samedi 2 décembre 2017

Randonnée Le Plus Loin Possible : Etape 66 : Cerville - Moncel lès Lunévile


Poursuite de mes promenades autour de la France (Randonnée Le Plus Loin Possible) dans le Grand  Est

Aujourd’hui l’étape sera entre Cerville et Moncel lès Lunéville en Meurthe et Moselle 


 J’ai ajouté pour ces parcours de montagne le dénivelé négatif. Lorsque j’ai annoncé à mon groupe de randonneurs du dimanche que je partais deux semaines pour traverser à pied le Vercors, une partie de la Drôme pour me rendre dans les Alpes de Haute Provence… En bon fanfaron, je leur dis que ce sera facile, je ne fais que descendre… vers le Sud-Est. En effet beaucoup de descentes surtout dans le Vercors et cela fait mal aux cuisses. J’ai ajouté également l’indice IBP qui évalue automatiquement la difficulté d’un itinéraire

L’exemple est simple à comprendre. Un parcours classé rouge vous le trouverez plus ou moins facile suivant votre préparation physique. 

En regardant le tableau en fin de page, un indice 84 est difficile pour une préparation moyenne. Dans le parcours Saint Nizier - Lans en Vercors, classé 84, la seule vraie difficulté sera la distance et le dénivelé. 
Le parcours se faisant en grande majorité sur des chemins. 


Mais Moyen pour une haute préparation, et facile à très facile pour une très haute préparation.

L’année dernière j’ai rencontré une randonneuse qui partait pour Saint Jacques de Compostelle sans aucune préparation. La marche, connaissait pas, m’avoue t’elle lorsque nous attendions que l’hôte nous ouvre sa porte. Après cinq jours, ses pieds étaient en sang, et elle n’était que dans les Landes. On était loin de la montagne, loin de chemins difficiles.

 En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25


 

 Le code mobile de cette randonnée est b310975

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Carte VisoRando  Cliquez sur le rectangle à coté du numéro

km    Temps    arret    V/d    V/g    dénivelé     IBP
32,2   6:13        1:00    5,2      4,6       201+        77
 
 

Drôle de chambre d’hôte… Mes jeunes hôtes sont aux abonnés absents… Absents de convivialité, absent sur l’histoire local, absent sur ce qui ce passe dans leur commune. Il m’a semblé que par ses questions il se moquait un peu de moi… Il m'a pris pour un Hurluberlu, un bobo en mal d'émotions.
Lorsque je m’étonne de son départ pour la chasse en été et en soirée, il me prend de haut en m’affirment que c’est autorisé dans toute la France. La, il me prend pour un écolo anti chasseur. Anti chasseurs, non ils sont utiles... Quoi que... C'est la façon dont la chasse est réalisée qui me déplais. Posté avec rabatteurs cela ne laisse pas beaucoup de chance à l’animal. Je serais partisan pour une chasse improbable et trop dangereuse ce promener avec un fusil sur l'épaule et tirer que si l'on rencontre l'animal. Aléatoire comme chasse et très dangereuse pour les promeneurs... Ce qu’il oublie de dire c’est qu’il faut une autorisation préfectorale … Au lieu de toiser, le petit marcheur parisien qui n'y connait rien, il m’aurait expliqué la réglementation. j’ai tout compris, en regardant les arrêtés préfectoraux. Après avoir fait mes courses dans le seul commerce de  la commune j'ai remarqué au dessus de l'entrée du gîte le blason et une canonnière. Lorsque j'en parle à l'hôtesse elle ne sait pas trop. Il y avait bien une construction ressemblant à un château mais cela a été démoli, elle sait pas...
Photos Patrimoine de Lorraine
J’ai peut être bien couché dans ce qui reste de l’ancien château du Bailli de la région.
Lorsque je demande des explications sur les graph, concernant des destructions de maisons. On m’explique que c’est du à l’exploitation de gaz, ha !!! oui au stockage comme dans…. Non, Non on à un gisement…..
Un peu d’histoire pour mes Hôtes
 que je trouve un peu pédant, qui sont peut être les descendants de l’ancien châtelain. L’hôtesse ma révélé que c’était la maison d’enfance de son mari. 
Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Sarcofagus au Xe siècle.
Le village s'appelait auparavant Sarqueu, forme médiévale du mot cercueil et qui a servi à nommer des lieux comme Serqueux, Cerqueux, etc. La forme Cercueil apparaît à la Renaissance.
Pendant 25 ans, du courant mars 1765 jusqu'à fin 1790, Cercueil fut rebaptisé par les seigneurs du lieu. Il lui donnèrent le nom d’Ourches  (Colonel-général du Roi Stanislas Leszczynsski) avant que la population exige le retour à la dénomination primitive qui lui fut rendue par la Révolution française. Cependant Cercueil, jugé trop funèbre, a changé à nouveau de nom par décret du 1er août 1972 pour s'appeler Cerville

Le Château construit vers 1600 par Nicolas d'Ourches, défiguré : Il subsistent un cartouche armorié sur le portail et deux canonnières. Église Saint-Laurent, reconstruite après la guerre de 1914-1918 : le toit avait été enlevé pour que l'armée allemande ne puisse découvrir le village. Pierre comte d'Ourches, seigneur de Cercueil et La Neuvelotte, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Saint Sal. En 1763, il obtient du roi de France des lettres d'érection de sa terre de Cercueil en comté sous le nom d'Ourches.]
Grace à un panneau d’information situé à la sortie du village j’apprends également que la première maison fut un château appartenant a un conte du nom de ma chambre d’hôte.  J'ai peut être dormis dans une chambre de l'ancien bailli et capitaine d’Epinal. Au XVI ème siècle un château de style renaissance avec fenêtres à croisillons et portail monumental au dessus de l’arc en plein cintre se situent les deux écus aux armes d’Ourches et de Bilistein. Mon hôte qui ma reçus avec hauteur est peut être un descendant du châtelain. Sa femme m'ayant dit que c'était une maison de famille... Je vous invite à lire et à regarder les photos du site http://patrimoine-de-lorraine.blogspot.fr/2016/01/cerville-54-maison-forte-xviie-siecle.html J’ai malheureusement omis de faire des photos pensant qu’elles ne seront sans aucune valeur pour mon blog…

LE SEL
Cervillle est située dans une cuvette. La partie sud- sud Ouest est concernée par l’extraction du sel. En cherchant un peu voilà ce que je trouve : Departement de Meurthe-et-Moselle
prefecture de Meurthe-et-Moselle
communes de : Cerville - Buissoncourt
Haraucourt - Lenoncourt
rapport d’enquete publique
Relative à :
Demande de prolongation de la validité de la concession de mines de sel de
sodium de CERVILLE-BUISSONCOURT sur le territoire des communes de
Buissoncourt, Cerville, Haraucourt et Lenoncourt
Demande présentée par la Société SOLVAY Carbonate France
Ordonnance T.A.: N° E17000009/54 du 07 février 2017
Arrêté Préfectoral du 17 février 2017
Le panneau d’information nous conte qu’en 1989 une superficie de 500 ha est exploité. De 1997 à 1999 l’exploitation est arrêté suite à un accident. L’exploitation reprend en 2002 en 2008 la concession est renouvelée en 2008 pour 30 ans. La technique d’extraction utilisée consiste à la dissolution du sel à la base des puits sur une profondeur de 80 à 85 m. L’effondrement dirigé… ? des terrains de couverture est programmé vers 2050. Depuis 2011 la production s’élève à un million de tonnes de sel par an.
Après effondrement un plan d’eau sera aménagé et rétrocédé aux communes.      

