dimanche 2 avril 2023

Promenade Nord Seine et Marne N° 48 ; Brie Comte Robert, Evry les Châteaux

Pour cette Petite Promenade, nous partons en Seine et Marne, dans les Villages Briards de Brie Comte Robert et Evry les Chateaux

 Dans mon cycle des promenades situées dans le nord de la Seine et Marne je vais vous proposer, soit de petits randos, soit des randos, dans les forets périurbaines, appelées la Ceinture Verte. Foret de Bréviande, poumon vert du nord de Melun, du Mée, de l’extrémité ‘’sud Est’’ de la ville nouvelle de Melun Sénart. Du Rougeau, de Sénart, poumon vert de Melun Sénart. De Notre Dame, poumon vert de la banlieue parisienne. J’ai poussé le plus loin possible vers l’urbanisation sans y entrer. Je vais vous proposer également des promenades quelques peu surprenante en bordure de l’Yerres. Lorsqu’elle entre dans sa partie urbaine. Un écran de verdure, cachant un monde minérale en béton. Surprenant.

L’allégement des interdits du deuxième confinement dut à La pandémie du Covid 19 me permet en trichant un peut sur les horaires, de réaliser de courtes promenades un peut plus loin de chez moi. Cela m’a donner l'idée de créer des randos en m'approchant des zones urbanisées. Découvrir ses bois, que je méprisais, tant j'aimais la forêt de Fontainebleau. La ceinture verte, l'arc vert de l'Est parisien.

L'Arc boisé de 3 000 ha de verdure. Ce gigantesque massif, situé à cheval entre l'Essonne, la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne, poumon vert du Grand Paris, Ceinture verte d’Île-de-France est un territoire particulièrement représentatif de l’action régionale en matière de protection de l’environnement. Esquissé au milieu des années 1970, le concept de « ceinture verte » exprime d’abord une volonté régionale ambitieuse puis une politique régionale constante qui se concrétise, à partir de 1983, par un certain nombre d’actions : acquisitions et aménagement d’importants espaces boisés et forestiers pour une ouverture au public, veille foncière sur les espaces agricoles périurbains fragilisés, subventions aux départements, aux communes et aux associations pour leur permettre de traduire, en cohérence et à leur échelle, les objectifs régionaux. Ce projet a également montré la capacité de la Région de trouver, dans un cadre qui n’est pas prescriptif mais partagé, des solutions originales et adaptées pour concilier la vision régionale et les contraintes locales. Aujourd’hui, la Région a la possibilité de réinventer un véritable espace de vie dans le périurbain dense, entre «Paris» et la «campagne», qui concilie à la fois le développement urbain et la préservation des espaces ouverts. Pour appuyer cette politique, l'institut a fait un état des lieux de ce territoire, précisé les enjeux et étudié ce que pourraient être les objectifs d’un projet de Ceinture verte renouvelé. Espace singulier entre ville et campagne, la Ceinture verte offre une grande diversité d’interactions entre espaces ouverts et espaces construits. Son poids est croissant en Île-de-France : elle accueille le tiers d’une population qui présente des disparités sociodémographiques importantes, le quart des emplois sur un cinquième de la superficie régionale. Au total, 42 % des actifs franciliens y vivent ou y travaillent. La Ceinture verte est fortement marquée par la présence des cinq villes nouvelles et du pôle de Roissy. La consommation d’espaces naturels y a été importante : entre 1982 et 1999, 1 260 ha d’espaces ruraux ont disparu, en moyenne chaque année, au profit de 1 015 ha d’espaces urbains construits et de 245 ha d’espaces urbains ouverts (parcs et jardins, équipements sportifs). Les objectifs d’une nouvelle vision de la Ceinture verte passeraient par trois approches : celle, spécifique, de l’espace périurbain dense que constitue ce territoire par rapport au périurbain diffus de la couronne rurale ; l’approche intégrée des espaces ouverts et des espaces construits comme un «espace de vie» à mieux connaître et valoriser ; enfin, une approche plus fine, à l’échelle de chacune de ses composantes territoriales.  Extraie de l’étude reliée aux catégories suivantes :

Dans cette promenade nous sillonnerons autour de l'Yerres juste avant son entrée dans le Béton de la ville nouvelle de Sénart.    

Mont départ se fait du village D'Evry les Châteaux.

De Melun prendre la Francilienne A 5 b direction Marne la Vallée. Sortie 12 Moissy Cramayel – Evry Grégy. Au rond point prendre la seconde sortie D 305 Evry Grégy. Au second rond point la D 48 Evry Grégy. Nous entrons dans le village en longeant une ancienne ferme. La route fait esse. Laissons une rue sur la gauche, poursuivons tout droit, par la rue de Gravelle. Nous passons l'église. Passons les grilles du château, poursuivons tout droit. Au stop laissons la route de Coubert et Soignole sur la droite. Poursuivons tout droit en direction de Grégy et Brie Comte Robert. Laissons une rue sur la gauche. Au second stop prenons a droite la seconde rue (rue du Pont au Romain). Laissons la voie sans issus sur la gauche, et la rue de droite, poursuivons tout droit. Nous arrivons enfin au chemin du pont des romain (rue) que nous prenons a gauche, coupons la route des Côtes  et dans la rue sans issu. On se gare sur le bas côté, le long des maisons.

En venant de Paris rejoindre la Francilienne N 104 en direction de Melun Senart, A6. Dépasser  Brie Comte Robert. sortie 23 Evry – Grégy D 48  a la rencontre de cette dernière au stop prendre sur la gauche, passer sous la Francilienne au stop avec la D 305 Poursuivons tout droit  Direction Evry les Châteaux. Prendre la première rue sur la gauche (Chemin de la Tuilerie d'Egrenay). Nous arrivons sur une petite place arborée avec l'allée du château, prendre à gauche la direction de la maison des associations la rue de Madeleine Boisset. Au stop poursuivons tout droit. A la fourche avec le triangle arborée, poursuivons tout droit, le rue du Pont Romain, laissons la voie sans issu des Grillons, puis prenons à  gauche le Chemin du Pont Romain, coupons la rue des Côtes et dans la rue sans issu. On se gare sur le bas côté, le long des maisons.

Carte Open Street   Trace GPS&Topo sans Commentaires   Trace Randogps

Le code mobile de cette randonnée est b346572

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Km     Temps      Arrêt     V/d     V/g       Dénivelé
19      3h20          0h15      5,7      5,3        143 +

 

[Evry les Châteaux : Au cours de la Révolution française, la commune d'Évry-les-Châteaux porte le nom d'Évry-la-Montagne. L'église d'Évry-les-Châteaux

Les plus anciens monuments qui font mention d'Évry l'appellent Everiacum sans que l'on puisse donner une étymologie satisfaisante de ce nom. Il est écrit dans les actes publics du xvie siècle Esury ou Esvry. On l'appelait encore en 1692 Esvry ou Esury ; en Brie, il ne porta pour la première fois le titre d'Évry-les-Châteaux qu'en 1701.

L'église d'Évry existait dès la fin du xiie siècle ou au plus tard au commencement du xiiie ; du moins certaines parties sont-elles de cette époque comme le chœur et la tour ; le reste est plus moderne. Wikipedia]. Descendons la rue puis le chemin et traversons l'Yerres sur le vieux pont romain classé monument historique. Nous sommes sur le balisage jaune. [L'Yerres (ou Yères) était appelée la rivière d'Erre en 1384, Edera au xviie siècle, probablement d'un ancien Atura. Le nom actuel a subi l'influence de l'ancien français yerre 'lierre’. Le -s final n'est pas fondé. De 98,23 km de longueur, l'Yerres occupe un bassin versant de 1 020 km2, couvrant trois départements : la Seine-et-Marne, l'Essonne et le Val-de-Marne. Il intéresse 121 communes et environ 160 000 habitants. Pour 85 % de sa surface, ce bassin est couvert de cultures et de forêts, essentiellement en Seine-et-Marne. Les zones urbanisées, environ 10 % du total, sont concentrées en aval près du confluent avec la Seine. L'urbanisation rapide, dans la partie basse de son cours, a maintenant réduit le nombre de prairies inondables refuges de biodiversité, qui régulaient ses crues. La rivière prend sa source en Seine-et-Marne, au nord du hameau de Courbon, en bordure de la route départementale D 20E, sur la commune de Guérard. La rivière est appelée ru des Tournelles avant de devenir l'Yerres en aval de l'étang de Guerlande. La rivière se jette dans la Seine à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne.

