dimanche 2 août 2026

De la Vanne à la Dhuis - liaison 6 - Promenade de Villenauxe la Grande (Aube)

 

 Je débute des nouvelles promenades, rejoignant les sources des aqueducs de ; La Vanne et la Dhuis. Aujourd'hui nous partons aux portes de l'Aube et de la Champagne Crayeuse ; Villenauxe la Grande

 Aux confins des départements de Seine-et-Marne, de l’Aube et de la Marne.

Je débute un nouveau cycle de promenade, autour de deux aqueducs ; La Vanne et la Dhuis.

Nous Longerons plus ou moins, de leurs sources jusqu'à leurs réservoirs, les aqueducs De la Vanne et de la Dhuis. Une promenade que j'ai appelée la traversée de Paris relie les deux réservoirs celui de la Vanne à Montsouris et celui de la Dhuis à Ménilmontant. J'ai également eu l'idée de joindre leurs sources. L'une étant dans l'Yonne, l'Autre dans la Marne à la limite de l'Aine. Cela nous donnera une idée générale de nos paysages du Sud-Est de l’Ile de France.

Mes itinéraires seront en boucles, ou de gare en gare. Je ne longerais pas toujours un ouvrage soit de terre, soit de pierre, qui n’apporte aucun intérêts, mais tenterais de découvrir les paysages autour des aqueducs.

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 Km     Temps   Arrêt      V/g     V/d       Dénivelé

  24       3h45       0h45       6,4       5,3          436+

La ville est située sur la D 951 à 15 km au nord-est de Nogent-sur-Seine

Villenauxe-la-Grande est située au creux d’un vallon bâtie sur des couches argiles (qui partent de Sézanne dans la Marne et vont jusqu'à Montereau-Fault-Yonne en Seine-et-Marne) et un support crayeux (calcaire).

Je trouve de la place dans une rue parallèle à l’église.


Villenauxe la Grande à travers les âges (une histoire qui mérite d’être lu)

À l’origine était Villonissa, la terre de Villonius. « C’est Villenauxe la longue qu’il faudrait la nommer ! » disait avec humour un historien local du XIXe siècle. Car la ville se trouvait, alors, étroitement encaissée dans la vallée de la Noxe, le long de laquelle elle s’étirait sur deux bons kilomètres, dans un axe nord/sud.
Aux premiers temps de l’humanité, nos très lointains ancêtres avaient dédaigné cette vallée partiellement marécageuse et s’étaient installés sur ses hauteurs, plus accueillantes et offrant probablement de meilleurs conditions de défense. C’est là qu’ils nous ont laissé les plus anciennes traces de vie : dolmens, haches de pierre, poteries, sépultures… Leur lieu de prédilection fut le coteau adossé au plateau de la Brie, bien orienté au sud et proche des sources dont les divinités – en latin diva – donneraient plus tard le nom de cet endroit : Dival.
Nul doute que la terre était occupée depuis bien longtemps quand Villonius en fit son domaine au temps de l’occupation romaine, et lui donna son nom originel : Villonissa. Car, nous disent les toponymistes, Villonissa signifie « terre de Villonius » : probablement un noble romain ou gaulois romanisé, dont le nom est passé à la postérité grâce au cadastre qui enregistrait les noms des propriétaires et fut utilisé dans les premiers siècles de notre ère.
Toutefois, ce n’est qu’à partir du XIIe siècle, donc bien après l’époque de Villonius, que le nom de la ville apparaît dans les chartes enregistrant les droits de propriété des personnages qui en possédaient la
terre. Les règles d’orthographe n’étant pas établies, la ville y est désignée sous les formes les plus diverses : Villonissa, Villenesse, Villonesse, Villenosse, etc… On trouve pour la première fois le nom de Villonissa magna (Villonissa la grande) dans une charte de 1269 et la forme « Villenoxe », puis « Villenauxe », apparaît au XVIe siècle.
On va prendre aussi l’habitude de désigner sous le nom de Noxe le ruisseau qui traverse la ville et qu’on nommait jusqu’alors Nozandre, Balbucia ou Barbuise. Il semble donc que ce soit la ville qui ait donné son nom actuel au cours d’eau et non l’inverse.

La ville naît et s’accroît sous l’influence des moines augustins et bénédictins.

Les débuts de l’occupation de la vallée, c’est à des moines augustins dépendant de l’abbaye Saint-Quentin de Beauvais qu’on la doit. Pour des raisons qui restent mal élucidées, ils établirent un prieuré à l’emplacement de l’actuel centre ville vers la fin du XIIe siècle. Ils construisirent une chapelle et quelques bâtiments en bois, aménagèrent le ruisseau pour faire tourner deux moulins et la population se développa autour de ce noyau, en nombre suffisant pour bientôt justifier la construction d’une grande église de pierre. L’abside en fut entièrement réalisée au XIIIe siècle et constitue toujours l’abside de l’église actuelle.
À 5 kilomètres au nord du prieuré augustin se dressait la riche abbaye Bénédictine de Nesle-la-Reposte qu’avait fondée, dit-on, Clovis. En 1279, cette abbaye bénéficia d’une importante donation qui lui assura la possession d’à peu près le quart Nord des terres de Villenauxe. Cette propriété englobait la vallée de la Noxe sur laquelle les religieux firent bâtir une dizaine de moulins.
Les moulins faisaient de la farine mais ils servaient aussi à fouler les draps que l’on tissait sur place ou à écraser les écorces de chêne pour en tirer la poudre de tan servant à fabriquer le cuir dans les nombreuses tanneries que comportait la ville. Aussi, le commerce était-il prospère, probablement favorisé par la voie romaine toute proche où passaient les commerçants se rendant aux foires de Troyes et de Provins. Mais c’était la vigne qui fournissait l’activité principale. Les vignerons se comptaient par centaines, le vignoble couvrait l’ensemble des coteaux, occupait les moindres lopins de terre entourant les maisons, et le vin blanc clairet fit longtemps la réputation de la ville.

Misère et renaissance

La guerre de Cent ans donna un coup d’arrêt à cette prospérité. Les jours les plus noirs, pour ce qui nous concerne, furent certainement ceux de cette année 1420 où les attaques répétées du château-fort de Montaiguillon entraînèrent la dévastation de la région et une misère généralisée. Quand la paix revint, au milieu du XVe siècle, la ville renaquit de ses cendres.
On releva les ruines, on reprit la construction de l’église de Villenauxe et l’on commença celle de Dival.
Il faudrait plus d’un siècle encore pour qu’elles soient achevées, mais dès 1499, l’évêque de Troyes vint les consacrer, dédiant la première à Saint-Pierre et Saint-Paul et la seconde à Saint-Jacques et Saint-Christophe.
À partir de 1470, on entreprit de creuser des fossés tout autour de la ville pour se prémunir des inondations qui l’envahissait régulièrement. Puis il fallut se protéger des bandes de pillards et l’on demanda au roi, François Ier, de nous autoriser à construire des fortifications en arrière des fossés. Le roi donna son accord en 1537, reconnaissant le bien fondé de la demande, car, écrivait-il, Villenauxe était « ung des plus beaulx, grant et mieulx peuplés bourg de notre Royaume…où passent, afluent et arrivent chacun jour grand nombre de marchands et marchandises… ».
Villenauxe et son antique faubourg Dival, qui constituaient des paroisses distinctes, se trouvèrent ainsi enfermés dans les mêmes murs formant une entité administrative unique que l’on ne désignerait plus que sous le nom de Villenauxe-la-Grande.

