lundi 2 novembre 2026

Petite Promenade N° 192 en Limousin à Limoges

Aujourd'hui nous partons dans le Limousin et plus précisément à Limoges, préfecture du département de la Haute-Vienne, la capitale historique du Limousin et une des principales villes de la région Nouvelle-Aquitaine.

"Devant nous se déroulait un pays vert et mouvant,
silencieux et profond, coupé de haies épaisses,
empli d'ombres puissantes et tout mouillé d'eaux vives.
Point de fleuves, des rivières, point de lacs, des étangs,
point de vallées, des vallons, une gravité touchante.
Nous étions en Limousin."

Jérôme et Jean Tharaud

 

 

 Attention les photos ne sont peut être pas dans l'ordre de la visite

Je me rends assez souvent dans le Limousin et vous propose de petites promenades, je me suis dit pourquoi ne pas se promener dans sa Capital. Limoges représente sans aucun doute l'une des plus jolies et des plus particulières villes de France. Connue mondialement pour son industrie de la porcelaine et de l'émail, Limoges c'est aussi une ville de patrimoine architecturale avec sa célèbre cathédrale Saint-Etienne, le quartier du château ou encore son pont médiéval. Perdez-vous dans les rues pavées de cette ville, bordées de charmantes petites maisons à colombages et vous découvrirez mille et une merveilles.

Pourquoi en barrefooting ? Ce n'est pas indispensable, mais depuis que j'ai découvert la marche nu  pieds, j'ai un peu de mal à  m'en passer plus de deux jours. Il est difficile de marcher nu pied dans la foret Limousine, principalement plantée de châtaignier, la montagne d'Ambazac n'est pas propice à ce genre de sport, ou alors je n'ai pas encore les pieds suffisamment fait pour supporter la pierraille que l'on trouve sur le chemin. Je me suis dit qu'une visite de la capitale limousine nu pieds ne serait pas inintéressant.

A Limoges, on y trouve toutes sortes de revêtements, des pavés, du bitume, des gravillons. Je n'y ai pas rencontré de verre, n'y d'immondices. A Paris, on ne vous remarque pas, les parisiens ont soient la tête et l'air ou dans leurs pensées, soient sur leur smartphone. Pressés, ils ne vous remarquent pas. Ou alors ils vous prennent pour un clochard ou un excentrique. Ici ce n'est pas la même chose, nu pieds vous êtes remarqué, ce qui m'a un peut gêné. Je n'étais pas encore prêt à affronter la province… cela se ressent dans la visite de la ville et les photos réalisées.

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Présentations  de Limoges : Posée sur les premiers contreforts ouest du Massif central, Limoges est traversée par la Vienne, dont elle fut, à l’origine, le premier point de passage à gué. Elle est construite, à l'instar de Rome ou Paris, sur sept collines. Son altitude est, en moyenne, de 306 mètres et varie de 230 mètres sur les rives de la Vienne à plus de 430 mètres, au lieu-dit Magenta, au nord-ouest de la commune. Préfecture du département de la Haute-Vienne et chef-lieu de la région historique Limousin. Fondée  vers l'an 10 avant notre ère par l'Empire romain, sous le nom d'Augustoritum elle devient une importante cité gallo-romaine. Au déclin de l'Empire,  elle prend le nom de ’LEMOVICES’’ peuple celto-gaulois qui a constitué la région, le Limousin. Elle est fortement marquée par le rayonnement culturel de l’abbaye Saint-Martial, ou les ducs sont investis et couronnés. Dès le XIIe siècle, ses émaux sont exportés dans l'ensemble du monde chrétien. En 1765, à la révolution industrielle, la découverte d'un gisement de kaolin dans la région de Saint-Yrieix-la-Perche permet le développement de l'industrie de la porcelaine de Limoges qui fera sa renommée mondiale. Deuxième commune la plus peuplée de la région Nouvelle-Aquitaine après Bordeaux, ville universitaire, troisième régionale par son importance après Poitiers mais avant Pau et La Rochelle, centre administratif et de services intermédiaires doté de tous les équipements d'une métropole régionale, son aire urbaine rassemble 283 557 habitants en 2016, ce qui en fait la sixième du Grand Sud-Ouest après Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Perpignan et Bayonne et la 38e en France. Enfin, la capitale limousine est la 28e commune la plus peuplée en France. Les habitants de la ville sont appelés les Limougeauds. Ville de tradition bouchère, elle est également bien positionnée dans l'industrie du luxe. Connue et reconnue en tant que « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation toujours présente des grandes maisons de porcelaine, de ses ateliers d'art travaillant l’émail ou les vitraux mais aussi en raison du développement de son pôle de compétitivité spécialisé dans la céramique technique et industrielle. Cette spécificité lui a valu d'intégrer en 2017 le réseau des villes créatives UNESCO dans la catégorie thématique « Artisanat et Arts populaires ». Limoges est la plus grande ville traversée par la Vienne, dans le bassin versant de la Loire. La Vienne n'est pas ouverte à la navigation ni au transport fluvial à cause d'une profondeur trop faible. Elle offre de multiples promenades piétonnes en centre ville. La ville est traversée par le sentier de grande randonnée 654 (GR 654), suivant le tracé de l’antique chemin de Compostelle, ce GR se détourne après la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat pour rejoindre Limoges et la crypte de l’abbaye Saint-Martial. À l'issue de cette étape, le GR 654, respectant toujours le tracé de la via Lemovicensis se dirige vers l'abbaye de Solignac, fondée par l’orfèvre limousin, saint Éloi. Je vous laisse lire d'autres détails  dans Wikipedia, ou des ouvrages historique de la ville.

 

Partons visiter la ville ;

Vers l'an 10 avant Jésus-Christ, l'empereur  Auguste entreprend une réforme pour intégrer à l'empire, les territoires de la Gaule conquis par César. Lemovices ce situe sur la route de la Méditerranée à la Manche. L'emplacement paraît idéal pour fonder une grande ville : un flanc de coteau ensoleillé et un gué permettant de traverser la rivière. La ville se développe en terrasses, elle compte un vaste amphithéâtre, de nombreux thermes, un théâtre, un grand forum et de riches demeures. Du IIIe au IVe siecles, la population se replie sur les hauteurs du Puy Saint Etienne. Après l'évangélisation on  y construit l'église épiscopale. Au cours du IXe siècle une ville marchande s'y développe. Le vicomte de Limoge érige une motte castrale ‘’l'actuelle place de la motte. Le quartier de l'abbaye  et de la motte sont regroupés au XIIIe siècle dans un même ensemble appelé le château. Du XIIIe au XVIIe siècle, notables, officiers royaux, et négociants font bâtir de riches demeures à l'intérieur des remparts. Au XV eme siècle, l'accroissement de la population donne naissance à des faubourgs aux portes de la ville. Au cours du XVIIIeme siècle, influencé par l'esprit des lumières, murailles, portes et tours médiéval sont  rasées, les fossés comblés. Voici l'adresse d'un document relatant Limoges au Moyen Âge http://www.museebal.fr/sites/default/files/img/PDF05/3-1-histoire-de-limoges-au-moyen-age.pdf

