J’ai repris mes grandes promenades dans le Nord de la Seine & Marne. En réalisant la rando Montbarbin – Crécy la Chapelle – Esbly, qu’il était possible de faire une petite balade sympa au départ de Montbarbin.
Mon départ se fait de Montbarbin. Petit hameau se trouvant sur la
D 934 à quelques kilomètres de Crécy la Chapelle. J’ai choisi cette petite gare
en espérant des places de stationnements gratuites. Devant la gare nous
trouvons un petit parking.
Parcours de Gare en Gare. Ligne P. De Paris prendre un transilien omnibus pour Meaux, s’arrêtant à Esbly. Prendre la correspondance Esbly-Crécy la Chapelle. Un train toute les heures.
Horaire au départ de Crécy la Chapelle ; https://www.transilien.com/fr/les-fiches-horaires/resultats/?date=2021-07-09&departure=Cr%C3%A9cy-la-Chapelle&destination=Esbly%20(Esbly)&endTimeSlot=18%3A00&idStopPointDestination=stop_point%3AIDFM%3AmonomodalStopPlace%3A47322&idUic7Departure=stop_area%3AIDFM%3A68293&startTimeSlot=08%3A00&completeDayResearch=false&errors=
Carte IGN Trace & Topo sans Commentaires Trace Randogps
Le code mobile de cette randonnée est b301806
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Km Temps Arrêt V/d V/g Dénivelé
10 1h35 0h15 6 5,4 288
Juillet 2021
Sortons de la gare et prenons le boulevard sur la
gauche, passons la ligne SNCF, au feu tricolore prenons sur la droite la D 934
(avenue de l’ensoleillée), puis à gauche, la rue cimentée du Tertre qui monte
fortement. L’allée se divise en deux devant un tertre avec une croix, prenons à
droite. De cet endroit nous une belle vue sur la vallée du Grand Morin [La vallée du Grand Morin, surnommée la vallée des
peintres, a inspiré nombre d'artistes réputés du XIXe siècle, comme
Toulouse-Lautrec, Van Gogh et Corot. Les charmants villages de Crécy-la-Chapelle et de Villiers-sur-Morin, nichés au bord de la paisible rivière ponctuée de
lavoirs et de moulins, offrent au regard des promeneurs et amateurs de peinture
des vues à la fois pittoresques et photogéniques. Un parcours artistique,
ponctué de chevalets, permet de découvrir les différents endroits où des
artistes renommés ont puisé leur inspiration.
https://www.france-voyage.com/tourisme/vallee-grand-morin-1490.htm] [Le Grand
Morin, Il est couramment admis que les sources du Grand Morin se situent
sur la commune de Lachy. Un petit cours d'eau nommé « Ruisseau de
l'étang de la Morelle » relie les étangs de la Morelle aux sources du Grand Morin. SANDRE localise néanmoins la source du Grand Morin au
niveau des étangs de la Morelle, sur la commune de La Villeneuve-lès-Charleville. Le Grand Morin se jette 118,2 kilomètres plus loin dans la rivière Marne à Condé-Sainte-Libiaire (à l'est de Marne-la-Vallée). Un bras moins
important conflue avec la Marne plus en aval, en limite séparative des communes
de Lesches et Esbly, les deux bras et la Marne formant ainsi
l'« île de Condé ». C'est la plus grande rivière après la Marne, de
la région naturelle de la Brie, avec son jumeau septentrional le Petit
Morin (débit moyen moitié
moindre de celui du Grand Morin). Son importance anthropique est telle qu'elle
a donné son nom à un des terroirs de la Brie : « la Brie des Morins » et en a
structuré l'occupation humaine depuis l'Antiquité (orientation des voies de
communication et urbanisation francilienne dite « en doigt de gant »
le long de la vallée). Son tracé est orienté dans le sens est-ouest, avec un
parcours très sinueux de 43 km dans le département de la Marne, puis de 77 km en Seine-et-Marne. En plusieurs endroits, le cours de la rivière se
divise en deux bras, formant de petits îlots sur des distances assez courtes (La Celle-sur-Morin, Coulommiers, Jouy-sur-Morin, La Ferté-Gaucher). Wikipédia]. Après le tertre la rue
fait fourche prenons à gauche la rue du Fresne sur une cinquantaine de mètres,
puis à gauche le chemin des Brebis (rue mal bitumée desservant quelques maisons)
nous sommes sur un balisage jaune. De bitume nous passons à chemin dans les
