A DENECOURT ET COLINET
Salut sombre forêt dont l’ombre tutélaire
Donne à l’âme blessée un abri protecteur,
Aux vieillards, le repos, au jeunes, le mystère
A tous le calme bienfaiteur !..
De nos tristes pensées aux jours des grandes peines
Bien mieux que nos amis tu fus l’écho discret.
Aux martyrs de la vie, l’ombre de tes vieux chênes
Des larmes garde le secret !..
Homage aux deux Sylvains qui vainqueurs du dédale.
Ont dévoilé pour nous ces bois mystérieux,
Aux Sylvains honoré, dont l’œuvre géniale
S’inspira de l’œuvre de Dieu !
1904Sixième édition pour ses P.P.F.F toujours basé sur une distance de plus ou moins 10 km.
La Foret de Fontainebleau ce n'est pas qu'Apremont et, Franchard. Ce n'est pas n'ont plus que des sentiers bleu, des GR, des TMF. Je les ai fréquenté, je les fréquente encore, un peu moins souvent aujourd'hui : Il y a trop de vélo à mon gout. Si encore ceux ci étaient respectueux des piétons qui EUX sont sur leur territoire, mais non je fonce, je gueule, avec la phrase devenu célèbre (casse toi pauvre c.. tu gênes ma progression) , je bouscule car je ne maitrise pas mon engin et je veux absolument passé, les ronces c'est bon pour tes molets pas pour mes pneus (j'risque d'crever). Je suis désolé mais c'est du vécu. On a même bousculé mon chien que je tenais en laisse à deux reprises. Mais c'est surtout une superficie de plus de 25 milles hectares, peu fréquenté dans son espace total. J'espère que vous m'accompagnerez dans mon jardin 'secret'. Les itinéraires peuvent être réalisés dans l'après midi. Un GPS n'est pas indispensable mais utile se sera votre seul fil d'ariane, je ne suivrais pas obligatoirement le balisage. Des guides très bien fait sont édités pour cela. Le parcours sera en noir, la partie "histoire locale" en vert. L'histoire provient de divers documents de ma bibliothèque mais surtout d'internet. Une bonne partie de ma doc à été numérisé et se retrouve sur la toile, ce qui me facilite la tâche fastidieuse du clavier en la simplifiant par un copier collé.
Le code mobile de cette randonnée est b141942
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Balade en forêt de Fontainebleau : les rochers de Bouligny et de Fourceau, entre nature, gravures mystérieuses et vestiges militaires
Cette randonnée nous entraîne dans une partie méconnue du massif de Fontainebleau, à la découverte de paysages rocheux, de sentiers forestiers et de témoins parfois oubliés de l’histoire. Au fil du parcours, nous croiserons des rochers aux formes étonnantes, d’anciennes carrières de grès, des mares forestières et des vestiges liés à l’histoire militaire de Fontainebleau.
La balade réserve également une petite aventure à ceux qui aiment observer les détails : au sommet du rocher Fourceau, quelques gravures énigmatiques attirent notre attention. Sont-elles anciennes ? Que représentent-elles ? Autant de questions qui invitent à regarder la forêt autrement.
Le parcours alterne sentiers balisés, routes forestières et passages plus délicats. Une randonnée pour les marcheurs curieux, qui aiment autant découvrir que cheminer.
Départ et accès au parking
Depuis Fontainebleau, rejoindre le carrefour de l’Obélisque, puis emprunter la D 58 en direction de La Genevraye et de Bourron-Marlotte. Après avoir dépassé la carrière d’obstacles du centre d’entraînement de la cavalerie, prendre un peu plus loin, sur la droite, l’allée de Maintenon. Cette allée pavée conduit au parking.
1. À la découverte du rocher de Bouligny
Depuis le parking, prendre à droite la route de la Plaine-des-Pins, qui correspond également au sentier bleu n° 9 Est. Nous suivons ce balisage qui nous conduit progressivement sur les hauteurs du Bouligny.
Le nom de Bouligny rappelle celui d’une famille de diplomates connue au XVIIIe siècle. Ici, l’histoire se lit aussi dans les noms des routes et des carrefours, souvent hérités de personnages ayant marqué leur époque.
Nous coupons une route forestière sans panneau, la route des Pins, puis arrivons au carrefour de la route Lemonnier.
