lundi 2 novembre 2026

Petite Promenade N°193 en Loire Atlantique ; Clisson Aux Portes de la Vendée et du Maine et Loire

Aujourd'hui nous partons en Loire Atlantique aux portes de la Vendée et du Maine et Loire ; Clisson

Juin 2022

J'ai eu location de visiter le village durant le grand rassemblement de musique métal.

En l'an de grâce 1397, le Connétable Olivier de Clisson apposait sur sa correspondance un sceau représentant ses armoiries. Sur ce sceau remarquable, on peut voir un homme de guerre debout, vu à mi–corps sorti d'une tour, coiffé d'un heaume cimé d'un vol, tenant une épée nue à main droite, et à gauche un bouclier au lion couronné. En dessous sur une banderole, la devise « Pour ce qu'il me plest ».
De cette origine, la ville de Clisson a adopté la devise ainsi que le bouclier en forme d'écu au–dessus duquel ont été ajoutées les tours du château.
Le XIIIe siècle a vu naître la partie la plus ancienne du château encore visible. Au cours des cinq siècles suivants, ce verrou des Marches de Bretagne se renforce de nombreux bastions et enceintes. La citadelle voit la naissance, au XIVe siècle, d'Olivier de Clisson, futur Connétable de France et compagnon d'armes de Duguesclin, avant de devenir au XVe siècle la résidence préférée de François II duc de Bretagne. La vie s'organise peu à peu dans la cité, l'activité commerçante est intense et les voyageurs sont nombreux à vouloir séjourner dans cette ville au carrefour des trois provinces du Poitou, de l'Anjou et de la Bretagne. Après les heures de gloire, viendra la misère…
Le XVIIIe siècle est une époque de catastrophes successives : les grands froids qui gèlent la vigne au cœur, la grande crue qui ruine les bas-quartiers de la ville et enfin les guerres de Vendée. Clisson qui se trouve au centre du conflit est envahie tour à tour par les troupes royalistes et républicaines qui en font un quartier général et une base de repli. En 1793, après la défaite de Torfou, les Bleus incendient la ville qui subira ensuite le passage des Colonnes Infernales avec leur cortèges d'atrocités. La ville sort complètement détruite de ces affrontements, elle n'est plus qu'un champ de ruines ; désertée par ses habitants, elle redevient la terre des loups. Clisson est pratiquement rayée du territoire.
Clisson devra son renouveau au début du XIXe siècle à l'arrivée des frères Cacault et du sculpteur Frédéric Lemot.
Chassés d'Italie par les émeutiers anti-républicains, Pierre et François Cacault (nantais d'origine) rentrent en France et décident de s'installer à Clisson en 1798, subjugués par le charme de sa vallée. Fortement marqués par la culture et l'architecture italienne, ils entreprennent une reconstruction de la ville en ruines sur le modèle toscan. Tuiles canal, briques minces, baies en arc en plein cintre viennent orner les habitations, mais aussi les usines, les tanneries et les moulins qui bordent la Sèvre.
François-Frédéric Lemot (ami de François Cacault) achète la garenne du château (ancienne réserve de chasse des Seigneurs de Clisson) en 1805 puis le château en 1807. Il y construit sa villa romaine, y aménage et plante un parc en l'agrémentant de fabriques. De 1810 à 1827, Jacques-Charles Valentin finance la conversion d'un ancien couvent de bénédictines (incendié en 1794) en villa italienne. La Garenne Valentin voit le jour…
Clisson, grâce à ces quelques hommes et bien d'autres encore, bénéficie aujourd'hui d'une architecture qui transporte les visiteurs hors du temps et de l'espace. https://www.mairie-clisson.fr/ ].
 
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Km     Temps     Arret      V/d      V/g        Dénivelé
5          2h          1h00        4,1       2,4             236

Etant en pleine période de festival, je trouve à me garer dans le parking du domaine de la garenne donnant accès au parc situé 4 route dePoitiers à Gétigné. Ce parking n'est pas envahie de voitures comme le reste de la ville étant fermé la nuit.

