Collemiers : Se trouve vers
Sens après Gron.
KM Temps Arret V/d V/g Dénivelé
33 5h07 11mn 5,5 5.3 124 +
Novembre 2013
En
agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Le code mobile de cette randonnée est b304624 Carte VisoRando
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sur le rectangle à coté du numéro Sens dans le brouillard : une escapade entre patrimoine et chemins de campagne
Un détour qui en vaut la peine
Aujourd’hui, notre itinéraire nous fait passer à proximité de Sens, une ville desservie par le train. J’avais envisagé de rentrer en SNCF, mais lorsque j’ai découvert le prix du billet, j’ai vite déchanté ! J’avais déjà trouvé le trajet jusqu’à Montargis exorbitant, mais là, je trouve que les tarifs deviennent franchement abusifs. Je connais le parcours en voiture et le temps nécessaire pour le faire. De plus, il n’y a qu’un train par heure, comme pour Montargis.
Par curiosité, je compare le prix du billet à celui d’un trajet en voiture sur un site bien connu. Verdict : la voiture me revient à environ la moitié du prix du train. Alors, tant pis pour l’écologie, je privilégie cette fois mon portefeuille… et ma liberté de mouvement ! Ce sera aussi l’occasion de mieux découvrir cette région située entre l’Yonne et l’Orvanne.
Sens dans le brouillard
Toujours aussi difficile de trouver la rue du Parvis-de-l’Église à Collemiers ! En venant de Gron, il faut prendre la deuxième rue à droite. Nous descendons ensuite la rue principale et retrouvons notre balisage rouge et blanc du GR 113, qui nous conduit vers le cimetière.
Après une petite grimpette, Sens se dévoile enfin. Enfin, se dévoile est un bien grand mot : aujourd’hui, le brouillard a décidé de jouer les trouble-fête et de nous cacher une partie du paysage.
Nous traversons ensuite Paron et nous voici dans les faubourgs de Sens. Passer si près d’une ville aussi ancienne sans faire un détour ? Impossible ! Je trouve dommage que les grandes randonnées ne nous conduisent pas davantage au cœur de ces cités chargées d’histoire. Après tout, découvrir un territoire, ce n’est pas seulement traverser des champs et des bois : c’est aussi prendre le temps de visiter les villes qui ont façonné notre patrimoine.
Nous rejoignons la D 81, que nous prenons à droite, puis arrivons à un rond-point. Sur le trottoir de droite, une ancienne borne kilométrique en grès attire notre attention. D'après mon copain IA il me précise que Cette borne en grès est une ancienne borne de la Route nationale 60 (qui s'appelait à l'origine, sous Napoléon Ier, la Route impériale 79). L'inscription majeure « Nancy à Orléans » fait directement référence à la Route impériale 79 (créée en 1811), qui est devenue la Route nationale 60 (RN 60) après la chute de l'Empire. Cet axe stratégique de troisième classe avait pour but de relier l'Est de la France (Nancy) au Centre (Orléans) en passant par Troyes, Sens et Montargis. À la suite des grandes réformes de déclassement des routes nationales en France (notamment celle de 1972 et celle de 2005), la gestion de la RN 60 a été transférée aux départements. restructuré en D 81 sur certaines portions de contournement et de raccordement autour de Sens. Ce n'est pas une simple borne kilométrique de routine, c'est un témoignage du XIXe siècle gravé dans le grès. Elle matérialise l'époque où cet axe n'était pas une route départementale fragmentée par les autoroutes, mais une grande Route Nationale traversant la France d'est en ouest. Sa préservation au centre du rond-point actuel est un clin d'œil de la voirie moderne à l'histoire des transports sénonais.
Nous poursuivons jusqu’au pont qui franchit la voie ferrée, puis traversons les deux ponts successifs sur l’Yonne. Nous voilà dans le vieux Sens !
Le centre-ville, en partie piétonnier, mérite que l’on ralentisse le pas. Les maisons à pans de bois côtoient des façades plus classiques, tandis que certaines habitations semblent s’être glissées au-dessus des commerces. La ville conserve une atmosphère agréable, avec ses rues animées, ses boutiques et ses témoins d’un passé particulièrement riche.
Nous partons à la découverte du cœur historique, de la cathédrale, de l’ancien archevêché et du marché. Et puis, au détour d’une rue, une maison attire bientôt toute notre attention…
Sens, une ville qui a traversé les siècles
Avant de poursuivre la balade, faisons un petit retour dans le temps.
À l’époque gallo-romaine, Sens porte le nom d’Agedincum. Elle est la capitale du peuple gaulois des Sénons, auquel la tradition historique attribue notamment la prise de Rome vers 390 avant notre ère.
Sa situation géographique, sur les grands axes de circulation entre le nord et le sud de la Gaule, favorise ensuite son développement. À l’époque romaine, la cité devient un centre important, dont témoignent encore certains vestiges et les collections du musée de Sens.
Mais c’est surtout au fil des siècles que la ville acquiert une place majeure dans l’histoire religieuse du royaume. Dès le haut Moyen Âge, son archevêché exerce une influence considérable sur plusieurs diocèses, notamment ceux de Paris, Chartres, Auxerre, Orléans et Troyes. L’archevêque de Sens est alors un personnage aussi important sur le plan politique que religieux.