Un médecin qui s’intéressait aux arbres
Lemonnier fut le premier médecin de la reine Marie-Antoinette. Il préconisa l’utilisation du pin sylvestre pour contribuer au repeuplement de la forêt de Fontainebleau. Cette culture fut pratiquée à partir de 1785, même si les pins étaient déjà présents dans le massif bien auparavant, comme en témoigne notamment le Jardin des Pins au XVIe siècle.
Au carrefour, remarquons un petit poteau surmonté d’un toit jaune : il signale la présence d’une canalisation de gaz enterrée à proximité. Poursuivons notre chemin sur le sentier bleu.
Nous atteignons ensuite le carrefour de La Vallière.
La Vallière, un nom de famille bien connu
Louis-César de La Baume Le Blanc, duc de Vaujours puis duc de La Vallière (1708-1780), fut un militaire et un grand bibliophile français. Petit-neveu de la duchesse de La Vallière, célèbre favorite de Louis XIV, il contribua à la publication de plusieurs ouvrages consacrés au théâtre et à la musique.
Nous coupons ensuite la route d’Occident. Sur la gauche, nous apercevons une maison, puis une seconde un peu plus loin. Ces bâtiments sont d’anciens dépôts de munitions liés à l’activité militaire de la forêt. Aujourd’hui abandonnés, ils témoignent d’une époque où ces bois accueillaient des installations militaires importantes. Nous retrouverons cette histoire un peu plus loin dans notre parcours.
| derrière cette boule une pancarte |
Continuons sur le sentier bleu, légèrement en biais vers la droite. Le chemin grimpe au milieu des rochers et nous conduit sur le rocher de Bouligny.
Par endroits, quelques ouvertures entre les arbres permettent d’apercevoir la butte Monceau et la tour Warnery. Ces échappées visuelles récompensent notre progression et nous invitent à prendre le temps d’observer le paysage.
Nous arrivons à une intersection de sentiers bleus. Prenons celui de gauche pour parcourir l’autre versant du rocher.
Le chemin de droite correspond à un ancien sentier qui desservait le rocher des Demoiselles. Il a été abandonné, la traversée de la D 607 étant devenue dangereuse avec l’importance de la circulation. Il est regrettable que l’aqueduc de la Vanne n’ait pas pu être aménagé pour offrir un passage sécurisé aux promeneurs.
En contrebas, nous pouvons observer trois rochers portant les lettres G, H et I, associés aux appellations de la Dent et de l’Avaloir de Gargantua.
Poursuivons sur notre sentier bleu, qui suit l’autre face de la crête du Bouligny. Nous passons devant le rocher Buridant.
Des rochers à la peau de crocodile
Le nom de Buridant fait référence à un personnage du drame La Tour de Nesle, d’Alexandre Dumas. Mais ce rocher présente surtout un intérêt géologique.
Sur certains grès de la forêt de Fontainebleau, on peut observer d’étranges motifs polygonaux, parfois pentagonaux ou hexagonaux, qui évoquent une peau de crocodile. Ces formes, appelées desquamations polygonales, sont liées à l’altération et à l’érosion de la roche au cours du temps.
Un détail à ne pas manquer pour ceux qui aiment observer les curiosités naturelles !
| Zone à traverser |
Nous coupons ensuite la route du Rocher-de-Bouligny et serpentons entre les blocs rocheux jusqu’à rejoindre la route de La Vallière. Nous quittons alors le sentier bleu et prenons cette route sur la droite.
En descendant, nous franchissons le tracé souterrain de l’aqueduc de la Vanne, puis coupons la route Médicis.
Une reine de France au détour d’un chemin
Le nom de Médicis évoque Catherine de Médicis (1519-1589), née à Florence et devenue reine de France par son mariage avec Henri II. Mère de trois rois de France, François II, Charles IX et Henri III, elle joua un rôle politique majeur durant une période troublée par les guerres de Religion.
Sa mémoire reste associée à ces conflits, notamment au massacre de la Saint-Barthélemy, même si les historiens ont également souligné ses efforts pour rechercher des compromis entre catholiques et protestants.
Après cette petite parenthèse historique, prenons en biais sur la droite la route de l’Éclair.
