Aujourd'hui nous partons en Loire Atlantique et plus précisément dans le Pays de Retz à Pornic
juin 2023
Après
une balade dans l’estuaire en pensant rejoindre Nantes par de petites
promenades, je réfléchi, qu’il me serait plus utile de poursuivre mon trait de
côte, la baie de Bourneuf et la cote de Jade en poursuivant mes petites balades
de La Barre du Monts à Mindin, je pourrais dans mes promenades itinérantes
autour de la France diriger mes pas vers, Challans et sauter la cinquantaine de
kilomètres que j’aurais déjà parcouru en petites promenades et reprendre mon
itinéraire à Saint Nazaire.
Il est bien difficile de se garer à Pornic. Pornic bien trop de monde à n’importe quel moment de l’année. Si vous avez le loisir venez-y en train, c’est bien plus tranquille. Je démarre du port, et trouve de la place sur le parking du casino. Je n’ai pas beaucoup de solution de secours hors mis le train. Consulter les offres et horaires sur https://www.ter.sncf.com/pays-de-la-loire
Pour se rendre à Pornic/Sainte Marie c’est simple, de Nantes c’est balisé. Il faut rejoindre la route Bleu (D 213) par la D 751 puis sortir à Pornic centre.
[Le site de Pornic
est occupé depuis des millénaires. Sa situation en bord de mer et sa proximité
avec les salines de la baie de Bourgneuf, autrefois actives, ont attisé les
convoitises. Avant d’être la station balnéaire que l’on connaît, Pornic fut
ainsi un grand port du royaume… Les falaises de Sainte-Marie sur Mer et du
Clion sur Mer ont été occupé depuis des millénaires comme le prouvent les
nombreux monuments mégalithiques qui y sont érigés – dolmen de la Joselière et
du Prédaire, tumulus des Mousseaux… Les premiers siècles sont marqués par de
nombreuses invasions. Situé à proximité de la baie du sel et de l’estuaire de
la Loire, facilement accessible par la mer, le Pays de Retz attire les
convoitises des Romains, Sarrasins, Vikings. Ces derniers, notamment, le
pillent et l’occupent en partie du VIIIe siècle jusqu’au milieu du Xè siècle.
Après trois siècles
de lutte entre Francs et Bretons, les Pays de Retz, de Nantes et de Rennes sont
intégrés en 851 au royaume breton, en vertu du traité d’Angers, acte de
naissance de la Bretagne historique. En 938, le duc Alain Barbetorte pourchasse
les Vikings jusqu’à Pornic et libère le Pays de Retz. Il fait édifier un
château – à l’emplacement de celui que l’on connaît – pour défendre la marche
sud du duché et la “baye” de Bretagne, actuelle baie de Bourgneuf et Marais
Breton. Au milieu du XIè siècle, Pornic est intégré aux Rais de
Machecoul. Le nom même de Pornic apparaît pour la première fois en 1083, il
serait tiré de Porsniti qui signifie port. Au début de la guerre de Cent Ans,
les Anglais contrôlent la baie de Bourgneuf. Le Pays de Retz est érigé en
baronnie de Rais laquelle échoit
en 1422 au tristement célèbre Gilles de Rais.
Le port de Pornic prend son essor à partir du XVIè siècle. Du
cabotage à la pêche côtière, il s’affirme aussi pour la course à partir de 1668
et pour la pêche à la morue jusqu’au milieu. Cette activité profite aux
chantiers navals qui se développent fortement. Parallèlement, le chemin des
douaniers est aménagé le long du littoral pour surveiller le trafic maritime et
éviter la contrebande. La révolution est accueillie favorablement en Pays de
Retz. Le territoire est intégré en 1790 au département de la Loire-Inférieure
issu du découpage de la province de Bretagne en cinq départements. C’est ici
aussi que commencera véritablement l’insurrection contre-révolutionnaire en
1793. Le Pays de Retz fera partie de la Vendée militaire. Pornic devient un
lieu de villégiature très prisé et fréquenté par des personnalités des lettres
et des arts dont Gustave Flaubert, Auguste Renoir, Émile Littré, Jules
Michelet… De magnifiques villas balnéaires sont édifiées entre Pornic et
Sainte-Marie, et dans le quartier de Gourmalon où l’on vient aussi prendre les
eaux à la source de Malmy.
