Aujourd'hui nous partons en Loire Atlantique aux portes de la Vendée et du Maine et Loire ; Clisson
Juin 2022
J'ai eu location de visiter le village durant le grand rassemblement de musique métal.
En l'an de grâce 1397, le Connétable Olivier de
Clisson apposait sur sa correspondance un sceau représentant ses armoiries. Sur
ce sceau remarquable, on peut voir un homme de guerre debout, vu à mi–corps
sorti d'une tour, coiffé d'un heaume cimé d'un vol, tenant une épée nue à main
droite, et à gauche un bouclier au lion couronné. En dessous sur une banderole,
la devise « Pour ce qu'il me plest ».
Chassés d'Italie par les émeutiers
anti-républicains, Pierre et François Cacault (nantais d'origine) rentrent en
France et décident de s'installer à Clisson en 1798, subjugués par le charme de
sa vallée. Fortement marqués par la culture et l'architecture italienne, ils
entreprennent une reconstruction de la ville en ruines sur le modèle toscan.
Tuiles canal, briques minces, baies en arc en plein cintre viennent orner les
habitations, mais aussi les usines, les tanneries et les moulins qui bordent la
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Sortons du parking par un chemin parcourant le parc que nous
prenons à gauche. Il fait fourche prenons à gauche et arrivons au Temple de
Vesta (dans la Rome antique ce temple abrite le feu
sacré, ainsi que d'autres objets gardés dans des caches secrètes appelées
Vestae. wikipédia). Partiellement traitée en
jardin régulier, par respect des aménagements paysagers dus aux descendants de
Lemot (début du XXe s.). Elle offre un contraste fort avec le reste du parc
essentiellement boisé, irrégulier et pittoresque, traversé d'allées et
cheminements en coteau et en bordure de rivière. Les sous-bois se colorent en
avril avec l'éclosion des jacinthes sauvages. Depuis les terrasses de la villa,
qui surplombent la Sèvre Nantaise, la relation visuelle avec l'ensemble du
paysage clissonnais reste exceptionnelle. L'allée fait fourche, prenons à
gauche et descendons, nous passons à coté de la rotonde, poursuivons la
descente, nous prenons à droite, un petit escalier descendant le flanc de la
falaise Rien ici n’est comme
on aurait pu l’imaginer. Au XIXè siècle, le
sculpteur François-Frédéric Lemot bâtit, sur cet ancien territoire de chasse,
une maison de style toscan et une villa néoclassique. Au milieu de ce parc
de 13 hectares, qui domine la Sèvre et la ville de Clisson, il crée un paysage
idéalisé, s’inspirant des grands jardins paysagers et pittoresques du XVIIIe
siècle. Une « folie » qui ne s’arrête pas là puisque, dans les
allées boisées, il ponctue la promenade par la fabrication de statues, grotte,
tombeau, temple et autres colonnes. De 1805 à 1827, le sculpteur
François-Frédéric Lemot (prix de Rome en 1790), transforme une ancienne forêt
de chasse des seigneurs de Clisson en un paysage idéalisé, ponctué de «
fabriques » ou constructions ornementales. Influencé par les jardins
d'Ermenonville et de Méréville, guidé par sa culture classique et le souvenir
de Tivoli, Lemot compose librement son jardin dès que son activité officielle à
Paris lui en laisse le loisir. Il est aussi attentif à la mise en valeur des
rochers (inscriptions, grotte, chaos), qu'à la composition et à la palette
végétale ou à la perception des multiples vues internes et externes. Les
constructions conçues avec le concours de l'architecte Mathurin Crucy (villa
néoclassique, bâtiments rustiques inspirés de Toscane, temples et tombeau à
l'antique) affirment un style italianisant, de même que les pins, peupliers et
vignes plantés en grand nombre. Le dessein de Lemot ne se borne pas à la
garenne, qui borde la Sèvre Nantaise, mais concerne très vite aussi le coteau
opposé, où il acquiert les ruines du château de Clisson, et où il construit
d'autres fabriques. Ce jardin historique, de sensibilité pré-romantique,
