mardi 2 juin 2026

De la Vanne à la Dhuis - Promenade 20 en Sénonais Aqueduc de la Cochepie - Rosoy

Je poursuis mon cycle de promenades, autour de deux aqueducs ; La Vanne et la Dhuis. Aujourd'hui nous suivrons l'aqueduc de la Vanne dans le Sénonais à Rosoy en faisant une boucle d'une trentaine de kilomètres. 

 

La promenade 21 nous faisait découvrir un complément d'eau en provenance de la source de la Cochepie pour l'aqueduc de la Vanne. 

J'ai modifié le style de l'article, peut être plus facile à lire, plus drôle, donnant une idée générale de la balade. vous trouverez le topo détaillé de la balade dans Trace GPS & Topo sans Commentaires

Bonne balade

 Les deux prochaines promenades nous fera découvrir les paysages traversés par l'aqueduc de la Cochepie long de10 km. Départ Villeneuve sur Yonne. Fin Maillot

Dans mon cycle de la Vanne à la Dhuys, je vais vous emmener en promenade autour des deux aqueducs. Parfois en les suivant, parfois l’aqueduc ne servira que le fil rouge et, nous fera découvrir les paysages qu’ils traversent. Depuis l’école ou j’ai appris que les Romains construisaient des aqueducs ou l’eau parcourait des kilomètres en traversant, collines et vallées par simple gravité, j’ai toujours été subjugué par ces ouvrages visibles ou invisibles amenant ‘’la vie’’ dans les villes ou l’eau manquait et tout cela sans machines infernales. Pourquoi Paris avait il besoin de ces aqueducs. Pour alimenter La ville en eau ‘’propre’’ afin d’éviter les maladies. (Le choléra, aussi appelé “maladie des mains sales”, est causé par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet par la consommation d’aliments ou d’eau contaminée par les selles de personnes infectées, à l’époque les stations d’épurations n’existaient pas. Pour avoir de l’eau propre, il faut aller la chercher loin. Aqueduc de la Vanne au sud, de la capitale long de 156 km. Aqueduc de la Dhuys (en souterrain) 129 km à l’Est de la capitale, aqueduc de l’Avre 175 km à l’ouest de Paris.


https://randosacaudos.blogspot.fr/2016/01/randonnee-le-plus-loin-possible-gr-11.html  et étape 7 RLPT Etape 8
https://randosacaudos.blogspot.fr/2012/10/randonnee-le-plus-loin-possible-gr-2_4.html

Vous trouverez si cela vous intéresse l’histoire de l’eau à Paris sur le site ; https://www.water-quality-journal.org/articles/wqual/pdf/1996/02/wqual1996272p97.pdf

 http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/aqueducs/index.html

Pour ne pas alourdir le contenu, je ne vous mets pas tout les détails des aqueducs vous les trouverez dans mes articles d’écrivant mes autres promenades de La vanne à la Dhuis. Je vous mets uniquement les liaisons.

Topo sur la Vanne : https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/decouverte-secrets-eaux-paris-ile-france-aqueduc-arcueil-1660403.html

https://www.paristoric.com/index.php/paris/inclassables/913-l-alimentation-en-eau-de-paris

http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm

Les eaux de Paris https://lavieavareilles.com/association/coeurdevanne/balade/20190603/diaporama%20pr%C3%A9sent%C3%A9%20par%20Eau%20de%20Paris%20le%203%20juin%202019.pdf

 Le maire Marcel Petiot de Villeneuve sur Yonne avait inscrit l'alimentation en eau des hameaux à l'ordre du jour du conseil municipal du 29 mai 1929. Beaudemont n'était pas prioritaire, car sa situation en hauteur et l'absence de nappe d'eau en surface compliquent le problème.

