jeudi 2 juillet 2026

Petite promenade en Loire Atlantique N184 - Pornic 1

 Aujourd'hui nous partons en Loire Atlantique et plus précisément dans le Pays de Retz Pornic
 
 juin 2023

Après une balade dans l’estuaire en pensant rejoindre Nantes par de petites promenades, je réfléchi, qu’il me serait plus utile de poursuivre mon trait de côte et la baie de Bourneuf en poursuivant mes petites balades de La Barre du Monts à Mindin, je pourrais dans mes promenades itinérantes autour de la France diriger mes pas vers, Challans et sauter la cinquantaine de kilomètres que j’aurais déjà parcouru en petite promenade et reprendre mon itinéraire à saint Nazaire.

Ou se trouve Pornic ; Un titre accrocheur Pornic, mais mon départ se fait d’une des petites plages de Sainte Marie sur mer. Mais aujourd’hui Sainte Marie, c’est Pornic. Il est bien difficile de se garer à Pornic. Pornic bien trop de monde à n’importe quel moment de l’année. Si vous avez le loisir venez-y en train, c’est bien plus tranquille. Je démarre de la Plage du Porteau, du moins de son parking. En semaine et en juin il n’y a personne. Je suppose que les fins de semaines et l’été le petit parking est bondé. Je n’ai pas beaucoup de solution de secours hors mis le train. Consulter les offres et horaires sur https://www.ter.sncf.com/pays-de-la-loire

Pour se rendre à Pornic/Sainte Marie c’est simple, de Nantes c’est balisé. Il faut rejoindre la route Bleu (D 213) par la D 751 puis sortir à Pornic Ouest (D 286). Au rond Point prendre la seconde sortie Préfailles et sainte Marie. Au rond point avec la D 13 prenons la seconde sortie (D 13), direction Préfailles, La plaine et les plages du Porteau et du Portmain. Au rond point suivant la troisième sortie, rue du moulin neuf. Nous entrons dans Sainte Marie. Au petit rond point poursuivre tout droit, passons un rond point qui ne sert que de ralentisseur et longeons un terrain de sport, ensuite cela se complique, encore un rond point sans information puis à droite rue des Bougrenets ou nous retrouvons une pancarte, nous sommes sur la D 751 rue peu facile avec ses chicanes et certainement impossible l’été. Nous arrivons au cul de sac du parking de la plage.

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Km       Temps       Arret       V/d        V/g       Dénivelé

10         2h00          0h15        5            4,4           160 +
 

A deux pas du village de Ste Marie sur Mer, la profonde plage de sable du Porteau, nous tend les bras. Bien aménagée en saison estivale (poste de surveillance les après-midis), elle offre un cadre agréable et verdoyant. On aperçoit l’île de Noirmoutier. Mais nous ne sommes pas là pour le farniente. A mon retour de balade, lorsque je m’atèle à mon topo pour vous donner l’envie de sortir vos chaussures du placard, cherchant quelques informations sur Pornic, je tombe sur un site internet Ma Vie en Loire Atlantique, ou je ne trouve pas ce que je recherche, mais constate que j’ai réalisé la même promenade que la personne ayant écrit sur le net. Par manque de temps j’ai coupé par la rue du Bourgrenets, au lieu de suivre le balisage jaune par la Maison Vigneux.

Suivons le Gr 8 et le balisage jaune (circuit de Sainte Marie), qui après avoir descendu la crique remonte en face, en direction de la plage des Sablons. En juin 2023 cette partie est en réaménagement. Je n’aime pas ce type d’aménagement. Nous longeons la route qui est malheureusement partagé par un simple caniveau pour canaliser les véhicules, les vélos, les trottinettes des petits et des grands et des piétons. Heureusement la rue est à sens unique pour les voitures, mais les vélos descendant et voitures sont sur la même bande roulante peu large. Sans avoir été plus loin je pense que pour doublé un vélo en respectant le code de la route… Laisser 1m en ville, on est obligé de rouler sur la très large bande piétonne et vélo montant (Je n’invente rien en poursuivant mes recherches sur Google Map c’est ce que l’on voit à l’image). Heureusement pour nous, un chemin aménagé et stabilisé beaucoup plus près de la falaise, permet de marcher en sécurité ; Il est en aménagement lui aussi lors de mon passage et en partie impraticable. Je vous engage à prendre celui-là vous serez plus prêt de la falaise, des pêcheries et beaucoup plus en sécurité que la route partagée. Malheureusement au niveau d’une petite crique nous sommes obligé de rejoindre la route qui dans le virage est protégé par un trottoir bas. Reprenons le chemin côtier, jusqu’à la petite esplanade de la plage des sablons situé à l’entrée de vieux bourg de Sainte Marie [Sainte-Marie-sur-Mer est une ancienne commune française, Depuis juin 1973, Sainte-Marie est une commune associée de Pornic puis finalement intégrée en juillet 2007 par une fusion simple. L’ancienne commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.

