Pour cette Promenade de liaison entre le captage de l'aqueduc de La Vanne et de la Dhuis, nous partons à Courgenay dans l'Yonne à la porte de l'Aube
Dans
mon cycle de la Vanne à la Dhuys, je vais vous emmener en promenade autour des
deux aqueducs. Parfois en les suivant, parfois l’aqueduc ne servira que le fil
rouge et, nous fera découvrir les paysages qu’ils traversent. Un jour de
solitude, j’ai eu l’envie de traverser Paris entre le réservoir de la Vanne au
parc Montsourie, jusqu’au réservoir de la Dhuis à Ménilmontant. Cela ma donné
l’idée de relier le départ de ses deux aqueduc. Pour ne pas alourdir le
contenu, je ne vous mets pas tout les détails des aqueducs vous les trouverez
dans mes articles d’écrivant mes autres promenades de La vanne à la Dhuis. Je
vous mets uniquement les liaisons.
Topo sur la Vanne : https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/decouverte-secrets-eaux-paris-ile-france-aqueduc-arcueil-1660403.html
https://www.paristoric.com/index.php/paris/inclassables/913-l-alimentation-en-eau-de-paris
http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm
Aujourd’hui nous remontons vers la Dhuis et mon départ se situe à Courgenay
Pour si
rendre : De Sens ; prendre la D 660 en direction de Troyes, après le
village de Foissy sur Vanne nous avons un panneau Abbaye de Vauluisant, Château
de Fleurigny première à gauche. Quelques centaines de mètres plus loin prendre
la file de gauche, la direction de Lailly, Courgenay et Thorigny sur Oreuse (D
84). A Lailly à la sortie du village
poursuivre la D 84 sur la droite en direction de Courgenay
De Troyes ; Prendre la D 660 en direction de Sens, ou l’autoroute A 5 (sortie 19 Nogent sur Seine, Saint Florentin, Villeneuve l’Archevêque) après le péage et le rond point prendre la D 660 direction Sens et Villeneuve l’Archevêque. Traverser Villeneuve l’Archevêque, puis Molinons, à la sortie du village prenons à droite la direction de Lailly, Courgenay et Thorigny sur Oreuse (D 84). A Lailly à la sortie du village poursuivre la D 84 sur la droite en direction de Courgenay
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Carte OpenStreet Trace GPS & Topo sans Commentaires Trace Randogps
Le code mobile de cette randonnée est b347216
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Carte VisioRando Cliquez sur le rectangle à coté du numéro
Nous trouvons un Parking à l’intersection entre la D79 et la rue André Thibord. Il n’y a pas de parking place de l’église.
Courgenay
[Courgenay appartient au diocèse de Sens. De ce
fait, on peut imaginer que le village relève aussi primitivement du comté de
Sens. Ce comté perd sa frange oriental au profit du comté de Troyes dès 1110.
Des moines
champenois, arrivés de Preuilly, sont installés à la lisière sud de la
paroisse : à Vauluisant. La jeune abbaye est sur le tracé d'un grand
chemin aujourd'hui disparu, reliant les deux villes de foires de Provins et de
Troyes par La Motte-Tilly, Trainel, Villechat et Mauny (à Bagneaux). Ce
parcours n'est pas le plus direct entre les deux villes. A l'évidence,
Nogent-sur-Seine forme un obstacle et il faut supposer que ses seigneurs
contrarient les intérêts champenois. L'accord conjoint des sires de Nogent et
de Villemaure
(ces derniers étant clairement au service des comtes de Troyes)
sera nécessaire pour permettre cette fondation pieuse établie en limite de
leurs domaines féodaux. Les moines reçoivent des dons de terres sur la partie
sud du finage et Lailly. Ils évitent de se manifester au nord du monastère. Le
finage de Courgenay dépend de la seigneurie (puis châtellenie) de
Nogent-sur-Seine. Nogent n'entrera dans le domaine comtal que vers 1190. Au
même moment, des chevaliers assez rapidement titrés seigneurs, se manifestent à
Courgenay. Dès lors, on est assuré que le village est dans le comté de