inspira de nombreux artistes au XIXe siècle. https://www.parcsetjardins.fr/jardins/539-la-garenne-lemot https://www.levoyageanantes.fr/lieux/domaine-de-la-garenne-lemot/
Après le temple nous trouvons un chemin avec des escaliers descendant la
falaise, nous arrivons en bordure de la Sèvre Nantaise [La
Sèvre Nantaise De 141,8 km de longueur, la rivière serpente calmement pour
traverser des paysages verdoyants, fréquentée par les pêcheurs, les
plaisanciers et la faune locale. On y trouve une multitude de moulins
à eau, 143, qui ont profité pendant des siècles du débit de la Sèvre
Nantaise. Elle prend sa source à 215 m d'altitude
sur le plateau de Gâtines. Cette source est constituée de plusieurs bras. L'un
part du village des Gâs sur la commune de Neuvy-Bouin
et un autre du nord de la commune du Beugnon,
tous les deux dans les Deux-Sèvres. Elle traverse ensuite les
départements de la Vendée, de Maine-et-Loire
et de la Loire-Atlantique selon une direction
nord-
ouest, avant de se jeter dans la Loire
à Nantes
(quartier Nantes Sud). Autrefois, la Sèvre
Nantaise avait une partie de ses eaux qui s'écoulait vers le bras méridional de
la Loire, dénommé le Seil. Ce bras de la Loire débutait au niveau
de la confluence de la Sèvre Nantaise et de la Loire. Le Seil
formait une boire qui s'écoulait vers l'aval et rejoignait
le bras principal de la Loire à la hauteur du village de Trentemoult.
L'ancien port fluvial gallo-romain
de la cité pictonne de Ratiatum
était situé sur la rive sud du Seil. La Sèvre nantaise est navigable du pont de
Monnières (Port Domino) au confluent avec la
Loire, soit 21 km. Le gabarit maximum des bateaux est de
5,50 × 31,50 m. Il y a deux ouvrages à franchir, le barrage de
Pont-Rousseau et l'écluse de Vertou. Construit en 1995 en remplacement du
barrage de 1909 emporté par la crue en 1962, le barrage de Pont Rousseau permet
de maintenir un niveau d’eau plus ou moins constant en amont, pour limiter
l'effet des marées ; il est franchissable à marée haute. Une écluse a été
construite à Vertou en 1750 pour permettre le franchissement de la chaussée des Moines, elle a été refaite au
XIXe siècle. En amont de Monnières, les kayaks et autres petites
embarcations peuvent naviguer. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des projets
furent établis, pour rendre la Sèvre navigable jusqu'à
Clisson,
en construisant de nouvelles écluses, voire en amont dans le cadre d'un projet
de liaison Nantes-Niort avec un canal de jonction entre Sèvre
nantaise et Sèvre Niortaise. En raison des nombreux
moulins, des hauts-fonds rocheux puis de la concurrence du chemin de fer, ce
projet n'a pas abouti. La Sèvre a permis de transporter vin et sable vers
l'aval, céréales, chaux, bois et pierre vers l'amont. Un service de bateaux a
permis de transporter des passagers de 1899 à 1960. De nos jours, il n'y a plus
qu'une navigation de plaisance. Wikipédia].
Nous apercevons sur l'autre rive un peu à gauche, une ancienne fabrique ; la
filature de la Feuillée [Mentionnés dès le XVIe siècle, les moulins de la
Feuillée (de Haut et de Bas), dépendant des seigneurs de Clisson, sont
exploités par les familles de meuniers Richard, Ouvrard, Chateigner. A la fin
du XVIIe siècle, ils sont transformés en deux moulins à papier. En 1793, ils
sont incendiés lors des troubles révolutionnaires puis reconstruits par Paul
Louis Dagnet, «entrepreneur de manufacture de papier ». En 1837, les moulins
sont vendus à l\'industriel nantais Paul Chéguillaume. En 1840, le site est
transformé en filature de coton. Racheté en 1896, le site est converti en
tannerie et mégisserie puis en 1923 en chamoiserie. En 1966, la Feuillée
devient le siège de studios de cinéma et télévision de Serge
Danot, le créateur
de séries télévisées « Manège Enchanté », « les Poucetofs », téléfilms « les
grandes batailles du passé », la comédie musicale « les enfants de Cigalune ».
En 1995, Mme Martine Danot poursuit les tournages durant quelques années.