champs, au carrefour prenons à droite, le chemin sur le plateau. Du bord de la
colline nous longeons la vallée du Morin. Le chemin fait deux coudes et
débouche à l’entrée d’un village, coupons la
D 33 poursuivons en face. Alternance de bois et de champs, nous
débouchons sur la D 85 que nous prenons à droite, nous suivons le GR1. La
départementale fait fourche prenons à droite la rue des Chantrennes. Nous
abandonnons le GR lorsqu’il tourne à droite et le PR lorsqu’il tourne à gauche,
poursuivons tout droit, la rue devient
chemin cimenté avec des marches, nous
descendons vers Crécy la Chapelle. Nous débouchons rue des Baulnes que nous
prenons à gauche, puis à droite (peut être la fin de la rue Saint Fiacre,
coupons la rue Nationale (D 934), prendre en face la rue de La Chapelle (D 235)
en direction de Crécy Centre. [Le nom de
Crécy-la-Chapelle existe depuis le 1er octobre 1972. À cette date,
la commune de Crécy-en-Brie a fusionné avec celle de La Chapelle-sur-Crécy, et a pris le nom de Crécy-la-Chapelle.
"Crécy" désignait le résidu de la fabrication du fer, il y avait des
forges au dessus de la ville de Crécy. "La Chapelle" fait allusion à
un oratoire puis à une chapelle qui précédait l'église paroissiale dédiée à Notre-Dame de
l'Assomption (le vocable
« Notre-Dame » désigne la Vierge Marie situé à la chapelle sur Crécy. L'endroit aurait
été habité dès l'époque néolithique. Selon la légende, Crécy aurait été
fondé en 930
av. J.-C. par le "duc d'Hibros" venu en Gaule à la tête de 2 000
Sicambriens. La rive gauche du Grand Morin aurait été le berceau du village, puis il se serait déplacé sur un
petit îlot, fortifié pour l'occasion. En 277, l'empereur Aurélien serait passé par Crécy plusieurs fois en utilisant
la grande voie romaine qui relie Senlis à Troyes. En 861 les Normands pillent, saccagent et brûlent Crécy, Meaux, Melun et toute la région. Vers le Xe siècle, la terre de Crécy fut donnée aux Bouchard, comtes
de Melun, de Paris, de Corbeil et de Vendôme, qu'on dit apparentés aux Montmorency. C'est à partir des IXe
et Xe siècles que fut édifiée la
première forteresse. Isabelle/Elisabeth, comtesse de Crécy, apporta la
ville en dot à Guy
le Rouge de
Montlhéry, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy, se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de
France, dotèrent Crécy d'une
redoutable défense. Il fit grandir le village qui devint ville et le fit
entourer d'un fossé alimenté par l'eau du Morin. Outre le château, il fit
construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours, dont certaines
existent toujours. Quatre portes voûtées avec pont-levis permettaient d'y entrer : la porte de Meaux, la porte de la
Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au XVIIe siècle. La rébellion étant finalement
matée par Louis VI, celui-ci confisqua les terres. Hugues de Crécy se
retira alors dans un monastère, où il termina ses jours. À sa mort, sa sœur Lucienne de Rochefort (sœur d'Hugues de Crécy et 1re femme,
répudiée, du roi Louis), mariée à Guichard III de Beaujeu, hérita de ses biens, reprenant ainsi les terres
de Crécy. La ville passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu,
qui partit pour la Terre sainte. Le domaine appartint ensuite à Robert II, comte de Dreux et de Braine, petit-fils de Louis VI. Crécy est ensuite
possédée par Thibaut V de Champagne-Navarre, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la Couronne de
France, en 1284, lors du mariage de la comtesse-reine Jeanne avec Philippe le Bel. Cependant les Châtillon ont pu conserver des
droits sur Crécy et Crèvecœur-en-Brie, puisque le connétable Gaucher V en est dit le châtelain et qu'il les échangea en
1289/1303 avec le roi Philippe contre le comté de Porcien. Sa situation, à la frontière de la Champagne sur la route de Troyes, et
surtout sur une voie d'eau alors navigable, favorise le commerce et en fait une
étape où les marchands, allant de foire en foire, s'achalandent au passage en
