lundi 2 novembre 2026

Randonnée Le plus Loin Possible 2026 Etape 127 – Soleihlas - Entrevaux

 Poursuite de mes promenades autour de la France Aujourd’hui nous traversons les Préalpes, plus précisément Les Préalpes de Digne de Castellane à Soleihlas

6 juin 2026
 
 En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
   
 
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 Km        Temps    Arrêt       Dénivelé positif      Dénivelé Négatif     IBP
24,8        8 h 50     2h20              1 044 +                     1687 -              116
 

Une dure journée. Et oui, encore une. Une longue étape en plus : 24 kilomètres.

Je quitte ce havre de paix où même le médecin ne vient qu’une fois par mois dans un camion équipé. Ce bus sillonne les Hauts Pays du Verdon et les Monts d’Azur pour desservir dix communes rurales, avec des passages réguliers programmés tout au long de l’année. À bord, une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’une infirmière, d’une sage-femme, d’orthophonistes, d’une opticienne et d’un personnel de coordination accompagne les patients, en particulier les personnes âgées ou celles qui n’ont plus de médecin traitant.

Je quitte le GR 4 et emprunte un balisage local en direction de La Sagne. Bien indiqué au départ du village, le balisage laisse ensuite franchement à désirer. Heureusement que j’ai mon fidèle GPS.

La journée commence par une longue montée. Une montée par étapes. D’abord un sentier raide et caillouteux qui nous fait passer d’environ 1 100 mètres à un peu plus de 1 300 mètres d’altitude jusqu’à Vertaillon. Le balisage local est presque inexistant.

À Vertaillon, une ruine perdue au milieu de nulle part marque un croisement de sentiers balisés. J’y fais une pause. Le paysage est magnifique. On se sent tout petit et totalement perdu au milieu de la nature. Je me pose alors une question : comment pouvait-on vivre ici, dans un tel isolement ? Sans eau à proximité, les ruisseaux étant éloignés des habitations.

Nous jouons ensuite aux montagnes russes sur l’Ubac de la Sagne. L’ubac, ou l’ombrée, désigne le versant le moins exposé au soleil. Trois sommets aux alentours de 1 300 mètres se succèdent, séparés par de courtes descentes. Puis vient une descente un peu plus marquée avant une nouvelle remontée.

Le paysage est splendide, mais le balisage est catastrophique. J’étais prêt à suivre un chemin bien visible au sol qui n’était pourtant pas mon itinéraire. Puis nous redescendons dans une vallée étroite par un beau sentier très caillouteux. Je me tords plusieurs fois la cheville malgré mes chaussures montantes. Heureusement, cela ne va pas jusqu’à l’entorse.

Je ne comprends pas bien ce qui se passe. Il me semble avoir rencontré les traces d’un GR alors que, sur la carte, il n’y en a aucun. Le GR 4 ne passe pas par ici et aucun autre sentier de grande randonnée n’est indiqué. Pourtant, je croise mon premier randonneur, puis un groupe de quatre personnes dans la descente.

Cette descente est impressionnante : près de deux cents mètres de dénivelé négatif. Les cuisses souffrent. Une fois en bas, il faut remonter jusqu’au village de La Sagne par un mauvais sentier où notre transpiration forme à elle seule un véritable torrent.

La Sagne désigne une zone humide, et les randonneurs s’en rendent vite compte. Le village est perché, accessible par une unique route qui s’arrête ici. Je fais une pause à l’ombre pour consulter ma carte, mais je n’ai pas le courage de parcourir sa rue principale.

Après l’église, située à l’écart du village, nous poursuivons notre grimpette jusqu’à 1 300 mètres afin de franchir la crête d’Agachon. Le sentier est noyé par les sources. Nous passons un oratoire puis redescendons dans une sorte de vaste plaine d’altitude.

Heureusement que j’ai mon GPS. Les chemins se dispersent dans toutes les directions et le balisage est absent. Nous grimpons à nouveau jusqu’au poteau d’information du Serré d’Embelet.