C'est au VIIe siècle que Saint Philibert envoie des moines créer dans le bas-Poitou des prieurés paroissiaux, à des fins d'évangélisation. Parmi ces chapelles construites par les moines philibertins et dédiées le plus souvent à la Vierge, se trouve celle qui deviendra au XIIe siècle, l'abbaye Sainte-Marie de Pornic. Au XVIIe siècle, l'abbaye est abandonnée par les moines et tombe en ruines au cours du siècle suivant. Pendant un temps, durant la Première République, Sainte-Marie porta le nom de Roche-Peltier. La Seconde Guerre mondiale se prolongea à Sainte-Marie et ses voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire. La commune de Sainte-Marie fut rattachée avec Le Clion-sur-Mer à celle de Pornic le 1er juin 1973 avec le statut de commune associée, en vertu de la loi Marcellin du 16 juillet 1971. Le Clion-sur-Mer passa dès 1987 en fusion simple avec la suppression de la mairie annexe. Le 16 mai 2006, les Sanmaritains ont voté pour la fusion complète des communes de Sainte-Marie et Pornic à 50,83 % (avec une différence de 47 voix sur plus de 2 800 votants). Au 1er juillet 2007, après acceptation du préfet de la Loire-Atlantique de la fusion simple des communes de Pornic et de Sainte-Marie, cette dernière perd son statut de commune associée et devient une subdivision de Pornic. Même si le résultat de la consultation fut l'objet de recours, la requête fut rejetée par la Conseil d’État. wikipédia]. Descendons vers la plage et passons le long de la corniche, la mer est haute impossible de passer par les rochers, longeons le chemin aménagé le long des murs des propriétés avec vue sur la mer. Nous apercevons dans le creux d’un rocher une vierge [Depuis plus d'un siècle, la Vierge au Rocher (ou Vierge Bleue) veille sur les baigneurs de la plage des Sablons. En descendant les escaliers de la falaise, on peut voir une statue de la Vierge dans un abri sous roche. Le propriétaire d'une villa voisine l'a fait ériger en 1880 après avoir survécu à une chute depuis les rochers. Faites attention où vous mettez les pieds ! https://www.campinglesbleuets.com/la-plage-des-sablons-une-petite-crique-cachee-a-pornic ]. Longeons les pêcheries [Au-dessus de la plage des Sablons, le sentier des Douaniers vous fera découvrir des panoramas magnifiques sur la côte sauvage, les falaises, les criques et une enfilade de pêcheries typiques. Au loin, on distingue l'île du Pilier (au large du port de l'Herbaudière), l'île de Noirmoutier et la baie de Bourgneuf. https://www.campinglesbleuets.com/la-plage-des-sablons-une-petite-crique-cachee-a-pornic ]. Nous débouchons devant un haut mur bordant l’allée Franck Renaud (capitaine des FFI) au dessus de la petite plage de Montbeau, pour moi un cul de sac impossible de contourner la plage par la pointe rocheuse, du moins je ne mi risque pas, la mer est t’elle haute ? Ou descend - t’elle ? Comme d’habitude je n’ai pas regardé les horaires. Je remonte vers le Boulevard de l’Océan que je prends à droite (Nous irons visiter l’église au retour). Je trouve rapidement les limites des ses infrastructures ‘’ouverte’’ voitures, piétons, et autres, pour les français que nous sommes, irrespectueux des règles. Je suis obligé de marcher sur la chaussée, des voitures ayant pris la place du piéton. Les places de stationnements étant complètent, il est bien plus facile, sans trottoirs de poser sa voiture sur la bande vélo-piéton. On n’a même plus besoin d’abîmer ses pneus et ses amortisseurs à grimper sur un trottoir jamais assez haut pour en dissuader l’idée. Après les maisons avec vue sur mer, nous avons une trouée permettant de voir les rochers et la mer à perte de vue, nous arrivons à la plage des Grandes Vallées coincée entre les bâtisses. Nous devons nous approcher de Pornic les maisons ont changées de style remarquer la tour isolée au milieu d’un jardin [Lorsque les premiers « touristes » arrivent à Pornic, dans les années 1830, c’est sur prescription médicale. Problèmes de peau ? Anémie ? Buvez l’eau ferrugineuse de la source de Malmy et offrez-vous une baignade dans l’océan, vantent certains médecins, parmi lesquels le pornicais Auguste Guilmin. Les premiers « patients » affluent, remplissant pichets et gourdes à la fontaine et s’accrochant maladroitement à des cordes tendues dans la mer. « À cette époque, les visiteurs dorment surtout chez l’habitant, faute de mieux », Dès 1840, la première villa pornicaise voit le jour. Il s’agit de la Malouine, construite par l’homme politique, et entrepreneur agricole René-Marie Luminais. elle est sûrement la plus mondaine des villas pornicaises, ayant vu passer entre ses murs l’écrivain Gustave Flaubert, l’académicien Maxime Du Camp ou encore l’écrivaine George Sand. Les premiers propriétaires de villas sont des chefs d’entreprise et capitaines d’industrie fortunés, venus de Nantes ou Paris. Les premières maisons sont construites à la Noëveillard, puis, en 1878, l’architecte angevin