2. Le Mont Merle et la route de Valmy
Le chemin devient herbeux et nous dirige vers l’ancien champ de tir du Mont Merle.
D’après des informations datant de 2005, ce terrain aurait été utilisé pour des exercices militaires, avec des installations permettant notamment des tirs à 200 mètres. Une activité de tir à 10 et 25 mètres aurait également été évoquée. Aujourd'hui l'ancien centre sert à l' éducation canine
Nous poursuivons sur la route Pompadour.
Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, possédait un hôtel à Fontainebleau. Racheté par le roi, celui-ci devint l’hôtel du Gouvernement, résidence du gouverneur.
Nous coupons ensuite la route du Mont-Merle et continuons tout droit jusqu’à la route de Valmy.
Valmy, une bataille décisive
Le 20 septembre 1792, l’armée française remporta à Valmy une victoire majeure contre les troupes prussiennes. Cet événement marqua un tournant dans les guerres de la Révolution et contribua à protéger la jeune République.
À partir de ce carrefour, deux possibilités s’offrent à nous pour rejoindre le rocher Fourceau : un itinéraire plus aventureux à travers les fougères, ou un contournement par les chemins forestiers.
3. Le rocher Fourceau et ses gravures mystérieuses
Option 1 — Le contournement par les chemins
Pour éviter le passage hors sentier, prendre à gauche la route de Valmy jusqu’à la route de l’Engoulevent. Rejoindre le GR 11 et le suivre sur la droite.
Le GR traverse le rocher Fourceau par un large chemin. À la rencontre de la route de Jemmapes, prendre à droite, puis laisser la route de gauche pour retrouver la route de l’Engoulevent, que nous prenons à gauche à la seconde intersection.
Attention : sur certaines cartes, le tracé de la route de l’Engoulevent semble interrompu au niveau du rocher Fourceau. Il est donc préférable de disposer d’une carte récente et de vérifier son cheminement sur le terrain.
Option 2 — Le passage par les crêtes
Pour les marcheurs habitués à l’orientation en forêt, le passage par les crêtes offre une découverte plus sauvage du rocher Fourceau. Cet itinéraire traverse des fougères et des secteurs rocheux où le cheminement peut être difficile à repérer. Il nécessite de savoir s’orienter et de rester prudent.
Nous grimpons en biais dans les fougères pour atteindre la crête. Selon la trace suivie, nous arrivons près d’un angle rocheux présentant une petite excavation.
C’est là que se trouvent plusieurs gravures intrigantes : une triple enceinte, un motif arboriforme dont la tête semble former une cupule, un corps et des jambes paraissant soutenir un long cou, ainsi que des bras terminés par trois doigts. Un quadrillage complète cet ensemble.
Ces dessins attirent le regard, mais leur interprétation reste délicate. Des numéros, notamment les chiffres 2 et 12, visibles sur certaines figures, soulèvent des interrogations quant à leur ancienneté. Les traces de craie qui soulignent les traits sur les photographies ne permettent pas non plus de dater les gravures.
Il est donc préférable de les considérer comme des représentations énigmatiques plutôt que de leur attribuer une origine certaine.
L’art rupestre en forêt de Fontainebleau
La forêt de Fontainebleau conserve un patrimoine gravé particulièrement riche. Des générations d’hommes ont laissé des marques sur les parois et les abris rocheux, depuis la Préhistoire jusqu’à des périodes plus récentes.
Les motifs sont très variés : traits, quadrillages, figures géométriques, cupules, silhouettes humaines ou animales, ainsi que des formes plus difficiles à interpréter. Certaines gravures peuvent être rapprochées de périodes archéologiques précises, tandis que d’autres restent énigmatiques.
Cette diversité rappelle que toutes les marques visibles sur les rochers ne sont pas nécessairement préhistoriques. Leur datation et leur interprétation demandent des connaissances spécialisées.
Pour les personnes intéressées par ces recherches, le GERSAR, groupe d’étude et de recherche sur les gravures et les sites rupestres, constitue une référence dans ce domaine. Dans les années 1980 et 1990, ce groupe organisait notamment des sorties de découverte en forêt.
Ces témoignages sont fragiles. Pour contribuer à leur préservation, évitons de les toucher, de les frotter, de les recouvrir de craie ou d’en divulguer la localisation précise lorsque cela risque de les exposer aux dégradations.