Champagne. Ces chevaliers disposeront d'un château près de l'Alain. Vers 1190,
l'entrée de Nogent au sein du domaine des comtes de Champagne, change radicalement
le réseau routier local. Le vieil axe de Trainel est abandonné au profit de
celui passant directement par Nogent. Un chemin secondaire apparaît, reliant
Nogent à Villeneuve-l'Archevêque, ville neuve au développement rapide. Le
franchissement de l'Alain, entre Courgenay et Pouy, est marqué par
l'établissement du château de Livanne. Ce château deviendra la propriété des
moines de Vauluisant. Au début du XIVe siècle,
le dernier membre du lignage de Courgenay vend aux moines de
Vauluisant ce
château et ses biens concentrés sur la fraction nord du finage. Désormais, tout
le finage est sous le contrôle de l'abbaye. Le bailli de Sens profite de ce que
l'époux de la dernière comtesse de Champagne soit sur le trône de France pour
s'imposer administrativement à Courgenay et dans les environs au détriment du
bailli de Troyes désormais privé de chef. Ce basculement administratif et
judiciaire sera conservé en l'état jusqu'en 1789, et d'une certaine manière au
travers la départementalisation, jusqu'à nos jours. Vauluisant est au centre
d'un réseau économique. L'abbaye dispose de maisons à Provins, Sens, Troyes et
Villeneuve-l'Archevêque. Un chemin relie directement le monastère à Sens. Si le
chemin de Provins à Troyes ne passe plus à ses portes, celui de Nogent à Villeneuve-l'Archevêque
le remplace. Les moines promeuvent la métallurgie et la verrerie dans la
contrée. Les moines disposent de plusieurs fermes pour exploiter le finage.
Elles
portent souvent un nom de famille d'exploitants : la Tournerie
(famille Tourneur), la Picardie (famille Picard), etc. Courgenay se fortifie au
frais de ses habitants. Les habitants profitent du voisinage du monastère. Le
bourg connaît une belle prospérité. Il attire des familles de la région (les
Hanoteau et les Pierre de Rigny-le-Ferron, les Clouan de Coulours), s'allie à
des familles en pleine ascension (les Richer de Thorigny), envoie ses fils dans
d'autres bourgs tenir des fonctions honorables (Blanchet et Pigeon à Thorigny,
Blanchet à Rigny-le-Ferron). Cette expansion justifie la fortification du
village sous François Ier. Durant les
guerres dites de Religion, les
fermes monastiques seront mises à l'encan par le pouvoir royal à la barre du
bailliage de Sens. La dynastie est incapable de financer une armée pour mettre
au pas les révoltes protestantes et ponctionne sans vergogne l’Église. Ces
ventes à réméré provoquent l'émergence de petites seigneuries, que les moines
du début du XVIIe siècle parviendront
à racheter les unes après les autres au grand dam de leurs détenteurs nobliaux.
Courgenay perd sa petite bourgeoisie. L'installation de Pigeon à Courtenay
(Loiret) où ils se hisseront au sommet de la vie locale vers 1650 est le chant
du cygne. L'abbé Le
Tellier, membre de la famille de Louvois, achève la remise
à niveau de l'abbaye. Les titres patrimoniaux sont rangés et classés, des plans
dressés. C'est donc une abbaye dans un état d'entretien impeccable qui va subir
la tragédie révolutionnaire. L'abbatiale et les bâtiments conventuels sont
détruits. Seul le logis abbatial et quelques granges sont épargnés. La mise au
tombeau de l'abbatiale serait réfugiée à l'église paroissiale de
Villeneuve-l'Archevêque. Des décombres subsistent encore de nos jours dans les
environs, menacés par des prédateurs du patrimoine. Les fermes quittent le
domaine dès les premiers mois des troubles. Vauluisant devient la propriété de
la famille Javal, domiciliée à
Paris. Elle en fait le centre d'un domaine agricole qui se veut en pointe dans
le modernisme (électricité, etc.). Le journalisme agricole le met à l'honneur.