Constant Blandin imagine le premier « lotissement » de luxe dans le quartier des Grandes vallées, à Sainte-Marie. Il plante des cyprès de Lambert, créé un établissement de bains chauds et construit une douzaine de villas tout autour. Ce sera ensuite au tour du quartier de Gourmalon de faire sa mue, passant d’une vaste étendue de terres agricoles à un quartier résidentiel, prisé – à partir de 1878 et de la construction de la ligne ferroviaire Nantes-Pornic – pour sa proximité avec la gare. « À partir des années 1870, on passe du tourisme thérapeutique à celui de loisir. On vient à la mer pour s’amuser, on aménage des parcs, des casinos, des golfs… ». Au tournant du siècle dernier, Pornic a le vent en poupe. D’illustres peintres, comme Auguste Renoir ou Max Ernst, ou des ministres en exercice, viennent y séjourner. Entre 1840 et 1939, l’historien a dénombré la construction de 272 villas, dans presque autant de styles architecturaux. « Il n’y a pas d’unité à proprement parler, c’est très hétéroclite. Les architectes s’amusaient selon les modes. Inspirations médiévales avec les tours crénelées, influences mauresques avec les dômes bulbés, celle des expositions universelles… Le style le plus représenté est sûrement le style chalet, inspiré des stations thermales de montagne. ». Entre les deux conflits mondiaux, un troisième style de villas voit le jour, plus moderne avec l’utilisation du béton. Mais à cette période, la station balnéaire pornicaise a moins le vent en poupe. Les investisseurs lui préfèrent le secteur de La Baule et Pornichet. Aujourd’hui, ces belles demeures font partie de l’identité de Pornic. Elles continuent de se transmettre, pour la vaste majorité d’entre elles, de génération en génération. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/pornic-l-histoire-des-villas-de-bord-de-mer-01928ada-74a9-11ec-ac16-2e31ae11eb47  vous trouverez pas mal de renseignement et de photos sur les maisons du siècles sur le site file:///d:/Downloads/station-balneaire-de-pornic.pdf ]. A vous de les découvrir lors d’une visite approfondie de Pornic. Après la tour et juste avant une belle bâtisse en pierre et en briques, je prends un petit passage sur la droite malgré la croix du balisage jaune. Au départ je ne comprends pas bien les raisons pour lesquelles le balisage jaune n’y passe pas. Je comprends un peu tard, il fait fourche, d’un coté je suis bloqué par un mur de l’autre par la mer. Il conduit dans une petite crique, qui à marée haute est un cul de sac pour un promeneur, je reviens boulevard de l’Océan. Nous voilà arrivé sur la grande plage de sable fin de Noéveillard  située au pied du port de Plaisance mis en service en 1971. Descendons vers le port, je perds le balisage, attiré par la marina. D’un coté les voiliers de l’autre une rangée de restaurants cotes à cotes. Nous sommes bloqués par le parking et la cale sèche du port. Des escaliers naturels nous permettent de rejoindre le chemin nous permettant de longer l’anse aux Lapin, [Cela rappelle les nombreux lapins qui folâtraient dans le quartier de Gourmalon quand celui-ci n'était qu'une garenne du château puis une ferme. Ofice de Tourisme]. puis la promenade en bordure du quai du canal de Haute Perche [Le canal de Haute Perche, malgré son titre, est de base un fleuve naturel, la rivière de Haute-Perche, légèrement aménagé en canal pour améliorer la navigation entre la ville et port de Pornic et Le Clion-sur-Mer, Chauvé et Arthon-en-Retz dans les arrières pays. Elle est aussi connue sous le nom canal de Pornic depuis le XVIe siècle et parfois appelée l'étier de Haute Perche. Historiquement, il s'appelait le Rouet, d'après les roues des moulins à eau du port. Le Ria ; L'embouchure de la rivière est un ria (ou aber en breton), érodé le long d'une ligne de faille dans les roches micaschistiches précambrien du massif armoricain qui dénote la côte nord de la baie de Bourgneuf. Elle peut être considérée comme l'aber le plus au sud de la Bretagne. Creusée principalement avant l’ère pliocène, elle était inondée par la montée du niveau de la mer due à la transgression flandrienne et s'est progressivement envasée depuis. La partie navigable du port en amont était considérée de 11 km ou 12 km, mais la longueur maximale de la source au port est de 17 km. La distance entre la chaussée du port et la bouche du ria au Point de Gourmalon rajoute encore 1,1 km de plus. Wikipédia]. Je ne suis pas certain que par gros temps cette balade soit faisable la promenade ne comportant pas de parapet. Merveilleuse promenade contournant la plage du château. Plage de ville faite pour bronzer et ce faire voir plus que pour se baigner, à marée basse c’est un peu vaseux et puis il y a tout les bateaux et petit caboteurs de pêches côtière du port de Gourmalon. Nous avons une vue sur la pointe du même nom et les belles maisons construite sur l’autre rive. En bout de la plage je remonte vers le château.

