mardi 2 juin 2026

De la Vanne à la Dhuis - Promenade 21 en Sénonais Aqueduc de la Vanne Malay le Grand

Je poursuis mon cycle de promenades, autour de deux aqueducs ; La Vanne et la Dhuis. Aujourd'hui nous suivrons l'aqueduc de la Vanne dans le Sénonais à Malay le Grand

Je poursuis mon grand cycle de promenades autour des deux géants hydrauliques franciliens : l’aqueduc de la Vanne et celui de la Dhuis. Oui, certains collectionnent les timbres, moi je poursuis des tuyaux de 150 ans à travers champs. Chacun son hobby.

Cette fois-ci, direction le Sénonais, à Malay-le-Grand, pour suivre l’aqueduc de la Vanne et découvrir les installations permettant aux eaux de la Cochepie de rejoindre discrètement leur grande sœur parisienne. Parce qu’au fond, les aqueducs, c’est un peu comme les autoroutes : il y a des échangeurs, des bifurcations… mais avec beaucoup moins d’aires de repos et nettement plus de vaches.

 

  J'ai modifié le style de l'article, peut être plus facile à lire, plus drôle, donnant une idée générale de la balade. vous trouverez le topo détaillé de la balade dans Trace GPS & Topo sans Commentaires

Bonne balade 

 

 

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Km     Temps     Arret      V/d      V/g        Dénivelé

25,1     4h30      1h10        5,6       4,1             480

 

Malais le Grand se trouve sur la D660 (route de Troyes) à quelques kilomètres de Sens

Ma promenade débute à Malay le Grand. Nous trouvons des parkings au niveau, de l'église, de la Mairie et en bordure de la Vanne.

Je me gare sur le parking en bordure de la Vanne.

Nous sommes en décembre 2022. La saison idéale pour marcher dans la boue avec enthousiasme.

Je gare la voiture au bord de la Vanne, à Malay-le-Grand. Le village est calme, traversé par la rivière et chargé de plus de quinze siècles d’histoire. Ici, les rois mérovingiens tenaient conseil, les Romains construisaient des aqueducs, et moi… je cherche où commence le bon chemin sans me tromper dès le premier carrefour.

La Vanne coule tranquillement au milieu du village. Son nom viendrait du gaulois Veen, qui signifie “tourbière”. Voilà une rivière qui a gardé un nom aussi glamour qu’un bulletin météo de novembre.

Je traverse le pont au-dessus de la rivière. Immédiatement, l’histoire me saute dessus. Les Romains avaient déjà construit ici un aqueduc monumental pour alimenter Sens en eau potable. Un ouvrage long de plus de 16 kilomètres, capable d’acheminer 23 000 m³ d’eau par jour. Et dire qu’aujourd’hui, on est fier quand notre box internet fonctionne correctement dans toutes les pièces.

Une vieille légende raconte même qu’un maçon amoureux réussit à construire un souterrain entre Sens et Vareilles pour gagner la main d’une noble demoiselle. À cette époque, les prétendants bâtissaient des aqueducs. Aujourd’hui, ils envoient des emojis.

Je remonte la rue de la République et passe devant la mairie-école, puis devant l’église Saint-Martin. Celle-ci possède une énorme tour carrée séparée du reste du bâtiment, comme si l’architecte avait changé d’avis en plein chantier :
— Finalement, le clocher… on va le mettre là-bas.

L’édifice mélange XVIe siècle, restaurations du XIXe et contreforts massifs. On sent bien que chaque époque a ajouté son petit bricolage personnel.

Je poursuis par la rue de la Gare. La gare n’existe plus, bien sûr. Comme souvent sur les anciennes lignes rurales, il reste surtout le souvenir des trains… et quelques randonneurs qui imaginent entendre un vieux sifflet dans le vent.

Après avoir longé le cimetière et traversé la D660, je passe sous la ligne TGV. Contraste absolu : au-dessus de moi, des trains filent à 300 km/h ; en dessous, moi, équipé de mon sac à dos, progressant héroïquement à 4 km/h en cherchant des balises jaunes.