2019

Km   temps   Dénivelé

10    3h00        190 +

Je me suis garé avenue du Sablard sur la rive droite de la Vienne [ Elle prend sa source en Corrèze, sur le plateau de Millevaches, à partir de quatre à cinq petits ruisseaux, au pied du mont Audouze, à une altitude comprise entre 860 et 895 mètres, entre les communes de Saint-Setiers, Millevaches et Peyrelevade. Elle se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin. D'une longueur de 372 kilomètres, elle est l'un des principaux affluents de la Loire, avec l'Allier et le Cher, et le plus gros en termes de débit. S'écoulant entre le plateau de Millevaches et la plaine de Touraine, elle a la particularité de traverser des paysages extrêmement diversifiés, comme la plupart des cours d'eau issus de l'ouest du Massif central mais qui se jettent plutôt dans la Garonne ou la Gironde (Dordogne, Lot, Tarn)]. J'ai pris la petite rue sur la droite menant au pont Saint Etienne, je n'ai pas traversé le pont tout de suite, j'ai poursuivis sur la gauche la rue du clos Sainte Catherine remontant la vienne jusqu'au vieux pont Saint Martiale. Vous me direz que c'est un peut moche comme quartier, mais on ne le voit pas. Nous regardons les bords de la Vienne et le quartier des Ponts, sur l’autre rive. [Parfois nommé quartier des Ponticauds (Ponticauds étant en réalité le gentilé local des habitants de ce quartier), est un quartier de Limoges, situé approximativement le long de la rive gauche de la Vienne, entre le pont Saint-Étienne en amont et le pont Saint-Martial en aval. Il est historiquement un des quartiers populaires de la ville. Sa tradition économique, sa morphologie et son lien particulier à la rivière, ont forgé l'identité culturelle et sociale particulière des Ponticauds. Historiquement, et jusqu'aux années 1970, le quartier s'étalait également sur la rive droite de la rivière, en amont du pont Saint-Étienne, dans une zone qui s'appelait Port du Naveix et dont les habitations anciennes furent rasées pour accueillir de nouveaux équipements municipaux (notamment la patinoire olympique). Le petit quartier de l'Abbessaille est le seul témoignage persistant de cet habitat sur la rive droite.
Le quartier des Ponts est l'une des plus anciennes zones habitées de Limoges et possédait un mode de vie, une activité et une économie tournés vers la rivière, avec notamment la réception du bois flottant descendu des forêts en amont pour l'alimentation des fours à porcelaine, mais aussi le dragage du sable dans le lit de la Vienne, ainsi que la pêche et autres activités nautiques diverses et variées. Le quartier était également au centre d'une véritable « pépinière » d'entreprises qui utilisaient alors l'eau de la rivière pour leurs activités (fabriques de porcelaine, brasseries, salaisons, usines électriques, usines de chaussures etc.) Le quartier possédait donc, jusqu'aux années 1950, une sociologie particulière : très majoritairement ouvrier, on y votait très à gauche et on y a parlé l'occitan limousin jusque très tard, avec un accent reconnaissable entre tous, « l'accent des Ponts » que tout Limougeaud sait reconnaître. La dénomination de quartier des Ponts revêt donc dans le plan urbain, l'histoire de la ville et l'esprit des Limougeauds, une dimension sociale particulière, très liée à la culture occitane et ouvrière de la ville. Louis Goujaud, personnalité socialiste locale, candidat à la mairie en 1908, opposé au maire socialiste Léon Betoulle en 1912, est un des Ponticauds symboliques du début du xxe siècle. Wikipédia.] Les rives recevant au moyen âge les bois flottés [le Bois flotté : une grande partie du bois nécessaire aux usines de porcelaine était entreposé sur ce terrain où il arrivait par flotaison. En amont , les vallées de la vienne et du taurion étaient trés boisées. Jusqu'à plus de 20 kilométres , même au dessus de Saint Léonard par la Maulde , les bucherons venaient déverser les coupes dans le courant. Moyen de transport économique, il suffisait de quelques convoyeurs munis de lancis pour débloquer les accrochages. Le bois descendait ainsi au fil de l'eau. Arrivé au port, ainsi nommé parce que c'était le terminus , il était arrêté par un barrage spécialement édifié à cet effet et qui tenait toute la largeur de la rivière, le ramier. Ensuite empilé, il était a la disposition des charretiers qui le transportaient jusqu'aux fabriques. (source " une rivière et des hommes " ). destinés aux fours à porcelaine sont, remplacées aujourd'hui par des jardins, la ville s'étage sur le coteau.
Quelques dates ;
1761 construction au port du naveix du grand ramier pour arrêter le bois flottant. Il sera définitivement démoli en 1897 , cette démolition marquant la fin de la grande époque du flottage du bois. Il y avait certainement quelque chose avant 1761 pour arrêter le bois , mais aucun écrit n'y fait référence.
1789 mouvement de colère dans le quartier du naveix . Les naveteaux outrés par le prix du pain menacent de mettre le feu a la maison du maire du château , monsieur Petiniaud-Beaubeyrat. 1830 aprés les 3 glorieuses , les naveteaux armés de leur interminable lancis figuraient dans les rangs de la garde nationale.
1835 très grave inondation
1895 nouvelles trés graves inondations . Tout le quartier du naveix est noyé.
1900 création de l'université populaire du pont Saint Etienne.
1906 création par Louis Goujaud des " enfants de la vienne "
plus tard Louis Goujaud se présentera aux éléctions municipale , avec derriére lui tout un peuple , les ponticauds. A l'annonce du résultat , Léon Bettoulle élu maire de Limoges, tous les naveteaux remontent en direction de la ville . Il faudra l'intervention de Louis Goujaud en personne pour les calmer et éviter que des incidents graves se produident. http://ponticauds.com/le-port-du-naveix.html]. Traversons la D 941 au niveau du pont neuf, poursuivons par le Quai D'Auzette. Poursuivons par l'allée Gabriel Ventejol. Au niveau d'une petite ile nous prenons la rue de droite pour rester proche de la rivière. Nous arrivons au pont Saint Martial [Ce pont datant des romains reliait Avaricum, Bourges, au sud de la Gaule. Il était situé en contrebas du forum gallo-romain dans le prolongement du cardo-maximus, l’axe Nord-Sud de la ville. En 1182, Henri II de Plantagenêt, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine fait détruire le pont pour punir la ville de son infidélité. 23 ans plus tard, il est reconstruit sur les bases du pont antique. Trois piles du pont reposent sur les fondations romaines, la construction antique est visible du côté aval reconnaissable par ses grands blocs de granit. La portée des arches et la taille des piles sont restés les mêmes. Le pont est reconstruit après avoir été emporté par un orage au XIIIéme siècle à la même époque que le pont Saint Étienne. Il est resté longtemps le seul moyen de traverser la Vienne. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Traversons la Vienne et remontons la rue du pont Saint Etienne. Traversons la N 520 poursuivons en face, nous arrivons devant une fourche avec une petite rue que nous prenons sur la gauche. Nous débouchons dans le virage des rues de l'hôpital et de la rue Édouard Cholet, nous poursuivons par la rue de l'hôpital  puis prenons à droite la rue du 20ème régiment  de Dragons, puis la place Blanqui sur la gauche après la petite place en triangle, nous trouvons la place des Jacobins autre petite place en triangle et bordée d'arbres nous trouvons l'église [En 1239, les Frères Prêcheurs, appelés Jacobins dans le Royaume de France, construisent leur couvent dans un faubourg à la limite de la Cité et du Château. C’est leur chapelle qui est à l’origine de l’église paroissiale Sainte-Marie. Depuis le XIIIème siècle l’église a participé à la vie de la ville. Les bourgeois venaient écouter les Jacobins prêcher en langue vulgaire. En 1791, la chapelle fut dédiée à Saint Thomas d’Aquin. Les cérémonies étaient célébrées par des prêtres assermentés, ils avaient prêté serment à la constitution civile du Clergé. Après la signature du Concordat en 1802, elle fut choisie pour être une des quatre paroisses de la ville. Lorsque la chapelle du séminaire a été détruite, le Rétable a été installé au chevet. L’église Sainte-Marie est riche de son histoire et de tout un patrimoine mobilier qu’il est impossible d’évoquer ici.  Aujourd’hui, la façade nord de l’édifice barre au sud, la petite place triangulaire des Jacobins. Deux chapelles basses sont adossées au mur de la nef. Les murs sont simplement scandés par des contreforts. A l’extrême-ouest, s’ouvre un portail du XVIIème siècle. Dans une niche, encadrée par deux spirales, une statue, une Vierge à l’Enfant, prouve que ce lieu est particulièrement voué au culte de Marie. Abrité par le porche, un portail limousin gothique du XIVème siècle présente toutes les composantes régionales de cet élément architectural: les arcs brisés, les trois voussures, la frise-chapiteau, les colonnettes et les tores. Dans le mur nord de la grande nef unique, couverte de lambris, s’ouvraient deux chapelles voûtées d’ogives. Aujourd’hui, la plus orientale fait fonction de sacristie. Sur le mur du chevet plat est plaqué un monumental retable architecturé. Cette œuvre, réalisée en bois peint et doré, est à classer dans le style baroque pour les thèmes traités, leur mise en scène et l’ensemble de la décoration.