L'Yerres est une rivière calme, d'une profondeur variant de 1 à 6 mètres selon les zones argileuses qu'elle traverse. De son parcours sinueux, elle part des marécages situés aux alentours de Courbon non loin de Mortcerf, traversant ensuite la forêt de Crécy en contournant l'étang de Guerlande. Près de Touquin, l'Yerres grossit en « fusionnant » avec le ru de l'étang de Beuvron, qui selon les géographes pourrait être la vraie « Yerres » tant les débits des deux ruisseaux sont proches. La même hypothèse a été émise pour la Visandre. C'est en aval des sources abondantes près de Voinsles que l'Yerres s'élargit pour donner forme à une rivière large et paisible. La vallée de l'Yerres et ses paysages sont classés en loi paysage 1930, la plus haute protection de patrimoine naturel. Le classement en loi Paysage 1930 initié au début des années 1980 par l'association ECBVY et les amis de Mandres est intervenu en décembre 2006. Ce classement poursuit son cours sur celui de l'Yerres, entre Brie-Comte-Robert et la source de l'Yerres en Seine-et-Marne. L'Yerres est une rivière très irrégulière, beaucoup plus que sa voisine l'Essonne par exemple. Son débit a été observé sur une période de 41 ans (1967-2007), à Courtomer, localité du département de Seine-et-Marne située malheureusement à assez grande distance de son confluent avec la Seine. Le bassin versant de la rivière y est de 429 km2 sur un total de 1 030 km2 pour l'entièreté du bassin. Le module de la rivière à Courtomer est de 1,47 m3/s. L'Yerres présente de très importantes fluctuations saisonnières de débit, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau de 2,23 à 3,71 m3/s, de décembre à début avril inclus (avec un maximum en février), et des basses eaux d'été de mai à novembre inclus avec un minimum mensuel moyen de moins de 0,2 m3/s en aout et en septembre. La rivière a inspiré de nombreux peintres ayant séjourné à proximité qui lui ont consacré des tableaux : Gustave Caillebotte, dont la propriété de Yerres jouxtait la rivière ; Camille Corot qui, séjournant à Brunoy, peint plusieurs tableaux dessusPaul Flandrin, séjournant puis vivant à Montgeron ; Claude Monet, qui peint L'Yerres près de Montgeron ou encore Jean Dubuffet qui ne peint pas l'Yerres mais élève l'une de ses plus grandes œuvres, La closerie Falbala, tout près de la rivière, à Périgny-sur-Yerres. Wikimedia]. Le chemin fait fourche nous prenons à gauche toujours le balisage jaune, traversons le petit bois. A la sortie du bois le balisage se divise en deux, laissons la branche de gauche se dirigeant vers Grégy et poursuivons tout droit vers un bâtiment blanc (peut être un silo). Nous retrouvons les champs. Notre chemin débouche sur la D 50E1, malheureusement nous sommes obligés de traverser un dépôt d'ordure sauvage avant de retrouver le bitume. Traversons le hameau des vignes (qui n'a certainement pas vu de vignes depuis longtemps. Nous sommes sur le chemin de la République (bitume, balisage jaune). Prenons la première route sur la gauche, chemin du Moulin de Cornillot, passons le ru de Cornillot, proche de la ville, nous sommes encore à la campagne. Nous apercevons les immeubles de Brie. Après la station de pompage la route tourne sur la droite, nous longeons les immeubles. Nous sommes sur le chemin de  Cornillot nous entrons dans Brie Comte Robert. [Étymologie ; L'élément Brie est peut-être issu du gaulois bracu (mentionné braco dans les gloses) « boue », suivi d'un suffixe -eia, d'où le sens global de « la [terre] boueuse ». Ce terme a donné l'ancien français brai, même sens, vivant dans les dialectes au sens de « terrain humide ». Cependant, une autre explication fait remonter ce toponyme au gaulois briga « le plateau, la hauteur ». Le déterminant complémentaire Comte-Robert se réfère à Robert Ier de Dreux, fondateur et premier seigneur de Brie-Comte-Robert au xiie siècle. Il était le frère du roi de France Louis VII. Le 2 novembre 1792, l'assemblée des citoyens demande le changement de nom de la commune, le déterminant complémentaire Comte Robert est banni pour être remplacé par [Brie]-la-Ville en 1792, auquel se substitue [Brie]-sur-Hyères en 1793. Le 10 juin 1814, la commune de Brie-sur-Hyères reprend le nom de Brie-Comte-Robert.

Origine : lors de travaux on a trouvé des traces historique et Protohistorique. située sur la bordure du plateau de la Brie. L'altitude varie entre 47 et 104 mètres. Une grande partie du territoire est recouverte de limon. Ces dépôts recouvrent les plateaux en partie haute du site. L'érosion de l'Yerres et de ses affluents a fait affleurer des roches et sables dans de vastes zones. Ces roches sont principalement les marnes, calcaires et meulières de Brie — datant du Sannoisien (Oligocène) — socle historique de l'implantation de la commune, et de sables et grès de Fontainebleau — datant du Stampien (Oligocène) — plus rares et localisés à l'ouest du territoire. Le fond des vallées est composé de marnes vertes reposant sur des glaises à Cyrènes, de marnes supragypseuses, de calcaire et travertin de Champigny. bordée au sud par l’Yerres, 98,23 km, (qui s'écoule d'est en ouest), affluent de la Seine, et au sud-est par le ruisseau la Barbançonne, long de 12,10 km (qui s'écoule du nord au sud), affluent de rive droite de l'Yerres. La vallée de l'Yerres et ses paysages sont en voie de classement en loi paysage 1930, la plus haute protection de patrimoine naturel. Un réseau de rus secondaires s'écoule sur le territoire : le ru du Cornillot, 6,85 km et le ru de Tubœuf dans son prolongement, et ses deux affluents, le ru des Prés le Roi, 2,20 km et le ru des Prés de Forcilles, 1,02 km. Le ru du Cornillot provient des douves du château, il n'est pas visible dans la partie urbanisée de la commune et rejoint l'Yerres. Il existe également le ruisseau de la Rigaude, affluent de l'Yerres, s'étendant sur 1,78 km et traversant le lieu-dit de Villemeneux. Le fossé 01 du Noyer aux Perdrix, court sur 1,39 km. La longueur linéaire globale des huit cours d'eau référencés sur la commune est de 16,9 km. Wikipédia.

