jeudi 2 avril 2026

De la Vanne à la Dhuys : Liaison 12 Promenade Courgenay

Pour cette Promenade de liaison entre le captage de l'aqueduc de La Vanne et de la Dhuis, nous partons à Courgenay dans l'Yonne à la porte de l'Aube

Dans mon cycle de la Vanne à la Dhuys, je vais vous emmener en promenade autour des deux aqueducs. Parfois en les suivant, parfois l’aqueduc ne servira que le fil rouge et, nous fera découvrir les paysages qu’ils traversent. Un jour de solitude, j’ai eu l’envie de traverser Paris entre le réservoir de la Vanne au parc Montsourie, jusqu’au réservoir de la Dhuis à Ménilmontant. Cela ma donné l’idée de relier le départ de ses deux aqueduc. Pour ne pas alourdir le contenu, je ne vous mets pas tout les détails des aqueducs vous les trouverez dans mes articles d’écrivant mes autres promenades de La vanne à la Dhuis. Je vous mets uniquement les liaisons.

Topo sur la Vanne : https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/decouverte-secrets-eaux-paris-ile-france-aqueduc-arcueil-1660403.html

https://www.paristoric.com/index.php/paris/inclassables/913-l-alimentation-en-eau-de-paris

http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm

 Aujourd’hui nous remontons vers la Dhuis et mon départ se situe à Courgenay

Pour si rendre : De Sens ; prendre la D 660 en direction de Troyes, après le village de Foissy sur Vanne nous avons un panneau Abbaye de Vauluisant, Château de Fleurigny première à gauche. Quelques centaines de mètres plus loin prendre la file de gauche, la direction de Lailly, Courgenay et Thorigny sur Oreuse (D 84). A Lailly  à la sortie du village poursuivre la D 84 sur la droite en direction de Courgenay

De Troyes ; Prendre la D 660 en direction de Sens, ou l’autoroute A 5 (sortie 19 Nogent sur Seine, Saint Florentin, Villeneuve l’Archevêque) après le péage et le rond point prendre la D 660 direction Sens et Villeneuve l’Archevêque. Traverser Villeneuve l’Archevêque, puis Molinons, à la sortie du village prenons à droite la direction de Lailly, Courgenay et Thorigny sur Oreuse (D 84). A Lailly  à la sortie du village poursuivre la D 84 sur la droite en direction de Courgenay

 En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25

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Le code mobile de cette randonnée est b347216 

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Carte VisioRando Cliquez sur le rectangle à coté du numéro

 
KM       Temps     Arret       V/d       V/g       Dénivelé
 31         5h10        0h25         6          5,6           382+

Nous trouvons un Parking à l’intersection entre la D79 et la rue André Thibord. Il n’y a pas de parking place de l’église.

Courgenay [Courgenay appartient au diocèse de Sens. De ce fait, on peut imaginer que le village relève aussi primitivement du comté de Sens. Ce comté perd sa frange oriental au profit du comté de Troyes dès 1110.