Depuis le site sert d\'habitation et bureaux pour l\'association qui organise le
Hellfest chaque année à Clisson.'. https://100secrets.sevre-nantaise.com/moulins/85/cugand/la-feuillee/144549
]. Poursuivons notre chemin, nous apercevons
des colonnes (bornes militaires), je remonte des escaliers jusqu'à une allée
principale pensant trouver un point de vue, nous passons devant une colonne
tronquée (colonne de Madrid). Je redescends et poursuis le chemin le long de la
rivière, nous passons devant le bain de Diane une île et quelques rochers
s’avançant dans la rivière, nous passons devant le
Tombeau à l'antique.
Laissons l'allée remontant vers le haut du parc, poursuivons le long de la
rivière, passons devant ''l'édicule à riche'', sur la rive en face nous
apercevons en haut de la falaise le temple de l'amitié, passons devant la
grotte d'Eloïse, puis le rocher Rousseau, poursuivons en passant sous la ''pergola à l'italienne'', la beauté et la fraîcheur de larges frondaisons sur la
Sèvre et une vue ascendante sur la villa, le château et le temple de l'Amitié.
Nous sortons du jardin et entrons dans Clisson par une petite rue sans issu
pavée, prenons la rue Saint Antoine sur la gauche, nous avons une vue sur le
château, passons le pont d'âne pavé au dessus de la Moine, [De 68,8 km de longueur, la Moine traverse Cholet
puis Montfaucon-Montigné et conflue dans la Sèvre
Nantaise (rive droite) à Clisson.
Environ 111 555 personnes habitent sur les communes traversées par la
Moine wikipédia]. Nous débouchons
rue de la Vallée que nous prenons à gauche et descendons vers la sèvre,
traversons le pont de la vallée au dessus de la rivière, puis la la rue de la
Monté de l'Eperon sur la gauche, nous longeons les fortifications du château.
Entrons dans le parking que nous trouvons sur notre gauche et longeons par un
petit chemin mal commode par les racines faisant obstacles dans le chemin.
Malheureusement le temps me manque pour poursuivre plus
avant. Je remonte à
droite et débouche rue de la madeleine dans le quartier Saint Gille, passons une
croix. Passons devant une croix, et au carrefour nous prenons à droite pour
voir la colonne Henri IV [Entre 1824 et 1825,
François-Frédéric Lemot fait ériger sur le coteau St-Gilles et face à son
domaine (la Garenne Lemot) une colonne avec, à son sommet le buste du roi Henri
IV. Cette effigie évoque Henri de Navarre, futur roi de France qui, en
septembre 1588, a tenté, sans succès, de prendre par les armes le château de
Clisson. La colonne a été exécutée en pierre par des artisans locaux. Le buste,
en pierre de calcaire, a été sculpté par Lemot. Le chapiteau corinthien fait
référence à l’Antiquité. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/5-la-colonne-henri-iv
]. Revenons sur nos pas jusqu'à la rue Saint
Gille que nous
prenons à droite. Au carrefour nous retrouvons la rue de
l'Eperon que nous reprenons également à droite. La rue nous offre une belle
perspective sur le château. Dans le bas nous apercevons également le clocher
carré de la collégiale. Grimpons la rue de la collégiale, laissons la petite
rue pavée (l'escalier) grimpant à gauche le long du château, nous devons passer
sous un énorme pin ayant perforé un mur, et maintenu par une charpente en fer [LES RACINE DU MALE Mécénat Hellfest. L'idée est de
renforcer les racines et le tronc avec cette sculpturale orthèse qui a la
double vocation de stabiliser le mur qui se déchirait et d'offrir un soutien à
cet illustre pin parasol pour qu'il ne descendre plus bas et s'arrache ou se
brise. L'artiste reprend toutes les caractéristiques de ses œuvres
emblématiques du Hellfest (les tôles de couleurs de la Guitare et du Bras, les
Ipn de 1'arbre à l'entrée du site, les couleurs de 1'horloge et bien sur la
découpe au chalumeau de l'arbre éponyme du festival). La magie de l’œuvre et
de la nature voudraient qu'en continuant de grandir il se redresse. Le tronc
poussera sur la sculpture qui, en lui résistant, 1'invitera à se relever. Panneau
d'information]. Après l'arbre, nous trouvons un passage sur la droite
descendant par des escaliers vers la rivière, nous remontons par la ruelle de
cul blanc. Nous arrivons sur la place Saint