Villenauxe siège de la demeure seigneuriale

Les terres de Villenauxe étaient, pour leur majeure partie, propriété du seigneur qui résidait dans le château-fort de Montaiguillon.
Louis XIII et Richelieu, soucieux d’affaiblir les féodalités pour mieux affirmer leur propre autorité, incitèrent le seigneur à abandonner sa forteresse pour un château non fortifié. C’est en ces circonstances que Charles de Villemontée, le seigneur du moment, vint s’installer à Villenauxe, dans un château qu’il fit construire à partir de 1617 sur un vaste terrain occupant tout le sud de la ville.
Le château passa, plus tard, aux mains de François de Villemontée, descendant de Charles, qui entra tardivement dans les ordres et devint évêque de Saint-Malo. Puis, le maréchal Hannibal d’Estrées en devint propriétaire. Les familles de Belloy, de Livron et enfin de Saint-Chamans, lui succédèrent. En 1725, Alexandre de Saint-Chamans eut l’honneur d’accueillir Marie Leczinska qui avait épousé Louis XV par procuration à Strasbourg et était en chemin pour rejoindre son royal époux à Fontainebleau. La réception fut fastueuse et c’est à Villenauxe qu’elle découvrit le portrait de son mari sur un tableau qui est toujours en possession de la commune.

Heurts et malheurs de la Révolution

En 1789, Villenauxe connut son heure de gloire au tout début de la Révolution. Les miliciens locaux arrêtèrent en effet le baron de Besenval, commandant militaire d’Ile-de-France qui fuyait vers la Suisse, et le tinrent enfermé à l’hôtel du Cheval Bardé avant de le remettre aux émissaires venus de Paris. Pour le reste, la Révolution créa localement beaucoup d’agitation sans véritablement changer le quotidien. La fureur révolutionnaire se déchaîna sur des archives et des monuments qu’elle détruisit, nous privant aujourd’hui d’une précieuse partie de notre mémoire.
Les derniers vestiges des fortifications construites sous François Ier furent rasés. On en gardera le souvenir sous forme de promenades qu’on y aménagera plus tard et qui soulignent, encore de nos jours, le tracé caractéristique de la ville originelle.
La vente des propriétés seigneuriales et ecclésiastiques au profit de la Nation, permit à certains acquéreurs d’améliorer leur sort mais en conduisit d’autres à des actions regrettables. Ainsi, le château saisi après que le seigneur, Amans de Saint-Chamans, ait émigré, fut vendu à un entrepreneur insolvable. Pour rembourser ses dettes, il vendit son bien pierre par pierre, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus la moindre trace.

Fin d’Empire ; déclin de la ville et de son vignoble ancestral

Le premier Empire se termina, comme on le sait, par l’envahissement de la France. En 1814, La ville eut à subir les outrages des Cosaques qui brûlèrent une partie de la ville ; et en 1815, après la défaite de Waterloo, il fallut encore supporter l’occupation par les troupes russes. Leur présence fut plus pacifique que celles des Cosaques, de triste mémoire, mais les réquisitions qu’elles imposèrent, s’ajoutant à toutes celles qu’on avait déjà subies auparavant, laissèrent la ville exsangue. Les habitants commencèrent à arracher la vigne qui ne leur permettait plus de vivre pour lui substituer des cultures vivrières. Ainsi commença le lent déclin du vignoble ancestral.

Nouvelles activités : gueules grises et culs blancs. Vers 1850, se développa une nouvelle activité qui allait prendre le relais de l’activité viticole déclinante : celle de la fabrication de céramique. Un industriel ouvrit une première manufacture de porcelaine en 1854. Elle fut suivie par la création de 5 à 6 ateliers artisanaux dans les décennies qui suivirent. Mais ça n’est qu’au XXe siècle que cette activité pris tout son essor en employant jusqu’à 180 ouvriers dans les années 1960 et en assurant une production dont la qualité assiérait durablement la réputation de Villenauxe en ce domaine. En même temps que s’ouvrait cette activité nouvelle, on découvrait à Villenauxe, des filons d’argile propre à la fabrication de la faïence. On les exploita d’abord artisanalement. Mais, à partir de 1883, l’ouverture de la ligne de chemin de fer de Dijon à Amiens et la construction de la gare de Villenauxe, ouvrirent de nouveaux débouchés pour cette matière première et incitèrent à l’exploiter industriellement. Les emplois de mineurs extrayant l’argile dans les galeries souterraines allaient ainsi se multiplier, pour atteindre l’effectif de 150 environ dans les années 1950.
Ce serait, au total, plusieurs générations de Villenauxiers qui vivraient du travail de l’argile jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, les « gueules grises » arrachant « l’or gris » des entrailles de la terre, les « culs blancs » le transformant en objets d’art ou utilitaires dans les manufactures.

Évolution démographique, transformations sociologiques au début du XXe siècle

Au début du XXe siècle, le phylloxéra porta le coup de grâce au vignoble qui régressait depuis des décennies. Pour la première fois depuis des siècles, la vigne disparut des coteaux de Villenauxe. La sociologie de la ville en fut toute bouleversée : les descendants des vignerons ancestraux étaient désormais employés à la manufacture de porcelaine, aux mines d’argile ou prenaient le train pour aller travailler en masse aux ateliers du chemin de fer de l’Est, à Romilly-sur-Seine; les autres s’étaient faits agriculteurs.
La population avait décliné, passant d’environ 2800 personnes en 1800 à 2300 en 1900.
Le commerce et l’artisanat restaient prospère cependant, car Villenauxe continuait à jouer son rôle de bourg centre pour les communes environnantes : en 1900, on recensait 95 artisans et commerçants dans le centre ville, dont 33 commerces de bouche.
En 1914, la ville évita de justesse l’envahissement par les troupes ennemies. Mais elle sortit du conflit traumatisée par la mort de 70 de ses jeunes et par la série de difficultés, de malheurs et de bouleversements qui en résultaient.

Cependant, le plus dur restait à vivre ; c’est le 13 juin 1940 qu’il se produisit, quand l’aviation allemande chassant les troupes françaises en replis, fit disparaître en un instant sous ses bombes le centre historique de la ville et la majeure partie des commerces dont il vient d’être question. Fini le lacis de ruelles moyenâgeuses, les maisons à pan de bois avec leurs poutres sculptées, les vitraux de l’église, le ruisseau même qu’on combla pour le faire passer ailleurs… Les maisons furent reconstruites en bandes rectilignes le long de rues larges et claires… la ville avait perdu un peu de son âme qu’elle sacrifiait à la modernité. Elle avait aussi perdu beaucoup de sa population qui, avec 1770 habitants, était en 1954 au plus bas niveau jamais atteint.