Stockage de gaz à Cerville : 3. Description
Photos Patrimoine de Lorraine
Le gaz naturel utilisé en France provient de l'étranger, essentiellement des Pays-Bas, d'Algérie, de la Mer du Nord, de Russie, du Nigeria et d'Egypte.

Il est difficile de faire correspondre les quantités de gaz livrées par ces différents fournisseurs aux besoins, tout au long de l'année. Les excédents de gaz naturel reçus l'été doivent donc être stockés afin d'être disponibles l'hiver en période froide.

Le stockage permet donc de répondre à d’éventuelles défaillances d’approvisionnement et aux variations de la consommation (qui est cinq fois plus importante en janvier qu’en août). Deux procédés sont actuellement utilisés en France :
  • le stockage en aquifère profonde (entre 400 et 1 200 mètres), comme c'est le cas à Cerville
  • le stockage en cavités salines (entre 900 et 1 600 mètres)
·         Mis en service en 1970, Cerville est un des 14 sites de stockage français. Il permet le stockage de 1500 millions de m3 soit l'équivalent de plusieurs mois de consommation régionale.
La station de compression de Laneuvelotte assure le transit du gaz en provenance de Russie, des Pays-Bas et de Norvège ; celle de Cerville est uniquement dédiée au stockage souterrain.
·         Structure géologique du site de stockage de Cerville
·         Profondeur du sommet du stockage de Cerville : 470 m.
La structure géologique de stockage s'étend sur 20 km2, alors que la zone d'exploitation et de surveillance en surface est 100 fois plus petite (20 hectares).
Le réservoir est un aquifère constitué par les grès à Voltzia et les grès coquilliers du Trias, surmontés d'une couverture de terrains argileux triasiques et liasiques, qui en assurent l'étanchéité.
Ce réservoir présente une structure en dôme allongé orienté est-ouest ; l'épaisseur moyenne de la couche-réservoir est de 70 m, celle de la couverture argileuse est de 80 m.
Le gaz est injecté à une pression suffisante pour qu'il remplace l'eau de l'aquifère (la pression de fond maximale est d'une soixantaine de bars).
Il existe une quarantaine de puits d'exploitation et une quinzaine de puits de contrôle.
Voila ce que j’aurais voulu apprendre….


Mes soucies ; dès la sortie du village cela ce passe mal. Le secteur sert de réserve de gaz sous terrain, et certaine partie des terres son clôturées par les carrières de sel, comme chez nous dans la plaine de la Bassée ou les terres sont retenues pour les carrières de sable. En lisant le panneau d'information j'apprends que c'est le pays du sel (en voiture château salin n'est pas loin.) Dans mon imagination je pensais que l’on extrayait plus de sel, des mines en France et qu’il nous restait que les marais salants.

Sur la route je remarque des croix. Je pensais à un accident
j'avais repéré un chemin sur la carte m'évitant la route mais elle est derrière des barbelés et dessert la carrière d’extraction sous terrain du sel. Interdiction d'entrée. Mon chemin débouche dans une prairie puis un champ entouré de barbelés. Sur ma droite le bois. Je m'en sorts après avoir franchi fil électrique et barbelé je coupe à travers la prairie et le bois. Je retrouve ma trace et le chemin. Chemin interdit sous peine d'amende. Ne sachant pas encore comment on extrayait le sel je ne comprend pas les raisons pour lesquelles ce beau chemin soit interdit. Surtout qu'aucun engins n'y camions sont dans le coin et que je ne vois aucune excavation. A ce moment je ne savais pas comment était extraie le sel, je ne savais même pas que c’était le sel que l’on extrayait de ce lieux. Je suis dans le bois, la carrière est derrière, en fait les puits d’extractions sont sur ma droite. Le bois une réserve non encore exploité. Si l'on me prend je dirais que je suis perdu. Avec mon âge et mon sac sur le dos on ne peut que me croire. Je pense que l’itinéraire à prendre est le suivant ; A la sortie du village après le petit hameau de Cercoeur que je prenais pour une extantion de Cerville poursuivre la route en direction de Lenoncourt ou l’on retrouve le GRP du pays de Nancy et le GR 534. On peut couper en longeant le canal de la Marne au Rhin jusqu'à Crévic on à tout de même 7 km de plus par ce chemin mais on fait un peut plus de balisage que par mon itinéraire. Le parcours est long, monotone. Un peu moins qu'hier tout de même. En me retournant j'aperçois les hideux immeubles sur les hauteurs de Nancy, ils sont loin maintenant. Il fait chaud, très chaud, pas beaucoup de bois pour avoir de l’ombre, pas mal de bitume, trop de bitume. Je me demande s'il n'y a pas de chemin plus court. Ma précédente trace me faisait passer à coté de la Tour de Domèvre http://mairie.haraucourt.free.fr/eglises.php
Ce sont des victimes de la Guerre de 1914
 (tour que je n'ai pas vu.) le chemin que je devais prendre est passé sous le socle de la charrue celui que je prends pour rejoindre ma trace m’en éloigne un peu, vu le bois (plutôt un taillis pas entretenu) que je longe il ne me vient même pas l’idée de faire quelques mètres supplémentaires pour voir l’ancien cimetière. Vraiment en cette journée j’ai loupé plein de chose. Nous traversons Haraucourt et prenons la petite route se dirigeant vers Drouville. Je quitte enfin le bitume à mi parcours pour prendre un chemin dans les champs et retrouver le Gr 534 à l'orée de la foret de Crévic. Nous passons le canal de la Marne au Rhin.