Sortons du parking par un chemin parcourant le parc que nous prenons à gauche. Il fait fourche prenons à gauche et arrivons au Temple de Vesta (dans la Rome antique ce temple abrite le feu sacré, ainsi que d'autres objets gardés dans des caches secrètes appelées Vestae. wikipédia). Partiellement traitée en jardin régulier, par respect des aménagements paysagers dus aux descendants de Lemot (début du XXe s.). Elle offre un contraste fort avec le reste du parc essentiellement boisé, irrégulier et pittoresque, traversé d'allées et cheminements en coteau et en bordure de rivière. Les sous-bois se colorent en avril avec l'éclosion des jacinthes sauvages. Depuis les terrasses de la villa, qui surplombent la Sèvre Nantaise, la relation visuelle avec l'ensemble du paysage clissonnais reste exceptionnelle. L'allée fait fourche, prenons à gauche et descendons, nous passons à coté de la rotonde, poursuivons la descente, nous prenons à droite, un petit escalier descendant le flanc de la falaise Rien ici n’est comme on aurait pu l’imaginer. Au XIXè siècle, le sculpteur François-Frédéric Lemot bâtit, sur cet ancien territoire de chasse, une maison de style toscan et une villa néoclassique. Au milieu de ce parc de 13 hectares, qui domine la Sèvre et la ville de Clisson, il crée un paysage idéalisé, s’inspirant des grands jardins paysagers et pittoresques du XVIIIe siècle. Une « folie » qui ne s’arrête pas là puisque, dans les allées boisées, il ponctue la promenade par la fabrication de statues, grotte, tombeau, temple et autres colonnes. De 1805 à 1827, le sculpteur François-Frédéric Lemot (prix de Rome en 1790), transforme une ancienne forêt de chasse des seigneurs de Clisson en un paysage idéalisé, ponctué de « fabriques » ou constructions ornementales. Influencé par les jardins d'Ermenonville et de Méréville, guidé par sa culture classique et le souvenir de Tivoli, Lemot compose librement son jardin dès que son activité officielle à Paris lui en laisse le loisir. Il est aussi attentif à la mise en valeur des rochers (inscriptions, grotte, chaos), qu'à la composition et à la palette végétale ou à la perception des multiples vues internes et externes. Les constructions conçues avec le concours de l'architecte Mathurin Crucy (villa néoclassique, bâtiments rustiques inspirés de Toscane, temples et tombeau à l'antique) affirment un style italianisant, de même que les pins, peupliers et vignes plantés en grand nombre. Le dessein de Lemot ne se borne pas à la garenne, qui borde la Sèvre Nantaise, mais concerne très vite aussi le coteau opposé, où il acquiert les ruines du château de Clisson, et où il construit d'autres fabriques. Ce jardin historique, de sensibilité pré-romantique, inspira de nombreux artistes au XIXe siècle. https://www.parcsetjardins.fr/jardins/539-la-garenne-lemot   https://www.levoyageanantes.fr/lieux/domaine-de-la-garenne-lemot/ Après le temple nous trouvons un chemin avec des escaliers descendant la falaise, nous arrivons en bordure de la Sèvre Nantaise [La Sèvre Nantaise De 141,8 km de longueur, la rivière serpente calmement pour traverser des paysages verdoyants, fréquentée par les pêcheurs, les plaisanciers et la faune locale. On y trouve une multitude de moulins à eau, 143, qui ont profité pendant des siècles du débit de la Sèvre Nantaise. Elle prend sa source à 215 m d'altitude sur le plateau de Gâtines. Cette source est constituée de plusieurs bras. L'un part du village des Gâs sur la commune de Neuvy-Bouin et un autre du nord de la commune du Beugnon, tous les deux dans les Deux-Sèvres. Elle traverse ensuite les départements de la Vendée, de Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique selon une direction nord-ouest, avant de se jeter dans la Loire à Nantes (quartier Nantes Sud). Autrefois, la Sèvre Nantaise avait une partie de ses eaux qui s'écoulait vers le bras méridional de la Loire, dénommé le Seil. Ce bras de la Loire débutait au niveau de la confluence de la Sèvre Nantaise et de la Loire. Le Seil formait une boire qui s'écoulait vers l'aval et rejoignait le bras principal de la Loire à la hauteur du village de Trentemoult. L'ancien port fluvial gallo-romain de la cité pictonne de Ratiatum était situé sur la rive sud du