jeudi 5 juin 2014

Boucle empruntant les GR 13-132-113-et 2 : Etape 15 de Montereau-Fontainebleau

Aujourd'hui je vous propose une boucle de 30 km dans le Gâtinais Français, quelques pas dans le Gâtinais Orléanais avec Montargis et dans le Sénonais 
 

En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25

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   Montereau-Fontainebleau

KM    temps    arret    V/d       V/g      Dénivelé
29,     5h15    11mn     5,4        4,6        311 +
 

De Montereau à Avon

Aujourd’hui, voulant en terminer avec cette randonnée, je ne prends pas la voiture, mais le train pour me rendre au point de départ, ou plutôt pour retrouver celui-ci.

Je prends donc le train jusqu’à Montereau et je reviendrai à pied.

De la gare de Montereau, je ne prends pas le GR 11, qui me ramènerait en arrière. Je prends l’avenue du Général-de-Gaulle jusqu’au parc des Noues, puis je continue par la rue Jean-Jaurès. Cela permet de visiter le quartier commerçant.

Après avoir franchi le pont sur l’Yonne, puis celui sur la Seine, je descends en bordure de celle-ci avant de remonter deux rues plus loin.

Montereau

Plus loin, je ne prends pas la première rue, car elle oblige à marcher trop longtemps en bordure de la N605. Je tourne ensuite de nouveau à gauche par une petite rue bordée de pavillons.

Au bout de cette rue, nous entrons dans un bois, puis débouchons dans les champs. Nous avons alors un parcours champêtre jusqu’à La Grande-Paroisse, que nous traversons.

Nous apercevons au passage, sur la colline, l’ancienne abbaye. Nous ne passons pas devant, mais le bâtiment est bien visible.

La Grande-Paroisse

Histoire

La Grande-Paroisse (Cella Sancti German Manea Parochiae) doit son nom primitif 

Ecole Grande Paroise

au latin chrétien Cella, qui signifie « ermitage » et parfois « petit monastère », en raison des regroupements d’ermites à l’époque carolingienne.

Cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens. Elle prit alors le nom de Villam Cellas, devint ensuite Cellae, puis Altare de Cellis, en l’honneur de saint Germain.

La légende de Saint-Germain de Paris raconte que :« Childebert Ier tomba malade en ce lieu et fut guéri miraculeusement par le saint qu’il fit appeler. En reconnaissance, il lui donna les terres formant aujourd’hui les paroisses de Vernou, Machault et La Grande-Paroisse. L’église lui fut dédiée. Jadis prieuré. »

Mairie de la Grande Paroise


La première rencontre de Louis XV et de Marie Leszczyńska eut lieu sur le territoire de la commune, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge fut élevée pour commémorer cet événement.

Au cimetière de La Grande-Paroisse, une grille entoure la sépulture de Claudie Élie Montain Horeau, médecin de l’impératrice Joséphine et de l’empereur Napoléon Ier, membre de l’Académie de médecine et chevalier de la Légion d’honneur. Il est décédé le 11 février 1841.

Laissons maintenant le diverticule menant à un arrêt SNCF. Nous sommes de nouveau dans les champs et traversons le hameau des Basses-Roches.

Grande Paroisse
La vallée des moulins

Nous descendons une rue peu large dans une vallée étroite : la vallée des moulins.

Dommage, les moulins sont bien privés et assez décevants, car on ne voit finalement pas grand-chose. Le plus vieux, le moulin de la Basse-Roche, daterait du XIe siècle.

Je n’ai pas vraiment aimé ce passage. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j’ai été déçu par les aménagements réalisés. C’est encaissé, le bois n’est pas très joli et les arbres sont couverts de lianes. Le temps y est peut-être aussi pour quelque chose : le ciel gris est bas et on se demande presque s’il ne va pas nous engloutir.

Nous passons sous une rangée de câbles électriques amenant l’électricité de la centrale située en contrebas jusqu’au poste de transformation du Chesnoy, un peu plus haut.

Fontaine hameau de Basse Roche

La centrale de Montereau

La centrale électrique de Montereau fut le premier site de production d’électricité ouvert en 1914 par la société « L’Énergie de Seine-et-Yonne ».

En 1956, alors que l’ancienne centrale électrique cesse de fonctionner, EDF lance la construction d’une nouvelle centrale thermique à charbon.