Vers 1980, les propriétaires orientent la notoriété des lieux vers le domaine
culturel (festival de
musique, visites guidées). Le chemin de fer passe sur le
finage au début du XXe siècle. Le
village de Courgenay accueille des serres de belle superficie, fixant une
petite population salariée. Wikipédia]. Prenons la rue André Thibord, en
direction de Pouy sur Vanne et Nogent sur Seine, remarquer les portes
charretières en pleins cintres, Puis la rue de l’église sur la gauche [Attesté en 1129 dans le Cartulaire
général de l’Yonne sous Curgeneium, et Curgenetum (1129). Puis Curtisgeneium
(avant 1150), Corgenay, Courgenay (1199), Corgenetum (1213), Corgenayum
(1376). Du patronyme romain Cordianus ou Corduenus ou du
patronyme gaulois Gennos suffixé en – acum.
Le suffixe -etum, -acum a le sens de réunion
d’arbres ou de végétaux (A noter que le cornoullier est nommée localement
courgelier). http://roch-jaja.nursit.com/spip.php?rubrique1115].
Prenons la rue du chemin de ronde sur la gauche, nous
arrivons sur une placette
avec un magnifique chêne protégeant un banc poursuivons sur la droite la D 79
(rue Léopold Javal – député de l’Yonne) en direction de Pouy et Nogent.
Dépassons le cimetière et l’antenne émettrice, sortons du village, et prenons
le chemin dans les champs sur la gauche. Après un petit bois, nous arrivons à
un carrefour ou nous laissons les chemins de droite et de gauche, prenons celui
de biais se dirigeant vers trois petits bois. Laissons un chemin sur la gauche
et sur la droite, nous débouchons sur une route que nous prenons à gauche, (comme
la rue fait un virage, cela nous fait aller tout droit) longeons un bois, nous
sommes dans la vallée des pierres. Au loin nous apercevons les
cheminées de la
centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Après un champ, nous longeons un
nouveau bois et arrivons au carrefour entre deux routes, prenons à droite la D
79. Après l’alternance entre bois et champs, nous arrivons devant un carrefour
en forme de Té. Prenons à droite la petite route, longeons les haies et nous
trouvons sur la gauche, un passage entre les arbres, le chemin qui n’est pas trop bien matérialisé au
sol lorsque les cultures sont en repos, traversons les champs. Ce détour permet
uniquement d’éviter le bitume de D 79. Laissons un chemin sur la gauche
longeant l’orée d’un bois, puis un autre chemin sur la droite. Prenons le
second chemin sur la gauche se dirigeant vers la D 79 que nous prenons à
droite, sur une centaine de mètres, puis le chemin de gauche. Au premier
carrefour prenons à droite, coupons deux chemins, nous nous approchons du
village de St. Maurice aux Riches Hommes, longeons un bois (chemin de la
lisière). Notre chemin fait un coude aigu sur la droite et débouche sur la D 25,
à la sortie du hameau de Mauny au lieu dit les
Vieilles Vignes commune de saint
Maurice, (Rue de la Foret de Lancy) que nous prenons à gauche. Après les champs
nous entrons dans la foret de Vauluisant [La forêt de Vauluisant
nommée aussi forêt de Lancy. Essentiellement en chênes, située au nord-est du
département de l'Yonne. Elle contient plusieurs monuments mégalithiques (menhirs, dolmens et polissoirs). La forêt de
Vauluisant s'étend sur 2 400 ha. Elle se situe principalement sur le
territoire de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes mais aussi de La Postolle, Lailly et Courgenay pour sa partie sud,
communes du département de l'Yonne. Elle est au nord-ouest de l'ancienne abbaye de Vauluisant. Des menhirs et dolmens se dressent dans la
forêt de Vauluisant. Plusieurs sont classés comme monuments historiques tel l'ensemble constitué par le dolmen et le menhir
de Lancy et les deux dolmens de Trainel.