Des moines champenois, arrivés de Preuilly, sont installés à la lisière sud de la paroisse : à Vauluisant. La jeune abbaye est sur le tracé d'un grand chemin aujourd'hui disparu, reliant les deux villes de foires de Provins et de Troyes par La Motte-Tilly, Trainel, Villechat et Mauny (à Bagneaux). Ce parcours n'est pas le plus direct entre les deux villes. A l'évidence, Nogent-sur-Seine forme un obstacle et il faut supposer que ses seigneurs contrarient les intérêts champenois. L'accord conjoint des sires de Nogent et de Villemaure (ces derniers étant clairement au service des comtes de Troyes) sera nécessaire pour permettre cette fondation pieuse établie en limite de leurs domaines féodaux. Les moines reçoivent des dons de terres sur la partie sud du finage et Lailly. Ils évitent de se manifester au nord du monastère. Le finage de Courgenay dépend de la seigneurie (puis châtellenie) de Nogent-sur-Seine. Nogent n'entrera dans le domaine comtal que vers 1190. Au même moment, des chevaliers assez rapidement titrés seigneurs, se manifestent à Courgenay. Dès lors, on est assuré que le village est dans le comté de Champagne. Ces chevaliers disposeront d'un château près de l'Alain. Vers 1190, l'entrée de Nogent au sein du domaine des comtes de Champagne, change radicalement le réseau routier local. Le vieil axe de Trainel est abandonné au profit de celui passant directement par Nogent. Un chemin secondaire apparaît, reliant Nogent à Villeneuve-l'Archevêque, ville neuve au développement rapide. Le franchissement de l'Alain, entre Courgenay et Pouy, est marqué par l'établissement du château de Livanne. Ce château deviendra la propriété des moines de Vauluisant. Au début du XIVe siècle, le dernier membre du lignage de Courgenay vend aux moines de Vauluisant ce château et ses biens concentrés sur la fraction nord du finage. Désormais, tout le finage est sous le contrôle de l'abbaye. Le bailli de Sens profite de ce que l'époux de la dernière comtesse de Champagne soit sur le trône de France pour s'imposer administrativement à Courgenay et dans les environs au détriment du bailli de Troyes désormais privé de chef. Ce basculement administratif et judiciaire sera conservé en l'état jusqu'en 1789, et d'une certaine manière au travers la départementalisation, jusqu'à nos jours. Vauluisant est au centre d'un réseau économique. L'abbaye dispose de maisons à Provins, Sens, Troyes et Villeneuve-l'Archevêque. Un chemin relie directement le monastère à Sens. Si le chemin de Provins à Troyes ne passe plus à ses portes, celui de Nogent à Villeneuve-l'Archevêque le remplace. Les moines promeuvent la métallurgie et la verrerie dans la contrée. Les moines disposent de plusieurs fermes pour exploiter le finage. Elles portent souvent un nom de famille d'exploitants : la Tournerie (famille Tourneur), la Picardie (famille Picard), etc. Courgenay se fortifie au frais de ses habitants. Les habitants profitent du voisinage du monastère. Le bourg connaît une belle prospérité. Il attire des familles de la région (les Hanoteau et les Pierre de Rigny-le-Ferron, les Clouan de Coulours), s'allie à des familles en pleine ascension (les Richer de Thorigny), envoie ses fils dans d'autres bourgs tenir des fonctions honorables (Blanchet et Pigeon à Thorigny, Blanchet à Rigny-le-Ferron). Cette expansion justifie la fortification du village sous François Ier. Durant les guerres dites de Religion, les fermes monastiques seront mises à l'encan par le pouvoir royal à la barre du bailliage de Sens. La dynastie est incapable de financer une armée pour mettre au pas les révoltes protestantes et ponctionne sans vergogne l’Église. Ces ventes à réméré provoquent l'émergence de petites seigneuries, que les moines du début du XVIIe siècle parviendront à racheter les unes après les autres au grand dam de leurs détenteurs nobliaux. Courgenay perd sa petite bourgeoisie. L'installation de