Après
une balade dans l’estuaire en pensant rejoindre Nantes par de petites
promenades, je réfléchi, qu’il me serait plus utile de poursuivre mon trait de
côte et la baie de Bourneuf en poursuivant mes petites balades de La Barre du
Monts à Mindin, je pourrais dans mes promenades itinérantes autour de la France
diriger mes pas vers, Challans et sauter la cinquantaine de kilomètres que
j’aurais déjà parcouru en petite promenade et reprendre mon itinéraire à saint
Nazaire.
Ou se trouve Pornic ; Un titre accrocheur Pornic, mais mon départ se fait d’une des petites plages de Sainte Marie sur mer. Mais aujourd’hui Sainte Marie, c’est Pornic. Il est bien difficile de se garer à Pornic. Pornic bien trop de monde à n’importe quel moment de l’année. Si vous avez le loisir venez-y en train, c’est bien plus tranquille. Je démarre de la Plage du Porteau, du moins de son parking. En semaine et en juin il n’y a personne. Je suppose que les fins de semaines et l’été le petit parking est bondé. Je n’ai pas beaucoup de solution de secours hors mis le train. Consulter les offres et horaires sur https://www.ter.sncf.com/pays-de-la-loire
Pour se rendre à
Pornic/Sainte Marie c’est simple, de Nantes c’est balisé. Il faut rejoindre la
route Bleu (D 213) par la D 751 puis sortir à Pornic Ouest (D 286). Au rond
Point prendre la seconde sortie Préfailles et sainte Marie. Au rond point avec
la D 13 prenons la seconde sortie (D 13), direction Préfailles, La plaine et
les plages du Porteau et du Portmain. Au rond point suivant la troisième
sortie, rue du moulin neuf. Nous entrons dans Sainte Marie. Au petit rond point
poursuivre tout droit, passons un rond point qui ne sert que de ralentisseur et
longeons un terrain de sport, ensuite cela se complique, encore un rond point
sans information puis à droite rue des Bougrenets ou nous retrouvons une
pancarte, nous sommes sur la D 751 rue peu facile avec ses chicanes et
certainement impossible l’été. Nous arrivons au cul de sac du parking de la
plage.
En
agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Carte OpenStreet Trace GPS & Topo sans Commentaires Trace Randogps
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Le code mobile de cette randonnée est b353241
Carte VisioRando Cliquez sur le rectangle à coté du numéro
Km Temps Arret V/d V/g Dénivelé
A deux pas du village de Ste Marie
sur Mer, la profonde plage de sable du
Porteau, nous tend les bras. Bien aménagée en saison estivale
(poste de surveillance les après-midis), elle offre un cadre agréable et verdoyant.
On aperçoit l’île de Noirmoutier. Mais nous ne sommes pas là pour le farniente.
A mon retour de balade, lorsque je m’atèle à mon topo pour vous donner l’envie
de sortir vos chaussures du placard, cherchant quelques informations sur
Pornic, je tombe sur un site internet Ma Vie en Loire Atlantique, ou je ne
trouve pas ce que je recherche, mais constate que j’ai réalisé la même promenade
que la personne ayant écrit sur le net. Par manque de temps j’ai coupé par la
rue du Bourgrenets, au lieu de suivre le balisage jaune par la Maison Vigneux.
Suivons le Gr 8 et le balisage
jaune (circuit de Sainte Marie), qui après avoir descendu la crique remonte en
face, en direction de la plage des Sablons. En juin 2023 cette partie est en
réaménagement. Je n’aime pas ce type d’aménagement. Nous longeons la route qui
est malheureusement partagé par un simple caniveau pour canaliser les
véhicules, les vélos, les trottinettes des petits et des grands et des piétons.
Heureusement la rue est à sens unique pour les voitures, mais les vélos
descendant et voitures sont sur la même bande roulante peu large. Sans avoir
été plus loin je pense que pour doublé un vélo en respectant le code de la
route… Laisser 1m en ville, on est obligé de rouler sur la très large bande
piétonne et vélo montant (Je n’invente rien en poursuivant mes recherches sur
Google Map c’est ce
que l’on voit à l’image). Heureusement pour nous, un chemin
aménagé et stabilisé beaucoup plus près de la falaise, permet de marcher en
sécurité ; Il est en aménagement lui aussi lors de mon passage et en
partie impraticable. Je vous engage à prendre celui-là vous serez plus prêt de
la falaise, des pêcheries et beaucoup plus en sécurité que la route partagée.