En 1957, l’ancienne centrale est démantelée et une nouvelle centrale thermique est ouverte par EDF sur un second site situé sur les communes de La Grande-Paroisse et de Vernou-la-Celle-sur-Seine. Située à environ 6 km de l’ancienne centrale, elle reçoit naturellement le nom de « Nouvelle centrale thermique de Montereau ».

Ru Flavien

La première partie est mise en service en 1959 et la seconde en 1964. Avec ses deux groupes de production totalisant 750 000 kilowatts, cette centrale est alors la plus puissante de France.

Les chaudières sont adaptées pour brûler du gaz naturel, du charbon ou du fioul lourd. À pleine puissance, l’usine peut consommer jusqu’à 6 000 tonnes de charbon par jour.

En 1965, avec le démarrage de deux unités du palier 250 MW, le site devient le plus gros producteur d’électricité de France, atteignant une puissance totale de 750 MW.

La mise en œuvre de nouveaux moyens de production d’électricité, notamment les centrales nucléaires, entraîne ensuite la réduction d’activité des centrales thermiques classiques. Les deux groupes implantés sur la commune sont définitivement arrêtés en 1985. La centrale cesse de produire en 2004.

Ferme à Chesnoy

En 2010, EDF démarre sur le site deux turbines à combustion, ou « TAC », de 185 MW chacune. TAC signifie ici « turbine à combustion », c’est-à-dire une turbine à gaz.

En 2011, les bâtiments d’origine sont dynamités.

Le poste du Chesnoy vient alors de fêter ses 50 ans. Il s’agit de l’un des plus anciens postes à 400 000 volts de la région parisienne. La majorité des structures du poste ont été exploitées pendant cette longue période et doivent désormais être remises à niveau par la reconstruction du poste.

Ferme à Chesnoy

Le poste de transformation électrique à 400 000 volts du Chesnoy représente le niveau supérieur d’un ensemble regroupant également, sur le même site, les tensions de 225 000 et 63 000 volts.

Après toutes ces explications techniques, le coin n’est pas franchement folichon. Passons donc rapidement sous les fils qui grésillent pour arriver à Vernou.

Chesnoy
Si, depuis le chemin, on ne devine que le haut des cheminées de la centrale, ce toit de fils, pourtant indispensable, n’est vraiment pas très esthétique. Et je ne parle même pas du poste de transformation.

Je suis passé par ici parce que la dérivation de la Voulzie passe devant. Comme nous avions suivi cette rivière durant une précédente étape, je m’étais dit qu’il serait peut-être intéressant de suivre également sa dérivation. On découvre parfois de jolis ouvrages d’art.

Mais non, rien de vraiment intéressant de ce côté-là. En revanche, ce détour m’a permis de découvrir un charmant village.

Chesnoy

Chesnoy

Après avoir dépassé ce « toit de fils », je quitte le GRP-GR2. Dans cette partie de la randonnée, c’est le balisage du GR2 qui est privilégié. On trouve également des balises jaunes correspondant à un sentier auto-pédestre.

Après les dernières maisons, juste avant le champ et le cimetière perdu au milieu des champs, je prends la route à droite pour remonter vers Chesnoy et traverser le village, qui mérite vraiment un détour.

À la sortie du village, je remonte légèrement la D39a pour admirer la ferme fortifiée.

Arrivée à Vernou

Nous redescendons ensuite cette même route pour arriver à Vernou-la-Celle. Après La Celle-sur-Seine, nous entrons dans les bois.

Nous retrouvons en souterrain la dérivation de la Voulzie, plus ou moins visible dans les champs. Nous contournons Champagne-sur-Seine en passant dans les bois de Champagne.

De Samoreau au pont de Valvins

Attention : nous rencontrons ici le diverticule menant à la gare de Champagne.

départ sentier entre les arbres
Nous arrivons dans les bois de Samoreau. À la sortie du rocher de Samoreau, nous entrons dans le village par un sentier intra-muros et débouchons sur la rue du Rocher.

Ici, nous quittons le balisage jaune et rouge qui tourne à droite et prenons la rue du Rocher à gauche, en suivant le GR2, balisé en rouge et blanc.

Puis nous prenons à droite la rue des Hauts-de-Samoreau, à gauche la Grande Rue, puis à droite le chemin de la gare, qui se trouve au-dessus de la ligne SNCF.

Nous coupons ensuite la D210, rue Royale, et continuons en face par la rue de la Pointe. Puis nous prenons à droite la Voie de la Liberté et enfin à gauche la rue de la Gare.