Sa construction rigoureuse lui donne une grande originalité. Tous les éléments sont séparés par de simples pilastres. Seul le panneau central où l’entablement décrit une courbe est encadré par des colonnes. Les deux constructions symétriques se présentent comme des triptyques, deux volets largement ouverts, un volet central avec une statue. A gauche, Saint Martial, premier évêque de Limoges, tend une croix de Lorraine vers le tabernacle. A droite, Saint Etienne, proto-martyr, par un geste semblable le désigne. Je vous laisse lire le détail du retable dans www.cathédrale-limoges.fr] Remontons la rue Jean Pierre Timbaud sur la gauche nous avons le beau batiment de l'hôtel de ville [La construction de l'hôtel de ville de Limoges a été rendue possible par l'important legs d'Alfred Fournier, riche propriétaire rentier limougeaud, décédé sans descendance le 24 juillet 1875. Un buste sculpté de celui-ci domine d'ailleurs le hall d'entrée, placé au centre de l'escalier d'honneur. Le bâtiment, conçu par Charles-Alfred Leclerc, grand prix de Rome et architecte des palais de Versailles et du Trianon, fut inauguré le 14 juillet 1883.

La façade comporte une horloge supportant le blason de Limoges, entourée de deux frontons sur lesquels se trouvent deux grandes figures allégoriques de Tony Noël, représentant l'orfèvrerie et l'émaillerie. Quatre médaillons en céramique, œuvre de l'italien Dominique Facchina, qui a notamment travaillé pour le petit Palais, la basilique du Sacré Cœur ou encore la basilique de Lourdes, accueillant les portraits de quatre limougeauds célèbres : Léonard limosin, D'Aguesseau, Vergniaud et Jourdan, sont situés de part et d'autre du blason. Au milieu du square situé devant l'entrée du bâtiment se trouve une fontaine de porcelaine, bronze et granit construite entre 1892 et 1893. Initialement prévue pour la place de la République et voulue par Auguste Louvrier-de-Lajolais, directeur de l'École nationale d'art décoratif de Limoges, elle est l'œuvre de Charles Genuys, architecte en chef du dôme des Invalides, et est le fruit d'une collaboration entre les écoles de Paris et de Limoges. Le square porte le nom de Jacques Chirac depuis décembre 2019.

L'hôtel de ville fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975. En 2015, la municipalité, associée à la Fondation du patrimoine, lance un appel au mécénat populaire pour financer les travaux de rénovation du bâtiment. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le roi des Belges Léopold III choisit non sans heurts de capituler face à la menace nazie. Une partie des ministres - dont leur chef, Hubert Pierlot - et parlementaires belges quitte la Belgique et après avoir trouvé refuge à Poitiers, ils rallient Limoges le 31 mai 1940 où ils sont accueillis par le maire Léon Betoulle et condamnent par un vote la capitulation du souverain. Ils occupent plusieurs bureaux de la mairie et de la Préfecture, et l'on déploie les drapeaux belges au côté des drapeaux français. Certains, dont Pierlot, fuient vers Sauveterre-de-Guyenne durant l'été, et acculés par le régime de Vichy, passent clandestinement en Angleterre. Wikipedia .  Vestiges Augustoritum premier nom de Lémovice,  fondée par l’empereur Auguste à l’époque du Haut Empire romain vers 10 avant JC était la capitale du peuple gaulois des Lémovices, dont le nom est à l’origine du nom Limoges. Cette ville très riche en monuments romains s’étendait sur les coteaux de la Vienne. Le cardo maximus, axe majeur Nord/Sud, se trouvait dans le prolongement du pont Saint Martial, le forum était situé derrière l’actuel hôtel de ville, dont les fondations ont réutilisé d’anciens murs romains. La ville gallo-romaine périclite après les invasions barbares au profit du quartier fortifié autour de la cathédrale paléochrétienne https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Remontons l’espace Blanqui et prenons sur la gauche l'avenue Baudin nous trouvons sur la gauche une charmante chapelle à l'angle de l'avenue de la Révolution. Prenons à droite la rue Dupuytren. Nous coupons le Bd. Gambetta poursuivons en face par la rue vigne de fer. Nous trouvons sur la gauche la rue du canal, ‘’pavé’’ nous entrons dans le vieux Limoges le quartier château. Rue étroite bordée de quelques maisons à colombages. Nous arrivons Place Saint Aurélien nous sommes dans le quartier de la Boucherie. [C’est un quartier médiéval qui est resté dans son « jus » malgré l’urbanisation de Limoges. Il est dit « de la boucherie » car c’est là que les bouchers et tripiers étaient installés à cette époque. Le boucher a longtemps été considéré comme un homme vil, sale et bien entendu de mauvaise réputation. C’est pour cette raison et pour un souci d’hygiène qu’ils étaient regroupés à l’écart des beaux quartiers. Vous faites un bon dans le temps. Cette rue pittoresque aux façades traditionnelles à pans de bois vous raconte son histoire. Prenez le temps de vous arrêter pour admirer les détails et les devantures commerciales. Il est assez facile de s’imaginer l’animation qui régnait ici. Sur la petite place votre regard est attiré par une petit chapelle. La chapelle Saint-Aurélien, édifice religieux privé, elle a été érigée par la corporation des bouchers. Chaque année au mois d’octobre, ce quartier retrouve sa ferveur pendant la célèbre "frairie des petits ventres" où les produits tripiers sont à l’honneur. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.tourisme-hautevienne.com/node/47&ved=2ahUKEwi2vYPTuvbpAhWxC2MBHTV6B0kQFjAJegQIAhAB&usg=AOvVaw3wdomzjhP2EsH8tPfX6Zba]

[CHAPELLE SAINT AURÉLIEN ; Cette petite chapelle en plein cœur du quartier de la boucherie vaut une visite malgré sa petite taille. Construite au XVéme siècle pour accueillir les reliques de Saint Aurélien second évêque de Limoges, elle est agrandie et redécorée dans le style baroque au XVIIéme siècle. A la révolution elle est achetée par les membres de la confrérie de Saint Aurélien composé par la confrérie des bouchers. Elle appartient encore aujourd’hui au descendant de la confrérie des bouchers. Le charme extérieur de la chapelle laisse présager les trésors qu’elle détient. Vous pourrez admirer une statue de Sainte Catherine du XVéme siècle, un beau retable baroque qui cache la châsse abritant les reliques de Saint Aurélien et un groupe sculpté du XVéme siècle commandé par les bouchers du quartier représentant Sainte Anne, la Vierge Marie et l'enfant Jésus portant à la bouche un rognon. Dans le quartier du château, vous pourrez également admirer la chapelle Saint-Aurélien. Edifiée à la fin du XVème siècle, elle connait une histoire peu commune, mise aux enchères elle fut achetée par la corporation des bouchers au XVIIIème siècle, qui entretient ce petit édifice où est conservé, entre autre, un grand nombre d'ex-voto et de jolies statues en bois doré. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge] Remontons  la rue de la Boucherie vers la Halle [En plein cœur de Limoges les halles centrales sont classées monuments historiques depuis 1976. Le bâtiment est en brique, métal, verre et zinc. Il a été construit entre 1885 et 1889 par deux collègues de Gustave Eiffel : Pesce et Lévesque. Vous reconnaîtrez le style Eiffel dans la charpente métallique. Une frise en porcelaine de tradition limougeaude orne la façade, elle représente les aliments que l’on trouve dans ce marché. Les halles accueillent aujourd’hui 620 commerçants et 2 restaurants ou vous pourrez déjeuner pour profiter de l’ambiance du lieu. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Passons sur la gauche de la halle par la place de la Motte et la rue D'Aguesseau, nous arrivons place d'Aine ou nous trouvons la façade du palais de justice [places principales de la ville de Limoges. Entrée ouest du centre-ville, située à l'emplacement de l'ancienne porte des Arènes, du nom de l'ancien amphithéâtre romain, la place d'Aine est un carrefour des boulevards ceinturant le centre historique du Château. De forme quadrangulaire, elle est large d'environ 60 m et longue de 80 m. Elle a été créée durant l'intendance de Turgot. Sa forme serait due au besoin de nivellement du terrain.