C’est aussi cela, explorer la forêt : apprendre à regarder sans laisser de traces.
Au sommet, nous retrouvons un sentier que nous suivons sur la gauche. Nous découvrons les soubassements d’anciennes loges de carriers ainsi que plusieurs mares, qui peuvent s’assécher en été.
Lorsque le rocher se divise en deux crêtes, nous choisissons celle de gauche. Une trace permet de se faufiler entre les rochers et les arbres tombés. Le sentier s’infléchit ensuite vers la droite et descend dans le vallon en direction de la route de Jemmapes.
Jemmapes, un autre nom hérité de la Révolution
Le nom de Jemmapes rappelle la victoire remportée par l’armée française le 6 novembre 1792, dans l’actuelle Belgique. Le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, participa à cette bataille.
Comme de nombreux noms de routes et de carrefours de la forêt, celui-ci témoigne de l’importance accordée aux événements historiques lors de la dénomination des voies forestières.
Nous arrivons dans le secteur des parcelles 71, 76 et 75. À proximité de l’angle des parcelles 76 et 75, nous retrouvons la route de l’Engoulevent.
Lors de mon passage, j’ai eu la chance de suivre une trace qui m’a permis de sortir des fougères juste au bon endroit. Le cheminement peut toutefois être difficile à retrouver : il faut donc rester attentif à son orientation.
Après la montée, nous suivons le petit sentier situé à droite dans la parcelle 76, plutôt que la voie qui s’élargit sur la gauche.
La route de l’Engoulevent est ici très herbeuse. Son nom vient de l’engoulevent, un oiseau discret de la famille des engoulevents, connu pour son activité crépusculaire et nocturne.
Nous coupons ensuite la route de l’Inspecteur-Général, puis, au carrefour suivant, prenons à gauche la route Hippolyte. Nous tournons ensuite à gauche sur la route du Chevreuil.
Au carrefour du Chevreuil, prenons à gauche la route des Forts-de-Marlotte. Le mot fort désigne ici un secteur boisé et fourré, susceptible de servir de refuge aux animaux.
En contrebas, nous retrouvons le GR 11 et prenons à gauche la route de Jemmapes, puis à droite, en suivant toujours le balisage du GR.
4. Les anciennes carrières de grès du rocher Fourceau
Nous traversons de nouveau le rocher Fourceau et découvrons une parcelle dénudée où apparaît une ancienne carrière de grès.
Un incendie a récemment modifié l’aspect du secteur : les arbres ont été coupés et les rochers, débarrassés de leur couvert végétal, présentent une teinte blanche éclatante. Le contraste est saisissant avec les parties voisines, où la mousse recouvre les pierres.
Personnellement, j’aime beaucoup cet aspect minéral qui permet d’imaginer ce que devaient être les reliefs rocheux lorsque les carrières étaient exploitées.
Ces affleurements offrent un aperçu intéressant de l’histoire de l’extraction du grès en forêt de Fontainebleau. Cette activité a profondément marqué certains secteurs du massif.
Un bémol cependant : les engins forestiers semblent avoir endommagé d’anciennes loges de carriers, ces abris autrefois utilisés par les ouvriers qui travaillaient dans les carrières.
De l’autre côté, nous retrouvons la route de Valmy, que nous prenons à droite en suivant toujours le GR.
Nous contournons la carrière dénudée, puis retrouvons des rochers couverts de mousse, épargnés par l’incendie. Le contraste entre les deux secteurs est particulièrement intéressant : d’un côté, la roche claire et nue ; de l’autre, les blocs sombres et moussus.
Nous laissons une route sur la gauche et prenons la suivante, également sur la gauche : la route de l’Éclat, qui n’est pas matérialisée au sol. Nous rejoignons ensuite la route du Daim, que nous suivons sur la droite jusqu’au carrefour du même nom.
Prenons alors à gauche la route de la Trompe. Nous coupons la route d’Anvers et, à son extrémité, prenons à droite la route Médicis.
Nous suivons le tracé de l’aqueduc de la Vanne, enterré dans cette partie de la forêt, puis retrouvons le GR 11. Nous l’empruntons sur la gauche par la route de la Fanfare.
