Aujourd'hui nous partons en Loire Atlantique et plus précisément dans le Pays de Retz à Corcept
Octobre 2022
En ce jour je ne me suis
pas compliqué la vie, j’ai choisi pour découvrir les bords de Loire un circuit
déjà tracé. Je pensais remonter la Loire vers Nantes d'ou ce premier arrêt dans
ce village entre mer et rivière. Puis j'ai changé d'avis, je n'avais pas complètement
terminer la côte de Jade et me suis dis que si je réalise des boucles le long
de la Baie de Bourneuf en empruntant le GR8
je pourrais un jour les utiliser regroupées en une seule ligne le (GR 8)
dans mes Randonnées le Plus Loin Possible. Pour l’instant je suis à Hendaye, et
prévois de remonter vers la Bretagne en passant par Bayonne-Dax-Mont de
Marsan-Nérac (Pourquoi nérac ? Parce que j’aime bien cette période de
l’histoire et si Paris vaut bien une messe, mon parcours peu faire un détour
par le terrain de jeu et de résidence de jeunesse du vert galant.) Après avoir
contourné les Landes, la mer et le sable ne m’attirent pas spécialement si il
n’y a pas de falaises, la remonté se ferait dans les grandes lignes par
Bergerac-Perigueux-Angoulême-Saintes-La roche sur Yon-Challans et La Barre du
Monts. L’idée est là, la trace, pas encore certaine après Nérac. Ce qui me
permettra de faire un grand saut de 50 km jusqu’à Saint Nazaire (2 jours de
marche de gagné). Voila pourquoi un jour peut être vous retrouverez sur la page
de mes promenades itinérantes un peu de mes petites promenades.
Ou se trouve Corsept ; Corsept est située sur la rive sud de l'estuaire de la Loire, à 19 km au sud-est de Saint-Nazaire et 50 km à l'ouest de Nantes. 8,5 km de Saint Brévin les pins et à 3,5 km de Paimboeuf.
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Carte OpenStreet Trace GPS & Topo sans Commentaires Trace Randogps
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Km Temps Arret V/d V/g Dénivelé
Corsept ; [Dernière ville estuarienne de la Loire, Corsept est
soumise au rythme des marées de l'Atlantique, entre eaux douces et eaux salées.
Corsept est implantée sur une ancienne île de la Loire, entourée de vastes
marais. Le fleuve a marqué de son sceau l’histoire de sa population. L’origine
du nom
Corsept suscite beaucoup d’interrogations : on peut s’attarder sur
trois hypothèses. Les deux premières font référence au paysage : Cors ou Corz
(roseau en breton) ou Korzen (l’endroit où se resserre la mer). La troisième
évoque l’évangélisation de Saint-Martin de Vertou qui aurait fondé sur ce site
sa septième communauté : “Corpus Septimus Martini”. Les mégalithes (quatre
dolmens et cinq menhirs) attestent d’une présence humaine importante dès la
période néolithique. Dès cette époque, l’estuaire est la voie de circulation
des marchandises transportées sur des pirogues. Les premières traces de
christianisation datent du IVe siècle. Elle est freinée par des
invasions successives : Barbares, Francs, Bretons, Vikings… Le duc Alain
Barbetorte, chassera ces derniers en fédérant les seigneurs. Quatre seigneurs
recevront les possessions des Vikings (Mouraudière, Greix, Plessis la Guaine et
la Guerche). Ils exerceront les droits de ceux qui ont le pouvoir (impôts,
justice, service militaire, etc.). Au VIe siècle, une chapelle
dédiée à saint Jean-Baptiste a été bâtie. Elle sera plus tard dédiée à saint
Marc, puis saint Martin. En 1137, apparaît la première mention écrite de la
commune “Corsuito”. À cette époque, la dernière île sauvage de Loire,
Saint-Nicolas, servira de lieu de quarantaine pour les navires remontant le
fleuve. Les moines de l’abbaye de Thiron y bâtissent un oratoire. Ils
quitteront l’île lors des guerres de religion au XVIIe siècle. La
paroisse de Corsept vit dans la misère sous l’autorité des trois seigneurs
après les conflits tels que la guerre de succession de Bretagne, la guerre de
100 ans, la Ligue, les épidémies et les famines, etc.. À partir du XVIIe
