jeudi 2 avril 2026

De la Vanne à la Dhuis - liaison 9 entre l'aqueduc de la Vanne et de la Dhuis - Promenade de Saint Aubin (dans le département de l'Aube)

 Pour cette Promenade de liaison entre le captage de l'aqueduc de La Vanne et de la Dhuis. Aujourd'hui nous partons à la porte de l'Aube à Saint Aubin

 Je débute un nouveau cycle de promenade, autour de deux aqueducs ; La Vanne et la Dhuis.

Nous Longerons plus ou moins, de leurs sources jusqu'à leurs réservoirs, les aqueducs De la Vanne et de la Dhuis. Une promenade que j'ai appelée la traversée de Paris relie les deux réservoirs celui de la Vanne à Montsouris et celui de la Dhuis à Ménilmontant. J'ai également eu l'idée de joindre leurs sources. L'une étant dans l'Yonne, l'Autre dans la Marne à la limite de l'Aine. Cela nous donnera une idée générale de nos paysages du Sud-Est de l’Ile de France.

Mes itinéraires seront en boucles, ou de gare en gare. Je ne longerais pas toujours un ouvrage soit de terre, soit de pierre, qui n’apporte aucun intérêts, mais tenterais de découvrir les paysages autour des aqueducs.

 Mai 2022

 

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 Km     Temps   Arrêt      V/g     V/d       Dénivelé
 30         5h00    0h40         6      5,3            317

Mon point de départ se situe à Saint Aubin, qui se trouve sur la D 442 (route de Troyes) à trois kilomètres de Nogent sur Seine.

Situé dans le département de l’Aube, à l’intersection de trois départements (Seine-et-Marne,
Marne et Yonne), sa situation géographique à une heure et trente minutes de Paris est remarquable. Charmant petit village de 597 habitants aux habitations réparties sur les deux rives d’un charmant cours d’eau, l’Ardusson, niché en plein cœur des menhirs et des dolmens du Nogentais, Saint-Aubin s’allonge paisiblement au creux d’une nature fertile, aux couleurs changeantes suivant les saisons.
SAINT-AUBIN Mais qui est vraiment Saint-Aubin

Albinus ou Albin vient du latin «Blanco» qui, éthymologiquement, signifie «Blanc» , il est devenu avec le temps «Aubin». Aubin naît vers 468-469, à Languidic, dans une famille noble du diocèse de Vannes. Après une enfance animée d’une foi vive et pratique dont les fruits ne tardèrent pas à éclore, il renonça aux avantages de la noblesse et de la fortune. Il rompit même l’affection maternelle et entra en religion au monastère de Nantilly, près de Saumur, où il s’astreignit à une stricte pauvreté et une austère pénitence. L’hagiographie (Biographie excessivement élogieuse de la vie des saints) nous rappelle que la vie de cet évêque d’Angers fut admirable et pleine de faits merveilleux.

Aimé et estimé, il fut, en 504, à l’âge de 35 ans, élu à la charge d’Abbé. Il s’attacha alors à faire revivre la ferveur des premiers temps et entraîna ses frères à une rare perfection, même dans les plus austères couvents. En 529, au décès de leur évêque Adelphe, les Angevins nommèrent Aubin comme son successeur et il devint, contre son gré, évêque d’Angers et patron céleste. Il se livra tout entier à sa foi, sa charité se port fait surtout sur les pauvres et les malades. Une autre classe de misérables excita sa compassion paternelle, les chrétiens tombés dans l’esclavage et pour en racheter le plus possible, il consacra toutes les ressources que lui fournirent