En 1931, rien n'a été fait. Une étude de faisabilité est même demandée aux ingénieurs du service vicinal pour amener les eaux de la ville depuis le captage de Cochepie. Ce n'est qu'en 1934 qu'un projet sérieux est enfin lancé, un forage assez profond pour atteindre une probable nappe d'eau souterraine.
Un sourcier réputé, Paul Guérin, détermine un endroit favorable, confirmé par les géologues et ingénieurs du génie rural : c'est l'emplacement actuel, à 200 m du village, sur la route de Palteau. Le puisatier Bardot, de Brion, commence le forage en janvier 1935, dans un contexte de dissensions au sein du hameau. Six mois plus tard, le maire Eugène Duran déclare au conseil : « Le forage a été effectué jusqu'à 70 m et n'a donné aucun résultat. » Finalement autorisé à poursuivre jusqu'à 80 m, le puisatier débouche, par une galerie latérale, sur une vaste salle et une rivière souterraine. Léon Cussac, plombier à Villeneuve, est chargé de fournir et installer un groupe élévatoire au puits de Beaudemont. Il faut par ailleurs réaliser l'adduction et la distribution de l'eau, construire un château d'eau : celui-ci ne sera terminé qu'en mai 1940, l'installation de distribution en février 1941 et la réception définitive prononcée le 23 janvier 1942. Cette eau, naturellement potable, était néanmoins sujette à la turbidité et à un taux élevé de nitrates par fortes pluies : la commune a finalement alimenté Beaudemont via le captage de Cochepie en 2020, projet déjà envisagé en 1931 !
Débarrassé de ses installations hydrauliques, le puits présente aujourd'hui un intérêt géologique, par l'accès à une rivière déjà explorée sur 180 m. C'est également un terrain d'entraînement pour les spéléologues ainsi que pour le GRIMP (unité d'intervention de secours) de la gendarmerie.
 
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25 

 

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Mon départ se fait de Rosoy

Rosoy se Trouve sur la D 606 entre Sens et Villeneuve sur Yonne

Nous trouvons un parking en centre ville proche de l’église et du cimetière

Km    Temps    Arrêt     Vd       Vg      dénivelé

30       5h25      1h00       5,6       4,7        557 +

 

l'aqueduc de la vanne ce géant souterrain capable de transporter de l’eau sur des dizaines de kilomètres… sans GPS, sans batterie et sans application mobile. Les Romains auraient adoré. Aujourd’hui, nous allons suivre l’aqueduc de la Vanne dans le Sénonais, du côté de Rosoy. Une balade où l’histoire, la boue, les chemins forestiers et les panneaux militaires oubliés se disputent la vedette.

La promenade précédente nous avait déjà présenté un personnage secondaire devenu indispensable : l’aqueduc de la Cochepie, petit frère discret chargé de donner un coup de main à la Vanne quand celle-ci a soif. Aujourd’hui, je ne fais qu’un salut rapide à l’usine de Maillot, cette énorme machine qui remonte courageusement l’eau de la Cochepie vers l’aqueduc principal situé plus haut. Une sorte de salle de sport hydraulique du XIXe siècle.

Les deux prochaines promenades nous permettront de découvrir les paysages traversés par cet aqueduc de la Cochepie, long d’une dizaine de kilomètres. Départ : Villeneuve-sur-Yonne. Arrivée : Maillot. Entre les deux : des bois, des vallons, des chemins qui montent sans prévenir et probablement quelques jurons du randonneur moyen.

Depuis l’école primaire, une question me fascine : comment des types en toge ont-ils réussi à faire traverser collines et vallées à de l’eau uniquement grâce à la gravité ? Personnellement, quand j’essaie déjà de faire tenir un niveau à bulle droit, c’est un exploit. Pourtant, ces aqueducs apportaient “la vie” dans les villes. À l’époque, boire l’eau locale revenait parfois à jouer à la roulette bactérienne. Le choléra, surnommé “la maladie des mains sales”, faisait des ravages, les stations d’épuration n’existaient pas et la devise officieuse devait être : “Si l’eau bouge toute seule… méfie-toi.”

Paris eut donc l’idée brillante d’aller chercher de l’eau propre très loin :

  • l’aqueduc de la Vanne au sud ;
  • celui de la Dhuis à l’est ;
  • celui de l’Avre à l’ouest.

En résumé : quand Paris a soif, c’est toute la campagne qui transpire.

Mon départ se fait donc à Rosoy, charmant village niché dans un méandre de l’Yonne, coincé entre deux collines comme un sandwich bourguignon. Les traces humaines y remontent au Paléolithique. Autrement dit : bien avant les lotissements, les ralentisseurs et les panneaux “attention enfants”.