Il est possible de prendre son train pour Melun à la gare de Vulaines-Samoreau. À Melun, changement de train pour Paris, soit avec le RER D, soit avec la ligne R directe vers Paris.

Nous passons sous la ligne SNCF. À la sortie du tunnel, nous prenons à gauche et retrouvons la Voie de la Liberté, que nous suivons à droite jusqu’au pont.

Nous ne pouvons pas traverser la ligne SNCF au niveau de cette voie, le passage à niveau ayant été supprimé.

Nous arrivons alors au pont de Valvins.

Heureusement, le tracé peint est plutôt bien fait et c’est beaucoup plus simple sur le terrain que ce que l’on pourrait imaginer en lisant les explications.

Le pont de Valvins

L’ancien pont romain entre Samois-sur-Seine et Héricy n’existant plus, Louis XVIII décide d’en reconstruire un entre ces deux communes.

Construit en bois provenant des forêts environnantes, son emplacement, plus en amont du village, à hauteur de Samoreau, est plus favorable grâce à un rétrécissement de la Seine.

Les travaux débutent en 1811, mais ce n’est qu’en 1825 que le premier pont de Valvins est inauguré.

Pour être plus solide et mieux adapté à la vie moderne, le pont est reconstruit en structure métallique en 1866.

Après la Seconde Guerre mondiale, le pont, entièrement détruit par l’armée allemande, est reconstruit en béton armé, plus large et bitumé afin de faciliter une circulation devenue toujours plus importante.

Wikipédia a toutefois raccourci l’histoire de ce pont. L’armée américaine ayant franchi la Seine sur un pont de bateaux, un pont provisoire en structure métallique, avec un plancher en bois puis bitumé, fut reconstruit pour remplacer celui détruit par les Allemands. Le pont actuel en béton date de 1977.

Le topo a depuis été modifié.

Deux possibilités après le pont de Valvins

Au rond-point, deux solutions sont possibles. La trace représente le parcours n° 2.

1) Première solution

Nous poursuivons  par la route qui monte, puis prenons le premier chemin sur la gauche. (Route Berthe) (attention le GR 2 ne passe plus par cette route, mais la carte IGN est encore en retard sur l'événement).

Attention : en traversant la route, les voitures descendent vite. Personnellement, je trouve qu’il est moins dangereux de traverser ici, sur une ligne droite, plutôt que plus haut, au niveau du rond-point, en contre-pente, avec des conducteurs qui n’ont manifestement pas choisi l’option « clignotants » sur leur voiture !

Nous prenons ensuite la route Berthe. Ce passage n’est plus balisé.

Sur la route Berthe, nous retrouverons au détour du chemin le balisage du TMF, du GR1 et du sentier bleu en provenance du rond-point.

2) Deuxième solution

Au pont de Valvins, après le rond-point, prendre la route de gauche en direction de la ville d’Avon et de la gare.

Après une centaine de mètres, un sentier sur la droite gravit la colline. Ce passage n’est pas facile. Nous rejoignons à mi-pente la route Berthe, que nous prenons à gauche, où nous retrouvons le parcours de la première solution.

Le parcours n° 2 évite simplement de grimper en bordure de la route très fréquentée et de devoir la traverser.

Le sentier part sur la droite après le poteau d’éclairage public et la borne de la Voie de la Liberté.

La Voie de la Liberté

La Voie de la Liberté est un itinéraire commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier, entre Sainte-Mère-Église, Utah Beach et Bastogne, marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton.

Nous suivons cette route bien droite sur la colline. Elle nous fait passer devant le château de Bellefontaine, aujourd’hui à l’abandon.

Le château de Bellefontaine

La première construction sur ce domaine date du XVIIIe siècle et appartenait à des maîtres tailleurs parisiens.

En 1834, le prince de Tarente, duc de La Trémoille, en prend possession. C’est lui qui construira le château actuel.

La grande histoire romanesque commence en 1846, lorsque la famille du prince russe Troubetzkoï s’y installe. Ils donneront du faste à ce château avec pas moins de 40 employés.

Puis c’est Nikolaï Orloff, aide de camp de l’empereur de Russie, qui l’occupera.

Nicolas Orloff (1824-1885), ambassadeur de Russie à Londres, Paris et Berlin, épousa Catherine, fille de Nicolas Troubetzkoï, propriétaire du château de Bellefontaine à Samois-sur-Seine.