Seil. La Sèvre nantaise est navigable du pont de Monnières (Port Domino) au confluent avec la Loire, soit 21 km. Le gabarit maximum des bateaux est de 5,50 × 31,50 m. Il y a deux ouvrages à franchir, le barrage de Pont-Rousseau et l'écluse de Vertou. Construit en 1995 en remplacement du barrage de 1909 emporté par la crue en 1962, le barrage de Pont Rousseau permet de maintenir un niveau d’eau plus ou moins constant en amont, pour limiter l'effet des marées ; il est franchissable à marée haute. Une écluse a été construite à Vertou en 1750 pour permettre le franchissement de la chaussée des Moines, elle a été refaite au XIXe siècle. En amont de Monnières, les kayaks et autres petites embarcations peuvent naviguer. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des projets furent établis, pour rendre la Sèvre navigable jusqu'à Clisson, en construisant de nouvelles écluses, voire en amont dans le cadre d'un projet de liaison Nantes-Niort avec un canal de jonction entre Sèvre nantaise et Sèvre Niortaise. En raison des nombreux moulins, des hauts-fonds rocheux puis de la concurrence du chemin de fer, ce projet n'a pas abouti. La Sèvre a permis de transporter vin et sable vers l'aval, céréales, chaux, bois et pierre vers l'amont. Un service de bateaux a permis de transporter des passagers de 1899 à 1960. De nos jours, il n'y a plus qu'une navigation de plaisance. Wikipédia]. Nous apercevons sur l'autre rive un peu à gauche, une ancienne fabrique ; la filature de la Feuillée [Mentionnés dès le XVIe siècle, les moulins de la Feuillée (de Haut et de Bas), dépendant des seigneurs de Clisson, sont exploités par les familles de meuniers Richard, Ouvrard, Chateigner. A la fin du XVIIe siècle, ils sont transformés en deux moulins à papier. En 1793, ils sont incendiés lors des troubles révolutionnaires puis reconstruits par Paul Louis Dagnet, «entrepreneur de manufacture de papier ». En 1837, les moulins sont vendus à l\'industriel nantais Paul Chéguillaume. En 1840, le site est transformé en filature de coton. Racheté en 1896, le site est converti en tannerie et mégisserie puis en 1923 en chamoiserie. En 1966, la Feuillée devient le siège de studios de cinéma et télévision de Serge Danot, le créateur de séries télévisées « Manège Enchanté », « les Poucetofs », téléfilms « les grandes batailles du passé », la comédie musicale « les enfants de Cigalune ». En 1995, Mme Martine Danot poursuit les tournages durant quelques années. Depuis le site sert d\'habitation et bureaux pour l\'association qui organise le Hellfest chaque année à Clisson.'. https://100secrets.sevre-nantaise.com/moulins/85/cugand/la-feuillee/144549 ]. Poursuivons notre chemin, nous apercevons des colonnes (bornes militaires), je remonte des escaliers jusqu'à une allée principale pensant trouver un point de vue, nous passons devant une colonne tronquée (colonne de Madrid). Je redescends et poursuis le chemin le long de la rivière, nous passons devant le bain de Diane une île et quelques rochers s’avançant dans la rivière, nous passons devant le Tombeau à l'antique. Laissons l'allée remontant vers le haut du parc, poursuivons le long de la rivière, passons devant ''l'édicule à riche'', sur la rive en face nous apercevons en haut de la falaise le temple de l'amitié, passons devant la grotte d'Eloïse, puis le rocher Rousseau, poursuivons en passant sous  la ''pergola à l'italienne'', la beauté et la fraîcheur de larges frondaisons sur la Sèvre et une vue ascendante sur la villa, le château et le temple de l'Amitié. Nous sortons du jardin et entrons dans Clisson par une petite rue sans issu pavée, prenons la rue Saint Antoine sur la gauche, nous avons une vue sur le château, passons le pont d'âne pavé au dessus de la Moine, [De 68,8 km de longueur, la Moine traverse Cholet puis Montfaucon-Montigné et conflue dans la Sèvre Nantaise (rive droite) à Clisson. Environ 111 555 personnes habitent sur les communes traversées par la Moine wikipédia]. Nous débouchons rue de la Vallée que nous prenons à gauche et descendons vers la sèvre, traversons le pont de la vallée au dessus de la rivière, puis la la rue de la Monté de l'Eperon sur la gauche, nous longeons les fortifications du château. Entrons dans le parking