Jacques que nous traversons sur la
gauche, prenons la petite rue pavée des Halles, descendons sur la gauche la rue
de la collégiale, puis à droite la place Notre Dame [Erigée
en paroisse par les premiers seigneurs de Clisson, Notre-Dame est probablement
issue de la chapelle castrale primitive (XIe-XIIe s.). La construction de l’édifice pourrait
remonter aux XIIIe-XIVe siècles, époque à laquelle les seigneurs de
Clisson rebâtissent leur place forte et l’entourent de murailles. Par testament
du 5 février 1407, le connétable Olivier V, seigneur de Clisson fonde, en cette
église, une collégiale qui absorbe la paroisse.Brûlée et saccagée au cours des
guerres de Vendée (1793), l’église Notre-Dame fut restaurée sous l’Empire. En
1887-1888, l’édifice cultuel est totalement restauré sur des plans de
l’architecte nantais René Ménard. Ce nouveau sanctuaire, de style
néoclassique-roman, est fortement inspiré de l’église plus ancienne de St-Giovanni e Paulo à Rome. La façade
présente des sculptures en relief. Deux fresques, réalisées en 1931 et 1932 par
le peintre clissonnais Georges Lusseau ornent, l’une les fonts baptismaux,
l’autre l’abside du chœur de l’église. Sur celle-ci, quelques Clissonnais y
sont représentés. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/2-eglise-notre-dame
]. Poursuivons jusqu'à la fontaine, nous
trouvons des escaliers, après le passage, la halle [On
sait peu de chose sur les halles de Clisson jusqu’au XVIIIe siècle. Les Halles
ont sans doute été bâties sur un site déjà employé comme lieu de marché. Dès la
création de la ville, les seigneurs du château de Clisson ont eu la volonté de
rendre le lieu plus prospère mais ont pu aussi augmenter leurs revenus
puisqu’ils percevaient un impôt sur la vente de certaines marchandises. La
ville est mise à mal par les guerres de Vendée.
En 1793, suite à la défaite de Torfou, les Républicains incendient Clisson.
L’année suivante, la cité est largement ravagée par le passage des Colonnes Infernales,
commandité par Turreau pour éradiquer toute résistance royaliste.
Des notes indiquent que cet édifice avait une utilité pratique. Il servait de
lieu de campement pour les troupes républicaines, ce qui explique pourquoi il
ne fut pas incendié avec le reste de la ville.
Les Républicains eux-mêmes éteignirent le feu qui se propageait sur les Halles
afin de conserver un abri au sein de la ville.
Malgré tout, il est plus que probable que l’édifice fut tout de même en partie
détruit, sans que nous puissions déterminer la proportion du bâtiment en ruine,
du fait de la vétusté de la charpente et des dommages qu’elle a subi. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/projets-decryptes/les-halles
].
Traversons les halles sur la gauche, puis
la rue de Berthou également sur la gauche, nous voilà au château. [Le château de Clisson, c’est toute une histoire :
d’abord forteresse imprenable surplombant la Sèvre, puis résidence ducale et
enfin ruine romantique. Au XIIe siècle, la puissante seigneurie de Clisson
édifie ce château de pierre aux systèmes architecturaux défensifs très
élaborés : archères, canonnières, assommoirs…Point stratégique protégeant
la frontière du duché de Bretagne au XVe siècle, il est délaissé par ses
propriétaires à partir de la deuxième moitié du XVIIe avant d’être
incendié par
les troupes républicaines en 1793. Mais, après la grande histoire, ce
château en a aussi une plus patrimoniale ! En 1807, François-Frédéric
Lemot, créateur du domaine de la Garenne Lemot (paysage pittoresque situé de
l’autre côté de la rive) est séduit par ces ruines, et le rachète pour en faire
une fabrique ornementale. C’est en 1924 que le château devient monument
historique, avant que le département de Loire-Atlantique en devienne
propriétaire en 1962. https://www.levoyageanantes.fr/lieux/chateau-de-clisson/
La construction du château de Clisson s’est échelonnée
entre le XIe et le XVIIe siècle. En 1336, Olivier V, seigneur de
Clisson y voit le jour. Le 14 octobre 1370, il va s’allier avec Duguesclin,
alors connétable de France. Tous deux partagent le commandement militaire, en
Poitou et en Saintonge, lors de la campagne contre les Anglais. En 1471,