productions locales. Le dynamisme des commerçants de Crécy est un héritage
dûment conservé puisqu'aux XIIe et XIIIe siècles, on comptait des
fabriques de
peaux, de laine, de draps, le commerce des bestiaux et du bois, la production
de vins. Des quais et un port avec une porte marchande, qui disparaîtra durant
la première moitié du XVIIe siècle,
existaient le long des brassets et au bord de la rivière. Au commerce
florissant s'ajoutait, au XVIIe siècle,
une population de magistrats, notaires, etc. En 1358, la ville est touchée par la Grande
Jacquerie. Le 4 juin 1392, Charles
VI donne Crécy à son chambellan Bureau de La Rivière, qui reçut aussi Croissy et Gournay. À partir de 1400 Crécy, qui reste
fondamentalement un bien de la Couronne, devient souvent l'apanage de différents membres de la famille royale. La
reine Isabeau le reçoit en février 1427 d'Henri VI d'Angleterre, avec Brie. Le château délaissé, mal entretenu devint
difficilement habitable et commença à tomber en ruine. En 1429,
Jeanne
d'Arc et Charles VII traversent la ville au retour du sacre. En 1436,
les Anglais s'emparent de la cité, puis les Armagnacs et les
Bourguignons s'en disputent la
possession. Plus tard, les Écorcheurs essaient de s'en emparer. Charles VII donne en avril 1441 tous les revenus de la ville à
son fidèle Denis de Chailly, sire de Chailly, Bourron et La Motte-Beauvais de Nangis, bailli de Meaux. La seigneurie revient à la Couronne en 1465, date
à laquelle Louis XI la cède à Antoine de Chabannes, Grand-maître de France, comte de Dammartin-en-Goelle et sire de St-Fargeau, qui la possède jusqu'à sa mort en 1488. Le 23
septembre 1522, Louis
Poncher, trésorier de France, ou ses héritiers l'acquièrent pour 40 000 livres
tournois, avec les terres et
seigneuries de Moret, Brie-Comte-Robert, la
Ferté-Alais, Torcy et Tournan, que le roi François reprendra en totalité le 12 août 1528 en échange
d’Orbec-en-Auge. Catherine de Médicis la possède de 1562 à 1589, Gabrielle d'Estrées en 1595, puis le duc
de Vendôme, son fils, vers 1614. En
1574. En 1635, Louis
XIII fait effectuer les
réparations du château et des fortifications. En 1641, le roi Louis y fonde un
couvent, le domaine appartenant depuis 1640 à Pierre-César du Cambout, marquis de Coislin (1613-1641). Les Coislin possédèrent Crécy
jusqu'au 16 août 1720, où Louis XV le reprit à l'évêque de Metz Henri-Charles. En 1674, un établissement charitable fut fondé
par quatre femmes de Crécy-en-Brie. Cette fondation avait pour but d'instruire
les jeunes filles pauvres et d'assister les malheureux. François-Joseph de Béthune-Chârost, marquis puis duc d'Ancenis
son père le duc de Chârost et d'Ancenis
Paul-François de Béthune, puis François-Joseph Ménage de Mondésir), également
sires de La Chapelle-sur-Crécy, sont les derniers seigneurs engagistes de
Crécy. Le 8 avril 1762, la terre de Crécy cesse d'appartenir à la Couronne. Louis
XV, après l'avoir récupérée
sur Ménage de Mondésir, la cède avec d'autres possessions (Gisors, Pontcarré, le comté d'Armainvilliers dont Tournan) au comte d'Eu (1701-1775 ; petit-fils de Louis
XIV), en échange de la
principauté de Dombes. Le comte d'Eu lègue en 1775 à son cousin germain
le duc de Penthièvre (1725-1793 ; autre petit-fils de Louis XIV et
grand-père maternel de Louis-Philippe), qui sera le dernier seigneur de Crécy. Crécy
traversera la Révolution française sans troubles importants mais, à la suite d'une
grave crise économique, deux industries seulement subsistèrent, celles de la
tannerie et du bois. Lors de la campagne de France les armées coalisées occupèrent la ville durant 9
jours. Les camps étaient établis dans les prés de Saint-Martin et de la
Couture. Les occupants pillèrent, volèrent et maltraitèrent les habitants qui
se révoltèrent, mais devant une telle force, ils se réfugièrent dans la forêt
de Crécy où les envahisseurs n'osèrent les poursuivre. La ville faillit
toutefois être brûlée. Wikipédia].
