Poursuite de mes promenades autour de la France ; Aujourd’hui nous parcourrons les Pyrénées de Saint Gaudens à Aspect
Le Comminges c'est ou, c'est quoi ?
Encore des problèmes avec la SNCF,
j’en suis à espérer leur démantèlement, mais vu le prix qu’il demande pour
rouler sur leur rail peu de monde prend des lignes. Voilà deux mois que j’ai
mon billet, génial j’avais un TGV direct Toulouse, un peu cher et prix non
remboursable, avec cinq minutes pour changer de train. Cela me semblait un peu
juste pour la SNCF, j’ai pris le billet sans prendre d’assurance. Ce qui était
génial, c’est qu’il partait autour de 9 heures, arrivait autour de 13h00 et
j’avais ma correspondance qui me faisait arriver autour de 14h30, ce qui me
laissait le temps de monter à pied jusqu’à Aspet. Trois jours avant le départ,
je reçois un SMS m’informant que la gare de Toulouse est en travaux et qu’il
faut prévoir une vingtaine de minutes lors de correspondance. Bande de C.. Vous
ne pouviez pas faire un algorithme pour prévoir ce temps lorsque l’on achète
des billets ? Je me dis ce n’est pas grave je prendrais le
suivant, il
doit y en avoir, au pire un toute les heures. Je regarde le site de la SNCF et
bien non, il n’y en a plus c’est le dernier, reste un bus tard le soir. Je
suis obligé de partir la veille et de coucher à Toulouse, pour prendre le
lendemain, un train pour Saint Gaudens en fin de matinée. Je perds mon billet
TGV très cher du lundi et suis obligé de racheter un billet beaucoup moins cher
pour le dimanche. Merci la SNCF, malheureusement il n’y a qu’eux.
Pour passer le temps en attendant
mon train pour Saint Gaudens, je me promène au grès du vent dans Toulouse. Ayant
déjà réalisé un topo sur Toulouse lors d’un précédent voyage, je me suis plutôt
intéressé, à ce que je n’avais pas vue ou oublié.
Capitale au Ve siècle
du royaume wisigoth,
une des capitales (du VIIe au IXe siècle) du royaume d'Aquitaine, capitale du comté de Toulouse
fondé en 852 par Raimond Ier et capitale historique du Languedoc, elle est
aujourd'hui le chef-lieu de la région Occitanie, du département de la Haute-Garonne. Le nom Tolosa
apparaît dans des écrits antiques mais pas antérieurs au IIe siècle av.
J.-C. Le nom de Toulouse est aujourd'hui encore d'origine incertaine. Le nom
est difficilement explicable par le celtique. Certains linguistes le
considèrent comme ibère. De fait, on
retrouve des "Tolosa" dans la péninsule ibérique mais aussi dans le
Sud-Est de la France (Jura, Ardèche). Ses habitants et la peuplade des environs
étaient appelés Tolosates. Les Tolosates étaient-ils une fraction des Celtes Volques Tectosages
venus s'installer au IIIe siècle av.
J.-C. ou une assimilation complexe de populations autochtones ? Mêmes
interrogations sur la pertinence de cette hypothèse, la région ayant été plutôt
marquée par l'influence des Celtibères qui occupaient le bassin de la Garonne.
Certains chercheurs pensent que le nom Tolosa pourrait être issu d'un
terme * Tolso qui signifie « torsadée, tordue », mais
l'explication a peu de vraisemblance car l'origine ne remonterait qu'aux
Romains. Pour d'autres, dans un grand lyrisme de mythologie antique, Tolosa,
jadis la « cité de Minerve » (Palladia Tolosa) selon l’expression de
Martial, ferait référence à la Tholos des Grecs, cf. les légendes de l'Or de Delphes à Toulouse. Pour
d'autres encore, l'étymologie de la ville serait liée au passage d'un gué, par ailleurs
attesté
au pied de l'oppidum de Vieille-Toulouse. Enfin, selon une
légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné
son nom à la cité. C'est cette
théorie qui se retrouve mise en ouverture du Ramelet Mondin du poète
toulousain Pèire Godolin. Le nom latin Tolosa
est également le nom occitan de la ville,
présent dans sa devise Per Tolosa totjorn mai. Il devient Tholose
en français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence
de la prononciation occitane, vers la fin du XVIIe siècle.
1er janvier 2019, Toulouse est la quatrième commune la plus peuplée
de France après Paris, Marseille et Lyon. Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison
de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Le développement
de la
culture de la violette de Toulouse au XIXe siècle
en fait un emblème de la ville et lui vaut le surnom de « cité des violettes ». Elle est
aussi, beaucoup plus rarement, surnommée la « cité Mondine » (la Ciutat
Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville, souvent nommés Raymond. Reliant Toulouse à Sète, le canal du Midi est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996. La basilique
Saint-Sernin, plus grand édifice roman d'Europe, y est
également inscrite depuis 1998 au titre des chemins de
Saint-Jacques de Compostelle. On décrivait jadis
le centre sous la forme d'un cœur avec ses deux lobes (rive droite) et sa
pointe (rive gauche) : en amont, la cité centrée sur l'actuelle
place Esquirol (ancien forum). Ancienne ville romaine, on y lit encore le plan
en damier : rues étroites grossièrement parallèles au cardo et au decumanus,
devenues parfois un peu tortueuses au Moyen Âge entre les anciennes
portes nord (Capitole) et sud (Palais de justice, ex-parlement), est
(Saint-Étienne) et ouest (Dalbade). C'est le quartier bourgeois de la préfecture,
de la cathédrale, puis des hôtels des Capitouls et du Pastel. En aval, le bourg à l'ouest de la place du
Capitole et de la Daurade, centré autour de l'abbaye de Saint-Sernin, c'est un
quartier médiéval historiquement plus universitaire, dont les anciennes abbayes
ont laissé la place à des lycées, universités et à la cité administrative. Rive
gauche, le faubourg de Saint-Cyprien
quartier plus populaire, marqué par son ancienne activité hospitalière (hôtel
Dieu) ; dans le quartier de Saint-Simon, est situé le château de Candie
de la seigneurie de Candie de
Saint-Simon, le plus ancien château d'origine médiévale (du XIIIe au
XVe siècle) du territoire de la commune de Toulouse. Le pont
Neuf et surtout la place du Capitole sont le centre de ce « cœur » qui
s'inscrit à
l'intérieur des boulevards (sur l'emplacement du mur médiéval
encore visible cité administrative). La circulation y a été aérée au XIXe siècle
par des percées haussmanniennes (rue de Metz et rue Alsace-Lorraine). Entre les
boulevards et le canal du Midi, au-delà des embellissements du XVIIIe siècle (parcs, places, allées, Grand
Rond) qui frôlent le centre ancien, une ceinture de faubourgs ou de quartiers
s'organise le long des boulevards ou des axes qui quittent la ville (Saint-Michel, Saint-Aubin, Chalets, Minimes...) puis autour des
gares (Matabiau surtout mais aussi,
au sud-est, Saint-Agne
). Des logements
sociaux entre les années 1930 et l'après-guerre se sont élevés en bordure de
cet espace urbain qui a tenté de s'adapter à l'automobile dans les années
1950-1960 (voies le long du canal...). À la veille de la Révolution, la
population toulousaine compte 60 000 habitants : en 1886, ils
sont 150 000. Sur cent ans, la population a presque triplé. Avec cette
augmentation tout au long du dix-neuvième siècle, les nouveaux habitants se
sont principalement logés dans les faubourgs mais cela n’empêcha pas le
changement d'apparence du centre-ville. La première moitié de ce siècle va
vivre l'héritage des Lumières : il s'agit d'embellir et d'aérer. Au cours
de la seconde moitié, les Toulousains se sont inspirés du Paris haussmannien.
