Aujourd'hui nous partons dans le Limousin et plus précisément à Limoges, préfecture du département de la Haute-Vienne, la capitale historique du Limousin et une des principales villes de la région Nouvelle-Aquitaine.
"Devant nous se déroulait un pays vert et mouvant,
silencieux et profond, coupé de haies épaisses,
empli d'ombres puissantes et tout mouillé d'eaux vives.
Point de fleuves, des rivières, point de lacs, des étangs,
point de vallées, des vallons, une gravité touchante.
Nous étions en Limousin."
Jérôme et Jean Tharaud
Attention les photos ne sont peut être pas dans l'ordre de la visite
Je me rends assez souvent dans le Limousin et vous
propose de petites promenades, je me suis dit pourquoi ne pas se promener dans
sa Capital. Limoges
représente sans aucun doute l'une des plus jolies et des plus particulières
villes de France. Connue mondialement pour son industrie de la porcelaine et de
l'émail, Limoges c'est aussi une ville de patrimoine architecturale avec sa
célèbre cathédrale Saint-
Etienne, le quartier du château ou encore son pont
médiéval. Perdez-vous dans les rues pavées de cette ville, bordées de
charmantes petites maisons à colombages et vous découvrirez mille et une
merveilles.
Pourquoi en barrefooting ? Ce n'est pas indispensable,
mais depuis que j'ai découvert la marche nu pieds, j'ai un peu de mal à m'en passer plus de deux jours. Il est
difficile de marcher nu pied dans la foret Limousine, principalement plantée de
châtaignier, la montagne d'Ambazac n'est pas propice à ce genre de sport, ou alors
je n'ai pas encore les pieds suffisamment fait pour supporter la pierraille que
l'on trouve sur le chemin. Je me suis dit qu'une visite de la capitale
limousine nu pieds ne serait pas inintéressant.
A Limoges, on y trouve toutes sortes de revêtements,
des pavés, du bitume, des gravillons. Je n'y ai pas rencontré de verre, n'y
d'immondices. A Paris, on ne vous remarque pas, les parisiens ont soient la
tête et l'air ou dans leurs pensées, soient sur leur smartphone. Pressés, ils
ne vous remarquent pas. Ou alors ils vous prennent pour un clochard ou un
excentrique. Ici ce n'est pas la même chose, nu pieds vous êtes remarqué, ce
qui m'a un peut gêné. Je n'étais pas encore prêt à affronter la province… cela
se ressent dans la visite de la ville et les photos réalisées.
En
agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
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Présentations de Limoges : Posée sur les premiers contreforts ouest du Massif central,
Limoges est traversée par la Vienne, dont elle fut, à l’origine, le premier point
de passage à gué. Elle est construite, à l'instar de Rome ou Paris, sur sept
collines. Son altitude est, en moyenne, de 306 mètres et varie de
230 mètres sur les rives de la Vienne à plus de 430 mètres, au
lieu-dit Magenta, au nord-ouest de la commune. Préfecture du département de la Haute-Vienne et chef-lieu de
la région historique Limousin. Fondée vers l'an 10 avant notre ère par l'Empire romain,
sous le nom d'Augustoritum elle devient une importante cité gallo-romaine.
Au déclin de l'Empire, elle prend le nom de ’LEMOVICES’’
peuple celto-gaulois qui a constitué la région, le Limousin. Elle
est fortement marquée par le rayonnement culturel de l’abbaye Saint-Martial, ou
les ducs sont investis et couronnés. Dès le XIIe siècle, ses émaux sont
exportés dans l'ensemble du monde chrétien. En 1765, à la révolution industrielle, la découverte
d'un gisement de kaolin dans la région de Saint-Yrieix-la-Perche permet le développement de
l'industrie de la porcelaine de Limoges qui fera sa renommée mondiale. Deuxième
commune la plus peuplée de la région Nouvelle-Aquitaine après Bordeaux,
ville universitaire,
troisième régionale par son importance après Poitiers mais
avant Pau et La Rochelle,
centre administratif et de services intermédiaires doté de tous les équipements
d'une métropole régionale, son aire urbaine rassemble 283 557 habitants en
2016, ce qui en fait la sixième du Grand Sud-Ouest après Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Perpignan et Bayonne et la 38e en France. Enfin, la capitale limousine est
la 28e commune la
plus peuplée en France. Les habitants de la ville sont appelés les Limougeauds. Ville de tradition bouchère, elle est également bien positionnée dans l'industrie du luxe. Connue et reconnue en tant que « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation toujours
présente des grandes maisons de porcelaine, de ses ateliers d'art travaillant l’émail ou les vitraux mais aussi en raison du
développement de son pôle de compétitivité spécialisé
dans la céramique technique et industrielle.
Cette spécificité lui a valu
d'intégrer en 2017 le réseau des villes créatives UNESCO dans
la catégorie thématique « Artisanat et Arts
populaires ». Limoges est la plus grande ville traversée par
la Vienne, dans le bassin versant de
la Loire. La Vienne n'est pas ouverte à la navigation ni au transport fluvial à
cause d'une profondeur trop faible. Elle offre de
multiples promenades piétonnes en centre ville. La ville est traversée par
le sentier de grande randonnée 654 (GR 654), suivant le tracé de l’antique chemin de
Compostelle, ce GR se détourne après la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat pour rejoindre
Limoges et la crypte de l’abbaye Saint-Martial. À l'issue de cette étape, le GR
654, respectant toujours le tracé de la via Lemovicensis se dirige vers l'abbaye de Solignac, fondée par l’orfèvre limousin, saint Éloi. Je vous laisse lire
d'autres détails dans Wikipedia, ou des
ouvrages historique de la ville.
Partons visiter la ville ;
Vers l'an 10 avant Jésus-Christ, l'empereur Auguste entreprend une réforme pour intégrer à
l'empire, les territoires de la Gaule conquis par César. Lemovices ce situe sur
la route de la Méditerranée à la Manche. L'emplacement paraît idéal pour fonder
une grande ville : un flanc de coteau ensoleillé et un gué permettant de
traverser la rivière. La ville se développe en terrasses, elle compte un vaste
amphithéâtre, de nombreux thermes, un théâtre, un grand forum et de riches
demeures. Du IIIe au IVe siecles, la population se replie sur les hauteurs du
Puy Saint Etienne. Après l'évangélisation on
y construit l'église épiscopale. Au cours du IXe siècle une ville
marchande s'y développe. Le vicomte de Limoge érige une
motte castrale
‘’l'actuelle place de la motte. Le quartier de l'abbaye et de la motte sont regroupés au XIIIe siècle
dans un même ensemble appelé le château. Du XIIIe au XVIIe siècle, notables, officiers
royaux, et négociants font bâtir de riches demeures à l'intérieur des remparts.
Au XV eme siècle, l'accroissement de la population donne naissance à des
faubourgs aux portes de la ville. Au cours du XVIIIeme siècle, influencé par l'esprit
des lumières, murailles, portes et tours médiéval sont rasées, les fossés comblés. Voici l'adresse d'un
document relatant Limoges au Moyen Âge http://www.museebal.fr/sites/default/files/img/PDF05/3-1-histoire-de-limoges-au-moyen-age.pdf
2019
Km temps Dénivelé
10 3h00 190 +
Je me suis garé avenue du Sablard sur la rive droite de la Vienne [ Elle prend sa source en Corrèze, sur le plateau de Millevaches, à partir de quatre à cinq petits ruisseaux, au pied du mont
Audouze, à une altitude comprise entre 860 et 895 mètres, entre les communes de Saint-Setiers, Millevaches et Peyrelevade. Elle se jette dans
la Loire à Candes-Saint-Martin. D'une longueur de
372 kilomètres, elle est l'un des principaux affluents de la Loire, avec l'Allier et le Cher, et le plus gros en termes de débit. S'écoulant
entre le plateau de Millevaches et la plaine de Touraine, elle a la particularité de traverser des paysages extrêmement
diversifiés, comme la plupart des cours d'eau issus de l'ouest du Massif
central mais qui se jettent plutôt dans la Garonne ou la Gironde (Dordogne, Lot, Tarn)]. J'ai
pris la petite rue sur la droite menant au pont Saint Etienne, je n'ai pas
traversé le pont tout de suite, j'ai poursuivis sur la gauche la rue du clos
Sainte Catherine remontant la vienne jusqu'au vieux pont Saint Martiale. Vous
me direz que c'est un peut moche comme quartier, mais on ne le voit pas. Nous
regardons les bords de la Vienne et le quartier des Ponts, sur l’autre rive. [Parfois nommé quartier
des Ponticauds (Ponticauds étant en réalité le gentilé local
des habitants de ce quartier), est un quartier de Limoges, situé
approximativement le long de la rive gauche de la Vienne, entre le pont Saint-Étienne en amont et le pont Saint-Martial en aval. Il est historiquement un des quartiers populaires
de la ville. Sa tradition économique, sa morphologie et son lien particulier à
la rivière, ont forgé l'identité culturelle et sociale particulière des Ponticauds.