Le rebond d’après guerre

Le classement du terroir en appellation Champagne amorça la renaissance de Villenauxe.
Dans les années 1970, on vit les coteaux se couvrir à nouveau de la vigne qui avait disparu depuis 70 ans et bientôt, une centaine d’hectares allaient produire un raisin de qualité dont une partie est transformé sur place par 4 producteurs de champagne et une autre est vendue aux grandes maisons de la Marne.
Les édiles successifs surent accroître et rajeunir la population par des mesures appropriées, moderniser les infrastructures, valoriser l’environnement et préserver le patrimoine. La grande église commencée au XIIIe siècle, continuée aux XVe et XVIe, modifiée au XVIIe, fut profondément restaurée dans les dernières années du XXe et s’est ancrée dans le XXIe siècle en se parant de vitraux contemporains réalisés en 2005 par des artistes et maîtres verriers de grand renom : David Tremlett et l’atelier rémois Simon-Marcq.
La ville d’aujourd’hui n’est plus la « Villenauxe-la-longue » dont parlait l’historien. Ses habitations neuves s’étendent maintenant très au-delà de son enceinte historique. Elle a prit de l’ampleur, elle s’est rajeunie, elle s’est embellie, et la forte capacité d’adaptation qu’elle a montré tout au long de son histoire peut lui permettre d’aborder l’avenir avec confiance. http://villenauxelagrande.fr/en-touriste/histoire/ ]. Prenons la rue Saint Roch sur la gauche, nous arrivons à la Nox (ce jette dans le canal de Courtavant drainant tout le secteur et d’après la carte prenant sa source au dessus de Nesle la Reposte grâce au ruisseau des Eglots ne faisant plus qu’un à Nesle la reposte. Les eaux de ruissellement du plateau de la Brie et de la forêt de la Traconne sont drainées par un réseau complexe de fossés, d'étangs, de rus et de conduits souterrains, qui aboutit a la fontaine Vaunoise, au nord de Nesle-la-Reposte. La Noxe naît de cette fontaine et se dirige vers le sud pour rejoindre la Seine près de Nogent sur-Seine, après un parcours d'une quinzaine de kilomètres. Entre Nesle et Villenauxe, les eaux dévalent les coteaux de la Brie sous une épaisse forêt. En période de sécheresse, elles disparaissent par endroits de la surface et poursuivent leur chemin dans un réseau souterrain formé de cavités rocheuses que les habitants de la région nomment« les gouffres ». Ces conduits ressortent partiellement en aval et les eaux ressurgissent en surface avant leur entrée à Dival. A partir de ce lieu, la pente s'adoucit, le débit s'apaise et les eaux s'élargissent formant des marécages sur les rives de leur cours. Il semble que ces conditions furent propices à la sédentarisation de nos lointains ancêtres de la préhistoire. Outre l'eau indispensable à la vie, elles leur offrirent en effet des terres meubles aisément cultivables avec leurs outils rudimentaires, et des bois tendres et souples facilement utilisables pour leurs constructions Ainsi, le modeste ruisseau pourrait-il être à l'origine de la formation des communautés humaines qui le bordent encore aujourd'hui. Plus tard, le ruisseau fut une source de richesse pour ces communautés, grâce aux moulins qu'il fit tourner sur son parcours. On en a compté 18, dont 8 à l'intérieur de Villenauxe. Du Moyen Age au 20 siècle, ces moulins fournirent de la farine à toute la région ils produisirent aussi une matière première indispensable à la fabrication du cuir : la poudre de tan, obtenue par écrasement d'écorces de chêne enfin, ils contribuèrent à la production du drap, dont ils assuraient le foulage. A partir de Courtavant, le ruisseau fut aménagé en canal à la fin du 18è siècle pour acheminer le bois et les foins à Paris via Nogent-sur-Seine. Ce canal, dont l'exploitation fut éphémère, est encore visible aujourd'hui dans la traversée de Courtavant. Le ruisseau était autrefois désigné sous les noms les plus divers, correspondant généralement aux lieux qu'il traversait: la Vaunoise à Nesle, la Nozondre dans la vallée qui suit, la Noxe ou la Villenoxe dans la traversée de cette ville, la Barbuise à Barbuise, la Courtovonne à Courtavant, etc. Ce n'est qu'a la fin du 19è siècle que les cartographes pérennisèrent le nom de «Noxe» correspondant à la plus importante bourgade qu'il traversait-et.qui s'orthographiait encore indifféremment« Villenoxe » ou« Villenauxe». Ainsi, cotrairement à une idée reçue, c'est la ville qui a donné son nom à la rivière, et non l'inverse. Panneau d’information)]. Remontons sur la droite par la ruelle du sac et dans le virage longeons le mur de clôture et sur l’autre coté, le fossé ou coule la Noxe. Quittons ce fossé pour prendre sur la droite la rue de la Chapelle Lorette, nous trouvons sur un poteau téléphonique la pancarte Balade 1 balisage Jaune et une croix jaune. Prenons à droite, je pensais trouver de belles petites maisons à pans de bois. Mais rien que de pavillons moderne. Comme toujours, je travail, à l’envers.  Beaucoup, traces un itinéraire par rapport à ce qui peuvent trouver d’intéressant dans un secteur précis. Je trace mes itinéraires comme un maillage de recherche sur une surface. C’est ainsi que je vous ai fais découvrir toute la surface de la foret de Fontainebleau. Parfois plate ou presque, que l’on appelle plaines. Boisées en chêne dans le Nord Est, Humide et comportant des canaux au Nord. Des landes à callunes ou ses platières, zones rocheuses au sud. Les Petites Promenades et Promenades représentent une toile d’araignée, vous faisant découvrir plus d’une centaine de curiosités qu’il faut parfois chercher n’ayant pas mis volontairement de points GPS. Dans mes grandes promenades c’est la même chose, je débute par des grandes lignes, exemples GRP Thibaut de Champagne qui a disparu de la Brie, balisage que l’on va retrouver ici, ‘’au milieu de nulle part’’ (pas de transport ou presque) et ce terminant au milieu de nul part, ou presque (pas de transport également). Au moins le notre celui de la Brie même s’il se trouvait en limite des terres du Comte de Champagne, disposait de Gares pour les allées et retours. Ou encore de la Seine à la Loire puis de la Seine à la Marne, et tout doucement, comme l’araignée tisse sa toile, j’ai comblé les vides avec mes promenades dans le Nord de la Seine et Marne. Puis des boucles dans l’Essonne. Des l’instant que je marche, j’ai rarement été déçu. Tout me semble intéressant notamment les paysages. Je fais mes recherches après pour valoriser mon texte, et montrer comme je le notais dans mes premiers articles que l’on pouvais marcher intelligent. Nous voilà rue du Perrey avec sa contre allée planté d’une double ranger d’arbres. Remontons la rue sur la gauche. Nous retrouvons la Noxe. Longeons un ancien moulin avec son mécanisme apparent et un monument en pierre. Au carrefour prenons à gauche la D 197 en direction de Nesle la Reposte, nous longeons un bâtiment, grange ou garage plus ou moins à l’abandon avec ses chiens assis très caractéristiques d’une époque, certainement pour monter au grenier le foin ou la paille. Poutres, briques, pierre, torchis compose ce bâtiment qui pourrait s’il était placé dans un autre endroit faire une belle petite maison. Nous rencontrons le GRP Thibaud de Champagne. Passons un lavoir, un petit pont de pierre au dessus de la Noxe qui à cet endroit se dédouble, faisons un esse gauche-droite, poursuivons le long de la Noxe. Coupons l’un de ses bras. Après une ferme maraîchère, nous arrivons par la rue de Lette à Dival, hameau ou faubourg de Villenoxe. [Dival constituait autrefois un faubourg de Villenauxe. Il comptait environ 500 habitants et avait ses fortifications, son école, sa paroisse et son église. Celle-ci n'était toutefois qu'une succursale de l'église de Villenauxe. Jusqu'à la révolution de 1789, les deux églises dépendaient du prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Villenauxe, fondé au début du 12" siècle par l'abbaye Saint-Quentin de Beauvais. Des fouilles archéologiques menées en 1982 ont révélé qu'un édifice gallo-romain avait précédé l'église actuelle. Celle-ci a étérebatie à l'issue de la guerre de Cent Ans et a été consacrée à saint Jacques et saint Christophe par 'évêque de Troyes, enavril 1499. ll semble qu'elle ne comportait alors que son chaeur, la tour n'ayant été érigée qu'en 1520 et la nef au début du 17è siècle, comme en attestent des dates gravées sur différents éléments de l'édifice. L'église est longue de 42 m, large de 13 m et sa tour culmine à 46 m. Ces vastes dimensions contrastent avec la pauvreté 14 endémique des paroissiens de Dival et illustrent la profondeur de leur foi : la construction dut leur imposer d'énormes sacrifices. Mais leur dénuement se traduit dans l'aspect dépouillé de l'édifice, dépourvu de tout ornement, qui n'en est que plus émouvant. Le culte fut célébré dans l'église de Dival jusqu'en 1926. A cette époque, un pan de la toiture

