mercredi 2 septembre 2026

Petite Promenade N° 191 Montreuil Bellay village aux confins de l’Anjou et du Poitou

   Montreuil Bellay à la limite de l’Anjou et du Poitou, dans le Val de Loire

 

 Juillet 2022 ;

 
 
Pourquoi ce village ? N’y voyez pas une prochaine promenade sur les bords de Loire et ses châteaux. N’y même une étape du GR 36 (Manche-Pyrénées). Le Maine et Loire étant pour nous, un point central pour ce rencontrer. Ce n’est simplement que quelques jours de vacances en famille. Et comme je m’ennuie rapidement lorsque je ne marche pas au minimum dix kilomètres par jours, j’ai découvert les bords du Thouet. Pas drôle les vacances avec moi… quoi que. Comme cette année il a fait très chaud en juillet, je me promenais le matin de 6h30 à 8h00. Lorsque je revenais, le petit monde sortait tout juste des songes et je prenais mon petit dej avec eux. L’après midi c’était bien souvent piscine, visite de champignonnière, on était bien sous la terre, douze degrés constant, ou canoë sur le Thouet, qui n’avais pas beaucoup d’eau et puis voilà la semaine est passé malgré tout assez vite.

Montreuil Bellay, se distingue par un patrimoine médiéval exceptionnel. La ville conserve encore ses remparts, ses portes fortifiées, son château… Située en bordure du Thouet.

Le territoire communal de Montreuil-Bellay comprend huit villages : Méron, Balloire, Chaumont, Panreux, Trézé, Champ de Liveau, La Motte Bourbon et Lenay. Ce sont dans ces hameaux que l’on trouve les premières traces d’occupation à travers de nombreux mégalithes et vestiges antiques.


Au début du XIème siècle, au carrefour de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, Montreuil-Bellay devient un enjeu pour les puissances féodales rivales. Foulque Nerra construit un donjon sur l’escarpement rocheux surplombant le Thouet avant de marcher vers la ville de Saumur prise au Comte de Blois en 1026.

Le Comte d’Anjou confie Montreuil-Bellay à son vassal Giraud Berlay dont le nom déformé au cours du temps explique le « Bellay » dans l’origine du nom de la cité. La dynastie des Berlay, quelque peu belliqueuse, se révolte plusieurs fois contre son suzerain. La première forteresse de Montreuil-Bellay est alors mise à mal par Geoffroy Plantagenêt, puis par Henri II Plantagenêt.

Au pied du donjon, sur les bords du Thouet, se développe le premier noyau urbain. L’église Saint-Pierre est fondée ainsi qu’un prieuré confié aux moines de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Aujourd’hui les ruines du chœur de la première église paroissiale conservent un groupe de chapiteaux du milieu du XIIème siècle. D’une grande diversité, ces sculptures romanes sont à rapprocher de celles de Notre-Dame de Cunault. Le prieuré des Nobis, accolé au flanc sud, est rebâti au XVIIIème siècle.

Au début du XIIIème siècle, les vicomtes de Melun, nouveaux seigneurs de Montreuil-Bellay et proches du pouvoir royal, initient de vastes remparts et construisent une imposante forteresse. L’Anjou rattachée au domaine royal se dote d’une ligne défensive en direction du Poitou toujours dans le giron anglais. Ces fortifications du XIIIème siècle sont encore bien visibles autour du château et dans les parties basses de l’enceinte urbaine.

Au cours de de la Guerre de Cent Ans, la cité devient une possession de la famille d’Harcourt, noble lignée

d’origine normande ayant des charges prestigieuses (Connétable, Chambellan…). Jacques II d’Harcourt puis Guillaume IV d’Harcourt, grands bâtisseurs, dotent Montreuil-Bellay d’une architecture exceptionnelle, physionomie de la ville encore aujourd’hui.

Entre 1415 et 1485 s’échelonnent plusieurs chantiers ; l’enceinte urbaine est reprise, des portes fortifiées spectaculaires filtrent les entrées dans la ville, l’hôpital Saint-Jean est édifié, la grange aux dîmes aménagée et de beaux manoirs à tourelles accueillent le personnel de justice et administratif d’une cité affirmée. Les seigneurs d’Harcourt vont également porter leur attention sur leur résidence : Châtelet, château vieux, château neuf, oratoire peint, chapelle castrale devenue collégiale… le XVème siècle est sans conteste le Siècle d’Or de Montreuil-Bellay.