les biens de son église, sa propre fortune, et les aumônes qu’il sollicitait. Cette tendre charité était récompensée par des miracles continuels plus particulièrement parmi les aveugles mais aussi des paralytiques, des possédés, il ressuscita même un mort, le jeune Malabothe, pour le rendre à ses parents. La bonté de Saint Aubin s’alliait très bien avec une fermeté apostolique qui ne reculait devant aucune puissance humaine. Il sut se dresser devant l’injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. A cette époque mérovingienne, les grands seigneurs n’hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille et la vertu d’une vierge n’était guère respectée. Les violents fils de Clovis, incapables de maîtriser leurs passions encourageaient le vice, le concubinage et les mariages consanguins et incestueux qui étaient la plaie gangreneuse de cette société. Saint Aubin lutta avec détermination contre les mœurs violentes et païennes de son temps, à toute occasion, malgré les colères, les menaces, les haines, les attentats contre sa vie, il revendiqua hautement les droits de la pureté et châtia les coupables. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l’un des principaux promoteurs du 3ème concile d’Orléans qui réforma l’Eglise Franque avec une grande fermeté. L’Evêque Aubin obtint du roi Childebert 1er la réunion des Conciles d’Orléans de 538 et 541 qui condamnèrent les mariages incestueux et excommunièrent ceux qui les contractaient. Aubin mourut à Angers à l’âge de 80 ans, son corps fut d’abord enseveli dans l’église Saint Pierre d’Angers, puis ses reliques furent transférées dès 556 dans la crypte de la basilique Saint Etienne qui prit alors le nom de Saint Aubin. Saint Aubin est le patron d’Angers, de Guérande et de nombreux villages de France dont certains portent son nom. Cent dix églises en France portent le vocable de Saint Aubin et quatre vingt trois communes sont répertoriées, comme notre village. Une relique remarquable et le buste de Saint Aubin, patron de notre commune, se trouvent dans notre église. Le buste a été sculpté par Monsieur Colomb de Nogent Sur Seine, en 1864. Aujourd’hui, Saint Aubin, fêté le 1er mars, est souvent invoqué lors des maladies d’enfants, il est devenu le patron des boulangers et des pâtissiers. Enfin, même s’il n’est pas Saint Vincent, patron des vignerons, quelques dictons font référence
à Saint-Aubin dans le domaine viticole (mais pas seulement)
«A la Saint-Aubin, c'est du vin, quand le buisson goutte au matin.»
 «Quand il pleut à la Saint-Aubin, l'eau est plus chère que le vin.»
 «Taille au jour de la Saint Aubin, pour avoir de gros raisins»
 «Quand il pleut à la Saint Aubin, il n’y aura ni lin ni foin»
 «Toujours Saint Aubin nous garde quelque chose en son pépin»
 «Quand il pleut à la Saint - Aubin, des bottes tu mettras à tes chérubins.»

Saint Aubin et la préhistoire
Cette époque commence avec l’apparition des 1er hommes et s’achève avec la découverte de l’écriture en Mésopotamie (Egypte) 3500 ans avant Jésus Christ.
Aux temps préhistoriques, la terre du village était plus boisée qu’aujourd’hui. Des hommes primitifs vécurent au pied des coteaux de la colline de la « Gloriette ». Les fouilles ont révélé la présence d’un ensemble de vestiges du Moyen âge central, organisé autour d’une occupation rurale et de petite zone funéraire. A une altitude de 120 mètres, les hommes bénéficiaient d’une situation élevée qui permettait leur défense. On y a trouvé des haches en pierre taillée (Le paléolithique) et en pierre polie (Le néolithique), ainsi que des vases.
Les hommes vécurent là pour la chasse dans la forêt et pour la pêche dans la Seine et l’Ardusson. Il y subsiste un chemin qui sépare Quincey de Saint Aubin, un menhir, et un cromlech plus connu sous le nom d’alignement des pierres des autels, c’est un monument mégalithique préhistorique constitué de 9 pierres disposées en cercle.

Saint Aubin à l’époque de la Protohistoire
Âge du Bronze et Âge du fer : (du 9ème au 3ème siècle avant Jésus Christ)
Une minière à silex attribuée à la fin du l’époque du Bronze ancien a été identifiée sur le site archéologique de la Gloriette.
Un ensemble funéraire, fréquenté à la fin de l’âge du bronze a été décapé, il est matérialisé par des enclos circulaires fossoyés et des tombes à crémation.

Saint Aubin à l’époque de l’Antiquité
Elle commence vers 3000 ans avant Jésus Christ pour se terminer avec l’effondrement de l’empire Romain et l’invasion germanique en l’an 476.
Les Sénons, peuple Gaulois très puissant, occupaient le territoire de la Gloriette, ils se sont fait connaître par le pillage de Rome en 390 avant Jésus Christ. Au delà de leurs qualités militaires, leur créativité mérite d’être saluée.
Le chemin d’Orléans qui traverse le territoire d’Est en Ouest serait une ancienne voie
romaine allant en direction de Sens et passant au lieu-dit « Corquelin » où était autrefois le village. Il sépare le lieu-dit de La Chapelle Godefroy du village de Saint Aubin.
https://www.st-aubin.fr/_files/ugd/128fa5_70fe5689401348be8e9aed40883f5dea.pdf.