[long de 314 km et 178 écluses à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie. Les premiers projets de construction remontent aux années 1780, mais la mise à l'étude du canal fut réalisée par l'ingénieur des ponts et chaussées Barnabé Brisson à partir de 1826. Les travaux furent menés par l'ingénieur polytechnicien Charles-Étienne Collignon (1802-1885).
  Commencé en 1838, le canal fut mis en service en 1853. La traction humaine et animale fait place à la traction électrique à partir de 1895, sur rails ou sur route, et sur pneumatiques à partir de 1933, avant la généralisation des chalands automoteurs.
En plus de 150 ans, le canal de la Marne au Rhin a été transformé, amélioré et modernisé. Après la guerre de 1870 et la perte de l'Alsace et de la Moselle, il a fallu assurer les ressources en eau, en diminution avec la perte des étangs de Gondrexange, du Stock, de Réchicourt, et de la prise d'eau dans la Sarre ; l'étang de Parroy fut ainsi construit. Des escaliers d'écluses ont été remplacés par une écluse de haute chute (accès à la Moselle à Frouard, Saverne), des écluses ont été doublées, vers 1930, là où le trafic le nécessitait : à Foug, et de Jarville à Varangéville ; le pont-canal de Liverdun et celui de la Madeleine ont été élargis pour permettre la navigation à double sens, des sections sinueuses ont été abandonnées au profit de tracés plus direct, les écluses du versant Meurthe de Réchicourt jusque Dombasle (bief 23 dans lequel débouche la prise d'eau dans la Meurthe) ont été équipées dans les années 1950 de pompes électriques pour remonter l'eau de bief en bief. Sur les secteurs les plus fréquentés, les écluses ont été mécanisées puis automatisées par le système de la société Saxby, dès la fin de l'année 1977. De 2004 à 2008, quatre écluses du versant Meurthe, situées entre Lagarde et Bauzemont, ont servi de site test pour la mise au point de nouveaux systèmes d'automatisation, permettant notamment un contrôle des phases de l'éclusage depuis un terminal électronique embarqué sur le bateau.

 Dans les années 1960, le mouillage a été porté à 2,60 mètres pour permettre un enfoncement à 2,20 mètres des bateaux, travaux inscrits aux IIIe, IVe et Ve « Plans de Modernisation et d’Équipement », s'échelonnant entre 1958 et 1970. Cette augmentation du mouillage de 40 centimètres s'est faite de plusieurs façons. La plus fréquente : élévation du niveau du plan d'eau par rehaussement des digues, des bajoyers et des portes d'écluses, ainsi que des ponts ; ces travaux peuvent être menés sans arrêter la navigation. Une autre technique d’augmentation du mouillage utilisait l'abaissement du plafond. L'exécution d'importants travaux de terrassements ne peut se faire que très rarement en eau, car ils détruisent l'étanchéité de la cuvette (corroie d'argile sur plafond et berges) ; les ponts ne sont pas modifiés, par contre les travaux d'abaissement du radier des écluses, de modifications des aqueducs et siphons passant sous le canal nécessitent des démolitions et reprises en sous œuvre délicates, exécutées en période de chômage : cette méthode n'est adoptée qu'en cas de force majeure, dans les biefs où l'on ne peut pas modifier l'altitude du plan d'eau (débouché de rigole alimentaire, aménagement trop coûteux de ponts, traversée à niveau de rivières. La méthode mixte, qui rassemble les inconvénients des deux précédentes. Cette méthode n'est utilisée qu'exceptionnellement. 
Par exemple, dans le bief de partage des Vosges, il fallait tenir compte de la présence de nombreux aqueducs ou siphons, le plafond n'a été baissé que de 10 centimètres. Les 30 centimètres restant ont été obtenus par élévation du plan d'eau, qui a entraîné des difficultés pour l'écoulement du débit de la rigole alimentaire de la Sarre. Wikipédia.] le Gr à été modifié, il ne longe plus le canal mais traverse le village, ou le café épicerie est fermer. Nous retrouvons l'ancien tracé au château d'eau de Grandvezin. Nous traversons Deuxville. Je sens la fatigue, peut être un peu la déshydratassions, il fait chaud, très chaud je prends même des coups de soleil. Hier soir, je n'ai pas assez mangé et ce matin au petit dèj je n'avais que du pain congelé et un font de brioche ouvert depuis je ne sais quand...  cela doit également y faire. Je fais une longue pose à l’ombre d’un petit bois. Je grignote un peu, et fait une sieste, pour cela je débranche le gps. J'ai le temps aujourd'hui je n'ai que 31 km. Hier
j'ai cru apercevoir les Vosges, aujourd'hui c'est la confirmation. Nous arrivons sur la grande Côte de Méhon, l’alternance de bois et de verger me procure un peu d’ombre. Nous sommes sur le plateau. a mes pieds, Luneville. Le panorama est magnifique au loin la chaîne des Vosges avec le Montron, au pied Luneville. [Connue pour son château, surnommé le "Versailles Lorrain" Lunéville
sort de l'ombre au Xe siècle. Auparavant, il n'y avait au confluent de la Meurthe et de la Vezouze que de modestes cabanes qui servaient de rendez-vous de chasse. Un premier château fut construit pour protéger le point de passage que constitue le pont sur la Vezouze, sur la route du sel que les sauniers et marchands empruntaient entre Rosières, Vic-sur-Seille, Marsal d'une part et Deneuvre, l'Alsace et la Bourgogne d'autre part. La seigneurie trouvait ainsi une source de revenus en prélevant un péage au passage du pont.

La ville a d'abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d'Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses descendants possédèrent la cité jusqu'en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu'à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul Ier.
Le vieux château féodal subsista jusqu'en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre 

de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold Ier de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c'est le château actuel.
Sous le règne de Léopold, la régence de son épouse Élisabeth Charlotte d'Orléans puis le règne nominal de l'ex-roi de Pologne Stanislas et le rattachement de la Lorraine à la France en 1766, Lunéville, à l'instar de Versailles en France ou Schönbrunn en Autriche, fut la capitale princière de la Lorraine, tandis que Nancy comme Paris ou Vienne restait capitale administrative.