Nous rejoignons enfin l’aqueduc de la Vanne.

Et là, je retrouve ces fameuses bornes blanches marquées “VP” pour Ville de Paris. J’adore ces petits détails. Au milieu des champs de l’Yonne, on tombe soudain sur des pierres qui rappellent que toute cette infrastructure existe pour que les Parisiens puissent prendre une douche chaude sans se poser de questions.

Puis apparaissent les arcades de Vaumarot.

Quand j’étais enfant, je voyais ces constructions depuis la route de Troyes et je me demandais pourquoi les Romains avaient abandonné leur aqueduc en plein milieu des champs. Il m’a fallu grandir pour comprendre que :

  1. ce n’étaient pas tous des Romains,
  2. un aqueduc passe souvent sous terre,
  3. et surtout que les ingénieurs aiment compliquer les choses avec des siphons, des vallons et des stations de pompage.

Nous longeons ensuite le bâtiment recevant les eaux de la Cochepie. Le mot “recevant” donne l’impression qu’il s’agit d’un hôtel pour sources fatiguées.

La randonnée devient très technique : stations de pompage, siphons, traversées de vallons… On sent que l’eau parisienne effectue un véritable parcours du combattant avant d’arriver dans les robinets.

Au fond de la vallée des Gondelins, nous traversons le petit ru de la Gaillarde. Un minuscule cours d’eau de 9 kilomètres, mais doté d’un nom qui ferait un excellent personnage de roman de cape et d’épée :
“Attention ! Voici surgir la terrible Gaillarde !”

Le chemin continue entre champs, lignes TGV, routes et bois. À plusieurs reprises, l’aqueduc disparaît sous terre. Ce qui est frustrant : on suit un monument invisible. C’est un peu comme visiter un musée où toutes les œuvres seraient enterrées.

À un moment, je quitte même le tracé officiel pour emprunter un chemin qui n’existe pas sur la carte IGN. Le genre de décision qui transforme une simple randonnée en épisode de “Survivor : édition agricole”.

Miracle : le chemin existe réellement.

Je traverse ensuite Soucy et le hameau de Montard avec son château aux tourelles de briques. Un château qui ressemble à une ancienne ferme ayant décidé de devenir noble sur le tard.

Puis viennent les grands espaces.

Des bois, des champs, des lisières forestières, des antennes, des lignes haute tension… et surtout des vues magnifiques sur la vallée de l’Yonne. Par beau temps, c’est superbe. Avec le brouillard de décembre, on obtient plutôt une ambiance de film historique où quelqu’un va forcément apparaître à cheval.

Je me perds légèrement du côté des Rougemonts. Rien de dramatique. Juste ce petit moment où l’on regarde la carte, le GPS, puis le paysage, avant de conclure :
— Bon… le chemin est probablement “par là”.

Et étonnamment, “par là” fonctionne.

Je redescends ensuite vers Saligny, son église, ses petites rues et son ru de la Gaillarde. Une pancarte annonce une église du XIIe siècle, tandis que le site de la mairie affirme XVIe siècle. Même les monuments historiques semblent hésiter sur leur âge. C’est rassurant : moi aussi, parfois, j’oublie les dates.

Après plusieurs kilomètres entre bois et champs, je retrouve enfin les arcades de Vaumarot. Cette fois-ci, je passe dessous. Immenses, silencieuses, elles traversent le paysage avec une élégance industrielle typique du XIXe siècle.

Je repasse sous les voies du TGV, longe encore l’aqueduc, traverse la D660… et me voilà de retour à Malay-le-Grand.

Une boucle de 25 kilomètres, quelques erreurs d’orientation, des siècles d’histoire, des aqueducs romains, des ouvrages hydrauliques du XIXe siècle, des trains ultra modernes… et toujours cette étrange sensation qu’en randonnée, on finit par voyager autant dans le temps que dans l’espace.