Sur le plan politique l'agglomération et le domaine agricole qui l'entoure dépendent, comme de nombreux    fiefs ruraux en Ile-de-France, de l'Evêque de Paris. Au XIIème siècle la ville, qui se nomme alors BRAIA, doit représenter un lieu d'échanges suffisament important pour exiter la convoitise du Roi de France. Louis VI achète probablement la plus grande partie du territoire à l'Eglise de Paris car nous voyons alors ce fief de Brie dépendre de deux suzerains à la fois : Le Roi de France et l'Evêque de Paris. Avant sa mort, le Roi Louis VI donne la terre de Brie à son fils cadet Robert qui reçoit par ailleurs le Comté de Dreux, aux portes de la Normandie. Robert 1er Comte de Dreux est le premier grand seigneur de notre cité. Preux chevalier, il participe à la seconde Croisade avec son frère aîné le Roi Louis VII. C'est lui qui fait construire le château pour asseoir son autorité sur les terres seigneuriales et protéger le marché. Il meurt en 1188. Son fils Robert II de Dreux, devient seigneur de Brie à la mort de sa mère Agnès de Baudemont en 1202. Cousin germain de Philippe Auguste, Robert II combat à Bouvines en 1214. Il participe également à la troisième Croisade et aux différentes luttes contre les Plantagenêts. Robert III, dit "Gateblé" , succède à sa mère. Il doit prendre les armes contre son frère Pierre de Dreux, dit "Mauclerc", rebelle au Roi Louis VIII et à Louis IX enfant. "Preux, hardi et de grande science" il s'éteint en 1223. Son frère Pierre Mauclerc hérite de la terre de Brie. Celui ci est également Comte de Bretagne par son mariage avec Alix de Bretagne. Revenu de ses erreurs, il se montre dévoué à la couronne et accompagne Louis IX à la 7ème Croisade. Blessé à Mansourah en 1250, il meurt en mer sur le chemin du retour. Après Pierre Mauclerc, la terre de Brie reste dans la famille de Bretagne jusqu'à ce que Marguerite d'Artois, fille de Blanche de Bretagne et de Philippe d'Artois, la reçoive en dot de sa mère et l'apporte à Louis d'Evreux, frère de Philippe le Bel, qu'elle épouse en 1300. Marguerite d'Artois meurt en 1311. La châtellerie de Brie échoit à Louis d'Evreux qui, à sa mort en 1319, la lègue en bien propre à sa fille aînée Jeanne d'Evreux. C'est vers les années 1320 que l'on trouve dans les archives le nom de Braya Comitis Roberti, c'est à dire Brie du Comte Robert (de Dreux), peut être pour la différencier de Bray-sur-Seine. Jeannne d'Evreux est une des figures les plus marquantes de l'histoire de Brie. Arrière petite fille de Saint Louis, nièce du "Roi de Fer" Philippe le Bel, elle épouse le 11 mai 1326 son cousin germain Charles IV le Bel, dernier Capétien direct. Celui-ci meurt à 34 ans en 1328, laissant à sa jeune veuve deux filles Marie et Blanche, écartée du trône par la loi salique. Durant son long veuvage, Jeanne d'Evreux se retire, entre autre, au château de Brie. Elle y fait édifier un hôtel seigneuriale où elle meurt à 69 ans le 4 mars 1370. Ecoutée et respectée elle conserve une influence politique certaine. Elle intervient à plusieurs reprises dans le conflit qui oppose son neveu Charles le Mauvais, Roi de Navarre, petit-fils de Louis X le Hutin, aux Rois de France Jean II le Bon et Charles V. Mécène éclairée, Jeanne d'Evreux soutient les artistes de son temps. Elle n'est sans doute pas étrangère à la conclusion du mariage célébré à Brie en 1349, entre sa nièce Blanche de Navarre, agée de 18 ans et  le déjà vieux Roi Philippe VI de Valois qui en avait 58. Au XIVème siècle apparaissent les premiers textes descriptifs de la configuration de la ville, que sont les registres de perception des impôts, ou "censiers". Brie-Comte-Robert est alors une ville close de murailles, pourvue de six portes et de nombreux faubourgs qui s'alignent au long de tous les chemins convergeant vers la cité. A la mort de la Reine Jehanne d'Evreux, la seigneurie de Brie passe à sa fille BLANCHE DE FRANCE, épouse de Philippe duc d'Orléans, frère du roi JEAN II le Bon. Veuve sans enfants en 1375, elle fait de son cousin Charles V l'héritier de ses biens, tout en n’en conservant l'usufruit jusqu'à sa mort en 1393. Charles VI en hérite à la mort de son père en 1380 et la donne en apanage à son frère LOUIS D'ORLEANS, qui en prend effectivement possession en 1393. La GUERRE DE CENT ANS épargne Brie durant les premières années et la reine douairière Jehanne d'Evreux vient y résider fréquemment. Durant les dernières années de sa vie, elle accueille au château le duc de Bourgogne Philippe le Hardi et le roi Charles V. Ceux-ci continuent à séjourner épisodiquement au château, alors que Louis d'Orléans en a pris possession, y dépose une partie de son argent et y organise des tournois. Après l'assassinat de Louis d'Orléans en 1407, la guerre civile déchire la France entre Armagnacs, tenants des Orléans, et Bourguignons, partisans de la famille de Bourgogne. Brie échoit à CHARLES D'ORLEANS qui est fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, en 1415, par le roi d'Angleterre Henry V, puis emmené en captivité outre-Manche. Il y restera vingt-cinq ans. Son château de Brie est dès lors fréquenté par les Bourguignons : Jean Sans Peur y passera en 1418. En exécution du traité de Troyes de 1420, à la mort du roi fou Charles VI, Henri VI d'Angleterre est proclamé roi de France et Brie-Comte-Robert est donnée en douaire, en 1424, à ISABEAU DE BAVIERE, la triste veuve de Charles VI. Les Anglais occupent l'Ile de France et la Normandie. Les archives révèlent que dans les années 1430 "la dicte ville et église avaient été pillées par les dicts anglais par quatre diverses fois en quatre ans". Le 5 septembre 1430, le Comte de Stafford, parti de Paris, vient assiéger Brie. Enguerrand de Monstrelet nous rapporte dans sa chronique "qu'il prit d'assaut la ville par le moyen de laquelle se rendit la forteresse du dit lieu qui était moult forte". La ville est confiée à la garde anglaise du capitaine Guillaume de Ferrière jusqu'en 1435 où l'ensemble du domaine est racheté aux Anglais par le duc de Bourbon. La ville souffre encore de la Praguerie, révolte menée par le Dauphin Louis, futur Louis XI, contre son père Charles VII. Celui-ci commande, en 1440, que la ville soit reprise en son nom. Revenu de captivité en 1440, Charles d'Orléans rentre en possession de sa terre de Brie et de son château. La seigneurie restera dans la famille d'Orléans jusqu'à ce que le roi LOUIS XII, fils de Charles d'Orléans, le rattache à la couronne en 1498. Louis XII crée, en 1514, trois foires annuelles dans la ville. FRANCOIS 1er monte sur le trône en 1515. Il confie, dès 1522, la ville de Brie à des seigneurs dits "engagistes" le roi mettait son domaine "en gage" auprès de proches de son entourage contre une somme d'argent. Le seigneur engagiste était surtout intéressé par le revenu des terres, négligeant souvent l'entretien des bâtiments. De 1600 à 1613, on trouve Balthazard Gobelin, un commensal d'Henry IV, qui fait quelques travaux pour "recoustrer" le château: il accueuille, en 1609, le Dauphin Louis, futur Louis XIII. Le jeune roi, sur le chemin de Fontainebleau, fait encore une étape mouvementée à Brie en 1612. En 1649, la ville participe à la FRONDE, ce soulèvement du peuple de Paris, du Parlement et des Princes, contre Mazarin, la Régente Anne d'Autriche et le petit roi Louis XIV. Brie-Comte-Robert est occupée par les frondeurs parisiens afin d'assurer le ravitaillement de la capitale bloquée par Condé et ses 15.000 hommes. Les troupes royales - 15.000 hommes d'infanterie et 800 cavaliers - commandées par le Comte de Grancey, viennent assiéger la ville, enfermée dans ses remparts. Celle-ci est prise le 27 février. Cinquante maisons sont brûlées et les frondeurs, réfugiés dans le château, capitulent devant les deux canons du Comte de Grancey. La même année, le château est démantelé pour ne plus servir de refuge à la rébellion. Les seigneurs engagistes se succèdent jusqu'en 1766 avec des grands noms de la noblesse de robe, les BRUSLARD, les BULLION, les DE MESMES et germain Louis de CHAUVELIN, Marquis de Grosbois. Ce dernier obtient même du roi, en 1750, de faire raser les murailles et les tours du château à la hauteur du premier étage, en épargnant la tour Saint-Jean. En 1766, LOUIS XV, vrai propriétaire de Brie, échange avec son cousin, le Comte d'EU, petit fils de Louis XIV, le domaine de Brie contre d'autres terres près de Versailles. Louis Jean Marie de BOURBON, Duc de PENTHIEVRE, autre petit-fils de Louis XIV, hérite du domaine en 1775. Le 15 juillet 1789, le Baron de BESENVAL, Colonel de Gardes Suisses et commandant militaire de l'Ile de France, en fuite vers la Suisse, est arrêté par la milice de Villenauxe. L'Assemblée Nationale, avertie, refuse de libérer le baron et le fait incarcérer au château du 11 août au 7 novembre. La Révolution change momentanément le nom de BRIE-COMTE-ROBERT en BRIE-LA-VILLE puis en BRIE-SUR-YERRES, mais épargne son seigneur, le Duc de Penthièvre, dont la bonté et la charité étaient reconnues par tous. A sa mort en 1793, le domaine passe à sa fille Louise Marie Adélaïde de Bourbon, Duchesse d'Orléans, épouse de Philippe Egalité. Dernier seigneur de Brie, la Duchesse d'Orléans ne conserve le domaine que quelques mois. Confisqué par la Nation, il est mis en vente en septembre 1793, c'est la vente des biens nationaux. Le château est racheté par la Municipalité en 1922 et classé Monument Historique en 1925. LES AMIS DU VIEUX CHATEAU DE BRIE  - 1998 https://www.si-briecomterobert.fr/brie-comte-robert/histoire/]. Nous quittons une branche du balisage jaune. Poursuivons tout droit par la rue du Martinet, la rue est malheureusement bordée de bâtiments modernes, pour faire de la place la rue est en sens unique et ne dispose pas de trottoirs à proprement parlé, mais d’une partie piétonne protégée par des poteaux. Coupons la rue des Tanneries et nous arrivons sur une charmante placette arborée, décorée de pavés dessinant des arcs de cercles, prenons sur la gauche la rue du Beau Guillaume. Derrière un bâtiment très moderne nous apercevons le clocher de l’église, nous débouchons sur la place des déportés prenons sur la gauche la rue portant le même nom et faisons le tour de l’église, nous arrivons sur le Parvis Saint Etienne. [L'église Saint-Étienne est édifiée dès la fin du XIIe siècle, jusqu’à la renaissance, à côté de l'église primitive, sur l'emplacement du cimetière du haut Moyen-Âge. L'église est un imposant monument de plan rectangulaire présente, sur son angle nord, un clocher évidé, laissant passer la lumière. La perspective de ses arcs-boutants est impressionnante. Elle possède une intéressante vitrerie, du XIIIe s. au XXIe siècle. Le chevet plat est éclairé par une rose du XIIIe siècle, qui représente, à sa périphérie, un calendrier agricole ; les fenêtres hautes de la nef sont vitrées d'images d'hommes d’Église du XIVe siècle. Les autres vitraux montrent l’évolution de l’art et des techniques de la lumière, du XVIe au XXIe siècle. Les deux vitraux les plus récents, de 2003, s’intègrent harmonieusement au milieu de vitreries anciennes. Dans la tribune, l'orgue a gardé une partie du positif et sa soufflerie du XVIIe siècle : ces deux pièces, uniques dans le département, sont classées monuments historiques. En partie restauré, cet orgue permet l'audition de concerts de qualité. https://www.briecomterobert.fr/Cadre-de-vie/Patrimoine-historique/L-eglise-Saint-Etienne-de-Brie-Comte-Robert. Une communauté chrétienne et une église sont attestées à Brie-Comte-Robert dès le VIe siècle. Les insignes reliques que le seigneur Robert II de Dreux rapporte de Terre sainte en 1192 motivent sans doute la construction de l'église actuelle. De style gothique, elle est influencée par la cathédrale Notre-Dame de Paris, mais aussi par l'église Saint-Merri. C'est un vaste édifice, élégant, élevé et lumineux, d'un plan homogène et d'une exécution particulièrement soignée, comme en témoignent la claire-voie et la rosace du chevet, le triforium et le recours systématique aux fûts de colonnette en délit. Les vitraux de la rosace orientale sont contemporains de la Sainte-Chapelle, et de la même facture. L'église est terminée vers 1230, sauf les deux premières travées, et les voûtes des trois premières travées. L'achèvement se fait en deux étapes, au XIVe siècle, ce qui