55 - Le tour du Marais de Larchant
Cette promenade à été primée 1 étoile par les randonneurs
En arrivant à Larchant soit par Nemours ou par
la Chapelle la Reine. Nous sommes saisies par cette immense collégiale en ruine.
[Les spécialistes ne s’accordent
pas sur l’origine du nom de Larchant. la
forme la plus ancienne Largus Campus pour formuler l'hypothèse d'un
« large champ ». Le site est un lieu mystique qui a
inspiré pendant des siècles la foi des hommes et des femmes qui l’habitaient,
avant même d’être un haut lieu de la spiritualité chrétienne. Il existait
certainement sur ce site dans la Gaule, un sanctuaire dédié au culte de l’eau.
Chapitre de Notre-Dame
de Paris
Elisabeth Le Riche, fille de Lisiard Le Riche,
reçoit Larchant en héritage de son père vers 950. Au début du XIe
siècle (1005 ?), en
accord avec son fils Renaud de Vendôme, évêque de Paris, elle donne Larchant au chapitre de la cathédrale
Notre-Dame de Paris. Le
destin de Larchant est alors lié au Chapitre de chanoines de la cathédrale
jusqu'en 1789 : à
partir de cette donation, le Chapitre de Notre Dame allait jouer, en tant que
seigneur de Larchant, un rôle primordial à Larchant jusqu’à la Révolution
française, notamment par rapport à l’église de Larchant, dédiée à saint
Mathurin et siège d’un très important pèlerinage. À la Révolution, les biens du
Chapitre furent vendus et dispersés. Un pèlerinage important se développa au Moyen Âge sur le
tombeau de saint Mathurin. En 1324, le
 |
Meurtrière sur une façade de maison |
pèlerinage était
si florissant que les chanoines utilisèrent une partie des offrandes pour
subvenir aux besoins des clercs de Notre-Dame de Paris. Le renom de Larchant se
développa au cours du Moyen Âge, et on trouve la mention de Larchant et de
saint Mathurin dans plusieurs Chansons de Geste. C’est la foule des pèlerins
qui rendit nécessaire la construction de cette grande église. L’apogée du
pèlerinage culmina vers la fin du Moyen Âge, à partir du XIIe
siècle. On venait demander l’intercession de saint Mathurin pour la guérison
des fous et des possédés. L’ancienne route du Midi passait à côté du village et
de nombreux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle s’arrêtaient auprès des
reliques du saint.
Plusieurs rois vinrent en pèlerinage à Larchant : Charles IV en 1325,
Louis XI en 1467, Charles VIII en 1486,
François 1er en 1519
et 1541, Henri II en 1551, Henri III en 1587 et Henri IV en 1599. Le
pèlerinage disparut après la Révolution et quelques prêtres et fidèles tentèrent de le faire
revivre au début du XXe siècle. La tradition fut reprise après la
guerre de 1914 et, de nos
jours, le lundi de Pentecôte se déroule une cérémonie pour honorer saint
Mathurin. (wikipédia)]
Nous en reparlerons ultérieurement.
Nous prenons la direction de la Dame Joanne (avec le sens de circulation
elle est indiquée )
A la sortie du village sur la gauche, nous apercevons une croix sur un piédestal en pavés de grès
(elle mérite un arrêt, nous y ferons une pose sur le chemin du retour. Un topo se trouve un peut plus bas.)
Nous passons le cimetière et trouvons, un chemin sur la
droite au départ suffisamment large pour garer 3 ou 4 voitures.
Trace GPS et Topo sans commentaires Pour une carte plus lisible
Trace Randogps Le code mobile de cette randonnée est b309405
Tutorel pour copier le code sur votre mobile
Km Temps Arrêt V/d V/g Dénivelé
10 2h10 10 4,6 4,1 48 +
Nous prenons ce chemin (chemin de Larchant à Villiers sous Grez) pas de
pancarte, le chemin comporte des balises jaunes. Laissons le chemin de gauche, et
poursuivons les traces jaune. Je pensais que nous verrions le marais, au moins
un peut d’eau mais non, rien, pas une trace. Nous ne longeons qu'un taillis. Vu les moustiques "j’suis" sur qu’il
y a de l’eau, mais du chemin on ne voit rien. Tout est grillagé. Et c’est
dommage pour le chemineux, radin que je suis.