que nous trouvons sur notre gauche et longeons par un petit chemin mal commode par les racines faisant obstacles dans le chemin. Malheureusement le temps me manque pour poursuivre plus avant. Je remonte à droite et débouche rue de la madeleine dans le quartier Saint Gille, passons une croix. Passons devant une croix, et au carrefour nous prenons à droite pour voir la colonne Henri IV [Entre 1824 et 1825, François-Frédéric Lemot fait ériger sur le coteau St-Gilles et face à son domaine (la Garenne Lemot) une colonne avec, à son sommet le buste du roi Henri IV. Cette effigie évoque Henri de Navarre, futur roi de France qui, en septembre 1588, a tenté, sans succès, de prendre par les armes le château de Clisson. La colonne a été exécutée en pierre par des artisans locaux. Le buste, en pierre de calcaire, a été sculpté par Lemot. Le chapiteau corinthien fait référence à l’Antiquité. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/5-la-colonne-henri-iv ]. Revenons sur nos pas jusqu'à la rue Saint Gille que nous prenons à droite. Au carrefour nous retrouvons la rue de l'Eperon que nous reprenons également à droite. La rue nous offre une belle perspective sur le château. Dans le bas nous apercevons également le clocher carré de la collégiale. Grimpons la rue de la collégiale, laissons la petite rue pavée (l'escalier) grimpant à gauche le long du château, nous devons passer sous un énorme pin ayant perforé un mur, et maintenu par une charpente en fer [LES RACINE DU MALE Mécénat Hellfest. L'idée est de renforcer les racines et le tronc avec cette sculpturale orthèse qui a la double vocation de stabiliser le mur qui se déchirait et d'offrir un soutien à cet illustre pin parasol pour qu'il ne descendre plus bas et s'arrache ou se brise. L'artiste reprend toutes les caractéristiques de ses œuvres emblématiques du Hellfest (les tôles de couleurs de la Guitare et du Bras, les Ipn de 1'arbre à l'entrée du site, les couleurs de 1'horloge et bien sur la découpe au chalumeau de l'arbre éponyme du festival). La magie de l’œuvre et de la nature voudraient qu'en continuant de grandir il se redresse. Le tronc poussera sur la sculpture qui, en lui résistant, 1'invitera à se relever. Panneau d'information]. Après l'arbre, nous trouvons un passage sur la droite descendant par des escaliers vers la rivière, nous remontons par la ruelle de cul blanc. Nous arrivons sur la place Saint Jacques que nous traversons sur la gauche, prenons la petite rue pavée des Halles, descendons sur la gauche la rue de la collégiale, puis à droite la place Notre Dame [Erigée en paroisse par les premiers seigneurs de Clisson, Notre-Dame est probablement issue de la chapelle castrale primitive (XIe-XIIe s.). La construction de l’édifice pourrait remonter aux XIIIe-XIVe siècles, époque à laquelle les seigneurs de Clisson rebâtissent leur place forte et l’entourent de murailles. Par testament du 5 février 1407, le connétable Olivier V, seigneur de Clisson fonde, en cette église, une collégiale qui absorbe la paroisse.Brûlée et saccagée au cours des guerres de Vendée (1793), l’église Notre-Dame fut restaurée sous l’Empire. En 1887-1888, l’édifice cultuel est totalement restauré sur des plans de l’architecte nantais René Ménard. Ce nouveau sanctuaire, de style néoclassique-roman, est fortement inspiré de l’église plus ancienne de St-Giovanni e Paulo à Rome. La façade présente des sculptures en relief. Deux fresques, réalisées en 1931 et 1932 par le peintre clissonnais Georges Lusseau ornent, l’une les fonts baptismaux, l’autre l’abside du chœur de l’église. Sur celle-ci, quelques Clissonnais y sont représentés. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/2-eglise-notre-dame ]. Poursuivons jusqu'à la fontaine, nous trouvons des escaliers, après le passage, la halle [On sait peu de chose sur les halles de Clisson jusqu’au XVIIIe siècle. Les Halles ont sans doute été bâties sur un site déjà employé comme lieu de marché. Dès la création de la ville, les seigneurs du château de Clisson ont eu la volonté de rendre le lieu plus prospère mais ont pu aussi augmenter leurs revenus puisqu’ils percevaient un impôt sur la vente de certaines marchandises. La ville est mise à mal par les guerres de Vendée.