Montreuil-Bellay est un centre administratif et commercial jusqu’au XVIIIème siècle. L’essentiel du négoce se fait par le Thouet où les denrées venues d’Aquitaine et des Charentes rejoignent la Loire. Tout autour de la ville une importante production céréalière prédomine qualifiant le Montreuillais de « Grenier de l’Anjou » et ce depuis le Moyen-âge. Au lendemain de la Révolution, Saumur est déclarée sous-préfecture et Montreuil-Bellay aura une influence administrative moindre sur le territoire.

Au XIXème siècle le chemin de fer supplante la navigation pour le transport des marchandises, la ville se


développe en dehors des remparts et le jardin du mail avec son kiosque à musique devient lieu de promenade. A la déclaration de la guerre une usine à poudre est construite sur la plaine de Méron, puis devient dès 1941, sur ordre du gouvernement de Vichy, un camp d'internement pour les tziganes. Une stèle commémorative est érigée en 1988 et le lieu est désormais classé au titre des Monuments Historiques depuis 2010.

 

Pour se rendre à Montreuil Bellay ; à moins de 25 kilomètres de Saumur (Maine-et-Loire), Thouars (Deux-Sèvres) et Loudun (Vienne). De Loudun ou de Saumur prenez la D 347 et de Doué en Anjou la D761.

La gare de Montreuil-Bellay est desservie par des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine qui circulent entre Thouars et Saumur. Les lignes desservant Montreuil Bellay https://www.garesetconnexions.sncf/fr/gares-services/montreuil-bellay/horaires

 

Avec ma façon un peu décalé pour réaliser mes balades je n’ai pas réussi à caller le centre du village dans mes balades. Nous repassions dans les mêmes rues plusieurs fois, et cela ne me plaisait pas. J’ai préféré séparer le centre du reste de mes itinéraires.

Carte OpenStreet        Trace GPS        Trace Randogps

Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici

Le code mobile de cette randonnée est b357351

Nous partons du parking des Nobis [Ruines de l'ancienne église (paroissiale) Saint-Pierre et restes du cloître. Les bâtiments conventuels reconstruits en 1710 et restaurés depuis sont propriété de la commune. Fondation entre 1097 et 1103 d'un prieuré. L'église Saint-Pierre est mentionnée dès le XIe siècle. Plusieurs fois détruite et reconstruite, elle est désaffectée à cause de son état au cours du XIXe siècle. Les ruines de l'église Saint-Pierre et les restes du cloître sont classées et les bâtiments conventuels inscrits en 1974 au titre des monuments historiques. Les anciens jardins en terrasse dominant le prieuré sont inscrits en 1991. Wikipédia.