Elle s'est tour à tour appelée place des Arènes, place de la Fraternité et enfin place d'Aine, du nom de Nicolas d'Aine, qui fut intendant du Limousin, tout comme Turgot. Un grand incendie, en 1864, détruira les habitations situées à l'est de la place, et permettra par la suite le percement des rues Darnet, Othon Péconnet, et d'Aguesseau. Jusqu'à la fin des années 1980 cette place, parsemée d'arbres, était traversée par un grand boulevard, de part et d'autre duquel les habitants rencontraient des bouquinistes. Elle fut par la suite victime d'une série de travaux qui lui ont fait perdre une grande partie de son charme : construction d'un parc de stationnement souterrain, déviation des voies de circulation automobile, création d'une sorte d'espace "vert" au milieu de la place. Wikipedia] Prenons la rue des Arènes sur la gauche du Palais de justice nous arrivons place des Carmes avec le jardin d'Orsay. Traversons se jardin en nous dirigeant vers le kiosque [jardin public de la ville de Limoges, d'une superficie d'environ 1,8 hectare. Le jardin se situe à l'emplacement de l'amphithéâtre gallo-romain d'Augustoritum, aujourd'hui disparu, en partie détruit et en partie enfoui au xviiie siècle par l'intendant Boucher d'Orsay qui aménage une promenade publique et donne son nom au site. Une partie des fondations de l'amphithéâtre demeure visible près de l'entrée sud du parc. L'accès principal se fait jusqu'en 1846 par la place d'Aine, date de construction du palais de justice. Un temps promise au nivellement à hauteur de la place du Champ de Foire (actuelle place Winston Churchill), la promenade est réaménagée à la fin du xixe siècle avec l'ajout de l'escalier monumental et du kiosque à musique autrefois installé au Champ de Juillet. Le jardin est à nouveau réaménagé en 1966 par la municipalité. Wikipedia] Nous sortons rue Raymond Couraud que nous prenons à gauche, puis à droite la rue Place Winston Churchill. Sur la droite nous trouvons un beau bâtiment style renaissance poursuivons en prenant a droite en direction du musée de la porcelaine et la gare des Charentes. Poursuivons en longeant le parking central. Nous avons sur la droite le très beaux bâtiment du musée de la porcelaine [En reconnaissance de l’œuvre accomplie par Adrien Dubouché, l’État accepta, en 1881, de prendre en charge le musée et l’ensemble de ses collections à la demande de la ville de Limoges. L’État s’engagea alors à édifier deux bâtiments adéquats sur le terrain de l’ancien hospice d’aliénés, mis à disposition par la ville de Limoges. Les travaux débutèrent en 1896, sur les plans de l’architecte du gouvernement Henri Mayeux. Le bâtiment fut inauguré en 1900. Construit sur deux niveaux, le musée présentait une façade à l’italienne et utilisait les matériaux de la région ainsi que la céramique architecturale afin de mettre en avant l’artisanat de la ville de Limoges. Le rez-de-chaussée était largement ouvert sur l’extérieur par de grandes baies arrondies, tandis que l’étage présentait un mur décoré de graffiti et de niches destinées à recevoir les portraits de Limousins illustres. L’architecture eut recours aux structures métalliques internes, résultat des recherches techniques de l’époque et de la révolution industrielle qui permirent la création de grands espaces muséographiques. Les salles du rez-de-chaussée, destinées à présenter les céramiques, sont largement éclairées par des baies latérales autour desquelles s’agencent habilement les vitrines. Celles-ci sont conçues de façon très étudiées, privilégiant les façades vitrées au dépend des très discrets montants de bois. La décoration intérieure est déjà empreinte du style de l’Art nouveau et se compose de nombreux motifs naturalistes stylisés, peints ou en mosaïque, sur le plafond, les sols et les entourages de fenêtres. Le sol du hall d’accueil est recouvert d’une belle mosaïque, œuvre de Guilbert Martin de Saint-Denis. Le musée est décoré par une série de vitraux réalisés par Marcel Delon. Au premier étage, le visiteur découvre le salon d’honneur, large pièce au plafond entièrement recouvert d’une peinture décorative appliquée par l’entreprise Rouillard de Paris. Classé monument historique en 1992. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://www.musee-adriendubouche.fr/fr/mus%25C3%25A9e/larchitecture-du-mus%25C3%25A9e&ved=2ahUKEwj9sozF_PjpAhWHHRQKHVpeCLAQFjALegQIAhAB&usg=AOvVaw3JxhsRxJ_wePKtkxSKWUag] Après  le bâtiments laissons l'impasse Bernard Palissy, et prenons sur la droite la rue du même nom, puis à droite la rue Pierre Leroux nous redescendons vers le vieux Limoges. Nous débouchons rue Montmailler (sur la droite au dessus d'une boutique une Vierge à l'enfant. Nous arrivons Place Denis Dussoubs. Sur la gauche nous avons l'église de la visitation et l'hôtel du Département. [Dans la seconde moitié du xviie siècle, Limogesse peuple de nombreuses communautés issues de la Réforme catholique. Le 28 décembre 1643, Françoise-Gabrielle de Douhet, religieuse visitandine (ordre religieux contemplatif féminin) de La Châtre en Berry, arrive à Limoges, accompagnée de 6 de ses consœurs. Ces sept religieuses visitandines, appartenant à la congrégation Sainte-Marie d'Annecy, forment le premier institut visitandin de Limoges dans de simples maisons d'habitation, en bordure d'un faubourg de la route de Paris (actuelle rue François Chénieux)… Entre 1650 et 1665, les bâtiments conventuels prennent progressivement de l'ampleur, au centre de l'enclos s'élèvent une chapelle et un corps-de-logis. Entre 1668 et 1680, une campagne importante de travaux est lancée. Un nouveau corps-de-logis est édifié, un vaste cloître est aménagé et des améliorations sont apportées aux bâtiments existants. Une nouvelle phase de travaux a été entreprise vers 1775 par l'architecte Brousseau. Cet architecte limousin a conçu, entre autres, les plans du château de Sainte-Feyre (Creuse), du palais de l'Évêché de Limoges, la façade de l'ancien collège des Jésuites devenu Gay Lussac. L'ancien oratoire est rasé, une partie seulement des bâtiments les plus anciens est intégrée dans le projet de cette fin du xviiie siècle. Ainsi, la partie sud-est assez désorganisée se voit entièrement remodelée par Brousseau. La