Toulouse était une ville à l'aspect encore médiéval : déséquilibrée par la
clôture de grands couvents, encerclée
par d'anciens remparts, traversée de
ruelles étroites et sinueuses. Un homme des Lumières, Jacques-Pascal Virebent, a songé aux transformations de la ville. Il avait déjà travaillé
dans l'esthétique néo-classique. Malgré des moyens économiques peu favorables,
cet homme a travaillé avec l'une de ses seules ressources : son
acharnement. L'objectif de son « plan d'alignement » était que le
surplus de population provoque peu de changement dans l'apparence de la ville,
tout en ménageant de bonnes conditions de vie et de circulation. Sous le second
Empire (1852-1870), Toulouse commence à être moins isolée. Elle est connectée
aux autres villes par le chemin de fer : la gare de
Toulouse-Matabiau
fut inaugurée en 1857. Les Toulousains utilisent
aussi la Garonne pour le transport de marchandises. Mais un problème
demeure : comment pénétrer dans la ville ancienne ? La solution fut
d'aérer le tissu urbain pour permettre une meilleure circulation. Toulouse
s'inspira du modèle haussmannien. Une des grandes tâches à mener par les
ingénieurs de la ville était l'alignement des rues, c'est-à-dire leur
élargissement et leur rectification. Déjà au cours du dix-huitième siècle, dans
un souci d'harmonie s'était affirmé le principe d'un plan général des
alignements. Sous la Révolution cette tâche fut confiée aux autorités locales.
C'est seulement au début du
dix-neuvième siècle que la municipalité de Toulouse
se préoccupa de l'organisation des alignements (un arrêté municipal du 10
juillet 1801 dispose qu'il importe de fixer de manière stable et uniforme la
largeur à donner aux rues). Ainsi, la largeur des rues principales fut fixée à
10 mètres, celle des rues secondaires à 6 mètres et celle des rues
peu fréquentées à 5 mètres. Le projet fut confié à l'ingénieur Rivet et
les travaux débutèrent seulement en 1807. De nombreux projets furent rejetés
par le ministère de l'Intérieur. Finalement, les travaux commencèrent
véritablement en 1829. Les
remparts, condamnés en 1808, furent détruits entre
1829 et 1832 et remplacés par une ceinture de boulevards. Le maire souhaite
détruire les vieux remparts. Il doit pour cela demander l'accord du roi, qui
tarde à le donner car les remparts protègent la ville de Toulouse contre les
armées étrangères. Dès le XVIIIe siècle,
un mouvement de destruction des remparts est déjà en cours. Le problème de la
propriété des remparts se pose entre la municipalité et le roi. C'est
finalement Napoléon 1er qui donnera les remparts à la ville, mais
ils ne seront pas détruits tout de suite car la France est en guerre contre les
armées étrangères à ce moment-là. La période de paix qui suit la chute de
l'empire est propice à la démolition des remparts. Les matériaux de démolition
vont être utilisés pour construire d'autres bâtiments. En 1865, alors que l'on
termine la place du Capitole, on décide de
percer de « grandes artères » sur le modèle des grandes percées
effectuées sur Paris par le préfet Haussmann (d'où le nom de percées
haussmanniennes). Urbain Maguès
est chargé du plan
d'alignement et des percées de Toulouse. Il propose alors de construire deux
grandes rues perpendiculaires se croisant au centre de la ville. Le Conseil
municipal en discute et propose de réduire la largeur initialement prévue de
ces axes qui était de 25 mètres (comme à Paris, à Lyon et à Marseille)
pour un projet moins ambitieux de 16 mètres dont 4 mètres de
trottoir. Ces deux grandes rues furent alors percées entre 1871 et 1874 et furent
nommées la rue d’Alsace-Lorraine et la rue de Metz. Sont ensuite percées la rue
du Languedoc et la rue Ozenne qui détruiront de nombreux bâtiments et
habitations. Le percement de la rue Ozenne de 1907 à 1911 va provoquer la
disparition totale ou partielle de sept vieux hôtels particuliers. En 1868, le
réfectoire du couvent des
Augustins
, proche de la percée de la rue d'Alsace-Lorraine
est rasé. En 1892, le marché couvert de la place de la Halle-au-Blé (place
Esquirol) est démoli, la Halle est alors transférée place Victor-Hugo. Les
travaux des percées dureront jusqu'à la Première Guerre mondiale. Dans les
années 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous
l'impulsion de Pierre-Georges
Latécoère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, est créée l'Aéropostale, avec des figures comme Antoine de
Saint-Exupéry et Jean Mermoz. Pierre-Georges
Latécoère était venu dans la ville rose pour créer des wagons
de chemin de fer, mais, lorsque la
guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur
son site industriel de Montaudran
. Quand la guerre se
termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication
de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à ce
moment qu'il imagine une ligne aérienne commerciale allant de Toulouse à
l'Amérique du Sud. Avec les Lignes aériennes Latécoère, après la Première
Guerre mondiale, il ira d'abord jusqu'à Dakar, puis tentera l'aventure en
Argentine. Mais face à de nombreuses difficultés, en 1927, Latécoère cède la
Ligne à Marcel Bouilloux-Lafont, entrepreneur français au Brésil qui poursuit
l'aventure jusqu'à Santiago du Chili sous le nom de l'Aéropostale en continuant
d'exploiter le site de Montaudran. Ainsi de 1920 à 1933, plus de
120 pilotes se succèdent sur les pistes de Montaudran, notamment Daurat, Jean Mermoz, Antoine de
Saint-Exupéry
. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique
du Sud, après que la première traversée de l'Atlantique Sud
a été assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes aériennes
entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois au-dessus de la cordillère des Andes. Les récits d'Antoine de
Saint-Exupéry lui assureront aussi une certaine notoriété, tel le
roman Vol de nuit.
Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien mécanicien :
Émile Dewoitine
qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare-brise, et cela dès
1920. Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y
développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19
août 1944 peu après le débarquement de
Provence. Wikipédia
- L'église Saint-Nicolas
au cœur du quartier Saint-Cyprien, sur la rive gauche de la Garonne, Cette église, à
l'origine du nom du quartier éponyme, est dédiée, d'après l'historien
toulousain du XVIIe siècle Guillaume Catel, au saint patron « de tous
ceux
qui vont par eaux et craignent naufrage ». Un saint qui a dû être bien
souvent sollicité dans un quartier tel que Saint-Cyprien, victime des crues
annuelles de la Garonne, comme celle, tragique, de
1872 & 1876. Reconstruit en 1300 dans un style
typique du gothique méridional, son clocher octogonal de style toulousain imite ceux de la basilique
Saint-Sernin et de l'église des Jacobins : comme eux, il présente des baies géminées couvertes d'arcs en mitre. À noter, les mirandes visibles sous la
couverture de la nef qui indiquent la présence d'un chemin de ronde couvert.
Le portail s'ouvre, à la base du clocher, à la grande-rue
Saint-Nicolas. Sur le tympan, un haut-relief classé comme groupe
sculpté au titre des monuments historiques, représente l'adoration des mages. Wikipédia pour les dates d’inondations panneau d’info.
- Le Château d’eau est une tour en briques située à la jonction du Cours Dillon et du Pont-Neuf. le
bâtiment servait initialement à la distribution d'eau dans le centre de la
ville mais n'était pas à proprement parler un château d'eau puisqu'il ne
comportait pas de réservoir de stockage. La première fonction de ce château d'eau était de distribuer
l'eau de la Garonne, captée et filtrée
à quelques mètres de là, sur la prairie des filtres.
À sa mort en 1789, le capitoul Charles Laganne légua cinquante mille francs-or à la ville dans le but de « distribuer des eaux de la Garonne, pures, claires et agréables à boire ». Charles Laganne précise dans son testament que cette somme devra être utilisée au plus tard dix ans après la mort de sa veuve. Les aléas politiques retarderont l'utilisation de cette enveloppe providentielle mais la mort de Mme Laganne en 1817 va inciter la ville à trouver une solution, tâche à laquelle Jean-François d'Aubuisson de Voisins (1762-1841), ingénieur des Mines en poste à Toulouse et conseiller municipal s'attelle la même année et sur laquelle il travaillera près de dix ans, étudiant et définissant les principes et systèmes de circulation d'eau nécessaires (filtrage, canaux et canalisations). Un concours est lancé pour concevoir la machinerie hydraulique d'élévation des eaux et sera remporté trois ans plus tard par Jean Abadie (directeur de la fonderie à canons de Toulouse), tandis que l'architecte Jean-Antoine Raynaud est chargé de concevoir le bâtiment. Les travaux sont lancés en 1821 pour être terminés en 1825 et alimenter un vaste réseau de fontaines opérationnel à partir de 1829 et développé ensuite. l'esthétique du bâtiment s'apparente à celle d'un phare (d'autres l'ont comparé à un « petit Château Saint-Ange ») mais est tantôt jugée très laide à l'époque. Dès les années 1830, le bâtiment et son réseau hydraulique seront régulièrement cités en France parmi les réalisations industrielles remarquables de l'époque. Victime de son succès et très vite obsolète, le château d'eau fut désaffecté en 1870 et transformé en dépôt d'outillage par la municipalité pour le service des cantonniers. Le bâtiment du Château d'eau culmine à trente mètres et dispose de sept étages répartis en un vaste sous-sol (comportant deux niveaux) et un rez-de-chaussée formant le soubassement circulaire de la tour, surmontés de la tour elle-même comprenant quatre étages dont le dernier est un lanterneau donnant accès à une terrasse circulaire. Le sous-sol est occupé par deux roues à aubes de 8 mètres de diamètre qui entrainaient deux groupes de quatre pompes aspirantes-foulantes couplées deux à deux. Ce dédoublement des groupes de pompage visait à éviter qu'une panne d'un des deux systèmes n'interrompe la distribution d'eau en continu.
Deux circuits d'eau arrivaient au sous-sol :
- L'un, simple dérivation de la Garonne, apportait une eau non filtrée puisée directement à 45 mètres de là pour servir de force motrice aux roues à aubes du système de pompage et s'échappait ensuite par un canal de fuite souterrain qui traversait le faubourg Saint-Cyprien pour se jeter dans la Garonne sous l'emplacement de l'actuel Théâtre Garonne (ancienne station de pompage).