Catherine décéda en 1875, à l’âge de 35 ans.

Nicolas Orloff fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son père était le prince Alexis Fiodorovitch Orloff (1787-1862), militaire russe qui combattit Napoléon de 1805 à 1815.

C’est en son honneur que le chef Urbain Dubois (1818-1901) créa la fameuse recette du rôti de veau « Orloff ».

Nicolas Orloff est mort à Bellefontaine.

Qui sait que la fameuse recette du veau Orloff aurait été inventée au château de Bellefontaine par le prince Alexis Orloff, issu d’une grande dynastie russe qui s’installa à Samois-sur-Seine en 1846 ?

Le jeune prince, qui habite à Paris, en fait sa résidence d’été. Une nuit, de retour à Samois, il demande à son cuisinier d’improviser une recette pour ses amis.

Le cuisinier accommode les restes : un rôti de veau, une farce aux champignons et des épices, dont du paprika.

La recette entre dans la légende.

Le prince Nicolas Troubetzkoï, qui contribua à la construction du presbytère actuel de Samois pour une somme de 8 000 francs et fit don du jardin qui l’entoure, joua également un rôle important pendant la guerre de 1870.

Il servit de médiateur auprès des Prussiens afin d’éviter des réquisitions et des exécutions d’otages et participa aux dépenses liées à l’invasion à hauteur de 2 284 francs.

À sa mort, le prince Nicolas Orloff, son gendre, fut en 1875 l’un des artisans les plus dévoués de la paix. Il offrit ses services en tant qu’ambassadeur de Russie en France et intervint comme médiateur auprès du Kaiser, qui menaçait d’une reprise de la guerre.

Il fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son décès, en avril 1885, donna lieu à Samois à de grandioses funérailles.

Pendant 50 ans, Wladimir et Alexis Orloff et leurs descendants subventionnèrent l’hospice et le bureau de bienfaisance.

Pour mémoire, rappelons également le mariage, en 1857, du duc de Morny (1811-1865), demi-frère de Napoléon III, avec Sophie Troubetzkoï, décédée à Paris en 1886, sans doute fille illégitime de Nicolas Ier.

Le château passa ensuite successivement à la ville de Paris. Il était alors possible de le louer pour des réceptions.

Puis il devint un IUT, avant d’être abandonné au profit de locaux plus appropriés. Il est aujourd’hui laissé à l’abandon, les baraquements ayant été murés.

Pendant un temps, il aurait dû faire partie des locaux destinés à la réinsertion des délinquants.

Quelle tristesse de voir ce magnifique bâtiment se perdre. Il me semble avoir lu que ses jardins étaient inscrits au patrimoine historique.

Arrivée à Avon

Arrivés en vue des immeubles de la ville d’Avon, nous prenons à droite, traversons la D137 et passons sous le pont SNCF, le pont de La Trémoille.

Puis nous prenons à gauche, le long de la ligne de chemin de fer, jusqu’à la gare.

C’est ici que se termine cette étape de la randonnée.

Quelques photos de Montereau 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ancienne Abbaye nous apercevons le bâtiment sur la colline
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 

Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ; https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html

 
 
 
 
 
 
  Ancienne  Version

Aujourd'hui voulant en terminer avec cette rando, je ne prends pas la voiture, mais le train pour me rendre au point de départ ou pour retrouver celui-ci. Aujourd'hui je prend le train pour me rendre à Montereau et je reviendrais à pied.

 
De la gare de Montereau, je ne prends pas le GR 11,qui me ramènerais en arrière. Je prends l'avenue de Gle de Gaulle, jusqu'au parc des noues, pour continuer par la rue Jean Jaures. Cela permet de visiter le coin commerçants. Après avoir franchi le pont sur l'Yonne et celui de la  Seine.je descends en bordure de celle-ci pour remonter deux rues plus loin (je ne prends pas la première rue me faisant marcher trop longtemps en bordure de la N 605) puis de nouveau à gauche par une petite rue bordée de pavillons. En bout de cette rue nous entrons dans un bois, puis des champs. Nous avons un parcours champêtre jusqu’à la Grande Paroise que nous traversons.

Histoire

La Grande Paroisse (Cella Sancti German Manea Parochiae) doit son nom primitif au latin chrétien Cella, qui signifie ermitage et parfois " petit monastère " par suite de groupements des ermites de l'époque carolingienne.
Cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens et prit le nom de Villam Cellas, devint Cellae puis Altare de Cellis en l'honneur de Saint-Germain.