L’ouverture de la ligne de chemin de fer Nantes-Pornic en 1875 facilite l’arrivée des touristes. Le vieux port voit débarquer de nombreux navires marchands, en particulier les fameuses goélettes danoises. Quant aux chantiers navals Fortineau, ils sont à leur apogée après 1875. La construction du casino du Môle en 1908 consolide la réputation de la station de plus en plus fréquentée. Dans l’entre-deux-guerres, notamment, les artistes sont toujours nombreux – Paul Léautaud, Marc Elder, Max Ernst, Julien Gracq… – à venir goûter aux charmes et à la douceur de Pornic.
Le 17 juin 1940, le naufrage du Lancastria est un dramatique prélude aux sombres années à venir. Bombardé par la Luftwaffe, le paquebot britannique coule au large de Saint-Nazaire avec 9 000 soldats à son bord. Plus de 3 000 périssent et certains sont inhumés au cimetière militaire de la commune. Dès le 26 juin 1940, Pornic est occupée par l’armée allemande et ne sera libérée que le 1er mai 1945, trois jours après la capitulation de l’Allemagne.
Au milieu des années 50, Pornic vit pleinement le développement du tourisme et obtient le titre de station balnéaire classée. En 1971, la mise en service du port de plaisance de la Noëveillard assoit encore un peu plus cette vocation. https://www.pornic.fr/pornic-ma-ville/decouvrir-pornic/histoire/ ].
En
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Km Temps Arret V/d V/g Dénivelé
Je
parts de la gare de Pornic, [l’arrivée de la ligne
de chemin de fer en 1875 favorise l’essor de la station balnéaire. Doc office
de tourisme]. Traversons la rue du Général de Gaulle, pour suivre le
quai du Commandant l’Herminier, longeons le port, [Le
port permet de trouver refuge aux navires en cas de vents forts au cœur de la
ria, une vallée régulièrement envahie par l’Océan. L’activité de pêche reste
active même si elle a longtemps été essentielle à la vie économique et au
développement de l’agglomération. https://lesportsdeloireatlantique.fr/fr/liste-des-ports/port-de-peche-de-gourmalon-a-pornic ]. Sur la gauche un affreux bâtiment avec ses
fenêtres en demi cintres bordées de briques, (il dénote avec l’harmonie du
reste de la rue, c’est la minoterie de Pornic [Implantée
sur le terrain de l’ancienne corderie, cette minoterie est l’emblème d’une
tradition meunière ancienne à Pornic. Elle a été construite dans les années
1880. À cette époque, le trafic du port de Pornic rivalise avec celui de
Noirmoutier et se spécialise dans le commerce de farines, de charbon et de bois
importé. file:///d:/Downloads/
circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf ]. Nous avons une magnifique vue
sur la ville haute, l’église et un peut plus loin noyé dans la verdure le
château. [Sa
physionomie actuelle date de la fin du XIXème siècle. Au XVème siècle, le tristement célèbre Gilles de
Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, en fût le propriétaire mais n'y résida pas. Au milieu du Xe
siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne, fait de
Pornic une place forte en faisant construire un château-fort en bois. Il est
occupé par une garnison qui protège l'entrée de Pornic. Au XIIIe siècle, il appartient aux seigneurs de
Rais qui construisent un nouveau
château en pierre. Le plus connu des seigneurs de Rais sera Gilles de
Rais au XVème siècle qui
n'y résida pas lui préférant le château de Machecoul. A la fin du XVIIIe
siècle, le château est la
propriété du Marquis de Brie-Serrant. Avec la Révolution française ses biens sont
confisqués et le château tombe en ruine.