- L'autre véhiculant l'eau filtrée, prélevée par infiltration
sous la Prairie des filtres, dont le nom découle justement de ce système. « Elle est filtrée par son lavage à travers un banc de
sable qui forme en ce point le bord du fleuve : des galeries à
parois perméables ont été ménagées dans ce banc, à 1 mètre au-dessous
de l'étiage et sur un développement de près de 400 mètres »3
. L'eau ainsi filtrée montait par pompage les trois niveaux supérieurs au rez-de-chaussée dans de larges conduites pour arriver dans une auge annulaire occupant une partie du quatrième étage. Cette vasque faisait office de trop-plein et permettait de rattraper les à-coups des mécanismes de pompage, régulant ainsi le débit pour permettre l'écoulement constant des fontaines. Élevée à 20 mètres au-dessus du sol, soit 146 mètres d'altitude, à un niveau situé un peu plus de six mètres au-dessus de la place Rouaix - qui était alors le point le plus haut destiné à être alimenté - l'eau redescendait simplement par gravité et bifurquait afin de traverser la Garonne par le Pont-Neuf pour être ensuite distribuée à près de cinquante mille Toulousains. Implanté sur la rive gauche de la Garonne, le Château d'eau était paradoxalement destiné à alimenter exclusivement les fontaines publiques de la rive droite. Wikipédia. L’ ancien château d’eau construit au début du XIXème siècle, devenu la prremière galerie publique en France exclusivement dédiée à la photographie. La Galerie Le Château d’Eau est fondée en 1974 par le photographe toulousain Jean Dieuzaide. https://www.hautegaronnetourisme.com/activites/galerie-le-chateau-deau/.
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Si l'existence d'une communauté chrétienne est attestée à Toulouse depuis l'Antiquité (son premier évêque - Saint Saturnin - est martyrisé en 250), la cathédrale Saint-Étienne n'apparaît dans les textes qu'en 844.
L'évêque Isarn (1071-1105) lance la construction d'un édifice
roman dédié à Saint Etienne, à trois vaisseaux, dominé par un massif
occidental à
deux tours. De cet édifice, l'actuelle nef conserve
l'emprise des murs latéraux, caractérisés par leurs oculus à appareil
alterné de brique et de pierre, et les vestiges de la tour nord, noyés à
la base du grand clocher, ainsi que des restes de la galerie nord du
cloître des chanoines. Les vestiges du côté nord sont visible depuis le
square du Cardinal Saliège. Au nord-est du choeur actuel, à
l'emplacement de la rue Sainte-Anne et des bâtiments qui l'entourent se
trouvaient le cloître et les bâtiments conventuels des chanoines, qui
vivaient régulièrement selon le souhait de l'évêque Isarn. L'église
Saint-Jacques fermait l'ensemble au sud.
L'orgue initial date de 1612. Les boiseries sont d'Antoine Lefèbvre 1612 ; augmenté en 1677 par Jean de Joyeuse, puis en 1738 par Pierre de Montbrun ; restauration en 1761 Jean-François L'Epine, et Jean-Baptiste Micot en 1772, Grégoire Rabiny 1787.
L'orgue de tribune de la Cathédrale pèse environ treize tonnes. il est haut de 12 mètres et large de dix. Il n'est pas posé sur un support, mais accroché sur une paroi verticale "en nid d'hirondelle".
La partie instrumentale a fait l'objet d'une reconstruction conservatrice par Aristide Cavaillé-Coll en 1852 : il réutilise notamment une grande partie de la tuyauterie ancienne, installe une soufflerie et une mécanique neuves.
Restauration complète par Alfred Kern en 1977 et Jean Férignac (pour le buffet). Il a été classé Monument Historique.
L'orgue possède 47 jeux sur 4 claviers manuels et pédalier. Les transmissions des claviers et des jeux sont mécaniques. Wikipédia
La place du Capitole ; centre historique de Toulouse, ruit de l'urbanisme classique et de la volonté de doter la ville d'une vaste place, les premiers projets de « place royale » voient le jour à la fin du XVIIe siècle. Le dégagement progressif de la place ne commence cependant qu'au début du XVIIIe siècle. Il s'agit également pour les consuls de la ville, les capitouls, de magnifier leur pouvoir par la mise en valeur de leur « Maison commune », le Capitole,
dont la façade monumentale, qui fait intervenir les meilleurs artistes
toulousains de l'époque, est élevée au même moment. La place du Capitole
devient
alors le cœur de la cité : place de marché, place de fêtes,
mais aussi place de la guillotine pendant la Révolution française. C'est dans la première moitié du XIXe siècle que la place prend enfin son aspect actuel : les côtés sud, nord et ouest sont successivement construits dans le style néo-classique entre 1809 et 1852 sur les plans de l'architecte de la ville, Jacques-Pascal Virebent. À cette époque, la place du Capitole est bordée de grands cafés, de restaurants et d'hôtels, tels le Bibent ou le Florida, qui étalent leurs terrasses.
Dans la deuxième moitié du XXe siècle,
la place du Capitole connaît le développement de la voiture. Les
vestiges de la porte romaine, redécouverts lors du creusement du parking souterrain, sont irrémédiablement détruits. L'arrivée du métro, en 1993, change la donne : la place, rénovée, est rendue aux piétons. La place, pavée de granit rose, est ornée en 1995 d'une grande croix de Toulouse par l'artiste Raymond Moretti.
Il complète deux ans plus tard la série des tableaux qui décorent les
arcades. La place du Capitole, dont le sol et les façades sont protégés
comme site inscrit depuis 1943, est incluse en 1986 dans le site patrimonial remarquable de la ville.
Elle forme un rectangle régulier, de 126 mètres de long, du
nord au sud,
sur 92 mètres de large, d'est en ouest, pour une superficie d'environ
12 000 m2. Ce vaste ensemble à l'architecture ordonnancée est bordé à l'est par la façade monumentale du Capitole, dans lequel se trouve la mairie de la ville et le Théâtre du Capitole.
La place du Capitole tient son nom de la proximité de la « Maison commune » des capitouls, connue depuis le XVIe siècle comme le Capitole,
et qui abrite aujourd'hui la mairie de la ville. Au cœur de l'espace
politique et de la vie publique
toulousaine, la place a plusieurs fois
changé de nom depuis son aménagement au XVIIIe siècle. Depuis les premiers projets, on lui avait donné le nom de place Royale en l'honneur du roi Louis XIV. En avril 1794, pendant la Révolution française,
comme toutes les places et toutes les rues de la ville étaient
renommées par la municipalité révolutionnaire, la place reçut le nom de
place de la Liberté. En 1800, elle devint place d'Armes, puis place
Commune en 1804 et place de la Mairie en 1805. Mais en 1812, elle fut
renommée place Impériale, en l'honneur de l'empereur Napoléon Ier, avant que la chute de l'Empire et la restauration de la monarchie, en 1815, ne lui rende son nom de place Royale. Finalement, c'est par une décision de la municipalité de François Sans que la place prit son nom actuel en 1844. Lors de la pose de canalisation d’égouts en 1910, puis de la
construction du parking souterrain en 1971, les fouilles ont révélé les
vestiges de l'enceinte romaine
et les fondations de la « Porterie »
d'époque romaine, la porte en pierre taillée qui marquait l'entrée de la
cité et qui a subsisté jusqu'au milieu du Moyen Âge.