  Légende de Saint-Germain de Paris : " Childebert 1er tomba malade en ce lieu et fut guéri miraculeusement par le saint qu'il fit appeler. En reconnaissance, il lui donna les terres formant aujourd'hui les paroisses de Vernou, Machault et La Grande Paroisse. L'Eglise lui fut dédiée. Jadis Prieuré ".
 La première rencontre de Louis XV et Marie Leckzinska eut lieu sur le territoire de la commune, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge fut élevée pour
 commémorer l'événement.

 Au cimetière de La Grande Paroisse, une grille entoure la sépulture de Claudie Elie Montain Horeau, médecin de l'impératrice Joséphine et de l'Empereur Napoleon 1er, membre de l'Académie de médecine, Chevalier de la Légion d'Honneur, décédé le 11 février 1841.


 Laissons le diverticule menant à un arrêt SNCF. Nous sommes de nouveau dans les champs, on traverse le hameau des Basses Roches.
On descend une rue peu large dans une vallée étroite. La vallée de moulins. Dommage les moulins son bien privé et décevant on ne voit rien. Le plus vieux moulin (Moulin de la Basse Roche) date du XIe siècle. Je n'ai pas trop aimé ce passage. Je ne sais pas pourquoi, j'ai été déçu par les aménagements réalisés. C'est encaissé, le bois n'est pas jolie, les arbres couvert de liane. Le temps y est peut être pour quelque chose, le ciel gris est bas on se demande s'il ne va pas nous engloutir.
 Nous passons sous une rangée de câbles électriques amenant l'électricité de la centrale en contrebas au poste de transformation de Chesnoy un peu plus haut.  
La centrale électrique de Montereau est le premier site en 1914, de production d'électricité, ouvert par la société
« L'énergie de Seine-et-Yonne »
En 1956, alors que l'ancienne centrale électrique cesse de fonctionner, EDF lance la construction d'une nouvelle centrale thermique à charbon.
En 1957, l'ancienne centrale est démantelée et une nouvelle centrale thermique est ouverte par EDF sur un second site situé sur les communes de La Grande-Paroisse et de Vernou-la-Celle-sur-Seine. Située à environ 6 km de l'ancienne centrale, elle reçoit naturellement le nom de « Nouvelle centrale thermique de Montereau ».
 La première partie est mise en service en 1959, la seconde en 1964. Avec ses deux groupes de production totalisant 750 000 kilowatts, cette centrale est alors la plus puissante de France. Les chaudières sont adaptées pour brûler du gaz naturel, du charbon ou du fioul lourd. À pleine puissance, cette usine peut consommer jusqu'à 6 000 tonnes de charbon par jour.
En 1965, avec le démarrage de deux unités du palier 250 MW, le site devient le plus gros producteur d'électricité de France, atteignant la puissance totale de 750 MW.

 La mise en œuvre de nouveaux moyens de production d'électricité, notamment les centrales nucléaires, entraîne la réduction d'activité des centrales thermiques dites classiques. Les deux groupes implantés sur la commune sont arrêtés définitivement en 1985. La centrale cesse de produire en 2004.
En 2010, EDF démarre sur le site deux turbines à combustion « TAC » de 185 MW chacune. TAC = Une turbine à gaz (dénomination historique, abrégée en TAC)
En 2011, les bâtiments d'origine sont dynamités

Le poste du Chesnoy vient de fêter ses 50 ans : il s'agit de l'un des plus anciens postes 400 000 volts de la région parisienne. La majorité des structures du poste ont été exploitées pendant cette durée et doivent maintenant être remises à niveau par la reconstruction du poste.