Historiquement, et jusqu'aux années 1970, le quartier s'étalait également sur
la rive droite de la rivière,
en amont du pont Saint-Étienne, dans une zone qui
s'appelait Port du Naveix et dont les habitations anciennes furent rasées pour
accueillir de nouveaux équipements municipaux (notamment la patinoire
olympique). Le petit quartier de l'Abbessaille est le seul témoignage
persistant de cet habitat sur la rive droite.Le quartier des Ponts est l'une des plus anciennes
zones habitées de Limoges et possédait un mode de vie, une activité et une
économie tournés vers la rivière, avec notamment la réception du bois flottant
descendu des forêts en amont pour l'alimentation des fours à
porcelaine, mais
aussi le dragage du sable dans le lit de la Vienne, ainsi que la pêche et
autres activités nautiques diverses et variées. Le quartier était également au
centre d'une véritable « pépinière » d'entreprises qui utilisaient
alors l'eau de la rivière pour leurs activités (fabriques de porcelaine,
brasseries, salaisons, usines électriques, usines de chaussures etc.) Le
quartier possédait donc, jusqu'aux années 1950, une sociologie
particulière : très majoritairement ouvrier, on y votait très à gauche et
on y a parlé l'occitan limousin jusque
très tard, avec un accent reconnaissable entre tous, « l'accent des
Ponts » que tout Limougeaud sait reconnaître. La dénomination de quartier
des Ponts
revêt donc dans le plan urbain, l'histoire de la ville et
l'esprit des Limougeauds, une dimension sociale particulière, très liée à
la culture occitane et ouvrière de la
ville. Louis Goujaud, personnalité socialiste locale, candidat à la mairie en
1908, opposé au maire socialiste Léon
Betoulle en 1912, est un des Ponticauds symboliques du
début du xxe siècle.
Wikipédia.] Les rives recevant au moyen âge les bois flottés [le Bois flotté : une grande
partie du bois nécessaire aux usines de porcelaine était entreposé sur ce
terrain où il arrivait par flotaison. En amont , les vallées de la vienne et du taurion étaient trés
boisées. Jusqu'à plus de 20 kilométres , même au dessus de Saint Léonard par la
Maulde , les bucherons
venaient déverser les coupes dans le courant. Moyen de transport économique, il suffisait de
quelques convoyeurs munis de lancis pour débloquer les accrochages.
Le bois descendait ainsi au fil de l'eau. Arrivé au port, ainsi nommé parce que
c'était le terminus , il était arrêté par un barrage spécialement édifié à cet
effet et qui tenait toute la largeur de la rivière, le ramier. Ensuite
empilé, il était a la disposition des charretiers qui le transportaient
jusqu'aux fabriques. (source " une rivière et des hommes " ). destinés aux fours
à porcelaine sont, remplacées aujourd'hui par des jardins, la ville s'étage sur
le coteau.
Quelques dates ;
1761 construction au port
du naveix du grand ramier pour arrêter le bois flottant. Il sera définitivement
démoli en 1897 , cette démolition marquant la fin de la grande époque
du flottage du bois. Il y avait certainement quelque chose
avant 1761 pour arrêter le bois , mais aucun écrit n'y fait
référence.
1789 mouvement de colère
dans le quartier du naveix . Les naveteaux outrés par le prix du pain menacent
de mettre le feu a la maison du maire du château , monsieur
Petiniaud-Beaubeyrat. 1830 aprés les 3 glorieuses , les naveteaux armés de
leur interminable lancis figuraient dans les rangs de la garde nationale.
1835 très grave inondation
1895 nouvelles trés graves
inondations . Tout le quartier du naveix est noyé.
1900 création de
l'université populaire du pont Saint Etienne.
1906 création par Louis
Goujaud des " enfants de la vienne "
plus tard Louis Goujaud se
présentera aux éléctions municipale , avec derriére lui tout un
peuple , les ponticauds. A l'annonce du résultat , Léon Bettoulle élu
maire de Limoges, tous les naveteaux remontent en direction de la ville .
Il faudra l'intervention de Louis Goujaud en personne pour les calmer et éviter
que des incidents graves se produident. http://ponticauds.com/le-port-du-naveix.html]. Traversons la D 941 au
niveau du pont neuf, poursuivons par le Quai D'Auzette. Poursuivons par l'allée
Gabriel Ventejol. Au niveau d'une petite ile nous prenons la rue de droite pour
rester proche de la rivière. Nous arrivons au pont Saint Martial [Ce
pont datant des romains reliait Avaricum, Bourges, au sud de la Gaule. Il était
situé en contrebas du forum gallo-romain dans le prolongement du cardo-maximus,
l’axe Nord-Sud de la ville. En 1182, Henri II de Plantagenêt, roi d’Angleterre
et duc d’Aquitaine fait détruire le pont pour punir la ville de son infidélité.
23 ans plus tard, il est reconstruit sur les bases du pont antique. Trois piles
du pont reposent sur les fondations romaines, la construction antique est
visible du côté aval reconnaissable par ses grands blocs de granit. La portée
des arches et la taille des piles sont restés les mêmes. Le pont est reconstruit après avoir été emporté par un
orage au XIIIéme siècle à la même époque que le pont Saint Étienne. Il est
resté longtemps le seul moyen de traverser la Vienne. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ]
Traversons
la Vienne et remontons la rue du pont Saint Etienne. Traversons la N 520
poursuivons en face, nous arrivons devant une fourche avec une petite rue que
nous prenons sur la gauche. Nous débouchons dans le virage des rues de
l'hôpital et de la rue Édouard Cholet, nous poursuivons par la rue de
l'hôpital puis prenons à droite la rue
du 20ème régiment de Dragons,
puis la place Blanqui sur la gauche après la petite place en triangle, nous
trouvons la place des Jacobins autre petite place en triangle et bordée
d'arbres nous trouvons l'église [En 1239, les Frères Prêcheurs, appelés Jacobins
dans le
Royaume de France, construisent leur couvent dans un faubourg à la
limite de la Cité et du Château. C’est leur chapelle qui est à l’origine de
l’église paroissiale Sainte-Marie. Depuis le XIIIème siècle l’église a participé à la vie de la
ville. Les bourgeois venaient écouter les Jacobins prêcher en langue vulgaire.
En 1791, la chapelle fut dédiée à Saint Thomas d’Aquin. Les cérémonies étaient
célébrées par des prêtres assermentés, ils avaient prêté serment à la
constitution civile du Clergé. Après la signature du Concordat en 1802, elle
fut choisie pour être une des quatre paroisses de la ville. Lorsque la chapelle
du séminaire a été détruite, le Rétable a été installé au chevet. L’église
Sainte-Marie est riche de son
histoire et de tout un patrimoine mobilier qu’il
est impossible d’évoquer ici. Aujourd’hui, la façade
nord de l’édifice barre au sud, la petite place triangulaire des Jacobins. Deux
chapelles basses sont adossées au mur de la nef. Les murs sont simplement
scandés par des contreforts. A l’extrême-ouest, s’ouvre un portail du XVIIème siècle. Dans une niche, encadrée par deux spirales,
une statue, une Vierge à l’Enfant, prouve que ce lieu est particulièrement voué
au culte de Marie. Abrité par le porche, un portail limousin gothique du XIVème siècle présente toutes les composantes
régionales de cet élément architectural: les arcs brisés, les trois voussures,
la frise-chapiteau, les colonnettes et les tores. Dans le mur nord de la grande
nef unique, couverte de lambris, s’ouvraient deux chapelles voûtées d’ogives.
Aujourd’hui, la plus orientale fait fonction de sacristie. Sur
le mur du chevet plat est plaqué un monumental retable architecturé. Cette
œuvre, réalisée en bois peint et doré, est à
classer dans le style baroque pour
les thèmes traités, leur mise en scène et l’ensemble de la décoration.