Là encore, une simple pancarte indiquant Ubraye me sauve la mise. Il faut effectuer un coude d'équerre vers la gauche pour emprunter un sentier pratiquement invisible. Sans cette indication, j’aurais poursuivi tout droit dans une mauvaise direction, ce qui m’aurait considérablement rallongé l’étape.

Et là, enfin, commence une longue descente vers Ubraye. Nous passons d’environ 1 300 mètres à près de 900 mètres d’altitude. Mais une fois arrivés au pied du village, il faut encore grimper pour atteindre ses ruelles. Décidément, aujourd'hui, la montagne ne nous aura laissé aucun répit, et ce n'est pas fini.

Notre rue devient le chemin de Saint-Jean et descend vers la D10 que nous empruntons sur quelques centaines de mètres. Nous traversons la rivière sur le pont de Chauva ; notre route est alors au fond d'un ravin. Le GR tourne à gauche et je fais une pause à la chapelle Notre-Dame-de-la-Rivière, car, une fois de plus, nous repartons en montée.

Je regarde la carte pour voir s'il n'existerait pas un meilleur itinéraire, par la route par exemple. Mais non. La route contourne la barre rocheuse des Mortisses, dominée par le pic de Chabran (1 541 m). Il faut donc grimper par ce qui est peut-être le passage le plus facile : le ravin de la Fouent jusqu'au col Saint-Jean, à 1 325 m.

La montée est rude et semble ne jamais finir. Une remarque toutefois : j'ai du réseau partout. Peu à peu, le paysage se dégage sur les Hautes-Alpes et le Mercantour. Sur les plus hauts sommets subsistent encore quelques névés. J'en profite pour envoyer des photos, ce qui me permet de faire des pauses un peu plus longues.

Même lorsque la pente devient moins raide, la montée ne se termine toujours pas. Enfin, j'arrive à l'oratoire, d'où s'ouvre une vue sur une nouvelle vallée. Comme d'habitude, je me crois arrivé, alors que je n'ai parcouru qu'un peu plus de deux kilomètres. Je pense toutefois que, désormais, il ne reste qu'une longue descente jusqu'à Entrevaux.

Pour être longue, elle l'est ! Le sentier est magnifique, en pente douce, mais il contourne toutes les anfractuosités de la montagne. Je rattrape un peu le temps perdu dans la montée dû aux trop nombreuses pauses.

Me voilà au carrefour du GRP de la Grande Traversée des Préalpes, du GRP de la vallée de la Vaïre et du GR4. Sur ma gauche, j'aperçois ce que je crois être un village, mais il s'agit en réalité de la chapelle Saint-Jean-du-Désert. Isolée en pleine montagne, cette chapelle est un très ancien lieu de pèlerinage, réputé pour sa source miraculeuse. Accessible uniquement à pied par un sentier, elle attire fidèles et curieux.

Je poursuis sur le GR4, désormais commun avec les deux GRP. Tout au long de cette descente sur le flanc du Travers du Content, de nombreux oratoires jalonnent le chemin.

Je dépasse deux personnes, certainement des pèlerins d'un jour. Ils ont l'air exténués et nous sommes encore loin d'Entrevaux. À cette allure, ils n'y seront sans doute pas avant la nuit.

Enfin, j'arrive sur une route. Cauchemar : nous sommes au fond d'une vallée, en plein soleil. En contrebas coule le Var et la chaleur est étouffante. Nous débouchons sur la D560, qui rejoint elle-même la D4202. Les quatre derniers kilomètres sont interminables.

Heureusement, mon hôtel ne se trouve pas en hauteur.

Après la sieste et la douche, je pars à l'assaut de la citadelle. Les marches qui mènent au casernement ont raison de mes jambes et je me contente finalement de visiter la ville basse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ubraye

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Entrevaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cathédrale 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reliquaire de Saint Jean Batiste contient deux dents, une pointe en matériau indéterminé et un cabochon contenant une pierre précieuse

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Moulin à farine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moulin à Huile 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban

                        

Deux balades n'apparaîtront pas dans ce récit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première, d'Entrevaux à Thouët. La seconde, de Thouët à Villars-sur-Var. Cette dernière fera probablement partie un jour de mes balades journalières.