Malheureusement au niveau d’une petite crique nous sommes obligé de rejoindre
la route qui dans le virage est protégé par un trottoir bas. Reprenons le
chemin côtier, jusqu’à la petite esplanade de la plage des sablons situé à
l’entrée de vieux bourg de Sainte Marie [Sainte-Marie-sur-Mer est une ancienne
commune française, Depuis juin 1973, Sainte-Marie est une commune associée de
Pornic puis finalement intégrée en juillet 2007 par une fusion
simple.
L’ancienne commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays
traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.
C'est au VIIe siècle que Saint Philibert envoie des
moines créer dans le bas-Poitou des prieurés paroissiaux, à des fins
d'évangélisation. Parmi ces chapelles construites par les moines philibertins
et dédiées le plus souvent à la Vierge, se trouve celle qui deviendra au XIIe siècle, l'abbaye Sainte-Marie de
Pornic. Au XVIIe siècle, l'abbaye est
abandonnée par les moines et tombe en ruines au cours du siècle suivant. Pendant
un temps, durant la Première République, Sainte-Marie porta le nom de Roche-Peltier.
La Seconde Guerre mondiale se prolongea à Sainte-Marie et ses voisines de
l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août
1944 au 11 mai 1945) que dans le
reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de
Saint-Nazaire. La commune de Sainte-Marie fut rattachée avec Le Clion-sur-Mer à
celle de Pornic le 1er juin 1973 avec le statut de commune associée,
en vertu de la loi Marcellin du 16 juillet 1971. Le Clion-sur-Mer passa dès
1987 en fusion simple avec la suppression de la mairie annexe. Le 16 mai 2006,
les Sanmaritains ont voté pour la fusion complète des communes de Sainte-Marie
et Pornic à 50,83 % (avec une différence de 47 voix sur plus de
2 800 votants). Au 1er juillet 2007, après acceptation du
préfet de la Loire-Atlantique de la fusion simple des communes de Pornic et de
Sainte-Marie, cette dernière perd son statut de commune associée et devient une
subdivision de Pornic. Même si
le résultat de la consultation fut l'objet de
recours, la requête fut rejetée par la Conseil d’État. wikipédia].
Descendons vers la plage et passons le long de la corniche, la mer est haute
impossible de passer par les rochers, longeons le chemin aménagé le long des
murs des propriétés avec vue sur la mer. Nous apercevons dans le creux d’un
rocher une vierge [Depuis plus d'un siècle, la Vierge au Rocher (ou Vierge Bleue) veille sur les
baigneurs de la plage des Sablons.
En descendant les escaliers de la falaise, on peut voir une statue de la Vierge
dans un abri sous roche. Le propriétaire d'une villa voisine l'a fait ériger en
1880 après avoir survécu à une chute depuis les rochers. Faites attention où
vous mettez les pieds ! https://www.campinglesbleuets.com/la-plage-des-sablons-une-petite-crique-cachee-a-pornic ]. Longeons les pêcheries [Au-dessus
de la plage des
Sablons, le sentier des Douaniers
vous fera découvrir des panoramas magnifiques
sur la côte sauvage, les falaises, les criques et une enfilade
de pêcheries typiques. Au loin, on distingue l'île du Pilier (au
large du port de l'Herbaudière), l'île de Noirmoutier
et la baie de Bourgneuf.
