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Montereau-Fontainebleau
KM temps arret
V/d V/g Dénivelé
29, 5h15 11mn
5,4 4,6 311 + De Montereau à Avon
Aujourd’hui, voulant en terminer avec cette randonnée, je ne prends pas la voiture, mais le train pour me rendre au point de départ, ou plutôt pour retrouver celui-ci.
Je prends donc le train jusqu’à Montereau et je reviendrai à pied.
De la gare de Montereau, je ne prends pas le GR 11, qui me ramènerait en arrière. Je prends l’avenue du Général-de-Gaulle jusqu’au parc des Noues, puis je continue par la rue Jean-Jaurès. Cela permet de visiter le quartier commerçant.
Après avoir franchi le pont sur l’Yonne, puis celui sur la Seine, je descends en bordure de celle-ci avant de remonter deux rues plus loin.
Montereau
Plus loin, je ne prends pas la première rue, car elle oblige à marcher trop longtemps en bordure de la N605. Je tourne ensuite de nouveau à gauche par une petite rue bordée de pavillons.
Au bout de cette rue, nous entrons dans un bois, puis débouchons dans les champs. Nous avons alors un parcours champêtre jusqu’à La Grande-Paroisse, que nous traversons.
Nous apercevons au passage, sur la colline, l’ancienne abbaye. Nous ne passons pas devant, mais le bâtiment est bien visible.
La Grande-Paroisse
Histoire
La Grande-Paroisse (Cella Sancti German Manea Parochiae) doit son nom primitif

Ecole Grande Paroise
au latin chrétien Cella, qui signifie « ermitage » et parfois « petit monastère », en raison des regroupements d’ermites à l’époque carolingienne.
Cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens. Elle prit alors le nom de Villam Cellas, devint ensuite Cellae, puis Altare de Cellis, en l’honneur de saint Germain.
La légende de Saint-Germain de Paris raconte que :« Childebert Ier tomba malade en ce lieu et fut guéri miraculeusement par le saint qu’il fit appeler. En reconnaissance, il lui donna les terres formant aujourd’hui les paroisses de Vernou, Machault et La Grande-Paroisse. L’église lui fut dédiée. Jadis prieuré. »

Mairie de la Grande Paroise
La première rencontre de Louis XV et de Marie Leszczyńska eut lieu sur le territoire de la commune, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge fut élevée pour commémorer cet événement.
Au cimetière de La Grande-Paroisse, une grille entoure la sépulture de Claudie Élie Montain Horeau, médecin de l’impératrice Joséphine et de l’empereur Napoléon Ier, membre de l’Académie de médecine et chevalier de la Légion d’honneur. Il est décédé le 11 février 1841.
Laissons maintenant le diverticule menant à un arrêt SNCF. Nous sommes de nouveau dans les champs et traversons le hameau des Basses-Roches.

Grande Paroisse
La vallée des moulinsNous descendons une rue peu large dans une vallée étroite : la vallée des moulins.
Dommage, les moulins sont bien privés et assez décevants, car on ne voit finalement pas grand-chose. Le plus vieux, le moulin de la Basse-Roche, daterait du XIe siècle.
Je n’ai pas vraiment aimé ce passage. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j’ai été déçu par les aménagements réalisés. C’est encaissé, le bois n’est pas très joli et les arbres sont couverts de lianes. Le temps y est peut-être aussi pour quelque chose : le ciel gris est bas et on se demande presque s’il ne va pas nous engloutir.
Nous passons sous une rangée de câbles électriques amenant l’électricité de la centrale située en contrebas jusqu’au poste de transformation du Chesnoy, un peu plus haut.

Fontaine hameau de Basse Roche
La centrale de Montereau
La centrale électrique de Montereau fut le premier site de production d’électricité ouvert en 1914 par la société « L’Énergie de Seine-et-Yonne ».
En 1956, alors que l’ancienne centrale électrique cesse de fonctionner, EDF lance la construction d’une nouvelle centrale thermique à charbon.
En 1957, l’ancienne centrale est démantelée et une nouvelle centrale thermique est ouverte par EDF sur un second site situé sur les communes de La Grande-Paroisse et de Vernou-la-Celle-sur-Seine. Située à environ 6 km de l’ancienne centrale, elle reçoit naturellement le nom de « Nouvelle centrale thermique de Montereau ».