Au Moyen Âge, l'espace de la place actuelle n'existe pas. Jusqu'au XIe siècle, il est encore traversé, d'est en ouest, par l'ancien rempart gallo-romain
qui ferme la cité au nord, seulement ouvert par la Porterie, la porte
nord de la ville. Du côté de la ville aboutit la Grand-rue, la
principale rue commerçante de la ville, qui traverse la ville depuis la porte Narbonnaise.
Le quartier de la Porterie est un carrefour important, auquel
aboutissent les voies parallèles à la Grand-rue, la rue des Argentiers à
l'ouest (actuels rue Léon-Gambetta et côté sud-ouest de la place du Capitole) et la rue des Fréniers à l'est (actuels rue de la Pomme et côté sud-est de la place du Capitole). La dernière partie de la Grand-rue, dans le prolongement de la rue Cervinières (actuelle rue Saint-Rome),
prend le nom de rue de la Porterie. Deux impasses s'ouvrent
perpendiculairement sur les côtés : la ruelle Marcelot à l'est et la
ruelle Saint-Quintin à l'ouest. Cette dernière donne accès à la petite
église Saint-Quentin, connue depuis le Xe siècle au moins.
Du côté de la campagne s'étendent plusieurs chemins, dont celui qui mène à l'enclos – le claustrum – de l'abbaye Saint-Sernin, qui s'est développée autour du tombeau et des reliques du martyr Saturnin (actuelle rue du Taur). Progressivement, le développement d'un bourg autour de Saint-Sernin au XIIe siècle
transforme le quartier de la Porterie. La construction d'un rempart –
d'abord une simple levée de terre complétée de fossés, puis une
véritable muraille – rend inutile l'entretien de la partie nord du vieux
rempart gallo-romain. À partir du XIIIe siècle,
la Porterie et le « mur sarrasin », comme on le désigne, sont démolis
ou absorbés par les maisons qui sont construites contre le mur. À l'est
de la rue du Taur s'étend la rue des Aguilhères (actuel côté nord-est de
la place du Capitole), prolongée par la rue Villeneuve
(actuelle rue Lafayette) qui aboutit à la porte du même nom (emplacement des actuels no 35 et 22 rue Lafayette). À l'ouest, la rue de l'Orme-Sec (actuelle rue Jean-Antoine-Romiguières) mène, par la rue Pargaminières, au port Bidou (actuel port Saint-Pierre) et au Bazacle.
En 1152, le comte de Toulouse, Raimond V,
établit un « chapitre », constitué de quatre juges, deux avocats et six
capitulaires, représentant les quartiers de la ville, pour administrer
les affaires de la cité. Ils n'ont pas de lieu de réunion fixe et
s'assemblent d'abord en plusieurs lieux, dans l'église Saint-Pierre-des-Cuisines souvent, mais à la chapelle Saint-Quentin aussi.
En 1189, les consuls de la ville obtiennent de Raimond V des pouvoirs
importants en matière de justice, de police, de réglementation et de
prélèvement des impôts. L'année suivante, ils achètent une bâtisse pour y
établir la Maison commune. Celle-ci, appuyée contre le « mur
sarrasin », à la limite de la cité et du bourg, matérialise l'union des
deux parties de la ville. Entre 1194 et 1202, les consuls acquièrent de nouvelles maisons, des terrains et une tour du rempart.
Sortons de Toulouse pour nous rendre à Saint Gaudens
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Lundi 6 juin
2022
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Un jour ses soldats rencontrèrent un jeune berger de treize ans, Gaudens.
Malgré l’insistance et les menaces, l’enfant refusa de renier sa foi chrétienne. Un des soldats s’empara alors de lui et lui trancha la tête.
Et là, le miracle se produisit : le jeune Gaudens se releva, prit sa tête entre ses mains et se dirigea vers le Mas Saint-Pierre. Il ne s’arrêta qu’une fois arrivé en ville où les portes de l’église s’ouvrirent d’elles mêmes et se refermèrent
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Le monument de la montjoie fut érigé ici en souvenir de cette légende. En contrebas se trouve la chapelle de la Caoue, édifice du XIXème siècle. https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/71641-la-legende-de-saint-gaudens
Sur le plan historique et
culturel, la commune est dans le pays de Comminges,
correspondant à l’ancien comté de Comminges,
circonscription de la province de Gascogne
située sur les départements actuels du Gers,
de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège.
Le patrimoine architectural
de la commune comprend six immeubles protégés au titre des monuments historiques :
la collégiale Saint-Pierre,
classée en 1840, l'Abbaye
de Bonnefont, classée en 1927, l'oratoire
Notre-Dame-de-la-Caoue, inscrit en 1929, la halle de Saint-Gaudens,
inscrite en 2004, le monument aux morts,
inscrit en 2018, et le monument des trois Maréchaux,
inscrit en 2018. avant le catholicisme, la ville se nommait Bans, une
évolution phonétique à relier
possiblement au
titre de Ban germanique du fait de l'implantation wisigothique.
Le nom change avec le catholicisme, et devient Mas-Saint-Pierre,
revenant à l'idée de manse (Mansus, Mans, Mas). Avec la canonisation
catholique de Gaudens par les Francs
conquérants, la ville prend son nom actuelle. En gascon
alors, devenir local du latin relié à l'euskara,
le nom de la commune est Sent Gaudenç. D’origine latine, Gaudens
signifie « l’homme qui détient la parole ». Il est aussi dérivé de Gaudentius
qui veut dire « joie ». Durant la Révolution,
la commune porte le nom de Mont-
d'Unité. Dans l'antiquité,
une voie romaine reliant Toulouse
à Dax
passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural. En
475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr :
Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths.
Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère
sont construits vers le VIIIe siècle,
les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.
Le bourg prend son nom actuel au IXe siècle,
en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques
sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIe siècle,
la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à
cette époque, en s'inspirant de la basilique Saint-Sernin
de Toulouse et elle devient une collégiale.
En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés
de Simon IV de Montfort
.