Il n'y a plus de sentier

Dans la seconde balade j'ai certes pris conscience que certains passages n'étaient plus pour moi, mais ce circuit est entretenu et la sécurité y est renforcée par des mains courantes souples. Seulement, ces aménagements ne me semblent pas toujours placés aux endroits les plus exposés, à moins que le secteur n'ait encore évolué depuis leur installation.

Le circuit est ouvert et il est possible de rejoindre son point de départ en bus.

La première étape n'apparaîtra pas parce que je la considère dangereuse. 

Je ne veux pas envoyer des randonneurs hypothétique vers un itinéraire que je n'emprunterais plus moi-même.

La partie délicate commence après les jardins d'oliviers. Lorsque les ouvrages destinés à maintenir cette montagne friable disparaissent. Les flancs sont creusés de ravins. Le sentier s'efface parfois dans les éboulis, devient sablonneux ou se retrouve en dévers au-dessus du vide. Quelques mètres plus bas coulent les eaux du Var ou s'étendent ses galets. Dans les deux cas, une chute laisserait peu de chances.

Et lorsqu'on arrive enfin au bout de ce passage, on découvre des barrières, des grillages et une grande pancarte : « SENTIER DANGEREUX ».

Mais du côté d'Entrevaux, aucun panneau ne prévient le randonneur.

Je me pose donc une question : pourquoi ce sentier local figure-t-il toujours sur la carte alors qu'il est officiellement signalé comme dangereux à son extrémité ?

La seconde difficulté se situe après Puget-Théniers. Je devais rejoindre le GR 510 en passant par la Roccia d'Abeilla.

À la sortie du village, une première pancarte indique le sentier. Après une longue montée, arrivé à l'embranchement, une autre pancarte, officielle cette fois, annonce que le chemin est fermé.

Mais quel chemin ? il n’y a qu’un ébouli

Le sentier indiqué quelques centaines de mètres plus tôt est-il viable ?

La totalité de l'itinéraire est-t’ il fermé ?

Les anciennes marques jaunes aperçues auparavant, presque effacées et ne figurant même pas sur la carte, remplacent-elles le tracé officiel ?

Si je poursuis la piste carrossable, retrouverai-je plus loin le GR 510 ?

 Et dans la descente des gorges du Cians, le sentier est-il encore praticable ?

De là-haut, il n'y a pratiquement aucune possibilité de repli, hormis revenir sur mes pas ou marcher pendant des heures sur la route.

Je n'ai donc pas pris le risque de continuer.

J'avais repéré un chemin longeant la D 6202. Mais après quelques kilomètres, il débouchait sur la départementale. À cet endroit, la route devient une deux fois deux voies avec une bande d’arrêt d’urgence. C'est l'axe reliant Nice à Barrême et Digne-les-Bains.

Je n'avais plus le choix.

En observant la ligne des Chemins de fer de Provence, je me suis souvenu qu'il existait un train. N'ayant trouvé aucun horaire sur le site de la SNCF, j'avais cru qu'il s'agissait uniquement d'un train touristique. Je décide donc de longer la voie ferrée.

Manque de chance : les Chemins de fer de Provence disposent de leur propre site Internet et plusieurs trains circulent chaque jour (6 par jour). Il a fallu que je sois précisément sur la voie au moment du passage de l'un d'eux.

Le conducteur était furieux. Et il avait parfaitement raison.

Je suis donc revenu sur la départementale où, cette fois, il n'y avait même plus de bande d'arrêt d'urgence. La montagne arrivait au ras de la ligne blanche et les automobilistes devaient me prendre pour un inconscient.

Cette après-midi-là fut un véritable calvaire. J'ai pris des risques inutiles simplement parce que les informations disponibles sur le terrain, sur la carte et sur les différents supports n'étaient pas cohérentes entre elles.

C'est cette perte de confiance qui, finalement, a pesé le plus lourd dans ma décision d'arrêter cette grande randonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce n'est déjà pas si mal... en partant de Fontainebleau.