Dans son siècle de Louis XIV, Voltaire, louant le duc Léopold, affirmait que l'on ne croyait pas avoir changé de lieu en laissant Versailles pour Lunéville. Sous le règne nominal de Stanislas, la cour de Lunéville se montre particulièrement perméable aux idées nouvelles: en 1737, les Francs-maçons persécutés à Paris fondent à Lunéville la première loge maçonnique de Lorraine ducale; celle-ci semble fonctionner jusqu'à la Révolution.
C'est à Lunéville, dans les salons de l'hôtel Beauvau-Craon, que fut signé le le traité de Lunéville par lequel s'est
provisoirement conclu l'affrontement entre l'Autriche de François II et la France consulaire de Bonaparte. Ce traité attribue à la France les Pays-Bas autrichiens (Belgique) et la rive gauche du Rhin.
Lunéville connut un essor important après la Guerre de 1870. En effet, le Traité de Francfort signé en 1871, fit de Lunéville une ville frontière. Une importante garnison y est affectée (le château est transformé en caserne) et la ville connaît un afflux de rapatriés alsaciens ou mosellans refusant de devenir Allemands. Certaines entreprises de ces régions s'installèrent à Lunéville. Ce phénomène n'est pas propre à Lunéville : des villes comme Nancy ou Belfort ont connu la même 

situation. On note ainsi l'usine de la Lorraine-Dietrich, fondée dès 1897 par la famille de Dietrich, reprise en 1905 par Édouard, Eugène et Adrien de Turckheim.
Lunéville est renommée pour sa manufacture royale de faïence, fusionnée avec celle, voisine, de Saint-Clément, qui continue la production de faïence de Lunéville.
La cité est également renommée pour sa broderie : la Broderie de Lunéville (un mélange de perles et paillettes), utilisée dans les ateliers de Haute couture. Un conservatoire a vu le jour pour la promotion de cette technique.
Anecdote : dans le film La Vache et le Prisonnier, l'acteur Fernandel s'évade d'Allemagne. Il se sait en France quand, arrivant dans une gare, il entend l'annonce « Lunéville ».)
Nous descendons en ville, traversons la Vezouze, quittons le Gr passons devant le château entrons dans l’immense cours un peu vide et poussons jusqu'au jardin en passant entre les colonnes et sous la voute. Revenons sur nos pas. Passons sous les arches à gauche du bâtiment et
entrons dans le vieux village par la rue du château, poursuivons la rue jusqu’à la monumentale église en grès rose. [L’église Saint-Jacques de Lunéville fut réédifiée dans le style Baroque à partir de 1730, comme église de l'abbaye Saint-Rémy de Lunéville. Après un premier arrêt des travaux par manque de financement, ils reprirent en 1745 grâce au roi Stanislas. La construction peut être attribuée principalement à Jean-Nicolas Jamesson pour le premier niveau, tandis que le Premier Architecte du roi, Emmanuel Héré, réalisa 
notamment les deux imposantes tours de 52 mètres (surmontées des statues de saint Michel terrassant le Dragon et de saint Jean Népomucène) ainsi que l'étonnant buffet d'orgue. Le décor du fronton fut sculpté en 1749 par Joseph Béchamp. En 1745, l'église accueillit aussi la paroisse Saint-Jacques, qui s'est maintenue jusqu'à nos jours. Wikipédia] J'aime pas trop. C'est un peu gros. J’erre dans Luneville pour trouver une épicerie. Je ne trouve que monoprix. Mon hôtel est à Moncel les Lunéville pour si rendre nous traversons les faubourgs puis la zone commerciale ou l'on trouve un grand Cora. A monoprix j'avais trouvé ce que je voulais et il n'y avait personne.































Montées  Distance Km  Km au total en %  Vitesse en Km/h  Temps h:m:s
   Entre 30 et 55%  0  0  0  0:00:00
   Entre 15 et 30%  0.12  0.39  3.06  0:02:21
   Entre 10 et 15%  0  0  0  0:00:00
   Entre 5 et 10%  0.111  0.36  3  0:02:13
   Entre 1 et 5%  10.349  33.79  3  3:26:43
   Total  10.579  34.54  3  3:31:17
 Terrain plat
   Dénivelées de 1 %  10.596  34.59  3  3:31:44
 Descentes
   Entre 1 et 5%  7.871  25.7  3  2:37:15
   Entre 5 et 10%  1.248  4.07  3.01  0:24:51
   Entre 10 et 15%  0  0  0  0:00:00
   Entre 15 et 30%  0.334  1.09  3.05  0:06:35
   Entre 30 et 55%  0  0  0  0:00:00
   Total  9.453  30.86  3.01  3:08:41
  Total trace:   30.63  100 %  3  10:11:42



 
 
 
 Vous trouverez toute mon Périple en cliquant sur le lien ; 
https://randosacaudos.blogspot.com/p/mon-periple.html

Randonnée Le Plus Loin Possible : Etape 65 : Liverdun – Cerville


Poursuite de mes promenades autour de la France (Randonnée Le Plus Loin Possible) dans le Grand  Est

Aujourd’hui l’étape sera entre Liverdun et Cerville en Meurthe et Moselle 


  J’ai ajouté pour ces parcours de montagne le dénivelé négatif. Lorsque j’ai annoncé à mon groupe de randonneurs du dimanche que je partais deux semaines pour traverser à pied le Vercors, une partie de la Drôme pour me rendre dans les Alpes de Haute Provence… En bon fanfaron, je leur dis que ce sera facile, je ne fais que descendre… vers le Sud-Est. En effet beaucoup de descentes surtout dans le Vercors et cela fait mal aux cuisses. J’ai ajouté également l’indice IBP qui évalue automatiquement la difficulté d’un itinéraire

L’exemple est simple à comprendre. Un parcours classé rouge vous le trouverez plus ou moins facile suivant votre préparation physique. 

En regardant le tableau en fin de page, un indice 84 est difficile pour une préparation moyenne. Dans le parcours Saint Nizier - Lans en Vercors, classé 84, la seule vraie difficulté sera la distance et le dénivelé. 
Le parcours se faisant en grande majorité sur des chemins. 


Mais Moyen pour une haute préparation, et facile à très facile pour une très haute préparation.

L’année dernière j’ai rencontré une randonneuse qui partait pour Saint Jacques de Compostelle sans aucune préparation. La marche, connaissait pas, m’avoue t’elle lorsque nous attendions que l’hôte nous ouvre sa porte. Après cinq jours, ses pieds étaient en sang, et elle n’était que dans les Landes. On était loin de la montagne, loin de chemins difficiles.


 Liverdun – Cerville


mardi 22 aout 2017

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Carte OpenStreet      Trace GPS & Topo sans Commentaires       Trace Randogps              

Le code mobile de cette randonnée est b181425

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km    Temps    arret    V/d    V/g    dénivelé    IBP