Le XIIIe siècle est une période où la
cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et
des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux
portes). Le pape
Clément
V, ancien évêque
du Comminges, rend visite à la ville le 13 janvier 1309 et reconnaît dans une bulle
du 20 janvier le caractère authentique des reliques,
tout en accordant de nombreuses indulgences
pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVe siècle
et le XVe siècle sont marqués par une
crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre
civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les
outrages dus aux guerres de
religion,
malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIe siècle
(une seconde enceinte munie de cinq portes est construite à la suite de la
croissance des faubourgs hors les murs) : le 2 août 1569, la ville est
prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery.
Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés
et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri
dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon
permet aux catholiques de reprendre la ville
peu après. Saint-Gaudens est annexée au domaine royal en 1607 par Henri IV.
Le 30 août 1661, les reliques du saint reprennent leur place initiale à la collégiale.
Cette date reste celle de la fête
patronale
de la cité, toujours célébrée de nos jours. Au
cours des XVIIe et XVIIIe siècles,
le chapitre reprend de l'ampleur, jusqu'à la Révolution :
il est alors supprimé et ses archives sont détruites pour l'essentiel. En 1945,
l'acte de libération de la ville est signé par le Dr Pierre Ollé,
directeur de la clinique Ferran et chef de la Résistance locale, qui accepte
dans la foulée de diriger la ville. En 1160, l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem
est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV,
comte de Comminges
aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). Wikipédia
La collégiale Saint-Pierre et Saint-Gaudens est l'église principale de la ville de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). C'est un des
édifices représentatifs de l'art roman dans cette région.
Le lieu, hauteur dominant la plaine de la Garonne au sortir des Pyrénées, s'appelait le
Petit Mas, ou Mas Saint-Pierre. Il a été habité bien avant l'ère chrétienne, ce
que confirment les découvertes d'inscriptions et de marbres gallo-romains. Des
lieux de cultes païens existaient à l'emplacement de la collégiale. C'est dans
les troubles consécutifs aux invasions, vers le VIe siècle,
qui dévastent la région des Convènes (le Comminges actuel), qu'on
situe la légende de saint Gaudens. À cette époque l'évêché de Lugdunum Convenarum (le futur Saint-Bertrand de
Comminges
) est détruit. L'évêque se réfugie alors au Mas, et
on élève des lieux de culte chrétien. Une communauté religieuse se forme. Une charte datée approximativement de 1059, signée de Bernard II, évêque, remet aux chanoines l'église
Saint-Pierre et Saint-Gaudens, dont la construction vient d'être entreprise. Le
nombre des chanoines est augmenté et le titre d'abbé est donné à un certain
Fort, ou Fortin. À la fin du XIe siècle,
avec le développement des pèlerinages de
Compostelle, l'afflux des pèlerins honorant les reliques de
saint Gaudens et de sa mère, sainte Quitterie, enrichit considérablement la
cité, située sur la via Tolosana. Le chapitre entreprend donc de grands
travaux destinés à élever un édifice ambitieux, à l'exemple de Saint-Sernin de
Toulouse. Sur les bases de l'église de Bernard II, dont on
conserve le gros œuvre, on commence à édifier les tribunes dans les deux
premières travées du chœur. La voûte est surélevée.
Des tailleurs de pierre venus d'Aragon et de Navarre sculptent les chapiteaux
de la deuxième travée du chœur. Puis, les ressources s'épuisant
rapidement, les programmes sont quelque peu modifiés. Entre 1180 et 1185, on édifie au sud
de l'église un cloître. Les conflits dus
au catharisme amènent, outre les
guerriers croisés, de nouveaux ordres religieux, dont les frères prêcheurs,
dits Jacobins, et avec eux des styles architecturaux venus du Nord. Les
chanoines construisent ainsi une salle capitulaire à l'angle nord du cloître.
Lors des guerres de Religion, les troupes de Montgommery, le 2 août 1569, détruisent l'intérieur de l'église et y mettent le feu. La
toiture et le clocher sont détruits. La collégiale restera dans cet état, avec
une toiture sommairement reconstruite, le clocher à la flèche octogonale
vaguement consolidé, jusqu'en 1874. À la Révolution, en 1791, l'église est désaffectée, vendue comme bien national. Le cloître est
démoli pour servir de carrière de matériaux. L'église est rendue au culte en
1804. La collégiale est restaurée progressivement à la fin du XIXe siècle sous la direction de trois
architectes, Laval, Laffolye et Louziers. La toiture à deux pentes est
remplacée par un toit à décrochements suivant la nef et les bas-côtés. La base
carrée du clocher est rehaussée pour lui donner son aspect actuel. La
collégiale Saint-Pierre et Saint-Gaudens fut entièrement rénovée de 2017 à
2019. Le cloître et la salle capitulaire ont été édifiés au XIIe
et XIIIe siècle. Sur la façade sud,
était adossé le cloître, démoli en 1810. Des vestiges de la salle capitulaire
et de la maison épiscopale subsistent dans le bâtiment voisin. Dans le mur de
l'église on peut voir des remplois de pierres gallo-romaines. Le cloître a été
reconstitué en 1989 par des restaurateurs des Monuments historiques et d'historiens avec les chapiteaux authentiques ou de moulages
d'œuvres qui sont aujourd'hui conservés dans des musées et chez des
collectionneurs particuliers dans le monde entier. Les chapiteaux ont été
remontés sur des colonnes en marbre de Saint-Béat. Les chapiteaux de la galerie
nord sont d'époque romane du XIIe siècle. Les chapiteaux de la galerie
est sont de style méridional du XIVe siècle. Le clocher d'aspect roman et à
toiture octogonale a été construit avec du calcaire gréseux. La partie basse
date du
XIIe siècle et la partie
haute du XIXe siècle. Il fut démoli
en 1804 à 4 m au-dessus de la toiture de l'église.
Lors de sa restauration, on lui substitua un toit très plat, soutenu par une
charpente à claire-voie sur deux côtés. La partie haute avec ses trois étages
supérieurs et la flèche pyramidale fut élever en 1874 par l'architecte
Laffolye, la hauteur du clocher est alors de 47 m2. Wikipédia
La Halle aux grains
de style néo-classique, est réalisée sur les plans de la halle de
l'Isle-Jourdain de 1820. Construite de 1830 à 1843 par l'architecte Stupuy.