Sa construction rigoureuse lui donne une grande
originalité. Tous les éléments sont séparés par de simples pilastres. Seul le
panneau central où l’entablement décrit une courbe est encadré par des
colonnes. Les deux constructions symétriques se présentent comme des
triptyques, deux volets largement ouverts, un volet central avec une statue. A
gauche, Saint Martial, premier évêque de Limoges, tend une croix de Lorraine
vers le tabernacle. A droite, Saint Etienne, proto-martyr, par un geste
semblable le désigne. Je vous laisse lire
le détail du retable dans www.cathédrale-limoges.fr] Remontons la rue Jean Pierre Timbaud sur la gauche nous avons le
beau batiment de l'hôtel de ville [La construction de
l'hôtel de ville de Limoges a été rendue possible par l'important legs d'Alfred
Fournier, riche propriétaire rentier limougeaud, décédé sans descendance
le 24 juillet 1875. Un buste sculpté de celui-ci
domine d'ailleurs le hall
d'entrée, placé au centre de l'escalier d'honneur. Le bâtiment, conçu par Charles-Alfred Leclerc, grand prix de Rome et architecte
des palais de Versailles et du Trianon, fut inauguré le 14 juillet 1883.
La façade comporte une horloge supportant le blason
de Limoges, entourée de deux frontons sur lesquels se trouvent deux grandes
figures allégoriques de Tony Noël, représentant l'orfèvrerie et l'émaillerie. Quatre médaillons en céramique, œuvre de l'italien Dominique
Facchina, qui a notamment travaillé pour le petit Palais, la basilique du Sacré Cœur ou encore la basilique de Lourdes, accueillant les portraits de quatre limougeauds
célèbres : Léonard limosin, D'Aguesseau, Vergniaud et Jourdan, sont situés de part et d'autre du blason. Au
milieu du square situé devant l'entrée du bâtiment se trouve une fontaine de
porcelaine, bronze et granit construite entre 1892 et 1893. Initialement prévue pour la place de la République et voulue par Auguste Louvrier-de-Lajolais, directeur de
l'École nationale d'art décoratif de Limoges,
elle est l'œuvre de Charles Genuys, architecte en chef
du dôme des Invalides, et est le fruit
d'une collaboration entre les écoles de Paris et de Limoges. Le square porte le nom de Jacques Chirac depuis
décembre 2019.
L'hôtel de ville
fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975. En 2015, la municipalité, associée à la Fondation du patrimoine, lance un appel
au mécénat populaire pour financer les travaux de
rénovation du bâtiment. Au début de
la Seconde Guerre mondiale, le roi des
Belges Léopold III choisit non
sans heurts de capituler face à la menace nazie. Une partie des ministres -
dont leur chef, Hubert Pierlot - et parlementaires
belges quitte la Belgique et après avoir trouvé refuge à Poitiers, ils
rallient Limoges le 31 mai 1940 où ils sont accueillis par le maire Léon Betoulle et condamnent
par un vote la capitulation du souverain. Ils occupent plusieurs bureaux de la
mairie et de la Préfecture, et l'on déploie les drapeaux belges au côté des
drapeaux français. Certains, dont Pierlot, fuient
vers Sauveterre-de-Guyenne durant l'été,
et acculés par le régime de Vichy, passent clandestinement en Angleterre.
Wikipedia . Vestiges Augustoritum
premier nom de Lémovice, fondée par l’empereur
Auguste à l’époque du Haut Empire romain vers 10 avant JC était la capitale du
peuple gaulois des Lémovices, dont le nom est à l’origine du nom Limoges. Cette
ville très riche en monuments romains s’étendait sur les coteaux de la Vienne.
Le cardo maximus, axe majeur Nord/Sud, se trouvait dans le prolongement du pont
Saint Martial, le forum était situé derrière l’actuel hôtel de ville, dont les
fondations ont réutilisé d’anciens murs romains. La ville gallo-romaine
périclite après les invasions barbares au profit du quartier fortifié autour de
la cathédrale
paléochrétienne https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Remontons l’espace Blanqui et
prenons sur la gauche l'avenue Baudin nous trouvons sur la gauche une charmante
chapelle à l'angle de l'avenue de la Révolution. Prenons à droite la rue Dupuytren.
Nous coupons le Bd. Gambetta poursuivons en face par la rue vigne de fer. Nous
trouvons sur la gauche la rue du canal, ‘’pavé’’ nous entrons dans le vieux
Limoges le quartier château. Rue étroite bordée de quelques maisons à
colombages. Nous arrivons Place Saint Aurélien nous sommes dans le quartier de
la Boucherie. [C’est un quartier médiéval qui est resté dans son
« jus » malgré l’urbanisation de Limoges. Il
est dit « de la boucherie » car c’est là que les bouchers et tripiers étaient
installés à cette époque. Le boucher a longtemps été considéré comme un homme
vil, sale et bien entendu de mauvaise réputation. C’est pour cette raison et
pour un souci d’hygiène qu’ils étaient regroupés à l’écart des beaux quartiers.
Vous faites un bon dans le temps. Cette rue pittoresque aux façades
traditionnelles à pans de bois vous raconte son histoire. Prenez le temps de
vous arrêter pour admirer les détails et
les devantures commerciales. Il est
assez facile de s’imaginer l’animation qui régnait ici. Sur la petite
place votre regard est attiré par une petit chapelle. La chapelle Saint-Aurélien,
édifice religieux privé, elle a été érigée par la corporation des bouchers.
Chaque année au mois d’octobre, ce quartier retrouve sa ferveur pendant la
célèbre "frairie des
petits ventres" où les produits tripiers sont à
l’honneur. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.tourisme-hautevienne.com/node/47&ved=2ahUKEwi2vYPTuvbpAhWxC2MBHTV6B0kQFjAJegQIAhAB&usg=AOvVaw3wdomzjhP2EsH8tPfX6Zba]
[CHAPELLE
SAINT AURÉLIEN ; Cette
petite chapelle en plein cœur du quartier de la boucherie vaut une visite
malgré sa petite taille. Construite au XVéme siècle
pour accueillir les
reliques de Saint Aurélien second évêque de Limoges, elle est agrandie et
redécorée dans le style baroque au XVIIéme siècle. A la révolution elle est
achetée par les membres de la confrérie de Saint Aurélien composé par la
confrérie des bouchers. Elle appartient encore aujourd’hui au descendant de la
confrérie des bouchers. Le charme extérieur de la chapelle laisse présager les
trésors qu’elle détient. Vous pourrez admirer une statue de Sainte Catherine du XVéme siècle, un beau retable baroque qui cache la châsse
abritant les reliques de Saint Aurélien et un groupe sculpté du XVéme siècle
commandé par les bouchers du quartier représentant Sainte Anne, la Vierge Marie
et l'enfant Jésus portant à la bouche un rognon. Dans le quartier du château,
vous pourrez également admirer la chapelle Saint-Aurélien. Edifiée à la fin du
XVème siècle, elle connait une histoire peu commune, mise aux enchères elle fut
achetée par la corporation des bouchers au XVIIIème siècle, qui entretient ce
petit édifice où est conservé, entre autre, un grand nombre d'ex-voto et de
jolies statues en bois
doré. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge] Remontons
la rue de la Boucherie vers la Halle [En
plein cœur de Limoges les halles centrales sont classées monuments historiques
depuis 1976. Le bâtiment est en brique, métal, verre et zinc. Il a été
construit entre 1885 et 1889 par deux collègues de Gustave Eiffel : Pesce et
Lévesque. Vous reconnaîtrez le style Eiffel dans la charpente métallique. Une
frise en porcelaine de tradition limougeaude orne la façade, elle représente
les aliments que l’on trouve dans ce marché. Les halles accueillent aujourd’hui
620 commerçants et 2 restaurants ou vous pourrez déjeuner pour profiter de
l’ambiance du lieu. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Passons sur
la gauche de la halle par la place de la Motte et la rue D'Aguesseau, nous
arrivons place d'Aine ou nous trouvons la façade du palais de justice [places
principales de la ville de Limoges.
Entrée ouest du centre-ville, située à l'emplacement de l'ancienne porte des Arènes, du nom de l'ancien amphithéâtre
romain, la place d'Aine est un carrefour
des boulevards ceinturant le centre
historique du Château. De forme quadrangulaire, elle
est large d'environ 60 m et longue de 80 m. Elle a été créée durant
l'intendance de Turgot. Sa forme serait due au besoin
de nivellement du terrain.