Les fouilles archéologiques ont révélé des vestiges gallo-romains, gaulois, mérovingiens… bref, à force de creuser dans le coin, on finit toujours par tomber sur quelqu’un de vieux. À un endroit, on découvre des tombes gauloises ; un peu plus loin, des tuiles romaines ; ailleurs, une dent d’ours portée en pendentif. On imagine facilement le premier influenceur préhistorique :
— “Regardez mon nouveau collier, édition limitée mammouth-hiver.”

Je gare la voiture près de l’église et du cimetière. Toujours rassurant : en cas de randonnée trop sportive, tout est déjà prévu.

Nous empruntons le chemin de la Grande Ruelle. Évidemment, ça grimpe immédiatement. En randonnée, un chemin plat au départ est une légende inventée par les offices de tourisme. Rapidement, nous coupons l’aqueduc souterrain de la Cochepie. Invisible, silencieux, mystérieux… un peu comme un ninja hydraulique.

Le chemin traverse ensuite des champs, longe un terrain de paint-ball puis une étrange zone ressemblant à une décharge militaire post-apocalyptique. Difficile de savoir si l’on est dans une forêt bourguignonne ou dans le décor d’un vieux film de guerre à petit budget.

Dans le bois de Maillot, nous trouvons un antique panneau militaire interdisant l’accès les mardis et jeudis. Vu l’état du panneau, je pense que les soldats concernés doivent être à la retraite depuis quelques décennies.

La forêt devient un vrai labyrinthe :

  • une fourche ;
  • une patte d’oie ;
  • un chemin herbeux ;
  • des ornières capables d’engloutir une chaussure ;
  • des traces de vieux balisages de toutes les couleurs.

À un moment, j’ai l’impression qu’un ancien organisateur de randonnée a éternué sur une carte IGN.

Le brouillard finit par se lever et révèle au loin Sens avec sa célèbre cathédrale gothique. Instant majestueux… immédiatement interrompu par un bruit étrange venu de la vallée. Un souffle métallique. Un grondement. Non, ce n’est pas un dragon. C’est simplement le TGV qui déboule à pleine vitesse. Même perdu en pleine nature, la SNCF trouve toujours le moyen de rappeler qu’elle existe.

Nous descendons ensuite vers Malay-le-Grand. Là encore, l’histoire déborde de partout : aqueduc gallo-romain, palais mérovingien, vestiges antiques… Ce village possède tellement de couches historiques qu’on pourrait presque le découper comme un mille-feuille archéologique.

Au bord de la Vanne, l’ancien moulin reconverti par la Ville de Paris rappelle que l’eau ici n’était pas seulement utile : elle faisait tourner moulins, scieries, papeteries et probablement quelques conversations de comptoir.

Nous poursuivons vers les bois de Chaumont, où un panneau présente une photo des jeunes de la “classe 14” creusant des tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Ambiance soudain plus grave… avant qu’un parapente surgisse du sommet comme une mouette sous caféine.

Plus loin, nous découvrons le célèbre polissoir des Fainéants. Nom extraordinaire pour un monument préhistorique. Après plusieurs heures de marche, j’aurais personnellement renommé l’endroit “le polissoir des Mollets détruits”.

Puis apparaît enfin la Borne Percée : un mégalithe troué vieux de plusieurs siècles. Les anciens bâtissaient des pierres percées monumentales ; aujourd’hui nous avons les ronds-points décorés. Chaque civilisation ses chefs-d’œuvre.

La balade continue entre champs, vallées, bois et hameaux isolés. Parfois le silence règne totalement… puis un TGV traverse le paysage comme une fusée. Le contraste est saisissant : d’un côté la préhistoire, de l’autre 320 km/h.

À Véron, nous retrouvons enfin l’aqueduc de la Cochepie grâce à une pancarte qui annonce fièrement “Aqueduc de la Vanne”. À ce stade, même les panneaux semblent hésiter.

L’église Saint-Gorgon-et-Saint-Dorothée nous accueille avec ses statues anciennes, son portail du XVIIIe siècle et ses histoires de martyrs particulièrement peu relaxantes. Les saints de l’époque avaient une résistance au stress assez impressionnante.

Nous passons ensuite près de l’ancien moulin de Véron où se cacherait une mystérieuse fontaine pétrifiante. Malheureusement, je ne vois pas grand-chose. Soit elle est discrète, soit elle pétrifie uniquement les touristes inattentifs.