s'effondra par manque d'entretien. L'église de Villenauxe suffisant à accueillir les fidèles des deux paroisses, celle de Dival fut fermée et vidée de son mobilier. La commune, se trouvant dans l'incapacité de la réhabiliter, décida de la démolir en 1937. Des habitants s'opposèrent à cette décision. Aidés par diverses associations de sauvegarde du patrimoine, ils réussirent à faire réparer la toiture en 1939. La guerre entraîna un nouvel abandon de l'édifice qui ne cessa de se dégrader au fil des années. Il fallut attendre 1977 pour qu'un maire nouvellement élu réussisse à convaincre la population, ainsi que plusieurs associations et institutions, de l'intérêt historique et patrimonial de la vieille église. Sous les efforts unis de ces acteurs, celle-ci fut dégagée de sa gangue végétale et vit sa toiture, ses murs, son carrelage, ses vitraux, ses portails entièrement refaits en 1985. Depuis, l'ancienne église est devenue un centre culturel. Panneau d’information]. Sur la gauche, l’église Saint Jacques de Dival avec son clocher tour et son lanternons [C'était l'ancienne église de Dival qui fut une succursale de Bouchy-le-Repos puis de Villenauxe. Consacrée par l'évêque de Troyes en avril 1499, elle a été agrandie au cours des XVIe et XVIIe siècles. Elle a deux nefs à deux travées du côté orient, l'une se terminant par un chevet plat, l'autre par une abside. Pour le reste de la nef, à l'occident, elle est non voûtée, une tour ayant la date du 14 mars 1520 sur le linteau de porte. Elle a été fermée au culte en 1926 à la suite de l'effondrement de sa toiture. Sa destruction fut alors envisagée tout en conservant son clocher mais finalement le toit de l'église put être réparé en 1939. L'église resta à l'abandon après la Seconde Guerre mondiale (nouvel effondrement de sa toiture) mais une seconde restauration fut décidée en 1978. Des fouilles entreprises en 1982 et 1983 précédant la seconde restauration ont mis au jour les fondations d'une église romane ainsi que des vestiges gallo-romains, un four de fondeur de cloches et une fosse protohistorique. L'ancienne église est utilisée comme centre culturel depuis 1985. Wikipédia]. Faisons le tour de l’église. Revenons sur nos pas, poursuivons la rue Saint Martin (D 197) jusqu’à la sortie de la ville, nous retrouvons la Noxe. Prenons le petit pont de la rue Gatillat. Sur la gauche une aire de pique nique (ma trace montre que je prends le premier pont et que je longe la Noxe sur sa rive gauche, il me semble me souvenir que c’était un peut délicat). Passons un immense bâtiment qui me semble être un ancien moulin (du moins il en a l’allure, haute bâtisse avec de petites fenêtres). A l’angle d’un grand hangar en tôles prenons la rue des Godures (GRP) sur la gauche. (J’ai cherché ce que voulais dire Godures cela peut être un anagramme, cela peut être la forme d’un pantalon trop long qui fait des plis sur les chaussures wikipédia). Puis la rue sans issu (chemin) du Paradis. Nous entrons en foret, longeons la Noxe, coupons deux chemins et nous grimpons en foret (GRP). Passons un pont, certainement d’une ancienne ligne de chemin de fer. Une belle grimpette. Nous sommes sur le chemin du Val de Noxe. A mi pente nous trouvons un carrefour (à gauche nous allons au moulin des roches à 0h35 et Nesle la Repose à 1h20. A droite nous repartons vers Villenauxe la Grande et tout droit un balisage jaune et bleu. Prenons le chemin de gauche en direction de Nesle la Repose, nous sommes toujours sur le GRP. Restons sur la même ligne de niveau, passons un petit pont au dessus d’un ru, longeons un muret. A la fourche, nous laissons le GRP poursuivant vers Nesle la Repose sur la gauche et prenons à droite, un chemin qui nous fait sortir de la foret et traverser la D 248. Faisons un esse droite gauche pour prendre la route d’accès menant à la ferme de la Cense Picard. Après avoir contourné la ferme dite sur la carte, des Hauts, longeons le verger, nous retrouvons un chemin dans les champs (balisage jaune et bleu). Dans la plaine sur la droite nous apercevons le centre de détensions de Villenoxe. Nous débouchons sur une route (D 748), que nous prenons à droite. Après le virage de gauche, nous longeons une clôture derrière une aire de motocross. La route tourne sur la droite, prenons le chemin de gauche, après une esplanade herbeuse. On se dirige vers les éoliennes. Nous entrons dans le bois de Montgenost, laissons un premier chemin, traversons la pâture faisant une incursion dans le bois. A l’orée de ce dernier, le chemin fait fourche, prenons à droite, laissons des cloisonnements forestiers ou des laies forestières. Au carrefour en forme de Té, prenons le chemin de gauche, (balisage jaune et bleu. Balisage que l’on devine plus que l’on ne voit). Nous débouchons sur un chemin carrossable que l’on prend sur la gauche. Laissons une laie forestière, sortons du bois et longeons sa lisière. Après une seconde laie forestière, au carrefour nous prenons à droite. Traversons un champ ou pousse des éoliennes… Nous arrivons à un carrefour, laissons le chemin de gauche et poursuivons tout droit jusqu’à la départementale 48, que nous prenons à droite. Je vais vous compter ma mésaventure, la carte n’étant plus tout à fait à jour les chemins disparaissant sous les betteraves et dans les taillis. Une betterave, c’est une betterave, alors même le chemin est planté. J’avais voulu suivre le chemin sur la carte et revenir sur mes pas avec le chemin en lisière du bois de Bethon, mais le chemin à disparu. L’orée du bois est fort difficile dans le taillis. Je suis donc revenu sur mes pas et coupe directement par le champ parce que c’est de la culture de betterave et que les sillons sont larges. Si le champ à une culture plus noble je ne l’aurais pas fait. Je n’ai pas retrouvé le chemin dans le bois de Bethon permettant de rejoindre la grande ligne droite bordée d’un fossé relié à des cloisonnements. Je ne voulais pas prendre la route et tous les autres chemins me rallongeaient. Pour m’en sortir, je suis revenu vers le bois Séquestre, traversé le champ de betteraves, et à vu j’ai rejoins ma trace, pénétré dans le bois, et trouvé un chemin forestier que je prends dans les bois communaux de Bethon. Laissons les laies forestières ou les cloisonnements sur la gauche. (J’aurais du prendre la dernière pour déboucher sur la D 48). Notre chemin est pratiquement rectiligne le long d’un fossé. De large chemin, nous passons à sentier jusqu’à sa lisière. Il fait un coude d’équerre sur la gauche, puis sur la droite, nous sortons du bois. Me voilà devant une clôture électrique. Je traverse le champ avant de longer la lisière de la foret communale de Bethon. Les pâtis sont infranchissables l’été avec des animaux. Nous arrivons à une fourche que nous prenons à gauche et débouchons sur la D 48 que je prends à droite. Je n’ai pas voulu faire demi tour c’était trop long. j’ai donc franchi les fils parce qu’il n’y avait pas d’animaux. Mais je n’aime pas. Le but des promenades c’est découvrir des paysages pas de franchir des zones privées. Traverser un champ de betterave en marchant bien entre les sillons je n’abîme rien. C’est tout a fait différent si ce sont des céréales. On se doit de respecter le travail des agriculteurs. De toute façon cela ne mène à rien puisque de l’autre coté dans les Pâtis nous avons une clôture électrique. Dommage plus bas j’aperçois un beau chemin. D’où la modification de ma trace par la D 48. Coupons la D 951 poursuivons la D 48 en direction de Conflans sur Seine et Romilly, nous entrons dans Bethon [A la limite du massif forestier de la Traconne se trouve le village qui doit son activité principale aux coteaux du sud marnais. Postez-vous en l'un des nombreux endroits qui ouvrent sur l'horizon et vous profitez d'un superbe point de vue sur le vignoble et sur la vallée de la Seine. Dédiée à saint-Serein, protecteur des troupeaux, l'église aux proportions importantes, reçoit en juin un festival de musique classique. A remarquer aussi des éléments typiques du mobilier rural, puits, auges et fontaine. Tourisme en champagne.com]. Descendons vers le vieux village et découvrons les vignes et la vallée de la Seine. A la grange en bois prenons la rue de gauche se dirigeant vers l’église [L'église de Saint-Serein erigée au XVè siècle, fait apparaitre en permanence le chiffre 8 : des rangées de 8 piliers, des piliers à base octogonale… Pythagore disait que le chiffre 8 ordonne toute chose. Il est possible de trouver d'autres occurrences de chiffre. Quand l'église a-t-elle été construite ? La réponse apparait peut-être en partie dans le vitrail de la nativité, invisible à l’œil nu, mais avec des jumelles. D'autres indices parsèment le lieu. Wikipédia]. Sur la gauche dans le mur une porte, et derrière une source. Il y coule peut être du champagne… qui sait. Elle est tout de même liée à une légende [Une légende raconte que saint Serein fit jaillir une source pour guérir le Comte Boson. Wikipédia]. Poursuivons la rue jusqu’au château que l’on verra malheureusement de loin [Le château de Bethon, qui se profile sur la hauteur, dans un parc paysager, est un bâtiment brique et pierre construit au XVIIe siècle. Passé au XVIIIe siècle à l’abbé Terray, puis au comte de Myrat, son neveu, la demeure doit ses échauguettes et ses lucarnes à la restauration effectuée vers 1865 par Antoine Le Brun de Neuville. Nom de la coopérative de champagne du lieu ; Avant que la vigne ne sculpte le paysage, c’étaient des pâtures au vert tendre sur lesquelles glissaient des troupeaux lents et pensifs, une polyculture héritée du XIXe siècle. Alors pourquoi avoir planté des chardonnays ici dans les années 1950 ? En 1963, la comtesse de Reviers, propriétaire du château de Bethon où la famille Le Brun résidait depuis 1845, et André Vandier, vigneron amateur de chevaux de course, entraînèrent 26 autres vignerons dans la création de la cave coopérative. Je n’ai rien trouvé d’autre sur le château hors mis une livre que je vous laisse consulter. Livre sur les seigneurs et le château de Bethon https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3793750/f9.item ]. Revenons sur nos pas. A la fourche du chevet de l’église prenons à gauche, nous avons une vue sur le coteau planté de cèpes de vignes et sur la vallée de la seine. Au loin les deux cheminées de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Remontons sur la droite la Grande Rue et prenons à gauche la rue du gouffre, coupons le chemin bitumé du Grand Fossé, poursuivons en face, la rue fait fourche, prenons à gauche nous descendons dans les vignes. A la fourche poursuivons tout droit dans les vignes, la route du Haillat, de route desservant les grandes vignes, nous passons à chemin. Nous débouchons sur un chemin faisant Té, prenons à gauche, et à la seconde fourche nous prenons à droite, puis à gauche, et débouchons sur la D 748 à l’entrée du village de Montgenost, (balisage jaune & bleu). Traversons le village. (L’un des rares villages ou je n’ai rien trouvé comme anecdotes, même sur l’église je n’ai rien, même pas sa date de construction, sauf tout de même qu’il y a 7 objets protégés à l’intérieurs. Je ne vous les décris pas, puisque comme toute les églises de France [ou presque] elle est fermée à double tour. Quand je pense qu’à une époque lointaine les églises accueillaient les pauvres et étaient toujours ouvertes. Un autre temps ou il y avait du respect, peut être de la peur… Peur de perdre son bout de Paradies.)  A la fourche, je ne prends pas sur la gauche la direction de Villenauxe, mais à droite, la rue de l’Ormeau. Au niveau du 7 de la rue nous avons l’immense porche en plein cintre d’une ancienne maison de champagne, prenons à droite la rue de l’église, nous arrivons à l’église par son chevet, faisons le tour de l’église qui se trouve sur un petit tertre. Prenons à droite la rue du château. Nous arrivons devant une grosse propriété délimitée par un long mur comportant une tourelle à l’un de ses angles. Hors mis ‘’la maison du métayer’’ nous ne verrons pas le château. Passons le cimetière (un sentier balisé par une flèche semble partir sur la gauche, un peu avant la porte du cimetière. Ne sachant pas si le bois appartient au château je ne mis risque pas, de toute façon je trouve une chaîne avec des panneaux propriété privée. Je ne comprends pas le fléchage. Je poursuis la route qui grimpe en longeant le bois d’un coté et les vignes de l’autre. Nous ne pouvons pas quitter les terres de champagne sans en connaître l’histoire [Le champagne, également appelé vin de Champagne, protégé par une appellation d'origine contrôlée dont la réglementation a nécessité plusieurs siècles de gestation. La délimitation géographique, les cépages, les rendements et l'ensemble de l'élaboration du champagne sont les principales spécificités de l'appellation.