https://www.campinglesbleuets.com/la-plage-des-sablons-une-petite-crique-cachee-a-pornic ]. Nous débouchons devant un haut mur bordant l’allée
Franck Renaud (capitaine des FFI) au dessus de la petite plage de Montbeau,
pour moi un cul de sac impossible de contourner la plage par la pointe
rocheuse, du moins je ne mi risque pas, la mer est t’elle haute ? Ou
descend - t’elle ? Comme d’habitude je n’ai pas regardé les horaires. Je
remonte vers le Boulevard de l’Océan que je prends à droite (Nous irons visiter
l’église au retour). Je
trouve rapidement les limites des ses infrastructures
‘’ouverte’’ voitures, piétons, et autres, pour les français que nous sommes,
irrespectueux des règles. Je suis obligé de marcher sur la chaussée, des
voitures ayant pris la place du piéton. Les places de
stationnements étant complètent, il est bien plus facile, sans trottoirs de
poser sa voiture sur la bande vélo-piéton. On n’a même plus besoin d’abîmer ses
pneus et ses amortisseurs à grimper sur un trottoir jamais assez haut pour en
dissuader l’idée. Après les maisons avec vue sur mer, nous avons une
trouée permettant de voir les rochers et la mer à perte de vue, nous arrivons à
la plage des Grandes Vallées coincée entre les bâtisses. Nous devons nous
approcher de Pornic les maisons ont changées de style remarquer la tour isolée
au milieu d’un jardin
[Lorsque les premiers «
touristes » arrivent à Pornic, dans les années 1830, c’est sur prescription
médicale. Problèmes de peau ? Anémie ? Buvez l’eau ferrugineuse de la source de
Malmy et offrez-vous une baignade dans l’océan, vantent certains médecins,
parmi lesquels le pornicais Auguste Guilmin. Les premiers « patients »
affluent, remplissant pichets et gourdes à la fontaine et s’accrochant
maladroitement à des cordes tendues dans la mer. « À cette époque, les visiteurs dorment surtout
chez l’habitant, faute de mieux », Dès
1840, la première villa pornicaise voit le jour. Il s’agit de la Malouine,
construite par l’homme politique, et entrepreneur agricole René-Marie Luminais.
elle est sûrement la plus mondaine des villas pornicaises, ayant vu passer
entre ses murs l’écrivain Gustave Flaubert, l’académicien Maxime Du Camp ou
encore l’écrivaine George Sand. Les premiers propriétaires de villas sont des
chefs d’entreprise et capitaines d’industrie fortunés, venus de Nantes ou
Paris. Les premières maisons sont construites à la Noëveillard, puis, en 1878,
l’architecte angevin Constant Blandin imagine le premier « lotissement » de
luxe dans le quartier des Grandes vallées, à Sainte-Marie. Il plante des cyprès
de
Lambert, créé un établissement de bains chauds et construit une douzaine de
villas tout autour. Ce sera ensuite au tour du quartier de Gourmalon de faire
sa mue, passant d’une vaste étendue de terres agricoles à un quartier
résidentiel, prisé – à partir de 1878 et de la construction de la ligne
ferroviaire Nantes-Pornic – pour sa proximité avec la gare. « À partir des années 1870, on passe du
tourisme thérapeutique à celui de loisir. On vient à la mer pour s’amuser, on
aménage des parcs, des casinos, des golfs… ». Au tournant du
siècle dernier, Pornic a le vent en poupe. D’illustres peintres, comme Auguste
Renoir ou Max Ernst, ou des ministres en exercice, viennent y séjourner. Entre
1840 et 1939, l’historien a dénombré la construction de 272 villas, dans
presque autant de styles architecturaux. « Il n’y a pas
d’unité à proprement parler, c’est très hétéroclite. Les architectes
s’amusaient selon les modes. Inspirations
médiévales avec les tours crénelées, influences mauresques avec les dômes
bulbés, celle des expositions universelles… Le style le plus représenté est
sûrement le style chalet, inspiré des stations thermales de montagne. ». Entre
les deux conflits mondiaux, un troisième style de villas voit le jour, plus
moderne avec l’utilisation du béton. Mais à cette période, la station balnéaire
pornicaise a moins le vent en poupe. Les investisseurs lui préfèrent le secteur
de La Baule et Pornichet. Aujourd’hui, ces belles demeures font partie de
l’identité de Pornic. Elles continuent de se transmettre, pour la vaste
majorité d’entre elles, de génération en génération. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/pornic-l-histoire-des-villas-de-bord-de-mer-01928ada-74a9-11ec-ac16-2e31ae11eb47 vous trouverez pas
mal de renseignement et de photos sur les maisons du siècles sur le site
file:///d:/Downloads/station-balneaire-de-pornic.pdf ]. A vous de les découvrir lors d’une visite
approfondie de Pornic. Après la tour et juste avant une belle bâtisse en pierre
et en briques, je prends un petit passage sur la droite malgré la croix du
balisage jaune. Au départ je ne comprends
pas bien les raisons pour lesquelles
le balisage jaune n’y passe pas. Je comprends un peu tard, il fait fourche,
d’un coté je suis bloqué par un mur de l’autre par la mer. Il conduit dans une
petite crique, qui à marée haute est un cul de sac pour un promeneur, je
reviens boulevard de l’Océan.