François II, dernier duc de Bretagne, épouse Marguerite de Foix. De cette union
naît Anne de Bretagne, future reine de France. Lors des guerres de Vendée, la
région clissonnaise est le théâtre de combats sanglants entre Républicains et
Royalistes. Le château est incendié par les troupes de l’armée de Mayence en
septembre 1793. Il reste un des fleurons de l’architecture militaire évolutive
en France. https://
www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/httpwwwmairie-clissonfrindexphpid323no-cache1/11-le-chateau
]. Poursuivons le long du château et
descendons la rue de l'Echelle, nous débouchons rue de la Collégiale, que nous
prenons à droite, traversons la sèvre sur le pont de la Vallée [le pont de la Vallée a probablement été
construit au XVe siècle par le duc François II, pour relier les
faubourgs de la Trinité et St-Antoine à la ville close de Clisson. Ce pont
possède cinq éperons qui ont pour but de détourner des piles le fort courant
pendant les crues et les divers matériaux qui dérivent. La particularité de ce
pont réside dans la présence de ses six voies d’eau, dont les arches sont de
dimensions inégales. A l’origine, l’ouvrage comportait un pont-levis et deux
passerelles de bois. Ces ponts de bois constituaient autant de défense passive
et pouvaient être détruits en cas d’assaut venant des faubourgs. Les
passerelles ont été remplacées par des voûtes empierrées au XIXe siècle. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/7-pont-de-la-vallee ]. Nous remontons la rue de la
vallée, reprenons la rue Saint Antoine sur la droite, passons à nouveau la
Moine, puis l'impasse Raymond, nous entrons de nouveau dans la garenne et
passons sous la percola, prenons le chemin de gauche avec les escaliers, nous
arrivons sur une allée que nous prenons à droite, nous
découvrons la villa
Lemot [C’est dans l’imaginaire de François-Frédéric
Lemot, que naît ce magnifique décor. créé par le sculpteur François-Frédéric Lemot au début du XIXe siècle. L'ensemble se veut un hommage aux paysages et à l'architecture de l'Italie. Le domaine se compose d'une villa néo-palladienne surplombant la vallée de la Sèvre nantaise ainsi que des bois et des jardins où sont érigées des fabriques et des statues rappelant le style Antique ainsi que les maisons du
jardinier et du portier de style italianisant. À l'origine, le terrain dit « bois de la Garenne » est une réserve de chasse appartenant aux seigneurs de Clisson. Le site se trouve sur un terrain granitique, alors couvert de landes et d'environ quatre cents chênes. Pendant la Révolution française, lors des guerres
de Vendée, la vallée de Clisson est ravagée. Contre la levée
en masse de trois cent mille hommes par la Convention en 1793, le district de Clisson
entre en insurrection. Après des combats entre Vendéens et Républicains, les
« Mayençais » de Jean-Baptiste Kléber mettent le feu au château
de Clisson et à un bon nombre de maisons. En janvier 1794, les colonnes infernales finissent de détruire
Clisson, l'église et les maisons du bourg de Gétigné notamment4. La population de la ville utilise
d'ailleurs les chênes de la garenne vers 1796 pour se construire des
abris en
attendant la reconstruction de leur maison. C'est dans ce contexte de
reconstruction de la vallée que l'arrivée de François-Frédéric Lemot change la destinée du
domaine. En 1805, François-Frédéric Lemot, sculpteur d'origine lyonnaise,
est attiré à Clisson par François
Cacault (1743-1805), diplomate et ancien député de la Loire-inférieure.
Celui-ci, avec son frère Pierre (1744-1810) qui est artiste peintre, y
ont fondé un musée avec les nombreuses collections d'œuvres d'art accumulées
pendant leurs séjours en Italie. Ils souhaitent tous deux en faire un lieu
d'accueil pour les artistes. En poste à Rome
durant un temps, François Cacault a, en effet, eu l'occasion de fréquenter les
artistes pensionnaires à l'Académie de France à Rome dont
François-Frédéric Lemot, prix de Rome de sculpture en 1790. En s'installant à Clisson, les artistes
autour de Cacault tentent d'y retrouver les peintures de paysage de la campagne
Romaine dans les coteaux dominant la Sèvre.