Des polissoirs ont été aussi
découverts et classés comme monuments historiques : la Pierre à l'eau et le
Sauvageon. La forêt est
majoritairement peuplée de chênes exploités pour le bois d'œuvre. Les hêtres sont également présents en faible proportion. Très
peu de conifères figurent parmi les
essences implantées. Jusqu'à la tempête de décembre
1999, plusieurs chênes remarquables par leur ancienneté
et leurs dimensions constituaient une attraction pour cette forêt, en
particulier le « Chêne du Sauvageon » et « Les Cinq
Frères » wikipédia]. Nous grimpons, dans le virage de la route,
nous trouvons un chemin sur la droite avec un petit parking. Prenons à droite
en direction les deux dolmens de Trainel à 1,5 km. Passons la barrière
traversons la foret par un chemin carrossable entre les parcelles 126 et 125
(attention les dimanches c’est jour de chasse de Septembre à Mars). Parcelles
125-126, laissons un chemin sur la gauche, poursuivons dans la parcelle 130,
puis 131. Dans cette dernière nous arrivons à un carrefour en étoile entre les
parcelles
(145-146-131-132-144) poursuivons notre route carrossable sur la
gauche qui descend, suivons la pancarte dolmens à 250m. Après une laie
forestière, grâce à une pancarte, nous devinons un sentier traversant des taillis
sur la gauche, se dirigeant vers un dolmen (heureusement que j’ai le GPS et
qu’il reste des pancartes en bois pour nous indiquer ou il se trouve, sinon je
ne l’aurais pas trouvé. Je serais passé à coté du tas de cailloux sans me
rendre compte que c’était le petit Dolmen de Trainel). Heureusement
qu’il y a une pancarte. Faut vraiment être un spécialiste pour savoir que cette
pierre au ras du sol, posée sur une autre c’est un dolmen. Un peut plus
loin nous avons certainement le grand dolmen, trois pierres au ras du sol
reposant sur d’autre. Je ne m’attendais pas à cela en
ayant vu sur la carte une étoile indiquant le site archéologique. [Ces deux
dolmens, connus sous le nom de grand et petit dolmen de Trainel, sont distants
d'une dizaine de
mètres. La première description de ces dolmens est parue en
1915. Elle les signale comme étant effondrée à la suite d'une fouille
clandestine datée de 1910. L'instituteur du village procéda à une fouille avec
ses écoliers en 1927 dont les résultats ne sont malheureusement pas connus. Les
dolmens furent ensuite oubliés jusqu'à leur redécouverte en 1991. Le petit
dolmen de Trainel est constitué d'une dalle de grès supporté par quatre
orthostates profondément enterrés. La dalle de couverture est longue de
170 cm et large d'environ 100 cm. La chambre qu'elle recouvre a été
vidée anciennement. La dalle de couverture du grand dolmen de Trainel est
longue de 230 cm et large de 145 cm. Elle repose sur
trois roches
plates. La chambre, longue de 165 cm, large de 65 cm et haute de
95 cm, aurait contenu des ossements humains. Plusieurs dalles proches du
dolmen suggèrent l’hypothèse qu'il s'agirait d'une allée couverte. L'état de
délabrement actuel du monument ne permet que de s'en faire une vague idée. Les
dolmens sont classés Monument historique depuis 1927. https://www.lieux-insolites.fr/yonne/trainel/trainel.htm].
Revenons sur le chemin carrossable que nous prenons à gauche,
puis le premier chemin sur la gauche, (parcelles 132-134). Nous longeons la
parcelle133 qui à été éclaircie, ou nous trouvons de beaux chênes
reproducteurs, débouchons sur un chemin carrossable, (sur ma trace je loupe le
chemin de droite menant a la route carrossable ne sachant pas ou se trouve le
vrai chemin avec les traces du tracteur débardeur) que nous prenons à droite,
quelques centaines de mètres plus loin, le chemin de gauche entre les parcelles
128-127. (Si le chemin est rétabli c’est en face). Après un virage passons ‘’La
Maisonnette’’ peut être une ancienne ferme ou maison forestière à pans de bois
et torchis, devenu le refuge des chasseurs. Passons la barrière et sortons de la foret. Poursuivons
le chemin carrossable longeant la lisière de la foret, une propriété isolé, puis
les champs. Notre chemin tourne sur la gauche et débouche sur la D 25 que nous
prenons à gauche. Nous retrouvons la foret et une pancarte en bois nous
indiquant qu’en prenant le chemin qui monte sur 170m sur la gauche, nous pouvons
nous rendre à la croix des bois [Un peu partout et
à toutes les époques, la piété populaire a érigé des croix. Elles étaient
placées sous le patronage de saints locaux, ou de celui des vénérables
personnages du paysage religieux traditionnel. Beaucoup d'entre elles,
qui
avaient leur histoire, ont disparu à la suite des travaux de remembrement et de
défrichements entrepris vers les années 1960. On regrettera, dans l'Yonne,
l'absence d'un inventaire de ces croix contrairement à l'Aube qui a établi le
sien grâce à l'abbé Durand. Le village de Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes fait
exception avec la nomenclature des croix de finage établie vers 1901 par l'abbé
Louis Boudard, enfant du pays, qui a procédé à une relation détaillée de leur
histoire.