Elle s'est tour à tour appelée place des Arènes, place de la
Fraternité et enfin place d'Aine, du nom de Nicolas d'Aine, qui fut intendant
du Limousin, tout comme Turgot. Un grand incendie, en 1864, détruira les
habitations situées à l'est de la place, et permettra par la suite le percement
des rues Darnet, Othon Péconnet, et d'Aguesseau. Jusqu'à la fin des années 1980
cette place, parsemée d'arbres, était traversée par un grand boulevard, de part
et d'autre duquel les habitants rencontraient des bouquinistes. Elle fut par la
suite victime d'une série de travaux qui lui ont fait perdre une grande partie
de son charme : construction d'un parc de stationnement souterrain,
déviation des voies de circulation automobile, création d'une sorte
d'espace
"vert" au milieu de la place. Wikipedia]
Prenons la rue des Arènes sur la gauche du Palais de justice nous arrivons place
des Carmes avec le jardin d'Orsay. Traversons se jardin en nous dirigeant vers
le kiosque [jardin public de la ville de Limoges,
d'une superficie d'environ 1,8 hectare. Le jardin se situe à l'emplacement de
l'amphithéâtre gallo-romain d'Augustoritum,
aujourd'hui disparu, en partie détruit et en partie enfoui au xviiie siècle par
l'intendant Boucher d'Orsay qui aménage une promenade publique et donne son nom
au site. Une partie des fondations de l'amphithéâtre demeure visible près de
l'entrée sud du parc. L'accès principal se fait jusqu'en 1846 par la place d'Aine,
date de construction du palais de justice. Un temps promise au nivellement à
hauteur de la place du Champ de Foire (actuelle place Winston Churchill), la
promenade est réaménagée à la fin du xixe siècle avec
l'ajout de l'escalier monumental et du kiosque à musique autrefois installé
au Champ de
Juillet. Le jardin est à nouveau réaménagé en 1966 par la
municipalité. Wikipedia] Nous sortons rue Raymond Couraud
que nous prenons à gauche, puis à droite la rue Place Winston Churchill.
Sur la
droite nous trouvons un beau bâtiment style renaissance poursuivons en prenant a
droite en direction du musée de la porcelaine et la gare des Charentes. Poursuivons
en longeant le parking central. Nous avons sur la droite le très beaux bâtiment
du musée de la porcelaine [En reconnaissance de l’œuvre accomplie par Adrien Dubouché,
l’État accepta, en 1881, de prendre en charge le musée et l’ensemble de ses
collections à la demande de la ville de Limoges. L’État s’engagea alors à
édifier deux bâtiments adéquats sur le terrain de l’ancien hospice d’aliénés,
mis à disposition par la ville de Limoges. Les travaux débutèrent en 1896, sur
les plans de l’architecte du gouvernement Henri Mayeux. Le bâtiment fut
inauguré en 1900. Construit sur deux niveaux, le musée présentait une façade à
l’italienne et utilisait les matériaux de la région ainsi que la céramique
architecturale afin de mettre en avant l’artisanat de la ville de Limoges. Le
rez-de-chaussée était largement ouvert sur l’extérieur par de grandes baies
arrondies, tandis que l’étage présentait un
mur décoré de graffiti et de niches
destinées à recevoir les portraits de Limousins illustres. L’architecture eut
recours aux structures métalliques internes, résultat des recherches techniques
de l’époque et de la révolution industrielle qui permirent la création de
grands espaces muséographiques. Les salles du rez-de-chaussée, destinées à
présenter les céramiques, sont largement éclairées par des baies latérales
autour desquelles s’agencent habilement les vitrines. Celles-ci sont conçues de
façon très étudiées, privilégiant les façades vitrées au dépend des très
discrets montants de bois. La décoration intérieure est déjà empreinte du style
de l’Art nouveau et se compose de nombreux motifs naturalistes stylisés, peints
ou en mosaïque, sur le plafond, les sols et les entourages de fenêtres. Le sol
du hall d’accueil est recouvert d’une belle mosaïque, œuvre de Guilbert Martin
de Saint-Denis. Le musée est décoré par une série de vitraux réalisés par
Marcel Delon. Au premier étage, le visiteur découvre le salon d’honneur, large
pièce au plafond entièrement recouvert d’une peinture décorative appliquée par
l’entreprise Rouillard de Paris. Classé monument historique en
1992. https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://www.musee-adriendubouche.fr/fr/mus%25C3%25A9e/larchitecture-du-mus%25C3%25A9e&ved=2ahUKEwj9sozF_PjpAhWHHRQKHVpeCLAQFjALegQIAhAB&usg=AOvVaw3JxhsRxJ_wePKtkxSKWUag] Après le bâtiments laissons l'impasse Bernard Palissy, et prenons
sur la droite la rue du même nom, puis à droite la rue Pierre Leroux nous redescendons
vers le vieux Limoges. Nous débouchons rue Montmailler (sur la droite au dessus
d'une boutique une Vierge à l'enfant. Nous arrivons Place Denis Dussoubs. Sur
la gauche nous avons l'église de la visitation et l'hôtel du Département. [Dans la seconde moitié du xviie siècle, Limogesse peuple de nombreuses communautés issues de
la Réforme catholique. Le 28 décembre 1643, Françoise-Gabrielle de Douhet, religieuse visitandine (ordre
religieux contemplatif féminin) de La Châtre en Berry, arrive à Limoges,
accompagnée de 6 de ses consœurs. Ces sept religieuses visitandines,
appartenant à la congrégation Sainte-Marie d'Annecy, forment le premier
institut visitandin de Limoges dans de simples maisons d'habitation, en
bordure
d'un faubourg de la route de Paris (actuelle rue François Chénieux)… Entre 1650 et 1665, les bâtiments conventuels prennent progressivement de
l'ampleur, au centre de l'enclos s'élèvent une chapelle et un corps-de-logis.
Entre 1668 et 1680, une campagne importante de travaux est lancée. Un nouveau
corps-de-logis est édifié, un vaste cloître est aménagé et des améliorations
sont apportées aux bâtiments existants. Une nouvelle phase de travaux a été
entreprise vers 1775 par l'architecte Brousseau. Cet architecte
limousin a conçu, entre autres, les plans du château de Sainte-Feyre (Creuse),
du palais de l'Évêché de Limoges, la façade de l'ancien collège des Jésuites devenu Gay Lussac. L'ancien oratoire est rasé, une partie seulement des bâtiments
les plus anciens est intégrée dans le projet de cette fin du xviiie siècle. Ainsi, la partie sud-est assez
désorganisée se voit entièrement remodelée par Brousseau. La nouvelle église ne
se détache plus des bâtiments conventuels, mais se trouve intégrée aux
corps-de-logis. Le département
est propriétaire de l'ensemble des lieux
depuis 2006. La Visitation a commencé sa mutation début 2007. Wikipedia ]. Prenons à droite la rue André et Joseph Massie, et encore à
droite la rue Jules Noirac, nous arrivons avenue de la Libération nous y
trouvons le très beau bâtiment de la préfecture [Le bâtiment est construit entre 1903 et 1904 sur les plans de
l'architecte Jules Godefroy. La préfecture est partiellement inscrite au titre des monuments historiques en plusieurs étapes. Wikipedia je n'ai pas plus de
renseignements.] Remontons la rue de la Libération pour la façade du
bâtiment, revenons sur nos pas et prenons sur la droite la rue de la Préfecture
nous arrivons devant le bâtiment des Postes et Communications (l'inscription m'amuse un autre temps…) Prenons à droite la rue Daniel Lamaziere, débouchons rue des
Combes, ou nous y retrouvons les maisons à colombages. Faisons un esse
gauche-droite par la rue des Combes et des Filles Notre Dame que nous prenons.