[Sa physionomie actuelle date de la fin du XIXème siècle. Au XVème siècle, le tristement célèbre Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, en fût le propriétaire mais n'y résida pas. Au milieu du Xe siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne, fait de Pornic une place forte en faisant construire un château-fort en bois. Il est occupé par une garnison qui protège l'entrée de Pornic. Au XIIIe siècle, il appartient aux seigneurs de Rais qui construisent un nouveau château en pierre. Le plus connu des seigneurs de Rais sera Gilles de Rais au XVème siècle qui n'y résida pas lui préférant le château de Machecoul. A la fin du XVIIIe siècle, le château est la propriété du Marquis de Brie-Serrant. Avec la Révolution française ses biens sont confisqués et le château tombe en ruine.
Au début du XIXème siècle, Joseph Lebreton achète les vestiges du château et en fait un lieu de résidence. A la
fin du XIXème siècle, c'est l'architecte nantais François Bougouin qui lui donnera son aspect actuel suite au travaux réalisés entre 1897 et 1899. Le port de pêche de Pornic, appelé Vieux port, se trouve en amont des ports de plaisance sur la pointe de Gourmalon. Il est accessible à marée haute et essentiellement pour les pêcheurs ou les escales techniques. https://www.pornic.com/le-chateau-de-pornic.html ]. Revenons sur la plage et poursuivons par la passerelle en bois au dessus des flots et accroché à la falaise sous le château. Nous arrivons dans la partie la plus connue de Pornic [Le site de Pornic est occupé depuis des millénaires. Sa situation en bord de mer et sa proximité avec les salines de la baie de Bourgneuf, autrefois actives, ont attisé les convoitises. Avant d’être la station balnéaire que l’on connaît, Pornic fut ainsi un grand port du royaume… Les falaises de Sainte-Marie sur Mer et du Clion sur Mer ont été occupé depuis des millénaires comme le prouvent les nombreux monuments mégalithiques qui y sont érigés – dolmen de la Joselière et du Prédaire, tumulus des Mousseaux… Les premiers siècles sont marqués par de nombreuses invasions. Situé à proximité de la baie du sel et de l’estuaire de la Loire, facilement accessible par la mer, le Pays de Retz attire les convoitises des Romains, Sarrasins, Vikings. Ces derniers, notamment, le pillent et l’occupent en partie du VIIIe siècle jusqu’au milieu du Xè siècle.