Ru Flavien
La première partie est mise en service en 1959 et la seconde en 1964. Avec ses deux groupes de production totalisant 750 000 kilowatts, cette centrale est alors la plus puissante de France.
Les chaudières sont adaptées pour brûler du gaz naturel, du charbon ou du fioul lourd. À pleine puissance, l’usine peut consommer jusqu’à 6 000 tonnes de charbon par jour.
En 1965, avec le démarrage de deux unités du palier 250 MW, le site devient le plus gros producteur d’électricité de France, atteignant une puissance totale de 750 MW.
La mise en œuvre de nouveaux moyens de production d’électricité, notamment les centrales nucléaires, entraîne ensuite la réduction d’activité des centrales thermiques classiques. Les deux groupes implantés sur la commune sont définitivement arrêtés en 1985. La centrale cesse de produire en 2004.

Ferme à Chesnoy
En 2010, EDF démarre sur le site deux turbines à combustion, ou « TAC », de 185 MW chacune. TAC signifie ici « turbine à combustion », c’est-à-dire une turbine à gaz.
En 2011, les bâtiments d’origine sont dynamités.
Le poste du Chesnoy vient alors de fêter ses 50 ans. Il s’agit de l’un des plus anciens postes à 400 000 volts de la région parisienne. La majorité des structures du poste ont été exploitées pendant cette longue période et doivent désormais être remises à niveau par la reconstruction du poste.

Ferme à Chesnoy
Le poste de transformation électrique à 400 000 volts du Chesnoy représente le niveau supérieur d’un ensemble regroupant également, sur le même site, les tensions de 225 000 et 63 000 volts.
Après toutes ces explications techniques, le coin n’est pas franchement folichon. Passons donc rapidement sous les fils qui grésillent pour arriver à Vernou.

Chesnoy
Si, depuis le chemin, on ne devine que le haut des cheminées de la centrale, ce toit de fils, pourtant indispensable, n’est vraiment pas très esthétique. Et je ne parle même pas du poste de transformation.Je suis passé par ici parce que la dérivation de la Voulzie passe devant. Comme nous avions suivi cette rivière durant une précédente étape, je m’étais dit qu’il serait peut-être intéressant de suivre également sa dérivation. On découvre parfois de jolis ouvrages d’art.
Mais non, rien de vraiment intéressant de ce côté-là. En revanche, ce détour m’a permis de découvrir un charmant village.

Chesnoy
Chesnoy
Après avoir dépassé ce « toit de fils », je quitte le GRP-GR2. Dans cette partie de la randonnée, c’est le balisage du GR2 qui est privilégié. On trouve également des balises jaunes correspondant à un sentier auto-pédestre.
Après les dernières maisons, juste avant le champ et le cimetière perdu au milieu des champs, je prends la route à droite pour remonter vers Chesnoy et traverser le village, qui mérite vraiment un détour.
À la sortie du village, je remonte légèrement la D39a pour admirer la ferme fortifiée.

Arrivée à Vernou
Nous redescendons ensuite cette même route pour arriver à Vernou-la-Celle. Après La Celle-sur-Seine, nous entrons dans les bois.
Nous retrouvons en souterrain la dérivation de la Voulzie, plus ou moins visible dans les champs. Nous contournons Champagne-sur-Seine en passant dans les bois de Champagne.
De Samoreau au pont de Valvins
Attention : nous rencontrons ici le diverticule menant à la gare de Champagne.

départ sentier entre les arbres
Nous arrivons dans les bois de Samoreau. À la sortie du rocher de Samoreau, nous entrons dans le village par un sentier intra-muros et débouchons sur la rue du Rocher.Ici, nous quittons le balisage jaune et rouge qui tourne à droite et prenons la rue du Rocher à gauche, en suivant le GR2, balisé en rouge et blanc.
Puis nous prenons à droite la rue des Hauts-de-Samoreau, à gauche la Grande Rue, puis à droite le chemin de la gare, qui se trouve au-dessus de la ligne SNCF.
Nous coupons ensuite la D210, rue Royale, et continuons en face par la rue de la Pointe. Puis nous prenons à droite la Voie de la Liberté et enfin à gauche la rue de la Gare.
Il est possible de prendre son train pour Melun à la gare de Vulaines-Samoreau. À Melun, changement de train pour Paris, soit avec le RER D, soit avec la ligne R directe vers Paris.