Un peut d'histoire 

 [Mâlay-le-Grand est dans le nord du département de l'Yonne et le nord de la Bourgogne.Le village, à environ 80 m d'altitude, se trouve dans la vallée de la Vanne, bordée au nord et au sud par des hauteurs menant à des plateaux qui avoisinent 200 m d'altitude. La Vanne, affluent de l'Yonne en rive droite, arrose le bourg, coulant d'est en ouest. Le ruisseau de Mondereau, qui vient de Sens au nord-ouest, conflue avec la Vanne au bourg de Mâlay. Ce sont les principaux cours d'eau naturels traversant la commune. Le village de Maslacius subterior est cité en 519. En 1003, le village est désigné sous le nom de Masliacus Major (« grand Malay »). En 1187, la dénomination de Mâlay-le-Grand devient Malaium


Vice-comitis (Mâlay-le-Vicomte) jusqu'à la Révolution. Ce n'est qu'alors que Mâlay-le-Vicomte redevint Mâlay-le-Grand et que le village voisin Mâlay-le-Roi devint Malay-le-Petit. Les vestiges d'un aqueduc gallo-romain ont été trouvés en 2014. Abandonné au IIIe siècle, ses matériaux ont été récupérés aux alentours des Musats et il n'en reste là que la partie basse. Appelé l'aqueduc Saint-Philbert, un manuscrit indique qu'il existait déjà en l'an 87, avec une capacité de 23 000 m3 par jour. De nos jours il serait visible seulement sur Mâlay-le-Grand . Au VIIe siècle Mâlay est « un domaine royal à 1 lieue de la ville de Sens ». Le palais mérovingien est connu par des événements politiques majeurs, comme une assemblée de gouvernement autour de Clotaire II en 615, ainsi que l'élévation du petit Clovis II à la royauté de Neustrie et Bourgogne en 63920. En 657 ou 658 saint Emmon évêque de Sens y convoque le concile de Mâlay. En 679 Thierry III y convoque un grand concile judiciaire, auquel participèrent cinq évêques métropolitains. Des traces identifiées avec ce palais ont été mises au jour dans les années 1990. C'était un édifice rectangulaire en dur de près de 300 m2 avec une ou deux salles de plus de 200 m2, détruit vers le Xe siècle.

Le lieu-dit la Corvée a livré les restes d'un habitat du XIe siècle, le long de l'aqueduc gallo-romain de Sens. Ils couvrent une surface de plus de 100 m de long sur environ 25 m de large.
L'AQUEDUC ROMAIN DE SENS OU AQUEDUC SAINT-PHILBERT
L'aqueduc Romain de Sens de la fin du premier siècle, ouvrage antique, à l'est de Sens, était long de plus de 14 km
Livre de Monsieur Didier Perrugot, docteur en archéologie, ouvrage réalisé avec l'aide du Conseil Général de l'Yonne.
Cet aqueduc fut aussi nommé aqueduc Saint Philbert:
Pierre BURETEAU, savant moine célestin de SENS qui vivait au commencement du XVIème siècle, admet que l'aqueduc, connu sous le nom de CONDUIT SAINT-PHILBERT existait déjà du temps de LEONTIUS, troisième évêque de SENS.