Pour le visiter, il faut prendre rendez-vous. Pour un site en RNR9 :
réserve naturelle régionale je ne trouve pas cela normale. Ce sont
nos impôts tout de même qui gère cet éco système ; il me semble
anormale
de ne rien voir de l’extérieur, il pourrait se trouver deux ou trois
passages avec des lieux d'observations, comme cela ce fait un peut
partout.(Chemineux radin en colère.)
[Le
Marais
Prisée des scientifiques qui y
étudient une remarquable biodiversité, la réserve naturelle régionales du
marais de Larchant est aussi ouverte au grand public à l’occasion de balades
guidées. Dommage que de l’extérieur nous n’ayons aucun point de vue sur ce
marais.
Le marais de Larchant s’étend
au fond d’un « golfe » délimité à l’ouest par une côte escarpée descendant
du plateau du Gâtinais, et ouvert à l’est sur la rivière du Loing, dont un
méandre l’a probablement façonné autrefois. Le marais est bordé à l’ouest par le
village de Larchant, et partout ailleurs, il est cerné par la forêt domaniale
de la Commanderie. Au nord-est, les célèbres amoncellements de grès du massif
de la Dame Jeanne, de l’Eléphant, de la Justice.
L’originalité de ce marais réside dans son caractère
endoréique : c’est une "fenêtre" sur la nappe phréatique et n’a
donc pas de contact direct avec un réseau superficiel. La mise en eau du marais
est due à l’affleurement de la nappe phréatique, et le seul exutoire, en
hautes eaux, se situe au niveau d’un gouffre. Le marais possède un régime hydrique
très irrégulier avec des variations du niveau, de
l’ordre de 1,5 m, perceptibles
dans une période moyenne d’une trentaine d’années.
Sur le marais, plusieurs formations végétales particulièrement intéressantes sont présentes. Elles
confèrent à la réserve un intérêt floristique significatif. Concernant la
flore, globalement, 469 espèces ont été inventoriées.
L’intérêt faunistique du marais est connu depuis longtemps, en particulier
pour l’avifaune. Au total, 110 espèces y sont observées, la plus remarquable
étant le busard des roseaux qui niche dans la roselière. On peut y noter aussi
le butor étoilé, etc.
Les insectes sont particulièrement bien représenté. Plus de 145 espèces de
coléoptères ont été inventoriées. (
http://www.reserves-naturelles.org/marais-de-larchant)
]

Dépassons le marais. Au carrefour suivant laissons le balisage jaune partant
sur la gauche pour prendre le chemin de la chapelle à Nemours sur la droite.
Puis le second chemin sur la gauche longeant le grand fossé, c’est un chemin pour
cavalier comportant un fléchage bleu. Au chemin suivant nous quittons la piste
cavalière partant sur la droite, pour suivre sur la gauche la route sur quelques mètres avant de prendre sur la droite une sente partant dans le sous bois. Pas
mal d’arbres en travers, mais des sentiers de contournements ont été crées.
Nous coupons un sentier et au suivant nous le prenons à droite. Coupons la
route goudronnée et prenons en face disons un peut à gauche par rapport à la
route ; le chemin de Busseau à Puiselet. Coupons un chemin et
nous arrivons dans la foret géré par l’ONF comportant des numéraux de parcelles, coupons le chemin de Larchant à Grez parcelle 11 et 7, C’est une belle allée
bordée de magnifiques pins.