au niveau
de la descente du petite port de Gourmalon, n’oubliez pas de vous retourner, le
mur est couronnée d’un garde corps en balustres, derrière le kiosque en ciment
de la Villa Del Monte surmonté d’un dôme en zinc [Ce
kiosque – petite folie architecturale et contemplative – bénéficie d’une vue
imprenable sur l’entrée du port et le Château. Cette vue va, en grande partie,
motiver les villégiateurs de l’époque à venir s’installer dans ce secteur
encore très peu urbanisé. Son dôme en zinc est typique de l’architecture
balnéaire d’inspiration néo-mauresque. À l’arrière, dans le parc Del Monte, se
devinent des pins et des chênes verts en bosquet, implantés et naturalisés à
Pornic à cette époque et qui se sont facilement adaptés au contexte paysager et
climatique file:///d:/Downloads/circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf ]. Longeons le petit port dans l’anse aux Lapins [Cela rappelle les nombreux
lapins qui folâtraient dans le quartier de Gourmalon quand celui-ci n'était
qu'une garenne du château puis une ferme. Office de Tourisme][Le canal de Haute Perche, malgré son
titre, est de base un fleuve naturel, la rivière de Haute-Perche, légèrement aménagé en canal pour
améliorer la navigation entre la ville et port de Pornic et Le Clion-sur-Mer, Chauvé et Arthon-en-Retz dans les arrières pays. Elle est
aussi connue sous le nom canal de
Pornic depuis le XVIe siècle
et parfois appelée l'étier de Haute
Perche.
Historiquement, il s'appelait le Rouet, d'après les roues des moulins à eau du port. Le
Ria ; L'embouchure de la rivière est un ria (ou aber
en breton), érodé le long d'une ligne de faille dans les roches micaschistiches précambrien du massif
armoricain qui dénote la côte nord de la baie de Bourgneuf. Elle peut être
considérée comme l'aber le plus au sud de la Bretagne. Creusée principalement
avant l’ère pliocène, elle était inondée par la montée du niveau de la mer due
à la transgression flandrienne et s'est progressivement envasée depuis. La
partie navigable du port en amont était considérée de 11 km ou 12 km,
mais la longueur maximale de la source au port est de 17 km. La distance
entre la chaussée du port et la bouche du ria au Point de Gourmalon rajoute
encore 1,1 km de plus. Wikipédia]. Nous passons devant un petit parc
(jardin de
Gourmalon) avec la statue de Théodore Le Ray
regardant la ville [officier de marine et
homme politique français né le 13 novembre 1795 à Brest (Finistère) et mort le
23 avril 1849 à Paris. Aspirant de marine en 1812, Théodore Constant Leray
remplit des missions dans les Antilles puis en Méditerranée. Il est capitaine
de vaisseau en 1834 et termine sa carrière comme contre-amiral et membre du
conseil d'amirauté. Il est député de la Loire-Atlantique de 1836 à 1837 et de
1841 à 1846, siégeant dans la majorité soutenant la Monarchie de Juillet.
Wikipédia]. Laissons sur la gauche le carrefour du
calvaire, [Précédant la construction de la
chapelle, ce calvaire érigé en 1899, est la réponse du curé qui pense ainsi
réfréner chez les habitants de Gourmalon l’exigence de construction d’une
chapelle dans le quartier. file:///d:/Downloads/circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf ]. En arrière plan avec son épi de faîtage et son
Lambrequin (Bandeau d'ornement bois ou tôle ajourés en rive de toiture). De l’autre
coté sous la végétation et en contre plongé, ce qui fait que l’on ne devine les
villas de style différents, tout en conservant des éléments décoratifs communs.
Nous approchons de la pointe de Gourmalon [La zone
fut longtemps une lande inoccupée ponctuée de quelques mégalithes et abritant
quelques pâturages. Le littoral et la source de Malmy sont fréquentés par les
promeneurs qui y jouissent d'une belle vue sur la ville. La plupart sont des
curistes
"étrangers" (c'est-à-dire non-pornicais) fréquentant
l'établissement des bains de mers installé près du château depuis 1831. Au
milieu du XIXe siècle, la famille Benoist y possède une ferme sur l'éperon
rocher en face du château et une vingtaine d'hectares de métairie sur les 27
que compte le plateau. En 1846, un capitaine au long cours achète un terrain
non loin de la ferme pour y faire construire la villa Crucy. Elle restera
pendant 20 ans la seule maison balnéaire de la corniche de Gourmalon. En 1866,
elle sera accompagnée de la Villa "Del Monte", toute proche. En 1871,
Alfred Benoist, héritier de la famille, devient maire de Pornic. Les projets
s'accélèrent alors pour valoriser le domaine familial. En 1873, Benoist
s'associe avec l'architecte Léon Lenoir pour concevoir un plan de lotissement
du domaine : le syndicat des propriétaires de Gourmalon voit le jour. Hormis le
long de la corniche, les parcelles sont prévues un peu plus petites qu'à la
Noëveillard. En 1875, le train arrive opportunément à Pornic et, deux ans plus