justifie une dédicace solennelle en 1363, et à la Renaissance, entre 1540 et 1545 environ. Sous la Guerre de Cent Ans, l'église est saccagée pendant les années 1420 et en 1430, et c'est peut-être en raison des dommages subies que les quatre premiers piliers du nord et du sud sont reprises en sous-œuvre à la fin du XVe siècle. De ce fait, quatre époques s'enchevêtrent dans les quatre premières travées du vaisseau central, alors que les quatre dernières travées n'ont pas changé depuis le règne de saint Louis. Au fil du temps, entre le XIVe siècle et le XVIe siècle, dix petites chapelles latérales sont ajoutées au nord et au sud, qui adoptent toutes le même plan, mais sont stylistiquement hétérogènes. En 1840, l'église Saint-Étienne est classée aux monuments historiques par la première liste. Ce n'est qu'à partir de 1997 qu'elle est enfin intégralement restaurée. Elle demeure l'unique église paroissiale de la ville, et est au centre d'un secteur paroissial qui s'étend sur sept communes rurales des environs. Une église à Brie-Comte-Robert est attestée dès la seconde moitié du VIe siècle. Venance Fortunat (vers 530-609), biographe de saint Germain de Paris (496-576), relate comment le saint prélat guérit une fille paralytique, qu'on lui présenta après la messe dans la sacristie. La ville est alors appelée Bradeia. Elle a possédé d'autres églises, mais elles ne furent pas paroissiales : l'église Saint-Lazare de la maladrerie, qui était du XIIIe siècle ; l'église des Minimes, fondée en 1636 par le maréchal de Vitry ; et l'église des filles de la Croix, qui datait de la même époque. Dans le récit de Fortunat, il est donc probablement question de l'un des édifices qui précèdent l'église actuelle. Lors de sondages dans le chœur de l'église, entrepris en 2012 dans le contexte de l'installation du chauffage par le sol, les vestiges du socle d'un faisceau de colonnettes ont été découverts. Leur emplacement au nord des grandes arcades du sud indique une nef plus étroite. La forme du socle, avec trois assises orientées à 45° entre des assises disposées en équerre, indique un voûtement d'ogives, avec une colonnette et un chapiteau placé de biais pour faire face à l'ogive. L'on a également trouvé une piscine liturgique en bas du chevet actuel. Les vestiges n'ont pu être datés avec précision, mais le voûtement d'ogives ne permet en principe pas une date antérieure au XIIe siècle. Le seigneur Robert Ier de Dreux, mort en 1188, serait l'instigateur de la construction de l'église actuelle. Son fils, Robert II de Dreux, rapporte des insignes reliques de Terre sainte en 1192. Selon un inventaire de 1507, il s'agit d'une épine de la Sainte Couronne ; de l'herbe dont elle fut liée ; du bois de la Vraie Croix ; un tissu d'un vêtement de la Vierge Marie ; un fragment de sa ceinture ; des ongles de saint François ; d'une partie de la mâchoire de saint Étienne, avec une dent ; et d'un os de sainte Catherine. Peut-être en raison de l'une de ces reliques, l'église est dédiée à saint Étienne, diacre et premier martyr de l'histoire du Christianisme. Sa dédicace est célébrée en 1363 par Mgr Jean de Meulan, évêque de Paris et ancien archidiacre de Brie. Pendant la cérémonie, il proclame les pardons et indulgences octroyés à l'occasion par le pape Innocent VI. L'anniversaire de la dédicace est fêté le dimanche après Quasimodo. Sous l'Ancien Régime, Brie-Comte-Robert relève du diocèse de Paris, de l'archidiaconé de Brie, et du doyenné de Moissy, puis de Vieux-Corbeil. La cure est à la collation directe de l'évêque de Paris. La justice seigneuriale sur les terres de Brie appartient initialement à l'évêque de Paris. La reine Jeanne d'Évreux (vers 1310-1371) reçoit le fief en dot. Il ne luit paraît pas convenable de prêter foi et hommage à l'évêque, et se fait remplacer en 1333 par un tiers. Afin de se faire pardonner cette infraction, elle fait une grande libéralité à l'église Saint-Étienne en 1341, et fonde une messe solennelle pour le repos de son âme, qui continue d'être célébrée jusqu'à la Révolution française. Après sa mort le 4 mars 1370 au château de Brie-Comte-Robert, son service funèbre a lieu en l'église Saint-Étienne. Le 19 ou le 29 janvier 1350, le mariage du roi Philippe VI de Valois avec Blanche de Navarre (1331-1398), sept mois avant la mort du souverain par la peste, est célébré en l'église Saint-Étienne de Brie-Comte-Robert.  Les deux seules chapellenies de l'église remontent également au XIVe siècle. La première est fondée le 13 février 1327 par Agnès La Vanière, dame de Bien-Assise, et est au titre de Sainte-Marguerite, selon l'abbé Lebeuf, ou de Notre-Dame, selon Jean Vallery-Radot. La seconde est fondée quelques années plus tard par Jean Cordier, bourgeois de Brie, et sa femme. Elle est au titre de Saint Jean-Baptiste. — Selon le pouillé du XIVe siècle, il y a à cette époque deux cures ou curés, mais il est impossible de savoir sous quel vocable est placée la seconde église paroissiale. Selon des témoignages recueillis par l'abbé Lebeuf vers le milieu du XVIIIe siècle, les anciens avaient encore entendu parler de cette église ou vu son pignon, face à la façade occidentale (« au couchant »), séparée de celle-ci par une ruelle.  Durant la Guerre de Cent Ans, pendant les années 1420 et jusqu'en 1430, l'église est pillée à quatre reprises par les Anglais. Les soldats se fabriquent des vêtements avec les ornements sacerdotaux, profanent les hosties, et dérobent toutes les reliques. Elles doivent être ramenées en Angleterre, mais dans le port de Dieppe, le bateau est à trois reprises empêché de partir par de fortes tempêtes. Sur le conseil d'un docteur en théologie de la ville, les reliques sont rendues. Le bateau peut partir, et les reliques sont reçues à Brie le 15 juin 1431. Vers 1595, Jean Nicot est nommé curé de la paroisse Saint-Étienne. Il est connu comme le père du Trésor de la langue françoise, publié par David Douceur, issu de ses Commentaires de la langue française, publiés en 1573, et comme l'introducteur du tabac en France. En 1626, l'existence de deux curés est attestée pour la dernière fois. L'abbé Lebeuf estime que l'autre église paroissiale est déjà fermée au culte depuis quelques décennies. — Sous la Révolution française, le périmètre du diocèse de Paris est limité au département de la Seine, et l'ensemble du territoire du département de Seine-et-Marne est englobé dans le diocèse de Meaux, qui gagne ainsi d'importance. Lors de l'interdiction du culte à l'automne 1793, l'église est vidée de son mobilier. Trois des quatre cloches baptisées le 31 juillet 1688 sont descendues pour être envoyées à la fonte. Une est conservée pour sonner le tocsin. Grâce aux dons des paroissiens, trois nouvelles cloches peuvent être fondues en 1824, dans un jardin de la rue de la Grenouillère, par Limaux et Mahuet, fondeurs. La plus petite cloche est baptisée Louise-Marie ; la moyenne, Ferdinande-Céline ; et la plus grosse Étiennette-Alexandrine-Charlotte. L'église actuelle est au moins la troisième au même emplacement : la précédente église romane de la première moitié du XIIe siècle est attestée par les découvertes archéologiques, et celle du VIe siècle est attestée par le récit de Fortunat. La construction commence à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle par le clocher. Ensuite, la majeure partie de l'église est bâtie pendant une unique campagne de travaux, qui se situe à la première période gothique et au début de la période rayonnante, entre 1200 et 1230 environ. Si l'on juge d'après les caractéristiques stylistiques, le premier niveau d'élévation est monté en premier lieu, du chevet jusqu'à la façade occidentale. Les deux autres niveaux suivent immédiatement, mais les deux premières travées à l'ouest sont laissées inachevées pendant plus d'un siècle. Le chantier est repris au XIVe siècle, et le second niveau d'élévation des deux premières travées, avec le triforium et la claire-voie de la façade, ainsi que la chapelle latérale devant la cinquième du nord, sont édifiés à cette époque. La dédicace de 1363 marque sans doute la fin provisoire du chantier. Sous la Guerre de Cent Ans, la ville est assiégée par le baron Stafford en septembre 1430. C'est peut-être à ce moment que la nef de l'église est endommagée, ce qui expliquerait la reprise en sous-œuvre des quatre premiers piliers au nord et au sud, au dernier quart du XVe siècle, dans le style gothique flamboyant. À la même époque, trois chapelles latérales supplémentaires sont construites. Deux autres sont ajoutées pendant la première moitié du XVIe siècle, dans le style flamboyant tardif. Ce n'est qu'entre 1540 et 1545 environ que l'église est enfin achevée, par la construction du troisième niveau d'élévation des trois premières travées, et le voûtement de ces travées. L'on ne peut pas exclure qu'il s'agisse seulement d'un remaniement, mais rien ne le prouve. Les parties hautes de la façade sont transformées dans le style de la Renaissance. La date de 1545 est gravée sur la culée du premier arc-boutant, au nord de la façade, avec la légende suivante « PAVL I. CORI 3. CAP / TE[M]PLVM [ENIM] DEI SANCTV[M] EST, QVOD ESTIS VOS » (Bible Segond 1910/Première épître aux Corinthiens 3,17, le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes vous-mêmes). Quatre chapelles latérales supplémentaires sont ajoutées au début des deux bas-côtés, ce qui porte le nombre total des chapelles à dix. L'église est ainsi achevée. En 1685, des étrésillons en bois sont posées au-dessus des voûtes de la nef, afin de contrer la poussée qu'elles exercent contre les murs gouttereaux. La date de 1785 se lit sur la rosace du chevet : elle est sans doute réparée en cette année. Suite et détail dans wikipédia. Sortons de l’église, poursuivons notre parcours en prenant la rue de l’église sur la droite, nous y trouvons une petite place arborée servant de parking. Entrons dans la zone piétonne, laissons l’impasse Diméresse et prenons la seconde sur la gauche (Rue des Halles) nous y trouvons l’Hôtel Dieu Construit au XIIIe siècle [Il a été fondé en 1208 par Robert II, comte de Dreux, seigneur de Brie, « pour recevoir les pélerins », l'Hôtel-Dieu fut initialement utilisé comme lieu de repos pour les voyageurs et les marchands de passage. Il devint ensuite hôpital, puis école de filles, et sert aujourd'hui de salle d'exposition. La façade gothique longeant la rue des Halles, et le pignon nord, sont les témoins de la salle d'accueil de l'Hôtel-Dieu, édifiée au XIIIe siècle par Robert II de Dreux pour accueillir les voyageurs pauvres ou peu fortunés et fatigués se rendant aux marchés de Brie. Ce bâtiment, plusieurs fois transformé, accueilli au XVIe siècle une chapelle dédiée à saint Éloi. Elle perdit ses voûtes en 1830. Une très belle restauration a été exécutée : elle permet à ce monument d'être sauvé pour de nombreuses années. Il fût classé Monument Historique sous Louis-Philippe vers 1842. Le premier étage a été reconstruit, redonnant à l'édifice son volume initial.
Un petit jardin permet l'accès à cette nouvelle salle d'expositions temporaires traitée de façon moderne, tout en respectant cependant les traces archéologiques encore lisibles. Deux pierres tombales, découvertes lors de travaux, sont disposées à l’entrée de cette salle.