[Un alignement de 7 km d'immenses pins douglas,
plantés en 1936, dans la forêt de la Commanderie, en lisière de la commune de
Saint-Pierre-lès-Nemours. En tout, 950 arbres.]
http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/l-onf-veut-desengorger-la-foret-de-fontainebleau-26-01-2010-791436.php
Coupons une nouvelle route. Au carrefour suivant
entre les parcelles 12-8-9-13 on laisse sur la droite la route formant un angle
aigu et prenons sur la droite la route de Trémainville, toujours bordé de ses
magnifiques pins. Nous arrivons au carrefour de l’étoile aménagé d’une table,
continuons tout droit. Cette route vient d’être réaménagée avec des gravillons. Mal tassé, il est dure de marcher sur ce chemin. C'est aussi fatiguant que de marcher dans le
sable. A l’étoile suivante nous prenons à droite le chemin de Puiselet à Villiers. Attention ici sur la carte deux chemins sont cote à cote, mais sur le
terrain ils ne sont pas parallèles ayant pris le chemin de droite je suis obligé
de continuer par le chemin de Puiselet que je quitte au chemin suivant pour
prendre à gauche. Arrivée à la barrière (parcelle 22) nous prenons à
gauche
et l’on se dirige vers une autre
barrière. Nous arrivons à la parcelle 26 sur l’ancien chemin Larchant à Grez laissons le
chemin

de gauche et prenons celui de droite. Laissons un chemin sur la droite
et prenons le suivant sur la droite c’est le chemin de la Chapelle la Reine à
Nemours puis au carrefour suivant nous prenons le chemin des Meuniers à gauche.
Nous suivons ce chemin jusqu'à la route goudronnée que nous prenons sur notre
gauche. Cette route n’est pas facile à suivre dut au caniveau en béton ce
trouvant sur la bas coté. Heureusement il n’y a pas beaucoup de voitures. Nous
longeons de nouveau le marais, mais d’un coté comme de l’autre on ne voit rien.
Laissons une route sur la droite et nous débouchons sur la route de Nemours que
nous prenons à droite. Nous trouvons le GR 13 nous conduisant devant la
basilique.
Cette
église est l’un des joyaux de l’architecture gothique d’Île-de-France. Les
travaux durèrent un peu plus de trois siècles, de la fin du XIIe
siècle au début du XVIe siècle. Les dimensions de l’édifice sont
impressionnantes : longueur intérieure totale (y compris la nef
ruinée) : 57 m, longueur du transept :
29 m, hauteur des voûtes : 18 m, hauteur de la tour : 50 m.
Le chœur est composé d’une seule travée, dans le prolongement de l’abside sur
un plan semi-circulaire.
À l’extérieur, l’abside présente de robustes
contreforts qui donnent la stabilité à l’ensemble et permettent la mise en
œuvre de la technique dite du « mur mince » qui donne cette très
grande élégance à l’intérieur du
monument. Cette puissante architecture a été modifiée
dès le XVe siècle lorsqu’on édifia, de part et d’autre, la chapelle
de la Vierge et la sacristie. La présence de pinacles ornés et de gargouilles
montrent que l’on a quitté la sobriété du premier gothique qui caractérise
l’abside.
La nef s’ouvre par un portail, maintenant très
abîmé, qui constituait l’entrée primitive de l’église, avant l’édification de
la grande tour. On décida de construire la grande tour-clocher dès le début du
XIIIe siècle mais son édification ne se termina qu’au XVe
siècle. Le rez-de-chaussée de la tour est un porche ouvert sur trois côtés.
Sous le porche s’ouvre le portail du
Jugement dernier, qui présente des
analogies avec des portails de Notre-Dame de Paris. (Wikipédia)
La tradition rapporte qu’une chapelle fut
édifiée au-dessus du tombeau de saint Mathurin. Cette chapelle exista jusqu’au
XIXe siècle, où elle fut vendue comme bien national. Au début du XIe siècle, la
terre de Larchant fut donnée en 1005 au Chapitre de la cathédrale Notre-Dame de
Paris, par son évêque, Renaud de Vendôme, qui l’avait reçue en héritage. Dès
cette date, les textes font mention d’un culte rendu à saint Mathurin en ce
lieu, peut-être dans la chapelle ou dans une église antérieure qui reste à
découvrir.