Juste avant le petit pont franchissant un bras du Grand Morin, nous
prenons à droite le Mail des promeneurs, sur la droite passons la barrière
longeons le bras d’eau. Nous trouvons un petit pont (peut être la sente des
Baulnes que nous prenons à gauche faisons le tour des bâtiments. Nous arrivons
place de la Mairie contournons par la droite cette dernière nous apercevons le
Beffroi du XIXe siècle [construit sur une tour du XIIe.
Il servait de tour de guet pour prévenir d'éventuelles
attaques ennemis. Il abrite des cloches datées de 1624. Sa construction en
briques rouge lui donne une couleur particulière.
Le beffroi est situé en entrée de ville à l'emplacement
d'une tour de l'enceinte médiévale construite par Hugues de Monthléry. La
construction de cet édifice (consécutive à la démolition de l'ancienne mairie)
avait pour but de ré-équiper la ville avec une horloge publique. http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=77142_5] Faisons demi tour prenons
à la fourche la rue du Marcher, puis la place du marcher, prenons juste avant
le bras du Grand Morin le quai des Tanneries sur la droite, J’ai trouvé
intéressant de relayer l’histoire de la ville au travers le travail des élèves
de l’école primaire ‘’Le verger d’Elisa Ecole Montessori Elisa [Au XVIème
siècle, il y avait déjà des tanneurs à Crécy la chapelle. Le métier de tanneur
consiste à partir d’une peau morte de caprin, d’ovinou de bovinà produire du
cuir. Le cuir sert à fabriquer des chaussures, des manteaux, des vêtements, des
harnachements pour les animaux ou des cuirasses pour les guerriers. Il y a 4
étapes pour tanner une peau : La première étape est le travail de la rivière. Le
travail de la rivière correspond au nettoyage des peaux pour enlever les
saletés. La peau brute en poil se nomme cuir vert. Ensuite, on plonge les peaux
dans un bain de chaux. Cela s’appelle le pelanage. L’ébourrage est le fait
d’enlever les poils. On finit par l’écharnage qui permet de retirer le tissu
sous-cutané et la graisse avant de les relaver dans la rivière. Le tannage ;
Le mot tannage vient du tan qui est une écorce de chêne que l’on écrase pour
faire de la poudre. Pendant cette étape, le cuir devient imputrescible car les
produits qu’on utilise, rentrent dans la peau. Il existe des tanins végétaux et
minéraux. Pour les tannins végétaux, on creuse des fosses pour y mettre les
peaux et le tan. On renouvelle le tan périodiquement. On laisse la peau de veau
de 6 à 8 mois et de bœuf environ 2 ans dans les trous. Plusieurs expressions sont
nées de ce travail : « Il faut du temps au tan » et
l’expression familière «tanner
quelqu’un». En ce qui concerne les tanins minéraux, ils existent depuis
l’antiquité. Mais c’est à la fin du XIXème siècle que le tannage au chrome apparaît.