Le retour vers Rosoy suit de nouveau l’aqueduc. Après 30 kilomètres, 557 mètres de dénivelé et plusieurs rencontres avec des chemins décidément “mal foutus”, nous retrouvons enfin le parking.

La voiture est toujours là.

Ce qui, après une journée pareille, est déjà une victoire.

 Une peut d'histoire

Nichée dans un méandre de l’Yonne, bordée de deux collines, à deux pas de la ville de Sens, le village fut installé là depuis près de cinq siècles. Les traces les plus anciennes du peuplement de Rosoy remontent au paléolithique.

La rive Gauche ; Les fouilles successives, qui ont eu lieu au 20e siècle, ont mises à jour des vestiges datés des époques gallo-romaines et d’autres beaucoup plus anciennes. Ainsi, la plaine de Nange, vaste espace compris entre le barrage actuel de Rosoy et les limites de la commune voisine d’Etigny, est considéré comme étant le premier village de « Rosoy », celui de l’âge de bronze, que l’on pourrait qualifier de vrai « village gaulois ». Par
ailleurs, on sait maintenant avec quasi certitude que trois camps militaires ont occupé les rives de la vallée, dont le plus important se situait à Veron. A cette époque, le contexte géographique était tout autre, puisque le lit de la rivière était plus étroit et moins profond qu’aujourd’hui. De même, les rives étaient beaucoup plus hautes et larges. Plus encore, l’histoire mentionne la présence de deux gués dont le premier, celui des fourches, situé le plus en amont, est localisable à l’endroit où la rivière forme un coude prononcé. Le second, en aval à 745 mètres, prend place au niveau de l’actuel barrage de Rosoy. Il semblerait d’ailleurs qu’un tronçon de voie romaine, bordée de fossés, se dirigeait vers ce gué.

La rive droite ; Cette partie du village s’étend depuis la zone dite de la « Grande Mer » (espace compris entre la ferme de Champbertrand et les caravanes), le carrefour de la Croix Rouge jusqu’aux abords des « Créasses », ces falaises qui s’élèvent à près de 40 mètres au dessus des rives. A cet endroit, les fouilles réalisées en 1948 ont pu nous livrer des fragments de tuiles romaines. A quelques mètres de là, un sondage du sol a également permis de découvrir plusieurs squelettes enchevêtrés, restes de sépultures gauloises, dont la position indiquerait vraisemblablement un glissement de terrain. Enfin, à proximité de cet endroit, mais plus haut dans le talus descendant de Rosoy, ont été découvertes deux autres sépultures superposées. La plus profonde, située à 3 mètres 30 sous terre contenait deux corps ornés de bijoux de bronze. Ces sépultures ont d’ailleurs été datées de la fin de la période de la Tène (l’âge de Bronze). D’après un document des Archives de l’Yonne, l’ancien nom de ROSOY serait « CREERI/E » (1239 et 1271), celui de « ROSAYUM » n’apparaît qu’en 1491. A la suite d’une épidémie de peste, le village aurait quitté l’endroit de « CREERI/E » pour s’installer à l’emplacement actuel. D’importantes stations préhistoriques ont été découvertes dans la plaine le long de la rivière et autour de la ferme de Charbonnière. Dans les sablières près du barrage sur la rivière, une tombe contenait un squelette qui portait une dent d’ours en pendeloque. Dans les mêmes sablières, on a découvert des sépultures gallo-romaines à incinération du 1er siècle, ainsi qu’une petite construction carrée et un puits de la même époque. L’écrêtement de la route nationale, au lieu dit « Rouge » a fait découvrir des sarcophages et des tombes mérovingiennes, alors que sur la pente descendant au village, deux tombes gauloises fournissaient un bracelet de bronze et une fibule de fer. https://rosoy-89.fr/la-commune/historique/

 l’aqueduc souterrain de la Cochepie [Aqueduc de Cochepies dont la source se situe sur la commune du (Petit Vau - Villeneuve sur Yonne) a une longueur de 10.8 Km en France et se termine sur la commune de (Maillot).  L'eau souterraine dans la craie du bassin des sources de la Vanne. ] 