nouvelle église ne se détache plus des bâtiments conventuels, mais se trouve intégrée aux corps-de-logis. Le département est propriétaire de l'ensemble des lieux depuis 2006. La Visitation a commencé sa mutation début 2007. Wikipedia ]. Prenons à droite la rue André et Joseph Massie, et encore à droite la rue Jules Noirac, nous arrivons avenue de la Libération nous y trouvons le très beau bâtiment de la préfecture [Le bâtiment est construit entre 1903 et 1904 sur les plans de l'architecte Jules Godefroy. La préfecture est partiellement inscrite au titre des monuments historiques en plusieurs étapes. Wikipedia je n'ai pas plus de renseignements.] Remontons la rue de la Libération pour la façade du bâtiment, revenons sur nos pas et prenons sur la droite la rue de la Préfecture nous arrivons devant le bâtiment des Postes et Communications (l'inscription m'amuse un autre temps…) Prenons à droite la rue Daniel Lamaziere, débouchons rue des Combes, ou nous y retrouvons les maisons à colombages. Faisons un esse gauche-droite par la rue des Combes et des Filles Notre Dame que nous prenons. Nous arrivons à la petite place triangulaire avec la fontaine des Barres [La place de la fontaine des barres n’est pas mise en avant dans les circuits touristiques de la ville, elle mérite cependant un petit détour comme témoin de l’histoire architecturale de la ville. Vous découvrirez en son centre une ancienne fontaine pyramidale du XVIIIéme siècle autrefois protégée par des barres de fers d’où le nom de la place. Vous pourrez surtout admirer les hôtels particuliers des XVIIéme et XVIIIéme siècles qui entoure la place, vous verrez également le portail de l’ancien couvent des filles de Notre-Dame. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Poursuivons la rue des filles Notre Dame sur la gauche, traversons la rue Turgot, prenons en face rue du Portail Imbert nous arrivons sur la place Etienne Pinchaud ou nous trouvons l'église Saint Michel des Lions [L’église Saint-Michel-des-Lions de style gothique, a été construite entre les XIVème et XVIème siècles sur l’emplacement d’une ancienne chapelle vouée à l’archange Michel. Elle doit son nom aux deux lions gallo-romains qui garde son entrée et provenant de monuments funéraires qui servaient au Moyen Age à délimiter les juridictions de la vicomté et de l’abbaye de Saint-Martial. Elle possède un clocher de type limousin (comme la cathédrale St-Étienne) surmonté d’une girouette (1824) et d’une boule en cuivre ajourée (verdâtre à cause de l’oxydation), installée à la fin de la première guerre mondiale. Elle a remplacé l’ancienne sphère en bois recouverte de cuivre prise par les Allemands, de 600 kg et d’environ 2m de diamètre, et qui par ailleurs s’avérait mettre en péril l’église à cause de sa forte prise au vent. L’église Saint-Michel-des-Lions est une église-halle avec un vaste espace intérieur (longueur 55m et largeur 24m), sans transept, ni abside, mais avec une nef à six travées ainsi que plusieurs chapelles dans ses collatéraux, voûtés d’ogives et séparés par des piliers, certains étant même légèrement penchés. L’église conserve dans un retable datant du XIXème siècle les reliques de plusieurs Saints : Saint-Martial, Saint-Loup et Sainte-Valérie, avec un monumental autel reliquaire abritant la châsse de Saint Martial, le saint patron de la ville. Elle possède aussi un riche mobilier : statues, vitraux, tableaux ainsi qu’une vitrine exposant plusieurs reliquaires. L’église est classée au titre des monuments historiques en 1909. Informations supplémentaires : http://www.limoges360.com/place-3.php] Poursuivons par la petite place Saint Michel avec sa petite fontaine ou nous avons une vue sur le clocher et le porche avec les lions. Nous débouchons rue Pennevayre que nous prenons à droite nous retrouvons notre Halle et la place de la Motte fief de l'ancien château. Dirigeons nous vers la gauche et suivons la rue de la Halle, puis sur la gauche, jusqu'à la rue du Consulat que nous prenons à gauche, puis à gauche la rue Ferrerie et à droite, nous descendons la rue du temple jusqu’à la rue Jean Jaures au 21 de cette rue nous avons la Maison des Templiers [La tradition selon laquelle cette maison aurait appartenu aux Templiers n'a pas de preuves historiques. La façade sur rue est percée, au rez-de-chaussée, de trois baies aux arcs plein cintre dont celle du milieu donne accès à un passage couvert conduisant à une cour intérieure. Les côtés ouest et nord de la cour présentent, en rez-de-chaussée, un décor d'arcades. Elles comportent des arcs en anse de panier, très surbaissés, profilés d'une doucine, dont les retombées se font sur des colonnes au fût légèrement galbé, posé en délit, par l'intermédiaire de chapiteaux sculptés d'une rangée de volutes affrontées au-dessus d'un rang de feuilles aux extrémités recourbées que souligne l'astragale profilé d'une baguette au-dessus d'un filet. Les bases des colonnes sont posées sur un petit socle cubique hissé sur un piédestal. Ces piédestaux, eux-mêmes élevés sur un socle cubique, ont chacune de leur face décorée d'un panneau taillé en pointe de diamant à l'intérieur d'un cadre mouluré. Dans l'angle nord-ouest, à l'issue du couloir accédant à la rue, les deux arcades en équerre sont surmontées d'un auvent en pierre prenant appui sur les trois chapiteaux décrivant, en porte-à-faux, sur l'avant, une saillie en forme de lobe. L'arc de l'arcade médiane du côté ouest est plus large et devait correspondre à l'entrée principale aujourd'hui supprimée. Cette galerie ouest se trouve dans le prolongement de l'aile abritant l'escalier de l'immeuble au n°22 rue du Consulat, qui devait à l'origine appartenir au même hôtel. https://monumentum.fr/maison-dite-des-templiers-pa00100372.html] Nous débouchons Rue Jean Jaures que nous prenons à gauche. Descendons jusqu’à la grande place de la République ou nous trouvons la crypte Saint Martial [En lieu et place de l'actuelle place de la République s'élevait, à partir du IXème siècle, l'abbaye bénédictine Saint Martial. Importante étape et lieu de recueillement sur la Route Saint-Jacques-de-Compostelle, elle fut aussi un foyer artistique et intellectuel pour tout l'Occident médiéval chrétien.