tard, un établissement de bains est créé dans une petite crique de Gourmalon,
rebaptisée "L'Anse aux lapins". En 1883, la Société immobilière des
Bains de Mers est fondée pour vendre les terrains. Associé au projet,
l'architecte Lenoir est chargé de la réalisation du Casino de Gourmalon achevé
en 1888. La garenne quasi-déserte devient ainsi en ces dernières années du XIXe
siècle un nouveau quartier qui profite de la mode des
villas balnéaires,
dénommées alors chalets. Fiers de leur identité nouvelle, les habitants se
considèrent vite comme une communauté à part. Ils vont même jusqu'à élire un
Président de la république de Gourmalon, symbole de leur indépendance et de
leur différence vis-à-vis de Pornic, dont ils dépendent pourtant
administrativement depuis 1836. https://histoiredepornic.weebly.com/gourmalon.html ]. Nous grimpons sur la falaise
soit par la voie piétonne commune aux voitures, vélos, piétons, trottinettes et
autres. Soit par le petit sentier qui serpente le long de la falaise. Remarquez
le long de la corniche les villas rivalisant d’éclectisme, il en est de même
pour les murets de pierres et les clôtures ajourées en claustra de briques de
diverses natures. Au carrefour arrêtez vous pour regarder la maison à tourelle
avec ses chaînages en
briquettes, de l’autre coté un kiosque fermé au vent et à
la pluie par des baies vitrées permettent certainement au propriétaire
d’admirer Pornic à l’abri des éléments climatiques. [Le
kiosque de la Villa Rosa est l’un des plus remarquables du quartier : il
possède des ouvertures en briques surmontées d’une frise de faïence et est
couvert d’un lanterneau décoré de lambrequins typiques de l’architecture
balnéaire dite «chalet» https://www.google.fr/maps/@47.1103236,-2.1055113,3a,75y,199.47h,85.11t/data=!3m6!1e1!3m4!1se3y9Rq4lkr3d2U9kBdOcow!2e0!7i16384!8i8192?entry=ttu ]. Passons le petit port de Gourmalon, en
empruntant le chemin entre la route et la descente au port. Nous arrivons à la
pointe avec une vue sur le port de plaisance mis en service en 1971. Lorsque
c’est possible reprenons le sentier côtier nous isolant de la route. Sur cette
corniche nous apercevons quelques belles villas balnéaires, dénommées ici
chalets, certaine
malheureusement dégradé par des vérandas moderne. Nous
entamons le dernier virage. Nous sommes à la pointe aux chevaux [Ici commence une succession de pêcheries implantées le
long de la corniche. Inscrite depuis 2021 au Patrimoine Culturel Immatériel en
France, la pêche au carrelet se localise principalement le long du littoral de
l’arc Atlantique et sur l’estuaire de la Loire. Ces cabanes juchées sur des
rondins de bois sont équipées de grands filets carrés qui s’immergent dans
l’océan, grâce à un système de treuil et de contrepoids, et en ressortent (on
l’espère !) remplis de poissons. file:///d:/Downloads/circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf ]. Nous changeons de vu, la mer à l’infini, la
baie de Bourneuf barrée par l’île de Noirmoutier. Il faut être du coin pour
distinguer le continent de l’île. Moi je n’y arrive pas, ce qui fait bien
rire
mes amis. Poursuivons par le chemin des pêcheries, nous longeons de belles
villas balnéaires et quelques pêcheries, je suis étonné par leur nombre.[Les pêcheries sur pilotis sont des esplanades en bois,
souvent agrémentées d'une cabane, permettant la pêche au carrelet. Elles sont
accessibles par un ponton ou bien par une échelle. Une perche amarrée à un
câble soutient deux cerceaux où se fixe le carrelet, filet qui nécessite un
treuil pour être relevé. La plupart des pêcheurs appâtent en vers de terre le
fond de leurs mailles, lesté par quelques plombs. En France, les pêcheries
appartiennent à des personnes privées ou à des associations, mais occupent le
domaine public maritime. À ce titre, elles font l'objet d'une autorisation
d'occupation temporaire, précaire et révocable. S'agissant du domaine public
naturel, les dispositions
législatives en vigueur (article 2124 du Code général
de la propriété des personnes publiques) imposent que les activités pratiquées
tiennent compte de la vocation des espaces concernés, incluant notamment la
pêche maritime, mais excluant l'hébergement (location de nuitées comme chambre
d'hôte par exemple). La pêche au carrelet est essentiellement une activité non
professionnelle, un loisir qui se pratique au printemps et à l'automne. Les
prises (mulets, athérines appelées éperlans,
anguilles ou bars) restent dépendantes des secteurs, des saisons, voire des
jours. Souvent équipées de façon rudimentaire, très régulièrement dépourvues
d'eau courante et d'électricité, les pêcheries peuvent être louées pour une
partie de pêche le temps d'une marée, sans hébergement, sous réserve du respect
de prescriptions techniques relatives aux établissements accueillant du public
et dans des conditions qui ne soient pas assimilables à une exploitation
commerciale.