Pigeon à Courtenay (Loiret) où ils se hisseront au sommet de la vie locale vers 1650 est le chant du cygne. L'abbé Le Tellier, membre de la famille de Louvois, achève la remise à niveau de l'abbaye. Les titres patrimoniaux sont rangés et classés, des plans dressés. C'est donc une abbaye dans un état d'entretien impeccable qui va subir la tragédie révolutionnaire. L'abbatiale et les bâtiments conventuels sont détruits. Seul le logis abbatial et quelques granges sont épargnés. La mise au tombeau de l'abbatiale serait réfugiée à l'église paroissiale de Villeneuve-l'Archevêque. Des décombres subsistent encore de nos jours dans les environs, menacés par des prédateurs du patrimoine. Les fermes quittent le domaine dès les premiers mois des troubles. Vauluisant devient la propriété de la famille Javal, domiciliée à Paris. Elle en fait le centre d'un domaine agricole qui se veut en pointe dans le modernisme (électricité, etc.). Le journalisme agricole le met à l'honneur. Vers 1980, les propriétaires orientent la notoriété des lieux vers le domaine culturel (festival de musique, visites guidées). Le chemin de fer passe sur le finage au début du XXe siècle. Le village de Courgenay accueille des serres de belle superficie, fixant une petite population salariée. Wikipédia]. Prenons la rue André Thibord, en direction de Pouy sur Vanne et Nogent sur Seine, remarquer les portes charretières en pleins cintres, Puis la rue de l’église sur la gauche [Attesté en 1129 dans le Cartulaire général de l’Yonne sous Curgeneium, et Curgenetum (1129). Puis Curtisgeneium (avant 1150), Corgenay, Courgenay (1199), Corgenetum (1213), Corgenayum (1376). Du patronyme romain Cordianus ou Corduenus ou du patronyme gaulois Gennos suffixé en – acum.
Le suffixe -etum, -acum a le sens de réunion d’arbres ou de végétaux (A noter que le cornoullier est nommée localement courgelier).
http://roch-jaja.nursit.com/spip.php?rubrique1115]. Prenons la rue du chemin de ronde sur la gauche, nous arrivons sur une placette avec un magnifique chêne protégeant un banc poursuivons sur la droite la D 79 (rue Léopold Javal – député de l’Yonne) en direction de Pouy et Nogent. Dépassons le cimetière et l’antenne émettrice, sortons du village, et prenons le chemin dans les champs sur la gauche. Après un petit bois, nous arrivons à un carrefour ou nous laissons les chemins de droite et de gauche, prenons celui de biais se dirigeant vers trois petits bois. Laissons un chemin sur la gauche et sur la droite, nous débouchons sur une route que nous prenons à gauche, (comme la rue fait un virage, cela nous fait aller tout droit) longeons un bois, nous sommes dans la vallée des pierres. Au loin nous apercevons les cheminées de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Après un champ, nous longeons un nouveau bois et arrivons au carrefour entre deux routes, prenons à droite la D 79. Après l’alternance entre bois et champs, nous arrivons devant un carrefour en forme de Té. Prenons à droite la petite route, longeons les haies et nous trouvons sur la gauche, un passage entre les arbres, le  chemin qui n’est pas trop bien matérialisé au sol lorsque les cultures sont en repos, traversons les champs. Ce détour permet uniquement d’éviter le bitume de D 79. Laissons un chemin sur la gauche longeant l’orée d’un bois, puis un autre chemin sur la droite. Prenons le second chemin sur la gauche se dirigeant vers la D 79 que nous prenons à droite, sur une centaine de mètres, puis le chemin de gauche. Au premier carrefour prenons à droite, coupons deux chemins, nous nous approchons du village de St. Maurice aux Riches Hommes, longeons un bois (chemin de la lisière). Notre chemin fait un coude aigu sur la droite et débouche sur la D 25, à la sortie du hameau de Mauny au lieu dit les Vieilles Vignes commune de saint Maurice, (Rue de la Foret de Lancy) que nous prenons à gauche. Après les champs nous entrons