Nous voilà arrivé sur la grande plage de sable
fin de Noéveillard située au pied du
port de Plaisance mis en service en 1971. Descendons vers le port, je perds le
balisage, attiré par la marina. D’un coté les voiliers de l’autre une rangée de
restaurants cotes à cotes. Nous sommes bloqués par le parking et la cale sèche
du port. Des escaliers naturels nous permettent de rejoindre le chemin nous
permettant de longer l’anse aux Lapin, [Cela rappelle les nombreux lapins qui folâtraient dans
le quartier de Gourmalon quand celui-ci n'était qu'une garenne du château puis
une ferme. Ofice de Tourisme]. puis la promenade en bordure du quai du canal de
Haute Perche [Le canal de
Haute Perche, malgré son titre, est de base un fleuve naturel, la rivière de Haute-Perche, légèrement
aménagé en canal pour améliorer la navigation entre la ville et port de Pornic
et Le Clion-sur-Mer, Chauvé et Arthon-en-Retz dans les arrières pays. Elle est
aussi connue sous le nom canal de
Pornic depuis le XVIe siècle
et parfois appelée l'étier de Haute
Perche. Historiquement, il s'appelait le Rouet, d'après les roues des moulins à eau du port. Le
Ria ; L'embouchure de la rivière est un ria (ou aber
en breton), érodé le long d'une ligne de faille dans les roches micaschistiches précambrien du massif
armoricain qui dénote la côte nord de la baie de Bourgneuf. Elle peut être
considérée comme l'aber le plus au sud de la Bretagne. Creusée principalement
avant l’ère pliocène, elle était inondée par la montée du niveau de la mer due
à la transgression flandrienne et
s'est progressivement envasée depuis. La
partie navigable du port en amont était considérée de 11 km ou 12 km,
mais la longueur maximale de la source au port est de 17 km. La distance
entre la chaussée du port et la bouche du ria au Point de Gourmalon rajoute
encore 1,1 km de plus. Wikipédia]. Je ne suis pas certain que par
gros temps cette balade soit faisable la promenade ne comportant pas de
parapet. Merveilleuse promenade contournant la plage du château. Plage de ville
faite pour bronzer et ce faire voir plus que pour se baigner, à marée basse
c’est un peu vaseux et puis il y a tout les bateaux et petit caboteurs de
pêches côtière du port de Gourmalon. Nous avons une vue sur la pointe du même
nom et les belles maisons construite sur l’autre rive. En bout de la plage je
remonte vers le château.
[Sa physionomie actuelle date de la fin du XIXème
siècle. Au XVème siècle, le tristement célèbre Gilles de Rais, compagnon
de Jeanne d'Arc, en fût le propriétaire mais n'y résida pas. Au milieu du Xe siècle, Alain Barbetorte, Duc de Bretagne, fait de
Pornic une place forte en faisant construire un château-fort en bois. Il est occupé
par une garnison qui protège l'entrée de Pornic. Au XIIIe siècle, il appartient aux seigneurs de Rais qui construisent un nouveau château en pierre. Le plus
connu des seigneurs de Rais sera Gilles de Rais au XVème siècle qui n'y résida pas lui préférant le château de
Machecoul. A la fin du XVIIIe siècle, le château est la propriété du Marquis de Brie-Serrant. Avec la Révolution française ses biens sont
confisqués et le château tombe en ruine.