« Un site guérisseur invoqué contre la fièvre »
morceaux épars et les mit dans son
fagot, pensant qu'elle était juste bonne à mettre au feu. Mais au moment
d'emmener son fardeau il ne put jamais le soulever. Croyant qu'une force
surnaturelle s'opposait à son dessein, il rendit les pieux débris au sol et se
hâta d'aller raconter au village ce qui lui était arrivé. La dévotion populaire
s'émut de ce sacrilège qui lui reprochait son incurie et la remplaça par une
neuve érigée « à l'initiative de Simon Huot, chaurier à la Tour de Villechat,
et posée par Jean Delage, maître maçon à Grange-le-Bocage ». Joseph Perrin
ajoute que la Croix des Bois « était un site guérisseur invoqué contre la
fièvre intermittente ». https://www.lyonne.fr/saint-maurice-aux-riches-hommes-89190/actualites/la-croix-du-bois-de-la-louviere_12819060/]. Revenons
sur la route que nous poursuivons sur la gauche. Nous arrivons au carrefour en
forme de patte d’oie. La route de droite se dirige vers la Chaume, la D 25
poursuis vers Saint Maurice les Riches Hommes, prenons le large chemin sur la
droite barré par une chaîne. Nous apercevons la cabane Frelon qui semble abandonnée.
Je ne suis pas certain que cette bande de bois n’est pas privé, sur la carte
les parcelles numérotées, ne viennent pas jusque là. En effet nous longeons la maison isolée en
bonne état mais sans personne, j’ai des doutes sur le droit de passage… A moins
que ce ne soit une maison de chasse. Nous pouvons éviter ce morceau de chemin
en prenant la route de droite en direction de
Chaume puis le premier chemin
carrossable sur la gauche, au carrefour suivant dans le bois prendre à droite,
nous retrouvons la trace. Traversons la foret, coupons un chemin, poursuivons
dans la parcelle 34 par un petit sentier. Après une laie forestière nous
arrivons au Dolmen de Lancy qui ressemble vraiment à un dolmen [La forêt de Vauluisant abrite plusieurs mégalithes. Le
plus important est le dolmen de Lancy. Il côtoie un menhir voire même
plusieurs. À proximité se trouvent également les vestiges fort dégradés de
plusieurs autres dolmens. Un peu plus au sud se trouvent les polissoirs de Lancy,
de la Pierre-à-l'Eau et du Sauvageon. Classé Monument historique en 1887, le
dolmen de Lancy a été restauré en 1931 par la Société archéologique de Sens. La
dalle de couverture,
longue de 270 cm, large de 200 cm et épaisse de
35 à 60 cm, recouvre une chambre haute d'environ 100 cm. La chambre,
orientée sud-ouest/nord-est, est délimité de chaque côté par un orthostate de
200 cm de longueur. Un orthostate forme le chevet au nord-est. Un
quatrième orthostate est couché, côté sud-ouest, à l'intérieur de la chambre.
Formait-il une porte ? La chambre serait donc orientée vers le sud-ouest.