siècle et jusqu’à la fin du XVIIIe, l’assèchement des marais
permettra une meilleure production des pâturages et la mise en culture des
prés. À la veille de la révolution, Corsept compte un millier d’habitants pour
la plupart laboureurs mais aussi des pêcheurs et des marins. À l’époque, il
existe un certain antagonisme entre les deux populations. Lorsque que le
recteur Thomas Lacombe arrive à Corsept, il trouve la paroisse divisée. Il
saura régler les
conflits et rétablir la paix. Le cahier de doléances
sera rédigé sous son contrôle moral et intellectuel. Le Corseptin doit
travailler dur pour nourrir sa famille. Il est très attaché à sa religion, ses
traditions et sa terre. Il s’intéresse davantage à son quotidien qu’à la
politique mais il accueille favorablement l’annonce des réformes qui lui
apporteraient une vie meilleure. Durant les XVIIIe et XIXe
siècles, le trafic maritime se développe dans l’estuaire de la Loire et Corsept
voit la création de son port en 1852. L’activité portuaire s’intensifie jusqu’à
l’arrivée du chemin de fer et la construction des routes qui remplacent la
batellerie. À la fin du XIXe siècle, de grandes fêtes hippiques sont
organisées. Devant le succès remporté un hippodrome est construit. Il sera
détruit en 1925 lors d’un incendie déclenché par le train reliant Paimboeuf à
Mindin. Cette ligne de chemin de fer est exploitée de 1906 à 1935. En 1914,
Corsept comptait 990 habitants. Au cours de la 1re Guerre mondiale,
la commune verra partir 166 hommes mobilisés. Corsept à l’instar de la France
vivra alors quatre années de conflits, de mobilisation et de privations. Durant
la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occupent la commune en 1940.
Les rives de l’estuaire représentent un lieu stratégique idéal pour la
construction de blockhaus. Depuis les années 70, le développement de l’urbanisme
a permis à Corsept une augmentation de sa population. https://www.corsept.fr/historique/ ]. 
Nous trouvons de la place sur le parking de l’église
Saint-Martin [Si l’église actuelle n’est pas
la première de la commune il apparaît pourtant que le culte catholique est
présent sur la commune depuis longtemps. Ainsi Grégoire de Tours y signale un
culte à Saint-Martin de Vertou dès le IVème siècle. La découverte d’une cuve
carolingienne dans le jardin du presbytère semble le confirmer. On trouve
également dans l’église une cuve baptismale à priori du IXème siècle. Les
archives nous apprennent que l'église fût une première fois rebâtit en 1716,
puis de grands travaux sont entrepris après la Révolution sous le concordat
napoléonien pour restaurer l’église qui menaçait de tomber en ruine. Ainsi de
1804 à 1807 on lui ajoute son clocher, de bulbe ardoisé, il a la forme d'une
croix latine. On y ajoute également des arcades et des chapelles latérales.
C’est aussi vers cette période (1846) qu’on transfère le cimetière qui
entourait alors l’église un peu plus loin dans le village. L’église mélange
deux styles, le style roman avec ses six arcs et le style gothiques des
ouvertures. Ne manquez pas de pousser la porte pour découvrir un intérieur très
surprenant tout
d’abord la voûte en bois de la nef ressemble à s’y méprendre à
la coque d'un bateau renversé, elle dût d’ailleurs réalisée par des
maîtres-charpentiers de navire. On y trouve également 3 poutres d’honneur,
toutes 3 enserrées par la mâchoire de trois doubles têtes représentant des animaux,
rappel du bestiaire roman : l’ours, le crocodile et le lion. https://www.saint-brevin.com/eglise-saint-martin.html ]. Avant de partir je me dirige vers la Loire pour voir
si je n'ai pas fait une erreur en ne choisissant pas le circuit de la digue qui
m'aurait fait une bonne liaison avec Saint Brevin. Sur le dépliant nous en
avons une bonne définition Admirez également la vue imprenable sur l’île Saint-Nicolas
et sur l’estuaire de la Loire. Au printemps, découvrez des nidifications
d’oiseaux.