https://www.briecomterobert.fr/Cadre-de-vie/Patrimoine-historique/Hotel-Dieu] Nous débouchons rue du Maréchal Galliéni que nous prenons à droite, nous arrivons au château. [bâti, au XIIe siècle, au creux du talweg qui se prolonge vers le sud-est, jusqu’à la vallée de l’Yerres. Les ruines, acquises par la ville en 1923, puis classées en 1925, dormaient sous les remblais séculaires et la végétation. Les douves évoluaient vers un marécage malodorant. Leur curage en 1982, par décision municipale, réveilla les ruines huit fois centenaire. Les campagnes de fouilles archéologiques révélèrent l’architecture d’un monument original et ses transformations, durant les cinq grandes périodes de son histoire. Construit vers 1160, alors que Robert Ier de Dreux (1125-v.1160-†1188), quatrième fils de Louis VI le Gros et frère de Louis VII, était le premier seigneur de Brie. Son plan général (plan carré, répartition des tours rondes flanquantes, cour centrale, bâtiment seigneurial et communs adossés aux courtines) annonçait certaines caractéristiques des châteaux du roi Philippe II Auguste (1165-1180-1223) qui engendra l’essor de la construction des châteaux au début du XIIIe siècle. L’architecte de Robert Ier a donc fait figure de novateur. La tour principale (tour-porte), faisant office de donjon, était ici intégrée à l’enceinte et protégeait deux entrées opposées, fait unique en Île-de-France. Suite de l’histoire des occupants du château dont l’ébauche à été décrite dans la présentation de la ville sur le site des Amis du Vieux Château. http://advcbrie.amisduvieuxchateau.org/?page_id=12 ] Traversons le château, nous débouchons Rue du Générale Leclerc que nous prenons à droite. Derrière une haie de glycine cette maison avec sa tour en meulière et de briques. Prenons la première rue sur la gauche (Place des bergeries) sur la façade du mur, nous y trouvons une plaque commémorative à Clara Toussain (1825 – 1899) [Postière à Brie, elle fit passer clandestinement les lettres et Télégrammes pendant l’occupation prussienne de 1870-1871. https://www.geneanet.org/cartes-postales/view/7773120#0] Son nom est inconnue des livres d’histoire de la guerre de 1870. Pourtant avec une âme de patriote déterminée, cette receveuse des Postes et Télégraphes du bureau de Brie-Comte-Robert continue d’assurer le service du courrier, en toute clandestinité et au péril de sa vie. Pendant l’occupation prussienne de 1871, Clara se fait un devoir de s’activer à servir sa patrie. Femme consciencieuse, dotée d’un solide sens pratique et d’une grande énergie, elle veille à maintenir habilement le service du courrier, au nez et à la barbe de l’occupant. Cette postière, clairvoyante et organisée, est aidée du facteur Bulot et du volontaire briard Mames. Les Prussiens surveillent toute l’administration civile de la France et bien sûr les communications. Dans ce contexte, beaucoup de fonctionnaires se sont mis en congé. Mais Clara, attachée à sa mère-patrie, reste fidèle au poste et continue son service vaillamment. Résister à l’ennemi en continuant son métier de postière dans la clandestinité. Les Prussiens convaincus que lettres et télégrammes circulent à leur insu, mènent de nombreuses fouilles dans le petit bureau de poste et même dans l’appartement de la receveuse. En vain. Pas la moindre lettre clandestine. Clara est dénoncée par une serveuse du café « La belle jardinière ». Alors, les Allemands mettent à sac le bureau et brutalise la postière, vêtements déchirés, molestée elle en perd l’usage d’un œil et de l’oreille droite. Mais Clara tient bon et n’avoue rien malgré les violences et le fait que des lettres compromettantes sont cousues dans son corsage. Solide dans sa foi de patriote, Clara attend la fin de l’occupation prussienne pour prendre sa retraite. Alors, pas la moindre reconnaissance officielle ne vient récompenser cette pionnière de la résistance. En 1899, elle s’éteint à l’âge de 75 ans, avant d’avoir vu la plaque de marbre déposée officiellement en  1900, sur la façade de la poste de Brie-Comte-Robert  par la Société d’Histoire et d’Archéologie. Cet hommage honore la conscience professionnelle et l’héroïsme de la résistante Clara Toussaint et de ses deux collègues. Voici un bref écho en reconnaissance à cette héroïne de l’ombre. En toute indépendance, abnégation et modestie, elle a contribué à défendre vaillamment son pays, sans renoncer malgré la répression. Sources documentaires : http://sahavy.free.fr/fenetres/pdivers.html  http://sahavy.free.fr/fenetres/pdivers.html#touss  http://www.janinetissot.fdaf.org/jt_toussaint.htm] Nous sommes sur le balisage jaune. La rue fait fourche prenons à droite la  rue du petit Bicètre et à la route suivante la ru de Cossigny sur la gauche. Remontons la rue, laissons la contre allée sur la droite, au rond point poursuivons tout droit, la rue devient sans issu et de bitume passe à chemin. A ce carrefour nous prenons sur la droite le chemin des roses (piste cyclable et de promenades), passons la barrière. [Le Chemin des Roses, initialement appelé Chemin Vert, est une voie réservée aux vélos et aux piétons qui a été aménagée sur une portion de l'ancienne ligne de Vincennes reliant la gare de Paris-Bastille dans Paris à Verneuil-l'Étang. Le chemin long de 18 km est classé espace naturel sensible par la Seine-et-Marne, traverse les communes de Servon, Brie-Comte-Robert, Grisy-Suisnes, Coubert, Soignolles-en-Brie, Solers et Yèbles. La ligne de Paris-Bastille à Marles-en-Brie dont le premier tronçon est inauguré en 1859 est prolongée en 1892 jusqu'à Verneuil-l'Étang, à 54,1 km de Paris. Il s'agit à l'époque essentiellement de disposer d'une alternative, en cas de conflit militaire, à l'axe ferroviaire entre Paris et Troyes partant de la gare de Paris-Est et qui passe par Verneuil-l'Étang. À la fin du XIXe siècle, la ligne est utilisée pour acheminer vers la capitale les roses cultivées aux alentours de Grisy-Suisnes. Le tronçon le plus éloigné de Paris, dont le trafic est très faible, est fermé au trafic voyageurs dès 1939 puis au transport du fret en 1969, hormis une section entre Coubert - Soignolles et Verneuil-l'Étang qui est desservie jusqu'en 1990. La portion de la ligne située en proche banlieue jusqu'à Boissy-Saint-Léger est intégrée à la ligne A du RER en 1969. Entre Servon et Yèbles, une piste cyclable qui reçoit l'appellation poétique de « Chemin des Roses » pour rappeler la nature du fret qui a, un temps, circulé sur cette ancienne voie ferroviaire, est inaugurée en septembre 2010. Le chemin commence, à l'ouest, à la limite entre les départements du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, près de l'ancienne gare de Santeny - Servon, démolie en 2009. Le 10 août 1918, un train en panne arrêté sur le viaduc de Solers a été heurté par le train suivant et plusieurs voitures sont projetées sur l'autre voie. Un troisième train se dirigeant vers Paris percute ces voitures et franchit le parapet pour tomber dans l'Yerres en contrebas. Le chemin des Roses sera en connexion avec la Tégéval, anciennement désignée sous le nom de « Coulée verte de l'interconnexion des TGV », après les travaux prévus en 2021. Ainsi, un parcours de voie verte de 38 km sera créé entre la base de loisirs de Créteil et Yèbles. Wikipédia] Sortons de la ville, nous retrouvons la campagne, passons sous la D 316, le chemin est encaissé entre deux talus, passons un second pont, permettant aux engins agricoles de traverser l’ancienne ligne de chemin de fer. Après une haie le chemin redevient au niveau des champs et nous trouvons sur la gauche une rangée de roches barrant un chemin, prenons se dernier sur la gauche, remontons au niveau du pont et prenons le chemin sur la droite. Il fait fourche. Tout droit il est privé, prenons la branche de droite longeant l’orée du bois de Bouille-Pot. Ce chemin caillouteux, nous fait déboucher sur la route du Mesnil face au château de Villemain (restons discret au abord de cette propriété) [Cachée dans le vallon cette ancienne seigneurie est de style Louis XIII, le château les jardins et le parc furent à un moment la propriété de Jean Nicot, l’importateur du tabac en France. https://www.grisy-suisnes.fr/decouvrir-la-ville/la-commune-de-grisy-suines/photos-anciennes/ wikipédia. Ce château aurait été acheté pour en faire un centre Islamique. Voir l’article du Parisien de 2004 https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/le-mysterieux-chateau-de-ville-main-intrigue-les-enqueteurs-13-03-2004-2004827706.php.] Nous passons le ru de la Barbançonne (12 km de long). Remontons la rue jusqu’à l’entrée de Grisy Suisnes nous sommes toujours sur un balisage jaune. [Suisnes est un lieu-dit de la commune de Grisy-Suisnes. Au XIXe siècle, jusque dans les années 1970, Grisy-Suisnes vit de la culture de la rose. Les établissements Cochet en expédient dans l'Europe entière. Christophe Cochet (1777-1819), installe en 1802 sa première roseraie à Suisnes (Prieuré de Vernelle) grâce au soutien de l’amiral de Bougainville dont il était le jardinier. Il est à l’origine d’une longue lignée de rosiéristes à Grisy-Suisnes et dans les environs de Brie-Comte-Robert, dont Pierre Cochet, Scipion Cochet (maire de la commune), Philémon Cochet, Pierre Cochet fils, etc. Une ligne de chemin de fer spéciale relie Grisy-Suisnes à Paris pour livrer des roses fraîches aux Halles, (On à lu, un peu plus haut qu’elle servait surtout à doubler la ligne stratégique en temps de guerre Paris Troye). Le pic de l'activité est de mai à juillet. Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811), navigateur et explorateur (voyage autour du monde à bord de La Boudeuse) achète en 1799 le château de Suisnes, à l'origine vide bouteille de la Baratte construit par Sainctot (maître d'hôtel et introducteur des ambassadeurs de Louis XIV). Bougainville charge Bellanger d'agrandir l'édifice et lui donne ainsi, en 1800, sa silhouette définitive. Claude de Vin des Œillets (1637-1687), dite Mademoiselle des Œillets, dame de compagnie de Madame de Montespan, maîtresse de Louis XIV, devient propriétaire du château de Suisnes en 1684. Sa fille, Louise de Maisonblanche, enfant naturelle de Louis XIV, née en 1676, y fut élevée de 1684 à 1687. Wikipédia] Poursuivons la rue de la Légalité, à la fourche, laissons sur la gauche la rue de Villemain, poursuivons tout droit. Dans le haut de la rue un immense triangle… Nous arrivons à a pointe herbeuse formant fourche avec la très belle allée (rue du cimetière) bordé de chaque coté d’une rangée de tilleuils. Poursuivons à gauche et arrêtons nous devant l'église Notre-Dame-des-Roses d'architecture moderne. [L’ancienne église est démolie en 1910, malgré une campagne de presse et des pétitions, auxquelles participe même l’écrivain Maurice Barrès. La commune n’ayant plus de lieu de culte décent, une association familiale entreprend la construction d’une église moderne. Elle présente la particularité d’être édifiée selon une conception ternaire : toiture à trois angles, trois murs en béton et fenêtres triangulaires. À l’intérieur, la voûte est recouverte de lambris, dont les motifs distinguent la nef du chœur. L’église peut être interprétée de différentes manières. Son plan en forme de poisson rappelle que le Christ est sauveur, et son aspect général évoque la barque de Pierre, sur lequel Jésus fonde son église. Créateurs / Architecte : Korady. Datation: 1964 – 1966 https://www.grisy-suisnes.fr/decouvrir-la-ville/la-commune-de-grisy-suines/photos-anciennes/] Une question me taraude pour qu’elle raison le clocher de l’église est-il aussi loin et si différant de l’église ? Il est vrai qu’en s’approchant du clocher on se dit il manque quelque chose sur cette place, sur son porche on peut lire Beffroi Communal [Inauguré en 1897, ce beffroi communal a été élevé afin de tenter de remplacer le clocher de l’église, qui venait d’être abattu pour cause de vétusté. Il permettait, en sonnant l’angélus, un repérage dans le temps pour les ouvriers agricoles si nombreux à l’époque. https://www.grisy-suisnes.fr/decouvrir-la-ville/la-commune-de-grisy-suines/photos-anciennes/] Faisons le tour de ce clocher et poursuivons la rue qui devient Paul Doumer. La rue va faire successivement deux fourches, à la première nous prenons à droite, à la seconde nous prenons à gauche, elle porte toujours le nom de Paul Doumer. Au carrefour suivant, nous prenons à droite la rue Sadi Carnot, à la fourche suivante laissons sur la droite les directions de Suisnes et de Limoges-Fourches, poursuivons tout droit la V5 en direction de Coubert, rue de la Libération, laissons sur la gauche une placette (rond point) en triangle. La rue fait fourche, prenons sur la droite la rue saint Médard. Nous sortons du village, par une rue plus ou moins bitumée. Longeons des serres puis une zone industrielle. Nous arrivons à l’ancienne gare de Grisy Suisnes [ Le Parisien . Désormais entourée d'une roseraie de 1500 m², l'antique gare n'a pas perdu de sa superbe et plonge le visiteur dans la frénésie qui y régnait jadis. Erigée en musée de la Rose en juin dernier, la gare, autrefois centre névralgique de cette cité qui ne comptait pas moins de 20 millions de rosiers à la fin des années 1920, est désormais un formidable écrin pour les souvenirs de ce passé fleuri. Jusqu'en 1963, les trains allaient jusqu'à la 