Un anonyme (manuscrit n°106- bibliothèque de SENS-p 2) donne une date précise, et avance que cette fontaine existait déjà en l'an 87, qu'elle «procédoit des fontaines SAINT-PHILBERT à PONT-sur-VANNE et VAREILLE, passant sous la terre par un beau canal de ciment», et il ajoute que "par négligence des gouverneurs, cette eau a perdu son cours".
La longueur de l'aqueduc, d'après le profil en long de cet ouvrage, entre VAREILLES et l'enceinte fortifiée de SENS était de 16,7Km. Il s'agit d'une conduite maçonnée en pierres, large de soixante cm, haute d'un mètre soixante, qui n'a rien d'autre pour lui que ses 19 siècles d'existence.
Cet aqueduc, qui n'est visible qu'à Malay le Grand, a été construit vers la fin du Ier siècle après Jésus-Christ. Sa capacité a été évaluée à 23000 m3 par jour.
Mais tout commence par une légende rapportée par l'abbé Prunier, curé de Soucy vers 1850 : "Il y avait à Sens un Comte ayant une jeune et jolie fille, aimable châtelaine sans fortune.
Sa beauté lui attirait mille adorateurs mais la pauvreté repoussait les épouseurs et la belle et douce Emma restait sans époux. Deux vilains fortunés, l'un orfèvre et l'autre maçon, devinrent éperdument amoureux et la demandèrent en mariage.
Le Comte les écouta et sans consulter sa fille dit aux concurrents que celui d'eux qui aurait le talent et la fortune de faire un chef d'œuvre d'ancien art deviendrait l'heureux époux de la belle Emma.
Il voulut que l'orfèvre fit une chaîne d'or enrichie de pierreries qui entourât l'enceinte de la ville et que le maçon construisît un souterrain de Sens à Vareilles, le tout dans l'espace d'une année. C'était pour d'autres que les amoureux chose impossible : ils se mirent à l'œuvre tout de suite mais l'orfèvre fut ruiné et ne put faire la chaîne. Il n'en fut pas de même du maçon qui fit et acheva le souterrain.
Fidèle à sa promesse, le comte lui donna sa fille en mariage."
JULLIOT au dix-neuvième siècle précise, "LES SOURCES:
L'aqueduc de SENS captait au moins trois sources : NOE, Le MIROIR de THEIL et SAINT-PHILBERT. Il est même très probable qu'il en prenait une quatrième, la SOURCE de VAREILLES, qui jaillit dans une vallée secondaire, à 2500 mètres environ de SAINT-PHILBERT."
Les quatre sources proviennent de circulations profondes et arrivent au jour par de véritables cheminées, des puits artésiens forées dans la craie compacte. Ces cheminées sont remplies de cailloux à SAINT-PHILBERT, à THEIL et à NOE, et de limon à VAREILLES.
Ces quatre sources qui alimentaient l'aqueduc pendant la domination romaine furent, à partir de la grande invasion des FRANCS, successivement détournées de l'aqueduc par les riverains.
Ainsi, dans les textes recueillis par M. JULLIOT, il n'est jamais question des sources de NOE et du MIROIR de THEIL: les fontaines de SENS étaient alimentées, suivant les anciennes
chroniques, par les sources de VAREILLES et de SAINT-PHILBERT.
Quelques personnes âgées du village de VAREILLES ont eu l'occasion, pendant leur jeunesse de jouer dans des ruines d'«anciennes caves», à proximité du MOULIN D'EN HAUT ou MOULIN de SAINT-REMY. En comparant leurs souvenirs à des croquis de l'aqueduc romain de SAINT­ PHILBERT à SENS, il semblerait qu'il existe beaucoup de similitudes.
Ouvrage de référence à lire en ligne : Notice sur l'aqueduc romain de Sens, De Gustave Julliot, Eugène Belgrand 1875
Eugène Belgrand (né le 23 avril 1810 à Ervy-le-Châtel1 - mort le 8 avril 1878 à Paris) est un ingénieur français connu pour sa participation aux travaux de rénovation de Paris dans la deuxième moitié du XIXè siècle.On lui doit les égouts de Paris, les Réservoirs de Passy, l'aqueduc de la Vanne (actuel).
Julliot, Gustave (1829-1903)
Historien local, auteur d'études sur Sens et sa région. - Professeur de chimie au lycée de Sens (1854-1883). - Président de la Société archéologique de Sens

https://books.google.fr/books?id=5JGTDqfygAUC&pg=PA37...

Read more at http://www.histoire-sens-senonais-yonne.com/.../l-aqueduc...]