Au XIIe siècle, la ville connaît un nouvel essor. La construction de la cathédrale Saint-Étienne débute vers 1135. Cet édifice est considéré comme l’un des premiers grands monuments de l’architecture gothique.
Sens est également rattachée au domaine royal au début du XIe siècle. Elle obtient ensuite des libertés communales, notamment sous Louis VII et Philippe Auguste.
Au fil du temps, son influence religieuse diminue, en particulier lorsque Paris devient un archevêché en 1622. Sens n’en conserve pas moins un patrimoine remarquable, témoin de plus de deux mille ans d’histoire.
Aujourd’hui encore, il suffit de parcourir quelques rues pour mesurer la richesse de cette cité : vestiges antiques, maisons anciennes, édifices religieux et places commerçantes racontent chacun un morceau de son histoire.
La Maison d’Abraham : une maison pleine de surprises
C’est l’une des curiosités les plus pittoresques de Sens : la Maison d’Abraham, située à l’angle des rues de la République et Jean-Cousin. Avec sa silhouette en pans de bois qui s’avance sur le carrefour, elle ressemble presque à la proue d’un navire.
Difficile de passer devant sans s’arrêter !
Cette maison date du XVIe siècle. Elle aurait été construite pour Nicolas Mégissier, un artisan spécialisé dans le travail des peaux, notamment celles de moutons et de chèvres. Son métier semble d’ailleurs avoir laissé sa signature sur la demeure : un cartouche sculpté représente des couteaux à double manche, des outils utilisés par les artisans du cuir.
La maison est également connue sous un autre nom : la Maison des Quatre Vents. Une appellation plutôt logique lorsqu’on observe son emplacement, à la rencontre de plusieurs rues.
Mais pourquoi l’appelle-t-on alors Maison d’Abraham ?
C’est là que l’histoire devient intéressante. Son nom actuel serait né d’une erreur d’interprétation. Pendant longtemps, on a cru que les sculptures du poteau d’angle représentaient la généalogie du Christ depuis Abraham. En réalité, il s’agit de l’arbre de Jessé, une représentation symbolique de la lignée de Jésus à partir de Jessé, le père du roi David.
Sur ce poteau cornier, les personnages sculptés se succèdent le long de l’arbre, jusqu’à la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus au sommet. Une véritable page de catéchisme sculptée dans le bois !
Une inscription peinte, « Abraham l’an 1204 », a également contribué à entretenir la confusion. Pourtant, elle ne permet pas de dater la maison, qui appartient bien à la Renaissance et non au début du XIIIe siècle.
Classée monument historique en 1923 pour ses façades et sa toiture, la demeure a même failli disparaître en 1970, lorsqu’un camion l’a percutée. Heureusement, elle a survécu et demeure aujourd’hui l’un des emblèmes du patrimoine sénonais.
En levant les yeux, on découvre une foule de détails que l’on manquerait facilement en passant trop vite. C’est tout l’intérêt de ces promenades : derrière une façade ancienne se cachent parfois plusieurs siècles d’histoire, un métier oublié et même une erreur de lecture devenue célèbre.
Quelques rues encore, puis retour sur les chemins
Après cette parenthèse historique, nous reprenons notre itinéraire. Le centre de Sens mérite qu’on lui consacre du temps : entre les maisons à colombages, les commerces et les monuments, la visite se prolonge naturellement. Le brouillard ne nous offre pas les plus belles vues, mais il donne aux rues une ambiance particulière.
Nous revenons ensuite sur nos pas, repassons sous la voie ferrée et rejoignons la D 81 jusqu’à retrouver le GR. Nous le suivons à droite, en restant attentifs au balisage.
Un peu plus loin, attention à ne pas manquer le chemin qui tourne à gauche, entre deux maisons. La pente est raide et la montée se fait sentir ! Une fois en haut, nous débouchons sur une route goudronnée. Je déconseille de prendre le sentier à droite : il conduit à une petite grotte que j’ai trouvée vide lors de mon passage.
Nous poursuivons la montée par la route, où le balisage se fait plus discret. En haut, nous prenons à droite. En nous retournant, nous profitons de belles vues sur Sens, malgré le brouillard qui enveloppe encore le paysage.
Nous passons ensuite devant l’église Saint-Florent, perchée sur sa colline et un peu isolée, avant de rejoindre Saint-Martin-du-Tertre. Après la traversée du village, nous retrouvons rapidement les champs et les collines.
Le GR se poursuit à mi-pente. Attention, il part sur la droite sous la ligne électrique : inutile de continuer tout droit !
Nous débouchons finalement sur la D 26. Pour cette fois, je décide de quitter le GR et de prendre la route à gauche en direction de Collemiers. La circulation y est assez rapide et les bas-côtés sont étroits, ce qui rend cette portion peu agréable pour les marcheurs. Plus haut, un chemin utilisé par les tracteurs permet toutefois de s’éloigner un peu du trafic.
À l’origine, j’avais prévu un itinéraire plus long après le passage sous l’autoroute, en direction de Courtois. Mais la visite de Sens m’a pris davantage de temps que prévu. Je raccourcis donc le parcours au dernier moment. Comme quoi, les détours patrimoniaux ont parfois raison des plans les mieux préparés !
Une fin de parcours entre bois, champs et hameaux
Nous quittons la D 26 par un chemin sur la gauche, en direction de la lisière du bois. Nous la suivons sur la droite. À cet endroit, le tracé devient moins évident : le chemin se perd par endroits entre les arbres et les cultures.