 Malay le Grand [Le village, à environ 80 m d'altitude, se trouve dans la vallée de la Vanne, bordée au nord et au sud par des hauteurs menant à des plateaux qui avoisinent 200 m d'altitude. La Vanne, affluent de l'Yonne en rive droite, arrose le bourg, coulant d'est en ouest. Le ruisseau de Mondereau, qui vient de Sens au nord-ouest, conflue avec la Vanne au bourg de Mâlay. Ce sont les principaux cours d'eau naturels traversant la
commune. L'aqueduc de la Vanne traverse aussi la commune, passant au nord de Mâlay. Venant des « sources d'Armentières » à Saint-Benoist-sur-Vanne (25 km à vol d'oiseau à l'ouest de Mâlay - l'acqueduc s'appelle à cet endroit l'acqueduc d'Armentières), il fournit Paris en eau, pour un trajet de quelque 110 km. Le village de Maslacius subterior est cité en 519. En 1003, le village est désigné sous le nom de Masliacus Major (« grand Malay »). En 1187, la dénomination de Mâlay-le-Grand devient Malaium Vice-comitis (Mâlay-le-Vicomte) jusqu'à la Révolution. Ce n'est qu'alors que Mâlay-le-Vicomte redevint Mâlay-le-Grand et que le village voisin Mâlay-le-Roi devint Malay-le-Petit. Les vestiges d'un aqueduc gallo-romain ont été trouvés en 2014. Abandonné au IIIe siècle, ses matériaux ont été récupérés aux alentours des Musats et il n'en reste là que la partie basse. Appelé l'aqueduc Saint-Philbert, un manuscrit indique qu'il existait déjà en l'an 87, avec une capacité de 23 000 m3 par jour. De nos jours il serait visible seulement sur Mâlay-le-Grand. (Je n’ai pas réussi à situer cet aqueduc). Le lieu-dit la Corvée a livré les restes d'un habitat du XIe siècle, le long de l'aqueduc gallo-romain de Sens. Ils couvrent une surface de plus de 100 m de long sur environ 25 m de large. Le lieu-dit les Pâquis a livré quelques éléments de poterie culinaire de la Tène D2b, produits localement et d'un caractère archaïque marqué ; ils voisinent avec des poteries importées à pâte et engobe micacé de « type Besançon » et des marmites et couvercles à pâte claire et engobe micacé. Noter aussi la présence de céramiques d’un groupe technique particulier, modelé et dégraissé de
particules métalliques, de très bonne qualité. On les trouve dans la zone de la confluence Seine-Yonne et jamais plus au sud que la vallée de l'Yonne ; elles sont datées du IIe siècle. Au VIIe siècle Mâlay est « un domaine royal à 1 lieue de la ville de Sens ». Le palais mérovingien est connu par des événements politiques majeurs, comme une assemblée de gouvernement autour de Clotaire II en 615, ainsi que l'élévation du petit Clovis II à la royauté de Neustrie et Bourgogne en 639. En 657 ou 658 saint Emmon évêque de Sens y convoque le concile de Mâlay. En 679 Thierry III y convoque un grand concile judiciaire, auquel participèrent cinq évêques métropolitains. Des traces identifiées avec ce palais ont été mises au jour dans les années 1990. C'était un édifice rectangulaire en dur de près de 300 m2 avec une ou deux salles de plus de 200 m2, détruit vers le Xe siècle. Wikipédia]