Au début du XIXème
siècle, Joseph Lebreton achète les vestiges du château et en fait un lieu de
résidence. A la
fin du XIXème
siècle, c'est l'architecte
nantais François Bougouin qui lui donnera son aspect actuel suite au travaux
réalisés entre 1897 et 1899. Le port de pêche de Pornic, appelé Vieux
port, se trouve en amont des ports de plaisance sur la pointe de Gourmalon. Il
est accessible à marée haute et essentiellement pour les pêcheurs ou les
escales techniques. https://www.pornic.com/le-chateau-de-pornic.html ]. Revenons sur la plage et poursuivons par la
passerelle en bois au dessus des flots et accroché à la falaise sous le
château. Nous arrivons dans la partie la plus connue de Pornic [Le site de Pornic est occupé depuis des millénaires. Sa
situation en bord de mer et sa proximité avec les salines de la baie de
Bourgneuf, autrefois actives, ont attisé les convoitises. Avant d’être la
station balnéaire que l’on connaît, Pornic fut ainsi un grand port du royaume…
Les falaises de Sainte-Marie sur Mer et du Clion sur Mer ont été occupé depuis
des millénaires comme le prouvent les nombreux monuments mégalithiques qui y
sont érigés – dolmen de la Joselière et du Prédaire,
tumulus des Mousseaux… Les
premiers siècles sont marqués par de nombreuses invasions. Situé à proximité de
la baie du sel et de l’estuaire de la Loire, facilement accessible par la mer,
le Pays de Retz attire les convoitises des Romains, Sarrasins, Vikings. Ces
derniers, notamment, le pillent et l’occupent en partie du VIIIe siècle
jusqu’au milieu du Xè siècle.
Après trois siècles
de lutte entre Francs et Bretons, les Pays de Retz, de Nantes et de Rennes sont
intégrés en 851 au royaume breton, en vertu du traité d’Angers, acte de
naissance de la Bretagne historique. En 938, le duc Alain Barbetorte pourchasse
les Vikings jusqu’à Pornic et libère le Pays de Retz. Il fait édifier un
château – à l’emplacement de celui que l’on connaît – pour défendre la marche
sud du duché et la “baye” de Bretagne, actuelle baie de Bourgneuf et Marais
Breton. Au milieu du XIè siècle, Pornic est intégré aux Rais de
Machecoul. Le nom même de Pornic apparaît pour la première fois en 1083, il
serait tiré de Porsniti qui signifie port. Au début de la guerre de Cent Ans,
les Anglais contrôlent la baie de Bourgneuf. Le Pays de Retz est érigé en
baronnie de Rais laquelle échoit en 1422 au tristement célèbre Gilles de Rais.
Le port de Pornic prend son essor à
partir du XVIè siècle. Du
cabotage à la pêche côtière, il s’affirme aussi pour la course à partir de 1668
et pour la pêche à la morue jusqu’au milieu. Cette activité profite aux
chantiers navals qui se développent fortement. Parallèlement, le chemin des
douaniers est aménagé le long du littoral pour surveiller le trafic maritime et
éviter la contrebande. La révolution est accueillie favorablement en Pays de
Retz. Le territoire est intégré en 1790 au département de la Loire-Inférieure
issu du découpage de la province de Bretagne en cinq départements. C’est ici
aussi que commencera véritablement l’insurrection contre-révolutionnaire en
1793. Le Pays de Retz fera partie de la Vendée militaire. Pornic devient un
lieu de villégiature très prisé et
fréquenté par des personnalités des lettres
et des arts dont Gustave Flaubert, Auguste Renoir, Émile Littré, Jules
Michelet… De magnifiques villas balnéaires sont édifiées entre Pornic et
Sainte-Marie, et dans le quartier de Gourmalon où l’on vient aussi prendre les
eaux à la source de Malmy.
L’ouverture de la ligne de chemin de fer Nantes-Pornic en 1875 facilite l’arrivée des touristes. Le vieux port voit débarquer de nombreux navires marchands, en particulier les fameuses goélettes danoises. Quant aux chantiers navals Fortineau, ils sont à leur apogée après 1875. La construction du casino du Môle en 1908 consolide la réputation de la station de plus en plus fréquentée. Dans l’entre-deux-guerres, notamment, les artistes sont toujours nombreux – Paul Léautaud, Marc Elder, Max Ernst, Julien Gracq… – à venir goûter aux charmes et à la douceur de Pornic.