Après trois siècles de lutte entre Francs et Bretons, les Pays de Retz, de Nantes et de Rennes sont intégrés en 851 au royaume breton, en vertu du traité d’Angers, acte de naissance de la Bretagne historique. En 938, le duc Alain Barbetorte pourchasse les Vikings jusqu’à Pornic et libère le Pays de Retz. Il fait édifier un château – à l’emplacement de celui que l’on connaît – pour défendre la marche sud du duché et la “baye” de Bretagne, actuelle baie de Bourgneuf et Marais Breton. Au milieu du XIè siècle, Pornic est intégré aux Rais de Machecoul. Le nom même de Pornic apparaît pour la première fois en 1083, il serait tiré de Porsniti qui signifie port. Au début de la guerre de Cent Ans, les Anglais contrôlent la baie de Bourgneuf. Le Pays de Retz est érigé en baronnie de Rais laquelle échoit en 1422 au tristement célèbre Gilles de Rais. Le port de Pornic prend son essor à partir du XVIè siècle. Du cabotage à la pêche côtière, il s’affirme aussi pour la course à partir de 1668 et pour la pêche à la morue jusqu’au milieu. Cette activité profite aux chantiers navals qui se développent fortement. Parallèlement, le chemin des douaniers est aménagé le long du littoral pour surveiller le trafic maritime et éviter la contrebande. La révolution est accueillie favorablement en Pays de Retz. Le territoire est intégré en 1790 au département de la Loire-Inférieure issu du découpage de la province de Bretagne en cinq départements. C’est ici aussi que commencera véritablement l’insurrection contre-révolutionnaire en 1793. Le Pays de Retz fera partie de la Vendée militaire. Pornic devient un lieu de villégiature très prisé et fréquenté par des personnalités des lettres et des arts dont Gustave Flaubert, Auguste Renoir, Émile Littré, Jules Michelet… De magnifiques villas balnéaires sont édifiées entre Pornic et Sainte-Marie, et dans le quartier de Gourmalon où l’on vient aussi prendre les eaux à la source de Malmy.