L’église actuelle commença à être édifiée dans
la seconde moitié du XIIe siècle. La date du 18 octobre 1176 mentionne la
translation dans l’église de la châsse de saint Mathurin, ce qui ne signifie
pas que l’église était achevée, mais que l’on voulait créer un événement
permettant de poursuivre les travaux. Le chœur et le transept, ainsi que la
nef, furent achevés au début du XIIIe siècle et, le pèlerinage se développant,
on pris la décision d’ajouter au plan primitif, très simple, en forme de croix,
une tour-clocher. Plus tard, au cours du XIVe siècle, on ajouta de chaque côté
du chœur une chapelle (la chapelle de la Vierge) et une sacristie, ce qui
nécessita des travaux importants pour modifier le monument. En 1407, le gros
oeuvre de l’église était achevé, sauf le dernier étage de la tour. On pensa à
ce moment faire la dédicace de l’église. Mais les évènements de l’époque
allaient en décider autrement. En juin 1416 Isabeau de Bavière fit faire des
prières et un pèlerinage à Larchant, pour Charles VI ou le dauphin et ensuite,
débuta la guerre de Cent Ans qui allait ravager le Gâtinais et laisser ses
campagnes presque complètement dépeuplées.
Les pèlerinages reprirent à la fin du XVe, avec
l’achèvement des grands travaux de l’église. Après ces bouleversements, le
Chapitre et les habitants pouvaient espérer vivre des années paisibles. De
terribles épreuves les attendaient. Le 30 juin 1490, un incendie allumé par la
foudre se déclara dans la couverture de l’église et se propagea au village. Des
réparations importantes furent nécessaires, puisque la date de 1555 que l’on voit
sur le portail de la tour, marque probablement une étape
importante de ces
travaux. En 1505 on put enfin faire la dédicace de l’église. S’en suivirent une
cinquantaine d’années, sans événement tragique, bien que l’insécurité continua
à subsister : les habitants obtinrent l’autorisation de fortifier leur
ville. Les guerres de religion allait donner un coup fatal au monument. Le 25
octobre 1567, Guillaume de Beaumont, chevalier du Boulay, entra dans Larchant
et pilla l’église. Les ornements, les livres, les vases sacrés, les reliques,
tout fut emporté ou détruit. L’année suivante, le comte de Montgomery incendia
l’église : les charpentes furent brulées, la tour et les murs furent
démolis en plusieurs endroits, laissant l’église dans un état de ruine.
D’énormes travaux de reconstruction furent
nécessaires. Mais le déclin du pèlerinage rendit difficile la mobilisation des
sommes nécessaires à cette opération. Suite à un ouragan, fin 1585, qui
occasionna de nouveaux dommages aux couvertures, on prit la décision
d’abandonner la moitié de l’église (la nef ruinée actuelle) et de construire un
grand mur au milieu de la nef. Mais les inquiétudes subsistaient quant à la
solidité de l’édifice et l’insécurité ajoutait à la détresse des
habitants. Le 30 mai 1641, un régiment sous les ordres du baron de Tot entra
dans la ville, tuant 80 habitants, y compris dedans l’église elle-même. La
suite n’est qu’une litanie de catastrophes : exactions du baron
d’Entragues en
janvier 1652, ouragan en juin 1654, foudre et incendie en 1674.
Le 25 septembre 1675, ce fut le désastre final : vers quatre heures et
quart après midi, tout le pilier nord-ouest de la tour s’écroula, ruinant le
reste de l’édifice. Il fallut de nouveau colmater les dégâts et réparer ce qui
pouvait l’être. Larchant n’était plus qu’un village dont la population avait
diminué de moitié depuis le XVIe siècle. Les jours fastes du pèlerinage étaient
oubliés depuis longtemps.