Nous trouvons de la place sur le parvis de la petite église [Précédée d'un porche, cette église se compose de la nef, du chœur et de deux chapelles latérales. Le tout, en forme de croix latine, fait 32 mètres de long et 21 mètres de large. La nef est recouverte d'un plancher. Les chapelles ne sont que plafonnées. Seul le chœur est voûté. À la clé de voûte qui réunit les quatre nervures du transept, on lit la date de 1547 et dans un autre endroit, celle de 1545. À la jonction des nervures de la voûte absidiale, on remarque la sculpture d'un écu armorié qui est probablement celui du seigneur de l'époque. Les fenêtres n'ont entre elles aucun rapport de style et de grandeur, quelques-unes datent du XIIe siècle tout comme les bas côtés du chœur. D'après sa contexture, cette église aurait dû avoir trois nefs mais, à l'instar de beaucoup de monuments du XVIe siècle, elle est restée inachevée par manque de ressources. La chapelle Saint-Vincent à gauche rappelle le souvenir d'une confrérie assez vivante lorsque 60 associés se réunissaient autrefois pour célébrer leur saint patron. À droite de la grille, un ossement de saint Aubin est contenu dans un reliquaire qui figure la main de la statue. Il date de 1864. Le clocher, renversé par une tempête en 1861, n'est plus qu'à la moitié de sa hauteur primitive. Il s'élevait à l'extrémité de la nef près du transept. Le 17 avril 1662, on fit le baptême de 2 cloches qui reçurent pour parrain le marquis de Pont, seigneur de St Aubin et pour marraine Gabrielle Marie de la Rochefoucauld, abbesse du Paraclet. Après la Révolution, l'église retrouva deux cloches bénites en 1823. L'une ayant été cassée fut refondue en 1846, puis de nouveau remplacée le 27 mai 1923 grâce à la générosité de Mme LIBREZ-GUENIOT. Elle reçut le nom de CHARLOTTE, son parrain étant Mr le Baron Charles Walckenaer du Paraclet. La marraine était Mme Jean Godier de la Chapelle-Godefroy. La vieille sœur de cette cloche s'appelle Marie-Louise. Le cimetière qui l'entourait a été déplacé en 1907. Au milieu du chœur, se trouve une pierre tumulaire qui est une des plus anciennes du département. Voici la description qui en a été faites dans les années 50 : "Longue de 2,50 m, large de 1,20 m, cette pierre est ornée de gravures en creux, jadis remplies d'un mastic coloré et représentant un personnage en costume de guerre, vu de face, debout, les mains jointes, ayant les pieds posés sur le dos d'une levrette couchée, mise en profil. Il est placé au milieu d'une niche gothique surmontée d'un gâble au-dessus duquel se trouvent 2 anges tenant des encensoirs (aujourd'hui quasiment effacé) et flanquée de 2 pilastres terminés par des pinacles à crochets. Ce guerrier est entièrement couvert d'une armure de mailles formée de petits anneaux passés l'un dans l'autre et disposés en rangs alternés, habillement jadis nommé haubert. Les épaules, le col et une grande partie de la tête sont enveloppés dans un capuchon de maillez, ne laissant voir, par l'ouverture nommé ventail, que le milieu du visage, qui est imberbe et semble être celui d'un homme encore jeune. Les jambes et les pieds sont couverts d'un tissu de mailles, agrafé en arrière et à la semelle des souliers. A ces derniers, sont attachés par des courroies, de cours éperons aigus, consistant en une pointe, de forme pyramidale, dont la base repose sur une boule occupant le milieu de l'armature." La légende (seule vestige visible de nos jours - 2017), placée sur la bordure de la tombe est presque entièrement effacée. En voici la teneur : « Cy gist Guille (Guillaume) de St. Aubin, escuyer, seigneur de MARVILLE, qui trépassa l'an de grâce mil deux cent quatre-vingt-dix-huit. Priez Dieu pour lui. Amen ! » Ce personnage nous est inconnu. Peut-être descendait-il de Guillaume de St Aubin, chevalier, frère