  [Le mot « Vanne » vient du mot gaulois « Veen ou Vehen » qui signifie « tourbière ». D'une longueur de 58,8 km, la rivière naît dans la commune de Fontvannes (plus précisément sous l'église), petite localité de l'Aube située à 17 km à l'ouest de la ville de Troyes. La rivière matérialise la frontière naturelle nord du Pays d'Othe, région fortement boisée (45 % de forêts) qui constitue par ailleurs la plus grande partie de son bassin versant et lui fournit la majeure quantité de son débit. Elle conflue avec l'Yonne en rive droite au niveau de la ville de Sens. En 1867, la ville de Paris a engagé une série de travaux et construit un long aqueduc destiné à capter les sources de la vallée pour alimenter la capitale, et cela depuis l'amont de la rivière dans l'Aube jusqu'à la ville de Sens. Les travaux ont été réalisés par l'architecte Eugène Belgrand. Le débit du cours d'eau en fut fort modifié. Un aqueduc longe la rivière sur presque toute sa longueur, parfois souterrain et parfois à l'air libre. On peut y voir d'importants ouvrages d'art. Durant l'Antiquité les Romains avaient déjà effectué des travaux analogues pour alimenter la ville de Sens.

Aujourd'hui l'aqueduc de la Vanne court jusqu'à Paris, traversant notamment l'Yonne et la forêt de Fontainebleau, et transportant à 2,5 km/h pas moins de 957 l d'eau de source (et non pas d'eau de la rivière) par seconde dans le réservoir de Montsouris pour la consommation d'environ 20 % de l'eau potable dans la capitale. Le débit de la rivière en est diminué d'autant.
L’aqueduc de Cochepies (10,8 km), alimenté par des sources situées à Villeneuve-sur-Yonne, rejoint celui de la Vanne à Malay-le-Grand en passant sous la Vanne entre les communes de Maillot et Malay-le-Grand. Wikipédia]. Remontons la rue de la République, passons la Mairie école avec sa place arborée. Nous arrivons devant l'église [Sur la voie romaine reliant Sens à Alise, le village de Malay-le-Grand (Masliacus Subterior) est cité pour la première fois en 519. Il se trouvait non loin du palais des rois mérovingiens, connu sous le nom de Massolacum, où Clotaire II fit mettre à mort le patrice de Bourgogne Aléthée en 613, mais dont l’emplacement n’a toujours pas été identifié précisément. Le bourg est désigné sous le nom de Mâlay-le-Vicomte (Malaium Vice Comitis) de 1187 jusqu’au XIXe siècle.
Au milieu de la place, l’église paroissiale Saint-Martin comporte aujourd’hui deux parties indépendantes : le corps principal de l’édifice et, à quelques mètres à l’ouest, légèrement décalée vers le nord, une grosse tour carrée, vestige de la construction primitive. Celle-ci est de plan rectangulaire, en bel appareil de grès, contrebutée par de puissants contreforts et desservie par un escalier logé dans une tourelle. Elle s’achève par un beffroi recouvert d’ardoises. Le rez-de-chaussée est formé d’une travée reliée à l’est et au sud par une grande arcade à l’ancien édifice correspondant (aujourd’hui la place) : il est voûté d’ogives au profil prismatique reposant sur des culots. Colonnes cannelées, abaque sculptée d’oves et angelots confirment bien que cette tour a été édifiée au XVIe s., probablement dans les années 1530-1540, puisque le chapitre de la cathédrale de Sens donne en 1539 trente livres pour en aider la construction. Des arrachements et le piédroit d’une fenêtre montrent bien que l’édifice se poursuivait du côté est.
L’aspect actuel de l’édifice a été très fortement marqué par les interventions du XIXe s. (les travaux sont achevés en 1865). La façade occidentale, reconstruite, est structurée en trois parties : le portail central dans le style du XIIIe s. avec, de part et d’autre, une petite porte à linteau droit menant à un bas-côté. Á l’intérieur, la nef est large, rythmée en deux travées par de grandes arcades en arc brisé, sans chapiteau, qui reposent sur de hautes bases prismatiques et ouvrent sur les collatéraux. Au-dessus de la nef reposent les fermes de la charpente que complète une voûte lambrissée en arc brisé. Les deux travées de bas-côtés sont de structure analogue, mais le berceau de leurs voûtes est transversal. Les fenêtres ouvertes dans les murs des collatéraux apportent une lumière indirecte au vaisseau central de la nef.
L’église se poursuit vers l’est par une sorte de transept, profond mais non débordant, largement éclairé par de grandes baies à lancettes et réseau flamboyant, comme dans l’ensemble de l’édifice. Enfin, le chevet, de plan rectangulaire, est percé d’un grand triplet simplement chanfreiné. La charpente et la voûte lambrissée se poursuivent avec de légères différences sur la partie orientale. Malgré la lourde restauration du XIXe s. L’ensemble de l’édifice (sauf le triplet du chœur qui n’est guère datable) paraît avoir été construit au XVIe siècle.
Á la suite d’une tempête, d’importants travaux de restauration de la tour-clocher sont nécessaires. La Sauvegarde de l’Art français a soutenu une étude préalable de stabilité en 2006 par une aide de 4 000 €. Lydwine Saulnier-Pernuit. https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/malay-le-grand-eglise-saint-martin/ ]
 