Nous arrivons à la petite place triangulaire avec la fontaine des Barres [La place de la fontaine
des barres n’est pas mise en avant dans les circuits touristiques de la ville,
elle mérite cependant un petit
détour comme témoin de l’histoire architecturale
de la ville. Vous découvrirez en son centre une ancienne fontaine pyramidale du
XVIIIéme siècle autrefois protégée par des barres de fers d’où le nom de la
place. Vous pourrez surtout admirer les hôtels particuliers des XVIIéme et
XVIIIéme siècles qui entoure la place, vous verrez également le portail de
l’ancien couvent des filles de Notre-Dame.
https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Poursuivons la rue des filles Notre Dame sur
la gauche, traversons la rue Turgot, prenons en face rue du Portail Imbert nous
arrivons sur la place Etienne Pinchaud ou nous trouvons l'église Saint Michel
des Lions [L’église Saint-Michel-des-Lions de style gothique,
a été construite entre les XIVème et XVIème siècles sur l’emplacement d’une
ancienne chapelle vouée à l’archange Michel. Elle doit son nom aux deux lions
gallo-romains qui garde son entrée et provenant de monuments funéraires qui
servaient au Moyen Age à délimiter les juridictions de la vicomté et de
l’abbaye de Saint-Martial. Elle possède un clocher de type limousin (comme la
cathédrale St-Étienne) surmonté d’une girouette (1824) et d’une
boule en cuivre
ajourée (verdâtre à cause de l’oxydation), installée à la fin de la première
guerre mondiale. Elle a remplacé l’ancienne sphère en bois recouverte de cuivre
prise par les Allemands, de 600 kg et d’environ 2m de diamètre, et qui par
ailleurs s’avérait mettre en péril l’église à cause de sa forte prise au vent. L’église
Saint-Michel-des-Lions est une église-halle avec un vaste espace intérieur
(longueur 55m et largeur 24m), sans transept, ni abside, mais avec une nef à
six travées ainsi que plusieurs chapelles dans ses collatéraux, voûtés d’ogives
et séparés par des piliers, certains étant même légèrement penchés. L’église
conserve dans un retable datant du XIXème siècle les reliques de plusieurs
Saints : Saint-Martial, Saint-Loup et Sainte-Valérie, avec un monumental
autel reliquaire abritant la châsse de Saint Martial, le saint patron de la
ville. Elle possède aussi un riche mobilier : statues, vitraux, tableaux
ainsi qu’une vitrine exposant plusieurs reliquaires. L’église est classée au
titre des monuments historiques en 1909. Informations
supplémentaires :
http://www.limoges360.com/place-3.php] Poursuivons par la petite place Saint
Michel avec sa petite fontaine ou nous avons une vue sur le clocher et le
porche avec les lions. Nous débouchons rue Pennevayre que nous prenons à droite
nous retrouvons notre Halle et la place de la Motte fief de l'ancien château. Dirigeons
nous vers la gauche et suivons la rue de la Halle, puis sur la gauche, jusqu'à
la rue du Consulat que nous prenons à gauche, puis à gauche la rue Ferrerie et
à droite, nous descendons la rue du temple jusqu’à la rue Jean Jaures au 21 de
cette rue nous avons la Maison des Templiers [La tradition selon laquelle cette maison aurait
appartenu aux Templiers n'a pas de preuves historiques. La façade sur rue est
percée, au rez-de-chaussée, de trois baies aux arcs plein cintre dont celle du
milieu donne accès à un passage couvert conduisant à une cour intérieure. Les
côtés ouest et nord de la cour présentent, en rez-de-chaussée, un décor
d'arcades. Elles comportent des arcs en anse de panier, très surbaissés,
profilés d'une doucine, dont les retombées se font sur des colonnes au fût
légèrement galbé, posé en délit, par l'intermédiaire de chapiteaux sculptés
d'une rangée de volutes
affrontées au-dessus d'un rang de feuilles aux
extrémités recourbées que souligne l'astragale profilé d'une baguette au-dessus
d'un filet. Les bases des colonnes sont posées sur un petit socle cubique hissé
sur un piédestal. Ces piédestaux, eux-mêmes élevés sur un socle cubique, ont
chacune de leur face décorée d'un panneau taillé en pointe de diamant à
l'intérieur d'un cadre mouluré. Dans l'angle nord-ouest, à l'issue du couloir
accédant à la rue, les deux arcades en équerre sont surmontées d'un auvent en
pierre prenant appui sur les trois chapiteaux décrivant, en porte-à-faux, sur
l'avant, une saillie en forme de lobe. L'arc de l'arcade médiane du côté ouest
est plus large et devait correspondre à l'entrée principale aujourd'hui
supprimée. Cette galerie ouest se trouve dans le prolongement de l'aile
abritant l'escalier de l'immeuble au n°22 rue du Consulat, qui devait à
l'origine appartenir au même hôtel. https://monumentum.fr/maison-dite-des-templiers-pa00100372.html]
Nous débouchons Rue Jean Jaures que nous prenons à gauche. Descendons jusqu’à
la grande place de la République ou nous trouvons la crypte Saint Martial [En lieu et place de l'actuelle place de la République s'élevait,
à partir du IXème siècle, l'abbaye bénédictine Saint Martial. Importante étape
et lieu de recueillement sur la Route Saint-Jacques-de-Compostelle, elle fut
aussi un foyer artistique et intellectuel pour tout l'Occident médiéval
chrétien.
En effet, un scriptorium (atelier où des manuscrits étaient fabriqués) s’était
développé dans l’abbaye et du Xème au XIIème siècle, l’art de l’enluminure y
connut son âge d’or. Saint-Martial de Limoges, grâce aux « tropes »
composées
par les moines, est aussi devenue célèbre pour la musique polyphonique. Du nom
de ces pièces de musique, naîtra le mot "troubadour" - celui qui
interprète les tropes. C’est également grâce à Saint-Martial que des émaux
champlevés ont pu être diffusés dans toute l’Europe. Tombée en déclin durant la
Guerre de Cent Ans, l'abbaye fut abandonnée en 1789 puis démolie en 1792. Les
trésors archéologiques de la crypte abritant les sarcophages de saint Martial
et de sainte Valérie ont été redécouverts en 1962 lors de la construction d'un
parking souterrain. Classée aux Monuments Historiques. La crypte est peut être
encore innaccessible en raison d'une campagne de fouilles archéologiques. https://www.limoges-tourisme.com/La-destination/Cote-ville/Architecture-et-Patrimoine/(fiche)/crypte-saint-martial-
191000103-4d99d2c] sur
la droite la petite place Fournier ou en 2016, il s’y trouvait encore la statue
de Jeanne d’Arc [Article du Populaire 2017. La date du
déménagement n'est pas encore fixée. Mais une chose est sûre, c'est que Jeanne
va devoir quitter ses pénates. Depuis le 10 mai 1942, date de son installation
officielle, elle observe imperturbable les allées et venues de son troupeau,
qui s'est quelque peu détourné de sa bergère au fil des décennies. Pourtant,
longtemps adulée comme la libératrice d'Orléans, défenderesse du royaume de
France face aux Anglais, la bonne Lorraine a été célébrée à Limoges, comme dans
tout le pays. Le 11 mai 1941, à l'occasion de la fête de Jeanne d'Arc, le
maréchal Philippe Pétain prononce un discours vibrant et dans la cité
porcelainière, comme dans bon nombre de villes françaises, se constitue « un
comité d'action pour l'érection d'une statue de Jeanne d'Arc ». Le royaliste
d'Action Française, artiste renommé et Grand prix des Beaux-Arts en 1921,
Maxime Real del Sarte s'en voit confier la réalisation. En lieu et place de L'enfant à l'oie. Une souscription
est lancée pour financer la statue et en février 1942, le conseil
municipal
décide de son emplacement. Dans son bulletin de liaison de septembre,
l'association Renaissance du Vieux Limoges revient sur cet épisode. «
Finalement, le conseil municipal fait le choix de la place Fournier dont les
"dimensions modérées" semblent adaptées à la taille de la sculpture.
Il est vrai surtout, mais ce n'est pas dit, que la place était disponible : la
statue en bronze de L'enfant à l'oie, qui trônait là, a été démontée et
livrée à l'industrie de guerre allemande. » Il est un temps question de la
possible venue du maréchal Pétain pour l'inauguration, mais cela ne se fait
pas. La ferveur suscitée par la bergère s'est étiolée avec le temps, et
aujourd'hui, seuls les quelques royalistes limougeauds fleurissent encore les
pieds de la statue. ferveur populaire La statue n'est pas encore installée
place Fournier que les Limougeauds y célèbrent déjà
la bergère. Dans les années
20, la Chocolaterie Saint-Martial abrite dans sa cour une statue de Jeanne
d'Arc qui est honorée chaque année. En 1942, une réplique de la statue, plus
petite bien sûr, est réalisée par la manufacture Tharaud et mise en vente. Un
cadeau souvenir pour bon nombre de Limougeauds qui vouent un culte à la Pucelle
d'Orléans, comme l'atteste la photo ci-contre de la foule dans la rue de la
Boucherie lors des Fêtes de Jeanne d'Arc. Maryline Rogerie. https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/la-statue-de-jeanne-darc-quittera-la-place-fournier_12587212/ (L’article ne nous dit pas ou elle a été transportée) Poursuivons
notre descente et prenons sur la droite la rue Mireboeuf Nous arrivons place
saint Pierre sur le parvis de l’église Saint Pierre du Queyroix [L’église Saint Pierre du Queyroix est une belle église
gothique du centre ville construite entre le XIIIéme siècle et le XVIéme
siècle. Certains éléments datent de l’ancienne église romane comme le portail.