de Geoffroy, seigneur d'Avon-la-Peze et père d'Hugues, mentionnés dans le cartulaire du Paraclet de 1228 à 1249. Wikipédia]. Prenons la rue de l’église sur la droite. Après le 5 de la rue de l’église, prenons sur la droite la ruelle de la Buche, traversons l’Ardusson [La longueur de son cours d'eau est de 27,8 km. Il prend sa source à Saint-Flavy et se jette dans la Seine à Nogent-sur-Seine. Dans le seul département de l'Aube, l'Ardusson traverse les neuf communes. Son débit a été observé depuis le 29 juillet 1970 (52 ans), à Saint-Aubin, localité du département de l'Aube située peu avant son confluent avec la Seine, à 71 m d'altitude. Le bassin versant de la rivière y est de 159 km2, soit la quasi-totalité de ce dernier. Le module de la rivière à Saint-Aubin est de 0,656 m3/s. wikipédia]. Nous débouchons rue Fourche prenons à droite, puis le chemin du Quincey sur la gauche. Notre chemin est plus ou moins bitumé en son départ pour desservir quelques maisons puis nous sommes dans les champs, coupons la ruelle de la Guenippe (c’est un chemin dans les champs), après avoir traversé un bois nous débouchons sur un chemin formant Té que nous prenons à droite, il est mal pavé. Traversons l’Ardussons, sur un pont dont le parapet est garni de borne anti moyeux, puis nous longeons le mur d’un château avant d’arrivée à l’ancienne Abbaye du Paraclet. [L’abbaye du Paraclet, appelée habituellement Le Paraclet ou encore Paraclet de Nogent, est une abbaye féminine bénédictine prestigieuse fondée par Abélard et Héloïse au XIIe siècle en Champagne à l'écart de Quincey, village aujourd'hui rattaché à la commune de Ferreux-Quincey. Chef du premier ordre spécifiquement féminin, le Paraclet a illustré un modèle monastique basé sur l'érudition, la musique vocale savante et le petit nombre de professes comme de filiales, préfigurant ainsi Saint-Cyr. Un temps promu au sein de l'Église en concurrence de l'abbaye mixte de Fontevraud et en opposition aux ordres mendiants, tel celui des Clarisses, il a représenté une tentative de reconnaissance des capacités intellectuelles des femmes au-delà de l'échec du béguinage. Détruit par la guerre de Cent Ans, les guerres de Religion et la Révolution, il montre aujourd'hui très peu de choses de ce qui en avait été restauré à partir du XVIIe. Son domaine confinait à celui du château de La Chapelle-Godefroy, ancienne commune réunie à celle de Saint-Aubin (Aube) en 1832. Elle est exposée au nord, au bas d'un coteau, autrefois couvert de vignes, culminant à deux cent un mètres face au mont Limars et descendant vers le vallon de l'Ardusson, petit affluent de la Seine s'écoulant vers le nord-ouest, qui fit tourner des moulins. Des vestiges de la forêt ancienne subsistent dans le creux du vallon et sur certaines parties des coteaux au nord de Quincey même et au sud du Ferreux. Je vous laisse lire en détail l’histoire de d’Abailard et Héloïse. Je vous mets simplement ce qui concerne cette abbaye. En 1122, Abélard, prieur de Maisoncelles condamné l'année précédente au Concile de Soissons, se réfugie à Provins Sur ordre de Thibault futur comte de Champagne), Simon, seigneur de Nogent et également fondateur trois ans plus tard de l'abbaye voisine de Courgenay, lui cède les terrains boisés du mont Limars au nord de la rivière Ardusson entre Quincey et Saint-Aubin pour y fonder un ermitage, consacré à la Sainte Trinité, autour d'un oratoire dédié à saint Denis où il puisse tranquillement dispenser son enseignement auprès de ceux de ses étudiants qui l'y rejoignent. En 1127, Abélard abandonne son expérience d'université aux champs pour prendre la direction de l'abbaye du Rhuys en Bretagne. L'unique bâtiment, « un dortoir clos », et les cabanes érigées par les étudiants, des fils de familles aristocratiques, sont laissés à l'abandon.