En hiver, lorsque les labours sont terminés et que les cultures sont encore basses, le passage reste possible. En été, selon les plantations, la progression doit être moins facile, car l’espace entre le bois et les champs peut se réduire considérablement.
Je traverse ensuite le bois en suivant le chemin indiqué après le point coté 132. En revanche, vers le point coté 168, impossible de retrouver le sentier figurant sur ma carte. Je poursuis donc le long de la lisière à droite et finis par retrouver un chemin carrossable, qui passe devant une grande ferme.
Nous traversons la route d’accès et continuons en face. À l’orée du bois suivant, nous contournons celui-ci, laissons un chemin sur la droite, puis bifurquons à droite à travers les champs. Nous entrons de nouveau dans un bois et prenons à droite, avant de descendre sur la gauche en direction du hameau des Caves.
Nous débouchons sur une route que nous traversons pour rejoindre pratiquement en face la petite route goudronnée menant aux Joigneaux. Ici, une jolie surprise nous attend : un ancien puits qui apporte une touche de charme à ce petit hameau.
Nous poursuivons vers les Masures, puis longeons le bois de Châtenoy jusqu’à la D 81. Nous prenons cette route à droite sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer à gauche en direction du hameau des Grosses Pierres.
Après la première maison, nous retrouvons un chemin sur la gauche, puis prenons le premier à droite. Dans cette partie, il faut surtout rester vigilant : les changements de direction s’enchaînent et l’on peut facilement perdre le bon itinéraire.
Nous rejoignons ensuite la D 660, que nous prenons à gauche sur quelques centaines de mètres, avant de tourner à droite vers la croix de Serbois. Bien aménagée et fleurie, elle constitue un petit point de repère agréable sur le parcours.
Un dernier chemin sur la gauche nous conduit aux Bruyères. Nous traversons le village et retrouvons bientôt, sur la gauche, le chemin qui nous ramène à Collemiers.
Le plaisir des détours
Cette randonnée aura été ponctuée de brouillard, de montées parfois raides, de chemins qui disparaissent et de quelques hésitations devant la carte. Mais elle nous aura surtout permis de découvrir Sens autrement.
La ville mérite largement un détour : son histoire ancienne, sa cathédrale et ses maisons à pans de bois donnent une autre dimension à cette balade champêtre. Et la Maison d’Abraham, avec son arbre sculpté et son nom né d’une méprise historique, restera sans doute l’un des souvenirs les plus marquants de la journée.
Finalement, une randonnée ne se résume pas à la distance parcourue. Ce sont aussi les découvertes imprévues, les petits détours et les histoires rencontrées en chemin qui lui donnent tout son intérêt.
Ancienne Version

Aujourd’hui nous passons près de la ville de Sens avec une gare
SNCF, je m’étais dit que je reprendrais le train, mais lorsque j’ai vu le
prix du billet !!!!! J'avais déjà trouvé exorbitant le prix du trajet pour Montargis, mais la, je trouve que c'est abusé. Je connais le parcours en voiture, le temps que l'on met, et puis il n'y a qu'un train par heure (comme pour Montargis). Sur un site internet très connu je fais le calcul du prix du trajet en voiture, il était la moitié du prix
de la SNCF. Polluons l’atmosphère, mais à un coup moins élevé. En plus, je suis libre de mes mouvements. Je découvrirais un peut mieux ce terrain entre l'Yonne et l'Orvanne.

Sens dans le Brouillard
Toujours pas facile de trouver la rue du parvis de l’église à Collemiers,
c’est la deuxième à droite en venant de Gron. En descendant dans la rue principale nous retrouvons notre balisage
rouge et blanc du GR 213 qui se dirige vers le cimetière. Après une petite
grimpette nous découvrons Sens. Dommage aujourd’hui nous avons du
brouillard. Puis nous traversons Paron. Nous
sommes dans les faubourgs de Sens. Passez si prêt
de ce chef lieu sans faire un détour : "ça le fait
pas". Je ne comprends pas que les GR ne nous fassent pas découvrir ses villes ancestrales chargées d'histoire. Nous rencontrons la D 81 prenons à droite arrivons à un rond point et
trouvons sur le trottoir de droite une ancienne borne kilométrique en grès.
Traversons la ligne de chemin de fer (pont) puis le premier et le second pont sur l'Yonne,
nous entrons dans le vieux Sens. Découvrons le centre ville : Piéton. Avec ses maisons à pans de bois, maisons peut large, habitations bâtit sur des commerces......encore en activités. Cathédrale, Archevêché, marché et revenons par le même
chemin.
SENS.


À l'époque
gauloise, la cité porte le nom d'Agedincum (ou Agendicum) ; le peuple des
Senones, dont elle est le chef-lieu, est l'un des plus puissants de la
Gaule : c'est lui qui envahit l'Italie et s'empare de Rome en ~ 390.