Le 17 juin
1940, le naufrage du Lancastria est un dramatique prélude aux sombres
années à venir. Bombardé par la Luftwaffe, le paquebot britannique coule au
large de Saint-Nazaire avec 9 000 soldats à son bord. Plus de 3 000
périssent et certains sont inhumés au cimetière militaire de la commune. Dès le
26 juin 1940, Pornic est occupée par l’armée allemande et ne sera libérée
que le 1er mai 1945, trois jours après la capitulation de
l’Allemagne.
ports/port-de-peche-de-gourmalon-a-pornic ]. Remarquez les maisons hétéroclites
bordant le quai. Un peu avant l’écluse prenons la rue de la Marine sur la
gauche. Remontons la ruelle étroite et encombré de chalands les jours de
marcher ou simplement lorsqu’il y a du monde. A l’extrémité, au lieu de poursuivre
par la rue des sables sur la gauche. Je prends, le passage puis les escaliers
du Galipaud, (on a l’impression que l’ escaliers mène qu’au restaurant). Je
fais une erreur au lieu de prendre la ruelle qui semble me faire revenir vers
les quais, je poursuis les escaliers sur la droite et débouche sur la rue de l’église.
[En 1782,
après un don
considérable d’un habitant de Pornic resté dans l’anonymat, le
curé de l’époque, M. Galipaud, eut une heureuse idée. Un immense rocher abrupt
s’étendait de la place du Marchix au
château, déjà traversé de quelques
sentiers scabreux. Il projeta de faire tailler dans ce rocher un large escalier
en spirales qui partait de la place du Marchix jusqu’à la rue de la Marine. Il
était constitué de 67 marches, flanqué d’un aqueduc à ciel ouvert qui déversait
les eaux de la place dans un profond ravin qu’on appelait le Paradis aux ânes,
parce qu’il y croissait de nombreux chardons dont ces animaux sont très
friands. Aujourd’hui transformé, cet escalier se compose de six petits
escaliers séparés les uns des autres par de longs paliers, plus commode mais
d’aspect moins grandiose et moins monumental. https://nantes.maville.com/actu/actudet_-pornic.-histoire-de-
rue-l-escalier-galipaud-_fil-4009063_actu.Htm ]. Jolie petit placette ou je
retrouve les étales des commerçants. Remontons la petite rue pavée, et arrivons
à l’église. [Une
première église médiévale fut édifiée, semble-t-il, dans la ville haute de
Pornic
dès le Xème siècle. Une seconde sera bâtie à la fin XIVème
siècle et mise sous l'invocation saint Gilles. Elle sera placée sous l’autorité
religieuse de l’abbaye de Sainte-Marie jusqu’en 1554, date à laquelle Pornic
devient paroisse. Celle-ci sera abattue au XIXème siècle pour
laisser place à son emplacement à un édifice plus important. L'église
Saint-Gilles actuelle date d'une époque où beaucoup d'églises dans notre région
vont être reconstruites. La décision de rebâtir l'église est intervenue en
1852. Si les travaux ont été commencés en 1864,
elle ne fut entièrement achevée
qu'en 1875.
expliquerait
vraisemblablement ce choix de patronage car les Templiers avaient des biens à
Pornic.
la légende, la biche,
poursuivie par des chasseurs, vient se réfugier à ses pieds, tandis qu’une
flèche, tirée par un roi wisigoth, manque l’animal et blesse le saint à la
main. Pour se faire pardonner, le roi consent à construire une abbaye dont
Gilles devient le premier abbé, donnant naissance à la ville de
Saint-Gilles-du-Gard. Saint-Gilles,
célébré le 1er septembre, jour de sa mort, est invoqué comme
protecteur des
gens de mer, des cultivateurs et des bergers.
arrivons à la fourche avec la rue de la
terrasse prenons à droite, nous sommes sur la place de la terrasse. Place
arborée au dessus d’un parc. Malheureusement cette place est transformée en
parking, il faut bien stationner les voitures des touristes et des Pornicais.
Je n’ai pas vu beaucoup de garages dans le haut Pornic. A l’époque de la construction
de la ville ancienne ce fléau à quatre roues était inconnu. Sur la droite je
trouve un chemin bitumé en forte pente descendant vers le chemin des Mousseaux.