Plan rectangulaire divisé intérieurement en deux vaisseaux et six travées par
une ligne de cinq colonnes doriques. Ouvereture sur l'extérieur par quatre
arcades sur la largeur et six sur la longueur. Bel exemple d'architecture
classique pyrénéenne. Au XIXème siècle, le commerce des grains est très actif à
Saint-Gaudens. Sa construction est décidée en 1815, mais elle ne peut-être
inaugurée qu'en 1843.Dans la première partie du XXème siècle, le bâtiment
accueille encore vendeurs et acheteurs des produits de la terre. Il accueille
aujourd'hui Le marché Gourmand, marché couvert permanent. https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/1207998-la-halle-aux-grains
& https://monumentum.fr/halle-pa31000067.html]. Je n’ai pas beaucoup de temps, je ne fait qu’un petit tour en
centre ville, il est midi trente et je compte entre trois et quatre heure pour
me rendre à Aspet. Le chemin pour Aspect, est facile ou très compliqué, il n’y
a pas de chemin balisé. Facile par la D 5, un peu plus compliqué en cherchant
un chemin balisé. A Soueich, nous rencontrons le GRP des Trois Vallées qui nous
fait faire un tour par la montagne. C’est mieux que la route mais cela fait
tout de suite 24 km au lieu
des 16 par la route. Il n’y aurait pas eu cette
improvisation de dernière minute, je n’aurais pas hésité, j’aurai pris le
premier train pour Saint Gaudens, et serait passé par la montagne. Après avoir
descendu l’esplanade ou nous avons un hommage à Augustus Saint Gaudens et une
vue sur la montagne. [Augustus Saint-Gaudens, né à Dublin le 1er mars 1848 et mort à Cornish (New Hampshire) le 3 août 1907, est un sculpteur et médailleur américain d'origine franco-irlandaise. D’origine
française par son père, Bernard Paul Ernest Saint-Gaudens, qui était cordonnier
à Aspet tandis que sa mère, Mary McGuiness, était
irlandaise, il arrive, à l’âge de 6 mois avec ses parents à New York où il grandit. Il
devient apprenti chez un graveur de camées en prenant des cours d’art à la Cooper Union et la National Academy of
Design. Il se souviendra de son origine française en
nommant sa maison du New Hampshire Aspet. En
1867, son apprentissage terminé, il se rend à Paris où il étudie dans l’atelier de François Jouffroy
aux Beaux-arts de Paris.
En 1870, il quitte Paris pour Rome, pour étudier l’art et l’architecture. Là, il travaille sur ses
premières commandes et rencontre une étudiante sourde américaine de l’art,
Augusta Fisher Homer, qu’il épouse le 1er juin 1877. En 1876, il
remporte une commande pour le bronze du Memorial David Farragut et loue
un studio au no 49 rue
Notre-Dame-des-Champs à Paris. Le monument est inauguré au Madison Square Park de New York le 25 mai 1881. En 1892-1894, il crée Diana
en girouette pour le deuxième bâtiment du Madison Square Garden. La statue
sommitale de la tour de 91 m de haut, Diana, était le point le plus
élevé de la ville. C’est également la première statue dans cette partie de Manhattan à être éclairée à
l’électricité la nuit. La statue et sa tour ont constitué un point de repère
jusqu’en 1925 lorsque le bâtiment a été démoli. Il réalise de nombreux
monuments glorifiant les héros de la guerre de Sécession, comme le Monument à Robert Gould Shaw de Boston, ceux du général Logan et du président
Abraham Lincoln à Chicago, et enfin celui du général Sherman de Central Park à New York. Il
dessine aussi la pièce d'or de 20 dollars en 1905-1907 dite Saint-Gaudens Double Eagle. Wikipédia]. (Je n’écris pas une belle vue. L’usine de
cellulose se trouve dans le champ de vision cela gache un peu la photo). Je prends la D 5 en direction de Miramont et
Aspet, je passe au dessus de la voie ferrée. Passons un premier rond point. Au
second rond point toujours la direction d’Aspet, nous passons un ruisseau,
l’Auné, puis la Garonne [prenant sa source en Espagne et qui coule sur
529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique ;
son estuaire commun avec la Dordogne est la Gironde. Elle a donné son
nom aux départements français de Haute-Garonne, de Lot-et-Garonne et de Tarn-et-Garonne. Garonne signifierait « la rivière du
roc, la rivière caillouteuse ». Selon la seconde, elle signifierait
"la rivière de (Celle de) l'Eau", divinisation du cours d'eau bien
connue chez les Celtes.
- 1 : un site inondé,détrempé ou rempli d'eau (ex : "la cosina esta feta una garona"/la cuisine est inondé).
- 2 : une rivière torrentielle . (ça pourrait expliquer l'origine du nom du fleuve)
- 3 : ce dernier sens est plus imagé . Il sert à designer une personne au fort tempérament ou colérique . (ex : "la muller yera feta una garona"). La Garonne s'appelle en occitan la/era Garona. La Garonne est partagée en plusieurs parties, d'amont en aval :
- un parcours montagneux de direction Sud-Nord, depuis sa formation dans les Pyrénées centrales espagnoles ;
- un parcours de piémont de direction Ouest-Est, longeant la chaine centrale pyrénéenne ;
- un premier
parcours de plaine de direction Sud-Ouest - Nord-Est, jusqu'à la confluence avec
l'Ariège et la ville de Toulouse ;
- un second parcours de plaine de direction Sud-Est - Nord-Ouest jusqu'à Bordeaux ;
- l'embouchure à
partir de la ville de Bordeaux et de la confluence avec la Dordogne jusqu'au golfe de Gascogne. Selon les auteurs,
trois sources distinctes peuvent
être reconnues pour la Garonne : pour les Aranais du Val d'Aran, la véritable
source d'après Norbert Casteret,
la source principale se trouve à l'est du massif de la Maladeta, n Aragon, depuis les névés nord et est du pic d'Aneto, dont l'eau s'engouffre au Forau d'Aigualluts ou Trou du Toro pour changer de vallée par une résurgence aux Uelhs de Joeu. Enfin, l'Arriu Garona de Ruda puis Arriu de Saboredo
venant des lacs de Saboredo. altitude : 2 360 m),
passant à proximité du port de la Bonaigua. Cette branche serait la plus longue et son
débit plus important. C'est la Garonne orientale. Le fleuve se dirige au nord, entre
en France au Pont du Roy à Fos. La longueur de son
parcours restant en France jusqu'à l'embouchure est de 521,9 km. Il reçoit
ensuite la Pique descendue des massifs de Luchon. Il quitte les Pyrénées après avoir arrosé
le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges, puis il reçoit la Neste à Montréjeau, change de direction pour se diriger vers le
nord-est en une large vallée (plaine de Rivière), il arrose Saint-Gaudens, franchit les
Petites Pyrénées entre Saint-Martory et Martres-Tolosane, reçoit le Salat descendu de Saint-Girons. Wikipédia].