D'après François-Frédéric Lemot, Nicolas
Poussin se serait inspiré de la vallée de la Sèvre pour peindre les
paysages de son tableau Diogène jetant
son écuelle, actuellement conservé au musée
du Louvre. Cette légende est fausse mais reste une invitation pour
les artistes à parcourir la région. Le sculpteur, dès son arrivée en 1805 avec
d'autres artistes, y est
frappé par la ressemblance avec l'Italie :
Lemot acquiert cette propriété de la Garenne dès le 26
juin 1805 et réalise aussitôt les dessins préparatoires de son projet de
domaine. Il l'aménage sans interruption jusqu'à sa mort en 1827. Les
inspirations sont toujours italiennes ; François-Frédéric Lemot veut
recréer une peinture de paysage historique idéale évoquant comme dans les
œuvres de Poussin la campagne de Toscane, du Latium et d'Ombrie. Le sculpteur veut donner au site un air de Tivoli, ville spectaculaire et grand paysage , qui est le sujet
d'étude préféré des artistes qui séjournent en Italie. Il fait appel à
l'architecte nantais Mathurin Crucy, lui aussi grand prix de Rome en 1774, pour mettre en plan ses dessins. L'ensemble du projet
est suivi sur place par le régisseur clissonnais du domaine, Joseph Gautret
(1771-1855) qui réside dans la maison du jardinier. La correspondance entre les
deux hommes permet de mieux connaître les étapes de l'aménagement du domaine.
La propriété représente une surface totale de vingt-cinq hectares dont le parc
n'est que le centre : le baron Lemot est un véritable propriétaire
terrien, possédant de nombreuses métairies. Ses propriétés sont d'ailleurs élevées au rang de Majorat la veille de sa
mort. Le parc
est aménagé à partir de 1806 ; François-Frédéric Lemot y fait planter 280
arbres suivis d'un millier de peupliers l'année suivante aux abords de la
Sèvre et sur les îles de la rivière. Gautret et ses employés consacrent 360
journées de travail à cette tâche ainsi qu'à l'élimination des broussailles et
autres ronces. Le régisseur se procure même des furets pour éliminer les lapins
de la garenne. Au même moment, trois allées sont tracées, convergeant vers la
terrasse et le futur emplacement de la villa. Les petits sentiers sont bordés
de lilas
et noisetiers.
François-Frédéric Lemot réclame une végétation très dense sur la majeure partie
du parc afin de ménager des effets de surprises. Un potager, aujourd'hui
disparu, est tracé et enclos entre 1807 et 1808 : tout autour d'un bassin,
une pépinière d'une surface de trois hectares est plantée dans le but de faire
parvenir à maturité les différentes espèces avant leur plantation dans le parc.
Sur les berges de la Sèvre, le terrain est nivelé à partir de septembre 1806 et
une prairie y est aménagée. Entre 1807 et 1809, deux cents peupliers
sont plantés le long des berges ainsi que sur les petites îles de même qu'une
centaine de saules. Certains aménagements du parc suivent
à la lettre le chapitre "les Jardins" du traité de Pierre Henri de Valenciennes : Éléments
de perspective pratique, a l'usage des
artistes, suivis de réflexions et
conseils à un élève sur la peinture, et particulièrement sur le genre du
paysage, Paris, Victor Desenne, J.-B.-M. Duprat, Jules-Louis-Melchior
Porthmann, 1799. Le parc est ainsi la
recomposition d'une peinture de paysage
historique à l'échelle de la nature, ce qui en fait un projet tout à fait
unique en son genre. Gautret emploie jusqu'à treize
personnes pour l'entretien du parc. Les graines sont transportées depuis Nantes
ou Paris.