En 1129, Héloïse, prieure du monastère de Sainte-Marie d'Argenteuil réquisitionné pour des moines, ainsi que toutes les autres moniales, sont expulsées. Elle rassemble la moitié de ses sœurs, dispersées dans leurs familles. et s'installe avec elles au Paraclet, dans le plus grand dénuement mais doté dès 1129 d'une prébende à prélever sur les péages de Pont-sur-Seine. Le lieu est un désert, où les bénédictines ne croisent que des bêtes ou quelques brigands, mais se trouve au milieu d'un réseau routier et fluvial dont la fréquentation ne cesse de croître depuis le début du siècle, quand les foires de Champagne se sont ouvertes à Troyes et Bar. Milon, seigneur de Nogent et probable héritier du vicomte de Troyes Milon de Montlhéry, leur concède aussitôt les droits de pêche dans l'Ardusson entre Quincey et Saint-Aubin. Suite sur wikipédia]. Revenons sur nos pas, passons le château de La Chapelle Godefroy [La commune de La Chapelle Godefroy (appelée anciennement Chapelle Saint-Michau), est réunie à la commune de Saint-Aubin (qui porta provisoirement le nom de Coquelin, au cours de la Révolution française) en l’an VIII (1832).

Le château de La Chapelle Godefroy est acquis en 1697, par Jean Orry. Son apparence et ses proportions sont presque modestes. « On sent qu’il n’était pas fait pour des hôtes nombreux ». Il y a bien la chambre du roi, celle de la reine, celle du premier ministre, celle de l’évêque, mais rien n’annonce qu’on y pratique une grande hospitalité. Jean Orry, qui songe surtout à lui, le fait presque entièrement reconstruire en 1706, pour une somme considérable, par l’architecte Jacques de La Joue. Ami du clinquant de son siècle, il veut de riches lambris, des meubles dorés, des draperies chatoyantes, des peintures à effet, du bleu, du rose, des dieux, des déesses, des amours, des nymphes…

Son fils, Philibert Orry, contrôleur des finances de Louis XV, fait décorer ce château par un célèbre ensemble de 25 toiles de Charles-Joseph Natoire, qui y travaille pendant 9 ans, et de Watteau. Natoire est Directeur de l'Académie de France à Rome  de 1751 à 1775, il jouit d'une grande autorité dans le monde artistique. Le 30 août 1721, il obtient le Premier Grand Prix de Rome. Notoire est ce peintre dont l’inspiration s’encadre si bien dans les moulures d’un salon, pour décorer une riante et coquette demeure. Les jardins surtout, sont délicieux. Ils sont pleins de pièces d’eau, de ruisseaux murmurants, de grottes en rocailles, de bosquets, de charmilles, de ruines antiques, de portiques incrustés de coquillages, Bien entendu, ce château possède son théâtre, car on raffole alors de comédie, et on la joue à la campagne, aussi bien qu’à Paris. Et il y a des magasins complets de machines et de trucs, et des costumes en si grand nombre, « qu’on eut pu habiller pour longtemps, tous les comédiens de la province ». A la mort de Philippe Orry en 1747, le château passe à son frère, Jean-Henri-Louis Orry de Fulvy (1702-1751), puis au fils de celui-ci, Philibert-Louis Orry de Fulvy, qui le vend en 1760, à Bouret de Valroche, qui le cède l’année suivante à Jean de Boullongne (+ 1769), qui le lègue à son fils Jean-Nicolas de Boullongne (+ 1787), fils et neveu des grands peintres du même nom. Le fils de ce dernier, Paul-Esprit-Charles de Boullongne, voit le château saisi en 1792. Le citoyen Lassertey, administrateur du département de l’Aube, est chargé, durant l’hiver 1792, de sélectionner des œuvres destinées au futur musée de Troyes, qui constitua ainsi une collection unique de 15 toiles de Natoire, une toile de Hubert Robert, 2 de Watteau. Lors de la bataille de Nogent-sur-Seine, en 1814, le château de La Chapelle Godefroy est incendié. Il n’en