Bastille. Tout commence en 1799, lorsque l'amiral de Bougainville, fraîchement débarqué de ses expéditions sur les mers du monde, décide de s'installer dans le château de Suisnes. A son service, le jardinier Christophe Cochet sera l'instigateur de l'histoire des roses de Grisy-Suisnes. « L'amiral avait gardé de ses voyages la passion des plantes tropicales, qu'il fait cultiver dans les serres du château, raconte Philippe Carton, le président de l'association Au gré des roses. Puis, très vite, il s'intéresse à la rose qu'il demande à son jardinier de développer dans sa propre exploitation. » Une roseraie de 20 ha et de 75 variétés est plantée. La rose gagne petit à petit du terrain sur la commune. Dès 1880, soixante rosiéristes se partagent le marché de la rose qui est vendue chaque jour aux Halles de Paris. La gare, alors conçue pour les transports de troupes, devient en 1892 une étape incontournable du train des Roses qui part de Verneuil-l'Etang jusqu'à la gare ferroviaire de Bastille à Paris. Elle fermera en 1963, les camions prenant le dessus, mais surtout, la rose de Grisy-Suisnes est concurrencée par le marché de la fleur des Pays-Bas. Une promenade, qui relie Servon à Yèbles, est désormais possible sur l'ancienne voie ferrée de la ligne des Roses. Le musée dans lequel sont reconstitués les ateliers de bottelage des roses, mais aussi une serre de l'époque ou encore la forge du village, retrace l'histoire de la ville et de ses roses. Aujourd'hui, seuls trois producteurs cultivent encore la rose de Grisy. https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/l-ancienne-gare-de-la-ligne-des-roses-est-devenue-un-musee-29-08-2013-3088371.php] Poursuivons sur la droite par la rue de la gare, nous débouchons avenue du Maréchal Joffre, prenons à gauche sur une cinquante de mètres, nous retrouvons l’ancienne ligne SNCF transformée en chemin de promenade prenons là sur la droite après avoir passé la barrière. Quittons le chemin des roses à la rencontre de la rue du Maréchale Gallieni, que nous prenons à gauche, nous sommes au petit Grisy. Au feu tricolore traversons la D 319 poursuivons en face la rue de la Coudras, elle fait fourche avec le chemin de Sansalle, que nous laissons sur la droite, poursuivons notre rue de la Coudras sur la gauche. Traversons ce quartier de quelques maisons alignées le long de la rue sur notre droite une toiture atypique en chaume.