Mais j’ai trouvé autre chose ; L'ancien prieuré des Nobis est un des monuments clefs de Montreuil-Bellay. Ses origines très anciennes en font un des plus vieux établissements monastiques de la vallée de la Loire. Affilié en 1675 à la réforme mauriste, il fut reconstruit dans un style proche de celui de l'abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuil. L'église Saint-Pierre devait être achevée au milieu du 12e siècle. Au 15e siècle, construction du bas-côte nord. Restauration de l'église au 17e siècle après les destructions des guerres de religion. Au 18e siècle, reconstruction totale du monastère par les religieux de la congrégation de Saint-Maur. Pendant la Révolution, l'église est abandonnée et commence à s'écrouler à partir du milieu du 19e siècle. Siècle de la campagne principale de construction : 12e siècle ; 14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 18e siècle. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00109208 ]. Remontons par le début de la rue du tertre, puis prenons sur la droite les escaliers toujours bien fleurie de Saint Pierre. Dans une niche d’une maison la statue de Saint Pierre, dans le haut, à l’angle des Rues Gaudrez et de la Mairie une maison en tuffeau et à colombages avec un pilier d’angle soutenant les poutres [Cette petite habitation de plan rectangulaire, avec une façade-pignon reconstituée à l'identique à la fin du xxe sur la rue, est sans doute l'une des plus ancienne de la ville (1399). Caractéristique des maisons de la fin de l'époque médiévale, elle est construite pour parie en moëllons de tuffeau mais aussi en pans de bois renforcés de piliers en pierre pour porter les poutres des planchers. Panneau d’information]. Prenons sur la gauche la place du marché. Au niveau de la rue du Tertre, nous avons une vue sur les tours du château, poursuivons la rue et arrivons face au château et de la Collégiale [L'ancienne chapelle castrale est reconstruite entre 1472 et 1484 pour Guillaume d'Harcourt seigneur de Montreuil. Elle est érigée en collégiale en 1475 et devient église paroissiale en 1810. L’édifice, ainsi que le pont et son passage voûté ont été restaurés en 1863-1865 par Charles Joly-Leterme et classé Monument historique en 1907 : A l'intérieur, chacune des cinq travées est couverte d'un voûte d'ogives bombée, dite "voûte angevine". De grandes verrières aux réseaux flamboyants, offrent une lumière diffuse. Panneau d’Information.
L'église située dans l'enceinte du château était à l'origine sa chapelle. Construite au XVe siècle elle est devenue collégiale desservie par des chanoines sous le nom de collégiale Notre-Dame. Elle fut donnée à la commune et transformée en église paroissiale au début du XIXe siècle à la suite de la désaffectation de l'ancienne église Saint-Pierre située au prieuré des Nobis qui tombait en ruine. Un pont au-dessus des douves fut construit en 1863 pour donner un accès direct à l'église sans passer par la cour du château. La nef est ceinturée d’une litre funéraire aux armes seigneuriales. (Une litre funéraire ou litre seigneuriale ou litre funèbre (emprunt au latin médiéval lista, « bordure »), ou encore ceinture funèbre ou ceinture de deuil était en France, sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l'intérieur et parfois même à l'extérieur d'une église pour honorer un défunt). Wikipédia].  Ressortons de l’enceinte de la collégiale pour admirer le château. C’est un très beau château, nous pouvons entrée gratuitement dans la première cour. [Le château fut le siège de la baronnie de Montreuil Bellay, seconde baronnie d'Anjou, du XIe au XVIIe siècle. Forteresse de défense du sud Anjou. du XIe au XVe, elle devint demeure de villégiature et d'influence économique, artistique et politique du XVe au XVIIIe. Panneau d’information.