Le clocher est typique du gothique limousin. N’hésitez pas à rentrer pour y
découvrir une belle série d’autels et de statues en bois doré du XVIIéme
et
XVIIIéme siècle. Prenez également le temps d’observer les vitraux, notamment un
vitrail de Jean Pénicaud de 1510. L’église est une des plus vieilles de Limoges
mais a été reconstruite à différentes reprises. Au xixe siècle, on lui a ajouté
des éléments d'évocation gothique, tels des pignons, des balustrades et des
toits en pavillon recouverts d'ardoise. L'église recèle des retables baroques
provenant de l'ancienne chapelle des Jésuites, située désormais dans l'enceinte
du lycée Gay-Lussac. La crypte abrite un ossuaire. L'église recèle entre autres un
vitrail du xvie siècle, œuvre de Jean
Pénicaud représentant la mort et le couronnement de la Vierge. Gustave Doré a fait le
carton d'un vitrail réalisé en 1875 représentant La pêche
miraculeuse
wikipédia]. A l’autre extrémité de la place nous
trouvons le pavillon du Verdurier tout en mosaïque [Le quartier du Verdurier, quartier populaire, est considéré
comme insalubre au début du xxe siècle. Il est partiellement
détruit par décision du conseil municipal, en 1912-1913. Il est rebâti
jusqu'aux années 1930. Le pavillon du Verdurier a été construit en 1919 par Roger Gonthier, architecte de
la Gare des Bénédictins. Édifice de plan octogonal, il est bâti en béton armé et orné
de mosaïques et de grès cérame par la maison Gentil & Bourdet de Boulogne-Billancourt. Les décorations intérieures sont signées du peintre limougeaud
Léonard Chigot, père du verrier Francis Chigot. Il est
originellement construit comme pavillon frigorifique, destiné au stockage et à
la vente de viande importée d'Argentine, en pleine pénurie
liée à la Grande Guerre. Devenu marché
couvert, il est cédé à la commune deux ans après sa construction et dès 1942
devient gare routière, fonction qu'il gardera plus de 30 ans. L'édifice a été
inscrit au titre des monuments
historiques le 15 janvier 1975. Le pavillon est
restauré par la Ville en 1978 et acquiert sa fonction qu'il occupe de
nos jours, celle
de lieu d'exposition. Wikipédia] Descendons
la rue du collège et longeons l’ancienne façade du lycée Guay Lussac, nous
débouchons place Wilson remontons le boulevard sur la gauche et prenons le
boulevard Georges Perin ou nous découvrons la façade [Il porte le nom du physicien et chimiste né à Saint-Léonard-de-Noblat. Ouvert au xvie siècle, il est par conséquent le plus vieil établissement
d’enseignement public de Limoges. Le lycée fut fondé en 1525 par les consuls de Limoges, mais n'ouvrit
effectivement qu'en 1583. Il est confié aux Jésuites quinze ans plus tard, sous le nom de Collège
Sainte-Marie ; avec la suppression de l'ordre en 1762, il passe sous le giron du royaume,
prend le nom de
« collège royal de Sainte-Marie de Limoges », et il est fortement
restructuré. Au xvie siècle : quelques évènements À partir de 1525, pendant la construction des bâtiments, les
« étudiants » suivent l’enseignement secondaire donné rue des Ecoles.
Dans les années 1615-1621, sont construits les bâtiments en bordure de la rue
du Collège où se trouvait l’oratoire de la Congrégation des élèves. De là
provient l’autel qui orne actuellement la chapelle latérale de
Saint-Pierre-du-Queyroix. En 1629, est construite la chapelle actuelle, dite « des Jésuites », sur
l’emplacement de la première chapelle effondrée en 1607. Cette chapelle a longtemps servi de salle de
gymnastique ; elle abrite un beau retable du xviie siècle. En 1655-1656, est
édifié le bâtiment perpendiculaire à la rue du Collège, sur la place
Saint-Pierre. En 1680-1685, est construit le bâtiment qui longe l’église
Saint-Pierre et qui touchait les murailles de la ville, non loin de la porte
Tourny. En 1685, est élevée la porte avec ornements donnant sur la
rue du Collège, ancienne porte d’entrée du
Collège. La chapelle de 1629, construite pour le collège des Jésuites, est désaffectée au
culte depuis 1914. Elle abrite
depuis 1907 un retable du xviie siècle, provenant de la
chapelle de l’ancien hôpital. Cette chapelle a servi de gymnase depuis 1926, et, dans les années 1980 à 1995, outre son usage sportif, elle
a servi de salle d’exposition pour les biennales internationales de l’émail
de Limoges. Cette chapelle a
été construite de 1607 à 1629 ; le retable a été réalisé en 1686 par le menuisier Jean Yvert et le sculpteur Jean Biziou. Il
y a lieu de situer le début du « roman du retable » en 1686,
année où est demandée à Jean Biziou et à Jean Yvert la réalisation d’un retable
pour la chapelle de la Mission de l'hôpital général de
Limoges. Ce « roman
du retable » a connu, en plus de trois siècles, décennie après décennie,
de multiples épisodes, et ce roman n’est pas, de nos jours, terminé. Le retable
a été installé dans la chapelle du lycée Gay-Lussac (ancien collège des Jésuites) en 1907, alors que
la chapelle de la Mission de l'hôpital général devait être détruite. Quelques
années plus tard, le retable voit la chapelle du lycée désaffectée (en 1914).
Puis, en 1926, le retable voit arriver dans la chapelle des lycéens qui
pratiquent le grimper à la corde lisse, le hand-ball, le saut de cheval, etc.,
car, en effet, la chapelle sert de gymnase depuis cette époque. Ce retable,
orné de 2 statues colossales : le Christ, la Vierge, a été l’œuvre de Jean
Biziou (sculpteur), Jean Yvert (menuisier), Jean Fournié (sculpteur), Martin
Bellet ; si l’on s’intéresse plus particulièrement au tableau qui orne la
partie centrale du retable, cette œuvre est de la main du peintre Granaud
Jérôme II, dit Granaud le Jeune, et elle date de 1687 ; le thème en est la
Descente du Saint Esprit ; on voit dans cette peinture (dissimulée actuellement
derrière une paroi de planches) la Vierge, un groupe de femmes levant les yeux
au ciel, un
personnage enveloppé dans un manteau, un jeune homme regardant la
Vierge, les apôtres assis ou agenouillés. Le retable est depuis 1907 classé aux Monuments historiques au titre des objets. En 1762, l’ordre des Jésuites est supprimé.
De nouveau, le Collège est administré par des prêtres séculiers. Dans la
période qui est celle du Collège Royal, trois personnes occupent la position de
principal, M. Jean Pouyat (de 1763 à 1782), M. Jean-Baptiste Vitrac (en 1782), M. Pierre Martin (de 1782 à 1791) ; la
personnalité de Jean-Baptiste Vitrac illustre le rôle que le collège joue à cette époque ;
Vitrac a été l’élève du collège, à l’époque où il était dirigé par les Jésuites ; il a été
ensuite professeur dans ce même collège ; il est, enfin, devenu principal
du collège en 1782. En 1767-1777, sont conduits les travaux de reconstruction
du
bâtiment monumental en façade sur le jardin et l’aménagement de la grande
entrée actuelle. L’effectif des élèves décroît. Dans les années 1760, au moment
où les Jésuites doivent quitter
le collège de Limoges (en 1762), et où les consuls de la ville, en accord avec
l'évêque, Louis Charles du
Plessis d'Argentré, font le choix de membres du clergé diocésain
pourvus de diplômes pour instruire les élèves, la question de la rénovation des
bâtiments du collège est posée ; en 1763, un
des corps de logis du collège est abattu, et l'architecte Joseph Brousseau est choisi
pour édifier le bâtiment qui se dressera en façade au-dessus du boulevard du
Collège (boulevard Georges Périn actuel) ;
l'architecte limougeaud, fils de Jean Brousseau, charpentier, et qui a appris
les métiers des bâtisseurs, comme la taille de la pierre, en Creuse, s'est vu confier
par l'évêque, en 1766, un autre chantier, celui du Palais de l'Évêché de Limoges ; pour le
collège, Brousseau fait le choix d'un bâtiment simple, sobre, que d'aucuns
jugent austère. Le lycée fut le théâtre de la réunion des États
Généraux du
Limousin, dans l'enceinte de la chapelle, le 16 mars 1789. Privé de revenus, le lycée ferme ses portes en 1792, après avoir accueilli dans la salle d'exercices la Société des
amis de la Constitution, fondée par l'ancien maire Jean-Baptiste Nieaud.