 Le chemin débouche sur un autre formant Té, prenons à gauche un chemin carrossable entre des clôtures. Laissons sur la droite un ancien chemin (de Lagny à Corbeil) poursuivons tout droit. Le taillis traversé n’est pas très jolie, on se pique aux ronces et aux orties (le balisage à disparu) le chemin tourne sur la gauche et débouche dans les champs. Laissons le chemin carrossable des Hauts longeant la lisière du bois à notre gauche et prenons sur la droite le chemin longeant le taillis, orties et ronces serons nos balises du moment. Nous arrivons sur un chemin un peu plus carrossable débouchant sur le parvis pavé du château de Suisnes. Nous sommes au hameau de Suisnes rue de Melun que nous prenons à droite. Nous avons retrouvé le balisage jaune. Faisons le tour du parc du château sans jamais voir ce dernier. [ Château de Suisnes : parc romantique de 17 hectares réalisé par Duchêne pour le baron Jacques de Noirmont. Wikipédia] C'est une maison bourgeoise à la campagne qu'on appelle le "vide

bouteille de la Baratte", que Bougainville a achetée pour se reposer. Un "vide bouteille" est une petite maison de plaisance avec jardin, près de la ville où l'on se réunit pour boire ou se divertir.
Elle fut probablement construite vers 1650 par Nicolas Sainctot, maître d’hôtel du roi et introducteur des ambassadeurs à la cour. Elle était constituée d’un corps de logis principal, avec une petite cour, de part et d'autre de laquelle se trouvaient deux petits pavillons reliés au corps de logis formant plusieurs appartements et une chapelle. En 1684, elle fut aussi la propriété de madame Des OEillets, maîtresse de Louis XIV. Bougainville en fait l’acquisition le 26 juillet 1799 (8 thermidor an VII) et le revend le 7 juillet 1809. Le baron de Noirmont l'achète en 1851 et en 1856 fait l’acquisition du domaine voisin, le château seigneurial construit en 1499 avec son parc à l'anglaise. Ce nouvel ensemble fait 17 hectares. Duchenne père puis Duchenne fils se succèdent et détruisent le château seigneurial en 1899. Aujourd'hui, il ne reste plus que le pavillon nord. Les murs mitoyens sont abattus et une nouvelle circulation générale a été créée. En 2000, une liquidation judiciaire provoque l'abandon du domaine. Le château est pillé puis saccagé, le parc retourne à l'état sauvage. Repris en 2006, par Tanguy de Vienne, le site fait depuis l'objet d'une restauration progressive. Vous trouverez le détail de la propriété et la vie des Bougainville à Suisnes sur le site
http://lesamisdebougainville.wifeo.com/chateau-de-suisnes.php] Prenons à droite la rue de Bougainville la rue après des virages et être rue piétonne aboutie rue d’Ivry que nous prenons à droite en direction du Prieuré des Vernelles. Passons le lavoir devenue une décharge. Face a ce dernier la route fait fourche poursuivons notre descente sur la droite. Un peu plus bas nous quittons le balisage jaune lorsqu’il prend le chemin sur la gauche, poursuivons le bitume sur la droite (certaine carte nous dise que nous sommes sur la route de La Baratte, pour d’autres c’est la route d’Evry). Traversons l’Yerres. Derrière, dans le champ sur la gauche [une petite anecdote ce fut l’un des lieux de tournage du film la soupe aux choux avec Jacques Villeret et Louis De funes. Il s’y trouvait les deux maisons des héros du film. Décors en il ne reste que le champ. http://www.defunes.free.fr/html/rubrique-p/cine-p/pages/t-connus/la-soupe-aux-choux/lieux.htm] Nous arrivons au Prieuré de Vernelle Propriété Privée. Au vu des panneaux j’ai cru que le prieuré était toujours en activité, j’ai même fait un détour par le milieu du champ pour ne pas déranger en me disant il faut que je trouve un autre chemin. Aujourd’hui je sais que dans se lieu tranquille en fond de vallée, peu se louer pour des mariages ou des séminaires. [Au XVIIe siècle, Vernelle était un prieuré de l'ordre de Saint-Benoit, dépendant de l'abbaye de Chaume-en-Brie. On sait grace à l'abbé Lebeuf qui était un historien passionné, que la chapelle de ce prieuré était une petite batisse sans ailes du XIIIe siècle avec des vitraux rouges représentant la vie de la Vierge. Une nef à vaisseau unique et un chœur constituaient l'intérieur. Selon l'abbé Lebeuf, la construction de ce petit monastère était due à la pièté de Jean d'Evry, chevalier qui vivait au temps de Saint-Louis et qui a participé à sa dernière croisade. Cet aspect historique de l'abbé Lebeuf est en contradiction avec une tradition locale qui donne au prieuré une ancienne et curieuse origine: il y aurait eu jadis un temple dédié à Vénus. C'est sur les ruines de ce temple, qu'à une époque dont la tradition ne parle pas, que le prieuré aurait été fondé pour servir d'asile aux voyageurs traversant les grands bois des alentours. Le souvenir de Vénus ne fut pas perdu et le prieuré reçut le nom de Vernelle. Aujourd'hui, Vernelle est aménagé à l'usage de ferme et est situé dans la commune d'Evry-les-Châteaux. L'ensemble a été racheté par un particulier qui a transformé la chapelle et les bâtiments annexes en salle de réception pour mariage. La structure de la chapelle a été conservée, mais les vitraux et l'autel ont disparu. https://www.patrimoine-religieux.fr/rubriques/gauche/edifice-menace/eglises-transformees-et-rehabilitees/la-chapelle-du-prieure-de-vernelle-en-seine-et-marne-a-ete-transforme-en-salle-de-reception] Ici nous avons un choix à faire suivant la Saison … C’est l’été on est en période de sécheresse, les eaux de l’Yerres sont basses nous pouvons continuer tout droit et passer à pied devant l’ancien prieuré, mais attention la traversée de la rivière se fait à gué. Un gué non aménagé. Il faut se mouiller les pieds. L’hiver le passage devient difficile, voir impossible si la rivière déborde. Attention à cette petite rivière, mais elle est capable de soulever des voitures ayant forcé le passage lors d’inondations.