Nous passons sous la ligne SNCF. À la sortie du tunnel, nous prenons à gauche et retrouvons la Voie de la Liberté, que nous suivons à droite jusqu’au pont.
Nous ne pouvons pas traverser la ligne SNCF au niveau de cette voie, le passage à niveau ayant été supprimé.
Nous arrivons alors au pont de Valvins.
Heureusement, le tracé peint est plutôt bien fait et c’est beaucoup plus simple sur le terrain que ce que l’on pourrait imaginer en lisant les explications.
Le pont de Valvins
L’ancien pont romain entre Samois-sur-Seine et Héricy n’existant plus, Louis XVIII décide d’en reconstruire un entre ces deux communes.
Construit en bois provenant des forêts environnantes, son emplacement, plus en amont du village, à hauteur de Samoreau, est plus favorable grâce à un rétrécissement de la Seine.
Les travaux débutent en 1811, mais ce n’est qu’en 1825 que le premier pont de Valvins est inauguré.
Pour être plus solide et mieux adapté à la vie moderne, le pont est reconstruit en structure métallique en 1866.
Après la Seconde Guerre mondiale, le pont, entièrement détruit par l’armée allemande, est reconstruit en béton armé, plus large et bitumé afin de faciliter une circulation devenue toujours plus importante.
Wikipédia a toutefois raccourci l’histoire de ce pont. L’armée américaine ayant franchi la Seine sur un pont de bateaux, un pont provisoire en structure métallique, avec un plancher en bois puis bitumé, fut reconstruit pour remplacer celui détruit par les Allemands. Le pont actuel en béton date de 1977.
Le topo a depuis été modifié.
Deux possibilités après le pont de Valvins
Au rond-point, deux solutions sont possibles. La trace représente le parcours n° 2.
1) Première solution
Nous poursuivons par la route qui monte, puis prenons le premier chemin sur la gauche. (Route Berthe) (attention le GR 2 ne passe plus par cette route, mais la carte IGN est encore en retard sur l'événement).
Attention : en traversant la route, les voitures descendent vite. Personnellement, je trouve qu’il est moins dangereux de traverser ici, sur une ligne droite, plutôt que plus haut, au niveau du rond-point, en contre-pente, avec des conducteurs qui n’ont manifestement pas choisi l’option « clignotants » sur leur voiture !
Nous prenons ensuite la route Berthe. Ce passage n’est plus balisé.
Sur la route Berthe, nous retrouverons au détour du chemin le balisage du TMF, du GR1 et du sentier bleu en provenance du rond-point.
2) Deuxième solution
Au pont de Valvins, après le rond-point, prendre la route de gauche en direction de la ville d’Avon et de la gare.
Après une centaine de mètres, un sentier sur la droite gravit la colline. Ce passage n’est pas facile. Nous rejoignons à mi-pente la route Berthe, que nous prenons à gauche, où nous retrouvons le parcours de la première solution.
Le parcours n° 2 évite simplement de grimper en bordure de la route très fréquentée et de devoir la traverser.
Le sentier part sur la droite après le poteau d’éclairage public et la borne de la Voie de la Liberté.
La Voie de la Liberté
La Voie de la Liberté est un itinéraire commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier, entre Sainte-Mère-Église, Utah Beach et Bastogne, marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton.
Nous suivons cette route bien droite sur la colline. Elle nous fait passer devant le château de Bellefontaine, aujourd’hui à l’abandon.
Le château de Bellefontaine
La première construction sur ce domaine date du XVIIIe siècle et appartenait à des maîtres tailleurs parisiens.
En 1834, le prince de Tarente, duc de La Trémoille, en prend possession. C’est lui qui construira le château actuel.
La grande histoire romanesque commence en 1846, lorsque la famille du prince russe Troubetzkoï s’y installe. Ils donneront du faste à ce château avec pas moins de 40 employés.
Puis c’est Nikolaï Orloff, aide de camp de l’empereur de Russie, qui l’occupera.
Nicolas Orloff (1824-1885), ambassadeur de Russie à Londres, Paris et Berlin, épousa Catherine, fille de Nicolas Troubetzkoï, propriétaire du château de Bellefontaine à Samois-sur-Seine.
Catherine décéda en 1875, à l’âge de 35 ans.