L’ouverture de la ligne de chemin de fer Nantes-Pornic en 1875 facilite l’arrivée des touristes. Le vieux port voit débarquer de nombreux navires marchands, en particulier les fameuses goélettes danoises. Quant aux chantiers navals Fortineau, ils sont à leur apogée après 1875. La construction du casino du Môle en 1908 consolide la réputation de la station de plus en plus fréquentée. Dans l’entre-deux-guerres, notamment, les artistes sont toujours nombreux – Paul Léautaud, Marc Elder, Max Ernst, Julien Gracq… – à venir goûter aux charmes et à la douceur de Pornic.

Le 17 juin 1940, le naufrage du Lancastria est un dramatique prélude aux sombres années à venir. Bombardé par la Luftwaffe, le paquebot britannique coule au large de Saint-Nazaire avec 9 000 soldats à son bord. Plus de 3 000 périssent et certains sont inhumés au cimetière militaire de la commune. Dès le 26 juin 1940, Pornic est occupée par l’armée allemande et ne sera libérée que le 1er mai 1945, trois jours après la capitulation de l’Allemagne.
Au milieu des années 50, Pornic vit pleinement le développement du tourisme et obtient le titre de station balnéaire classée. En 1971, la mise en service du port de plaisance de la Noëveillard assoit encore un peu plus cette vocation. https://www.pornic.fr/pornic-ma-ville/decouvrir-pornic/histoire/ ]. Poursuivons en longeant le port [Le port permet de trouver refuge aux navires en cas de vents forts au cœur de la ria, une vallée régulièrement envahie par l’Océan. L’activité de pêche reste active même si elle a longtemps été essentielle à la vie économique et au développement de l’agglomération. https://lesportsdeloireatlantique.fr/fr/liste-des-ports/port-de-peche-de-gourmalon-a-pornic ]. Remarquez les maisons hétéroclites bordant le quai. Un peu avant l’écluse prenons la rue de la Marine sur la gauche. Remontons la ruelle étroite et encombré de chalands les jours de marcher ou simplement lorsqu’il y a du monde. A l’extrémité, au lieu de poursuivre par la rue des sables sur la gauche. Je prends, le passage puis les escaliers du Galipaud, (on a l’impression que l’ escaliers mène qu’au restaurant). Je fais une erreur au lieu de prendre la ruelle qui semble me faire revenir vers les quais, je poursuis les escaliers sur la droite et débouche sur la rue de l’église. [En 1782, après un don considérable d’un habitant de Pornic resté dans l’anonymat, le curé de l’époque, M. Galipaud, eut une heureuse idée. Un immense rocher abrupt s’étendait de la place du Marchix au château, déjà traversé de quelques sentiers scabreux. Il projeta de faire tailler dans ce rocher un large escalier en spirales qui partait de la place du Marchix jusqu’à la rue de la Marine. Il était constitué de 67 marches, flanqué d’un aqueduc à ciel ouvert qui déversait les eaux de la place dans un profond ravin qu’on appelait le Paradis aux ânes, parce qu’il y croissait de nombreux chardons dont ces animaux sont très friands. Aujourd’hui transformé, cet escalier se compose de six petits escaliers séparés les uns des autres par de longs paliers, plus commode mais d’aspect moins grandiose et moins monumental. https://nantes.maville.com/actu/actudet_-pornic.-histoire-de-rue-l-escalier-galipaud-_fil-4009063_actu.Htm ]. Jolie petit placette ou je retrouve les étales des commerçants. Remontons la petite rue pavée, et arrivons à l’église. [Une première église médiévale fut édifiée, semble-t-il, dans la ville haute de Pornic dès le Xème siècle. Une seconde sera bâtie à la fin XIVème siècle et mise sous l'invocation saint Gilles. Elle sera placée sous l’autorité religieuse de l’abbaye de Sainte-Marie jusqu’en 1554, date à laquelle Pornic devient paroisse. Celle-ci sera abattue au XIXème siècle pour laisser place à son emplacement à un édifice plus important. L'église Saint-Gilles actuelle date d'une époque où beaucoup d'églises dans notre région vont être reconstruites. La décision de rebâtir l'église est intervenue en 1852. Si les travaux ont été commencés en 1864, elle ne fut entièrement achevée qu'en 1875.
La dévotion des Templiers pour Saint-Gilles-du-Gard, un des hauts lieux de pèlerinage de la chrétienté médiévale, expliquerait vraisemblablement ce choix de patronage car les Templiers avaient des biens à Pornic.
Dans l’ancienne église auraient été retrouvés des fragments de pierres tombales ornées de la croix de cet ordre hospitalier et militaire. L’église actuelle est achevée en 1871, mais il faudra attendre 1875 pour que le son des trois nouvelles cloches se fasse entendre.
C’est vers le milieu du VIIème siècle, à Athènes, que naît saint Gilles (Aegidius). S’illustrant par des miracles, mais fuyant la renommée, il quitte sa patrie et s’installe en Provence, où il vit en ermite dans une forêt au sud de Nîmes, avec une biche pour tout animal de compagnie. Selon la légende, la biche, poursuivie par des chasseurs, vient se réfugier à ses pieds, tandis qu’une flèche, tirée par un roi wisigoth, manque l’animal et blesse le saint à la main. Pour se faire pardonner, le roi consent à construire une abbaye dont Gilles devient le premier abbé, donnant naissance à la ville de Saint-Gilles-du-Gard. Saint-Gilles, célébré le 1er septembre, jour de sa mort, est invoqué comme protecteur des gens de mer, des cultivateurs et des bergers.
On le représente souvent avec une biche sur la tête de laquelle repose sa main blessée. https://www.pornic.com/eglise-saint-gilles-1.html ]. Laissons la rue Saint Gilles sur la droite, poursuivons sur la gauche et à la fourche prenons à droite la rue Georges Clémenceau, qui devient un peut plus haut rue des Halles. Après un petit parking, qui devait être une courette avant guerre nous prenons la rue de la Brandelle (je dirais ruelle), en direction de l’hôtel de Ville, Salle Macé, Les Halles, Le Port. Nous arrivons à la fourche avec la rue de la terrasse prenons à droite, nous sommes sur la place de la terrasse. Place arborée au dessus d’un parc. Malheureusement cette place est transformée en parking, il faut bien stationner les voitures des touristes et des Pornicais. Je n’ai pas vu beaucoup de garages dans le haut Pornic. A l’époque de la construction de la ville ancienne ce fléau à quatre roues était inconnu. Sur la droite je trouve un chemin bitumé en forte pente descendant vers le chemin des Mousseaux. Qu’elle tranquillité par rapport à la foule compacte du port. Nous retrouvons le balisage jaune, que nous prenons à droite. La rue fait tout de suite un angle d’équerre sur la gauche, nous longeons le long mur de la villa Calypso que nous ne verrons pas [Après la