Rouvert par le Directoire, il devient « école
centrale », puis « lycée impérial » sous Napoléon Ier.
Redevenu royal avec la Restauration, il prend enfin le
nom qu’on lui connaît en 1890. Le 31
août 1804, a lieu la dernière distribution des prix de l’Ecole Centrale, qui va
devenir Lycée, et c’est un professeur, Jean Foucaud, qui prononce le discours
d’usage. Le 11 octobre 1804, a lieu l’ouverture solennelle du Lycée
impérial, en présence de l’Evêque, du Préfet, du Maire, de toutes les
autorités. La cérémonie se déroule dans la chapelle du Lycée. Lors de cette cérémonie,
le premier proviseur du Lycée, Joseph-Hyacinthe de Gaston, ancien officier de
cavalerie, et traducteur de L’Enéide, prononce un discours. Une note parue
le 1er novembre 1804 dans le « Journal de
Limoges » enjoint aux élèves, sous peine
de sanction, « de ne pas
sortir seuls dans les rues de Limoges ». Au xixe siècle : On note une grosse
affluence d’élèves au Lycée Impérial ; à ce Lycée Impérial succèdent, tout
au long du xixe siècle : le Collège
Royal, sous la Restauration, puis le Lycée Impérial à nouveau, puis le Lycée
National.En 1806, est construit le
bâtiment en bordure de la rue Porte-Tourny.À partir de la fin du xixe siècle, et l'avènement de
la Troisième République, le lycée commence à entretenir une nécessité de tradition
commémorative autour des symboles républicains et citoyens. Ainsi,
l'association des anciens élèves du lycée, créée en 1877, en apparaît comme le
principal instigateur. C'est à son initiative que le premier monument aux morts
de l'établissement est inauguré
le 21 juin 1877. C'est en février
1889 qu'un décret est signé par le Président de la République, Sadi Carnot, né à Limoges en 1837, pour
attribuer le nom de Gay-Lussac au lycée de
garçons de Limoges ; on peut voir
là, à cette époque où la France se relève de la défaite de 1870, la volonté de
s'affirmer face à la Prusse, et de mettre en avant les gloires nationales, dans
le domaine des sciences et des techniques qui a pris de l'importance en cette
fin du xixe siècle, domaine dans
lequel la capitale du Limousin entend exceller. En 1906, est installée une annexe du Lycée dans les locaux de
l’ancienne Préfecture, place Saint-Michel. En 1934, est inauguré un bâtiment remarquable par son installation
scientifique, en bordure de la place Wilson.
Les deux campaniles et le portail
d’entrée du xviie siècle sont inscrits
aux Monuments historiques depuis le 16 décembre 1936. Pendant la seconde guerre mondiale, il sert d'asile pour des
dizaines de garçons juifs et alsaciens réfugiés,
aidés par l'action du proviseur Joseph Storck, lui-même
originaire d'Alsace, en poste à Gay-Lussac de 1938 à 1944. Son cabinet fabrique
des faux papiers durant l'Occupation. Il viendra également au secours des
lycéens qui seront emmenés au camp d'internement de Nexon. En effet, en 1943, de jeunes résistants, élèves du lycée, se réunissent en un
mouvement, le 17e barreau, qui a fait l'objet d'un film
documentaire écrit par Guy Girard et Guillaume Coudray, diffusé en 2008 sur
France 3, et édité en DVD. Plusieurs de ces lycéens seront arrêtés et déportés.
Peu avant la Libération, le Petit Quartier est réquisitionné par la Milice comme caserne.
De nombreux résistants et juifs y sont torturés, comme les futurs
écrivains Robert Giraud et André Schwarz-Bart.
Je vous laisse lire les nombreux détails dans wikipédia ou d’autre documents
sur ce lycée.] Nous arrivons place Jourdan [Initialement
appelée place Tourny,
elle a été nommée ainsi en hommage à Jean-Baptiste Jourdan, né à Limoges d'un père provençal, vainqueur de
la Bataille de Fleurus
(1794). Elle est occupée en son centre par un petit
jardin, aménagé en 1908, et une statue de celui qui devint maréchal d'Empire en
1804. Longue de 120 m et large de 70 m, elle a une forme rectangulaire. Elle
accueille traditionnellement les cérémonies commémoratives le 8 mai, le 14 juillet et le 11 novembre. S'y trouvent par
ailleurs le bâtiment de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la
Haute-Vienne, deux monuments aux morts (guerres de 1870 et 1914-1918)
et l'hôtel de commandement militaire, construit entre 1865 et 1867. Wikipédia] A
l’extrémité de la place nous trouvons la rue du Cours Jourdan que nous prenons
à gauche, nous arrivons au champ de juillet [Jusqu'à
l'arrivée du train, l'actuel secteur du Champ de Juillet, qui doit son nom à
la révolution de 1830,
est encore assez campagnard, et accueille l'abbaye de Saint-Martin-lez-Limoges,
devenue plus tard couvent des Feuillants. Il
est entièrement dévolue aux cultures agricoles jusqu'à la
création d'un Champ de Mars destiné
au 9e régiment de Chasseurs. Vite obsolète, la zone, acquise
par la mairie en 1827, est occupée par un champ de foire qui verra la tenue de
grandes manifestations, telles l'« Exposition du Centre de la
France » en 1858, puis plus tard la Foire-Exposition de Limoges. Cette
même année 1858, le paysagiste Eugène Bühler, créateur du parc de la Tête d'Or à Lyon, est chargé de
réaménager complètement le Champ de Juillet afin de permettre la création d'une
promenade publique. Le 5 juin 1859, le nouveau jardin est inauguré. Il est réaménagé par Roger Gonthier, architecte de la
gare. Wikipédia.] Sortons du parc par l’escalier central situé derrière le bassin. Traversons
la place Maison Dieu, puis le petit jardin servant de parvis à la gare des
Bénédictins [La gare de style art nouveau de
Limoges est classée monument historique de puis 1975. Elle est construite de
1925 à 1929 par Roger Gonthier pour la compagnie du Paris-Orléans. Elle est
placée au-dessus des
voies sur une plate-forme de béton armé. L’architecture et
le décor du bâtiment évoquent les activités industrielles de la ville. Un dôme
de 31métres de haut couvre le hall d’accueil. Le dôme à la charpente métallique
et couvert de cuivre a été détruit en 1998 par un incendie et reconstruit à
l’identique. Un campanile de 67m signale la gare au loin, elle est occupée par
des bureaux mais offre une vue
imprenable sur la ville. Les décors des verrières qui combinent motifs
géométriques et végétaux sont du maître verrier Francis Chigot. Considérée
comme l'un des plus beaux édifices de la ville de Limoges, symbole même de la
région du limousin, vous ne pourrez pas passer à côté de la gare des
Bénédictins. Symbole de développement de l'entre deux guerres, elle fut
construite dans les années 20 en s'imposant par un style architectural des plus
originaux. Ne manquez pas d'admirer la fameuse tour-horloge avec son joli dôme
vert-de-gris. Véritable point de repère pour les limougeauds, elle ne vous
laissera pas indifférents car son style art déco et art nouveau est des plus
remarquables. Il s'agit sans aucun doute de l'une des plus belles gares
de France, voire d'Europe.
https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge
] Entrons dans la gare, retournez-vous et regarder les vitraux de la
façade et la coupole au dessus de notre tête. Prenons le couloir de droite en
direction de la gare routière, traversons les voies par la passerelle vitrée descendons
les escaliers et traversons le parking. Poursuivons par l’allée de Séto, nous
débouchons Avenue des Bénédictins. Traversons le boulevard par un esse
gauche-droite et prenons la rue Gide en direction de la piscine, puis à droite
la rue des pénitents Blancs. Au carrefour poursuivons par le Boulevard de la
Cité, ou nous retrouvons quelques maisons à colombages, puis sur la gauche, la
rue de la Cité (petit rue pavées) la rue fait fourche, nous prenons à droite et
débouchons place de l’Evêché que nous prenons à gauche nous sommes sur le
parvis de la cathédrale Saint Etienne [La
cathédrale Saint-Etienne est un symbole incontesté et incontestable de la ville
de Limoges. Au-delà du fait qu'il s'agit d'un édifice
de toute beauté, il est important de savoir que sa construction s'étala sur
près de six siècles ! Autrement dit, elle fut édifiée entre le XIIIème siècle
et le XIXème siècle, la cathédrale qui fut dessinée
selon les différentes modes
à travers le temps. Construite entre 1273 et 1888 sur une ancienne
cathédrale romane, dont subsiste encore aujourd’hui la base du clocher et la crypte.