Pour le choix des arbres sont privilégiées les espèces locales, accompagnées
d'arbustes pour créer des fourrés. On trouve aussi de
nombreux pins
qui sont plantés jusque sur les coteaux de l'autre côté de la Sèvre, entre
l'obélisque et le château de Clisson, à partir de 1809. François-Frédéric Lemot
déclare en effet : « Je veux multiplier beaucoup cet arbre dans le
parc et dans le pays, ce qui lui donnera tout à fait l'aspect de
l'Italie » (7 mars 1809). Des rosiers sont installés à partir de 1814. À
partir de cette même date, des vignes sont également plantées : tout
d'abord des vignes de chasselas sur des piliers en brique sur le
chemin de l'entrée principale formant une treille. Puis quatre mille pieds de vigne sont
installés sur le versant ensoleillé du coteau en 1827. Il faut attendre la fin
du XIXe siècle
pour voir s'implanter des espèces d'arbres exotiques. Au cœur du bois de la Garenne,
il fait élever une maison de style toscan et une villa néoclassique. La maison
du jardinier est construite de 1811 à 1815 semble-t-il selon les plans de Mathurin Crucy ou bien de François Léonard Seheult. Crucy dessine des plans pour une villa dont la construction commence
en 1816. Les travaux et plans sont repris par l'architecte parisien
Pierre-Louis van Cleemputte (1758-1834) en 1824, mais François-Frédéric Lemot
n'en voit jamais la fin. Les fabriques du jardin sont construites par Mathurin
Crucy et François-Frédéric Lemot entre 1818 et 1823. À sa mort,
François-Frédéric Lemot est enterré dans le temple de l'amitié, ancienne
chapelle funéraire aménagée dans le cimetière de la ville
de Clisson, en face
du château, de l'autre côté de la Sèvre. L'entrée du domaine, face à la villa,
est partiellement traitée en jardin régulier, par respect des aménagements
paysagers dus aux descendants de Lemot (début du XXe s.). Elle offre un
contraste fort avec le reste du parc essentiellement boisé, irrégulier et
pittoresque, traversé d'allées et cheminements en coteau et en bordure de
rivière. Les sous-bois se colorent en avril avec l'éclosion des jacinthes
sauvages. Depuis les terrasses de la villa, qui surplombent la Sèvre Nantaise,
la relation visuelle avec l'ensemble du paysage clissonnais reste
exceptionnelle. L'entrée dans le domaine par le bas du parc, après avoir
traversé la vieille ville de Clisson, est la plus séduisante pour le visiteur,
offrant, passée la pergola à l'italienne, la beauté et la fraîcheur de larges
frondaisons sur la Sèvre et une vue ascendante sur la villa, le château et le
temple de l'Amitié. Le fils de François-Frédéric Lemot, Barthélémy (1810-1883), décide de s'installer à Clisson en 1841 et
devient plusieurs fois maire de la ville jusqu'en 1881. Il achève l'aménagement
de villa, mais fait également construire le belvédère, l'escalier monumental,
la galerie des illustres, la colonnade en pierre fermant la cour et la
glacière. En tant que premier magistrat de la
commune, il promeut le style
italianisant dans la construction de plusieurs édifices publics. Le domaine sert dans les années 1950
et 1960 de centre d'accueil sous le nom « Le Joyeux Nid » à
destination d'enfants en difficulté confiés par l'aide sociale à l'enfance. Il reste la propriété des descendants du
sculpteur jusqu'en 1968, date à laquelle le domaine est vendu au conseil général de la Loire-Atlantique. Le
domaine commence alors à faire l'objet de mesures de protections au titre des monuments historiques. En 1969,
la villa et le temple de Vesta sont inscrits, auxquels s'ajoutent la colonne
d'Henri IV et le parc qui l'entoure en 1986. Par arrêté du 14 mars 1988,
l'ensemble du parc et ses fabriques, l'extérieur de la villa et de la maison du
jardinier sont classés au titre des monuments historiques, ainsi que les
extérieurs du temple de l'Amitié et l'obélisque sur la rive gauche. En 2000, la
maison du portier, dernier bâtiment non protégé, est classée. Une restauration
du parc, avec un plan de gestion pluriannuel, est engagée depuis 2002. Elle a
notamment pour objectifs de revitaliser les boisements (plantations et
régénération spontanée), de reformer les alignements arborés et arbustifs en
alignements et ronds-points ou allées, et de retrouver les points de vue sur
les différentes « fabriques ». https://www.parcsetjardins.fr/jardins/539-la-garenne-lemot & wikipédia]. Faisons le tour
de la Villa, remontons l'allée centrale, jusqu'à la maison du jardinier, puis
l'allée de droite pour retrouver le parking.Le plus des Photos
https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page.html


































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