reste que quelques vestiges : pavillon, porte d’entrée… dans un immense parc. https://www.jschweitzer.fr/monuments-eglises-ch%C3%A2teaux-h%C3%B4pitaux/ch%C3%A2teaux-de-l-aube/ch%C3%A2teau-de-la-chapelle-godefroy/ ]. Laissons le chemin sur la gauche, il tourne comme la clôture sur la droite, laissons un chemin sur la gauche, nous grimpons un peu et arrivons à Quincey ou nous trouvons l’église entourée de son cimetière à l’écart du village. Poursuivons la rue de l’église et face au monument au mort nous prenons la D 51 Rue du Foulon sur la droite, longeons la salle polyvalente, passons un arrêt de bus puis l’Ardusson avec son lavoir. Après le 11 ou le 8 de la rue nous prenons sur la gauche la rue du chemin du Gué Marion, nous avons l’impression de rentrer dans une courre privée, après les maisons nous sommes en foret et débouchons sur la route que nous prenons à gauche, longeons la lisière du bois. Passons la rivière et son moulin, longeons la clôture. A la pointe, face au N° 26 de la rue du Clausseau quittons le bitume et prenons sur la droite le chemin, longeant le grillage, puis une bordure de bois, le chemin fait fourche, laissons le chemin de gauche qui longe la lisière et prenons le chemin de droite, les deux chemins reste un bon moment parallèle, puis celui de gauche monte légèrement et tourne en angle d’équerre sur la gauche. Restons en foret et sortons du bois pour retrouver les champs. Sur la carte nous sommes sur le chemin de Quincey, laissons un chemin sur la droite et passons sous la ligne à haute tension, nous débouchons au village de Ferreux au niveaux du carrefour entre la D 52 et D 116, prenons à droite la D 52 en direction  de ‘’Avant les Marcilly’’, rue du pont Robin. Nous recoupons l’Ardusson, sur sa rive un lavoir avec son plancher réglable suivant la hauteur de l’eau. Sur la gauche sous le lierre certainement le vieux pont du village se trouvant aujourd’hui dans le parc du château.  Nous arrivons au grand carrefour avec la D 442 ou nous trouvons une grande esplanade certainement celle du château et une grande ferme [Le château de Ferreux-Quincey tel qu’on le découvre aujourd’hui date du XVIIe siècle. Il a été bâti par Claude Belot, marquis de Ferreux et Maître des comptes, sur les fondations d’une construction féodale dont il reste encore quelques traces. Au cœur du village, il est entouré par un parc d’une quinzaine d’hectares, traversé par la rivière l’Ardusson et agrémenté par une pièce d’eau. Il est planté de grands et beaux arbres dont beaucoup ont hélas souffert lors de la tempête de 1999. Le château a été très remanié au XIXe siècle, surtout intérieurement, mais son aspect extérieur conserve ce mélange de grandeur et d’austérité propre au XVIIe siècle. À partir des années 1920, plusieurs propriétaires se sont succédés à la tête de cette vaste demeure, toujours restée privée, dont le comte du Tertre, le docteur André Boëlle, et, dernier en date, le Vicomte Marcel Chéreil de La Rivière. À partir de 1968, celui-ci a entrepris de très vastes travaux visant à rendre au parc et au château leur visage originel. Comme monument civil, le château de Ferreux accueillit Napoléon lors de la Campagne de France en 1814. S’agissant plus d’une grande demeure que d’un château avec tours et donjons, le château de Ferreux-Quincey est très difficile à trouver, caché par un petit bois, et par une belle ferme, son entrée est simple et passe presque inaperçue. Le chemin pavé de gros blocs de pierre permettait dans le passé d’entrer dans la propriété sans que les carrosses ne s’y enlisent. Ce château semble sortir d’un conte de fées et son parc, envahi d’herbes hautes, garde malgré tout, un charme et un mystère qui permet de rêver.