 la Vanne [La Vanne prend sa source au village aubois de Fontvanne, le bien nommé. Selon Boutiot, la rivière est alimentée par onze affluents. Il s’agit, successivement de l’Ancre, du Bétrot, de la Nosle, des ruisseaux de Gré, des Abîmes et du Sévy, du Fossé de Tiremont, de la Vieille Vanne, de l’Alain, de la Bacule et de la Lingue. Comme d’autres cours d’eau, l’étymologie de l’hydronyme n’est pas clairement établie. Le nom n’est pas unique et Johanne signale deux occurrences et notamment un torrent de l’Isère, et un ruisseau de la Manche. Les formes anciennes de l’hydronyme sont les suivantes : Veneda (959), Venena (965), Vanna (1125), Vanne (1201-1222), Veneta (618), Vennes (1675), Vanne (XVIII e ).
D’après Boutiot, « le nom Vanne proviendrait du gaulois veen ou vehen avec le sens de tourbière ». Dauzat, Deslandes et Rostaing postulent en faveur d’une racine hydronymique ven complétée d’un suffixe prélatin - eda ( Dictionnaire des noms de rivières , p. 93.) Maillet propose le sens de bief de moulin ( Dictionnaire des hydronymesp. 599). Maurice Prou, historien émérite, rappelle que l’hydronyme a pris les noms de Vendena, Vindena, en 852 avec le sens de blancheur ou du sacré. En plus de prêter ses eaux au transport du bois de chauffage venant des forêts d’Othe et de Lancy, le cours d’eau, long de 58,750 km, a aussi participé à l’économie de la région, en fournissant l’énergie nécessaire pour « actionner trente moulins à blé, trois scieries, six moulins à tan, une papeterie, une fabrique d’eau de Seltz, une fabrique d’essieux, de boutons et de rasoirs » (Joanne, Dictionnaire géographique de la France , t. 7, p. 5.085). Elle a participé à l’économie de la région, en fournissant l’énergie nécessaire pour « actionner trente moulins à blé, trois scieries, six moulins à tan, une papeterie, une fabrique d’eau de Seltz, une fabrique d’essieux, de boutons et de rasoirs ». L a Vanne, qui traverse la partie basse de Villeneuve-l’Archevêque, supportait le flottage des bois et actionnait les moulins de la localité dont les moulins banaux, avant de gagner Molinons et au-delà de se diriger vers Sens, son lieu de confluence avec l’Yonne. https://www.lyonne.fr/villeneuve-sur-yonne-89500/actualites/la-vanne-riviere-emblematique_14319767/ ]

l’ancien moulin à blé [la maison de l'écluse a retrouvé tout son éclat. L'ancien moulin à blé, racheté en 1885 par la Ville de Paris qui l'a transformé en maison de gardien du barrage, est aujourd'hui propriété d'Eau de Paris.
Lors de gros travaux sur le barrage une passe à poisson fut crée (Yonne Républicaine)]. [L’aqueduc de Vanne passe de l’autre coté de la D 660, au niveau du moulin nous trouvons sans le voir un aqueduc de prise d’eau se dirigeant vers l’usine d’élévation de Maillot ou il retrouve l’aqueduc de la Cochepie. L’usine de Maillot fut construite en 1888, sur une surface totale de 1,4 hectare. Elle permet le relevage des eaux du périmètre sourcier de Cochepies jusque dans l’aqueduc de la Vanne. Le relevage s’effectue par groupes électropompes et/ou pompes actionnées par turbine. Les turbines sont alimentées par l’eau de la rivière Vanne, dérivée au niveau du barrage de Malay-le-Grand, située à 2,5 km en amont de l’usine, et acheminée par un aqueduc souterrain de 2 m de diamètre. Exploitée par Eau de Paris, cette usine rénovée constitue un maillon essentiel du système parisien d’alimentation en eau. https://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/usine-maillot--maillot-124716.htm ]

Le pont traverse la vanne mais également le ru de Mondereau  [LE RU DE MONDEREAU. Modeste petit rû long de 7 kms, je suis né d’une dérivation de la Vanne, en 1358, à MASLAI-LE-VICOMTE (aujourd’hui Mâlay-le-Grand), sur ordre du Régent Charles, futur roi Charles V. D’après certains écrits, je coulais déjà au 13e siècle, au Nord de la Ville de Sens, cela sans certitude. Les cours d'eau ont été façonnés par les hommes au Moyen Âge à Sens. Ils sont pour la plupart des dérivations de la Vanne qui servaient à alimenter en eau les moulins - Il y en a eu jusqu'à 19 à Sens - et les usines.
Chacun a son histoire. Le ru de Mondereau est le plus vieux ru de la Ville. Et le plus long aussi. Il traverse la cité de depuis les bords de l'Yonne, vers le Clos-le-Roi, jusqu'à sa vanne d'alimentation à Malay-le-Grand. Son origine remonte au III e siècle, sous l'ère romaine. Au fil du temps, il a servi de protection contre les invasions, d'égouts, de réserve de pêche et évidemment de source d'énergie pour les moulins. Ce dernier alimentait aussi le ru de Gravereau qui est aujourd'hui un bras mort coulant des jours paisibles au fond de jardins au sud de Sens. On l'aperçoit rue Champbertrand, au lavoir, puis on le voit se jeter dans l'Yonne, quai Ernest-Landry. https://www.lyonne.fr/sens-89100/actualites/les-petits-cours-deau-senonais-un-patrimoine-naturel-a-preserver_12588797/]. 