Le poste de transformation électrique à 400 000 volts du Chesnoy représente le niveau supérieur d'un ensemble regroupant également sur le même site les tensions 225 000 et 63 000 volts.
Après ses explications techniques le coin n'est pas folichons passons vite fait sous les fils qui grésilles pour arriver à Vernou.
Si de la centrale on ne devine que le haut des cheminées, ce toit de fils indispensable n'est pas beau et je ne parle pas du poste de transformation, j'y suis passé parce qu'il y a la dérivation de la Voulzie qui passe devant. comme nous avons suivi cette rivière durant une étape, je m'étais dit qu'il serait peut être intéressant de suivre la dérivation. On découvre parfois de jolies ouvrages d'arts. Mais non rien d’intéressant. Par contre cela ma fait découvrir un charmant village.
 Après avoir dépassé ce toit de fils j'ai quitté le GRP-GR2 (Dans cette partie de la rando c'est la couleur du GR2 qui est privilégier. On trouve aussi des balises jaunes d'un sentier auto pédestre.) Après les dernières maisons juste avant le champ et le cimetière perdu au milieu de champ, je prend la route à droite pour remonter vers Chesnoy et traverser le village, qui mérite un détour. A la sortie du village remonter légèrement la D39a pour admirer la ferme fortifiée. 
Nous descendons cette même route pour arrivée à Vernous la Celle, après la Celle sur Seine on entre dans les bois. On retrouve en souterrain la déviation de la Voulzie, plus ou moins visible dans les champs. Nous contournons Champagne sur Seine en passant dans les bois de Champagne.
Attention nous rencontrons le diverticule menant à la gare de Champagne. Nous arrivons dans les bois de Samoreau. A la sortie du rocher de Samoreau nous entrons dans le village par un sentier intra muro nous débouchons sur la rue du rocher.Ici nous quittons le balisage jaune et rouge qui tourne à droite et prenons la rue du rocher à gauche, le GR 2 balisage rouge et blanc puis à droite rue des hauts de Samoreau,, à gauche la rue grande, puis nous prenons sur la droite le chemin de la gare qui se trouve au dessus de la ligne SNCF, nous coupons la D210 (rue royale) continuons en face par la rue de la pointe, puis à droite la voie de la liberté, et enfin à gauche la rue de la gare (Il est possible de prendre son train pour Melun à la gare de Vulaines Samoreau. Changement de train à Melun pour Paris, Soit RER D ou ligne R direct paris) nous passons sous la ligne SNCF à la sortie du tunnel nous prenons à gauche nous retrouvons notre voie de la liberté que nous prenons à droite jusqu'au pont (nous ne pouvons pas traverser la ligne SNCF au niveau de cette voie le passage à niveau étant supprimé). Nous arrivons au pont de Valvin. Heureusement le tracé à la peinture est pas trop mal fait et c'est beaucoup plus simple sur le
terrain qu'a expliquer.  
Pont de Valvins ; L'ancien pont romain entre Samois-sur-Seine et Héricy n'existant plus, Louis XVIII décide d'en reconstruire un, entre ces deux communes. De construction de bois fourni par les forêts environnantes, son emplacement plus en amont du village, à hauteur de Samoreau, est plus favorable grâce à un rétrécissement de la Seine. En 1811 les travaux débutent, mais c'est seulement en 1825 que le premier pont de Valvins sera inauguré. Pour être plus solide et adapté à la vie moderne, en 1866 le pont est reconstruit en structure métallique. Après la Seconde Guerre mondiale, le pont entièrement détruit par l'armée allemande, sera entièrement reconstruit en béton armé, plus large et bitumé, pour faciliter la circulation toujours plus nombreuse] (Wikipédia à raccourcie l'histoire de ce pont : L'armée Américaine ayant franchi la Seine sur un pont en bateau, un pont provisoire en structure métallique avec planché en bois puis bitumé fut reconstruit pour remplacer celui détruit par les Allemands. Le pont actuelle en béton date de 1977. Le topo à été modifié depuis)  
 
Au rond point

Deux solutions : (la trace représente le tracé N°2)

 1) Nous poursuivons le GR2 par la route qui monte et l’on prend le premier chemin sur la gauche (Le GR2 tournant à droite vers le château de la Madeleine {édition LVA}) attention  en traversant la route les voitures descendent vites, mais je trouve qu’il est moins dangereux de traverser ici sur une ligne droite que plus haut sur le rond point en contre pente avec des conducteurs qui n’ont pas choisi l’option clignotants sur leur voitures. Prenons la route Berthe (ce passage n’ai plus balisé)  sur la route Berthe nous rencontrerons au détour du chemin le balisage du TMF et du GR1 et du sentier bleu en provenance du rond point. 

   2) Au pont de Valvin après le rond point prendre la route de gauche en direction de la ville d'Avon et de la gare. Après une centaine de mètres, un sentier sur la droite gravi la colline (pas facile) et nous rejoignons à mi pente la route Berthe que nous prenons à gauche ou nous retrouvons le détail du parcours 1 (Le parcours N° 2 évite simplement de grimper en bordure de la route très fréquentée et de la traverser.)