Passons le pont et entrons en ville
Après
la conquête de la Gaule, la position géographique de la ville, entre Seine et
Loire, sur la grande voie reliant le Nord au Midi, lui vaudra de devenir un
centre administratif important : au IVe siècle, entourée d'une enceinte qui, modifiée sous Charles V, subsistera
jusqu'au début du xxe siècle. Dès les débuts du
christianisme, Sens prend une place importante dans l'administration
Parcourons la grand rue
ecclésiastique : au ve siècle, l'archevêché a sous sa
juridiction les évêchés de Chartres, d'Auxerre, de Paris, d'Orléans, de Troyes,
auxquels s'ajoutent, au VIe siècle, les évêchés
nouvellement créés de Meaux et de Nevers. Sous les Mérovingiens et les
Carolingiens, l'archevêque, comte de Sens, exerce à la fois le pouvoir temporel
et le pouvoir spirituel. Ainsi, l'archevêque Ebbon organise la résistance
contre les Sarrasins en 731. Sous les Carolingiens, les prélats de Sens sont
associés à l'administration impériale ; à la fin du IVe siècle,
ils ont parmi leurs attributions le sacre des souverains, les relations
diplomatiques entre le pape et la monarchie franque, la convocation des
synodes.
Faisons le tour de la Cathédrale et de l'archevêché

Au XI e siècle, l'archevêque de Sens perd la
primatie de la Gaule au profit de celle de Lyon. La ville est rattachée en 1015
au domaine royal par Robert le Pieux. Des libertés communales lui sont
accordées par Louis VII en 1146, et confirmées par Philippe Auguste en
1189. Pendant la guerre de Cent Ans, Sens appartient au parti royal ;
pendant la Ligue, au parti catholique. Après un long conflit avec l'évêché de
Paris, Sens perd sa prééminence sur celui-ci. À la demande d'Henri de Gondi,
l'évêché de Paris est érigé en archevêché par la bulle Universi Orbis en
1622.
Sens, est
actuellement sous-préfecture du département de l'Yonne ; une zone
industrielle s'est développée au nord et au nord-ouest de la ville. Celle-ci
(26 800 hab. en 2005) se trouve au cœur d'une communauté
d'agglomérations de neuf communes et de 42 000 habitants.
La Maison d'Abraham

Un des monuments
historiques les plus pittoresques de Sens :"la Maison
d'Abraham", qui s'avance comme la proue d'un navire dans la rue de la
République. Ce qui a failli d'ailleurs causer sa perte en Mars 1970
quand un camion la percuta. Son
acte de naissance se trouve dans les comptes rendus d'un procès en
1540, obligeant le propriétaire des lieux Nicolas Mégissier, à payer une
redevance de vingt livres aux Dominicains "destinée à acquérir les
torches nécessaires au maître-autel" du couvent sur la "Maison des
Quatre Vents, où il y a un arbre de Jessé sur le coing"...
Le construction a en
quelque sorte "signé" sa demeure car, comme le signale en 1892 Gustave
Julliot dans ses "Recherches historiques sur la maison dite d'Abraham"
on remarque un cartouche sur lequel ont été sculptés en relief deux
couteaux à double manche. Les couteaux de ce genre ne servent pas exclusivement
aux tanneurs, mais aussi aux mégissiers. (La mégisserie
est le tannage des peaux d'ovins, caprins ou vachettes destinées à
l'industrie de la chaussure, de la ganterie ou de l'habillement, dans le
cadre de la production du cuir). rappellent soit le nom, soit
la profession du propriétaire qui fit construire la maison peu avant
1540, Nicolas Mégissier, ou Nicolas, mégissier.
On constate aussi que
la maison porte le nom de "Maison des Quatre Vents", ce qu'explique sa
position à un carrefour, et surtout qu'il n'est pas question d'Abraham mais de Jessé.
Il faut savoir que le nom actuel résulte d'une erreur d'interprétation
qui remonte au moins au début du XIXème siècle. Le
poteau qui est au coin est sculpté et représente la généalogie de Notre
Seigneur, depuis Abraham jusqu'à la Sainte Vierge".
C'est l'arbre de Jessé qui
a été sculpté sur le poteau cornier. Cet arbre figure la généalogie de
Notre Seigneur Jésus Christ, depuis Jessé, père de David. Le sculpteur
n'a trouvé de place que pour figurer sept des descendants de Jessé : 4
sont à gauche, sur la rue Dauphine (rue de la République), et 3 à droite
sur la rue Jean Cousin. Au sommet, la Vierge tient dans ses bras son
divin fils. Jessé est endormi sur un tas de pierres cubiques. Près de
lui, l'un des propriétaires de l'immeuble à fait peindre en blanc sur
deux lignes : ABRAHAM L'AN 1204, inscription inspirée sans doute par un
fanatique de l'antiquité, qui vieillit la maison de 3 siècles.
Au détour des rues
Repassons
sous la ligne SNCF et reprenons notre D81 jusqu'à la rencontre du GR que nous
suivons à droite, attention à ne pas louper le chemin qui tourne à gauche, c’est
un chemin entre deux maisons qui grimpe fortement. Dans le haut de la colline
déboucher sur la route goudronnée (ne pas prendre le sentier de droite qui
amène à une petite grotte que j’ai trouvé vide, mais qui doit être habité.
Continuons de grimper par la route peut de balisage sur celle-ci, et en haut
prendre à droite (en se retournant on a de belles vues sur Sens) passons devant
l’église Saint Florent, perchée et
isolée sur sa
colline. Grand virage à gauche devant le cimetière, puis nous
entrons dans Saint Martin du Tertre. Traversons le village et rapidement nous
retrouvons les champs et les collines. Passer sous la ligne électrique et faire
attention, le GR part sur la droite à mi pente, ne pas continuer tout droit. Puis
nous débouchons sur la D 26 que nous prenons à gauche car pour nous c’est la
fin de notre parcours sur le GR, revenons à Collemiers par les champs.
