site de Montreuil-Bellay est fortifié
par Foulques Nerra vers 1025. Cette première enceinte subit de nombreux
dommages et est remplacée au XVe siècle, par Guillaume IV de Tancarville,
seigneur de Montreuil. Attestées dans les sources écrites dès 1366, les quatre
portes de la ville et les tours de flanquement sont
reconstruites et adaptées
au progrès de l’artillerie à feu dans la seconde moitié du XVe siècle. La porte
Saint-Jean est un chef d’œuvre de l’architecture militaire de l’époque. Les
bossages servent à montrer toute la puissance du seigneur. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf & https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ].
Tout à coté l’hôpital saint Jean [Construit au
début des années 1480, l’hôpital et sa chapelle sont consacrés en mars 1484.
Ils accueillaient, avant qu’ils n’entrent dans la ville, les pauvres et les
malades arrivant de Thouars par la porte Saint-Jean. À l’intérieur, les
peintures murales se découvrent lors des ouvertures exceptionnelles de
l’hôpital https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ].
Revenons sur nos pas et prenons sur la gauche la rue Victor Hugo. A notre gauche
une tourelle derrière un chien assis avec deux fenêtres en plein cintre doit
éclairer une galerie, remarquez comme le fronton est sculpter [Cet ancien hôtel particulier a été construit au cours de
la 1er moitié du XVI siècle, comme en témoigne sa tour d'escalier
sur cour, puis repris au milieu du XVIe siècle comme l'indique une
date portée sur l'une des lucarnes (1756). L'aile en retour d'équerre sur la
rue a été pour sa part élevée vers la fin du xx siècle dans le style
néo-gothique. L'hôtel a été restauré à la fin du
xxe siècle. ].
Passons le parking poursuivons la rue sur la droite, un immense portail devant
cacher un hôtel particulier. Nous arrivons rue de l’Ardenne que nous prenons à
droite, entre les arbres nous avons
une vue sur les faubourgs, situé de l’autre
coté du Thouet. Après la rue Bellay, nous changeons de nom de rue, poursuivons
par la rue Donvalle. Sur la gauche une belle maison avec sa tourelle [(XVIème siècle) est la maison natale du poète Charles
Dovalle, tué en duel en 1829. Sur une grande partie de sa longueur, la rue
Dovalle offre un joli panorama sur la vallée du Thouet. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf Construite
au XVe siècle, cette maison doit son nom au poète montreuillais Charles
Dovalle, né dans la ville en 1807. Tué en duel en 1829, il est une figure montreuillaise
importante. Il fit d’abord des études au collège de Saumur, où il écrivit des
poèmes remarqués. Après des études de droit à Poitiers, il partit pour Paris
afin de se lancer dans la littérature. Critique théâtral, il commit l’erreur de
se moquer du directeur du théâtre des Variétés de Paris, qui le provoqua en
duel. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Nous voilà revenu place
du marché, il suffit de descendre l’ escalier sur la gauche pour retrouver le
parking des Nobis.
Les commentaires proviennent des sites internet
https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf
Histoire patrimoine https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville
En dernier lieu j’ai trouvé ce site ou on a une belle carte et les explications.
https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf
Les photos
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