Chemin d’été ; Longeons le prieuré par le chemin traversant les champs et traversons l’Yerres comme on peut, pas facile. Poursuivons le chemin qui devient après la station de pompage un peu plus praticable, nous devons être sur les terres du lycée agricole de Brie. Dans la monté, avant la ferme prenons le chemin formant équerre avec le notre sur la gauche. Le chemin à flanc de colline, longe  des haies, longeons un bois et débouchons sur le chemin que nous avons pris en début de promenade. Nous retrouvons le balisage jaune prenons ce chemin sur la gauche, nous retraversons l’l’Yerres sur le pont Romain et retrouvons notre voiture à l’entrée du village.

Chemin d’hiver ou lors de débordement de l’yerres ; Avant le prieuré prenons le chemin sur la gauche et longeons ‘’la propriété du Glaude et du Bombé’’, nous longeons une bande de bois ou une haie, nous débouchons sur un chemin et retrouvons un balisage jaune que nous prenons à droite (chemin du bois d’Evry). Dans le virage laissons les deux chemins sur la droite, poursuivons le chemin balisé. Traversons le bois, (laissons un chemin sur la gauche), nous arrivons à une fourche prenons le chemin des moulins sur la droite. Nous entrons dans Evry les Châteaux, pour la simplicité gardons ce chemin carrossable et balisé de jaune devenant bitume jusqu’à la rue (chemin) du pont romain que nous prenons à droite. Nous retrouvons la voiture.

 



 

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