Je prends
donc la D26 sur la gauche. Très roulante cette route, les voitures ne
ralentissent pas, et l’on a que le bas coté pour ce protéger, du moins dans la
monté ensuite nous avons un chemin entre la route et les champs (c’est le
chemin utilisé par les tracteurs) nous prenons le chemin sur la gauche avant de
passer sous l’autoroute, c’est un beau chemin.
A l’origine je ne prenais pas cet
itinéraire, ayant prévu un tour plus grand après l’autoroute, vers Courtois mais ayant passé
plus de temps que prévu dans la visite de Sens j’ai raccourcie au dernier moment.

Pas facile cette grimpette
éviter la D 26 de prendre le chemin des Vauy Gaudin, ou celui
traversant les Grands Champs mais je ne suis pas sur que le chemin débouche
sans traverser un champ en culture.
Reprenons la
trace. Nous quittons la D26 en prenant un chemin sur la gauche, jusqu'à l’orée
du bois, puis nous suivons la lisière sur la droite, ensuite
c’est un peut moins simple, il n’y a plus de chemin. L’hiver ce n’est pas grave, les labours sont terminés et les cultures n'en sont qu'a leur prémisse,
mais l’été, suivant la

le Puits de Joigneaux
plantation, ce doit être moins pratique, le socle de la
charrue ne laissant pas beaucoup de place entre le bois et le champ. Je
traverse le bois par le chemin après la cote 132 mais par contre à la cote 168
je n’ai pas retrouvé celui se trouvant sur la carte. Je suis l’orée du bois sur la droite et
retrouve rapidement un chemin carrossable qui me fait passer devant une grande
ferme. On passe la route d’accès à la ferme et continuons en face on ne peut
pas se tromper nous arrivons à l’orée d’un bois nous contournons celui-ci,
laissons un chemin sur la droite puis nous tournons à droite et traversons des
champs. Laissons un chemin sur la gauche pénétrons dans le bois et prenons à
droite, puis laissons le chemin de droite pour descendre sur la gauche vers le
hameau « les caves » nous débouchons sur une route que nous coupons
et prenons pratiquement en face la route goudronnée permettant de rejoindre les
Joigneaux ou nous trouvons un jolie puits nous poursuivons notre route jusqu’au
Masures, ou nous prenons un nouveau chemin en lisière du bois de Chatenoy,
jusqu’à la D 81 que nous prenons à droite sur quelques centaine de mètres puis
à gauche la route menant au Grosses Pierres (hameau) nous quittons la route après la
première maison ou nous prenons le chemin de gauche puis le premier chemin de
droite pas de difficultés dans cette partie il faut juste faire attention à ne
pas ce tromper car nous faisons droite gauche, droite jusqu'à la D660, la nous
tournons à gauche sur quelques centaines mètres et prenons la route de droite
qui grimpe à la croix de Serbois (bien aménagé et fleurie) nous trouvons un
chemin sur la gauche nous menant au Bruyères traversons le village et nous
trouvons sur la gauche le chemin qui va nous ramener à Collemiers.
Collemiers : Se trouve vers Sens après Gron.
KM Temps Arret V/d V/g Dénivelé
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Sens dans le brouillard : une escapade entre patrimoine et chemins de campagne
Un détour qui en vaut la peine
Aujourd’hui, notre itinéraire nous fait passer à proximité de Sens, une ville desservie par le train. J’avais envisagé de rentrer en SNCF, mais lorsque j’ai découvert le prix du billet, j’ai vite déchanté ! J’avais déjà trouvé le trajet jusqu’à Montargis exorbitant, mais là, je trouve que les tarifs deviennent franchement abusifs. Je connais le parcours en voiture et le temps nécessaire pour le faire. De plus, il n’y a qu’un train par heure, comme pour Montargis.
Par curiosité, je compare le prix du billet à celui d’un trajet en voiture sur un site bien connu. Verdict : la voiture me revient à environ la moitié du prix du train. Alors, tant pis pour l’écologie, je privilégie cette fois mon portefeuille… et ma liberté de mouvement ! Ce sera aussi l’occasion de mieux découvrir cette région située entre l’Yonne et l’Orvanne.
Sens dans le brouillard
Toujours aussi difficile de trouver la rue du Parvis-de-l’Église à Collemiers ! En venant de Gron, il faut prendre la deuxième rue à droite. Nous descendons ensuite la rue principale et retrouvons notre balisage rouge et blanc du GR 113, qui nous conduit vers le cimetière.
Après une petite grimpette, Sens se dévoile enfin. Enfin, se dévoile est un bien grand mot : aujourd’hui, le brouillard a décidé de jouer les trouble-fête et de nous cacher une partie du paysage.
Nous traversons ensuite Paron et nous voici dans les faubourgs de Sens. Passer si près d’une ville aussi ancienne sans faire un détour ? Impossible ! Je trouve dommage que les grandes randonnées ne nous conduisent pas davantage au cœur de ces cités chargées d’histoire. Après tout, découvrir un territoire, ce n’est pas seulement traverser des champs et des bois : c’est aussi prendre le temps de visiter les villes qui ont façonné notre patrimoine.