 [ La commune disposait d'une gare qui se situait sur la ligne de Coolus à Sens, fermée au transport des voyageurs le 2 octobre 1938 ].  
 
  [L'aqueduc de la Vanne traverse aussi la commune, passant au nord de Mâlay. Venant des « sources d'Armentières » à  (25 km à vol d'oiseau à l'ouest de Mâlay - l'acqueduc s'appelle à cet endroit l'acqueduc d'Armentières), il fournit Paris en eau, pour un trajet de quelque 110 km. Pour plus de détail sur l'aqueduc voir les promenades précédente et suivante]
 
 [C'est l'un des plus petits cours d'eau du Sénonais. Son parcours sinueux traverse cinq communes au nord de l'agglomération. Pourtant le ru de la Gaillarde ne coule que sur tout juste 9.200 mètres.
Il prend sa source sous l'église de Fontaine-la-Gaillarde, passe sous le petit pont de pierre qui enjambe la route et vient alimenter le lavoir du village avant de poursuivre son chemin jusqu'à la rivière Yonne. Le ru de la Gaillarde traverse le village de Saligny, où il est alimenté par plusieurs autres petites sources, passe sur la commune de Sens dans sa partie nord, puis celle de Saint-Clément, avant de se jeter dans l'Yonne entre le centre de tri de la Poste et le restaurant Courtepaille, à Saint-Denis-lès-Sens, qu'il n'emprunte que sur environ 250 mètres. Son parcours naturel a peu changé au fil des siècles, sauf en 1957-1958 où le cours a été modifié pour permettre des aménagements fonciers à Saint-Clément. Il rejoint depuis un émissaire de la Ballastière.
Un syndicat veille sur la qualité de l'eau.
Récemment élu à la tête du Syndicat du ru de la Gaillarde, le maire adjoint de Saint-Clément Michel Jouan veille à l'entretien des berges, au bon écoulement de l'eau et à sa salubrité. « La qualité de l'eau, souligne l'élu, a été testée en juillet à Fontaine, Saligny, Sens et entre Saint-Clément et Saint-Denis, et le sera en septembre, en décembre et au printemps suivant. ». La majeure partie du tracé est libre, sauvage et le restera. Pas question de bétonner ou aménager à outrance les berges. Quelques riverains viennent y puiser régulièrement de quoi arroser leurs jardins.
Mais son usage premier reste l'écoulement des eaux pluviales. Des bassins d'orage ont été creusés pour éviter les engorgements potentiellement sources d'inondations.