Wikipédia
un pharmacien nantais, nommé
Ecto, lui découvre des vertus. "Elle avait des vertus curatives, c'était vraiment dans un
but thérapeutique. Le docteur Auguste Guilmain recommandait de venir boire le
matin, à jeun, son premier verre d'eau. De mettre un intervalle régulier et
ensuite d'augmenter jusqu'à 1 à 2 litres d'eau par jour. Et si l'estomac digérait
mal cette eau, on pouvait soit la faire chauffer au bain-marie, soit la couper
avec du vin." https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/pornic/vos-vacances-a-la-mer-la-plage-de-la-source-a-pornic-2580408.html ]. Nous arrivons à la plage de la source blottie
entre deux rochers et des écueils de schiste, elle a un côté carte postale. On
a le sentiment que rien ne pourrait gâcher un tel paysage. Située au dessous de
la Thalasso, elle est l’une des plages historiques de la citée. [C'est sur la plage de la
Source qu'était implanté l'ancien Casino de Gourmalon construit en 1885, nommé
un temps Casino des Flots. Aujourd’hui
une thalasso réputée s’y est implantée conservant une partie des anciens
bâtiments. Elle est bordée de chaque côté par des pointes rocheuses sur
lesquelles se sont installées des pêcheries. A marée basse le muret d’une
écluse à poissons abandonnée apparaît, formant un bassin naturel dans lequel on
peut se baigner en toute
sécurité. Vous trouverez des photos de l’ancienne
thalasso sur le blog - http://www.cotedejade.fr/decouvrir/plage.php?dir=la-source Sur la plage, une
curiosité : des poteaux dans la mer. "Il ne faut pas être étonné de
voir comme ça sur les plages des poteaux reliés à des cordages. Il faut savoir
que sur les plages de Pornic, dès le milieu du 19e siècle quand il y avait des
bains de mer, les personnes ne savaient pas nager, ça permettait quand même
d'aller dans l'eau un petit peu plus sereinement de remonter, de s'accrocher.
On les a toujours aujourd'hui."
Malheureusement je suis à marée haute et je ne verrais pas les poteaux. https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/pornic/vos-vacances-a-la-mer-la-plage-de-la-source-a-pornic-2580408.html LE CASINO DE GOURMALON Construit en 1885 par l’architecte
Léon-Félix Lenoir, ce casino devient, après la Seconde Guerre mondiale, un
camping avant d’être racheté et transformé en un centre de thalassothérapie en
1990. Implanté au-dessus de la plage de la Source, il en suit les contours.
Bien qu’il ait été très modifié au cours du XXe siècle avec,
notamment, la
disparition de ses bulbes mauresques, les parties supérieures de la rotonde
sont encore aujourd’hui reconnaissables avec leurs ornements de brique. file:///d:/Downloads/circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf ]. Poursuivons
notre chemin côtier et remarquer les arbres tortueux, marthirisé
par le vent, et les petites criques. Nous
arrivons à la plage de la Birochère recoin agréable bordé de falaises
rocheuses qui donne sur l’eau un beau bleu. Poursuivons notre sentier le long de haut mur protégeant les jardins
des villas et des petits immeubles des indiscrétions des promeneurs. Nous
arrivons à la plage de la Joselière, avec son petit port de plaisance. (On
peut s’y baigner à marée montante (les fonds sont très rocheux, c'est un
avantage pour la pêche à pied mais pas pour la baignade). Des pylônes en bois
indiquent le chemin pour éviter les fonds rocheux). Nous arrivons au dolmen de
la Joselière qui se trouve derrière un blockhaus. [Le
dolmen de la Joselière est un
monument funéraire, construit vers 3500 avant J.C au Néolithique moyen. Accessible par le chemin côtier, il est situé
au Sud-Est de Pornic, direction la Bernerie jusqu'à la Joselière. Ce monument,
appelé aussi "dolmen du Pissot",
est formé d'un tertre quadrangulaire partiellement conservé, de près de 12
m de côté.