dans la foret de Vauluisant [La forêt de Vauluisant nommée aussi forêt de Lancy. Essentiellement en chênes, située au nord-est du département de l'Yonne. Elle contient plusieurs monuments mégalithiques (menhirs, dolmens et polissoirs). La forêt de Vauluisant s'étend sur 2 400 ha. Elle se situe principalement sur le territoire de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes mais aussi de La Postolle, Lailly et Courgenay pour sa partie sud, communes du département de l'Yonne. Elle est au nord-ouest de l'ancienne abbaye de Vauluisant. Des menhirs et dolmens se dressent dans la forêt de Vauluisant. Plusieurs sont classés comme monuments historiques tel l'ensemble constitué par le dolmen et le menhir de Lancy et les deux dolmens de Trainel. Des polissoirs ont été aussi découverts et classés comme monuments historiques : la Pierre à l'eau et le Sauvageon. La forêt est majoritairement peuplée de chênes exploités pour le bois d'œuvre. Les hêtres sont également présents en faible proportion. Très peu de conifères figurent parmi les essences implantées. Jusqu'à la tempête de décembre 1999, plusieurs chênes remarquables par leur ancienneté et leurs dimensions constituaient une attraction pour cette forêt, en particulier le « Chêne du Sauvageon » et « Les Cinq Frères » wikipédia]. Nous grimpons, dans le virage de la route, nous trouvons un chemin sur la droite avec un petit parking. Prenons à droite en direction les deux dolmens de Trainel à 1,5 km. Passons la barrière traversons la foret par un chemin carrossable entre les parcelles 126 et 125 (attention les dimanches c’est jour de chasse de Septembre à Mars). Parcelles 125-126, laissons un chemin sur la gauche, poursuivons dans la parcelle 130, puis 131. Dans cette dernière nous arrivons à un carrefour en étoile entre les parcelles (145-146-131-132-144) poursuivons notre route carrossable sur la gauche qui descend, suivons la pancarte dolmens à 250m. Après une laie forestière, grâce à une pancarte, nous devinons un sentier traversant des taillis sur la gauche, se dirigeant vers un dolmen (heureusement que j’ai le GPS et qu’il reste des pancartes en bois pour nous indiquer ou il se trouve, sinon je ne l’aurais pas trouvé. Je serais passé à coté du tas de cailloux sans me rendre compte que c’était le petit Dolmen de Trainel). Heureusement qu’il y a une pancarte. Faut vraiment être un spécialiste pour savoir que cette pierre au ras du sol, posée sur une autre c’est un dolmen. Un peut plus loin nous avons certainement le grand dolmen, trois pierres au ras du sol reposant sur d’autre. Je ne m’attendais pas à cela en ayant vu sur la carte une étoile indiquant le site archéologique. [Ces deux dolmens, connus sous le nom de grand et petit dolmen de Trainel, sont distants d'une dizaine de mètres. La première description de ces dolmens est parue en 1915. Elle les signale comme étant effondrée à la suite d'une fouille clandestine datée de 1910. L'instituteur du village procéda à une fouille avec ses écoliers en 1927 dont les résultats ne sont malheureusement pas connus. Les dolmens furent ensuite oubliés jusqu'à leur redécouverte en 1991. Le petit dolmen de Trainel est constitué d'une dalle de grès supporté par quatre orthostates profondément enterrés. La dalle de couverture est longue de 170 cm et large d'environ 100 cm. La chambre qu'elle recouvre a été vidée anciennement. La dalle de couverture du grand dolmen de Trainel est longue de 230 cm et large de 145 cm. Elle repose sur trois roches plates. La chambre, longue de 165 cm, large de 65 cm et haute de 95 cm, aurait contenu des ossements humains. Plusieurs dalles proches du dolmen suggèrent l’hypothèse qu'il s'agirait d'une allée couverte. L'état de délabrement actuel du monument ne permet que de s'en faire une vague idée. Les dolmens sont classés Monument historique depuis 1927. https://www.lieux-insolites.fr/yonne/trainel/trainel.htm]