corniche de la Noëveillard et celle de Gourmalon, Pornic se développe au cours du XIXe siècle entre les plages de Montbeau et des grandes vallées. Constant Blandin, un industriel angevin a façonné ce quartier en rachetant de nombreuses terres agricoles. Il commence par faire construire la villa Calypso en 1860 près du château qui reste aujourd’hui une villa emblématique de Pornic : « Cette villa de type chalet est remarquable par la qualité de son parc arboré, souligne Daniel Sicard. Il a planté des essences rares et a imaginé un système ingénieux d’irrigation pour ses plantations. Une tour et un moulin permettaient de pomper l’eau dans une nappe. Il a également fait construire une tour circulaire pour en faire un salon de billard, que l’on voit toujours de la plage des Grandes vallées. Sous le Second Empire, il a accueilli de nombreuses personnalités dans cette villa. » https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9 ]. Passons les grilles du domaine dont une partie du parc à vue pousser des résidences, au lieu des arbres. Poursuivons sur la droite, toujours chemin des Mousseaux bordée de petites maisons blanches. Au carrefour, la rue tourne sur la gauche et se rétrécie, plus de trottoir, certaine maison on des hortensias bordant la rue, les clôtures sont en pierres sèches, ou de simples haies épaisses. Nous voilà devant un drôle de tas de pierres, trop bien assemblé et entretenu pour un dépôt sauvage. Le Tumulus des Mousseaux [Le tumulus des Mousseaux est un monument funéraire construit vers 3500 avant J.C. Il est situé à l'Ouest de Pornic, au nord du port de plaisance de "La Noëveillard". Formé d'un cairn quadrangulaire d'environ 180 m², imposante masse de pierrailles, il est ceinturé de trois murs, en pierre sèche, étagés en gradins.
Le cairn renferme deux tombes mégalithiques transeptées (croisement des chambres quadrangulaires latérales et du couloir) s'ouvrant sur la façade sud-est de l'édifice.
Le couloir du Sud dessert quatre chambres, tandis que celui du Nord seulement deux.
L'étude et la remise en valeur de ce monument remarquable permet de saisir au mieux l'aspect et l'originalité des sépultures mégalithiques transeptées. Il s'agit d'un type local de monument, centré sur Pornic et qui s'est développé autour de l'estuaire de la Loire, à l'époque Néolithique.
Ce type de monument s'inscrit dans le courant d'évolution qui succède aux tombes à couloir à chambre simple.
Longtemps appelé "Pierres druidiques", ce monument, restauré en 1975/1977, faisait partie d'une très grande nécropole aujourd'hui en partie ruinée ou disparue sous les lotissements. https://www.pornic.com/le-tumulus-des-mousseaux-1.html ]. Au carrefour prenons à gauche la rue Guynemer, une centaine de mètres plus loin, au grand carrefour avec une croix en béton que l’on voit a peine derrière une haie, prenons à droite l’Allée du Green, voie sans issu bordée de petites maisons [Un autre homme a façonné ce quartier des Grandes vallées : Adolphe de Madre, notaire parisien.  Comme Constant Blandin, Adolphe de Madre a acheté beaucoup de terrains et a même construit un domaine dit des Grandes vallées. Lui n’a pas loti ces terrains, il a gardé son domaine en un seul tenant ce qui permettra à partir de 1912, d’y construire le golf de Pornic, qui est encore là aujourd’hui. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9 ]. Passons la barrière et longeons le golf, nous traversons un bois de chêne vert et débouchons rue Notre Dame que nous suivons jusqu’à la mairie de Sainte Marie. Longeons la mairie par la rue de la République (D 286). Dans le virage nous apercevons le clocher de l’église. Nous passons la maison du chapitre [Le terme maison du Chapitre peut faire référence à des édifices, ayant le plus souvent hébergé un chapitre de chanoines. Wikipédia]. Cette maison tranche avec ses pierres apparentes. Nous arrivons au chevet de l’église [Le village de Sainte-Marie possède des origines médiévales. Il a pris naissance autour d’une abbaye édifiée au milieu du XIIe siècle et d’une église romane. Elle avait une façade d’entrée avec un clocher en pierre de taille et un porche richement sculpté, joyau de l’art roman. Elle a survécu à la disparition de l’abbaye après 1790, mais ses traces ont progressivement disparu au cours des siècles. Il y a 150 ans, sous la mandature du maire de l’époque, M. Laraison, fut reconstruite une église de style néogothique dont l’architecte était Eugène Boismain. Comme dans bien d'autres églises de la même époque, le porche s'ouvre sur un magnifique tapis de carrelages qui mène visuellement le visiteur jusqu'au chœur. Elle possède un magnifique pavement en carreaux de ciments très colorés particulièrement beau. Le motif (origine non déterminée), propose des formes géométriques simples de couleurs  particulièrement chatoyantes. Ce sont probablement les moines de Saint-Philbert de Noirmoutier qui ont évangilisé les premiers ce site de Sainte-Marie, comme d'ailleurs toute la côte du Pays de Retz. L'ancienne abbaye est démolie complètement au XVIIème siècle. Malgré les nombreuses invasions jusqu'au XIème siècle, le prieuré subsiste et fut érigé en abbaye au XIIème siècle. L'abbaye de Sainte-Marie atteint son apogée au XIVème siècle. Elle rayonne alors sur 13 prieurés dont le Clion, Pornic, Bourgneuf... Mais suite à de multiples conflits et à l'abandon progressif des lieux par les moines, au XVIIème l'abbaye est démolie. Les bâtiments conventuels occupaient la cure actuelle de Sainte-Marie et les jardins. On pouvait encore y voir des vestiges du cloître et des morceaux de chapiteaux au début du XXème. Toutefois, il reste à Sainte-Marie deux oeuvres d'art du lointain XIVème siècle, que tout estivant ira voir au moins une fois pendant son séjour. Elles se trouvent toutes deux dans la nouvelle église néo-gothique : la pierre tombale de Guillaume des Bretesches et la statue de Notre-Dame de Tabernacle. Wikipédia. Ouest – France]. Poursuivons par la rue du Maréchal Leclerc, nous arrivons devant une fourche, laissons sur la gauche les directions du Porteau par la coté, plage des Sablons, le rocher des marais. Nous sommes dans la rue des sablons. Poursuivons tout droit en direction de Préfailles, la Plaine sur mer, Le Portmain et Le Porteau. A la fourche à trois dents, je quitte le balisage jaune, pour prendre sur la gauche, la direction de Portmain et Le Porteau (rue des Bougrenets) rue bordée de petite maisons blanches. Nous sommes sur la D 751 et après la petite descente nous retrouvons le rond point et le parking de la plage du Porteau.
 