Le dolmen fut fouillé en 1890 par Philippe Salmon et Edmond Feineux. Ils ne
purent que constater que le lieu avait déjà fait l'objet d'une fouille
clandestine. Dans la chambre ils ne relevèrent que la présence d'une terre
légère avec un rognon de silex. À une dizaine de mètres au sud-est du dolmen se
trouve le menhir de Lancy. Il est haut de 160 cm, large de 120 cm et
épais d'une soixantaine de centimètres. Ces grandes faces sont placées à l'est
et à l'ouest. Autour du dolmen sont disposés huit blocs de pierre dont le
menhir est le seul qui soit debout. Ces blocs sont peut-être naturels, mais en
1987 l'archéologue Jean Yves
Prampart envisagea qu'ils forment un cromlech.
Peut-être que ces blocs délimitaient le cairn recouvrant le dolmen comme cela
est le cas pour d'autres monuments de ce type. L'absence de fragment osseux au
sein de la chambre et l'absence de trace visible de cairn ou de tumulus a fait
naître l’hypothèse que le dolmen de Lancy n'avait pas de fonction funéraire. Il
aurait été un lieu de culte dédié à une divinité oubliée. De nombreux vestiges
de dolmens subsistent dans la forêt de Vauluisant, mais ils ont grandement
souffert des
outrages du temps et des carriers, qui en débitaient les dalles
pour en faire des pavés. Ces vestiges disparaissent également sous la
végétation. Au sud du dolmen de Lancy se trouvent les polissoirs de Lancy, de
la Pierre-à-l'Eau et du Sauvageon pour les plus connus. D'autres se cachent certainement
sous les fourrés. Ces polissoirs sont des blocs de roche dure, souvent de
dimensions importantes, que les hommes du néolithique utilisaient pour polir
leurs outils en silex. Le but du polissage était de rendre les tranchants des
outils plus résistants. Pour le polir, l'outil taillé est soumis à une action
de va-et-vient sur une surface abrasive comme le grès. Pour que l'action soit
efficace, il faut exercer sur l'outil une forte pression (plusieurs dizaines de
kilos) et être très persévérant. Le polissage est un travail de longue haleine,
plusieurs dizaines
d'heures étaient nécessaires à la confection d'une hache
polie. Le polissoir de Lancy, classé Monument historique en 1922, est un bloc
oblong de 280 cm sur 250 cm. Nous pouvons y voir une cuvette de
polissage de 30 x 20 cm et trois rainures formant un
"F" à l'envers. Le polissoir du Sauvageon, également classé Monument
historique en 1922, est un bloc de 330 cm sur 250 cm. Il dépasse de
90 cm du sol et possède cinq rainures à profil en "U", quatre
rainures à profil en "V", une rainure isolée et deux cuvettes de
polissage. https://www.lieux-insolites.fr/yonne/lancy/lancy.htm].
Poursuivons le sentier qui prend par la suite une laie forestière sur la droite
pour rejoindre le chemin carrossable sur la gauche, passons la barrière,
traversons la route et repassons la barrière, nous entrons dans les 


parcelles
46-47, longue ligne droite qui se creuse en fossé. Je quitte ce beau chemin
pour entrée dans la parcelle 42 situé sur la gauche pour aller voir un site
archéologique (Le Polissoir de Lancy). Je cherche longtemps dans les ronces,
avant d’abandonner et de me diriger vers le chemin situé en lisière de la foret
et je trouve un rocher dans un taillis avec des marques. (Il est plus simple de
poursuivre notre route jusqu’à la barrière et de prendre le chemin de gauche
surtout que nous trouvons une pancarte en bois nous indiquant la direction
c’est le chemin que j’ai fait pour retrouver la route). (Il comporte trois grosses cuvettes en formes de flèche cela à peut être
servi pour de la pierre polie). Je longe la lisière sur la droite, retrouve
mon chemin carrossable. Un panneau en bois nous indique un chemin peint en bleu
faisant le tour des sites archéologique, le balisage n’existe plus. Passons la
barrière et la maison de chasseur agrémenté de tables. Prenons la route sur la
gauche. Laissons un large chemin carrossable sur la droite, poursuivons le
bitume et prenons le chemin carrossable forestier du Sauvageon sur la gauche, parcelle
61, nous avons deux pancartes, nous indiquant le chêne Sauvageon et le
polissoire. Je traverse une foret en pleine régénération, les parcelles sont en
grande éclaircie, il y a de la lumière pour les jeunes plans. Je cherche le
chêne Sauvageons qui à vu naître Victor Hugo . Sur une
petite butte reste un bouquet d’arbres ne me semblant pas
extraordinaire. ils sont
fourchus, mais d’un port régulier, de loin je ne vois pas si ce sont des chênes,
cela ne me semble pas aussi extraordinaire que cela. (D’après ce que j’ai lu et
compris sur wikipédia, il serait tombé lors de la tempête de 1999. Ou bien je
me trompe, ou dépérissant ce chêne est passé à la tronçonneuse. Dans cette
parcelle toute neuve il va falloir attendre des siècles avant d’en retrouver un
autre d’un port majestueux. Je poursuis mon chemin et commence à
fatiguer. C’est une longue promenade plus de trente
kilomètres que j’essaie de réaliser rapidement, pas que je sois pressé (quoi
que…) mais j’essaie par une vitesse soutenue compenser musculairement le manque
de dénivelé de nos régions, et me prépare ainsi à mes randos en montagne.