Le gros problème c'est qu'ils font abstractions de ce
qu'il se trouve sur l'autre rive… la zone industrielle de Saint Nazaire et la
raffinerie de Donge. J'ai bien fait de choisir le circuit du marais. [Tout autour de la
commune, s’étendent de vastes pré-marais plats, d’une altitude moyenne de 3
mètres, où le regard n’est arrêté que par le rideau de roseaux et de tamaris. Ces
zones humides sont irriguées et drainées par un réseau hydraulique complexe :
les étiers et les fossés]. Revenons à l'église, prenons à droite la
rue de l'estuaire (D77A). Au carrefour prenons à gauche la D 96 en direction de
Viaud et Saint Père en Retz, nous sommes dans la rue Saint Michel. Longeons sur
la droite un long mur, au portail nous apercevons une grosse propriété à étage,
à une époque ce devait être la maison d’un riche fermier, d’un marchand ou
d’un
notable. Sur la carte nous sommes dans le quartier de la Cour, certainement
hameau avant l'extension du village de Corcept. Passons le petit rond point et
nous arrivons au carrefour avec un calvaire monumental. [Autrefois, à la croisée des chemins, ont été érigées des croix en
pierre, que l’on appelle, à tort, « des calvaires ». La plupart des croix se
trouvent aux carrefours, endroits, qui de tout temps, ont été entourés de
mystères. Dans les croyances anciennes, on pensait que diables et sorciers se
retrouvaient là pour célébrer leurs sabbats. Il fallait se concilier avec ces
mauvais génies afin de conjurer leurs effets maléfiques. C’est pourquoi on
élevait aux carrefours des statues, des autels, voire des croix… Ces petits
édifices servaient aussi de repères dans le cadre d’un voyage, à une époque où
ils étaient une aventure… Certaines croix avaient un bénitier creusé dans la
table de leur socle, on pouvait donc y lire la messe, surtout, si surélevées,
elles servaient d’oratoire. D’autres ont été élevées au lieu même d’un
accident, qui avait coûté la vie à quelqu’un. Www. Corcept]. Poursuivons
tout droit la D 96 en direction de Saint Père en Retz et Saint Michel Chef
chef. Une longue partie en bordure d'une route fréquentée par de nombreuses
voitures. Après les prairies entrecoupées de haies nous arrivons à une nouvelle
fourche. À l'angle un bâtiment couvert d'assiettes. Nous trouvons des flèches
d'informations. En prenant à droite nous empruntons les circuits de la Digue,
du Marais et la direction de La Chaperonnais hameau ou ferme situé a un
kilomètre. En poursuivant la D 96 ce sont les circuits des Marais, des menhirs
et de la digue, poursuivons à gauche la D 96 et le parcours commun au trois
circuits, nous sortons du hameau, et arrivons à une autre fourche, abandonnons
le balisage jaune prenons à gauche en direction de La Marguinerie. Traversons
le hameau composé principalement de maisons neuves. Après le carrefour nous
entrons dans le hameau de La Basse Gédelière, puis celui de la Haute Gédelière,
lors de ma balade je ne me suis pas rendu compte que je changeais de hameau, ce
n'est qu'une suite de maisonnettes. Nous retrouvons un balisage jaune. Le
bitume, formant placette, permettant aux voitures de faire demi tour, nous
abandonne aux dernières maisons.
Nous poursuivons le chemin carrossable et
entrons dans le marais. Sur la droite dans la prairie à moitié caché par une
haie un dolmen. Dommage je n’ai pas trouvé l’accès pour me rendre plus près de
lui. Un peu plus loin, dans les prairies de gauche au milieu de la prairie j'aperçois
le menhir de Pierre Bonde. Je suis un peu surpris et déçu pas de chemin pour si
rendre, il faut traverser la prairie [Le menhir est
constitué d'un bloc de granite à gros grains qui mesure 2,70 m de hauteur pour
une largeur à la base de 1,45 m et une épaisseur moyenne de 1,30 m. Le menhir
est installé près d'un site d'extraction de jaspes et calcédoine qui fut
exploité au Néolithique. Selon la tradition, Gargantua, qui portait une grosse
pierre sur son épaule, voulut sauter par dessus le ruisseau des Courillons mais
la pierre qu'il portait tomba dans le ruisseau dont elle arrêta le cours provoquant
la formation du marais actuel. Ainsi la pierre prit le nom de Pierre Bonde.
Wikipedia.
J'en ai trouvé une version un peu plus complète et une nouvelle version…
Pitre de Lisle nous rapporte
une légende qui lui est racontée par un cultivateur qui travaillait dans le
champ voisin lorsqu’il visite le menhir : « Lorsque Gargantua construisait la
Rochette (cromelech de Saint-Père-en-Retz), il revenait un soir, en portant une
grosse pierre sur son épaule lorsqu’il trouva devant lui un ruisseau. Il voulut
le sauter d’une enjambée mais pendant qu’il sautait, la pierre lui échappa.