Nids d'hirondelles... Rare à notre époque

  l’église de Malay le Grand. [Sur la voie romaine reliant Sens à Alise, le village de Malay-le-Grand (Masliacus Subterior) est cité pour la première fois en 519. Il se trouvait non loin du palais des rois mérovingiens, connu sous le nom de Massolacum, où Clotaire II fit mettre à mort le patrice de Bourgogne Aléthée en 613, mais dont l’emplacement n’a toujours pas été identifié précisément. Le bourg est désigné sous le nom de Mâlay-le-Vicomte (Malaium Vice Comitis) de 1187 jusqu’au XIXe siècle. Au milieu de la place, l’église
paroissiale Saint-Martin comporte aujourd’hui deux parties indépendantes : le corps principal de l’édifice et, à quelques mètres à l’ouest, légèrement décalée vers le nord, une grosse tour carrée, vestige de la construction primitive. Celle-ci est de plan rectangulaire, en bel appareil de grès, contrebutée par de puissants contreforts et desservie par un escalier logé dans une tourelle. Elle s’achève par un beffroi recouvert d’ardoises. Le rez-de-chaussée est formé d’une travée reliée à l’est et au sud par une grande arcade à l’ancien édifice correspondant (aujourd’hui la place) : il est voûté d’ogives au profil prismatique reposant sur des culots. Colonnes cannelées, abaque sculptée d’oves et angelots confirment bien que cette tour a été édifiée au XVIe s., probablement dans les années 1530-1540, puisque le chapitre de la cathédrale de Sens donne en 1539 trente livres pour en aider la construction. Des arrachements et le piédroit d’une fenêtre montrent bien que l’édifice se poursuivait du côté est. L’aspect actuel de l’édifice a été très fortement marqué par les interventions du XIXe s. (les travaux sont achevés en 1865). La façade occidentale, reconstruite, est structurée en trois parties : le portail central dans le style du XIIIe s. avec, de part et d’autre, une petite porte à linteau droit menant à
un bas-côté. Á l’intérieur, la nef est large, rythmée en deux travées par de grandes arcades en arc brisé, sans chapiteau, qui reposent sur de hautes bases prismatiques et ouvrent sur les collatéraux. Au-dessus de la nef reposent les fermes de la charpente que complète une voûte lambrissée en arc brisé. Les deux travées de bas-côtés sont de structure analogue, mais le berceau de leurs voûtes est transversal. Les fenêtres ouvertes dans les murs des collatéraux apportent une lumière indirecte au vaisseau central de la nef. L’église se poursuit vers l’est par une sorte de transept, profond mais non débordant, largement éclairé par de grandes baies à lancettes et réseau flamboyant, comme dans l’ensemble de l’édifice. Enfin, le chevet, de plan rectangulaire, est percé d’un grand triplet simplement chanfreiné. La charpente et la voûte lambrissée se poursuivent avec de légères différences sur la partie orientale. Malgré la lourde restauration du XIXe s., l’ensemble de l’édifice (sauf le triplet du chœur qui n’est guère datable) paraît avoir été construit au XVIe siècle. (Lydwine Saulnier-Pernuit)
https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/malay-le-grand-eglise-saint-martin/ ]

 le bois de Chaumont. Nous y trouvons un panneau d’information, une photo souvenir de 1914. Les jeunes de la ‘’classe 14’’ creusent des tranchées sur la montagne de Chaumont. 

 polissoir des Fainéants, (attention propriété privée) [Le polissoir, classé au titre des monuments historiques en 1938. https://museedupatrimoine.fr/polissoir-des-faineants-de-noe-yonne/5716.html