Après le sommet, le chemin descend légèrement. Nous prenons alors à gauche la route du Bouligny.
| Balais de sorcière |
En chemin, levons les yeux : nous pouvons observer un balai de sorcière, une curieuse touffe de branches qui pousse de manière désordonnée sur un arbre. Chez le pin, cette anomalie de croissance donne parfois à la ramure une forme de boule, presque irréelle.
Au sommet, de petites flèches bleues nous guident vers un point de vue sur la partie est de la forêt. Par temps clair, on peut apercevoir au loin les immeubles de Surville, à Montereau.
Suivons les flèches pour revenir sur nos pas, puis poursuivons sur le sentier bleu n° 9, en suivant également le GR.
Nous passons devant la mare de Bouligny. Son eau sombre lui donne un aspect mystérieux, particulièrement lorsque les arbres se reflètent à sa surface. Comme beaucoup de mares forestières, son niveau peut varier selon les saisons.
Nous quittons ensuite le sentier bleu et poursuivons sur la droite en suivant le GR, qui nous conduit sur la route du Mail-Henri-IV.
5. Le Mail Henri IV : un lieu de promenade chargé d’histoire
Nous coupons la route d’Occident. Sur l’un des gros rochers, au sommet, une belle peinture attire notre attention.
Continuons tout droit et grimpons sur le Mail Henri IV, également appelé Petit Mont Chauvet.
Malgré son nom, ce relief n’a pas grand-chose à voir avec le mail historique aménagé sous Henri IV. À l’origine, le mail était une longue promenade relativement plane, utilisée aussi comme terrain de jeu. Avec le temps, le nom a été associé à cette partie rocheuse de la forêt.
Le jeu du mail, ancêtre du croquet
Le mail était un jeu ancien qui consistait à pousser une boule de bois dur à l’aide d’un maillet. Cette pratique rappelle, dans son principe, le croquet moderne.
| Mare de Bouligny |
Mais le site conserve également le souvenir d’un épisode plus sombre.
Le 31 janvier 1825, un duel opposa le commandant Vast-Vimeux au général Bouvet de Lozier, à la suite d’une affaire sentimentale. Le général y trouva la mort. Cet événement tragique est rapporté dans les ouvrages consacrés à l’histoire de Fontainebleau.
Au sommet du Mail Henri IV, une belle vue s’ouvre sur le château de Fontainebleau et la porte de Maintenon. Prenons le temps d’en profiter avant de poursuivre notre découverte.
Nous suivons ensuite vers la gauche le sentier balisé en bordeaux, qui fait le tour du Mail. En chemin, nous apercevons d’anciennes constructions militaires en calcaire.
6. Les vestiges militaires du Mail Henri IV
Derrière ces constructions discrètes se cache une page importante de l’histoire militaire de Fontainebleau.
Dès le début du XIXe siècle, Napoléon souhaitait disposer d’un polygone d’artillerie dans la forêt afin de permettre aux élèves de s’exercer au tir au canon. Dans une lettre datée du 31 juillet 1805, il ordonna l’aménagement d’un espace consacré à ces exercices.
Après la guerre de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Moselle, l’école d’application de l’artillerie et du génie fut réinstallée à Fontainebleau en décembre 1871. Un polygone de tir fut ensuite aménagé dans le massif forestier.
Les exercices militaires ne se limitaient pas au tir : les élèves étudiaient également la mécanique, la géographie, les fortifications, l’équitation et de nombreuses autres disciplines nécessaires à leur formation.
Le secteur du Mail Henri IV accueillait notamment des installations et des dépendances militaires, parmi lesquelles des dépôts de munitions. Les constructions que nous apercevons aujourd’hui sont les témoins de cette activité passée.
En mai 1913, le roi d’Espagne Alphonse XIII et le président de la République française Raymond Poincaré vinrent assister à des démonstrations de tir au canon à Fontainebleau.
Cette histoire rappelle que la forêt, aujourd’hui appréciée pour ses promenades et ses paysages, a également été un vaste terrain d’entraînement militaire.
Une précaution importante : d’anciens secteurs militaires peuvent encore présenter des risques liés à des munitions non explosées. Ne touchez jamais un objet métallique suspect, même s’il semble ancien ou inoffensif. Éloignez-vous et signalez sa présence aux autorités. Respectez strictement les panneaux d’interdiction et ne pénétrez pas dans les terrains militaires.