 En effet, un scriptorium (atelier où des manuscrits étaient fabriqués) s’était développé dans l’abbaye et du Xème au XIIème siècle, l’art de l’enluminure y connut son âge d’or. Saint-Martial de Limoges, grâce aux « tropes » composées par les moines, est aussi devenue célèbre pour la musique polyphonique. Du nom de ces pièces de musique, naîtra le mot "troubadour" - celui qui interprète les tropes. C’est également grâce à Saint-Martial que des émaux champlevés ont pu être diffusés dans toute l’Europe. Tombée en déclin durant la Guerre de Cent Ans, l'abbaye fut abandonnée en 1789 puis démolie en 1792. Les trésors archéologiques de la crypte abritant les sarcophages de saint Martial et de sainte Valérie ont été redécouverts en 1962 lors de la construction d'un parking souterrain. Classée aux Monuments Historiques. La crypte est peut être encore innaccessible en raison d'une campagne de fouilles archéologiques. https://www.limoges-tourisme.com/La-destination/Cote-ville/Architecture-et-Patrimoine/(fiche)/crypte-saint-martial-191000103-4d99d2c] sur la droite la petite place Fournier ou en 2016, il s’y trouvait encore la statue de Jeanne d’Arc [Article du Populaire 2017. La date du déménagement n'est pas encore fixée. Mais une chose est sûre, c'est que Jeanne va devoir quitter ses pénates. Depuis le 10 mai 1942, date de son installation officielle, elle observe imperturbable les allées et venues de son troupeau, qui s'est quelque peu détourné de sa bergère au fil des décennies. Pourtant, longtemps adulée comme la libératrice d'Orléans, défenderesse du royaume de France face aux Anglais, la bonne Lorraine a été célébrée à Limoges, comme dans tout le pays. Le 11 mai 1941, à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, le maréchal Philippe Pétain prononce un discours vibrant et dans la cité porcelainière, comme dans bon nombre de villes françaises, se constitue « un comité d'action pour l'érection d'une statue de Jeanne d'Arc ». Le royaliste d'Action Française, artiste renommé et Grand prix des Beaux-Arts en 1921, Maxime Real del Sarte s'en voit confier la réalisation. En lieu et place de L'enfant à l'oie. Une souscription est lancée pour financer la statue et en février 1942, le conseil municipal décide de son emplacement. Dans son bulletin de liaison de septembre, l'association Renaissance du Vieux Limoges revient sur cet épisode. « Finalement, le conseil municipal fait le choix de la place Fournier dont les "dimensions modérées" semblent adaptées à la taille de la sculpture. Il est vrai surtout, mais ce n'est pas dit, que la place était disponible : la statue en bronze de L'enfant à l'oie, qui trônait là, a été démontée et livrée à l'industrie de guerre allemande. » Il est un temps question de la possible venue du maréchal Pétain pour l'inauguration, mais cela ne se fait pas. La ferveur suscitée par la bergère s'est étiolée avec le temps, et aujourd'hui, seuls les quelques royalistes limougeauds fleurissent encore les pieds de la statue. ferveur populaire La statue n'est pas encore installée place Fournier que les Limougeauds y célèbrent déjà la bergère. Dans les années 20, la Chocolaterie Saint-Martial abrite dans sa cour une statue de Jeanne d'Arc qui est honorée chaque année. En 1942, une réplique de la statue, plus petite bien sûr, est réalisée par la manufacture Tharaud et mise en vente. Un cadeau souvenir pour bon nombre de Limougeauds qui vouent un culte à la Pucelle d'Orléans, comme l'atteste la photo ci-contre de la foule dans la rue de la Boucherie lors des Fêtes de Jeanne d'Arc. Maryline Rogerie. https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/la-statue-de-jeanne-darc-quittera-la-place-fournier_12587212/ (L’article ne nous dit pas ou elle a été transportée) Poursuivons notre descente et prenons sur la droite la rue Mireboeuf Nous arrivons place saint Pierre sur le parvis de l’église Saint Pierre du Queyroix [L’église Saint Pierre du Queyroix est une belle église gothique du centre ville construite entre le XIIIéme siècle et le XVIéme siècle. Certains éléments datent de l’ancienne église romane comme le portail. Le clocher est typique du gothique limousin. N’hésitez pas à rentrer pour y découvrir une belle série d’autels et de statues en bois doré du XVIIéme et XVIIIéme siècle. Prenez également le temps d’observer les vitraux, notamment un vitrail de Jean Pénicaud de 1510. L’église est une des plus vieilles de Limoges mais a été reconstruite à différentes reprises. Au xixe siècle, on lui a ajouté des éléments d'évocation gothique, tels des pignons, des balustrades et des toits en pavillon recouverts d'ardoise. L'église recèle des retables baroques provenant de l'ancienne chapelle des Jésuites, située désormais dans l'enceinte du lycée Gay-Lussac. La crypte abrite un ossuaire. L'église recèle entre autres un vitrail du xvie siècle, œuvre de Jean Pénicaud représentant la mort et le couronnement de la Vierge. Gustave Doré a fait le carton d'un vitrail réalisé en 1875 représentant La pêche miraculeuse wikipédia]. A l’autre extrémité de la place nous trouvons le pavillon du Verdurier tout en mosaïque [Le quartier du Verdurier, quartier populaire, est considéré comme insalubre au début du xxe siècle. Il est partiellement détruit par décision du conseil municipal, en 1912-1913. Il est rebâti jusqu'aux années 1930. Le pavillon du Verdurier a été construit en 1919 par Roger Gonthier, architecte de la Gare des Bénédictins. Édifice de plan octogonal, il est bâti en béton armé et orné de mosaïques et de grès cérame par la maison Gentil & Bourdet de Boulogne-Billancourt. Les décorations intérieures sont signées du peintre limougeaud Léonard Chigot, père du verrier Francis Chigot. Il est originellement construit comme pavillon frigorifique, destiné au stockage et à la vente de viande importée d'Argentine, en pleine pénurie liée à la Grande Guerre. Devenu marché couvert, il est cédé à la commune deux ans après sa construction et dès 1942 devient gare routière, fonction qu'il gardera plus de 30 ans. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 15 janvier 1975. Le pavillon est restauré par la Ville en 1978 et acquiert sa fonction qu'il occupe de nos jours, celle de lieu d'exposition. Wikipédia] Descendons la rue du collège et longeons l’ancienne façade du lycée Guay Lussac, nous débouchons place Wilson remontons le boulevard sur la gauche et prenons le boulevard Georges Perin ou nous découvrons la façade [Il porte le nom du physicien et chimiste né à Saint-Léonard-de-Noblat. Ouvert au xvie siècle, il est par conséquent le plus vieil établissement d’enseignement public de Limoges. Le lycée fut fondé en 1525 par les consuls de Limoges, mais n'ouvrit effectivement qu'en 1583. Il est confié aux Jésuites quinze ans plus tard, sous le nom de Collège Sainte-Marie ; avec la suppression de l'ordre en 1762, il passe sous le giron du royaume, prend le nom de « collège royal de Sainte-Marie de Limoges », et il est fortement restructuré. Au xvie siècle : quelques évènements À partir de 1525, pendant la construction des bâtiments, les « étudiants » suivent l’enseignement secondaire donné rue des Ecoles. Dans les années 1615-1621, sont construits les bâtiments en bordure de la rue du Collège où se trouvait l’oratoire de la Congrégation des élèves. De là provient l’autel qui orne actuellement la chapelle latérale de Saint-Pierre-du-Queyroix. En 1629, est construite la chapelle actuelle, dite « des Jésuites », sur l’emplacement de la première chapelle effondrée en 1607. Cette chapelle a longtemps servi de salle de gymnastique ; elle abrite un beau retable du xviie siècle. En 1655-1656, est édifié le bâtiment perpendiculaire à la rue du Collège, sur la place Saint-Pierre. En 1680-1685, est construit le bâtiment qui longe l’église Saint-Pierre et qui touchait les murailles de la ville, non loin de la porte Tourny. En 1685, est élevée la porte avec ornements donnant sur la rue du Collège, ancienne porte d’entrée du Collège. La chapelle de 1629, construite pour le collège des Jésuites, est désaffectée au culte depuis 1914. Elle abrite depuis 1907 un retable du xviie siècle, provenant de la chapelle de l’ancien hôpital. Cette chapelle a servi de gymnase depuis 1926, et, dans les années 1980 à 1995, outre son usage sportif, elle a servi de salle d’exposition pour les biennales internationales de l’émail de Limoges. Cette chapelle a été construite de 1607 à 1629 ; le retable a été réalisé en 1686 par le menuisier Jean Yvert et le sculpteur Jean Biziou. Il y a lieu de situer le début du « roman du retable » en 1686, année où est demandée à Jean Biziou et à Jean Yvert la réalisation d’un retable pour la chapelle de la Mission de l'hôpital général de Limoges. Ce « roman du retable » a connu, en plus de trois siècles, décennie après décennie, de multiples épisodes, et ce roman n’est pas, de nos jours, terminé. Le retable a été installé dans la chapelle du lycée Gay-Lussac (ancien collège des Jésuites) en 1907, alors que la chapelle de la Mission de l'hôpital général devait être détruite. Quelques années plus tard, le retable voit la chapelle du lycée désaffectée (en 1914). Puis, en 1926, le