Napoléon établit ses quartiers dans ce château le 6 février 1814. C'est à ce moment-là qu'il commença à concevoir la manoeuvre contre Blücher, qui amena la victoire de Montmirail. PARC ET JARDIN DU CHÂTEAU DE FERREUX-QUINCEY

Fait de grandes lignes classiques, le château de Ferreux-Quincey abritait un jardin à la française dont il ne restait aucune trace, lorsqu’en 1968, Marcel Chéreil de la Rivière décida de créer l’actuelle composition. Côté cour, quatre compartiments bordés de buis reproduisant des fleurs de lys, s’appuient sur une haie dans laquelle sont aménagés plusieurs cabinets de verdure.Côté parc, le maître des lieux a tracé des allées qui rayonnent à partir de l’austère bâtisse du XVIIème siècle. La perspective axiale s’achève sur un canal face à un escalier d’eau, tous deux alimentés par l’Ardusson. Au-delà, une pièce d’eau romantique entoure une île accessible grâce à une étonnante passerelle métallique. http://www.ferreux-quincey.fr/pages/le-chateau-de-ferreux.html] [Au XIXème siècle , Ferreux et Quincey sont deux communes autonomes. Le 27 octobre 1972, elles sont réunies en une seule entité administrative. Ferreux-Quincey est un petit village français, situé dans le département de l'Aube et la région de Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Ferrillons et les  Ferrillonnes pour Ferreux les Quincyons et les Quincyonnes pour Quincey. http://www.ferreux-quincey.fr/pages/accueil-r.html ]. Prenons la D 442 sur la gauche en direction de Marigny et Avant, dans le virage prenons la petite rue de la mairie sur la droite en direction de l’église et de la mairie, faisons le tour de l’église [L’église de Ferreux, placée sous le vocable de saint Loup de Sens a pour patronne secondaire sainte Agathe. Construite au XIIe siècle,  remaniée au XVIe s., c’est un édifice orienté dont le plan est en forme de croix latine. Il se compose d’une nef de cinq travées accostée de deux chapelles formant une sorte de transept irrégulier au niveau du chœur, la chapelle au sud s’étendant sur deux travées, alors que celle située au nord n’en comporte qu’une seule. Le chœur est formé d’une abside à trois pans. Lorsque l’on entre dans l’église, la première travée est simplement couverte d’un plafond. Les travées suivantes ont été voûtées sur croisées d’ogives, la seconde au XIIIe s., et les trois dernières au XVIe s. Les chapelles du transept présentent le même type de voûtement, mais une élévation moins haute. La nef a conservé des fenêtres en plein cintre datant du XIIe s., avec un profil intérieur très ébrasé. Certaines fenêtres renaissance ont été comblées pour installer des retables. La chapelle nord est éclairée par deux ouvertures à remplage flamboyant. Au niveau de la travée construite au XIIIe s. s’élève une large tour clocher de section carrée et couverte d’ardoises. D’épais contreforts à glacis maçonnés en pierre de grandes dimensions renforcent les murs aux angles et au point de retombées des arcs doubleaux. Sur la façade est, un large glacis abrite le portail fait d’un arc surbaissé. Des traces de peintures murales ont été découvertes sous un enduit écaillé au niveau de la troisième travée de la nef. La Sauvegarde de l’Art français a versé 40 000 F en 1988 pour permettre de réparer d’importants désordres de maçonnerie provoquant des infiltrations. https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/ferreux-quincey-eglise-saint-loup-de-sens/ ]. Poursuivons après l’église par la D 52 en direction d’Avant les Marcilly, sortons du village et quittons le bitume lorsque nous arrivons à une fourche avec un chemin de terre et un jardin triangulaire arboré et grillagé, prenons le chemin de terre sur la gauche il grimpe légèrement, au sommet laissons un chemin sur la gauche. Nous arrivons à un carrefour en forme de té que nous prenons à gauche, puis le chemin de droite, longeons la lisière du bois. Notre chemin tourne d’équerre sur la gauche et descend pour déboucher sur la D 442, que nous prenons à droite. A la ferme après un poste électrique, au carrefour avec la rue de la Motte, nous prenons le chemin sur la droite, nous grimpons à nouveau, laissons un chemin sur la gauche, et arrivons au bois des Brosses, longeons sa lisière. Notre chemin fait un coude droite – gauche, puis après une longue ligne droite en bordure du bois tourne à angle d’équerre sur la gauche. Laissons les deux chemins encadrant un champ et longeons de nouveau un bois. C’est dans ce bois que nous trouvons le Menhir de la Pierre à l’Abbé. Une pancarte nous l’indique mais plus de chemin. Il faut suivre la trace du gps. Seule repère sur le terrain tout de même, une grosse pierre posée sur une autre, un semblant de sentier dans le taillis et le lierre démarre un peu avant. [La pierre mesure 1,54 m de hauteur pour 1,87 m de largeur à la base et 0,60 m d'épaisseur. La face la plus large est orientée à l'est. La pierre comporte dans sa partie haute un petit replat (0,70 m de long sur 0,20 m de large) prolongé par une petite dépression (0,35 m de profondeur). À l'origine, le menhir était plus large mais il fit l'objet d'un débitage partiel vers 1930. Wikipédia]. Revenons sur le chemin que nous prenons sur la droite jusqu’à la D 19. Suivons le bitume