Le sentier part sur la droite aprés le poteau de l'éclairage public et la borne de la voie de la liberté

[La voie de la Liberté est une voie commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier entre Sainte-Mère-Église (borne 0) et Utah Beach (borne 00) en Basse-Normandie et Bastogne dans la province belge du Luxembourg, marquant l'itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton. ] Nous suivons cette route bien droite sur la colline qui nous fait passer devant le château de Bellefontaine à l’abandon. 
[La première construction sur ce domaine date du XVIIIe siècle et appartenait à des maîtres tailleurs parisiens. En 1834, le prince de Tarente, duc de la Trémoille, en prend possession. C'est lui qui construira le château actuel. La grande histoire romanesque survient en 1846, quand la famille du prince russe Troubetskoï s'y installe. Ils donneront du faste à ce château avec 40 employés. Puis c'est Nikolaï Orloff, aide de camp de l'empereur de Russie, qui l'occupera. Nicolas Orloff (1824-1885), ambassadeur de Russie à Londres, Paris et Berlin, épousa Catherine,fille de Nicolas Troubetzkoï, propriétaire du château de Bellefontaine à Samois-sur-Seine. Catherine décéda en 1875, à l’âge de 35 ans. Nicolas Orloff fut l'un des créateurs de l'Alliance franco-russe, son père était le prince Alexis Fyodorovich Orloff (1787 -1862), militaire russe qui combattit Napoléon de 1805 à 1815. C’est en son honneur que le Chef Urbain Dubois (1818-1901) créa la fameuse recette de rôti de veau « Orloff ». Nicolas Orloff est mort à Bellefontaine, Qui sait que la fameuse recette du veau Orloff a été inventée au château de Bellefontaine par le prince Alexis Orloff, issue d'une grande dynastie russe qui s'installa à Samois-sur-Seine en 1846? Le jeune prince, qui habite à Paris, en fait sa résidence d'été. Une nuit, de retour à Samois, il demande à son cuisinier d'improviser une recette pour ses amis. Le cuisinier accomode les restes : un rôti de veau, une farce aux champignons, des épices, dont du paprika.
La recette entre dans la légende.
Le Prince Nicolas Troubetzkoï, qui, on le rappelle, contribua à la construction du Presbytère actuel de Samois pour une somme de 8000 francs et fit don du jardin qui l'entoure. C'est lui qui pendant la guerre de 1870 joua un rôle de médiateur auprès des Prussiens pour éviter des réquisitions et des exécutions d’otages et il participa aux dépenses de l'invasion par une somme de 2284 francs.

A sa mort, le prince Nicolas Orloff, son gendre, fut en 1875 un des artisans les plus dévoués de la paix, offrant ses services en tant qu'ambassadeur de Russie en France comme médiateur auprès du Kaiser, qui menaçait d'une reprise de la guerre. Il fut l'un des créateurs de l'Alliance franco-russe. Son décès, en avril 1885, donna lieu à Samois à de grandioses funérailles.
Pendant 50 ans Wladimir et Alexis Orloff et leurs descendants subventionnèrent l'hospice et le bureau de bienfaisance.
Pour mémoire, rappelons le mariage en1857 du Duc de Morny (1811-1865) demi-frère de Napoléon III, avec Sophie Troubetzkoï (décédée à Paris en 1886) sans doute fille illégitime de Nicolas Ier.] [ Se château passa successivement à la ville de Paris, on pouvait le loué pour des réceptions. Puis devint une IUT abandonné pour des locaux plus appropriés, il est laissé à l'abandon, baraquements murés, durant un moment il aurait du faire partie des locaux pour réinsertion des délinquants. Quelle tristesse de voir se magnifique bâtiment se perdre il me semble avoir lu que ses jardins étaient inscrit au patrimoine historique].  
Arrivée en vue des immeubles de la ville d’Avon nous prenons à droite traversons la route D 137 et passons sous le pont SNCF pont de la Trémoille
 [Fils de Guy VI de La Trémoille et de Marie de Sully, il grandit à la cour de Bourgogne, très lié au futur duc Jean sans Peur. Il est nommé grand chambellan du duc en 1413.Il sert également le roi de France Charles VI, et il est nommé grand chambellan de France le 18 mai 1413, souverain maître réformateur des Eaux et Forêts et gouverneur du royaume.]
 puis à gauche le long de la ligne de chemin de fer jusqu'à la gare.

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