 

 

Revenons sur le chemin carrossable que nous prenons à gauche, puis le premier chemin sur la gauche, (parcelles 132-134). Nous longeons la parcelle133 qui à été éclaircie, ou nous trouvons de beaux chênes reproducteurs, débouchons sur un chemin carrossable, (sur ma trace je loupe le chemin de droite menant a la route carrossable ne sachant pas ou se trouve le vrai chemin avec les traces du tracteur débardeur) que nous prenons à droite, quelques centaines de mètres plus loin, le chemin de gauche entre les parcelles 128-127. (Si le chemin est rétabli c’est en face). Après un virage passons ‘’La Maisonnette’’ peut être une ancienne ferme ou maison forestière à pans de bois et torchis, devenu le refuge des chasseurs.  Passons la barrière et sortons de la foret. Poursuivons le chemin carrossable longeant la lisière de la foret, une propriété isolé, puis les champs. Notre chemin tourne sur la gauche et débouche sur la D 25 que nous prenons à gauche. Nous retrouvons la foret et une pancarte en bois nous indiquant qu’en prenant le chemin qui monte sur 170m sur la gauche, nous pouvons nous rendre à la croix des bois [Un peu partout et à toutes les époques, la piété populaire a érigé des croix. Elles étaient placées sous le patronage de saints locaux, ou de celui des vénérables personnages du paysage religieux traditionnel. Beaucoup d'entre elles, qui avaient leur histoire, ont disparu à la suite des travaux de remembrement et de défrichements entrepris vers les années 1960. On regrettera, dans l'Yonne, l'absence d'un inventaire de ces croix contrairement à l'Aube qui a établi le sien grâce à l'abbé Durand. Le village de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes fait exception avec la nomenclature des croix de finage établie vers 1901 par l'abbé Louis Boudard, enfant du pays, qui a procédé à une relation détaillée de leur histoire.