37     6:55       1:00     5,4      4,7         175+     73

Je suis un peut déçu par Liverdun, dans la mesure ou je n'ai pas trouvé de panorama me permettant de prendre en photo ce village tout en arrondi. Aujourd'hui c'est une étape de transition. Je pense même que cela va devenir trois jours de transition. Trente huit kilomètres pas trop difficiles. Cela commence par, une longue grimpette dans les bois. Une fois sur le plateau nous marchons sur un large chemin, se nomment le chemin de la  procession. Nous quittons le Gr 5 pour prendre le Grp du pays de Metz à Nancy nous amenant à Pompey par le chemin de la grande tranchée. Certainement en souvenir de la guerre. Le chemin est large et la foret semble loin. Nous descendons vers le village par le centre aéré et débouchons sur la Moselle pratiquement à l’embouchure avec la Meurthe [La Moselle (Musel en luxembourgeois, Mosel en allemand) est une rivière du nord-est de la France, du Luxembourg et de l'ouest de l'Allemagne, affluent en rive gauche du Rhin. Elle prend sa source dans le massif des Vosges à Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne. Sa longueur totale est de 560 kilomètres : 314 kilomètres en France, 39 faisant frontière entre le Luxembourg et l'Allemagne
langues verdâtre peu engageantes
, et 208 exclusivement en Allemagne. Par ailleurs, c'est sur cette rivière qu'est situé le tripoint Allemagne-France-Luxembourg.
Une fontaine située à 731 mètres d'altitude (près du col de Bussang dans le département des Vosges) est présentée comme sa source officielle, mais la rivière se forme de la réunion de plusieurs ruisseaux dont certains sourdent à plus de 1 000 mètres, sur les pentes du Grand Drumont.
 Autrefois, la Moselle rejoignait la Meuse à hauteur de Pagny-sur-Meuse. La « capture » de la Moselle a lieu au début de l'ère quaternaire. À hauteur de Toul, la Moselle oblique vers le nord-est pour franchir le pied de l'actuelle côte de Moselle. Son cours a ainsi rejoint un affluent de la Meurthe, alors très puissante rivière au débit fluvio-glaciaire, cet affluent n'était qu'un modeste ruisseau se jetant dans celle-ci en aval de Frouard. La capture modifie évidemment le réseau hydrographique, et en particulier depuis la fin des temps glaciaires. La Moselle a aujourd'hui un débit plus important : elle est l'artère principale et la Meurthe n'est plus que son modeste tributaire oublié. Ce parcours tortueux, entre Neuves-Maisons et Liverdun, est souvent connu sous le nom de boucles de la Moselle. L'hypothèse ancienne d'une érosion régressive, fondée sur le lit plus profond de la Meurthe, est abandonnée. Dans les années 2000, la prise en compte d'un sous-tirage karstique, très favorisé en milieu périglaciaire, explique mieux le déversement vers le modeste affluent de la Meurthe.
La Meurthe : prend sa source au Montabey entre le Hohneck et le col de la Schlucht, dans le département des Vosges. Un panneau à côté de la route des Crêtes en précise l'endroit. Elle a donné son nom au département de la Meurthe de 1790 à 1871 dont la part principale est devenue le département de Meurthe-et-Moselle après l'annexion par l’Empire allemand d'une partie de la Lorraine. Cette rivière canalisée pour franchir Nancy s’unit à la Moselle au lieu-dit La Gueule d'enfer à Custines. Comme la Moselle s'unit au Rhin à Coblence, toutes ces eaux de surface parviennent à la mer du Nord et appartiennent au bassin français Rhin-Meuse.
La longueur du cours d'eau s’estime entre 159 et 170 kilomètres selon le type de mesure. La référence française en la matière, le SANDRE statue à 160,6 km. Ses principaux affluents sont la Fave, le Rabodeau, la Plaine, la Vezouze, la Mortagne et le Sânon.
a Voivre et Étival-Clairefontaine. Après le défilé des Châtelles, en amont de Raon-l'Étape où elle rejoint la Plaine, elle s’épanche dans une large vallée de Baccarat vers Saint-Clément.
La longueur du cours d'eau s’estime entre 159 et 170 kilomètres selon le type de mesure. wikipédia] Nous traversons la Moselle au premier pont, descendons les escaliers à gauche tout de suite après le pont et longeons ce que j’ai pris pour la rivière mais qui n’est qu’un plan d’eau. Ce n'est pas encore le canal, malgré l'écluse ce n'est qu'un bassin desservant des usines. Le canal de la Marne au Rhin est un peu plus loin, il faut passer sous le pont sncf et, face à nous, les portes de l'écluse. C'est un peu lugubre comme passage, je ne me sens pas à lèse. La suite n'est pas évidente la carte nous dit que nous traversons l'écluse et c'est possible. Pas au niveau des portes amont mais au porte aval proche du pont sncf c'est autorisé. A la sortie de l’écluse prendre le chemin de gauche coupant le bassin permettant aux péniches de tourner. Nous débouchons sur la route passant sur le pont ou nous retrouvons le balisage. L’on se dirige vers la gare passons devant la maison et retrouvons par un chemin les bords du canal. Le balisage longe le canal vers la route puis nous fait traverser le pont au dessus de ce dernier et reprend le chemin de halage derrière la maison face à la gare. Jusqu'à Nancy nous suivons le canal d'un coté la ligne de chemin de fer et quelques industries, de l'autre le canal et quelques maisons, c'est long, pas très beau, l'avantage sur le nombre de kilomètres d'aujourd'hui le terrain est plat. Poursuivons le canal jusqu'à l'entrée de Nancy. [Canal de la Marne au Rhin : long de 314 km et 178 écluses à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie. Les premiers projets de construction remontent aux années 1780, mais la mise à l'étude du canal fut réalisée par l'ingénieur des ponts et chaussées Barnabé Brisson à partir de 1826. Les travaux furent menés par l'ingénieur polytechnicien Charles-Étienne Collignon (1802-1885). Commencé en 1838, le canal fut mis en service en 1853. La traction humaine et animale fait place à la traction électrique à partir de 1895, sur rails ou sur route, et sur pneumatiques à partir de 1933, avant la généralisation des chalands automoteurs.  