Elle se piqua debout dans le ruisseau, dont elle arrêta le cours. Petit à petit
les eaux grossirent et formèrent le marais qu’on voit aujourd’hui, d’où son
nom. » Une autre variante existe rapportée par Chevas, il l’aurait entendu à
Corsept lors d’une veillée : « Un jour dans le marais Gédeau, une jeune femme,
prêtresse des îles, portait trois pierres. L’histoire ne dit pas pourquoi, mais
sans doute pour expier une grande faute, car les pierres étaient très
lourdes,
comme on peut en juger. Une sous chaque bras, et la troisième sur la tête, elle
cheminait lentement, lorsqu’elle rencontra une de ses soeurs qui après avoir
entendu son histoire, lui répondit : -« Où que tu ailles, au bout de ta course,
tu mourras » – » Alors, dit la pauvre prêtresse, si telle est ma destinée, à
quoi bon prolonger ma peine ? » Et écartant les bras et penchant la tête, elle
laissa tomber son triple fardeau. La prophétie fut accomplie, car la prêtresse
mourut immédiatement.On peut supposer que la prêtresse venait de l’Île
Saint-Nicolas, île qui selon la légende était habitée par des druidresses aux
coutumes et aux moeurs cruelles. loirevelo.fr]. Poursuivons notre chemin carrossable jusqu'au
hameau de La Moustrie, nous arrivons devant un carrefour en forme de Té,
prenons à gauche, et laissons le village sur la droite. Les prairies sont séparées
par des haies. Nous sommes sur le balisage jaune. Passons un petite bois et après
un virage d'équerre à droite nous débouchons sur la route menant au hameau de
La Moustrie. Du hameau nous ne verrons qu'une maison et un bâtiment en
parpaings surmonté de tôles. Prenons la route bordée d'arbres sur la gauche et nous
arrivons au carrefour avec la route de La Pequerie. Nous y faisons un esse
gauche droite, on se dirige vers la longère que nous longeons comme le
balisage
jaune. Après les prairies nous arrivons au hameau de La Janais poursuivons tout
droit. A la dernière maison avec son hangar nous retrouvons un chemin
carrossable. Après un virage d'équerre nous arrivons au hameau de Lambinais,
passons une grosse ferme, au carrefour nous trouvons un fléchage. Sur la droite
le circuit des Menhirs et la Franquinerie, le circuit des Marais et la
Gauterie. Laissons le chemin de droite poursuivons tout droit vers la Grutière qui
se trouve à 1 km. Nous arrivons après avoir traversé les prairies au hameau de
la Lambinerie. La route fait un virage en épingle à cheveux sur la droite.
Prenons le chemin carrossable sur la gauche. Passons un ru, le chemin monte un
peu, sur la gauche nous apercevons les torchères de la raffinerie des Donges. Nous
débouchons sur la route du Bel air que nous prenons à droite. Nous arrivons à
la Grutière, longeons des bâtiments, au carrefour prenons à droite. Nous
trouvons un fléchage ; à droite le circuit de la Fontaine et circuit de la
Roche Govi- Saint Père en Retz étant à 5 km. Poursuivons tout droit le circuit
des Marais et de la Fontaine. Corcept est à quatre kilomètres. Après une
centaine de mètres nous prenons sur la gauche la rue qui devient rapidement un
chemin carrossable et nous débouchons au milieu de deux hameaux, la Virée et La
Reminaudière, au carrefour après le hameau prenons à gauche, c'est un chemin
carrossable dans les champs. Passons les quelques maisons de la Cornuais et nous
arrivons à la Missaudais. A la grange premier bâtiments que nous voyons,
prenons le chemin de gauche, c'est le chemin de la haute Goguillais. Après
quelques champs nous arrivons aux hameaux de la Gauguillais. Nous longeons les
premières maisons de la haute Goguillais, avant d'arriver au carrefour, prenons
le virage à droite, nous passons la Gauguillais puis la basse Gauguillais,
l'ensemble ne forme que quelques maisons séparées par de grand jardins ou des
prairies. Laissons un chemin sur la gauche, puis la rue sans issu menant aux
Anglemares et au Marais Gédeau. Poursuivons tout droit, jusqu'a la fourche avec
un chemin carrossable situé après une maison isolée. Prenons à gauche. Nous
longeons un étang, laissons un chemin sur la gauche bordé par un bras d'eau.
Nous poursuivons jusqu'à la D 98 et traversons le hameau du Pont Angis. Après
les champs nous retrouvons notre croix calvaire au carrefour avec la D98 que
nous prenons à droite. Nous entrons dans les hameaux de La Cour et de La Ville
en Bois attenant au village de Corcept, ou nous retrouvons notre parking.


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