Constitué d'une masse de pierres disposées à plat, il est encadré par deux murs
rectilignes en pierre sèche. Il renferme une tombe mégalithique transeptée
(croisement des chambres latérales et du couloir) composée de quatre chambres
latérales quadrangulaires bien individualisées et desservies par un couloir
axial dont l'entrée fait face au sud-est.
Ce dolmen est classé Monument
historique. Il a été partiellement
restauré en 1984. https://www.pornic.com/le-dolmen-de-la-joseliere.html
. La première mention connue du monument est celle
faite par W. C. Lukis qui en dresse le plan en 1868. Pitre de Lisle du Dreneuc
le décrit dans son Dictionnaire en 1882 et Glyn Daniel le cite
explicitement en 1939 comme exemple de tombe transeptée. L'édifice a fait
l'objet d'une fouille de sauvegarde et d'une restauration en 1984-1985 De façon
assez inhabituelle pour les sites mégalithiques de la région, le cairn est de
forme plus ou moins carrée, d'environ 13 à 14 mètres de côté, pour une hauteur maximale
de 1,50 mètre au centre du tumulus. Les fouilles de sauvegarde ont permis de
constater que la structure du cairn avait été bouleversée par différents
remblais modernes. Seules les parties nord-ouest et nord-est (près de l'entrée)
semblent avoir été épargnées. Les murs de façade sont rectilignes. Une pierre
gravée de
cupules a été retrouvée dans l'angle nord-est près de l’entrée, elle
avait été réutilisée dans la structure dès la construction du cairn. L'édifice
est du type tombe transeptée : un couloir de 7,50 mètres de long, dont
l'entrée est orientée au sud-est, dessert deux chambres latérales (Sud et Est)
rectangulaires perpendiculaires à cet axe et aboutit à un espace terminal qui
peut être considéré, soit comme une grande et unique chambre terminale (6
mètres par 1,75 mètre), soit comme deux chambres terminales (Ouest et Nord)
réunies par l'extrémité du couloir. Les deux chambres latérales sont de taille
similaires (2,6 m de long pour 1,9 m de large) soit environ 5 m². Le mobilier
funéraire qui y a été retrouvé était
composé de trois perles en variscite et séricite, de deux pointes de
flèches en silex, de plusieurs outils en silex (blond et gris), de divers
éclats en quartzite et de fragments de poterie. Les deux chambres terminales
sont un peu plus petites (2,2 m de long pour 1,6 m de large) soit environ 3,5
m². Leur état avant restauration laisse supposer qu'elles avaient été vidées de
leur contenu antérieurement mais les fouilles de sauvegarde ont permis d'y
retrouver (chambre Ouest) une lamelle en silex blond, un éclat de silex blanc
et un tesson de vase. L'ensemble de ce mobilier funéraire recueilli atteste
d'une occupation au IVe millénaire à la même période que le tumulus
de Dissignac et celui des Mousseaux. Une réoccupation au Néolithique final
n'est pas exclue pour autant. Wikipédia]. Revenons sur le sentier côtier.
Après
les quelques maisons, prenons le chemin de l’impasse de la Baie qui longe les
habitations et qui débouche rue Jules Verne dans le hameau de La Josselière
(hameau devant certainement être maintenant un quartier de Pornic. Nous ne
trouverons plus aucune prairie jusqu’à la gare). Prenons la rue sur la gauche.