Cette mise en garde concerne notamment certains secteurs du polygone d’artillerie, qui ne font pas partie de l’itinéraire décrit ici.
Nous poursuivons notre promenade sur le sentier qui contourne le Mail Henri IV. Pour profiter d’une dernière vue sur la partie nord-ouest de la forêt, nous avançons un peu plus loin, puis revenons sur nos pas jusqu’au point de vue.
Il ne nous reste plus qu’à redescendre directement vers le parking, où s’achève cette boucle forestière.
Pour conclure
Cette balade nous aura permis de découvrir une autre facette de la forêt de Fontainebleau : moins fréquentée par endroits, mais riche en curiosités naturelles et en traces du passé.
Des rochers aux formes étonnantes aux anciennes carrières de grès, des gravures mystérieuses aux vestiges militaires, chaque secteur raconte une histoire différente. Les noms des routes et des carrefours nous ramènent aux grandes figures de l’Histoire, tandis que les mares, les pins et les reliefs rocheux nous rappellent que la forêt reste avant tout un milieu naturel à observer et à préserver.
Une promenade pour les curieux, les amateurs de patrimoine et tous ceux qui aiment sortir des itinéraires habituels pour regarder la forêt d’un œil nouveau.
À chacun sa découverte, au détour d’un chemin ou au pied d’un rocher.
Plus bas dans l'ancienne version vous trouverez quelques images sur les restes militaires.Prendre sur la droite la route de la plaine des pins qui est également le sentier bleu 'N°9 Est' nous suivons le sentier bleu qui grimpe dans le Bouligny, [Les Bouligny était au XVIIIe siècle une famille de diplomate.] ont coupe une route sans pancarte (route des pins), au carrefour ou nous coupons la route Lemonnier,[premier médecin de la reine Marie-Antoinette, préconisa l'emploi du pin sylvestre pour le repeuplement de la forêt de Fontainebleau. Cette culture fut pratiquée en 1785, mais il y avait des pins à Fontainebleau bien antérieurement, témoin le Jardin des Pins au XVIe siècle.] nous apercevons le poteau avec son
petit toit jaune indiquant que le pipeline de gaz passe pas loin sous nos pieds, continuons le sentier bleu. Au carrefour de la Vallière [Louis César de La Baume Le Blanc, duc de Vaujours, puis duc de La Vallière, est un militaire et bibliophile français, né le 9 octobre 1708 et mort le 16 novembre 1780. petit-neveu de la duchesse de La Vallière, maîtresse de Louis XIV, et de Marie-Thérèse de Noailles. Le duc de La Vallière a fait publier Ballets, opera, et autres ouvrages lyriques (1760) et la Bibliothèque du Théâtre-Français (1768,) dont le principal rédacteur
est Barthélemy Mercier de Saint-Léger.] Nous coupons la route d’occident [sur la gauche nous apercevons une maison (il y en a une seconde un peu plus loin) ce son des anciens dépôts de munition……. pour en savoir plus voir fin de page] ses dépôts sont à l’abandons. Continuons notre sentier bleu légèrement en biais sur la droite. Nous grimpons sur le rocher Bouligny, nous avons quelques vues sur la butte Monceau et la Tour Warnery. Nous arrivons à l’intersection des sentiers bleus prendre le chemin de gauche (le chemin de droite était l’ancien sentier desservant le rocher des Demoiselles, abandonné, depuis qu'il est dangereux de traverser la D 607. Une deux fois deux voies très roulante. Dommage que l’on est pas réussi avec des aménagements à utiliser l’aqueduc de la vanne comme pont.) en contrebas trois rochers noté G – H – I (la dent et l’avaloir de Gargantua). Poursuivons sur la gauche notre sentier bleu, nous parcourons l’autre face de la crête du rocher Bouligny nous passons à D rocher Buridant [Personnage du drame « La Tour de Nesle » d’Alexandre Dumas c’est une roche à Desquamation polygonale, sur certain grès de la forêt on peut remarquer des formes ressemblent à une peau de crocodile, appelé « desquamations polygonales ». De forme pentagonale ou hexagonale, soit 5 ou 6 côtés. Ces étranges motifs pourraient être attribuées à une érosion prolongée des grès lors de leurs formations par dissolution de la silice.] on coupe la route du rocher de Bouligny , nous serpentons dans les rochers à la rencontre de la route de la Vallière nous quittons le sentier bleu et prenons cette dernière à droite, nous descendons, coupons l’aqueduc de la vanne en souterrain dans cette partie de la foret, puis la route Médicis. [Famille de Florence qui a donné plusieurs reines à la France.Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence (Italie) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France). Elle grandit en Italie, d'où elle est originaire par son père. À la mort de ses parents, elle hérite du titre de duchesse d'Urbino, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524.