« Un site guérisseur invoqué contre la fièvre »

On citera notamment la Croix des Bois, dans le bois de la Louvière, une partie de la forêt de Vauluisant. Elle est signalée au randonneur à droite de la RD 25 conduisant à Thorigny, et se découvre à 500 mètres depuis la route. Flanqué d'une petite croix, cet emblème religieux, comme celui du Pas-Dieu, est riche de traditions populaires. Ainsi, au même endroit, la Croix de la Louvière a remplacé une croix en bois dont les membres gisaient à terre. Un bûcheron des environs en ramassa les morceaux épars et les mit dans son fagot, pensant qu'elle était juste bonne à mettre au feu. Mais au moment d'emmener son fardeau il ne put jamais le soulever. Croyant qu'une force surnaturelle s'opposait à son dessein, il rendit les pieux débris au sol et se hâta d'aller raconter au village ce qui lui était arrivé. La dévotion populaire s'émut de ce sacrilège qui lui reprochait son incurie et la remplaça par une neuve érigée « à l'initiative de Simon Huot, chaurier à la Tour de Villechat, et posée par Jean Delage, maître maçon à Grange-le-Bocage ». Joseph Perrin ajoute que la Croix des Bois « était un site guérisseur invoqué contre la fièvre intermittente ». https://www.lyonne.fr/saint-maurice-aux-riches-hommes-89190/actualites/la-croix-du-bois-de-la-louviere_12819060/]. Revenons sur la route que nous poursuivons sur la gauche. Nous arrivons au carrefour en forme de patte d’oie. La route de droite se dirige vers la Chaume, la D 25 poursuis vers Saint Maurice les Riches Hommes, prenons le large chemin sur la droite barré par une chaîne. Nous apercevons la cabane Frelon qui semble abandonnée. Je ne suis pas certain que cette bande de bois n’est pas privé, sur la carte les parcelles numérotées, ne viennent pas jusque là.  En effet nous longeons la maison isolée en bonne état mais sans personne, j’ai des doutes sur le droit de passage… A moins que ce ne soit une maison de chasse. Nous pouvons éviter ce morceau de chemin en prenant la route de droite en direction de Chaume puis le premier chemin carrossable sur la gauche, au carrefour suivant dans le bois prendre à droite, nous retrouvons la trace. Traversons la foret, coupons un chemin, poursuivons dans la parcelle 34 par un petit sentier. Après une laie forestière nous arrivons au Dolmen de Lancy qui ressemble vraiment à un dolmen [La forêt de Vauluisant abrite plusieurs mégalithes. Le plus important est le dolmen de Lancy. Il côtoie un menhir voire même plusieurs. À proximité se trouvent également les vestiges fort dégradés de plusieurs autres dolmens. Un peu plus au sud se trouvent les polissoirs de Lancy, de la Pierre-à-l'Eau et du Sauvageon. Classé Monument historique en 1887, le dolmen de Lancy a été restauré en 1931 par la Société archéologique de Sens. La dalle de couverture, longue de 270 cm, large de 200 cm et épaisse de 35 à 60 cm, recouvre une chambre haute d'environ 100 cm. La chambre, orientée sud-ouest/nord-est, est délimité de chaque côté par un orthostate de 200 cm de longueur. Un orthostate forme le chevet au nord-est. Un quatrième orthostate est couché, côté sud-ouest, à l'intérieur de la chambre. Formait-il une porte ? La chambre serait donc orientée vers le sud-ouest. Le dolmen fut fouillé en 1890 par Philippe Salmon et Edmond Feineux. Ils ne purent que constater que le lieu avait déjà fait l'objet d'une fouille clandestine. Dans la chambre ils ne relevèrent que la présence d'une terre légère avec un rognon de silex. À une dizaine de mètres au sud-est du dolmen se trouve le menhir de Lancy. Il est haut de 160 cm, large de 120 cm et épais d'une soixantaine de centimètres. Ces grandes faces sont placées à l'est et à l'ouest. Autour du dolmen sont disposés huit blocs de pierre dont le menhir est le seul qui soit debout. Ces blocs sont peut-être naturels, mais en 1987 l'archéologue Jean Yves Prampart envisagea qu'ils forment un cromlech. Peut-être que ces blocs délimitaient le cairn recouvrant le dolmen comme cela est le cas pour d'autres monuments de ce type. L'absence de fragment osseux au sein de la chambre et l'absence de trace visible de cairn ou de tumulus a fait naître l’hypothèse que le dolmen de Lancy n'avait pas de fonction funéraire. Il aurait été un lieu de culte dédié à une divinité oubliée. De nombreux vestiges de dolmens subsistent dans la forêt de Vauluisant, mais ils ont grandement souffert des outrages du temps et des carriers, qui en débitaient les dalles pour en faire des pavés. Ces vestiges disparaissent également sous la végétation. Au sud du dolmen de Lancy se trouvent les polissoirs de Lancy, de la Pierre-à-l'Eau et du Sauvageon pour les plus connus. D'autres se cachent certainement sous les fourrés. Ces polissoirs sont des blocs de roche dure, souvent de dimensions importantes, que les hommes du néolithique utilisaient pour polir leurs outils en silex. Le but du polissage était de rendre les tranchants des outils plus résistants. Pour le polir, l'outil taillé est soumis à une action de va-et-vient sur une surface abrasive comme le grès. Pour que l'action soit efficace, il faut exercer sur l'outil une forte pression (plusieurs dizaines de kilos) et être très persévérant. Le polissage est un travail de longue haleine, plusieurs dizaines d'heures étaient nécessaires à la confection d'une hache polie. Le polissoir de Lancy, classé Monument historique en 1922, est un bloc oblong de 280 cm sur 250 cm. Nous pouvons y voir une cuvette de polissage de 30 x 20 cm et trois rainures formant un "F" à l'envers. Le polissoir du Sauvageon, également classé Monument historique en 1922, est un bloc de 330 cm sur 250 cm. Il dépasse de 90 cm du sol et possède cinq rainures à profil en "U", quatre rainures à profil en "V", une rainure isolée et deux cuvettes de polissage. https://www.lieux-insolites.fr/yonne/lancy/lancy.htm]. Poursuivons le sentier qui prend par la suite une laie forestière sur la droite pour rejoindre le chemin carrossable sur la gauche, passons la barrière, traversons la route et repassons la barrière, nous entrons dans les