En 1793, suite à la défaite de Torfou, les Républicains incendient Clisson.
L’année suivante, la cité est largement ravagée par le passage des Colonnes Infernales, commandité par Turreau pour éradiquer toute résistance royaliste.
Des notes indiquent que cet édifice avait une utilité pratique. Il servait de lieu de campement pour les troupes républicaines, ce qui explique pourquoi il ne fut pas incendié avec le reste de la ville.
Les Républicains eux-mêmes éteignirent le feu qui se propageait sur les Halles afin de conserver un abri au sein de la ville.
Malgré tout, il est plus que probable que l’édifice fut tout de même en partie détruit, sans que nous puissions déterminer la proportion du bâtiment en ruine, du fait de la vétusté de la charpente et des dommages qu’elle a subi. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/projets-decryptes/les-halles ]. Traversons les halles sur la gauche, puis la rue de Berthou également sur la gauche, nous voilà au château. [Le château de Clisson, c’est toute une histoire : d’abord forteresse imprenable surplombant la Sèvre, puis résidence ducale et enfin ruine romantique. Au XIIe siècle, la puissante seigneurie de Clisson édifie ce château de pierre aux systèmes architecturaux défensifs très élaborés : archères, canonnières, assommoirs…Point stratégique protégeant la frontière du duché de Bretagne au XVe siècle, il est délaissé par ses propriétaires à partir de la deuxième moitié du XVIIe avant d’être incendié par les troupes républicaines en 1793. Mais, après la grande histoire, ce château en a aussi une plus patrimoniale ! En 1807, François-Frédéric Lemot, créateur du domaine de la Garenne Lemot (paysage pittoresque situé de l’autre côté de la rive) est séduit par ces ruines, et le rachète pour en faire une fabrique ornementale. C’est en 1924 que le château devient monument historique, avant que le département de Loire-Atlantique en devienne propriétaire en 1962. https://www.levoyageanantes.fr/lieux/chateau-de-clisson/ La construction du château de Clisson s’est échelonnée entre le XIe et le XVIIe siècle. En 1336, Olivier V, seigneur de Clisson y voit le jour. Le 14 octobre 1370, il va s’allier avec Duguesclin, alors connétable de France. Tous deux partagent le commandement militaire, en Poitou et en Saintonge, lors de la campagne contre les Anglais. En 1471, François II, dernier duc de Bretagne, épouse Marguerite de Foix. De cette union naît Anne de Bretagne, future reine de France. Lors des guerres de Vendée, la région clissonnaise est le théâtre de combats sanglants entre Républicains et Royalistes. Le château est incendié par les troupes de l’armée de Mayence en septembre 1793. Il reste un des fleurons de l’architecture militaire évolutive en France. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/httpwwwmairie-clissonfrindexphpid323no-cache1/11-le-chateau ]. Poursuivons le long du château et descendons la rue de l'Echelle, nous débouchons rue de la Collégiale, que nous prenons à droite, traversons la sèvre sur le pont de la Vallée [le pont de la Vallée a probablement été construit au XVe siècle par le duc François II, pour relier les faubourgs de la Trinité et St-Antoine à la ville close de Clisson. Ce pont possède cinq éperons qui ont pour but de détourner des piles le fort courant pendant les crues et les divers matériaux qui dérivent. La particularité de ce pont réside dans la présence de ses six voies d’eau, dont les arches sont de dimensions inégales. A l’origine, l’ouvrage comportait un pont-levis et deux passerelles de bois. Ces ponts de bois constituaient autant de défense passive et pouvaient être détruits en cas d’assaut venant des faubourgs. Les passerelles ont été remplacées par des voûtes empierrées au XIXe