Nicolas Orloff fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son père était le prince Alexis Fiodorovitch Orloff (1787-1862), militaire russe qui combattit Napoléon de 1805 à 1815.
C’est en son honneur que le chef Urbain Dubois (1818-1901) créa la fameuse recette du rôti de veau « Orloff ».
Nicolas Orloff est mort à Bellefontaine.
Qui sait que la fameuse recette du veau Orloff aurait été inventée au château de Bellefontaine par le prince Alexis Orloff, issu d’une grande dynastie russe qui s’installa à Samois-sur-Seine en 1846 ?
Le jeune prince, qui habite à Paris, en fait sa résidence d’été. Une nuit, de retour à Samois, il demande à son cuisinier d’improviser une recette pour ses amis.
Le cuisinier accommode les restes : un rôti de veau, une farce aux champignons et des épices, dont du paprika.
La recette entre dans la légende.
Le prince Nicolas Troubetzkoï, qui contribua à la construction du presbytère actuel de Samois pour une somme de 8 000 francs et fit don du jardin qui l’entoure, joua également un rôle important pendant la guerre de 1870.
Il servit de médiateur auprès des Prussiens afin d’éviter des réquisitions et des exécutions d’otages et participa aux dépenses liées à l’invasion à hauteur de 2 284 francs.
À sa mort, le prince Nicolas Orloff, son gendre, fut en 1875 l’un des artisans les plus dévoués de la paix. Il offrit ses services en tant qu’ambassadeur de Russie en France et intervint comme médiateur auprès du Kaiser, qui menaçait d’une reprise de la guerre.
Il fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son décès, en avril 1885, donna lieu à Samois à de grandioses funérailles.
Pendant 50 ans, Wladimir et Alexis Orloff et leurs descendants subventionnèrent l’hospice et le bureau de bienfaisance.
Pour mémoire, rappelons également le mariage, en 1857, du duc de Morny (1811-1865), demi-frère de Napoléon III, avec Sophie Troubetzkoï, décédée à Paris en 1886, sans doute fille illégitime de Nicolas Ier.
Le château passa ensuite successivement à la ville de Paris. Il était alors possible de le louer pour des réceptions.
Puis il devint un IUT, avant d’être abandonné au profit de locaux plus appropriés. Il est aujourd’hui laissé à l’abandon, les baraquements ayant été murés.
Pendant un temps, il aurait dû faire partie des locaux destinés à la réinsertion des délinquants.
Quelle tristesse de voir ce magnifique bâtiment se perdre. Il me semble avoir lu que ses jardins étaient inscrits au patrimoine historique.
Arrivée à Avon
Arrivés en vue des immeubles de la ville d’Avon, nous prenons à droite, traversons la D137 et passons sous le pont SNCF, le pont de La Trémoille.
Puis nous prenons à gauche, le long de la ligne de chemin de fer, jusqu’à la gare.
C’est ici que se termine cette étape de la randonnée.
Quelques photos de Montereau
Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ; https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html
Ancienne Version
De Montereau à Avon
Aujourd’hui, voulant en terminer avec cette randonnée, je ne prends pas la voiture, mais le train pour me rendre au point de départ, ou plutôt pour retrouver celui-ci.
Je prends donc le train jusqu’à Montereau et je reviendrai à pied.
De la gare de Montereau, je ne prends pas le GR 11, qui me ramènerait en arrière. Je prends l’avenue du Général-de-Gaulle jusqu’au parc des Noues, puis je continue par la rue Jean-Jaurès. Cela permet de visiter le quartier commerçant.
Après avoir franchi le pont sur l’Yonne, puis celui sur la Seine, je descends en bordure de celle-ci avant de remonter deux rues plus loin.
Montereau
Plus loin, je ne prends pas la première rue, car elle oblige à marcher trop longtemps en bordure de la N605. Je tourne ensuite de nouveau à gauche par une petite rue bordée de pavillons.
Au bout de cette rue, nous entrons dans un bois, puis débouchons dans les champs. Nous avons alors un parcours champêtre jusqu’à La Grande-Paroisse, que nous traversons.
Nous apercevons au passage, sur la colline, l’ancienne abbaye. Nous ne passons pas devant, mais le bâtiment est bien visible.