Le
chemin tout droit, les parcelles désertiques, font que je ne regarde plus
mon GPS. J’en oublie le polissoir du Sauvageon, je marche la tête vide, je
m’étais dit, je le verrais bien, mais je n’ai pas vu le rocher au raz du sol,
je l’ai même totalement oublié, rien sur le bord du chemin ne me l’indique et
me rappel que j’ai encore quelque chose à voir dans cette promenade. J’ai
modifié la trace prenons la laie forestière qui doit être encombré par le
taillis (parcelles 63-64) sur la droite puis suivre la trace pour traverser la
parcelle 63 et 62 le polisoire étant dans la parcelle 62 [Polissoir, classé par arrêté du 30 mai 1922, il mesure
2,75 sur 3,30 m dont 90 cm dépassent du sol et qui comporte 5 rainures à fond
arrondis, 4 rainures à profil en V dissymétriques, une rainure isolée et deux
plages de polissage.
Guidage par GPS randonnée est recommandé, car le chemin à proximité d'accès au
site, n'existe plus. Lien avec l’image ; http://www.t4t35.fr/Megalithes/Photo/France/Preview/astro89/20210221_161142%20a.jpg]. Revenons sur nos pas, nous
débouchons sur un chemin formant Té avec un espace pour le stockage du bois,
que nous prenons à droite. Nous quittons la foret, sommes de nouveau dans les
champs, la foret derrières, dans le creux de la vallée nous
trouvons une patte d’oie prenons à droite, le chemin traverse le champ en se
dirigeant vers la foret, il tourne à gauche, passons la barrière. Le chemin
forme Té à la lisière du bois, prenons à droite. Nous retrouvons un chemin
carrossable empierré. Nous laissons les chemins situés dans les parcelles
87-88, puis 88-89 en pointillés sur la carte. J’oublié le polissoirs de la
pierre à eau, situé dans la parcelle 93 suivre la trace, il faut certainement
le chercher un peu sous les ronces et
le taillis à moins que les choses ne
changent… [Le
polissoir ce trouve à 70 mètres de la ligne principal, indiqué par un panneau
en bois, donnant la direction à prendre. Polissoir d'1.20 m de long x 0.80 de
large environs, forme biscornu, avec trou envers son centre, puis 3 rainures
sur la droite. Pour l’image voir le site http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=22570]. Revenons sur nos pas. Entre les parcelles 91-92, je prends
sur la droite, une laie forestière. Je débouche sur la D 328 que je prends à
gauche. Nous suivons le bitume qui tourne sur la droite et passons devant une
ferme et ses bâtiments agricoles. Nous débouchons sur la D 84 que nous prenons
à gauche, en direction de Courgenay. Sur la droite des serres. Nous entrons
dans Courgenay et longeons des serres cette fois ci à notre gauche. Nous
arrivons à une fourche quittons la départementale et prenons à droite la rue du
chemin de ronde, nous arrivons rue André Thibord que nous poursuivons tout
droit, nous retrouvons notre petit parking à l’intersection de la D 79.


Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ; https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html




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