Nous rejoignons la D 81, que nous prenons à droite, puis arrivons à un rond-point. Sur le trottoir de droite, une ancienne borne kilométrique en grès attire notre attention. D'après mon copain IA il me précise que Cette borne en grès est une ancienne borne de la Route nationale 60 (qui s'appelait à l'origine, sous Napoléon Ier, la Route impériale 79). L'inscription majeure « Nancy à Orléans » fait directement référence à la Route impériale 79 (créée en 1811), qui est devenue la Route nationale 60 (RN 60) après la chute de l'Empire. Cet axe stratégique de troisième classe avait pour but de relier l'Est de la France (Nancy) au Centre (Orléans) en passant par Troyes, Sens et Montargis. À la suite des grandes réformes de déclassement des routes nationales en France (notamment celle de 1972 et celle de 2005), la gestion de la RN 60 a été transférée aux départements. restructuré en D 81 sur certaines portions de contournement et de raccordement autour de Sens. Ce n'est pas une simple borne kilométrique de routine, c'est un témoignage du XIXe siècle gravé dans le grès. Elle matérialise l'époque où cet axe n'était pas une route départementale fragmentée par les autoroutes, mais une grande Route Nationale traversant la France d'est en ouest. Sa préservation au centre du rond-point actuel est un clin d'œil de la voirie moderne à l'histoire des transports sénonais.
Nous poursuivons jusqu’au pont qui franchit la voie ferrée, puis traversons les deux ponts successifs sur l’Yonne. Nous voilà dans le vieux Sens !
Le centre-ville, en partie piétonnier, mérite que l’on ralentisse le pas. Les maisons à pans de bois côtoient des façades plus classiques, tandis que certaines habitations semblent s’être glissées au-dessus des commerces. La ville conserve une atmosphère agréable, avec ses rues animées, ses boutiques et ses témoins d’un passé particulièrement riche.
Nous partons à la découverte du cœur historique, de la cathédrale, de l’ancien archevêché et du marché. Et puis, au détour d’une rue, une maison attire bientôt toute notre attention…
Sens, une ville qui a traversé les siècles
Avant de poursuivre la balade, faisons un petit retour dans le temps.
À l’époque gallo-romaine, Sens porte le nom d’Agedincum. Elle est la capitale du peuple gaulois des Sénons, auquel la tradition historique attribue notamment la prise de Rome vers 390 avant notre ère.
Sa situation géographique, sur les grands axes de circulation entre le nord et le sud de la Gaule, favorise ensuite son développement. À l’époque romaine, la cité devient un centre important, dont témoignent encore certains vestiges et les collections du musée de Sens.
Mais c’est surtout au fil des siècles que la ville acquiert une place majeure dans l’histoire religieuse du royaume. Dès le haut Moyen Âge, son archevêché exerce une influence considérable sur plusieurs diocèses, notamment ceux de Paris, Chartres, Auxerre, Orléans et Troyes. L’archevêque de Sens est alors un personnage aussi important sur le plan politique que religieux.
Au XIIe siècle, la ville connaît un nouvel essor. La construction de la cathédrale Saint-Étienne débute vers 1135. Cet édifice est considéré comme l’un des premiers grands monuments de l’architecture gothique.
Sens est également rattachée au domaine royal au début du XIe siècle. Elle obtient ensuite des libertés communales, notamment sous Louis VII et Philippe Auguste.
Au fil du temps, son influence religieuse diminue, en particulier lorsque Paris devient un archevêché en 1622. Sens n’en conserve pas moins un patrimoine remarquable, témoin de plus de deux mille ans d’histoire.
Aujourd’hui encore, il suffit de parcourir quelques rues pour mesurer la richesse de cette cité : vestiges antiques, maisons anciennes, édifices religieux et places commerçantes racontent chacun un morceau de son histoire.
La Maison d’Abraham : une maison pleine de surprises
C’est l’une des curiosités les plus pittoresques de Sens : la Maison d’Abraham, située à l’angle des rues de la République et Jean-Cousin. Avec sa silhouette en pans de bois qui s’avance sur le carrefour, elle ressemble presque à la proue d’un navire.
Difficile de passer devant sans s’arrêter !
Cette maison date du XVIe siècle. Elle aurait été construite pour Nicolas Mégissier, un artisan spécialisé dans le travail des peaux, notamment celles de moutons et de chèvres. Son métier semble d’ailleurs avoir laissé sa signature sur la demeure : un cartouche sculpté représente des couteaux à double manche, des outils utilisés par les artisans du cuir.
La maison est également connue sous un autre nom : la Maison des Quatre Vents. Une appellation plutôt logique lorsqu’on observe son emplacement, à la rencontre de plusieurs rues.
Mais pourquoi l’appelle-t-on alors Maison d’Abraham ?
C’est là que l’histoire devient intéressante. Son nom actuel serait né d’une erreur d’interprétation. Pendant longtemps, on a cru que les sculptures du poteau d’angle représentaient la généalogie du Christ depuis Abraham. En réalité, il s’agit de l’arbre de Jessé, une représentation symbolique de la lignée de Jésus à partir de Jessé, le père du roi David.
Sur ce poteau cornier, les personnages sculptés se succèdent le long de l’arbre, jusqu’à la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus au sommet. Une véritable page de catéchisme sculptée dans le bois !
Une inscription peinte, « Abraham l’an 1204 », a également contribué à entretenir la confusion. Pourtant, elle ne permet pas de dater la maison, qui appartient bien à la Renaissance et non au début du XIIIe siècle.
