Une boucle au départ de Fontainebleau empruntant le GR13-132-213-2
Etape : 3 - Février 2013
GR 13 Nemours - Souppes 20km
Carte IGN Trace GPS et Topo sans commentaires
Trace Randogps Le code mobile de cette randonnée est b303679
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Dist. Temps V/d V/g Déniv.
20,8 km 4h10 5.4 4.7
Dans le topo l'itinéraire en ville est plus détaillé.


Aujourd'hui pas de problème de train, il fait beau, mais un froid de canard, la température n’est pourtant pas très basse
moins quatre, mais il y a du vent et il parait que cela fait une température
ressenti de moins huit, moins dix.
A Nemours je retrouve mon balisage en bas de l’église à
Saint Pierre les Nemours, nous passons au dessus du canal et suivons une
dérivation du loing qui entoure la vieille ville de son réseau d’eau.
Un peu d'histoire :
[L'histoire de Nemours débute au XIIe siècle, avec la création d'une
seigneurie. Le premier seigneur de Nemours est Orson
en 1120.
Le château ainsi que l'église Saint-Jean-Baptiste
en centre-ville, sont construits vers 1170 à la demande de Gauthier de Villebéon, grand
chambellan des rois Louis VII et Philippe Auguste. La ville est incendiée en 1358 durant la guerre de Cent Ans.

La ville devint domaine royal quand elle fut acquise par Philippe III le Hardi (1274). Elle fut érigée
en duché-pairie par Charles VI lors d'un échange de terres en 1404 avec Charles III le Noble, roi de Navarre. Le duché de Nemours restait toutefois
un domaine royal du roi de France, et était grevé d'un droit de réversion.
Ainsi devait-il être rendu à la couronne au décès de Charles III en 1425. Blanche Ire de Navarre, fille de Charles III de Navarre, tenta de s'opposer à
cette réversion en voulant en rendre hommage au roi. Si le roi avait accepté
cette démarche, il aurait implicitement reconnu que le duché était une
possession pleine et entière de la maison de Navarre. Mais le roi refusa
cet
hommage pour cette raison. Blanche en fit alors hommage au roi d'Angleterre, et
le duché lui fut subséquemment confisqué par la couronne. Blanche avait cependant promis à sa soeur
Beatrice une donation de 60 000 livres et une rente de 4 000 livres prises sur
le duché de Nemours, le tout devant servir de dot à la fille de Béatrice, Eléonore de Bourbon, lors du mariage de cette
dernière à Bernard d'Armagnac. Bernard d'Armagnac n'ayant
pas reçu la dot de sa femme, son père le comte d'Armagnac intenta un recours contre
Blanche. Un arrêt de 1446
ordonnant le paiement de ces sommes sur le duché de Nemours, fut opposé par le procureur général sur la base du droit de
réversion. En 1461 Louis XI céda par lettres patentes le duché de
Nemours en apanage
à Jacques d'Armagnac.
Jacques d'Armagnac étant décédé en 1477, le duché revenu
de droit une fois de plus à la couronne, ses fils Jean d'Armagnac-Nemours et Louis d'Armagnac demandèrent à Charles VIII la restitution de l'apanage du
duché de Nemours. En 1491
Charles VIII leur accorda par lettres patentes
le don du droit du roi sur le duché, mais le droit de réversion y fut maintenu.
Si bien qu'à leur mort ce fut en vain que leur soeur Marguerite d'Armagnac,
dernière descendante de Charles III de Navarre, comtesse de Guise,
mariée à Pierre de Rohan-Gié, tenta de perpétuer la
possession du duché de Nemours en voulant elle aussi en rendre hommage au
roi : le procureur du roi s'opposa à en recevoir l'hommage, et les décès
de Marguerite
d'Armagnac et de Pierre de Rohan en 1507, sans enfants pour
hériter, retourna derechef les terres à la couronne et mit fin à cette dispute.
Subséquemment, Louis XII donna l'apanage du duché de Nemours à
son neveu Gaston de Foix en échange du comté de Narbonne (1507), puis au décès de
ce dernier en 1515 François Ier fit de même pour
l'époux de sa tante Philiberte de Savoie, Julien de Médicis fils de Laurent le Magnifique. Philiberte décédée en 1524, François Ier fit don de l'apanage
à sa mère Louise de Savoie.
Etant restée pendant 150 ans dans la maison
de Savoie, la ville échut enfin en 1666 à Louis XIV, qui en fit don à Philippe d'Orléans, son frère, dont
la postérité l'a gardée jusqu'en 1789. Le titre de duc
de Nemours est porté par Louis d'Orléans, deuxième fils du roi Louis-Philippe.