siècle. https://www.mairie-clisson.fr/ville-de-clisson/presentation/patrimoine/7-pont-de-la-vallee ]. Nous remontons la rue de la vallée, reprenons la rue Saint Antoine sur la droite, passons à nouveau la Moine, puis l'impasse Raymond, nous entrons de nouveau dans la garenne et passons sous la percola, prenons le chemin de gauche avec les escaliers, nous arrivons sur une allée que nous prenons à droite, nous découvrons la villa Lemot [C’est dans l’imaginaire de François-Frédéric Lemot, que naît ce magnifique décor. créé par le sculpteur François-Frédéric Lemot au début du XIXe siècle. L'ensemble se veut un hommage aux paysages et à l'architecture de l'Italie. Le domaine se compose d'une villa néo-palladienne surplombant la vallée de la Sèvre nantaise ainsi que des bois et des jardins où sont érigées des fabriques et des statues rappelant le style Antique ainsi que les maisons du jardinier et du portier de style italianisant. À l'origine, le terrain dit « bois de la Garenne » est une réserve de chasse appartenant aux seigneurs de Clisson. Le site se trouve sur un terrain granitique, alors couvert de landes et d'environ quatre cents chênes. Pendant la Révolution française, lors des guerres de Vendée, la vallée de Clisson est ravagée. Contre la levée en masse de trois cent mille hommes par la Convention en 1793, le district de Clisson entre en insurrection. Après des combats entre Vendéens et Républicains, les « Mayençais » de Jean-Baptiste Kléber mettent le feu au château de Clisson et à un bon nombre de maisons. En janvier 1794, les colonnes infernales finissent de détruire Clisson, l'église et les maisons du bourg de Gétigné notamment4. La population de la ville utilise d'ailleurs les chênes de la garenne vers 1796 pour se construire des abris en attendant la reconstruction de leur maison. C'est dans ce contexte de reconstruction de la vallée que l'arrivée de François-Frédéric Lemot change la destinée du domaine. En 1805, François-Frédéric Lemot, sculpteur d'origine lyonnaise, est attiré à Clisson par François Cacault (1743-1805), diplomate et ancien député de la Loire-inférieure. Celui-ci, avec son frère Pierre (1744-1810) qui est artiste peintre, y ont fondé un musée avec les nombreuses collections d'œuvres d'art accumulées pendant leurs séjours en Italie. Ils souhaitent tous deux en faire un lieu d'accueil pour les artistes. En poste à Rome durant un temps, François Cacault a, en effet, eu l'occasion de fréquenter les artistes pensionnaires à l'Académie de France à Rome dont François-Frédéric Lemot, prix de Rome de sculpture en 1790. En s'installant à Clisson, les artistes autour de Cacault tentent d'y retrouver les peintures de paysage de la campagne Romaine dans les coteaux dominant la Sèvre. D'après François-Frédéric Lemot, Nicolas Poussin se serait inspiré de la vallée de la Sèvre pour peindre les paysages de son tableau Diogène jetant son écuelle, actuellement conservé au musée du Louvre. Cette légende est fausse mais reste une invitation pour les artistes à parcourir la région. Le sculpteur, dès son arrivée en 1805 avec d'autres artistes, y est frappé par la ressemblance avec l'Italie :

« En arrivant à Clisson, je fus tellement surpris et frappé du grand caractère du paysage que je me crus transporté en Italie. Je ne pouvais assez contempler la richesse et la variété de ses tableaux admirables, où la nature semblait déployer toute sa magnificence pittoresque. Le bois de la Garenne surtout, me retenait sans cesse par la beauté de sa végétation de ses rochers, de ses cascades, l'étendu de ses points de vue, et la nuit me surprenait toujours le crayon à la main dans ces promenades solitaires »