Carte inter active

 Ma boucle restera inachevée. À l'est, elle s'arrête à Entrevaux. À l'ouest, un peu avant Saint-Brieuc. Au sud-ouest, à Angoulême.

Pourquoi cette décision ?

Il y a d'abord la peur.

La peur de tomber dans un ravin. La peur que la carte ne soit plus fiable.

Et puis il y a une troisième raison : l'envie.

À mon âge, je n'ai plus envie de marcher trente kilomètres par jour avec quatorze kilos sur le dos. Désormais, lorsque je pars le matin, je n'ai qu'un souhait : arriver avant quatorze heures pour pouvoir me reposer.

Les deux derniers jours m'ont profondément marqué.

Des sentiers encore présents sur la carte, mais disparus du terrain parce que la montagne s'était effondrée. Des panneaux interdisant un passage après une heure de marche. Des chemins tracés à flanc de montagne, parfois inclinés, couverts de pierres ou de sable, dominant un à-pic. Le commun de la montagne.

Tout ce que je ne voulais plus affronter avec un sac aussi lourd.

La peur du vide.

La peur de chuter sous l'effet de la fatigue.

Car il y a aussi la fatigue. Je suis rentré épuisé. Il m'a fallu cinq jours pour récupérer complètement.

Et surtout, j'ai perdu confiance dans la carte.

Comment lui faire confiance lorsqu'un sentier parfaitement tracé n'existe plus ? Lorsqu'au contraire un chemin bien réel ne figure sur aucun document ?

La suite de l'itinéraire m'inquiète également. Elle devait longer la vallée de la Vésubie, profondément bouleversée par les éboulements de ces dernières années. Certaines routes ne sont toujours pas entièrement rétablies. Alors les sentiers de montagne...

Je préfère ne pas y penser.


Pour moi, Parisien qui connaît mal la montagne, la carte est une ligne de vie. Ma sécurité repose sur elle, autant que sur le travail des bénévoles qui entretiennent les chemins.

Ce jour-là, mon itinéraire croisait la route du bus descendant vers Nice.

Au lieu de suivre le balisage jaune, je me suis assis à l'ombre d'un abribus.

En attendant, j'ai levé machinalement le bras, peut-être simplement pour me gratter la tête.

Le chauffeur s'est arrêté.

Je suis monté.

On me dira que j'aurais pu changer d'itinéraire.

C'est vrai.

J'aurais pu poursuivre le GR 4 jusqu'à Gréolières. Mais la suite, je la connaissais déjà.


J'aurais aussi pu partir de Villars-sur-Var en suivant les balisages 510 puis 52 jusqu'à Menton. Mon hôte m'en avait parlé. Elle s'étonnait même de mon projet.

« Peu commun », m'avait-elle dit.

En quatre jours, je pensais rejoindre Menton en empruntant uniquement les balisages locaux.

Aujourd'hui, je crois simplement que cet itinéraire est devenu trop exigeant pour moi.

Trop sportif.

Trop long.

Trop tard.

Peut-être aussi... trop vieux.

Il faut une journée entière de transport pour rejoindre le sud. Et surtout, je n'en ai plus vraiment envie.

Plus envie de chercher un hébergement.


Plus envie d'entendre depuis quelques années : « Deux nuits minimum » ou « C'est complet », lorsque je demande simplement une chambre pour une personne, pour une seule nuit.

Peut-être ai-je tout simplement réalisé ce que je voulais accomplir, et le reste est devenu secondaire.

Lorsque je présentais mon projet, je disais toujours :

« Je commence par ce que je ne connais pas : les Hauts-de-France, puis la partie "Est" de la carte : les Vosges, le Jura, le Vercors... avant de terminer par le sud. »

La Bretagne, je la connaissais déjà. Je l'avais parcourue en voiture et j'en avais rapporté des centaines de diapositives.

 Mais une question revenait sans cesse :

« Tu auras fini quand ? »

Je répondais :

« Je ne sais pas. »

Alors j'ai commencé à tracer les derniers itinéraires. En les suivant tous, j'aurais terminé vers 2030. 

C'est devenu un objectif. J'aurais eu soixante-quatorze ans.