En plus de 150 ans, le canal de la Marne au Rhin a été transformé, amélioré et modernisé. Après la guerre de 1870 et la perte de l'Alsace et de la Moselle, il a fallu assurer les ressources en eau, en diminution avec la perte des étangs de Gondrexange, du Stock, de Réchicourt, et de la prise d'eau dans la Sarre ; l'étang de Parroy fut ainsi construit. Des escaliers d'écluses ont été remplacés par une écluse de haute chute (accès à la Moselle à Frouard, Saverne), des écluses ont été doublées, vers 1930, là où le trafic le nécessitait : à Foug, et de Jarville à Varangéville ; le pont-canal de Liverdun et celui de la Madeleine ont été élargis pour permettre la navigation à double sens, des sections sinueuses ont été abandonnées au profit de tracés plus direct, les écluses du versant Meurthe de Réchicourt jusque Dombasle (bief 23 dans lequel débouche la prise d'eau dans la Meurthe) ont été équipées dans les années 1950 de pompes électriques pour remonter l'eau de bief en bief. Sur les secteurs les plus fréquentés, les écluses ont été mécanisées puis automatisées par le système de la société Saxby, dès la fin de l'année 1977. De 2004 à 2008, quatre écluses du versant Meurthe, situées entre Lagarde et Bauzemont, ont servi de site test pour la mise au point de nouveaux systèmes d'automatisation, permettant notamment un contrôle des phases de l'éclusage depuis un terminal électronique embarqué sur le bateau.
Dans les années 1960, le mouillage a été porté à 2,60 mètres pour permettre un enfoncement à 2,20 mètres des bateaux, travaux inscrits aux IIIe, IVe et Ve « Plans de Modernisation et d’Équipement », s'échelonnant entre 1958 et 1970. Cette augmentation du mouillage de 40 centimètres s'est faite de plusieurs façons. La plus fréquente : élévation du niveau du plan d'eau par rehaussement des digues, des bajoyers et des portes d'écluses, ainsi que des ponts ; ces travaux peuvent être menés sans arrêter la navigation. Une autre technique d’augmentation du mouillage utilisait l'abaissement du plafond. L'exécution d'importants travaux de terrassements ne peut se faire que très rarement en eau, car ils détruisent l'étanchéité de la cuvette (corroie d'argile sur plafond et berges.) Les ponts ne sont pas 
modifiés, par contre les travaux d'abaissement du radier des écluses, de modifications des aqueducs et siphons passant sous le canal nécessitent des démolitions et reprises en sous œuvre délicates, exécutées en période de chômage : cette méthode n'est adoptée qu'en cas de force majeure, dans les biefs où l'on ne peut pas modifier l'altitude du plan d'eau (débouché de rigole alimentaire, aménagement trop coûteux de ponts, traversée à niveau de rivières. La méthode mixte, qui rassemble les inconvénients des deux précédentes. Cette méthode n'est utilisée qu'exceptionnellement. Par exemple, dans le bief de partage des Vosges, il fallait tenir compte de la présence de nombreux aqueducs ou siphons, le plafond n'a été baissé que de 10 centimètres. Les 30 centimètres restant ont été obtenus par élévation du plan d'eau, qui a entraîné des difficultés pour l'écoulement du débit de la rigole alimentaire de la Sarre.] Le chemin est long et peut intéressant. Nous sommes souvent entre la ligne de chemin de fer et des zones industrielles. Nous approchons de Nancy en apercevant sur la colline les affreux immeubles des années 1960 une longue barre d’habitations et une tour. [Capitale du duché de Lorraine jusqu'au rattachement de celui-ci au Royaume de France en 1766, évêché depuis 1777, Nancy est le chef-lieu du département  de la Meurthe de 1790 à 1871 puis de Meurthe-et-Moselle à partir de 1871. Située au cœur des côtes de Moselle, dans une demi-cuvette entre plusieurs collines formant des petits plateaux souvent boisés, aux coteaux parfois abrupts (altitude variant entre 200 m et 380 m). La plaine dans laquelle se place la cité est sans ouverture à l'ouest et au nord-est. Nancy possédait au Moyen Âge une valeur défensive topographique médiocre du fait de sa situation en cuvette. Frouard, qui possédait d'ailleurs un château, et sa position au point de confluence, ou Saint-Nicolas-de-Port par exemple, auraient sans doute été des choix géographiques plus stratégiques pour une place-forte. Cependant, lors de la création de la ville, le site de Nancy était une plaine au cœur du duché de Lorraine permettant un développement urbain peu contraignant. La naissance de Nancy est liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIe siècle, par Gérard d'Alsace qui y fonde une petite cité qui deviendra la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIVe siècle. En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier, la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Elle sera reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château. Vous trouverez la suite dans wikipédia] Les maisons ce densifies  nous quittons le Grp de Metz a Nancy traversons le pont au dessus du canal, nous entrons dans le quartier des trois maisons. Passons une première porte, puis une seconde ce sont les portes de la Graffe, [imposant vestige des fortifications médiévales, érigée au XIVe siècle au nord de la ville-vieille. L'imposant bâtiment, constitué d'une tour centrale carrée où s'insère la porte elle-même, flanquée de deux tours rondes plus élevées, borne la Grande-Rue au nord. Les murs en pierres de taille parées de briques rouges dans les parties basses sont épais de trois mètres. La porte centrale, en forme d'arc brisé en tiers-point, est surmontée d'une niche où l'on a placé une statue en ronde-bosse d'une vierge à l'enfant du XIVe siècle. Deux fenêtres encadrent cette niche et, de part et d'autre, deux bas-reliefs des profils casqués des ducs de Lorraine Raoul (à l'ouest) et Jean (à l'est) se regardent. Un chardon lorrain orne le sommet de la niche, elle-même surmontée d'une croix de Lorraine et d'une ceinture de mâchicoulis en accolades et à consoles formées d'un triple tore, d'un style résolument gothique. De part et d'autre de la croix de Lorraine, deux têtes casquées en bas-relief se font face. Selon les inscriptions, il s'agit des effigies de
Charles II, vainqueur de Louis d'Orléans en juillet 1407 à la bataille de Champigneulles et de René II, vainqueur de Charles le Téméraire en janvier 1477 à la bataille de Nancy. L'ensemble est encadré par deux gigantesques tours rondes aux toits coniques, percées de fenêtres permettant les tirs de tous côtés et dont les plus hautes sont surmontées de corbeaux destinés à soutenir des volets de bois disparus. À côté de la tour ouest, un escalier extérieur donne accès à la terrasse au-dessus du passage voûté, ce qui permet de découvrir une échauguette carrée en briques rouges située à l'arrière de la tour est, invisible depuis la rue, ainsi que la façade interne du bâtiment Renaissance surmontant la porte au nord,