Le temps de préparation diminue et n’est plus que de quelques jours voire
quelques heures. Ensuite, ils font sécher le cuir et le tape avec un maillet. Autrefois,
le travail des tanneurs s’arrêtait là. Ils donnaient aux corroyeurs le cuir. Le
corroyage ; Corroyer signifie parer, apprêter. Le corroyage est une longue
étape qui rend le cuir imperméable et plus fin. Le cuir peut être manipulé
jusqu’à 200 fois. Le finissage Le finissage donne son apparence au cuir. Les
métiers des tanneurs faisaient travailler les bouchers, les bûcherons qui
fournissaient l’écorce du tan et les meuniers, qui réduisaient cette écorce en
poudre –certains moulins s’étaient spécialisés, mais la mouture du tan pouvait
être une activité complémentaire à celle de la farine. En aval, les métiers
étaient nombreux, citons entre autres les corroyeurs qui préparaient le cuir à
différents usages, les ceinturiers, les bourreliers, les gantiers, les faiseurs
d’étui ou les teinturiers. C’était donc une activité économique importante pour
une ville. A chaque ville son quartier des tanneurs. Elisa Vincke http://www.patrimoine-environnement.fr/wp-content/uploads/2019/05/PJP-Montessori-Classe-primaire-verticale.pdf dans le bout de
la rue nous quittons le bitume pour suivre tout droit le chemin de ronde le
long du bras d’eau, passons par le petit pont nous arrivons dans la ruelle
pavée du chemin de ronde. [(Nous le faisons en sens
inverse. ) Passage du Guet :
partant de la rue Dam' Gilles (qui tient son nom, comme son pont d'ailleurs,
d'un ancien seigneur créçois : le damoiseau Gilles de Cuisy, d'où
l'écriture élidé de « Dam » - une erreur fréquente est d'écrire
« Dame Gilles »), à côté d'une maison où logea le peintre
Corot (plaque), une entrée passant par un porche bas
débouche sur une étroite ruelle pavée, zigzaguant entre deux anciennes tours de
la première ceinture (d'où son nom), pour rejoindre une passerelle sautant un
brasset du Grand Morin typique de Crécy.] Nous
débouchons rue Dam Gilles que nous prenons à droite. Nous trouvons après le N°
17 un petit passage sans issu pavé menant à un bras d’eau. [Crécy la chapelle est aussi nommée la Venise Briarde car
la ville est traversée par des canaux et des rivières. L’histoire de la ville
et son développement économique sont inséparables de l’eau. Il y a eu deux
ports, des moulins et des tanneurs jusqu’à leur déclin après la révolution
française. La rivière a permis à chaque propriétaire d’avoir des lavoirs. Elle
permet actuellement de déployer le tourisme. Après le pont Dam-Gilles, à Crécy,
avant 1873, il y avait 2 ports: un port marchand et un port au bois grâce à la
voie d’eau du Grand Morin. Le port marchand était situé sur la rive droite et
le port au bois sur la rive gauche. Au port marchand, on trouvait les
productions locales (peaux, laines, draps, vin). La famille Roëser a créé la
scierie en 1778. Elle existe toujours. Ils ont commencé en étant fabricant de
tonneaux. En 1881, à cause de l’épidémie de phylloxéra qui attaqua les vignes
d’Ile-de-France, elle décida d’arrêter définitivement la fabrication des
tonneaux et de se tourner définitivement vers leur scierie. La famille Roëser
utilisait le port pour le bois flotté. Le bois était transporté par péniche ou
par flottage jusqu’à la scierie. Il provenait de la forêt de Crécy. Vers les
années 1908,les ports disparaissaient. Jules Thirot A Crécy. http://www.patrimoine-environnement.fr/wp-content/uploads/2019/05/PJP-Montessori-Classe-primaire-verticale.pdf] Revenons dans la rue et poursuivons la rue Dam
Gille. Nous arrivons au carrefour entre la rue Serret (bienfaiteur de la ville)
et Du Barrois dans l’angle de la rue sur une maison nous trouvons un médaillon
et une plaque. [Charles Étienne Louis
Camus, né à
Crécy-en-Brie le 25 août 1699 et mort au Louvre, à Paris, le 4 mai 1768, est un mathématicien et astronome français. Fils d'Étienne Camus, chirurgien à Crécy-en-Brie, et de Marguerite Maillard. Il a fait ses études
au collège de Navarre de l’université de Paris. Professeur et secrétaire perpétuel à l’Académie royale d'architecture, examinateur des ingénieurs et du corps royal de
l’artillerie de France, examinateur au concours d'entrée à l’École royale du génie de
Mézières (1748-1752), il est
notamment l’auteur d’un Cours de mathématiques qui sera longtemps utilisé.