La Grande-Paroisse
Histoire
La Grande-Paroisse (Cella Sancti German Manea Parochiae) doit son nom primitif
| Ecole Grande Paroise |
au latin chrétien Cella, qui signifie « ermitage » et parfois « petit monastère », en raison des regroupements d’ermites à l’époque carolingienne.
Cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens. Elle prit alors le nom de Villam Cellas, devint ensuite Cellae, puis Altare de Cellis, en l’honneur de saint Germain.
La légende de Saint-Germain de Paris raconte que :« Childebert Ier tomba malade en ce lieu et fut guéri miraculeusement par le saint qu’il fit appeler. En reconnaissance, il lui donna les terres formant aujourd’hui les paroisses de Vernou, Machault et La Grande-Paroisse. L’église lui fut dédiée. Jadis prieuré. »
Mairie de la Grande Paroise
La première rencontre de Louis XV et de Marie Leszczyńska eut lieu sur le territoire de la commune, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge fut élevée pour commémorer cet événement.
Au cimetière de La Grande-Paroisse, une grille entoure la sépulture de Claudie Élie Montain Horeau, médecin de l’impératrice Joséphine et de l’empereur Napoléon Ier, membre de l’Académie de médecine et chevalier de la Légion d’honneur. Il est décédé le 11 février 1841.
Laissons maintenant le diverticule menant à un arrêt SNCF. Nous sommes de nouveau dans les champs et traversons le hameau des Basses-Roches.
| Grande Paroisse |
Nous descendons une rue peu large dans une vallée étroite : la vallée des moulins.
Dommage, les moulins sont bien privés et assez décevants, car on ne voit finalement pas grand-chose. Le plus vieux, le moulin de la Basse-Roche, daterait du XIe siècle.
Je n’ai pas vraiment aimé ce passage. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j’ai été déçu par les aménagements réalisés. C’est encaissé, le bois n’est pas très joli et les arbres sont couverts de lianes. Le temps y est peut-être aussi pour quelque chose : le ciel gris est bas et on se demande presque s’il ne va pas nous engloutir.
Nous passons sous une rangée de câbles électriques amenant l’électricité de la centrale située en contrebas jusqu’au poste de transformation du Chesnoy, un peu plus haut.
| Fontaine hameau de Basse Roche |
La centrale de Montereau
La centrale électrique de Montereau fut le premier site de production d’électricité ouvert en 1914 par la société « L’Énergie de Seine-et-Yonne ».
En 1956, alors que l’ancienne centrale électrique cesse de fonctionner, EDF lance la construction d’une nouvelle centrale thermique à charbon.
En 1957, l’ancienne centrale est démantelée et une nouvelle centrale thermique est ouverte par EDF sur un second site situé sur les communes de La Grande-Paroisse et de Vernou-la-Celle-sur-Seine. Située à environ 6 km de l’ancienne centrale, elle reçoit naturellement le nom de « Nouvelle centrale thermique de Montereau ».
| Ru Flavien |
La première partie est mise en service en 1959 et la seconde en 1964. Avec ses deux groupes de production totalisant 750 000 kilowatts, cette centrale est alors la plus puissante de France.
Les chaudières sont adaptées pour brûler du gaz naturel, du charbon ou du fioul lourd. À pleine puissance, l’usine peut consommer jusqu’à 6 000 tonnes de charbon par jour.
En 1965, avec le démarrage de deux unités du palier 250 MW, le site devient le plus gros producteur d’électricité de France, atteignant une puissance totale de 750 MW.
La mise en œuvre de nouveaux moyens de production d’électricité, notamment les centrales nucléaires, entraîne ensuite la réduction d’activité des centrales thermiques classiques. Les deux groupes implantés sur la commune sont définitivement arrêtés en 1985. La centrale cesse de produire en 2004.
| Ferme à Chesnoy |
En 2010, EDF démarre sur le site deux turbines à combustion, ou « TAC », de 185 MW chacune. TAC signifie ici « turbine à combustion », c’est-à-dire une turbine à gaz.
En 2011, les bâtiments d’origine sont dynamités.
Le poste du Chesnoy vient alors de fêter ses 50 ans. Il s’agit de l’un des plus anciens postes à 400 000 volts de la région parisienne. La majorité des structures du poste ont été exploitées pendant cette longue période et doivent désormais être remises à niveau par la reconstruction du poste.
| Ferme à Chesnoy |
Le poste de transformation électrique à 400 000 volts du Chesnoy représente le niveau supérieur d’un ensemble regroupant également, sur le même site, les tensions de 225 000 et 63 000 volts.