 du côté de la rue de la citadelle. Wikipédia] Longeons la grand rue et passons devant le Palais Ducal 
[Lorsqu'il fut enfin maître de ses états libérés de Charles le Téméraire, René II constata que le château de ses ancêtres tombait en ruines ; en 1502 il fit élever un corps de logis neuf dans l'alignement de la collégiale Saint-Georges. La conception du futur palais est due à Jacques de Vaucouleurs qui resta à la tête du chantier jusqu'en 1522 ; les travaux se poursuivirent sous les règnes du fils de René, Antoine, ils ne s'achevèrent que sous le règne de Charles III. Il n'est sans doute pas indifférent que le duc Antoine ait participé à la bataille de Pavie, puisqu'il connut l'art de la Renaissance
 en Italie. Epoux de Renée (fille du connétable de Bourbon) ; il fréquenta dans sa jeunesse le château de Blois dont la porte monumentale a inspiré la porterie du palais ducal de Nancy (à laquelle travailla le sculpteur Jacquemin de Lenoncourt de 1511 à 1512) avec son décor de candélabres, de grotesques, de putti, de trophées d'armes et la statue équestre d'Antoine (par Mansuy Gauvain) campée dans une niche à l'arc surbaissé. Cette statue fut brisée à la Révolution, Giorné Viard la restitua (1851) en mariant la pierre ocre de Jaumont aux structures de calcaire oolithique blanc. http://www.nancy-tourisme.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/ville-vieille/palais-ducal/]
Nous passons devant la basilique Saint Epvre. [basilique de style néogothique construite au XIXe siècle en pierre d'Euville, dédiée à Saint Epvre, évêque de Toul, dont des reliques sont conservées dans une châsse dans le maître-autel. Le duc Thierry II de Lorraine établit l'église paroissiale en 1080. Entre 1436 et 1451, l'édifice est entièrement rebâti dans le style gothique, dont le clocher servait également de tour de garde puisqu'il était le point le plus haut de la ville médiévale. L'église est démolie en 1863, le clocher-tour qui devait-être intégré à la nouvelle église ne lui survivra que quelques années. Prosper Morey, l'architecte désigné pour reconstruire l'édifice, choisit un style néogothique qui permet une très bonne intégration dans le centre historique de Nancy. La première pierre est posée en mai 1864 tandis que dès 1865, Monseigneur Joseph Trouillet se charge de recueillir des dons pour financer la construction de
ce prestigieux projet, il a notamment le soutien de François Joseph Charles de Habsbourg-Lorraine qui visite le chantier le 22 octobre 1867 avec ses deux frères Charles-Louis et Louis-Victor. Fort de ce soutien, Monseigneur Trouillet sollicite aussi celui de Napoléon III et gagne ceux de l'ancienne noblesse lorraine... tant est si bien qu'il hérite du surnom de « roi des mendiants et mendiants des rois ». Elle présente des proportions honorables : la flèche pointe à 87 mètres pour un édifice d'une centaine de mètres de long. La nef mesure 84 mètres de long, et a une hauteur sous voûte centrale à 24 mètres. Le projet reçut d'ailleurs les louanges de Viollet-le-Duc. L'église est consacrée en 1871. Le 26 novembre 1874, l'église est élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie IX.  En décembre 2012, l'archiduc Christophe d'Habsbourg-Lorraine, descendant des ducs de Lorraine, s'est marié à la basilique. Le 15 décembre 
2013, au cours d'une messe pontificale, une relique du Bienheureux Charles Ier de Habsbourg-Lorraine a été transférée dans la basilique. Wikipédia] traversons la place de la carrière,
[édifiée à partir du XVIe siècle. La place est située dans le prolongement de la célèbre place Stanislas, dont elle n'est séparée que par l'arc Héré. La Place Neuve de la Carrière est créée au XVIe siècle lors de l'agrandissement des fortifications de la ville médiévale, et les nobles de Nancy y firent édifier leurs hôtels particuliers. Dès sa création elle sera le lieu des tournois, joutes et autres activités équestres. Dès la fin du XVIe siècle, les occupants français percèrent une porte dans les remparts, la Porte Royale, pour créer un axe de communication vers la ville-neuve construite au sud, derrière les remparts. Au nord se situait une aile du palais des Ducs de Lorraine, aile détruite par le Duc Léopold 
désireux de se faire construire un nouveau Louvre qui ne sera jamais achevé. Au sud-est sera édifié au début du XVIIIe siècle l'hôtel de Beauvau-Craon, actuellement cour d'appel, œuvre de Germain Boffrand. Stanislas Leszczynski, récent monarque de Lorraine, décide de réunir la ville-vieille à la ville-neuve en réutilisant la Carrière, la Porte Royale, et une vaste esplanade qui deviendra la place Stanislas. Au nord, sur les ruines inachevées du nouveau Louvre de Léopold, est édifié le Palais de l'Intendance (actuel Palais du Gouvernement) entouré d'une large colonnade en hémicycle ornée de statues et bustes de dieux de l'Olympe, bordée de deux hôtels particuliers qui s'alignent avec ceux de la Renaissance, l'Hôtel Héré et l'Hôtel de Morvilliers wikipédia] passons sous l’arc Héré, puis la célèbre place Stanislas.
[Voulue par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński, elle a été construite entre 1751 et 1755 sous la direction de l'architecte Emmanuel Héré. Son nom et sa statue centrale ont évolué au gré des bouleversements de l'histoire de France ; elle porte son nom actuel depuis 1831. De belles proportions (106 mètres sur 124 mètres), son rôle dans l'urbanisme de la cité, reliant deux quartiers autrefois indépendants. L'architecture et les monuments sont plus typiques d'une capitale d'Ancien Régime que d'une simple cité de province. Ainsi la planification urbaine d'une grande cohérence architecturale affirme, lors de sa construction, la persistance du pouvoir du duc de Lorraine, qui bénéficie alors
encore de son indépendance. Dans le cadre des manœuvres diplomatiques visant à annexer le duché de Lorraine au royaume de France, Stanislas Leszczyński, ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV, avait reçu le duché en viager en 1737.
Le duc Léopold avait entrepris la reconstruction de la Lorraine, ravagée par les guerres du siècle passé. Il s'était entouré d'architectes et d'artistes comme Germain Boffrand qui formera Emmanuel Héré, la famille Mique, Barthélemy Guibal, Lamour... 
Stanislas trouve donc une équipe d'artistes de grand talent à son arrivée. Important l'art baroque d'Europe centrale, il insuffle une innovation de style en Lorraine qui servira d'inspiration pour des réalisations ailleurs en France. Wikipédia]
 