La première citadelle est construite au onzième siècle par Foulque Nerra, Comte d'Anjou, sur les fondations d'un oppidum romain. Infatigable guerrier, insatiable bâtisseur, Foulque Nerra, dit le Faucon Noir, appartient au cercle étroit des fidèles au Roi de France, Hugues Capet. De sa descendance naît la dynastie des Plantagenêt qui règne sur l'Angleterre de 1154 à 1485, et notamment : Geoffroy Plantagenêt.
Montreuil Bellay gagne sa réputation de place imprenable sur le front des luttes entre le trône d'Angleterre et la couronne de France lorsque le mariage de Geoffroy Plantagenêt, Comte d'Anjou, avec Mathilde d'Angleterre fait passer l'Anjou sous domination anglaise. Giraud II Berlay, baron de Montreuil Bellay, s'oppose par les armes à cette dépendance. Il faut plusieurs assauts et un siège de trois ans, entre 1148 et 1151, pour permettre à Geoffroy Plantagenêt de réduire la résistance que lui oppose Giraud II Berlay.
La descendance Berlay prendra parti tantôt pour l'Angleterre, tantôt pour le Roi de France. Le Roi Philippe Auguste en 1208 et son fils Louis VIII en 1224 viendront définitivement soumettre la baronnie de Montreuil Bellay au Royaume de France. Au treizième siècle, Montreuil Bellay, entouré des immenses forêts de la Seigneurie, est un grand centre de vénerie et de fauconnerie au cœur de la Loire. De fastueuses fêtes s'y multiplient.
Au quatorzième siècle débute la Guerre de Cent Ans. Les populations affamées se réfugient dans les douves du Château et dans les monastères voisins, tandis que le Seigneur de Montreuil Bellay, Guillaume de Melun-Tancarville meurt glorieusement en 1415 à la bataille d'Azincourt. Son petit-fils, Guillaume d'Harcourt, épouse Yolande de Laval, belle-soeur du Roi René.
Plusieurs Rois résideront au Château de Montreuil Bellay : Louis IX en 1241, Charles VII en 1443, Louis XI en 1463, Charles VIII en 1488 et 1490, le Roi de Navarre futur Henri IV en 1553 et 1610 et Louis XIII en 1620.
Henri II d'Orléans, Duc de Longueville, hérite du Château. Ambassadeur, celui-ci signera en 1648 le traité de Westphalie qui met fin à la Guerre de Trente Ans. Son épouse, Geneviève de Bourbon Condé, instigatrice de la Fronde des Princes avec son frère, le Grand Condé, est contrainte par Louis XIV à l'exil en son Château de Montreuil Bellay. Elle entraîne avec elle ses nombreux admirateurs, dont La Rochefoucault et Turenne, pour "se désennuyer".
Les Guerres de Religions éclatent : catholiques et protestants viendront tour à tour se ravitailler en armes et munitions à Montreuil Bellay.
Au cours de la Révolution, Jean-Bretagne de La Trémoille, Seigneur de Montreuil Bellay, reste fidèle au Roi
Louis XVI. Sa lourde charge de Maréchal le tient éloigné de son Château qui sera réquisitionné et transformé en prison pour femmes monarchistes. Après la Révolution, le Château est acheté par un riche négociant en vin de Saumur dont la fille épouse le Baron Alexandre Adrien de Grandmaison, Officier de la garde de Charles X. Celle-ci remettra en état le Château qu'elle lèguera à son neveu Georges de Grandmaison, arrière petit-fils du Général Mouton, Comte de Lobau, Maréchal de France et aide de camp de l'Empereur Napoléon 1er.
Georges de Grandmaison, maire de Montreuil Bellay pendant 16 ans et parlementaire de l'arrondissement de Saumur pendant près d'un demi-siècle, ouvre le Château aux blessés de la Guerre de 14-18. Près de 1.200 soldats sont soignés dans cet hôpital insolite.
Le Château appartient aujourd'hui encore à la même famille qui s'efforce de l'entretenir pour en partager l'histoire et la beauté, mais aussi pour faire rayonner sa place parmi les Châteaux de Loire.