Nous retrouvons le balisage jaune de la promenade des pêcheries, il est vrai
que je ne me suis pas trop occuper du balisage… toute ses promenades en bordure
de mer, sont facile à suivre surtout ici en milieu urbain. On est loin du GR 34
entre le Mont Saint Michel et Daouet en Brenatagne (St. Brieux), ou malgré le
chemin des douaniers nous faisons des incursions dans les terres. Ici nous
avons d’un coté la falaise et la mer, de l’autre des murs plus ou moins haut
avec des villas balnéaires plus ou moins grandes, on ne risque pas de ce tromper,
et l’on peut être tout entier se consacrer au paysage, aux petites criques qui
suivant l’intensité du soleil, change de couleur, et laisser de coté les traits
de peinture Blanc et rouge, ou jaune. Nous voilà en ville et nous verrons le
coté pile de la promenade. Au carrefour laissons sur la gauche les directions
de la plage et du dolmen, prenons à droite. La rue est bordée de petites
maisons sans caractères. Passons un rond point peint au sol, puis nous longeons
un 
long mur en pierre, une partie étant surmonté d’une rehausse en balustres. Caché
derrière ce doit être le château ou le manoir (je n’ai rien trouvé sur ce
bâtiment) que nous ne verrons pas. Poursuivons par la petite rue de la
Concorde, bordée de petite maisons non alignées au raz du bitume, nous
débouchons rue de la Birochère, que nous prenons à gauche. Au carrefour avec la
plage de Malmy, prenons à droite, puis à gauche en direction de Pornic à vélo.
Longue rue. Passons un rond point en peinture, nous arrivons à la chapelle de
Gourmalon [La paroisse s’oppose depuis des années à
la construction de cette chapelle, estimant que les habitants du quartier
doivent se rendre à l’église Saint-Gilles ou à la chapelle de l’Hôpital de
Pornic. Le syndicat des
propriétaires de Gourmalon finance cette chapelle qui
est finalement édifiée 1909 grâce notamment à Léon Maître, sur les plans de
l’architecte Devorsine. Ce n’est qu’en
1939 que la chapelle devient propriété du diocèse. file:///d:/Downloads/circuits-patrimoniaux-05-2023-24038.pdf
. Comme il n'existait pas de passerelle entre le
quartier de Gourmalon et le bourg de Pornic, les
paroissiens de Gourmalon
avaient grand mal à se rendre à l'église. Léon Maître, célèbre archiviste
nantais, prend la tête d'un mouvement qui vise à donner au quartier de
Gourmalon sa propre chapelle. Dès 1897, cette idée se répand parmi les
propriétaires sous prétexte de la dangerosité du passage en bateau tous les
dimanches pour se rendre à l'église de Pornic. En fait, il s'agit surtout
d'affirmer la spécificité de Gourmalon et de ses habitants vis-à-vis du bourg.
Ils eurent l'idée de bâtir une chapelle contre l'avis du Clergé. En 1907 la
Société Anonyme de Gourmalon, (sur certain site Le syndicat des propriétaires
de Gourmalon créé en 1873) entreprend la construction de la chapelle dédiée à
Notre-Dame de Gourmalon grâce à l'argent de Léon Maître et à celui de 23 autres
donateurs, dont les noms figurent encore aujourd'hui sur une stèle à
l'intérieur de la chapelle. Elle fut inaugurée le 1er mars 1909. Inaugurée le
1er mars 1909, Bénie en 1910, soit après la loi de séparation des Églises et de
l’Etat
de 1905. Elle n'est donc pas comprise dans l'inventaire des biens
confisqués au moment de la séparation de l'Etat et de l'Eglise, et reste donc à
la charge entière de la paroisse de Pornic, (sur certain site ; la
chapelle reste de statut privé jusqu'en 1937), où elle est cédée par la Société
Anonyme de Gourmalon à l’Évêché de Nantes pour 5000 francs.. Il ne reste plus
qu'à obtenir la nomination d'un desservant mais la paroisse s'y refuse. Face à
cette obstination, les résidants de Gourmalon font appel à Rome qui décidera
finalement l'ouverture d'un lieu de culte catholique dans cette chapelle.
https://www.pornic.com/chapelle-notre-dame-de-gourmalon.html & https://histoiredepornic.weebly.com/le-calvaire-et-la-chapelle.html ]. Prenons la rue Léon Lenoir face à l’entrée de
la Chapelle, nous arrivons au rond point arboré, faisons le tour et prenons en
face la rue Alfred Benoist, nous descendons vers le Port et nous avons une vue
magnifique sur la Ria de Pornic, le château et la vielle ville. Au calvaire
revenons par la droite jusqu’à la gare.
Le plus des Photos

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