Classée monument historique en 1923 pour ses façades et sa toiture, la demeure a même failli disparaître en 1970, lorsqu’un camion l’a percutée. Heureusement, elle a survécu et demeure aujourd’hui l’un des emblèmes du patrimoine sénonais.
En levant les yeux, on découvre une foule de détails que l’on manquerait facilement en passant trop vite. C’est tout l’intérêt de ces promenades : derrière une façade ancienne se cachent parfois plusieurs siècles d’histoire, un métier oublié et même une erreur de lecture devenue célèbre.
Quelques rues encore, puis retour sur les chemins
Après cette parenthèse historique, nous reprenons notre itinéraire. Le centre de Sens mérite qu’on lui consacre du temps : entre les maisons à colombages, les commerces et les monuments, la visite se prolonge naturellement. Le brouillard ne nous offre pas les plus belles vues, mais il donne aux rues une ambiance particulière.
Nous revenons ensuite sur nos pas, repassons sous la voie ferrée et rejoignons la D 81 jusqu’à retrouver le GR. Nous le suivons à droite, en restant attentifs au balisage.
Un peu plus loin, attention à ne pas manquer le chemin qui tourne à gauche, entre deux maisons. La pente est raide et la montée se fait sentir ! Une fois en haut, nous débouchons sur une route goudronnée. Je déconseille de prendre le sentier à droite : il conduit à une petite grotte que j’ai trouvée vide lors de mon passage.
Nous poursuivons la montée par la route, où le balisage se fait plus discret. En haut, nous prenons à droite. En nous retournant, nous profitons de belles vues sur Sens, malgré le brouillard qui enveloppe encore le paysage.
Nous passons ensuite devant l’église Saint-Florent, perchée sur sa colline et un peu isolée, avant de rejoindre Saint-Martin-du-Tertre. Après la traversée du village, nous retrouvons rapidement les champs et les collines.
Le GR se poursuit à mi-pente. Attention, il part sur la droite sous la ligne électrique : inutile de continuer tout droit !
Nous débouchons finalement sur la D 26. Pour cette fois, je décide de quitter le GR et de prendre la route à gauche en direction de Collemiers. La circulation y est assez rapide et les bas-côtés sont étroits, ce qui rend cette portion peu agréable pour les marcheurs. Plus haut, un chemin utilisé par les tracteurs permet toutefois de s’éloigner un peu du trafic.
À l’origine, j’avais prévu un itinéraire plus long après le passage sous l’autoroute, en direction de Courtois. Mais la visite de Sens m’a pris davantage de temps que prévu. Je raccourcis donc le parcours au dernier moment. Comme quoi, les détours patrimoniaux ont parfois raison des plans les mieux préparés !
Une fin de parcours entre bois, champs et hameaux
Nous quittons la D 26 par un chemin sur la gauche, en direction de la lisière du bois. Nous la suivons sur la droite. À cet endroit, le tracé devient moins évident : le chemin se perd par endroits entre les arbres et les cultures.
En hiver, lorsque les labours sont terminés et que les cultures sont encore basses, le passage reste possible. En été, selon les plantations, la progression doit être moins facile, car l’espace entre le bois et les champs peut se réduire considérablement.
Je traverse ensuite le bois en suivant le chemin indiqué après le point coté 132. En revanche, vers le point coté 168, impossible de retrouver le sentier figurant sur ma carte. Je poursuis donc le long de la lisière à droite et finis par retrouver un chemin carrossable, qui passe devant une grande ferme.
Nous traversons la route d’accès et continuons en face. À l’orée du bois suivant, nous contournons celui-ci, laissons un chemin sur la droite, puis bifurquons à droite à travers les champs. Nous entrons de nouveau dans un bois et prenons à droite, avant de descendre sur la gauche en direction du hameau des Caves.
Nous débouchons sur une route que nous traversons pour rejoindre pratiquement en face la petite route goudronnée menant aux Joigneaux. Ici, une jolie surprise nous attend : un ancien puits qui apporte une touche de charme à ce petit hameau.
Nous poursuivons vers les Masures, puis longeons le bois de Châtenoy jusqu’à la D 81. Nous prenons cette route à droite sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer à gauche en direction du hameau des Grosses Pierres.
Après la première maison, nous retrouvons un chemin sur la gauche, puis prenons le premier à droite. Dans cette partie, il faut surtout rester vigilant : les changements de direction s’enchaînent et l’on peut facilement perdre le bon itinéraire.
Nous rejoignons ensuite la D 660, que nous prenons à gauche sur quelques centaines de mètres, avant de tourner à droite vers la croix de Serbois. Bien aménagée et fleurie, elle constitue un petit point de repère agréable sur le parcours.
Un dernier chemin sur la gauche nous conduit aux Bruyères. Nous traversons le village et retrouvons bientôt, sur la gauche, le chemin qui nous ramène à Collemiers.
Le plaisir des détours
Cette randonnée aura été ponctuée de brouillard, de montées parfois raides, de chemins qui disparaissent et de quelques hésitations devant la carte. Mais elle nous aura surtout permis de découvrir Sens autrement.
La ville mérite largement un détour : son histoire ancienne, sa cathédrale et ses maisons à pans de bois donnent une autre dimension à cette balade champêtre. Et la Maison d’Abraham, avec son arbre sculpté et son nom né d’une méprise historique, restera sans doute l’un des souvenirs les plus marquants de la journée.