L'origine du mot « champagne » provient de l’ancien terme français « canpayne ». Datant du XIe siècle, ce mot
signifie « grande étendue de terrain plat ». Ce sont alors les nombreux champs ouverts sur des plateaux pâles qui ont inspiré le nom que porte la région même de Champagne.

Historiquement, dès le Moyen Âge, cette province a commencé par produire des vins tranquilles, non effervescents. Des vins clairs appelés aussi « nature », dont la renommée commence à dépasser leur région d'origine au XVIe siècle, par l'entremise d'un ambassadeur de renom, le roi Henri IV, puis au XVIIe siècle, grâce aux talents de dom Pérignon (1638-1715), un moine cellérier de l'abbaye bénédictine d’Hautvillers, notamment avec l'assemblage de différents crus et le contrôle de la prise de mousse lors de la deuxième fermentation. Le succès de l'appellation est ensuite allé croissant, passant de 8 millions de bouteilles expédiées en 1850, à 28 millions en 1900, 100 millions en 1970, 200 millions en 1986, 300 millions en 2010 et 312 millions en 2015. Le champagne est élaboré essentiellement à partir de trois cépages : le pinot noir N, le meunier N et le chardonnay B. Le vignoble de Champagne produit surtout des vins blancs mousseux, avec un large éventail de cuvées (spéciales ou non), de millésimes et de flaconnages variés.

La culture de la vigne en Champagne remonterait à l'époque gallo-romaine, comme le suggèrent les vases et coupes trouvés au cours de fouilles archéologiques mais ces récipients ont aussi bien pu servir à boire de l'eau, de la cervoise, de l'hydromel ou du vin provenant de Rome ou de la Gaule méridionale. L'affirmation selon laquelle les Romains trouvèrent de la vigne dans les alentours de l'oppidum de Durocorter fondé par les Rèmes en 80 av. J.-C. provient de lectures erronées des textes antiques, le vignoble ne se développant dans la partie septentrionale de la Gaule qu'au IVe siècle. Le développement de la viticulture princière, ecclésiastique et monastique, source de revenus et de prestige, est attesté en Champagne à partir du VIIe siècle. L'intérêt que porte le clergé aux vins champenois, en particulier ceux de Reims et de Châlons-en-Champagne, s'explique aussi par son utilisation lors de l'Eucharistie comme sang du Christ. Après le monastère d'Hautvillers, vers 660, c'est l'abbaye Saint-Pierre-aux-Monts, à Châlons-en-Champagne, qui plante de nombreuses vignes dans les domaines qu'elle possédait en Champagne.

En l'an 1114, l'évêque de Châlons, Guillaume de Champeaux, fait rédiger la Grande Charte champenoise qui confirme cette abbaye dans toutes ses possessions agricoles et vinicoles. Cette charte, est considérée comme l'acte fondateur du vignoble de Champagne. Dès lors, les moines n'ont pas cessé de cultiver la vigne et de produire un vin de plus en plus élaboré.