Entre 1273 et 1327, le chœur de style gothique rayonnant est construit et
rattaché à la nef romane. Les travaux s’arrêtent faute d’argent. Les bras Sud
et Nord du transept sont construient au XIVéme siècle. La guerre de cent ans
interrompt les travaux. Entre 1458 et 1499 les deux premières travées de la nef
sont construites. Entre 1516 et 1541, l’évêque Jean de Langeac entreprend les
travaux du portail, sa mort interrompt les travaux. Observez la finesse du portail Saint-Jean,
datant du XVIème siècle, réalisé en granit où les deux vantaux de bois
représentent des épisodes de la vie de Saint-Etienne et Saint-Martial. Entre 1876 et 1888, la nef
est reliée au clocher-porche, le
narthex et les 3 derniers étages du clocher
sont réalisés. Malgré le temps nécessaire à sa construction, la cathédrale est
un chef d'œuvre de l'art gothique. A l'intérieur vous pourrez admirer le jubé
de 1533 et le tombeau de Jean de Langeac situés autour du chœur qui s'imposent
par leur beauté de style de la Renaissance ou sont sculptés des scènes de
l'apocalypse inspirées de Durer. Dans les chapelles rayonnantes vous pourrez
observer des traces de peintures médiévales, mais la plupart des peintures
datent du XIXéme siècle. (Texte ; Mélange de deux
sites internet dont j’ai oublié de noter les adresses.] Vers le chevet de la
cathédrale lors de l’aménagement du parvis il fut découvert le Baptistère
Paléochrétien [En 2019 le site est clos de barrières
et de grillages. [Le baptistère
paléochrétien : Les
travaux de réaménagements Ide la place
Saint Étienne en 2004 ont mis à jour les vestiges d’un baptistère
paléochrétien. Aux premiers temps du christianisme et jusqu'à l'époque
carolingienne, le baptême se faisait par immersion et nécessitait un édifice
particulier : le baptistère. Les fouilles ont permis de comprendre
l’organisation du bâtiment. Il s’agissait d’un vaste hexagone au centre duquel
on trouvait une piscine baptismale circulaire peu profonde, des petites pièces
quadrangulaires prolongeaient les cotés de l’hexagone. La taille de ce
baptistère, 280m², en fait le plus grand exhumé de de France. Les décors étaient prestigieux, les fouilles ont révélé
l'existence de revêtements muraux en marbre et en porphyre vert ainsi que
l'existence de colonnes en briques. Le baptistère fut transformé en lieu de
culte avant le XIIéme siècle et rasé au XIIIéme siècle. Le site est en cours
d'aménagement pour la visite. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge ] Après une petite visite de la cathédrale entrons dans le jardin de
l’évêché ou nous trouvons [Le
musée municipal est situé en face de la cathédrale dans l’ancien palais
épiscopal construit au XVIIIéme siècle. Depuis 1912, le bâtiment en forme de
fer à cheval, accompagné de deux pavillons d’entrée, d’une orangerie et d’une
chapelle qui a conservé l’essentiel de son décor intérieur des XVIIIème et
XIXème siècles, accueille les collections du musée municipal. Ces dernières se
composent de collections historiques et artistiques de la ville de Limoge. Vous
pourrez découvrir plus de 500 pièces d’émaux qui illustrent la production
limousine du XIIéme siècle à nos jours. Les collections archéologiques ]
[Au pied de la cathédrale les jardins de
l’évêché offrent une belle vue sur la
Vienne et le pont Saint Etienne. Le jardin créé en 1775 a été réhabilité en 1976
en même temps que le palais épiscopal. Les jardins à la Française sont
constitués de 6 terrasses. Vous pourrez profiter des formes harmonieuses, des
parterres fleuris, des bassins … . Sur deux hectares un jardin botanique est
aménagé, il vous permettra de découvrir, grâce à un étiquetage très précis, des
milliers de plantes du monde entier. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge]
Dans le jardin de l’Evêché, dirigeons nous vers la rotonde pour
avoir une vue sur la rivière, poursuivons sur la gauche vers le jardin
botanique ou nous avons entre autre une belle vue sur la cathédrale. Traversons
le jardin en longeant les petits bassins rectangulaires en direction du bassin carré. Sortons par le
chemin entre les deux pilastres,
prenons l’allée de gauche longeant l’arrière de
l’église Sainte Marie abbaye de la règle. Nous arrivons devant la fontaine,
prenons à gauche et sortons par le beau porche dans la rue pavé de la règle.
Rue que nous prenons sur la droite en direction des Bords de la Vienne et du
Four des Casseaux, puis j’ai pris à droite la petite rue Rajat avec ses
escaliers faisant descendre vers la N° 520. [Perché entre le quartier de la cathédrale et la rive,
ce tout petit quartier est plein de romantisme et de fantaisie ! Non jamais un
Rajah indien n'a vécu ici, mais cette rue aux volées d'escaliers veut dire
ravin en occitan limousin ! Pavée de gazettes, ses briques réfractaires servant
à la cuisson de la porcelaine et qui usées étaient utilisées au pavage, longe
une charmante
placette.
https://www.limoges-tourisme.com/La-destination/Cote-ville/Les-quartiers/Bords-de-Vienne]Mais l’on peut continuer par la rue Saint Domnolet partant sur la
gauche puis à droite la rue du pont Saint Etienne et nous arrivons face au pont du même nom. [Ce pont construit vers 1210 est très bien conservé. Il a
été construit alors que la ville coupée en deux cités rivales ne disposait que
du pont Saint Martial. Il se compose de 8 arches en arcs brisés. Les avant-becs
des piles vers l'amont, brise les courants, et les contreforts vers l'aval
protége des remous. Le pont en contrebas de la ville commerçante était très
animée. Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, il est encore utilisé
par les pèlerins. Jusqu’au milieu du XXéme siècle, la rive droite, coté ville,
était occupée par les maisons des laveuses qui utilisaient la Vienne pour le
nettoyage. Le pont est aujourd'hui
devenu piéton et offre une agréable promenade. https://www.cityzeum.com/tourisme/a-voir-a-faire/limoge
Les berges de la Vienne] Si vous avez pris la rue Rajat, arrivée sur la D
520 , il faut prendre à gauche pour rejoindre le pont. Traversons le pont Saint
Etienne remontons la petite rue pavé jusqu’à la rue Henri Dumont que nous
prenons à droite ou a gauche suivant ou vous êtes garé. Si vous avez le temps
et que vous n’êtes pas trop fatigué il vous reste à parcourir, les bords de la
Vienne [le
cheminement piétonnier s'effectue sans interruption sur environ 3 kilomètres de
long sur le territoire communal, mais le chemin se prolonge sur la commune de
Panazol en amont, jusqu'au niveau du pont de la RD 140, soit cinq kilomètres
supplémentaires, donnant un parcours total de 8 kilomètres environ d'amont en
aval. Sur la rive droite, le quartier Sainte-Félicité, au niveau du pont Saint-Martial, représente une coupure, laissant 1,2 kilomètre de
chemin en aval jusqu'au pont du Clos Moreau, et 1,6 en amont, jusqu'au pont
autoroutier. Une partie de cette parenthèse doit être acquise et réaménagée par
la ville à partir de 2015, à la suite du rachat pour un euro symbolique de
terrains appartenant à l'AFPA wikipédia]. Un autre site ou vous trouverez l’histoire de Limoges
et des photos. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/destinations/limoges-et-ses-bords-de-vienne-6121








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