           
 

Nous passons devant la cathédrale Notre Dame de L’annonciation [Au Moyen Âge, les villes de Metz, Toul et Verdun, soumises à 'autorité de leur prince-évêque, devinrent indépendantes du Duché de Lorraine,lequel ne possédait donc plus de siège épiscopal dans son territoire et sa capitale, Nancy, dépendait alors de l'évêché de Toul.

    Lorsque ce dernier fut sous tutelle française à partir de 1552), les ducs de Lorraine tentèrent d'obtenir un siège épiscopal à Nancy. Après maints efforts, ils obtinrent l’élévation de leur capitale au rang de siège primatial en 1602. La 
construction de l'actuelle cathédrale n'a commencé qu'en 1703 sous le règne du duc Léopold, et fut poursuivie par le roi Stanislas. Insatisfait par la création d'un chapitre primatial à Nancy, le duc Léopold propose, en 1717 la création d'un évêché à Saint-Dié, car bien qu'appartenant au duché de Lorraine, Saint-Dié ne dépendait d'aucun des Trois-évéchés. Malgré l'appui du Vatican, le Régent de France, bien que beau-frère du Duc, s'opposa fermement à la création d'un évêché Lorrain (1721). La première messe y fut célébrée le 1er novembre 1742. Avec la mort de Stanislas et la réunion définitive de la Lorraine à la France, plus aucune barrière politique n'empêchait - enfin - la création d'un évêché à Nancy. Le trop grand diocèse de Toul fut démembré pour former les trois diocèses de Toul (à l'aire géographique fortement réduite), de Nancy et de Saint-Dié, tous suffragants de Trèves. Le nouveau diocèse de Nancy prit comme cathédrale la primatiale de Lorraine à Nancy. L'évêque de Nancy cumule alors le titre de primat de Lorraine ; c'est toujours le cas aujourd'hui. Les plans ont été conçus en 1700 par l'architecte Giovanni Betto qui s'inspira de l'église Sant'Andrea della Valle de Rome. Le plan fut modifié par Jules Hardouin-Mansart et la cathédrale terminée à l'économie par Germain Boffrand. Le plan intérieur est en forme de croix latine. La nef mesure 60 mètres de longueur pour un peu moins de 14 mètres de large. L'ensemble de la cathédrale est d'ordre corinthien. Dans la nef, des anges sculptés présentent des attributs symboliques de la Vierge Marie.
 Une coupole est décorée d’une fresque dédiée à la « gloire céleste » exécutée par un artiste nancéien, Claude Jacquart, entre 1723 et 1727. Wikipédia] Par les petites rues nous regagnons le canal. Normalement nous devons être sur le Gr 534 mais le balisage manque. Je remarque des losanges rouge c'est en faite le balisage du Gr. Ici ce n’est pas la FFRP qui balise, mais le club Vosgien et pour ce faire remarquer ils n’ont pas suivi la typologie que l’on trouve dans toute la France. Fini les barres horizontales rouge et blanche bienvenu dans le n'importe quoi. C'est un peu long ce parcours heureusement qu'il fait beau c'est un peu moins lugubre d’un coté de Nancy les bords du canal sont bordés par la ligne SNCF et des industries, de ce coté nous avons les immeubles. Un peu avant Bosserville au débouché du canal de jonction avec le canal de l’Est nous traversons une passerelle qui mériterait d'être refaite. Pas rassurent de passer la dessus... Au loin nous apercevons ce que j'ai pris pour un château mais qui n'ai qu'une chartreuse devenue lycée
professionnelle.... [de style classique érigée au XVIIe siècle, sur une rive de la Meurthe, En 1632 des chartreux venus de Rettel (Moselle) s'étaient vu confier le domaine de Sainte-Anne à Laxou, confisqué par le duc de Lorraine Charles IV après l'exécution de son ancien propriétaire Melchior de la Vallée pour sorcellerie. Mais ils obtinrent ensuite du duc un terrain plus retiré à Bosserville, et la Chartreuse fut fondée en 1666 pour permettre leur installation.
Cette nouvelle implantation, plus conforme aux idéaux de l'Ordre cartusien, leur a de plus permis de faire bâtir un grand ensemble homogène, presque un modèle de chartreuse. Charles-Henri de Lorraine-Vaudémont, souverain de Commercy, y fut inhumé en 1723.
L'ensemble fut nationalisé en 1798. Entre 1907 et 1936, la Chartreuse accueille le grand séminaire de Nancy. Depuis 1962, elle héberge un lycée technique et professionnel, le lycée Saint-Michel de Bosserville. L'ensemble a été édifié par l'architecte italien Giovanni Betto, qui est également le premier architecte de la Cathédrale de Nancy. La construction commença en 1666 tandis que la chapelle fut bâtie de 1685 à 1687 dans un style baroque.
La plupart des matériaux de construction sont issus du démantèlement des fortifications de Nancy sur ordre de Louis XIV, mais probablement aussi du château de Custines. wikipédia] Je poursuis en longeant la Meurthe et après le lycée nous sommes obligé de suivre la D 2 mais une piste cyclable nous laisse en sécurité sur cette route à forte circulation. A Art sur Meurthe nous
prenons la D 126 (c’est très long, il n’y a pas un arbre pour s’abriter durablement du soleil. Sur mon topo j’avais indiqué voir s’il n’y a pas un autre chemin. Je ne pense pas que le chemin des fraises soit la solution il traverse un bois et un champ avec de petits cercles les uns à coté des autres, dont demain je saurais que les petits ronds sont les puits pour l’extraction du sel. Que les chemins que nous voyons sont à l’intérieur d’une carrière. En suivant le GR 534 il me semble que le kilométrage dépasse 40 km.) Long ce bitume. A Lenoncourt nousprenons la première rue à gauche et nous trouvons le Grp du
 pourtour de Nancy et les losanges du Gr 534. Nous le quittons dans le bois. Attention ne vous fiez pas à l'étang sur la carte, pour quitter le Gr on ne le voit pas. Un petit chemin sur la droite nous permet de rejoindre Cerville. Je me suis demandé s'il ne se terminerait pas en cul de sac ce chemin. Il ne semble pas beaucoup utilisé. Nous débouchons dans les champs et l'on aperçoit le village.
Drôle d’impression cette chambre d’hôtes. Enfin pas la chambre par elle-même qui est très bien, même s’il manque une
 penderie, mais par l’hôte. J’ai eu la mauvaise impression que lorsqu’il ma vu avec mes grosses chaussures et mon sac à dos il se moquait de moi avec son petit sourire et son air supérieur. Il me prenait certainement pour un hurluberlu, l'un de ses BOBO Parisiens, marchant avec un sac à dos parce que c'est la mode. Ou que cela permet  de raconter une histoire le matin à la machine à café. Ou bien de briller le soir en société...
Chartreuse de Bosserville
C’est ici que l’on m’affirme que la France dispose d’un gisement de gaz (En effet on a trouvé du gaz de schiste entre Thionville et Nancy mais il n’est pas exploité, la fracture hydraulique étant interdite…)
C’est ici que l’on ne sait pas me conter l’histoire de la ferme qui fut l’ancien château du village… 


Montées  Distance Km  Km au total en %  Vitesse en Km/h  Temps h:m:s
   Entre 30 et 55%  0  0  0  0:00:00
   Entre 15 et 30%  0  0  0  0:00:00
   Entre 10 et 15%  0  0  0  0:00:00
   Entre 5 et 10%  0.032  0.11  3.01  0:00:38
   Entre 1 et 5%  5.659  19.2  3  1:53:00
   Total  5.691  19.31  3  1:53:38
 Terrain plat
   Dénivelées de 1 %  18.512  62.81  3  6:09:57
 Descentes
   Entre 1 et 5%  3.949  13.4  3  1:18:54
   Entre 5 et 10%  0.534  1.81  3.02  0:10:36
   Entre 10 et 15%  0.461  1.57  3.01  0:09:11
   Entre 15 et 30%  0.329  1.12  3.04  0:06:29
   Entre 30 et 55%  0  0  0  0:00:00
   Total  5.273  17.89  3.01  1:45:10
  Total trace:   29.48  100 %  3  9:48:45



 
 
 
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