En 1789, Pierre Samuel Dupont est député de
Nemours. 10 ans plus tard, il quitte la France pour les États-Unis où son fils,
Eleuthère Irénée, crée une
entreprise qui deviendra plus tard la multinationale Du Pont de Nemours.
C'est l'une des premières villes étapes
pour les vacanciers parisiens. Située au kilomètre 76, on mettait à l'époque
plus de 2 heures pour traverser la ville à cause des nombreux feux tricolores.
Nemours attire les passionnés et les collectionneurs amoureux de la N7, avec la
publicité la plus ancienne de la route Paris-Menton : il s'agit d'une fresque
murale pour le savon Saponite. Cette fresque est entretenue grâce à des fonds
privés.]
Nous passons devant le château et au chevet de l’église Saint-Jean-Baptiste
[L'église
Saint-Jean-Baptiste est fondée par Gauthier Ier de Nemours en 1170 avec
l'accord du roi de France et de Guillaume de Champagne, archevêque de Sens,
dans le but de recevoir les reliques du Saint rapportées de Sébaste. Elle est
composée de trois parties d'âge distinct. La tour-porche date en grande partie
du premier édifice du XIIe siècle.
L'église est
probablement détruite dans l'incendie de la ville au début du XVe siècle. Elle
est reconstruite à partir de 1445, achever en 1555 et consacrée en 1595. Le chœur date de cette reconstruction., et la nef, qui supporte des liernes en bois de
châtaignier, est surhaussée au XVIIe siècle. De plan rectangulaire, encadré de
deux bas-côtés, l'édifice est dépourvu de transept. À son extrémité furent
bâties trois chapelles rayonnantes aux clochetons polygonaux, couverts
d'ardoises comme le reste de l'édifice.


L'intérieur
est réaménagé au XIXe siècle, les vitraux sont installés vers 1850 puis, vers
1890, un mobilier néo-gothique est confectionné. On y trouve notamment le
maitre-autel monumental de style néogothique dédié à Saint Jean-Baptiste, une
sculpture de Piéta réalisée en 1869 par Sanson, un orgue datant de 1653 et la
cloche « Philippe » dédiée en 1672 à Philippe Duc d'Orléans, devenu Duc de
Nemours et frère de Louis XIV.]
Nous franchissons le loing et montons à l’esplanade ou nous pouvons admirer
la ville de haut, ainsi que la foret que nous avons traversée dans les deux
précédentes étapes. Après l’hôpital, nous grimpons sur le Mont l’Olivet c’est
la foret de Nemours. Une foret avec de beaux rochers, très beaux rochers,
l’inconvénient le chemin n’est pas très bien tracé au sol et comme je regarde
plus les rochers que le balisage sur les arbres, je me plante à plusieurs
reprises, heureusement que j’ai mon fil d’Ariane, m'y retrouver. C’est
une foret qui me semble inintéressante, il y a deux ou trois promenades de tracer, il va falloir que que je me penche sur ce coin, qui ressemble comme
deux gouttes d’eau à Fontainebleau et ses deux gouttes d’eau on bien sur formé
les rochers….. Nous côtoyons le monastère de Bethléem sans jamais le voir,
mais le son de la cloche appelant les officiants me surprend. Dans ma rêverie et me fait précipiter sur
mon téléphone. Qu’elle C.. c’est même pas la bonne sonnerie, ha !!! les réflexes
modernes !!! et pourtant "j’suis" pas accro de la téléphonie moderne. (2017- Attention si vous utiliser un GPS ou si vous avez éditez la carte la trace ne correspond plus au balisage. Ce dernier à été modifié en foret juste avant l'entrée dans Poligny.)
Nous
quittons la foret pour traverser le village de Poligny déboucher en face dans
les champs. En plein vent la température ressentie baisse de quelques degrés.
Je ferme la veste.