Durant le règne d'Henri IV, il acquiert le nom de « vin de Champagne » à Paris, mais cette dénomination s'impose plus difficilement dans la région, le terme champagne désignant des terres non fertiles, ne pouvant servir que de pâturages aux moutons.

Au cours du XVIIe siècle, ces vins séduisent de plus en plus d'amateurs dans les cours royales de France et d'Angleterre, sous l'impulsion de certaines familles parisiennes qui possèdent des terres en Champagne. Ce siècle marque aussi une évolution, correspondant au désir des consommateurs, vers des vins gris, très faiblement colorés mais qui, selon les vignerons, vieillissent très mal en fûts.

Le champagne est donc rapidement mis en bouteille en verre (vers 1660) afin d'assurer une meilleure conservation des arômes (avec un tirage avant la fin de la première fermentation) grâce à l'invention de la bouteille de vin résistante par les Anglais qui découvrent parallèlement le bouchon de liège et le sulfitage des barriques pratiqué par les Hollandais. Mais il devient, en contrepartie, naturellement pétillant (surtout pour les champagnes ayant peu d’alcool, étant peu colorés et dont le tirage est fait à l'équinoxe de printemps), favorisé par le petit âge glaciaire. Ce caractère effervescent cause beaucoup de soucis aux vignerons, à tel point qu’il est surnommé « vin du diable » ou « saute-bouchon » à cause des bouteilles qui explosent ou des bouchons qui sautent sous la pression. Pour ces raisons, si les Anglais n’avaient pas été conquis par ce vin pétillant, le champagne ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd’hui car, à cette époque, les Anglais achetaient aux Champenois des tonneaux de vin en vrac, qu'ils se chargeaient de mettre eux-mêmes en bouteilles. Ils avaient aussi observé que la meilleure époque pour provoquer la prise de mousse était le printemps, ils rajoutèrent par la suite du sucre roux de canne issu de leurs colonies des Caraïbes pour développer cette prise de mousse et augmenter le degré d'alcool. En 1670, dom Pérignon (1638-1715), est le premier à pratiquer l'assemblage de raisins de différents crus et cépages, qui améliorent la qualité du vin et en fait disparaître certains défauts. Selon la légende, à l'occasion d'un pèlerinage à l'abbaye bénédictine de Saint-Hilaire en Languedoc, il découvre la méthode de vinification des vins effervescents de Limoux, qui existe depuis plus d'un siècle. Revenu dans son abbaye d'Hautvillers, dom Pérignon aurait expérimenté la méthode sur les vins du vignoble champenois. Une autre légende veut que ce soit lui qui introduit l'emploi du bouchon de liège, maintenu sur la bouteille par une ficelle de chanvre imprégnée d'huile, ce qui permet au vin de garder sa fraîcheur et sa mousse. De plus, il aurait fait renforcer la bouteille en adoptant un verre plus épais, pour éviter qu'elle n'explose. Malgré les efforts du moine, l'effervescence du vin reste empirique jusqu'aux recherches de Louis Pasteur sur la fermentation, au XIXe siècle. Les crayères près de son abbaye étaient utilisées pour conserver le champagne à température et humidité constantes. Par la suite, d'autres caves furent creusées en pleine craie.

Selon le chanoine Jean Godinot qui écrivit en 1718 que « depuis plus de vingt ans le goût des Français s'est déterminé au vin mousseux », le champagne effervescent aurait donc été commercialisé dans des bouteilles spécifiques, pour la première fois en France, vers 1695. D'autres archives attestent que, en l'an 1729, Nicolas Irénée Ruinart fonde à Reims le premier négoce en vin de Champagne effervescent, la maison Ruinart.