On songea même, en 1827, à vendre la nef ruinée
comme carrière de pierre, mais les acquéreurs renoncèrent fort heureusement
devant la difficulté de la tâche. En 1840, l’église fut interdite aux fidèles,
à cause de risques d’écroulement. Un rapport alarmant fut rédigé et Prosper
Mérimée classa l’église comme monument historique en 1846. Des travaux urgents
et rapidement conduits furent faits en 1869 et l’église fut rouverte le 15 août
1870. Mais il fallut attendre la fin de la guerre de 1914 pour voir un campagne
importante de travaux commencer, sous la direction d’Albert
Bray : les
poutres et la croisée du transept furent refaites en ciment armé, les
couvertures furent reprises et les voûtes du choeur et de la chapelle de la
Vierge furent reconstituées. On rouvrit des fenêtres murées et l’appareillage
de la tour-clocher fut consolidé. Un demi-siècle plus tard, l’église donnait
encore des signes inquiétants en plusieurs endroits, dont des chutes de
pierres. Une mobilisation prit corps et l’Association Culturelle fut créée.
Sous la maîtrise d’œuvre de Jacques Moulin, plusieurs campagnes
successives de travaux
furent entreprises. Actuellement, un quart de siècle plus tard, l’essentiel du
gros œuvre sera consolidé, lorsque la dernière tranche en projet, la
consolidation du pignon ouest du transept nord, sera achevée.
http://www.larchant.com/pages/eglise-pelerinage/histoire-larchant.html
Si vous avez le courage, vous pouvez faire un petit tour dans Larchant on y
retrouve de vieilles maisons (photos en début de page) pour revenir au parking on reprend la rue Chouard
qui débouche directement sur la route de la Dame Jouanne on retrouve notre
voiture après avoir passé le Cimetière mais avant celui-ci nous passons devant
une croix déposé sur un entablement pyramidale tronqué de pavé de grès.
Au lieu-dit
« Près les Trois Croix », où la tradition situe à proximité le site
du Larchant gallo-romain. C’est à cet endroit que s’élève le calvaire dit des
« Troix Croix ». Daté du XIIe siècle, cet édifice présente la forme
d’une pyramide octogonale à huit faces et sept niveaux. Le socle final est
constitué d’un assemblage de deux pierres taillées aux dimensions imposantes.
Sur celles-ci sont représentées les têtes de quatre animaux, identifiables sans
trop de difficulté : un crapaud, un lièvre, une tortue et sans doute un
mouton. Ce socle supportait initialement cinq colonnes, dont les embrases sont
encore parfaitement visibles. Vu de dessus, les départs de colonnes
représentent la face « cinq » d’un dé. La colonne centrale est d’un
diamètre supérieur à celui des colonnes externes. Pour avoir une idée de
l’ensemble tel qu’à l’origine, il faut se rendre au cimetière de Puiseaux (à
quelques kilomètres de Larchant), où il existe un calvaire monumental, tout à
fait semblable et parfaitement conservé (daté également du XIIe siècle, mais
qui aurait été déplacé du centre du village vers son emplacement actuel). Les
cinq colonnes supportent ici une table, sur laquelle s’élève un fût de pierre
surmonté d’une croix. On peut raisonnablement penser que le calvaire de
Larchant présentait la même configuration.
L’emplacement
de ce calvaire est probablement très ancien, sans doute avant le XIIe siècle.
Un examen attentif des dimensions de son appareillage de pierres qui le
constitue nous donne des mesures romaines. Ainsi, l’octogone de la base mesure
2,995 m de côté, soit 10 pieds romains. Au sommet des marches, le côté de
l’octogone mesure 1,328 m, soit 3 coudées romaines. Quant à la hauteur des
marches, bien qu’elles soient irrégulières et très abîmées, voire affaissées
pour certaines, elle avoisine 22,8 cm en moyenne et exède de peu 3 paumes
romaines. Ces valeurs sont trop proches de multiples entiers de mesures
romaines pour être dues au simple hasard. Ces observations invitent donc à
considérer l’édifice des Trois Croix comme d’origine gallo-romaine. On aurait
alors affaire à un socle antique surmonté d’un ensemble plus récent. D’autres
découvertes restent à faire pour éclairer cette hypothèse.