Après toutes ces explications techniques, le coin n’est pas franchement folichon. Passons donc rapidement sous les fils qui grésillent pour arriver à Vernou.
| Chesnoy |
Je suis passé par ici parce que la dérivation de la Voulzie passe devant. Comme nous avions suivi cette rivière durant une précédente étape, je m’étais dit qu’il serait peut-être intéressant de suivre également sa dérivation. On découvre parfois de jolis ouvrages d’art.
Mais non, rien de vraiment intéressant de ce côté-là. En revanche, ce détour m’a permis de découvrir un charmant village.
| Chesnoy |
Chesnoy
Après avoir dépassé ce « toit de fils », je quitte le GRP-GR2. Dans cette partie de la randonnée, c’est le balisage du GR2 qui est privilégié. On trouve également des balises jaunes correspondant à un sentier auto-pédestre.
Après les dernières maisons, juste avant le champ et le cimetière perdu au milieu des champs, je prends la route à droite pour remonter vers Chesnoy et traverser le village, qui mérite vraiment un détour.
À la sortie du village, je remonte légèrement la D39a pour admirer la ferme fortifiée.
| Arrivée à Vernou |
Nous redescendons ensuite cette même route pour arriver à Vernou-la-Celle. Après La Celle-sur-Seine, nous entrons dans les bois.
Nous retrouvons en souterrain la dérivation de la Voulzie, plus ou moins visible dans les champs. Nous contournons Champagne-sur-Seine en passant dans les bois de Champagne.
De Samoreau au pont de Valvins
Attention : nous rencontrons ici le diverticule menant à la gare de Champagne.
| départ sentier entre les arbres |
Ici, nous quittons le balisage jaune et rouge qui tourne à droite et prenons la rue du Rocher à gauche, en suivant le GR2, balisé en rouge et blanc.
Puis nous prenons à droite la rue des Hauts-de-Samoreau, à gauche la Grande Rue, puis à droite le chemin de la gare, qui se trouve au-dessus de la ligne SNCF.
Nous coupons ensuite la D210, rue Royale, et continuons en face par la rue de la Pointe. Puis nous prenons à droite la Voie de la Liberté et enfin à gauche la rue de la Gare.
Il est possible de prendre son train pour Melun à la gare de Vulaines-Samoreau. À Melun, changement de train pour Paris, soit avec le RER D, soit avec la ligne R directe vers Paris.
Nous passons sous la ligne SNCF. À la sortie du tunnel, nous prenons à gauche et retrouvons la Voie de la Liberté, que nous suivons à droite jusqu’au pont.
Nous ne pouvons pas traverser la ligne SNCF au niveau de cette voie, le passage à niveau ayant été supprimé.
Nous arrivons alors au pont de Valvins.
Heureusement, le tracé peint est plutôt bien fait et c’est beaucoup plus simple sur le terrain que ce que l’on pourrait imaginer en lisant les explications.
Le pont de Valvins
L’ancien pont romain entre Samois-sur-Seine et Héricy n’existant plus, Louis XVIII décide d’en reconstruire un entre ces deux communes.
Construit en bois provenant des forêts environnantes, son emplacement, plus en amont du village, à hauteur de Samoreau, est plus favorable grâce à un rétrécissement de la Seine.
Les travaux débutent en 1811, mais ce n’est qu’en 1825 que le premier pont de Valvins est inauguré.
Pour être plus solide et mieux adapté à la vie moderne, le pont est reconstruit en structure métallique en 1866.
Après la Seconde Guerre mondiale, le pont, entièrement détruit par l’armée allemande, est reconstruit en béton armé, plus large et bitumé afin de faciliter une circulation devenue toujours plus importante.
Wikipédia a toutefois raccourci l’histoire de ce pont. L’armée américaine ayant franchi la Seine sur un pont de bateaux, un pont provisoire en structure métallique, avec un plancher en bois puis bitumé, fut reconstruit pour remplacer celui détruit par les Allemands. Le pont actuel en béton date de 1977.
Le topo a depuis été modifié.
Deux possibilités après le pont de Valvins
Au rond-point, deux solutions sont possibles. La trace représente le parcours n° 2.