Un Polissoir en archéologie, un polissoir est un bloc de grès ayant servi, à lâge de la pierre, à polir les haches de silex. Le polissoir est un bloc rocheux apparenté aux mégalithes portant les traces laissées par l'activité industrieuse des hommes préhistoriques : le polissage d'outils en pierre. Toutefois, la différence entre un menhir ou un dolmen et un polissoir, est que ce dernier ne semble pas être associé à la pratique d'un culte... Même si plus tard des croyances populaires vont naître autour de ces monuments. Les stries souvent parallèles observées à la surface de ces mégalithes sont les résultats du polissage répété de bords d'outils. Les cuvettes souvent ovales, sont quant à elles, le fruit de l'affûtage des tranchants. Le polissage rend les tranchants plus résistants. Avant cette opération, l'objet à polir est d'abord taillé. L'ébauche est ensuite soumise à une action d
'abrasion sur un bloc de pierre à l'aide d'eau et souvent de sable. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace et le polissage d'une pièce exigeait de nombreuses heures d'un travail pénible.
https://fr-academic.com/dic.nsf/frwiki/1351373#Fonction_d.27un_polissoir  Malheureusement j’ai perdu pas mal de photos de cet itinéraire]

 

  Au carrefour en forme de Té nous apercevons sur la gauche le Menhir de la Borne

Percée. Enfin une borne avec un trou [Néolithique. classement par arrêté du 19 avril 1939. Pierre Druidique, Cette pierre percée est en fait un mégalithe en grès cliquart (Variété de grès dur) d'une hauteur de 1.40 m environs de forme carré et qui selon des expertises archéologiques récentes, daterais de l'âge du fer ( environs 700 ans avant J-C ). Cette pierre est placée à une dizaine de mètres de la route carrefour 'Les Auberts' et de la route en allant vers Malay le Grand. http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=9054].Prenons  j’ai perdu la photo] 

 

Sur le parvis de l'église de Véron 
[Eglise Saint Gorgon et Saint Dorothée, L'Eglise de Véron. Edifiée en 1606. Eglise Saint-Gorgon-et-Saint-Dorothée : portail 1749 surmonté d'une tour carrée de même époque, nef unique couverte d'un berceau de bois avec entraits, choeur voûté sur ogives ; grand autel 18ème d'ordre ionique, piscine 15ème, statues équestres de saint Dorothée et de saint Gorgon en pierre, art populaire, fonts baptismaux armorié. Saint Gorgon se fête le  9 septembre, mort martyr à Nicodémie en 370. Le récit de leur supplice est semblable à bien d'autres habituellement employés pour obtenir le reniement des chrétiens : Suspendus au chevalet, leur peau est arrachée par des onglets de fer. Puis les bourreaux les avivent avec du sel et du vinaigre. Enfin, ils sont lentement pendus pour être étranglés jusqu'à la mort. St Gorgon appartenait à l'une des plus nobles familles de Nicomédie. Il servait avec distinction dans l'armée romaine de l'Empereur Probus et partagea sa gloire dans les combats qu'il mena aux frontières de l'Empire.
https://www.mairie-veron.fr/

contenant les statues équestres de saint Dorothée et de saint Gorgon datées du XVIe siècle

Portail de 1749, grand autel du XVIIIe siècle 

Le nom de la commune, qui dériverait du nom d’homme latin Verus et du suffixe -onem, est pour la première fois mentionné vers 863. Dès la période du MésolithiPortail de 1749, grand autel du XVIIIe siècle ;que, la présence d'êtres humains est attestée sur le site.  En 2006, sur le lieu-dit La Truie Pendue une zone funéraire allant du Néolithique (4000 av. J.-C.) à la fin de l’âge du bronze (800 av. J.-C.) a été découverte lors de l’agrandissement d’une carrière de granulats sur la rive droite de l’Yonne. La commune de Véron est située sur un site protohistorique dit Les Prés pendus qui apparaît comme étant être un important complexe funéraire de crémation et inhumation, où deux campagnes de fouilles en 1996 et 1997 ont permis de retrouver une vaste nécropole datant de la fin de l'âge du bronze (vers 1200 av. J.-C.). Au XIVe siècle, le roi Jean le Bon cède la terre au
Chapitre cathédral de Sens et au seigneur de Passy. Un château aurait existé jusqu'au XVe siècle. Le bourg a été entouré de murailles au XVIe siècle. Wikipédia]
 
la fontaine de Véron [Fontaine pétrifiante et miraculeuse de Saint Gorgon, chantée par Joachim du Bellay et signalée par Abel Hugo en 1835 comme renommée « à cause des incrustations calcaires dont elle enveloppe les objets qu'on y dépose » Wikipédia]

 



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