Un âge où il faut peut-être accepter de passer à autre chose.

Un allongement de parcours repousse cet objectif aux calendes Grecques 

Je ne me vois plus marcher pendant des semaines avec mon gros sac sur le dos.

La mer, finalement, ne m'attire pas autant que je l'avais imaginé.

Je me suis même un peu ennuyé dans les havres de Normandie et dans la baie du Mont-Saint-Michel.

C'est magnifique.

Mais, à pied, lorsque la mer est basse, le paysage change peu.

Du sable.

Toujours du sable.

C'est aussi pour cette raison que je n'ai jamais été attiré par les côtes de l'Atlantique : des plages, des stations balnéaires, une mer qui apparaît quelques heures avant de disparaître.

J'ai toujours préféré passer par les terres. Mais je viens de m'apercevoir un peut tard que j'aime bien la montagne "si elle est plate... ou pas trop montagneuse"

Les paysages de l'Armagnac m'ont agréablement surpris.

En revanche, après Angoulême, il ne restait pratiquement plus de balisage permettant de rejoindre la Bretagne sans d'importants détours vers Saumur, Saint-Palais ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Même en utilisant les chemins locaux, cela devenait une succession de longues portions de bitume.

Tant que l'envie était là, cela ne me dérangeait pas.

Aujourd'hui, je me demande simplement si j'ai encore envie de passer six semaines sur le goudron pour atteindre une destination qui n'a plus la même importance.

 Lors de mon premier départ vers Nice, j'avais dû rebrousser chemin à cause des orages qui rendaient les sommets de la montagne du Cheiron impraticables.

J'étais resté frustré de ne pas avoir pu visiter Entrevaux.

Aujourd'hui, c'est fait.

Il y a longtemps déjà, au cours d'un voyage de vacances, j'avais également été frustré de manquer de temps pour visiter Angoulême.

Aujourd'hui, c'est fait.

Alors oui, je crois que cette randonnée s'arrête ici.

Non pas parce que je n'en suis plus capable.

Mais parce que j'ai trouvé ce que j'étais venu chercher.

Ma boucle restera inachevée.

Mon voyage, lui, est accompli.

 

L'indice IBP index est un système d'évaluation automatique de la difficulté d'un itinéraire parcouru en vélo tout terrain, en vélo de route, en randonnée pédestre ou en course.

Cet indice est très utile pour connaître et comparer la difficulté de différents itinéraires.

Il est important de ne pas confondre le degré de difficulté d'un itinéraire avec l'effort physique déployé pour le réaliser : un indice IBP index de 60 sera un parcours très difficile pour une personne non entrainée, normal avec une préparation physique moyenne et très facile pour un professionnel. (Voir le echelle comparative)

   La souffrance ou les efforts physiques d'un itinéraire = état de forme physique + rythme de course + conditions météorologiques + IBP index


Montées  Distance Km  Km au total en %  Vitesse en Km/h  Temps h:m:s
   Entre 30 et 55%  0.143  0.57  1.62  0:05:16
   Entre 15 et 30%  2.927  11.79  2.28  1:17:02
   Entre 10 et 15%  1.777  7.16  2.92  0:36:29
   Entre 5 et 10%  1.489  5.99  4.05  0:22:04
   Entre 1 et 5%  2.145  8.64  4.42  0:29:09
   Total  8.48  34.15  2.99  2:50:00
 Terrain plat
   Dénivelées de 1 %  0.908  3.66  4.63  0:11:46
 Descentes
   Entre 1 et 5%  3.844  15.48  4.59  0:50:14
   Entre 5 et 10%  3.705  14.92  5  0:44:26
   Entre 10 et 15%  3.423  13.79  4.69  0:43:48
   Entre 15 et 30%  4.359  17.55  3.93  1:06:38
   Entre 30 et 55%  0.113  0.46  3.07  0:02:13
   Total  15.445  62.19  4.47  3:27:19
  Total trace:   24.83  100 %  3.83  6:29:05



 
 
 
 
Vous trouverez toute mon Périple en cliquant sur le lien ; 
https://randosacaudos.blogspot.com/p/mon-periple.htm

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