Jusqu'au XVIIIe siècle, le champagne ne peut exister qu'en bouteille bouchée et seule la vente en fûts est autorisée (loi de 1691 qui impose la vente en tonneaux, contenant plus facilement taxable car suffisamment gros pour prévenir de multiples fraudes) jusqu'à l'arrêt du Conseil royal du 25 mai 1728 sous Louis XV qui permet le transport du vin en paniers de cinquante ou de cent bouteilles. Cet édit royal ne rend pas pour autant le négoce du champagne plus dynamique : à cette époque, les expéditions de vin de champagne en bouteille ne dépassent pas 300 000 bouteilles par an, soit 0,5 % de la production totale de vin de la province, et les principaux vignerons sont encore des abbayes (dom Ruinart, dom Pérignon). Le champagne ne commence à acquérir son rayonnement international qu'à la fin du XVIIIe siècle grâce à des familles bourgeoises propriétaires de vignes qui organisent le marché : de producteurs, elles vont passer courtiers assurant le transport et mettant en place une promotion efficace de leur vin. Ces familles sont principalement de souche allemande, comme Florens-Louis Heidsieck ou Claude Moët puis, au XIXe siècle, la famille Bollinger. De même, certaines femmes, après la mort de leur mari, continuent le travail de celui-ci, entre autres Mme Pommery, Mme Perrier et Mme Clicquot (surnommée la « Grande Dame de Champagne »), contribuant elles aussi à la notoriété du champagne. La promotion du champagne est également assurée par des hommes d'État et des écrivains : Talleyrand le décrit comme « vin de la civilisation », Honoré de Balzac comme le symbole de l'amitié. Avant qu'on apprenne à champagniser les vins blancs, ceux-ci étaient parfois (certaines années) naturellement pétillants. On retrouve une production de vins pétillants naturels aux quatre coins de l'ancienne Champagne. En 1860, le savant champenois Jules Salleron invente les premiers bouchons en aggloméré puis, en 1882, le densimètre pour mesurer le degré alcoolique du vin, afin d’éviter les excès de sucre ou de levure dans le processus de la seconde fermentation. Wikipédia]. Après le cimetière laissons le chemin de droite. La route fait fourche laissons le chemin partant en limite du bois et des vignes sur la droite. Prenons à gauche, à la seconde fourche prenons à gauche quelques centaines de mètres plus loin prenons le chemin de gauche, traversons la foret puis suivons sa lisière, puis les champs. Ici l’appellation champagne ne doit pas existée, il ne sert à rien d’y planter de la vigne. Laissons le chemin de gauche longeant la lisière du bois. A la lisière du petit bois le chemin tourne sur la gauche, débouche sur un chemin formant Té en bordure du coteau ou nous retrouvons de la vigne. Au carrefour prenons à gauche nous longeons les cèpes de vigne bien alignés par un chemin plus ou moins carrossable permettant aux tracteurs de charger les précieuses grappes récoltées à la main ou à la machine. Abandonnons le chemin pour suivre sur la droite les derniers plans. Remarquer que la vigne ne se trouve que sur le coteau. On débouche sur un chemin formant Té que nous prenons à gauche et lorsqu’il devient un peu plus carrossable prenons le chemin de gauche à travers la vigne. La grande question est de savoir si cette portion est accessible pendant les vendanges. Nous débouchons sur le chemin carrossable de vidange et remontons les vignes jusqu’à la Fontaine Sainte Madeleine [La fontaine est le seul vestige du prieuré Sainte-Madeleine édifié au 12e siècle par les moines de Nesle-la-Reposte sur les hauteurs de Villenauxe. Par la suite, les moines abandonnent le site et les bâtiments tombent en ruine. Au 19e siècle, quelques pierres des fondations de la chapelle émergent encore du terrain. Toute trace en a disparu aujourd’hui. Seule subsiste la fontaine qui se situait à l’origine à 150 m au-dessous des bâtiments du prieuré. En 1855, la fontaine est reconstruite et prend la forme d’une petite chapelle, après avoir subi plusieurs transformations.
En 2002-2003, à la demande du Conseil Municipal, une nouvelle restauration est effectuée par des stagiaires en réinsertion professionnelle. La nouvelle grille a été confectionnée par le Centre de Détention de Villenauxe et posée en 2003.
http://petitcoeurdu10.centerblog.net/345-fontaine-sainte-madeleine ]. Revenons sur la large allée que nous prenons à droite, puis le chemin de droite permettant de rejoindre la D 951 que nous remontons sur la droite jusqu’à la limite des vignes, ou nous prenons le chemin de gauche. Longeons de nouveau ses dernières et par un coude d’équerre à droite puis à gauche, nous voilà en bordure d’un bois et après un crochet nous débouchons sur une route ou nous trouvons un fléchage blanc. Suivons le bitume qui tourne à gauche. Nous avons une belle vue sur Villennauxe, la vallée de la Noxe et toute la plaine. Nous abandonnons les vignes et débouchons sur la D 52 que nous prenons à gauche. Quelques centaines de mètres plus loin à l’angle d’une maison qui ressemble à une maison de garde barrière prenons à droite la rue Saint Vincent [La ligne de Mézy à Romilly-sur-Seine est une ligne de chemin de fer française non électrifiée à écartement standard et à voie unique. Elle est partiellement déclassée. La voie et la plateforme sont encore utilisées jusque Montmirail pour le transport de céréales. Elle constitue la ligne 004 000 du réseau ferré national. Dans la nomenclature régionale des lignes du réseau de l'Est, elle formait la branche sud de la ligne 22-2, la ligne de Château-Thierry à Oulchy - Breny en étant la branche nord. La ligne, d'une part tronçon d'un itinéraire de la vallée de l'Ourcq à Esternay et d'autre part chemin de fer d'Esternay à Romilly, est concédée à la Compagnie des chemins de fer de l'Est par une convention signée le 31 décembre 1875 entre le ministre des Travaux Publics et la compagnie. Cette convention est approuvée à la même date par une loi qui déclare la ligne d'utilité publique. En 1930, la ligne était parcourue par 2 allers-retours quotidiens. D'Esternay partaient quasi-simultanément vers 6h30 un train vers Château-Thierry en 1h37 d'une part, vers Romilly en 53 minutes d'autre part. Les trains retour arrivaient quasi-simultanément vers 11h30. L'après-midi, un train direct reliant Romilly à Château-Thierry en 3h01 passait à Esternay vers 17h00, heure à laquelle un train repartait vers Romilly. Le dernier train en provenance de Château-Thierry arrivait en gare d'Esternay vers 18h30. Fermeture au service voyageurs ; 3 novembre 1969 : Villenauxe – Lurey-Conflans et Montmirail – Esternay. Retranchement du réseau ferré national ; 15 décembre 1999 : Esternay – Villenauxe. La ligne est partiellement exploitée entre Mézy et Artonges pour le transport fret. Elle est entièrement à voie unique entre ces deux gares et en matière de signalisation c'est la consigne relative à la voie unique à trafic restreint (VUTR) qui est appliquée. Certains passages à niveaux sont commandés par les agents de trains manuellement. Les fonctions de chef de ligne sont assurées par l'agent circulation de Château-Thierry. La circulation est totalement interdite entre Artonges et Montmirail sauf sous consigne spéciale. En 2011, une association locale, le TFBCO (Tourisme Ferroviaire de la Brie Champenoise à l'Omois), tente de reconvertir la ligne pour en faire une utilisation touristique. Wikipédia]. Descendons, laissons sur la droite la rue des Godures et prenons sur la gauche une allée bitumée face à l’arrêt de bus. Après le portail cela devient un chemin herbeux (parcours de santé). Coupons la D 52 poursuivons par un chemin en face ‘’promenade du Tour de Ville’’ en stabilisée. Dépassons les terrains de sport. Nous débouchons rue des chenets que nous prenons à droite, au carrefour encore à droite nous sommes toujours rue des chenets et débouchons rue des frères robert, avec sa petite place parking et sa maison à colombage. Prenons la rue de gauche nous arrivons place Georges Clémenceau au chevet de l’église. Nous y trouvons également une maison à colombage. Eglise de Villenauxe la Grande [Eglise Saint-Pierre Saint-Paul L’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Villenauxe-la-Grande a été édifiée d’est en ouest en deux campagnes successives. La partie orientale, correspondant au chœur liturgique, date de la première moitié du XIIIe siècle. Les parties occidentales ont été complétées à partir de la fin du XVe siècle (inauguration en 1499). Mais la tour-clocher et le portail ouest datent du XVIe siècle (cloches hissées en 1544), et les travées ouest ont été largement reprises, notamment au sud, pendant le 3e quart du XVIe siècle (dates portées 1558 à 1565). Les portails latéraux sont du milieu du XVIIe siècle.L’édifice présente un plan allongé avec nef et bas-côtés de huit travées, et un chœur de trois travées, également à trois vaisseaux, se terminant par un rond-point avec déambulatoire. L'imposante tour-clocher se dresse sur le côté nord de la façade ouest. L'édifice est voûté d'ogives, excepté le chœur qui est couvert d'un plafond caréné datant de la fin du Moyen Age.L’église a été classée monument historique en 1840.Des vitraux d’origine ont été détruits lors d’un bombardement aérien survenu le 13 juin 1940. Parmi les pertes on compte également le panneau de la baie d’axe réalisé en 1926 d’après un carton de Maurice Denis. En 1957, la vitrerie a été refaite en verres blanc et motifs géométriques. La restauration complète de l’église (maçonnerie et toiture) est entreprise entre 1992 et 2000. Un habitant de Villenauxe, Maurice Bouley, décédé en 1992, ayant fait un don important à la commune afin que soit menée la réfection d’un vitrail, un projet est lancé pour compléter ce don et permettre la réfection de l'ensemble des verrières. Le concours de l’Etat, des collectivités locales et le mécénat (Gaz de France) permirent d'obtenir un budget total de 1,15 millions d’euros et d'engager la création de vitraux contemporains pour les 24 baies de l’église (soit une surface vitrée de 200 m2) ; ce qui en fait la commande la plus importante en France depuis vingt ans.Le programme iconographique de l’ensemble est fixé par la commission diocésaine et le comité national d’art sacré. Trois thèmes majeurs ordonnent la composition générale : les quatre éléments en partie ouest, les éléments symboliques de Villenauxe (céramique et vigne) dans l’avant-chœur, et des sujets plus religieux dans le déambulatoire (Marie, le Christ, le mystère pascal). Un concours international lancé en 2002 a reçu les candidatures de 36 artistes associés à autant de maîtres verriers. Le choix s’est porté en février 2003 sur le projet de David Tremlett, artiste anglais, associé à l’atelier Simon Marq de Reims. Les vitraux ont été installés entre août et octobre 2005. Ils ont été inaugurés le 24 octobre 2005 en présence du ministre de la culture de la communication. https://www.aube-champagne.com/fr/poi/eglise-saint-pierre-saint-paul-de-villenauxe-la-grande/ ]. [Le prieuré de Villenauxe fut fondé au début du 12è siècle par l'abbaye Saint-Quentin de Beauvais. II s'agissait d'un prieuré simple, composé d'un prieur et deux chanoines de l'ordre de saint Augustin relevant de l'abbaye mère. Ces religieux veillaient à l'application des préceptes de leur ordre dans la paroisse et rémunéraient un curé, assisté d'un vicaire et d'un sacristain, qui assuraient les offices, les sacrements et le soin des âmes des paroissiens. Le prieur était seigneur d'une partie du territoire de Villenauxe comprenant le centre de la ville et des terres alentour. A ce titre, il percevait divers impôts sur les propriétés et les activités situées dans son ressort et il prélevait la dîme sur l'élevage et les récoltes. Il était aussi propriétaire de certains biens, notamment des immeubles et des terrains constituant le siège du prieuré, situé au nord de l'église. Ce siège était essentiellement composé de bâtiments agricoles permettant d'engranger le produit en nature des dîmes et d'exploiter les terres et le cheptel appartenant au prieur. II comportait aussi les logements des chanoines et du personnel de l'exploitation agricole ainsi qu'une chapelle domestique, aménagée dans l'un des bâtiments. En 1710, les jésuites succédèrent aux augustins à la tête du prieuré. Les revenus de celui-ci furent alors affectés au financement des missions d'évangélisation des Indes et de la Chine. En 1762, l'ordre des jésuites fut dissous et le prieuré fut rattaché au collège Louis-le-Grand de Paris. En 1794, les immeubles furent saisis comme biens nationaux et vendus en plusieurs lots à des particuliers. Aujourd'hui, la grange aux dîmes se présente à peu près dans sa configuration d'origine, ainsi que la cave qui est sous la maison médicale, mais les autres bâtiments ont été considérablement remaniés. La maison « Hervé Bazin », comportant autrefois des bâtiments agricoles, est maintenant à usage d'habitation. Quant à « la maison Chable», devenue maison médicale, elle semble avoir été reconstruite, ou du moins considérablement modifiée, dans les débuts du 19 siècle. Panneau d’information].