 
Les premiers promoteurs de Pornic :
Constant Blandin a ensuite eu d’autres idées pour le secteur :  Il a acheté plusieurs hectares face à la plage des grandes Vallées et il est devenu l’un des premiers promoteurs immobiliers de Pornic. Il a planté des arbres en traçant une grande allée centrale du futur quartier qu’il voulait lotir, qui deviendra l’avenue des Grandes vallées. Les cyprès de Lambert sont encore là aujourd’hui. 

Tandis qu’il vend des parcelles, Constant Blandin fait homologué une source d’eau ferrugineuse et construit une fontaine :  On est toujours dans la mouvance des bains de mer curatifs qui a commencé vers 1830, complète Daniel Sicard, les gens venaient au bord de la mer sur prescription médicale : on prenait les eaux, c’est-à-dire qu’on se baignait et qu’on buvait de l’eau ferrugineuse, pour soigner toute une liste de maladie, parfois sans réelle base scientifique. Sur la plage des Grandes vallées, il créé d’ailleurs un établissement de bains chaud en 1878. Il a également fait construire une jetée comme brise-lames et édifie les premières cabines sur cette plage. Il fait construire également quatre villas jumelles qu’il louait aux estivants. Il a même lancé en 1875 la construction d’un hôtel de deux étages qui restera inachevé. 

Mais tout ne s’est pas passé comme le souhaitait Constant Blandin, à sa mort, la moitié seulement des terrains à lotir sont vendus, et l’hôtel n’ouvrira jamais ses portes. Le quartier n’a pas pris l’essor que souhaitait l’homme d’affaires :  Il avait pourtant une logique d’ensemble pour ce quartier en prévoyant des espaces de promenades arborés, un établissement de bains, des cabines….Il n’a pas gagné beaucoup d’argent avec ces projets. Peut-être que le site des Grandes vallées était trop éloigné du centre de Pornic pour se développer aussi bien que la Noëveillard et Gourmalon. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9
 

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