  sur une route que nous poursuivons à gauche. Nous longeons le Bois de Montard, puis retrouvons les champs. A l'entrée du village de Soucy, nous longeons les terrains de sport, et prenons le chemin de droite remontant vers le bois, et une antenne. Poursuivons  le chemin qui fait un coude d'équerre sur la gauche, nous débouchons route de Montard que nous prenons à droite traversons ce lieu dit avec son château comportant des échauguettes  en briques sur deux angles, peut être une ancienne ferme. [Le château de Montard (ou Monthard) ou naquit Jean Cousin,  a été bâti en plusieurs fois aux XVe et XVIe siècles. Ayant subi un incendie il y a quelques années, le château est Racheté en 2012. Les deux emblématiques tourelles et le toit ont été réparées à la suite de ce sinistre. Aujourd'hui le château sert pour de l'événementielle. Je n'ai rien sur son histoire.  Je vous laisse un lien sur ce que l'on sait de l'artiste Jean Cousin https://www.yonne-89.net/JeanCousin.htm] 
 
  [La commune de Saligny est implantée dans une vallée, séparée en deux parties entre lesquelles ruisselle le Ru de la Gaillarde. De part et d'autre et cette zone d'habitat, des coteaux aux pentes relativement fortes peuvent atteindre 25%, le relief général est bien marqué par des découpages de thalwegs prononcés.

La dénivellation maximum est de plus de cent mètres, entre les points culminants de la commune et le bourg (altitude mini 86 m et 212 m maxi). En 519, la commune de Saligny était nommée "SALINIACUS IN PAGO SENONICO" (dans le pays des Sénons). Elle devint successivement SALIGNI en 1193, SALLIGNY en 1549, SAILLIGNY en 1552, plus SALIGNY au XVIIème siècle.
Au VIème siècle, cette localité faisait partie du Pagus de Sens. L'Hôtel-Dieu de Sens et l'Abbaye de Saint-Pierre le Vif en furent les seigneurs plus tard. A la révolution, le sieur Colomban Rossel y acquit des biens. La chapelle de Saliniacum in Sylva (Saligny dans les bois), fut fondée en 1118 en l'honneur de Saint-Vincent et de Saint-Laurent. https://www.saligny-yonne.fr/decouvrir-saligny].  

  [Ce village se distingue par son église Saint-Laurent et Saint-Vincent, bâtie sur l'emplacement d'une ancienne église qui fût brulée par les protestants. Cette église de style roman, datant du 16ème siècle est classée au titre des Monuments historiques, pour les peintures de sa voûte, pour ses façades de toiture. L'église "Saint Laurent et Saint Vincent " de style roman est reconstruite au XVIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne église, avec une nef moins importante, à l'origine de ce vide entre l'ancien portail et la nouvelle porte.

Egalement, le clocher remanié mais à la même place, se trouve à l'extérieur de l'église actuelle.
Celle-ci, isolée du bourg, est classée au titre des
monuments historiques pour les peintures de sa voûte, pour ses façades et ses toitures.

Description :
Longueur de l'édifice : 27,30 m   -  Largeur : 7,80 m
Hauteur de la voûte   : 10,40 m
La Porte Renaissance d'origine, est ornée des attributs de Saint-Laurent martyr (représenté par un Gril) et de Saint-Vincent (grappes de raisin), tous deux diacres et patrons de la paroisse.
L'Architecture est simple : Vaisseau unique qui s'achève par un chevet à 3 pans.
Les baies en ogives à chanfreins datent du XVIème.

L'ensemble est surmonté d'une voûte cintrée par lattage et plâtre, enrichie de fresques remarquables, remontant de la fin du XVIème siècle. Elles sont classées depuis 1979 et ont fait l'objet d'une restauration en 1986. https://www.saligny-yonne.fr/eglise-st-vincent-et-st-laurent ]
 
 
 
 
 
 

Le plus des photos

   
 
 
 



































 


 

 

 

 

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