retable voit arriver dans la chapelle des lycéens qui pratiquent le grimper à la corde lisse, le hand-ball, le saut de cheval, etc., car, en effet, la chapelle sert de gymnase depuis cette époque. Ce retable, orné de 2 statues colossales : le Christ, la Vierge, a été l’œuvre de Jean Biziou (sculpteur), Jean Yvert (menuisier), Jean Fournié (sculpteur), Martin Bellet ; si l’on s’intéresse plus particulièrement au tableau qui orne la partie centrale du retable, cette œuvre est de la main du peintre Granaud Jérôme II, dit Granaud le Jeune, et elle date de 1687 ; le thème en est la Descente du Saint Esprit ; on voit dans cette peinture (dissimulée actuellement derrière une paroi de planches) la Vierge, un groupe de femmes levant les yeux au ciel, un personnage enveloppé dans un manteau, un jeune homme regardant la Vierge, les apôtres assis ou agenouillés. Le retable est depuis 1907 classé aux Monuments historiques au titre des objets. En 1762, l’ordre des Jésuites est supprimé. De nouveau, le Collège est administré par des prêtres séculiers. Dans la période qui est celle du Collège Royal, trois personnes occupent la position de principal, M. Jean Pouyat (de 1763 à 1782), M. Jean-Baptiste Vitrac (en 1782), M. Pierre Martin (de 1782 à 1791) ; la personnalité de Jean-Baptiste Vitrac illustre le rôle que le collège joue à cette époque ; Vitrac a été l’élève du collège, à l’époque où il était dirigé par les Jésuites ; il a été ensuite professeur dans ce même collège ; il est, enfin, devenu principal du collège en 1782. En 1767-1777, sont conduits les travaux de reconstruction du bâtiment monumental en façade sur le jardin et l’aménagement de la grande entrée actuelle. L’effectif des élèves décroît. Dans les années 1760, au moment où les Jésuites doivent quitter le collège de Limoges (en 1762), et où les consuls de la ville, en accord avec l'évêque, Louis Charles du Plessis d'Argentré, font le choix de membres du clergé diocésain pourvus de diplômes pour instruire les élèves, la question de la rénovation des bâtiments du collège est posée ; en 1763, un des corps de logis du collège est abattu, et l'architecte Joseph Brousseau est choisi pour édifier le bâtiment qui se dressera en façade au-dessus du boulevard du Collège (boulevard Georges Périn actuel) ; l'architecte limougeaud, fils de Jean Brousseau, charpentier, et qui a appris les métiers des bâtisseurs, comme la taille de la pierre, en Creuse, s'est vu confier par l'évêque, en 1766, un autre chantier, celui du Palais de l'Évêché de Limoges ; pour le collège, Brousseau fait le choix d'un bâtiment simple, sobre, que d'aucuns jugent austère. Le lycée fut le théâtre de la réunion des États Généraux du Limousin, dans l'enceinte de la chapelle, le 16 mars 1789. Privé de revenus, le lycée ferme ses portes en 1792, après avoir accueilli dans la salle d'exercices la Société des amis de la Constitution, fondée par l'ancien maire Jean-Baptiste Nieaud. Rouvert par le Directoire, il devient « école centrale », puis « lycée impérial » sous Napoléon Ier. Redevenu royal avec la Restauration, il prend enfin le nom qu’on lui connaît en 1890. Le 31 août 1804, a lieu la dernière distribution des prix de l’Ecole Centrale, qui va devenir Lycée, et c’est un professeur, Jean Foucaud, qui prononce le discours d’usage. Le 11 octobre 1804, a lieu l’ouverture solennelle du Lycée impérial, en présence de l’Evêque, du Préfet, du Maire, de toutes les autorités. La cérémonie se déroule dans la chapelle du Lycée. Lors de cette cérémonie, le premier proviseur du Lycée, Joseph-Hyacinthe de Gaston, ancien officier de cavalerie, et traducteur de L’Enéide, prononce un discours. Une note parue le 1er novembre 1804 dans le « Journal de Limoges » enjoint aux élèves, sous peine de sanction, « de ne pas sortir seuls dans les rues de Limoges ». Au xixe siècle : On note une grosse affluence d’élèves au Lycée Impérial ; à ce Lycée Impérial succèdent, tout au long du xixe siècle : le Collège Royal, sous la Restauration, puis le Lycée Impérial à nouveau, puis le Lycée National.En 1806, est construit le bâtiment en bordure de la rue Porte-Tourny.À partir de la fin du xixe siècle, et l'avènement de la Troisième République, le lycée commence à entretenir une nécessité de tradition commémorative autour des symboles républicains et citoyens. Ainsi, l'association des anciens élèves du lycée, créée en 1877, en apparaît comme le principal instigateur. C'est à son initiative que le premier monument aux morts de l'établissement est inauguré le 21 juin 1877. C'est en février 1889 qu'un décret est signé par le Président de la République, Sadi Carnot, né à Limoges en 1837, pour attribuer le nom de Gay-Lussac au lycée de garçons de Limoges ; on peut voir là, à cette époque où la France se relève de la défaite de 1870, la volonté de s'affirmer face à la Prusse, et de mettre en avant les gloires nationales, dans le domaine des sciences et des techniques qui a pris de l'importance en cette fin du xixe siècle, domaine dans lequel la capitale du Limousin entend exceller. En 1906, est installée une annexe du Lycée dans les locaux de l’ancienne Préfecture, place Saint-Michel. En 1934, est inauguré un bâtiment remarquable par son installation scientifique, en bordure de la place Wilson. Les deux campaniles et le portail d’entrée du xviie siècle sont inscrits aux Monuments historiques depuis le 16 décembre 1936. Pendant la seconde guerre mondiale, il sert d'asile pour des dizaines de garçons juifs et alsaciens réfugiés, aidés par l'action du proviseur Joseph Storck, lui-même originaire d'Alsace, en poste à Gay-Lussac de 1938 à 1944. Son cabinet fabrique des faux papiers durant l'Occupation. Il viendra également au secours des lycéens qui seront emmenés au camp d'internement de Nexon. En effet, en 1943, de jeunes résistants, élèves du lycée, se réunissent en un mouvement, le 17e barreau, qui a fait l'objet d'un film documentaire écrit par Guy Girard et Guillaume Coudray, diffusé en 2008 sur France 3, et édité en DVD. Plusieurs de ces lycéens seront arrêtés et déportés. Peu avant la Libération, le Petit Quartier est réquisitionné par la Milice comme caserne. De nombreux résistants et juifs y sont torturés, comme les futurs écrivains Robert Giraud et André Schwarz-Bart. Je vous laisse lire les nombreux détails dans wikipédia ou d’autre documents sur ce lycée.] Nous arrivons place Jourdan [Initialement appelée place Tourny, elle a été nommée ainsi en hommage à Jean-Baptiste Jourdan, né à Limoges d'un père provençal, vainqueur de la Bataille de Fleurus (1794). Elle est occupée en son centre par un petit jardin, aménagé en 1908, et une statue de celui qui devint maréchal d'Empire en 1804. Longue de 120 m et large de 70 m, elle a une forme rectangulaire. Elle accueille traditionnellement les cérémonies commémoratives le 8 mai, le 14 juillet et le 11 novembre. S'y trouvent par ailleurs le bâtiment de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne, deux monuments aux morts (guerres de 1870 et 1914-1918) et l'hôtel de commandement militaire, construit entre 1865 et 1867. Wikipédia] A l’extrémité de la place nous trouvons la rue du Cours Jourdan que nous prenons à gauche, nous arrivons au champ de juillet [Jusqu'à l'arrivée du train, l'actuel secteur du Champ de Juillet, qui doit son nom à la révolution de 1830, est encore assez campagnard, et accueille l'abbaye de Saint-Martin-lez-Limoges, devenue plus tard couvent des Feuillants. Il est entièrement dévolue aux cultures agricoles jusqu'à la création d'un Champ de Mars destiné au 9e régiment de Chasseurs. Vite obsolète, la zone, acquise par la mairie en 1827, est occupée par un champ de foire qui verra la tenue de grandes manifestations, telles l'« Exposition du Centre de la France » en 1858, puis plus tard la Foire-Exposition de Limoges. Cette même année 1858, le paysagiste Eugène Bühler, créateur du parc de la Tête d'Or à Lyon, est chargé de réaménager complètement le Champ de Juillet afin de permettre la création d'une promenade publique. Le 5 juin 1859, le nouveau jardin est inauguré. Il est réaménagé par Roger Gonthier, architecte de la gare. Wikipédia.] Sortons du parc par l’escalier central situé derrière le bassin. Traversons la place Maison Dieu, puis le petit jardin servant de parvis à la gare des Bénédictins [La gare de style art nouveau de Limoges est classée monument historique de puis 1975. Elle est construite de 1925 à 1929 par Roger Gonthier pour la compagnie du Paris-Orléans. Elle est placée au-dessus des voies sur une plate-forme de béton armé. L’architecture et le décor du bâtiment évoquent les activités industrielles de la ville. Un dôme de 31métres de haut couvre le hall d’accueil. Le dôme à la charpente métallique et couvert de cuivre a été détruit en 1998 par un incendie et reconstruit à l’identique. Un campanile de 67m signale la gare au loin, elle est occupée par des bureaux mais offre une vue imprenable sur la ville. Les décors des verrières qui combinent motifs géométriques et végétaux sont du maître verrier Francis Chigot. Considérée comme l'un des plus beaux édifices de la ville de Limoges, symbole même de la région du limousin, vous ne pourrez pas passer à côté de la gare des Bénédictins. Symbole de développement de l'entre deux guerres, elle fut construite dans les années 20 en s'imposant par un style architectural des plus originaux. Ne manquez pas d'admirer la fameuse tour-horloge avec son joli dôme vert-de-gris. Véritable point de repère pour les limougeauds, elle ne vous laissera pas indifférents car son style art déco et art nouveau est des plus remarquables. Il s'agit sans aucun doute de l'une des plus belles gares de France, voire d'Europe. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Entrons dans la gare, retournez-vous et regarder les vitraux de la façade et la coupole au dessus de notre tête. Prenons le couloir de droite en direction de la gare routière, traversons les voies par la passerelle vitrée descendons les escaliers et traversons le parking. Poursuivons par l’allée de Séto, nous débouchons Avenue des Bénédictins. Traversons le boulevard par un esse gauche-droite et prenons la rue Gide en direction de la piscine, puis à droite la rue des pénitents Blancs. Au carrefour poursuivons par le Boulevard de la Cité, ou nous retrouvons quelques maisons à colombages, puis sur la gauche, la rue de la Cité (petit rue pavées) la rue fait fourche, nous prenons à droite et débouchons place de l’Evêché que nous prenons à gauche nous sommes sur le parvis de la cathédrale Saint Etienne [La cathédrale Saint-Etienne est un symbole incontesté et incontestable de la ville de Limoges. Au-delà du fait qu'il s'agit d'un édifice de toute beauté, il est important de savoir que sa construction s'étala sur près de six siècles ! Autrement dit, elle fut édifiée entre le XIIIème siècle et le XIXème siècle, la cathédrale qui fut dessinée selon les différentes modes à travers le temps. Construite entre 1273 et 1888 sur une ancienne cathédrale romane, dont subsiste encore aujourd’hui la base du clocher et la crypte. Entre 1273 et 1327, le chœur de style gothique rayonnant est construit et rattaché à la nef romane. Les travaux s’arrêtent faute d’argent. Les bras Sud et Nord du transept sont construient au XIVéme siècle. La guerre de cent ans interrompt les travaux. Entre 1458 et 1499 les deux premières travées de la nef sont construites. Entre 1516 et 1541, l’évêque Jean de Langeac entreprend les travaux du portail, sa mort interrompt les travaux. Observez la finesse du portail Saint-Jean, datant du XVIème siècle, réalisé en granit où les deux vantaux de bois représentent des épisodes de la vie de Saint-Etienne et Saint-Martial. Entre 1876 et 1888, la nef est reliée au clocher-porche, le narthex et les 3 derniers étages du clocher sont réalisés. Malgré le temps nécessaire à sa construction, la cathédrale est un chef d'œuvre de l'art gothique. A l'intérieur vous pourrez admirer le jubé de 1533 et le tombeau de Jean de Langeac situés autour du chœur qui s'imposent par leur beauté de style de la Renaissance ou sont sculptés des scènes de l'apocalypse inspirées de Durer. Dans les chapelles rayonnantes vous pourrez observer des traces de peintures médiévales, mais la plupart des peintures datent du XIXéme siècle. (Texte ; Mélange de deux sites internet dont j’ai oublié de noter les adresses.] Vers le chevet de la cathédrale lors de l’aménagement du parvis il fut découvert le Baptistère Paléochrétien [En 2019 le site est clos de barrières et de grillages. [Le baptistère paléochrétien : Les travaux de réaménagements Ide la place Saint Étienne en 2004 ont mis à jour les vestiges d’un baptistère paléochrétien. Aux premiers temps du christianisme et jusqu'à l'époque carolingienne, le baptême se faisait par immersion et nécessitait un édifice particulier : le baptistère. Les fouilles ont permis de comprendre l’organisation du bâtiment. Il s’agissait d’un vaste hexagone au centre duquel on trouvait une piscine baptismale circulaire peu profonde, des petites pièces quadrangulaires prolongeaient les cotés de l’hexagone. La taille de ce baptistère, 280m², en fait le plus grand exhumé de de France. Les décors étaient prestigieux, les fouilles ont révélé l'existence de revêtements muraux en marbre et en porphyre vert ainsi que l'existence de colonnes en briques. Le baptistère fut transformé en lieu de culte avant le XIIéme siècle et rasé au XIIIéme siècle. Le site est en cours d'aménagement pour la visite. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Après une petite visite de la cathédrale entrons dans le jardin de l’évêché ou nous trouvons [Le musée municipal est situé en face de la cathédrale dans l’ancien palais épiscopal construit au XVIIIéme siècle. Depuis 1912, le bâtiment en forme de fer à cheval, accompagné de deux pavillons d’entrée, d’une orangerie et d’une chapelle qui a conservé l’essentiel de son décor intérieur des XVIIIème et XIXème siècles, accueille les collections du musée municipal. Ces dernières se composent de collections historiques et artistiques de la ville de Limoge. Vous pourrez découvrir plus de 500 pièces d’émaux qui illustrent la production limousine du XIIéme siècle à nos jours. Les collections archéologiques ] [Au pied de la cathédrale les jardins de l’évêché offrent une belle vue sur la Vienne et le pont Saint Etienne. Le jardin créé en 1775 a été réhabilité en 1976 en même temps que le palais épiscopal. Les jardins à la Française sont constitués de 6 terrasses. Vous pourrez profiter des formes harmonieuses, des parterres fleuris, des bassins … . Sur deux hectares un jardin botanique est aménagé, il vous permettra de découvrir, grâce à un étiquetage très précis, des milliers de plantes du monde entier. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge] Dans le jardin de l’Evêché, dirigeons nous vers la rotonde pour avoir une vue sur la rivière, poursuivons sur la gauche vers le jardin botanique ou nous avons entre autre une belle vue sur la cathédrale. Traversons le jardin en longeant les petits bassins rectangulaires  en direction du bassin carré. Sortons par le chemin entre les deux pilastres, prenons l’allée de gauche longeant l’arrière de l’église Sainte Marie abbaye de la règle. Nous arrivons devant la fontaine, prenons à gauche et sortons par le beau porche dans la rue pavé de la règle. Rue que nous prenons sur la droite en direction des Bords de la Vienne et du Four des Casseaux, puis j’ai pris à droite la petite rue Rajat avec ses escaliers faisant descendre vers la N° 520. [Perché entre le quartier de la cathédrale et la rive, ce tout petit quartier est plein de romantisme et de fantaisie ! Non jamais un Rajah indien n'a vécu ici, mais cette rue aux volées d'escaliers veut dire ravin en occitan limousin ! Pavée de gazettes, ses briques réfractaires servant à la cuisson de la porcelaine et qui usées étaient utilisées au pavage, longe une charmante placette. https://www.limoges-tourisme.com/La-destination/Cote-ville/Les-quartiers/Bords-de-Vienne]Mais l’on peut continuer par la rue Saint Domnolet partant sur la gauche puis à droite la rue du pont Saint Etienne  et nous arrivons face au pont du même nom. [Ce pont construit vers 1210 est très bien conservé. Il a été construit alors que la ville coupée en deux cités rivales ne disposait que du pont Saint Martial. Il se compose de 8 arches en arcs brisés. Les avant-becs des piles vers l'amont, brise les courants, et les contreforts vers l'aval protége des remous. Le pont en contrebas de la ville commerçante était très animée. Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, il est encore utilisé par les pèlerins. Jusqu’au milieu du XXéme siècle, la rive droite, coté ville, était occupée par les maisons des laveuses qui utilisaient la Vienne pour le nettoyage. Le pont est aujourd'hui devenu piéton et offre une agréable promenade. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge
Les berges de la Vienne] Si vous avez pris la rue Rajat, arrivée sur la D 520 , il faut prendre à gauche pour rejoindre le pont. Traversons le pont Saint Etienne remontons la petite rue pavé jusqu’à la rue Henri Dumont que nous prenons à droite ou a gauche suivant ou vous êtes garé. Si vous avez le temps et que vous n’êtes pas trop fatigué il vous reste à parcourir, les bords de la Vienne [le cheminement piétonnier s'effectue sans interruption sur environ 3 kilomètres de long sur le territoire communal, mais le chemin se prolonge sur la commune de Panazol en amont, jusqu'au niveau du pont de la RD 140, soit cinq kilomètres supplémentaires, donnant un parcours total de 8 kilomètres environ d'amont en aval. Sur la rive droite, le quartier Sainte-Félicité, au niveau du pont Saint-Martial, représente une coupure, laissant 1,2 kilomètre de chemin en aval jusqu'au pont du Clos Moreau, et 1,6 en amont, jusqu'au pont autoroutier. Une partie de cette parenthèse doit être acquise et réaménagée par la ville à partir de 2015, à la suite du rachat pour un euro symbolique de terrains appartenant à l'AFPA wikipédia]. Un autre site ou vous trouverez l’histoire de Limoges et des photos. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/destinations/limoges-et-ses-bords-de-vienne-6121
 
 
 
 

























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