sur la droite, longeant la lisière du bois, passons un champ et une butte de terre comportant un affreux bâtiment en béton, la station de pompage ou le château d’eau semi enterré d’un des villages situés aux alentours, longeons la lisière du bois et à la corne de ce dernier prenons le chemin de droite, longeant lui aussi la lisière du bois des Brosses. C’est par ici que je découvre un tapis d’orchidées. Le chemin serpente aux grès des bandes de bois, laissons deux chemins sur la gauche, un chemin sur la droite, à la rencontre avec un troisième chemin sur la gauche nous poursuivons tout droit et entrons en foret avec un virage sur la droite, nous coupons la D 52 poursuivons en face, toujours en foret. Le chemin fait fourche au niveau d’une clairière, laissons le chemin de droite, traversons la clairière dans sa partie haute, coupons un chemin qui n’est pas sur la carte. Dans mes rêveries je loupe mon chemin ou je devais tourner à gauche et poursuis tout droit. Je me rends compte de mon erreur bien tard et trouve sur la gauche un sentier traversant une parcelle de taillis avec des flèches rouges.  Nous débouchons dans une clairière sur un large chemin utilisé par les tracteurs que nous prenons à gauche. Nous entamons un large virage en foret, et dans les champs. Nous arrivons au village de Tremblay, notre chemin devient carrossable pour desservir quelques maisons puis débouche dans la rue des Clauseaux. Au carrefour avec un magnifique porche charretière surmonté d’un bâtiment pigeonnier ou de défence, nous prenons la D 51 sur la droite. Nous passons soit une chapelle, soit les restes d’une église, je n’ai rien trouvé sur internet concernant ce village. Revenons sur nos pas et au carrefour, prenons à droite la D 51, lorsque la départementale tourne sur la gauche, poursuivons tout droit par le chemin de Beauregard, après la dernière maison nous retrouvons les champs. Nous débouchons sur un chemin à quelques pas de la D 54. Sur la gauche dans le taillis à une vingtaine de mètres de la route, nous avons un rocher au raz du sol [Polissoir des Ormeaux ; Le polissoir a été découvert en 1984 au sommet de la colline des Ormeaux puis déplacé. Contrairement à ce qu'indique le panneau touristique installé à proximité, il ne s'agit pas de la Pierre à Marguerite, menhir dessiné par J. Batillet au XIXe siècle et détruit depuis. C'est un bloc de grès de 2,75 m de longueur sur 1,50 m de largeur et 0,87 m d'épaisseur. Il comporte 8 rainures, 2 cuvettes de polissage et peut-être une cuvette de meulage. La profondeur des rainures varie de 1 cm à 3,5 cm pour une longueur comprise entre 32 cm à 69 cm. Wikipédia]. Prenons le chemin sur la droite, au carrefour en forme de Té, prenons à droite, nous débouchons sur la D 51 que nous prenons à gauche (rue Saint Anne) puis le premier chemin sur la droite (il se trouve à 100 ou 200 mètres) qui au bout de quelques mètres fait fourche nous prenons le chemin de gauche. Nous arrivons devant un bois, laissons le chemin de droite, poursuivons tout droit en suivant la lisière, notre chemin fait fourche prenons à gauche, nous longeons toujours la lisière du bois. A la corne du bois notre chemin tourne d’équerre sur la droite, puis nous sommes dans les champs et notre chemin tourne sur la gauche, nous débouchons sur un chemin formant Té que nous prenons à gauche. Normalement nous devrions voir la Pierre au Coq. Cette pierre se trouve au milieu du champ, je n’en n’ai pas tracé le chemin pensant qu’il serait visible sur le terrain. Manque de chance les cultures sont encore hautes et gorgées d’eau, j’ai bien tenté de suivre le sillon des végétaux encore en place, bien vite je me suis trouvé mouillé sans rien voir. J’abandonne. (Coté route nous trouvons une pancarte indiquant le menhir… Si un chemin existait il est passé sous le socle de la charrue. [L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1889. C'est un petit menhir, plus large (1,60 m) que haut (1,25 m), de 0,55 m d'épaisseur. Il est fortement incliné vers l'ouest. Comme son homonyme de Soligny-les-Étangs, la légende veut que le menhir tourne sur lui-même à l'aube, au chant du coq. Wikipédia]. Nous débouchons sur la D 51 que nous prenons à droite. La route grimpe légèrement, laissons un bois et un chemin sur la gauche et au carrefour suivant situé au niveau d’une ligne à haute tension prenons le chemin de gauche, nous revenons vers Saint Aubin en louvoyant dans les bois en direction des éoliennes. Prenons le second chemin sur la droite situé à l’orée d’un bois. Au milieu du champ le chemin tourne sur la gauche et débouche sur un chemin formant Té. Prenons à droite, nous débouchons sur un nouveau chemin formant Té que nous prenons à gauche. Face à nous les cheminées de la centrale nucléaire. Nous descendons, le chemin fait patte d’oie il comporte  en son milieu une croix de fer. Poursuivons tout droit et débouchons sur la D 68 que nous prenons à droite. Nous entrons dans Saint Aubin. Au feu tricolore poursuivons tout droit en direction de Saint Aubin centre, puis au carrefour suivant la direction de la Mairie ou nous retrouvons l’église et notre parking.


































 
 



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