L'HOTEL-DIEU ; Un hotel-Dieu fut fondé à Villenauxe en 1555 pour secourir et soigner les indigents. Il se situait dans la rue des Bouchers (actuelle rue de la Gare), et fonctionnait grâce aux libéralités des fidèles de l'Église. Vers 1820, l’école des garçons fut installée dans le bâtiment de cet hôtel-Dieu et il n'y eut plus qu'un bureau de charité pour porter secours aux pauvres. En 1860, M. Jacob, juge de paix à Villenauxe, donna à la commune un bâtiment situé rue Montarpont pour y créer une ambulance de deux lits destinée à recevoir temporairement les malades. En 1889, Me veuve Collot-Lefevre fit don à la commune du grand immeuble situé au n° 41 de la rue du Perrey pour y installer un nouvel hôtel-Dieu, en remplacement de l'ambulance de la rue Montarpont. L'aménagement de l’immeuble nécessita de faire appel aux dons des habitants de Villenauxe et, grâce à leur générosité, l'établissement put ouvrir en 1891. Il fut confié aux soins de religieuses qui en assurèrent le service jusqu'en 1958. Au début du 20è siècle, un hôpital et une maternité furent aménagés dans l'établissement qui prit alors le nom d'hôpital-hospice. Cet hôpital, d'abord rudimentaire, devint plus performant au fil du temps, au point qu'en 1950, Lorsque l'administration de la Santé menaça de le fermer, la commune protesta en faisant valoir qu'il possédait «une salle de chirurgie plus moderne et mieux outillée que celle de Romilly ». Néanmoins, l’hôpital et la maternité furent fermés en 1958, rétablissement n'assurant plus que l'hébergement des personnes âgées, confié à du personnel laïc. En 1975, 1hospice de la rue du Perrey fut abandonné au profit d'un établissement plus moderne, nouvellement construit dans une propriété communale de la rue Guillemot, où se situe la maison de retraite actuelle. L’immeuble de la rue du Perrey fut vendu à un particulier en 1978. Panneau d’information.

LA MAISON JACOB ; Vers 1620, Richelieu ordonna le démantèlement de la forteresse de Montaiguillon que le seigneur remplaça par un château non fortifié qu'il fit construire au sud de Villenauxe. La tradition veut que la belle demeure du 44 de la rue du Perrey ait été en partie construite avec des pierres provenant de la démolition de Montaiguillon. Si l'on n'a aucune preuve de cette assertion, on est certain que sa construction est contemporaine des événements que l'on vient d'évoquer puisque la date en est gravée dans clef de Voûte de son portail : 1628. Elle a survécu au château-fort de Montaiguillon qui est resté à l'état de ruines depuis Richelieu et au château de Villenauxe qui n'a pas survécu a la Révolution. Les premiers propriétaires dont les archives nous livrent les noms au XVIIè siècle, sans qu'on puisse assurer qu'ils soient les constructeurs, sont les familles Raveau, puis Josse. Au début du XVIIè siècle, la maison est la propriété de M. Louis Rivot, qui sera maire de Villenauxe de 1742 à 1755, puis échoit à ses descendants, qui se font appeler Rivot de la Gravière. En 1787, elle est achetée par Nicolas François Jacob, grand prévôt des Frères de la Charité, seigneurs du Pré-du-But, aux Essarts le Vicomte. Elle est restée propriété de la famille Jacob jusqu'en 1989. Les membres de la famille Jacob ont compté parmi les notables de Villenauxe et la maison qui les a abrités pendant près de deux siècles a été un témoin privilégié de 'histoire de Villenauxe. Ce fut tout particulièrement le cas pendant les années 1814 et 1815 ou elle servit tour à tour de quartier-général aux troupes françaises et aux troupes d'occupations, au gré des fortunes de guère. Elle échappa de peu à un incendie le 12 mars 1814 lors de son invasion par les Cosaques dont Amand Jacob (1801-1869) a décrit par les circonstances dramatiques. En 1989 Office Public d'Aménagement et de construction (OPAC) de l'Aube s'est rendu acquéreur de la propriété et a fait construire des pavillons dans le parc. En 1996, la façade, la toiture, ainsi que les deux caves voûtées sur pilier central ont été classées à l'inventaire des monuments historiques. Enfin, en 2001, l 'OPAC a fait restaurer le bâtiment principal qui abrite aujourd'hui 13 logements. Panneau d’Information.

LA POSTE ; Une poste aux lettres a été instaurée à Villenauxe à la fin du 17 siècle. Les lettres y étalent tenues à disposition des destinataires mais n'étaient pas portées à domicile. Ce n'est qu'en 1830 que fut créé un emploi de « piéton de la poste aux lettres , ancêtre du facteur. Ce dernier distribuait le courrier dans Villenauxe et les Villages environnants en parcourant journellement une vingtaine de kilomètres à pied. La poste occupa huit emplacements différents au cours de son existence.

A MAISON DE L'ÉPÉE ROYALE ; En 1290, Simon de Sainte-Croix, seigneur d'une partie de Villenauxe, possédait en ce lieu une maison avec ses dépendances. En 1520, cette propriété était louée par le seigneur Jacques de Louan à un religieux de l'ordre de Malte « à charge d'y bâtir une maison bonne et suffisante». Probablement la maison originelle avait-elle été détruite pendant la guerre de Cent Ans, comme beaucoup d'autres, et devait être reconstruite. En 1631, la maison était mise en location par le seigneur François de Villemontée sous la désignation de « maison où pend à présent l'épée royale» ; on ignore la signification de cette enseigne. Le bail de cette location, et d'autres qui suivirent, précisaient que cette propriété seigneuriale avait pressoir, grange, écurie, cour, jardin… et deux portes cochères qui ouvraient sur la rue du Perrey et la rue des Chenets. Vers le début du 18 siècle, le seigneur vendit le domaine qui devint successivement la propriété de plusieurs familles aristocratiques d'abord, un sieur Lamotte, époux d'une dame Legras de Vaubercey puis, en 1763, Claude Villiers de L'Isle Adam, époux de Marie Claire de Relongue; enfin, en 1782, François d'Haranguier, époux de Charlotte de Cockborne. Après le décès de François d'Haranguier, survenu en 1809, la maison devint la propriété de Victor Guyon (maire de Villenauxe de 1846 à 1859), puis de Louis Corrard, en 1835, enfin d'Alexis Lombard, receveur des postes, en 1847. Après la mort de ce dernier, la commune acheta la propriété en 1897 pour y établir l'école communale des filles. Elle fit construire un ensemble de classes dans le jardin et utilisa le bâtiment existant pour y loger les institutrices et les instituteurs A partir de 1982, l'école des filles fut progressivement aménagée en groupe scolaire mixte et « la maison de L’épée royale, ancien logement des enseignants, devint la bibliothèque municipale. Panneau d’information.


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Villenoxe

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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