Voilà un large résumé sur le château, je comprends enfin pourquoi l’Ouest est devenu anglaise… Vous trouverez un peu plus d’histoire sur le site https://chateau-montreuil-bellay.fr/fr/histoire/chateau  Je mets quelques photos de l’intérieure du château qui mérite une visite. Prenons sur la droite la rue du château. Sur la gauche un bel hôtel
particulier transformé en hôtel haut de gamme. A l’angle de la rue de la Seigneurie la grange aux dîmes du XVème Transformé en restaurant. L’intérieure semble plus beau que l’extérieur [Grange datant du xve siècle, édifiée pour entreposer la collecte de la dîme, impôt de l'Ancien régime portant principalement sur les revenus agricoles. L’intérieur du bâtiment comportait trois niveaux de stockage divisés au rez-de-chaussée et à l'étage par des piliers en pierre et des poteaux en bois soutenant les planchers. Panneau d’information]. Coupons la route National, poursuivons par la rue de l’Ardiller. Nous trouvons une maison à tourelle « Le Grand Ardiller » [Ce manoir construit au xve siècle était le siège d'une seigneurie dépendante de la Baronnie de Montreuil-Bellay. La grande tour d'escalier demi hors-oeuvre, le pigeonnier dont on distingue encore les trous de boulins sur la façade et la chapelle qui complétait l'édifice à l'origine (elle fut détruite après 1843) sont des éléments caractéristiques des demeures seigneuriales de la fin du Moyen Age. Panneau d’information]. Prenons sur la droite la rue Saint Thomas. Nous longeons un mur en moellons qui devait être le rempart de fortification de la ville. Dépassons le centre commerciale, les fortifications on été modifiées en boutiques ou en accès à des propriétés. Prenons à droite la rue Estienvrin remarquez la maison de l’angle ; une façade en tuffeau avec son chambranle de porte et sa corniche décorées. Prenons sur la gauche la rue des métiers, rue sans trottoirs fleurie, servant de parking. Traversons le jardin botanique des Augustins, qui abrite une collection de roses comprenant environ soixante variétés différentes. Prenons la rue des ermites sur la droite pour contourner l’église de l’ancien couvent [On distingue une ancienne église (Grands Augustins), un hôtel particulier (Sestier de Champrobert), une ancienne chapelle (Saint-Thomas) et d'anciens bâtiments conventuels. L’église devint « Temple de la Raison » en 1789 puis transformée en chai, puis servit de garage pour la réparation d’automobiles. Menacée de ruine, elle fut restaurée entre 1988 et 1992. Les autres bâtiments ont été remaniés aux XIXe et XXe siècles. L'église a été classée et les autres bâtiments inscrits au titre des monuments historiques en 1989 Ancienne église du couvent des Augustins construit au XVIIe siècle, cet édifice est l’un des rares vestiges du couvent, dont une partie importante de l’aile gauche est détruite avec le percement de l’avenue Duret panneau d’information et https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Remarquez cette petite place avec au fond ce qui est aujourd’hui l’entrée de l’ancien couvent [Ce couvent aurait été établi sur des terres données par un notable au XVIIème siècle. Sont alors construit l'église des Grands Augustins, la petite chapelle, aujourd'hui située place des Augustins, ainsi que l'hôtel des petits Augustins et divers bâtiments conventuels qui servaient à loger les ecclésiastiques. Le tout sera entièrement édifié avant la moitié du XVIIème siècle. Ces derniers auraient été restaurés au XIXème et XXème siècle, et auraient pris leur allure actuelle. http://www.duvoyage.com/voyager/france/montreuil-bellay/ancien-couvent-des-augustins.html ]. Prenons à droite la rue des Augustins, nous arrivons rue National, admirer sur la gauche au N° 398 la maison avec son pignon, ses lambrequins artistiques longeant la toiture et cachant les tuiles et servant de gouttière, son balcon, les jambages des fenêtres et leur linteaux, les consoles supportant le balcon. Prenons la rue de la place du Concorde (pourquoi du concorde et pas de la concorde, peut être en relation avec l’avion Le Concorde fleurons de la France dans les années 1960 et volant à la vitesse du son ? Mais cela n’a certainement aucun rapport.) En se retournant nous avons un bel ensemble de maisons jusqu’à l’église. Prenons à droite la petite rue des Lauriers, puis à gauche la rue du docteur Gaudrez. Au 165, nous avons un linteau de porte ouvragé et arrivons rue de la Mairie. A l’angle une maison à colombages avec un pilier d’angle soutenant les poutres du premier étage (nous voilà revenu à l’extrémité de la place du marché) [Cette petite habitation de plan rectangulaire, avec une façade-pignon reconstituée à l'identique à la fin du xxe sur la rue, est sans doute l'une des plus ancienne de la ville (1399). Caractéristique des maisons de la fin de l'époque médiévale, elle est construite pour parie en moellons de tuffeau mais aussi en pans de bois renforcés de piliers en pierre pour porter les poutres des planchers. Panneau d’information]. Sur la droite la place du marché avec les toits en poivrières du château pointant vers le ciel, place que nous avons vue au départ de cette balade en centre ville [La place du Marché est bordée de maisons dans les périodes de construction s’échelonnent du XIVe au XIXe siècle. L’une des plus anciennes maisons de la ville serait celle en pan de bois. Place importante, le Greffe de la Baronnie, c’est-à-dire les services administratifs de la juridiction, s’y trouve également. Avec sa façade haute et étroite, cet édifice est caractéristique des centres urbains médiévaux. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Remarquez tout de même la façade de la maison entre la rue de la mairie et Dovalle, elle me semble très arc déco ce qui tranche avec sa voisine à colombages. Prenons la rue de la mairie sur la gauche, nous trouvons la maison de l’Apothicaire [Datant du XVe siècle, cette demeure est une ancienne apothicairerie, ce que nous appellerions aujourd’hui une pharmacie. Sur la façade, de chaque côté de la porte, de curieuses sculptures en bois illustrent la préparation d’un onguent, médicament que l’on applique sur la peau. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Passons la place de la mairie, [de style Napoléon III, fut achevée en 1859. Elle est flanquée de deux ailes en retour servant autrefois de halles. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ] nous arrivons rue du Bellay au 179 de la rue nous avons une épigraphe relatant que Louis le XIIIè est passé par ici en 1620 pour se rendre à Thouars. A l’angle de la rue sur la droite [La rue du Bellay fut tracée au XVème siècle, avec des maisons anciennes aux n°185, 159 et 138. Au n°185, une plaque commémore deux des passages de Louis XIII à Montreuil-Bellay. Remarquez en face, au n°186, un mur incrusté d’os en saillie. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ]. Revenons sur nos pas passons devant le 159 avec ses deux tourelles que l’on voit mieux de loin que de prêt. A l’angle de la rue René Moreau remarquer sur la gauche le porche en anse de panier, avec son linteau surmonté d’un cartouche à boule. Poursuivons cette rue dont les maisons ne sont pas alignées. Nous retrouvons la rue Nationale que nous prenons à droite. Remarquez sur la gauche les dessus de fenêtre en forme de toit avec leurs consoles. Nous arrivons à la porte Saint Jean [chef d’oeuvre d’architecture militaire érigé en 1412/1413, se distingue par un appareil à bossage représentatif de la puissance de la ville à cette époque. Escarpement rocheux naturellement protégé par le Thouet, le site de Montreuil-Bellay est fortifié par Foulques Nerra vers 1025. Cette première enceinte subit de nombreux dommages et est remplacée au XVe siècle, par Guillaume IV de Tancarville, seigneur de Montreuil. Attestées dans les sources écrites dès 1366, les quatre portes de la ville et les tours de flanquement sont reconstruites et adaptées au progrès de l’artillerie à feu dans la seconde moitié du XVe siècle. La porte Saint-Jean est un chef d’œuvre de l’architecture militaire de l’époque. Les bossages servent à montrer toute la puissance du seigneur. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf & https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf ]. Tout à coté l’hôpital saint Jean [Construit au début des années 1480, l’hôpital et sa chapelle sont consacrés en mars 1484. Ils accueillaient, avant qu’ils n’entrent dans la ville, les pauvres et les malades arrivant de Thouars par la porte Saint-Jean. À l’intérieur, les peintures murales se découvrent lors des ouvertures exceptionnelles de l’hôpital https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf ]. Revenons sur nos pas et prenons sur la gauche la rue Victor Hugo. A notre gauche une tourelle derrière un chien assis avec deux fenêtres en plein cintre doit éclairer une galerie, remarquez comme le fronton est sculpter [Cet ancien hôtel particulier a été construit au cours de la 1er moitié du XVI siècle, comme en témoigne sa tour d'escalier sur cour, puis repris au milieu du XVIe siècle comme l'indique une date portée sur l'une des lucarnes (1756). L'aile en retour d'équerre sur la rue a été pour sa part élevée vers la fin du xx siècle dans le style néo-gothique. L'hôtel a été restauré à la fin du xxe siècle. ]. Passons le parking poursuivons la rue sur la droite, un immense portail devant cacher un hôtel particulier. Nous arrivons rue de l’Ardenne que nous prenons à droite, entre les arbres nous avons une vue sur les faubourgs, situé de l’autre coté du Thouet. Après la rue Bellay, nous changeons de nom de rue, poursuivons par la rue Donvalle. Sur la gauche une belle maison avec sa tourelle [(XVIème siècle) est la maison natale du poète Charles Dovalle, tué en duel en 1829. Sur une grande partie de sa longueur, la rue Dovalle offre un joli panorama sur la vallée du Thouet. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf Construite au XVe siècle, cette maison doit son nom au poète montreuillais Charles Dovalle, né dans la ville en 1807. Tué en duel en 1829, il est une figure montreuillaise importante. Il fit d’abord des études au collège de Saumur, où il écrivit des poèmes remarqués. Après des études de droit à Poitiers, il partit pour Paris afin de se lancer dans la littérature. Critique théâtral, il commit l’erreur de se moquer du directeur du théâtre des Variétés de Paris, qui le provoqua en duel. https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf]. Nous voilà revenu place du marché, il suffit de descendre l’ escalier sur la gauche pour retrouver le parking des Nobis.

 

Les commentaires proviennent des sites internet

 https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/montreuil_version_numerisee_PCC_compressed.pdf

Histoire patrimoine https://www.ville-montreuil-bellay.fr/sport-et-loisirs/patrimoine/histoire-et-patrimoine-de-la-ville

En dernier lieu j’ai trouvé ce site ou on a une belle carte et les explications.

https://www.ville-montreuil-bellay.fr/images/pdf/2023/circuit_patrimoine_Montreuil-Bellay.pdf


Les photos 

Le château au niveau des Nobis 



















Le Thouet



















Quelques médaillons sur les maisons



















L’intérieur de l'église 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Porte Saint Jean et fortification
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Quelques manoirs parfois cachés derrières de hauts murs
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





































































Monument à Toussenel, Moreau, Duret et Dovalle, gloires de Montreuil-Bellay – Montreuil-Bellay

 




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