1) Première solution
Nous poursuivons par la route qui monte, puis prenons le premier chemin sur la gauche. (Route Berthe) (attention le GR 2 ne passe plus par cette route, mais la carte IGN est encore en retard sur l'événement).
Attention : en traversant la route, les voitures descendent vite. Personnellement, je trouve qu’il est moins dangereux de traverser ici, sur une ligne droite, plutôt que plus haut, au niveau du rond-point, en contre-pente, avec des conducteurs qui n’ont manifestement pas choisi l’option « clignotants » sur leur voiture !
Nous prenons ensuite la route Berthe. Ce passage n’est plus balisé.
Sur la route Berthe, nous retrouverons au détour du chemin le balisage du TMF, du GR1 et du sentier bleu en provenance du rond-point.
2) Deuxième solution
Au pont de Valvins, après le rond-point, prendre la route de gauche en direction de la ville d’Avon et de la gare.
Après une centaine de mètres, un sentier sur la droite gravit la colline. Ce passage n’est pas facile. Nous rejoignons à mi-pente la route Berthe, que nous prenons à gauche, où nous retrouvons le parcours de la première solution.
Le parcours n° 2 évite simplement de grimper en bordure de la route très fréquentée et de devoir la traverser.
Le sentier part sur la droite après le poteau d’éclairage public et la borne de la Voie de la Liberté.
La Voie de la Liberté
La Voie de la Liberté est un itinéraire commémorant la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier, entre Sainte-Mère-Église, Utah Beach et Bastogne, marquant l’itinéraire suivi par la 3e armée américaine commandée par le général Patton.
Nous suivons cette route bien droite sur la colline. Elle nous fait passer devant le château de Bellefontaine, aujourd’hui à l’abandon.
Le château de Bellefontaine
La première construction sur ce domaine date du XVIIIe siècle et appartenait à des maîtres tailleurs parisiens.
En 1834, le prince de Tarente, duc de La Trémoille, en prend possession. C’est lui qui construira le château actuel.
La grande histoire romanesque commence en 1846, lorsque la famille du prince russe Troubetzkoï s’y installe. Ils donneront du faste à ce château avec pas moins de 40 employés.
Puis c’est Nikolaï Orloff, aide de camp de l’empereur de Russie, qui l’occupera.
Nicolas Orloff (1824-1885), ambassadeur de Russie à Londres, Paris et Berlin, épousa Catherine, fille de Nicolas Troubetzkoï, propriétaire du château de Bellefontaine à Samois-sur-Seine.
Catherine décéda en 1875, à l’âge de 35 ans.
Nicolas Orloff fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son père était le prince Alexis Fiodorovitch Orloff (1787-1862), militaire russe qui combattit Napoléon de 1805 à 1815.
C’est en son honneur que le chef Urbain Dubois (1818-1901) créa la fameuse recette du rôti de veau « Orloff ».
Nicolas Orloff est mort à Bellefontaine.
Qui sait que la fameuse recette du veau Orloff aurait été inventée au château de Bellefontaine par le prince Alexis Orloff, issu d’une grande dynastie russe qui s’installa à Samois-sur-Seine en 1846 ?
Le jeune prince, qui habite à Paris, en fait sa résidence d’été. Une nuit, de retour à Samois, il demande à son cuisinier d’improviser une recette pour ses amis.
Le cuisinier accommode les restes : un rôti de veau, une farce aux champignons et des épices, dont du paprika.
La recette entre dans la légende.
Le prince Nicolas Troubetzkoï, qui contribua à la construction du presbytère actuel de Samois pour une somme de 8 000 francs et fit don du jardin qui l’entoure, joua également un rôle important pendant la guerre de 1870.
Il servit de médiateur auprès des Prussiens afin d’éviter des réquisitions et des exécutions d’otages et participa aux dépenses liées à l’invasion à hauteur de 2 284 francs.
À sa mort, le prince Nicolas Orloff, son gendre, fut en 1875 l’un des artisans les plus dévoués de la paix. Il offrit ses services en tant qu’ambassadeur de Russie en France et intervint comme médiateur auprès du Kaiser, qui menaçait d’une reprise de la guerre.
Il fut l’un des créateurs de l’Alliance franco-russe. Son décès, en avril 1885, donna lieu à Samois à de grandioses funérailles.
Pendant 50 ans, Wladimir et Alexis Orloff et leurs descendants subventionnèrent l’hospice et le bureau de bienfaisance.