Qu’elle tranquillité par rapport à la foule compacte du port. Nous retrouvons
le balisage jaune, que nous prenons à droite. La rue fait tout de suite un
angle d’équerre sur la gauche, nous longeons le long mur de la villa Calypso
que nous ne verrons pas [Après
la corniche de la Noëveillard et celle de Gourmalon, Pornic se développe au
cours du XIXe siècle entre les plages de Montbeau et des grandes vallées.
Constant Blandin, un industriel angevin a façonné ce quartier en rachetant de
nombreuses terres agricoles.
Il commence par faire construire la villa Calypso en
1860 près du château qui reste aujourd’hui une villa emblématique de
Pornic : « Cette villa de type chalet est remarquable par la qualité
de son parc arboré, souligne Daniel Sicard. Il a planté des essences rares et a
imaginé un système ingénieux d’irrigation pour ses plantations. Une tour et un
moulin permettaient de pomper l’eau dans une nappe. Il a également fait
construire une tour circulaire pour en faire un salon de billard, que l’on voit
toujours de la plage des Grandes vallées. Sous le Second Empire, il a accueilli
de nombreuses personnalités dans cette villa. » https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9 ]. Passons les grilles du domaine dont une partie
du parc à vue pousser des résidences, au lieu des arbres. Poursuivons sur la
droite, toujours chemin des Mousseaux bordée de petites maisons blanches. Au
carrefour, la rue tourne sur la gauche et se rétrécie, 
plus de trottoir,
certaine maison on des hortensias bordant la rue, les clôtures sont en pierres
sèches, ou de simples haies épaisses. Nous voilà devant un drôle de tas de
pierres, trop bien assemblé et entretenu pour un dépôt sauvage. Le Tumulus des
Mousseaux [Le tumulus
des Mousseaux est un monument funéraire
construit vers 3500 avant J.C. Il est situé à
l'Ouest de Pornic, au nord du port de plaisance de "La Noëveillard".
Formé d'un cairn quadrangulaire
d'environ 180 m², imposante masse de pierrailles, il est ceinturé de trois
murs, en pierre sèche, étagés en gradins.
L'étude et la remise en valeur de ce monument remarquable permet de saisir au
mieux l'aspect et l'originalité des sépultures mégalithiques transeptées. Il
s'agit d'un type local de monument, centré sur Pornic et qui s'est développé
autour de l'estuaire de la Loire, à l'époque Néolithique.
Longtemps appelé "Pierres
druidiques", ce monument, restauré
en 1975/1977, faisait partie d'une très grande nécropole aujourd'hui en partie ruinée ou disparue sous les
lotissements. https://www.pornic.com/le-tumulus-des-mousseaux-1.html ]. Au carrefour prenons à gauche la rue Guynemer, une
centaine de mètres plus loin, au grand carrefour avec une croix en béton que
l’on voit a peine derrière une haie, prenons à droite l’Allée du Green, voie
sans issu bordée de petites maisons [Un
autre homme a façonné ce quartier des Grandes vallées : Adolphe de Madre,
notaire parisien. Comme Constant Blandin, Adolphe de Madre a acheté
beaucoup de terrains et a même
construit un domaine dit des Grandes vallées.
Lui n’a pas loti ces terrains, il a gardé son domaine en un seul tenant ce qui
permettra à partir de 1912, d’y construire le golf de Pornic, qui est encore là
aujourd’hui. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9 ]. Passons la barrière et longeons le golf, nous
traversons un bois de chêne vert et débouchons rue Notre Dame que nous suivons
jusqu’à la mairie de Sainte Marie. Longeons la mairie par la rue de la
République (D 286). Dans le virage nous apercevons le clocher de l’église. Nous
passons la maison du chapitre [Le terme maison du Chapitre peut faire
référence à des édifices, ayant le plus souvent hébergé un chapitre de
chanoines. Wikipédia]. Cette maison tranche avec ses pierres apparentes.
Nous arrivons au chevet de l’église 
[Le village de
Sainte-Marie possède des origines médiévales. Il a pris naissance autour d’une
abbaye édifiée au milieu du XIIe siècle et d’une église romane. Elle
avait une façade d’entrée avec un clocher en pierre de taille et un porche
richement sculpté, joyau de l’art roman. Elle a survécu à la disparition de
l’abbaye après 1790, mais ses traces ont progressivement disparu au cours des
siècles. Il y a 150 ans, sous la mandature du maire de l’époque, M.