parcelles 46-47, longue ligne droite qui se creuse en fossé. Je quitte ce beau chemin pour entrée dans la parcelle 42 situé sur la gauche pour aller voir un site archéologique (Le Polissoir de Lancy). Je cherche longtemps dans les ronces, avant d’abandonner et de me diriger vers le chemin situé en lisière de la foret et je trouve un rocher dans un taillis avec des marques. (Il est plus simple de poursuivre notre route jusqu’à la barrière et de prendre le chemin de gauche surtout que nous trouvons une pancarte en bois nous indiquant la direction c’est le chemin que j’ai fait pour retrouver la route). (Il comporte trois grosses cuvettes en formes de flèche cela à peut être servi pour de la pierre polie). Je longe la lisière sur la droite, retrouve mon chemin carrossable. Un panneau en bois nous indique un chemin peint en bleu faisant le tour des sites archéologique, le balisage n’existe plus. Passons la barrière et la maison de chasseur agrémenté de tables. Prenons la route sur la gauche. Laissons un large chemin carrossable sur la droite, poursuivons le bitume et prenons le chemin carrossable forestier du Sauvageon sur la gauche, parcelle 61, nous avons deux pancartes, nous indiquant le chêne Sauvageon et le polissoire. Je traverse une foret en pleine régénération, les parcelles sont en grande éclaircie, il y a de la lumière pour les jeunes plans. Je cherche le chêne Sauvageons qui à vu naître Victor Hugo . Sur une petite butte reste un bouquet d’arbres ne me semblant pas extraordinaire. ils sont fourchus, mais d’un port régulier, de loin je ne vois pas si ce sont des chênes, cela ne me semble pas aussi extraordinaire que cela. (D’après ce que j’ai lu et compris sur wikipédia, il serait tombé lors de la tempête de 1999. Ou bien je me trompe, ou dépérissant ce chêne est passé à la tronçonneuse. Dans cette parcelle toute neuve il va falloir attendre des siècles avant d’en retrouver un autre d’un port majestueux. Je poursuis mon chemin et commence à fatiguer. C’est une longue promenade plus de trente kilomètres que j’essaie de réaliser rapidement, pas que je sois pressé (quoi que…) mais j’essaie par une vitesse soutenue compenser musculairement le manque de dénivelé de nos régions, et me prépare ainsi à mes randos en montagne. Le chemin tout droit, les parcelles désertiques, font que je ne regarde plus mon GPS. J’en oublie le polissoir du Sauvageon, je marche la tête vide, je m’étais dit, je le verrais bien, mais je n’ai pas vu le rocher au raz du sol, je l’ai même totalement oublié, rien sur le bord du chemin ne me l’indique et me rappel que j’ai encore quelque chose à voir dans cette promenade. J’ai modifié la trace prenons la laie forestière qui doit être encombré par le taillis (parcelles 63-64) sur la droite puis suivre la trace pour traverser la parcelle 63 et 62 le polisoire étant dans la parcelle 62 [Polissoir, classé par arrêté du 30 mai 1922, il mesure 2,75 sur 3,30 m dont 90 cm dépassent du sol et qui comporte 5 rainures à fond arrondis, 4 rainures à profil en V dissymétriques, une rainure isolée et deux plages de polissage.
Guidage par GPS randonnée est recommandé, car le chemin à proximité d'accès au site, n'existe plus. Lien avec l’image ; http://www.t4t35.fr/Megalithes/Photo/France/Preview/astro89/20210221_161142%20a.jpg]. Revenons sur nos pas, nous débouchons sur un chemin formant Té avec un espace pour le stockage du bois, que nous prenons à droite. Nous quittons la foret, sommes de nouveau dans les champs, la foret derrières, dans le creux de la vallée nous trouvons une patte d’oie prenons à droite, le chemin traverse le champ en se dirigeant vers la foret, il tourne à gauche, passons la barrière. Le chemin forme Té à la lisière du bois, prenons à droite. Nous retrouvons un chemin carrossable empierré. Nous laissons les chemins situés dans les parcelles 87-88, puis 88-89 en pointillés sur la carte. J’oublié le polissoirs de la pierre à eau, situé dans la parcelle 93 suivre la trace, il faut certainement le chercher un peu sous les ronces et le taillis à moins que les choses ne changent… [Le polissoir ce trouve à 70 mètres de la ligne principal, indiqué par un panneau en bois, donnant la direction à prendre. Polissoir d'1.20 m de long x 0.80 de large environs, forme biscornu, avec trou envers son centre, puis 3 rainures sur la droite. Pour l’image voir le site http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=22570]. Revenons sur nos pas. Entre les parcelles 91-92, je prends sur la droite, une laie forestière. Je débouche sur la D 328 que je prends à gauche. Nous suivons le bitume qui tourne sur la droite et passons devant une ferme et ses bâtiments agricoles. Nous débouchons sur la D 84 que nous prenons à gauche, en direction de Courgenay. Sur la droite des serres. Nous entrons dans Courgenay et longeons des serres cette fois ci à notre gauche. Nous arrivons à une fourche quittons la départementale et prenons à droite la rue du chemin de ronde, nous arrivons rue André Thibord que nous poursuivons tout droit, nous retrouvons notre petit parking à l’intersection de la D 79.





















 




 

 

 

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