Pour mémoire, rappelons également le mariage, en 1857, du duc de Morny (1811-1865), demi-frère de Napoléon III, avec Sophie Troubetzkoï, décédée à Paris en 1886, sans doute fille illégitime de Nicolas Ier.
Le château passa ensuite successivement à la ville de Paris. Il était alors possible de le louer pour des réceptions.
Puis il devint un IUT, avant d’être abandonné au profit de locaux plus appropriés. Il est aujourd’hui laissé à l’abandon, les baraquements ayant été murés.
Pendant un temps, il aurait dû faire partie des locaux destinés à la réinsertion des délinquants.
Quelle tristesse de voir ce magnifique bâtiment se perdre. Il me semble avoir lu que ses jardins étaient inscrits au patrimoine historique.
Arrivée à Avon
Arrivés en vue des immeubles de la ville d’Avon, nous prenons à droite, traversons la D137 et passons sous le pont SNCF, le pont de La Trémoille.
Puis nous prenons à gauche, le long de la ligne de chemin de fer, jusqu’à la gare.
C’est ici que se termine cette étape de la randonnée.
Quelques photos de MontereauVous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ; https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html
Histoire
La Grande Paroisse (Cella Sancti German Manea Parochiae) doit son nom primitif au latin chrétien Cella, qui signifie ermitage et parfois " petit monastère " par suite de groupements des ermites de l'époque carolingienne.
Cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens et prit le nom de Villam Cellas, devint Cellae puis Altare de Cellis en l'honneur de Saint-Germain.
Légende de Saint-Germain de Paris : " Childebert 1er tomba malade en ce lieu et fut guéri miraculeusement par le saint qu'il fit appeler. En reconnaissance, il lui donna les terres formant aujourd'hui les paroisses de Vernou, Machault et La Grande Paroisse. L'Eglise lui fut dédiée. Jadis Prieuré ".
Au cimetière de La Grande Paroisse, une grille entoure la sépulture de Claudie Elie Montain Horeau, médecin de l'impératrice Joséphine et de l'Empereur Napoleon 1er, membre de l'Académie de médecine, Chevalier de la Légion d'Honneur, décédé le 11 février 1841.
En 1956, alors que l'ancienne centrale électrique cesse de fonctionner, EDF lance la construction d'une nouvelle centrale thermique à charbon.
En 1957, l'ancienne centrale est démantelée et une nouvelle centrale thermique est ouverte par EDF sur un second site situé sur les communes de La Grande-Paroisse et de Vernou-la-Celle-sur-Seine. Située à environ 6 km de l'ancienne centrale, elle reçoit naturellement le nom de « Nouvelle centrale thermique de Montereau ».
La première partie est mise en service en 1959, la seconde en 1964. Avec ses deux groupes de production totalisant 750 000 kilowatts, cette centrale est alors la plus puissante de France. Les chaudières sont adaptées pour brûler du gaz naturel, du charbon ou du fioul lourd. À pleine puissance, cette usine peut consommer jusqu'à 6 000 tonnes de charbon par jour.
En 1965, avec le démarrage de deux unités du palier 250 MW, le site devient le plus gros producteur d'électricité de France, atteignant la puissance totale de 750 MW.
La mise en œuvre de nouveaux moyens de production d'électricité, notamment les centrales nucléaires, entraîne la réduction d'activité des centrales thermiques dites classiques. Les deux groupes implantés sur la commune sont arrêtés définitivement en 1985. La centrale cesse de produire en 2004.
En 2010, EDF démarre sur le site deux turbines à combustion « TAC » de 185 MW chacune. TAC = Une turbine à gaz (dénomination historique, abrégée en TAC)
En 2011, les bâtiments d'origine sont dynamités
Deux solutions : (la trace représente le tracé N°2)
2) Au pont de Valvin après le rond point prendre la route de gauche en direction de la ville d'Avon et de la gare. Après une centaine de mètres, un sentier sur la droite gravi la colline (pas facile) et nous rejoignons à mi pente la route Berthe que nous prenons à gauche ou nous retrouvons le détail du parcours 1 (Le parcours N° 2 évite simplement de grimper en bordure de la route très fréquentée et de la traverser.)
Le sentier part sur la droite aprés le poteau de l'éclairage public et la borne de la voie de la liberté


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