Laraison, fut reconstruite une église de style néogothique dont l’architecte
était Eugène Boismain. Comme dans bien d'autres églises de la même époque, le
porche s'ouvre sur un magnifique tapis de carrelages qui mène visuellement le
visiteur jusqu'au chœur. Elle possède un magnifique
pavement en carreaux de ciments très colorés
particulièrement beau. Le motif
(origine non déterminée), propose des formes géométriques simples de
couleurs particulièrement chatoyantes. Ce sont
probablement les moines de Saint-Philbert
de Noirmoutier qui ont évangilisé les
premiers ce site de Sainte-Marie, comme d'ailleurs toute la côte du Pays de
Retz. L'ancienne abbaye est démolie complètement au XVIIème
siècle. Malgré les nombreuses invasions jusqu'au XIème
siècle, le prieuré subsiste et fut érigé en abbaye au XIIème siècle.
L'abbaye de Sainte-Marie atteint son apogée au XIVème siècle. Elle
rayonne alors sur 13 prieurés dont le Clion, Pornic, Bourgneuf... Mais suite à
de multiples conflits et à l'abandon progressif des lieux par les moines, au
XVIIème l'abbaye
est démolie. Les bâtiments conventuels
occupaient la cure actuelle de Sainte-Marie et les jardins. On pouvait encore y
voir
des vestiges du cloître et des morceaux de chapiteaux au début du XXème.
Toutefois, il reste à Sainte-Marie deux oeuvres d'art du lointain XIVème
siècle, que tout estivant ira voir au moins une fois pendant son séjour. Elles
se trouvent toutes deux dans la nouvelle église néo-gothique : la pierre
tombale de Guillaume des Bretesches et la statue de Notre-Dame de Tabernacle.
Wikipédia. Ouest – France]. Poursuivons par la rue du Maréchal Leclerc, nous arrivons devant une
fourche, laissons sur la gauche les directions du Porteau par la coté, plage
des Sablons, le rocher des marais. Nous sommes dans la rue des sablons.
Poursuivons tout droit en direction de Préfailles, la
Plaine sur mer, Le
Portmain et Le Porteau. A la fourche à trois dents, je quitte le balisage
jaune, pour prendre sur la gauche, la direction de Portmain et Le
Porteau (rue
des Bougrenets) rue bordée de petite maisons blanches. Nous sommes sur la D 751
et après la petite descente nous retrouvons le rond point et le parking de la
plage du Porteau.
vallées. Les cyprès de Lambert sont encore là
aujourd’hui. Tandis qu’il vend des parcelles, Constant Blandin fait homologué une source d’eau ferrugineuse et construit une fontaine : On est toujours dans la mouvance des bains de mer curatifs qui a commencé vers 1830, complète Daniel Sicard, les gens venaient au bord de la mer sur prescription médicale : on prenait les eaux, c’est-à-dire qu’on se baignait et qu’on buvait de l’eau ferrugineuse, pour soigner toute une liste de maladie, parfois sans réelle base scientifique. Sur la plage des Grandes vallées, il créé d’ailleurs un établissement de bains chaud en 1878. Il a également fait construire une jetée comme brise-lames et édifie les premières cabines sur cette plage. Il fait construire également quatre villas jumelles qu’il louait aux estivants. Il a même lancé en 1875 la construction d’un hôtel de deux étages qui restera inachevé.
Mais tout ne s’est pas passé comme le souhaitait Constant Blandin, à sa mort, la moitié seulement des terrains à lotir sont vendus, et l’hôtel n’ouvrira jamais ses portes. Le quartier n’a pas pris l’essor que souhaitait l’homme d’affaires : Il avait pourtant une logique d’ensemble pour ce quartier en prévoyant des espaces de promenades arborés, un établissement de bains, des cabines….Il n’a pas gagné beaucoup d’argent avec ces projets. Peut-être que le site des Grandes vallées était trop éloigné du centre de Pornic pour se développer aussi bien que la Noëveillard et Gourmalon. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pornic-44210/a-pornic-les-grandes-vallees-un-quartier-faconne-par-des-amoureux-du-paysage-7d3c2e16-1769-11ee-a274-cd245df77ae9Le plus des photos
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