{passage sans hors piste : Lorsque nous arrivons à la route de Valmy nous prenons à gauche la route de Valmy, jusqu'à la route de l’Engoulevent et le GR 11 que nous prenons à droite nous suivons le GR 11, nous traversons le rocher Fourceau par un large chemin et à la rencontre de la route de Jemmapes nous prenons à droite. Nous laissons la route de gauche et retrouvons notre trace à la seconde que nous prenons à gauche rte de l’Engoulevent}(PS: sur la carte, la route de l'Engoulevent à disparu lors de sa traversée du rocher Fourceau)
Commençons notre hors piste. Nous grimpons un peu en biais dans les fougères pour atteindre la crête du rocher Fourceau suivant le chemin suivi, nous arrivons dans le haut à l’angle d’un rocher avec une petite excavation ou nous trouvons une triple enceintes et un arboriforme dont la tête est une cupule corps et jambe semble soutenir un long coup et les bras ont trois doigts et, un cadrillage. Ce qui me gêne pour affirmer que ce sont bien des représentations de l'art rupestre ce n’est pas les traces de craie qui renforce le trait pour la photo, mais les numéros 2 et 12 qui indiquerai une facture plus récente.
[L'expression « art rupestre » désigne l'ensemble des œuvres d'art au sens large (sans appréciation esthétique) réalisées par l'Homme sur des rochers, le plus souvent en plein air. La plupart des auteurs l'opposent aujourd'hui à l'art pariétal, (art sur parois de grottes en intérieur). Cette forme d'art occupe une part majeure dans l'art préhistorique. Sa pratique est restée continue jusqu'à nos jours ; elle n'est pas le fruit d'une ethnie ou d'une culture particulière, mais est relativement universelle.]
Une chose est certaine c’est le type de réalisation que l’on trouve dans certain trou de rocher en foret. Pour des raisons de conservation je ne mettrais pas le point GPS du lieux. Si vous êtes intéressé par ce genre de recherche, je vous conseille de vous rapprocher du groupe G.E.R.S.A.R qui, dans les années 1980-1990 organisait des randos découvertes en foret. Déjà à cette époque les cavernes et les gravures étaient cacher par du sable, des branches, de la mousse afin que ses fragiles …….. dessins soient conservés le plus longtemps possible [Un répertoire qui couvre 12 millénaires. A partir de quelques représentations attribuées au Paléolithique, l'art rupestre se développe plus particulièrement au Mésolithique.
omniprésents, et aux motifs géométriques élaborés comme croix, chevrons, étoiles, représentatons circulaires et dérivés, puis à un répertoire semi-figuratif. Celui-ci comprend des représentations humaines et animalières (cervidés), d'armes ou d'outils, et d'autres gravures convenues plus énigmatiques. Parfois explicite (signe vulvaire, lancéolé), la désignation utilisée par les chercheurs reflète plus souvent leur perplexité (claviforme, arboriforme, scaliforme, tectiforme...). La comparaison avec l'art rupestre extra-régional met en évidence un symbolisme graphique largement répandu.
http://avoneducationdefense.blogspot.fr/2010/01/lecole-dapplication-dartillerie-1871.html

Pour les exercices pratiques,
c'est-à-dire le tir au canon, un polygone est créé dans la forêt alors que
les sapeurs du génie construisent des éléments de fortification au lieu-dit
du "mail Henri IV.
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Le 8 mai 1913, le roi d'Espagne Alphonse XIII et le Président de la république française Raymond Poincaré en visite officielle à Fontainebleau viennent assister à l'école d'artillerie à des démonstrations de tir au canon.
Le déclenchement des hostilités en 1914 interrompt les activités de l'école pendant neuf mois.
Attention dans cette zone on trouve encore des obus ………




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