Dans les champs au loin à l'horizon (pour moi sur la droite) au milieu d'une parcelle, une cheminée, haute puisque nous ne passerons jamais à coté. Cette cheminée est plantée au milieu des champs, pas un bâtiment au alentour. Reste d'une ancienne usine? ancienne tuilerie? mais je n'ai pas vu un seul gros village. A mon avis dans cette plaine ce ne peut être qu'une cheminée géodésique ayant servi à l'élaboration des cartes d'état major
[La géodésie est la science qui a pour objet l'étude de la forme et des dimensions de la terre.
Quant aux cheminées géodésiques elles sont, ou plutôt étaient avant la photographie aérienne,
de hauts repères au sommet desquels un opérateur pouvait effectuer une visée très précise,
moyennant le passage d'un fil à plomb à l'intérieur et dans toute la hauteur de la colonne.
Ainsi protégé des remous du vent, ce fil devait s'aligner dans l'axe d'une borne qui constituait
l'un des points secrètement gardés par l'armée du temps des "cartes d'état major".
Aujourd'hui devenus désuets, ces repères ont été enlevés ou oubliés et seule subsiste encore
parfois la haute tour qui ponctue l'horizon telle une cheminée d'usine avec laquelle la
différentiation demeure souvent impossible si l'on n'est pas prévenu de sa véritable fonction].


Nous arrivons au village du Coudray que nous contournons
pour descendre dans la vallée d’Olibon. Dans le bas du village, je fais une pose. Ici je
suis à l’abri du vent. Je n’ai aucune vue, mais au moins le vent passe au
dessus.
Nous arrivons à Souppes sur Loing. Dommage pour ce vallon qui n’est pas
entretenu, des lianes envahissent tout. On se croirait dans la foret vierge, ce
n’est pas très jolie et puis dans le bas les restes d’un village de bric et de
broc, je dit village par rapport à ce que nous montre une photo aérienne, sur
place cela s'apparente plus à de grandes cabanes de jardin transformer en habitat et, pour une raison inconnu, ont plus ou moins brulées, sont, plus ou
moins à l’abandon, nous laissant les reliefs de ce qui n’a pas pu être détruit par le feu.
Cela donne mauvais genre à ce coin. Puis nous suivons la D 607 et nous trouvons
de belles maisons dans la contre allée. L’été avec le bruit de la route,
cela doit être épouvantable de rester dehors. Je fais un petit détour jusqu’au Loing pour les photos, celui-ci est tellement haut, que je ne peut prendre le
lavoir qui se trouve entouré d'eau.
L'église actuelle, en gothique naissant fut construite à la fin du XII
ème
siècle en tant qu'élément du prieuré saint Clair.
[Le curé de la paroisse, Anne-Alexandre-Marie Thibault, est élu député du clergé
aux États généraux de 1789. Il sera le premier maire élu de la commune. Sa
présence sur le tableau du Jeu de Paume montre la part prise par la commune à
la Révolution dans un esprit de rénovation.
L’église Saint Clair - Saint Léger
Erigée à la
fin du 12ème siècle dans le prolongement de la primitive chapelle de Sainte
Marie de Souppes, elle peut être considérée comme un modèle d’architecture
gothique. Dès l’entrée, on est frappé par l’harmonie de la haute nef,
caractéristique du gothique primitif. La sobre pureté de l’architecture y est
soulignée par l’arête des ogives.
Au-dessus du
toit de tuile, une flèche couverte d’ardoise, pointue comme une aiguille, se
dresse vers le ciel. L’église abrite un retable classé Monument Historique
composé de onze panneaux sculptés et polychromes représentant les scènes de la
Passion. Celui-ci proviendrait de l’Abbaye de Cercanceaux.
Un superbe
retable
 |
Photo pris sur internet |
L’église
Saint-Clair contient un retable de bois sculpté et peint qui représente onze
scènes de la Passion. Ce chef-d’œuvre du XVIe siècle, fidèle à la
tradition gothique, vient de l’abbaye de Cercanceaux. Les premiers moines qui y
ont vécu se sont acharnés à défricher la vallée, à drainer les marais et à
installer des moulins sur la rivière, mais leurs successeurs, plus raffinés,
ont su faire appel à d’excellents artistes, comme celui qui a exécuté ce
retable.]
Les autres Etapes
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