— François-Frédéric Lemot, Notice historique sur la ville et le château de Clisson, 1812François-Frédéric Lemot acquiert cette propriété de la Garenne dès le 26 juin 1805 et réalise aussitôt les dessins préparatoires de son projet de domaine. Il l'aménage sans interruption jusqu'à sa mort en 1827. Les inspirations sont toujours italiennes ; François-Frédéric Lemot veut recréer une peinture de paysage historique idéale évoquant comme dans les œuvres de Poussin la campagne de Toscane, du Latium et d'Ombrie. Le sculpteur veut donner au site un air de Tivoli, ville spectaculaire et grand paysage , qui est le sujet d'étude préféré des artistes qui séjournent en Italie. Il fait appel à l'architecte nantais Mathurin Crucy, lui aussi grand prix de Rome en 1774, pour mettre en plan ses dessins. L'ensemble du projet est suivi sur place par le régisseur clissonnais du domaine, Joseph Gautret (1771-1855) qui réside dans la maison du jardinier. La correspondance entre les deux hommes permet de mieux connaître les étapes de l'aménagement du domaine. La propriété représente une surface totale de vingt-cinq hectares dont le parc n'est que le centre : le baron Lemot est un véritable propriétaire terrien, possédant de nombreuses métairies. Ses propriétés sont d'ailleurs élevées au rang de Majorat la veille de sa mort. Le parc est aménagé à partir de 1806 ; François-Frédéric Lemot y fait planter 280 arbres suivis d'un millier de peupliers l'année suivante aux abords de la Sèvre et sur les îles de la rivière. Gautret et ses employés consacrent 360 journées de travail à cette tâche ainsi qu'à l'élimination des broussailles et autres ronces. Le régisseur se procure même des furets pour éliminer les lapins de la garenne. Au même moment, trois allées sont tracées, convergeant vers la terrasse et le futur emplacement de la villa. Les petits sentiers sont bordés de lilas et noisetiers. François-Frédéric Lemot réclame une végétation très dense sur la majeure partie du parc afin de ménager des effets de surprises. Un potager, aujourd'hui disparu, est tracé et enclos entre 1807 et 1808 : tout autour d'un bassin, une pépinière d'une surface de trois hectares est plantée dans le but de faire parvenir à maturité les différentes espèces avant leur plantation dans le parc. Sur les berges de la Sèvre, le terrain est nivelé à partir de septembre 1806 et une prairie y est aménagée. Entre 1807 et 1809, deux cents peupliers sont plantés le long des berges ainsi que sur les petites îles de même qu'une centaine de saules. Certains aménagements du parc suivent à la lettre le chapitre "les Jardins" du traité de Pierre Henri de Valenciennes : Éléments de perspective pratique, a l'usage des artistes, suivis de réflexions et conseils à un élève sur la peinture, et particulièrement sur le genre du paysage, Paris, Victor Desenne, J.-B.-M. Duprat, Jules-Louis-Melchior Porthmann, 1799. Le parc est ainsi la recomposition d'une peinture de paysage historique à l'échelle de la nature, ce qui en fait un projet tout à fait unique en son genre. Gautret emploie jusqu'à treize personnes pour l'entretien du parc. Les graines sont transportées depuis Nantes ou Paris. Pour le choix des arbres sont privilégiées les espèces locales, accompagnées d'arbustes pour créer des fourrés. On trouve aussi de nombreux pins qui sont plantés jusque sur les coteaux de l'autre côté de la Sèvre, entre l'obélisque et le château de Clisson, à partir de 1809. François-Frédéric Lemot déclare en effet : « Je veux multiplier beaucoup cet arbre dans le parc et dans le pays, ce qui lui donnera tout à fait l'aspect de l'Italie » (7 mars 1809). Des rosiers sont installés à partir de 1814. À partir de cette même date, des vignes sont également plantées : tout d'abord des vignes de chasselas sur des piliers en brique sur le chemin de l'entrée principale formant une treille. Puis quatre mille pieds de vigne sont installés sur le versant ensoleillé du coteau en 1827. Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir s'implanter des espèces d'arbres exotiques.  Au cœur du bois de la Garenne, il fait élever une maison de style toscan et une villa néoclassique. La maison du jardinier est construite de 1811 à 1815 semble-t-il selon les plans de Mathurin Crucy ou bien de François Léonard Seheult. Crucy dessine des plans pour une villa dont la construction commence en 1816. Les travaux et plans sont repris par l'architecte parisien Pierre-Louis van Cleemputte (1758-1834) en 1824, mais François-Frédéric Lemot n'en voit jamais la fin. Les fabriques du jardin sont construites par Mathurin Crucy et François-Frédéric Lemot entre 1818 et 1823. À sa mort, François-Frédéric Lemot est enterré dans le temple de l'amitié, ancienne chapelle funéraire aménagée dans le cimetière de la ville de Clisson, en face du château, de l'autre côté de la Sèvre. L'entrée du domaine, face à la villa, est partiellement traitée en jardin régulier, par respect des aménagements paysagers dus aux descendants de Lemot (début du XXe s.). Elle offre un contraste fort avec le reste du parc essentiellement boisé, irrégulier et pittoresque, traversé d'allées et cheminements en coteau et en bordure de rivière. Les sous-bois se colorent en avril avec l'éclosion des jacinthes sauvages. Depuis les terrasses de la villa, qui surplombent la Sèvre Nantaise, la relation visuelle avec l'ensemble du paysage clissonnais reste exceptionnelle. L'entrée dans le domaine par le bas du parc, après avoir traversé la vieille ville de Clisson, est la plus séduisante pour le visiteur, offrant, passée la pergola à l'italienne, la beauté et la fraîcheur de larges frondaisons sur la Sèvre et une vue ascendante sur la villa, le château et le temple de l'Amitié. Le fils de François-Frédéric Lemot, Barthélémy (1810-1883), décide de s'installer à Clisson en 1841 et devient plusieurs fois maire de la ville jusqu'en 1881. Il achève l'aménagement de villa, mais fait également construire le belvédère, l'escalier monumental, la galerie des illustres, la colonnade en pierre fermant la cour et la glacière. En tant que premier magistrat de la commune, il promeut le style italianisant dans la construction de plusieurs édifices publics. Le domaine sert dans les années 1950 et 1960 de centre d'accueil sous le nom « Le Joyeux Nid » à destination d'enfants en difficulté confiés par l'aide sociale à l'enfance. Il reste la propriété des descendants du sculpteur jusqu'en 1968, date à laquelle le domaine est vendu au conseil général de la Loire-Atlantique. Le domaine commence alors à faire l'objet de mesures de protections au titre des monuments historiques. En 1969, la villa et le temple de Vesta sont inscrits, auxquels s'ajoutent la colonne d'Henri IV et le parc qui l'entoure en 1986. Par arrêté du 14 mars 1988, l'ensemble du parc et ses fabriques, l'extérieur de la villa et de la maison du jardinier sont classés au titre des monuments historiques, ainsi que les extérieurs du temple de l'Amitié et l'obélisque sur la rive gauche. En 2000, la maison du portier, dernier bâtiment non protégé, est classée. Une restauration du parc, avec un plan de gestion pluriannuel, est engagée depuis 2002. Elle a notamment pour objectifs de revitaliser les boisements (plantations et régénération spontanée), de reformer les alignements arborés et arbustifs en alignements et ronds-points ou allées, et de retrouver les points de vue sur les différentes « fabriques ». https://www.parcsetjardins.fr/jardins/539-la-garenne-lemot & wikipédia]. Faisons le tour de la Villa, remontons l'allée centrale, jusqu'à la maison du jardinier, puis l'allée de droite pour retrouver le parking.

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