En 1736, il participe avec Pierre Louis Moreau de
Maupertuis, Alexis Claude Clairaut et Pierre
Charles Le Monnier à l’expédition
de Laponie pour déterminer « la
figure de la terre » en arc de méridien. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1727 et de l’Académie d'architecture en 1739, et il
est également membre la Royal
Society britannique. wikipédia]. Prenons sur la droite de
cette maison la rue de Penthièvre [Dernier seigneur
de Crécy, descendant de Louis XIV. Il fut d’une Grande générosité et
bienfaiteur pour la ville, il fit construire l’église Saint Georges de 1770 à
1782 à la place de la chapelle de l’ancien château en ruine. Panneau
d’information]. Nous passons un bras du Morin ou nous pouvons admirer
d’un coté un lavoir de l’autre la roue d’un ancien moulin [En 1748, Crécy La Chapelle, Il
y en avait 5 moulins en 1748. C’était une activité économique importante pour
la ville. Le moulin de Voulangis-Le moulin de la Chapelle (1226-moulin à pot
puis restaurant en 1975) - Le moulin de Crécy – Penthièvre - Le moulin de la
Maltournée ou moulins
Nicole(Slava)-Le moulin de Serbonne. A cause de la
construction des moulins, le niveau d’eau du Morin était surélevé. L’activité des
ports gênait l’activité des moulins parce que les troncs qui flottaient,
pouvaient se casser ou être mal dirigés. Les Moulins servaient à faire de
l’huile de noix et de la farine et du tan. Il y avait aussi des moulins à drap.
Le Nôtre modifia le moulin de La Chapelle à huile pour créer un moulin à pots
qui servait à alimenter des bassins, des cascades, des fontaines et des jets
d’eau du château de Crécy la chapelle. Les moulins patrimoine essentiel de
Crécy ! Le difficile métier de lavandière ! A crécy la chapelle, il y avait un
grand nombre de lavoirs. Certains lavoirs flottaient sur l’eau et avaient un
système d’engrenage pour pouvoir les ramener sur la rive. Pour une lavandière
le travail était très dur parce qu’il fallait travailler par tout temps :
l’hiver l’eau étant très froide, cela faisait mal aux mains. Plus elle lavait
de linge, plus elle gagnait d’argent. Les lavoirs étaient à l’origine à ciel
ouvert et certains furent couverts vers le XIX siècle. Les lavandières ont
apprécié cette action. Certaines lavandières travaillaient pour plusieurs personnes
et d’autres pour une famille en particulier. C’était aussi un lieu de
rendez-vous pour se partager les nouvelles du moment. Dans les années 1960, les
lavandières disparaissent peu à peu à cause de l’arrivée de la machine à laver.