Le lièvre : la symbolique de cet animal remonte aux premières fêtes
païennes du printemps. Lapins et lièvres sont lunaires parce qu’ils dorment le
jour et gambadent la nuit. Avec la lune, lièvres et lapins sont liés à la
vieille divinité Terre Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et
régénératrices, de la végétation, du renouvellement de la vie sous toutes ses
formes. Le lièvre présente aussi une symbolique chrétienne forte puisque le
Christ est parfois symbolisé par un lièvre, ouvrant toutes grandes ses
oreilles, pour écouter la parole de Dieu et la mettre en pratique.
Le crapaud : cet animal symbolise la lune. Il l’avale quartier par
quartier et la régurgite tous les vingt-neuf jours. Dans les légendes celtiques
le crapaud est le symbole du génie du mal et l’attribut des morts, à l’inverse
de la grenouille qui symbolise la résurrection.
La tortue: cet animal est une représentation de l’univers, ronde comme le ciel
sur le dessus et plate en dessous comme la terre. Ses quatre pattes représentent
les quatre piliers du monde qu’elle protège et dont elle assure la stabilité et
l’équilibre.
Le mouton : cet animal est lié aux planètes Mercure et Vénus. Il est
symbole d’amour et de chaleur. Timide, soumis, calme, doux, paisible, il
représente la nourriture de la délivrance, d’immortalité. (http://www.larchant.com/pages/histoire_larchant/calvaire_trois_croix.html)

Bref rappel historique du pèlerinage....
Au Moyen Age, la cité de Larchant attira, de toute l’Europe,
de nombreux pèlerins en quête de guérison d’un de leurs proches, par
l’intercession de saint Mathurin. Durant de nombreux siècles, son pèlerinage
connut une grande notoriété pour retomber dans l’oubli à la suite des guerres
de religion, ceci jusqu’à notre époque.
C’est dans les années 1980, que le père Alain Bandelier,
devenu chroniqueur dans Famille Chrétienne, nommé responsable de la Maison du
Pèlerin de Larchant, relança de manière non régulière un pèlerinage
d’intercession.
En 1990, le père Frédéric Desquilbet en reprit la
responsabilité et remit en valeur la guérison intérieure dans le pèlerinage,
charisme propre de saint Mathurin. La fontaine de saint Mathurin, perdue dans
la forêt et dans les ronces, fut dégagée et est redevenue un lieu de grandes
grâces.
Aujourd’hui, c’est le père Jean-Claude Cadet, qui est le
recteur du pèlerinage. Il l’organise avec l’aide des paroissiens du pôle
missionnaire de Nemours.
Chaque année, à la Pentecôte, le pèlerinage rassemble
des pèlerins venant de tout le département et même de beaucoup plus loin.
Certains viennent, dans une prière confiante à saint Mathurin, chercher la
guérison d'une maladie, la réconciliation avec le Seigneur ou avec leur la
famille. De nombreux témoignages attestent que tous repartent avec la paix dans
le coeur et certains même avec la guérison d’une maladie ou d’une blessure de
vie.
D'autres, qui viennent par curiosité, ou poussés par un ami,
parce qu'ils n'osent pas ou n’envisagent pas demander pour eux-mêmes, repartent
en ayant reçu des grâces inattendues.
Tous, nous sommes touchés par la Grâce sanctifiante au
travers l'élan des chants, des temps d'enseignement, des Paroles de Dieu
reçues, des prières d'intercession.
C'est un moment hors du temps, où il nous est donné de
pressentir quelque chose de l'harmonie du Royaume de Dieu.
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