Finalement, une randonnée ne se résume pas à la distance parcourue. Ce sont aussi les découvertes imprévues, les petits détours et les histoires rencontrées en chemin qui lui donnent tout son intérêt.
| Sens dans le Brouillard |
de ce chef lieu sans faire un détour : "ça le fait pas". Je ne comprends pas que les GR ne nous fassent pas découvrir ses villes ancestrales chargées d'histoire. Nous rencontrons la D 81 prenons à droite arrivons à un rond point et trouvons sur le trottoir de droite une ancienne borne kilométrique en grès. Traversons la ligne de chemin de fer (pont) puis le premier et le second pont sur l'Yonne, nous entrons dans le vieux Sens. Découvrons le centre ville : Piéton. Avec ses maisons à pans de bois, maisons peut large, habitations bâtit sur des commerces......encore en activités. Cathédrale, Archevêché, marché et revenons par le même chemin.
À l'époque gauloise, la cité porte le nom d'Agedincum (ou Agendicum) ; le peuple des Senones, dont elle est le chef-lieu, est l'un des plus puissants de la Gaule : c'est lui qui envahit l'Italie et s'empare de Rome en ~ 390.
Passons le pont et entrons en ville
Après la conquête de la Gaule, la position géographique de la ville, entre Seine et Loire, sur la grande voie reliant le Nord au Midi, lui vaudra de devenir un centre administratif important : au IVe siècle, entourée d'une enceinte qui, modifiée sous Charles V, subsistera jusqu'au début du xxe siècle. Dès les débuts du christianisme, Sens prend une place importante dans l'administration
Parcourons la grand rue
Faisons le tour de la Cathédrale et de l'archevêché
Au XI e siècle, l'archevêque de Sens perd la primatie de la Gaule au profit de celle de Lyon. La ville est rattachée en 1015 au domaine royal par Robert le Pieux. Des libertés communales lui sont accordées par Louis VII en 1146, et confirmées par Philippe Auguste en 1189. Pendant la guerre de Cent Ans, Sens appartient au parti royal ; pendant la Ligue, au parti catholique. Après un long conflit avec l'évêché de Paris, Sens perd sa prééminence sur celui-ci. À la demande d'Henri de Gondi, l'évêché de Paris est érigé en archevêché par la bulle Universi Orbis en 1622. Sens, est actuellement sous-préfecture du département de l'Yonne ; une zone industrielle s'est développée au nord et au nord-ouest de la ville. Celle-ci (26 800 hab. en 2005) se trouve au cœur d'une communauté d'agglomérations de neuf communes et de 42 000 habitants.
Le construction a en quelque sorte "signé" sa demeure car, comme le signale en 1892 Gustave Julliot dans ses "Recherches historiques sur la maison dite d'Abraham" on remarque un cartouche sur lequel ont été sculptés en relief deux couteaux à double manche. Les couteaux de ce genre ne servent pas exclusivement aux tanneurs, mais aussi aux mégissiers. (La mégisserie est le tannage des peaux d'ovins, caprins ou vachettes destinées à l'industrie de la chaussure, de la ganterie ou de l'habillement, dans le cadre de la production du cuir). rappellent soit le nom, soit la profession du propriétaire qui fit construire la maison peu avant 1540, Nicolas Mégissier, ou Nicolas, mégissier.
On constate aussi que la maison porte le nom de "Maison des Quatre Vents", ce qu'explique sa position à un carrefour, et surtout qu'il n'est pas question d'Abraham mais de Jessé. Il faut savoir que le nom actuel résulte d'une erreur d'interprétation qui remonte au moins au début du XIXème siècle. Le poteau qui est au coin est sculpté et représente la généalogie de Notre Seigneur, depuis Abraham jusqu'à la Sainte Vierge".
C'est l'arbre de Jessé qui a été sculpté sur le poteau cornier. Cet arbre figure la généalogie de Notre Seigneur Jésus Christ, depuis Jessé, père de David. Le sculpteur n'a trouvé de place que pour figurer sept des descendants de Jessé : 4 sont à gauche, sur la rue Dauphine (rue de la République), et 3 à droite sur la rue Jean Cousin. Au sommet, la Vierge tient dans ses bras son divin fils. Jessé est endormi sur un tas de pierres cubiques. Près de lui, l'un des propriétaires de l'immeuble à fait peindre en blanc sur deux lignes : ABRAHAM L'AN 1204, inscription inspirée sans doute par un fanatique de l'antiquité, qui vieillit la maison de 3 siècles.
Au détour des ruesRepassons sous la ligne SNCF et reprenons notre D81 jusqu'à la rencontre du GR que nous suivons à droite, attention à ne pas louper le chemin qui tourne à gauche, c’est un chemin entre deux maisons qui grimpe fortement. Dans le haut de la colline déboucher sur la route goudronnée (ne pas prendre le sentier de droite qui amène à une petite grotte que j’ai trouvé vide, mais qui doit être habité. Continuons de grimper par la route peut de balisage sur celle-ci, et en haut prendre à droite (en se retournant on a de belles vues sur Sens) passons devant l’église Saint Florent, perchée et isolée sur sa
| Pas facile cette grimpette |
éviter la D 26 de prendre le chemin des Vauy Gaudin, ou celui traversant les Grands Champs mais je ne suis pas sur que le chemin débouche sans traverser un champ en culture.
| le Puits de Joigneaux |



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