Maël Jarrige. http://www.patrimoine-environnement.fr/wp-content/uploads/2019/05/PJP-Montessori-Classe-primaire-verticale.pdf]. Nous arrivons à l’église
saint Georges [Eglise Saint-Georges Saint Louis L'église
actuelle a été édifiée entre 1779 et 1781. Le clocher est une réutilisation de
la tour de l'ancien lieu de culte, construit en 1216. L'inscription sur la
façade correspond à un écrit révolutionnaire indiquant que l'église a été
fermée au culte pendant la période révolutionnaire. la façade est percée
d'un portail rectangulaire et surmonté d'une inscription latine signifiant
"temple de la Raison et de l'Etre suprême", placée sous un cordon
mouluré couvert de tuiles et encadré par deux consoles sculptées, elle-même
coiffée d'un oculus. chaînage d'angles autour de la façade. https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/77-Seine-et-Marne/77142-Crecy-la-Chapelle/172058-EgliseSaint-Georges-et-Saint-Louis
]. Reprenons les rues de Penthièvre,
puis de Dam Gilles sur la gauche, passons le pont au dessus du Grand Morin au
carrefour nous prenons sur la droite de la route de Melun (D 235) le chemin
carrossable (chemin vert) restant à plat dans la vallée du Grand Morin, il
dessert quelques maisons, espacées par des prairies et des plantations de
peupliers. Le chemin devient herbeux lorsque nous entrons dans les champs nous
sommes sur un balisage jaune. Au carrefour prenons le chemin de gauche, nous
arrivons devant des maisons isolées au carrefour à prendre à droite, le chemin
fait fourche prenons comme le balisage la branche de gauche, (rue du Val) nous
grimpons, passons une maison de villégiature, nous débouchons à Voulangis dans le quartier de la
ronce, prenons sur la gauche la rue de la Ronce, puis sur la droite la rue de
l’Orme, coupons la ruelle de la jolie, coupons la rue de Villiers, nous sommes
toujours sur le balisage jaune. Après le N° 17 nous prenons la ruelle
intra-muros du Rondet, le sentier serpente entre des murs et débouche dans le
quartier du Bout du Haut (Quartier de Volangis) prenons la rue sur la gauche,
puis le sentier de la Mare Pottier (rue sans issu) quittons le bitume et
continuons tout droit le chemin dans les champs nous sommes toujours sur un
balisage jaune. Nous longeons la lisière des bois. Le chemin devient un peu
moins visible par des hautes herbes, il tourne à l’équerre sur la droite. Nous
ne rentrons pas dans la foret, suivons le chemin sur la droite le long du bois,
nous tournons à gauche et longeons un long mur nous sommes sur le chemin de
derrière le Parc, nous débouchons rue du Touarte que nous prenons à droite.
Nous longeons le long mur de la ferme des Dames de Chelles (nous sommes à
Villiers sur Morin)
[Le Château des dames de
Chelles, situé au haut du village s’appelait au 16° siècle « la grange à
l’abbaye » (en référence à l’abbaye de Chelles). Il a appartenu à la fin du
siècle précédent à Mlle Malvina La Perre de Roo, fille d’un colombophile
(commandeur de l’ordre de la couronne d’Italie) qui a été mêlé à notre histoire
nationale en donnant à la France les pigeons voyageurs pour le service de
dépêches pendant le siège de Paris en 1870. http://pif.rando.free.fr/pifphotos/rand0506/pif-ptm20060611.htm À l’emplacement actuel du
château (ferme de Chelles) se situe le plus ancien village gaulois identifié.
Son nom était LORCIENNE(S) ou l’URSINE. Cette terre seigneuriale appartenait à
l’abbaye de Chelles qui la garda jusqu’à la révolution. Toutefois il existait,
à côté de petits fiefs, laïques ou non, dont les chanoines du chapitre de Meaux
étaient les gros décimateurs. Ils relevaient des comtes de Champagne et de
Brie, et à partir de la réunion de ces provinces à la France en 1285, au roi
qui avait un château à Crécy. https://www.villiers-sur-morin.fr/histoire-villiers-sur-morin/] Descendons la rue sur la
gauche nous passons devant la grille ou
malheureusement nous n’apercevons pas
le château des Dames de Chelles, quatre boîte aux lettres indiquent que le
bâtiment a été réhabilité en appartement. Poursuivons notre descente le long du
mur végétalisé grâce au lierre, nous passons une petite porte dont
l’appareillage en pierre est impressionnant. Descendons la rue Touarte nous
entrons en ville, la rue fait fourche, laissons sur la droite la rue du petit
Morcerf, poursuivons notre descente, passons une maison d’un autre âge avec des
pans de bois, la rue serpente nous longeons l’église. [L’une
des plus anciennes de Seine et Marne, son clocher date du XIIeme. Lors de son
passage dans la région, Jeanne d’Arc serait venue prier dans cette église, mais
ce n’est peut être qu’une légende. Extraie tiré de divers articles trouvé sur
internet.] Débouchons sur la D 406 (rue de Paris) la rue serpente,
laissons les placettes et les ruelles démontrant que le village est ancien,
traversons le Grand Morin, nous retrouvons la gare et notre parking.

Vous trouverez toute mes petites Promenades en cliquant sur le lien ;
https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page.html
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