Nous arrivons à Miramont aux pieds de la chapelle Notre Dame du Calvaire [Chapelle du XIXe siècle bâtie sur les vestiges d'un
château gallo-romain puis féodal rasé au XVIIe siècle. Ornée des premières
fresques de Nicolaï Greschny et Pierre Saint-Paul réalisées en Comminges en
1949. Fresques de style byzantin sur le thème des sept douleurs de la vierge
(Greschny) et deux fresques de mères douloureuses, derrière l'autel
(Saint-Paul). Départ de la balade facile vers les cascades et méandre du
ruisseau de Mélères, retour par le sentier du fond du bois longeant la Garonne.
Restauration modeste (café, gâteaux) et possibilité de pique-nique bucolique.
Vue panoramique, calme, ombre. http://toulouse.aujourdhui.fr/etudiant/lieu/chapelle-notre-dame-du-calvaire-des-sept-douleurs-miramont-de-comminges.html.]. Passons devant le tunnel
[Tunnel de l’ancienne ligne métrique du tramway
Saint-Gaudens > Aspet. A l’exception des frontons, la galerie est taillée en
roche vive. Côté sortie, la voûte a toutefois été équipée d’un grillage de
protection destiné à éviter d’éventuelles chutes de pierres. http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu31/31344.1.pdf]. Au rond point, au lieu de prendre la D 905 vers Aspet, je
poursuis la D 5 en direction du centre ville. Je trouve ce village un peu
triste, il fait très chaud et il n’y a personne dans les rues, tout est fermé,
même les volets pour protéger l’intérieur des habitations du soleil. Pourtant,
nous sommes un lundi chaumé. Poursuivons par la rue de Verdun, elle fait
fourche. Prenons à gauche et nous arrivons sur la place de la bascule, avec un
rond point circulaire comportant une borne incendie, prenons à droite la rue
Peyraga. Nous longeons un ruisseau (a sec en juin) entre la route et les
maisons. A la fourche nous prenons à gauche la rue Maubé,
après un esse elle
change de nom et devient des Pyrénées, au carrefour suivant prenons à droite la
route de l’Escareterre. Nous passons sous la D 905, de l’autre coté la rue
grimpe dans les prairies jusqu’à rejoindre la D 5 que nous prenons à droite.
Attention d’un coté la route est bordée d’un faussé et de l’autre la bordure
herbeuse n’est pas large. Après un large virage nous arrivons à une
intersection entre la D 5 et deux chemins carrossables formant fourches. Nous
prenons celui de gauche il permet de couper le virage de la route. Nous
montons. De chemin carrossable nous passons à chemin herbeux non utilisé. Je me
badigeonne de produit anti tique. Les ronces, les orties sont nombreux,
heureusement le bois un peu plus bas est en exploitation, les ornières provoquées
par les engins me permettent de marcher à l’abri des ronciers. Nous débouchons
sur la D 5, que nous prenons à droite. Au carrefour suivant nous prenons à
droite en direction
de Rieucaze, grimpons de nouveau, la route serpente autour
du mur du château de Dupac dont nous ne verrons que le pignon. [Ce château a été bâti 3 ans avant la Révolution
française, appartenant à la famille du Comte Du Pac jusqu’en 1960, le parc de 4
hectares dispose quant-à lui de différents thèmes : jardin à la Française, à
l’Anglaise, Exotique et Méditerranéen. Un grand étang où nagent les carpes koï
et cygnes. Le château semble à vendre. https://www.poncet-poncet.com/immobilier/haute-garonne/]. A la fourche laissons l’impasse Saint Roch, nous traversons le
village par la rue Las Coste (D5d). Laissons la rue
(chemin) du Ger sur la
gauche, prenons à droite, la rue change de nom et devient Prés de Devant. Nous passons
la toute petite mairie ressemblant plutôt à une maison d’habitation et arrivons
au calvaire formant rond point au niveau de la place de l’église attenant au
cimetière. Poursuivons par la rue de la République et à la fourche prenons la
petite rue sur la gauche c’est toujours la D 5 d. Laissons une voie sans issu
sur la droite. Nous descendons jusqu’à la D5. Nous avons une belle vue sur les
Pyrénées et arrivons au hameau de Lespiteau. Traversons la rivière du Ger.
Prenons la D5 sur la droite. Au rond point nous poursuivons la D 5 sur Soueich
et Aspet, nous sommes dans la pleine au pied de la montagne et je
n’ai qu’un
mot ; que la montagne est belle. Le pic de Cagire [Altitude
de 1 912 mètres. Wikipédia] dominant
l’ensemble. Nous arrivons au rond point de Soueich, laissons la D 26, sauf si
vous avez choisi de rejoindre Aspet par le GRP des trois vallées et un balisage
jaune. Je poursuis la D5 à partir d’ici nous avons une piste cyclable
permettant d’être protégé des voitures. Nous montons jusqu’à Aspet [Selon certains, Aspet serait issu du basque azpeta qui signifie en pied de falaise.
Le nom de la commune se dit Aspèth (ou « Aspetch », comme
écrit André Bouéry) en gascon. Dans les premiers
documents qui se rapportent à la ville, celle-ci est appelée « Spel »
(1068),
ou « Espel ». Drainée
par le Ger, le Rucan, le ruisseau du Soueil, le Rieu Majou, le ruisseau de Bayech,
le ruisseau de Bourjac, le ruisseau de Broucaillole, le ruisseau de Caborne, le
ruisseau de Clergués, le ruisseau de Micas et par divers petits cours d'eau,
constituant un réseau hydrographique de 31 km de longueur totale. On ignore à quel moment exact
s’est constituée la seigneurie d’Aspet. Le premier seigneur dont le nom a été
conservé s’appelait Ramon-At(hon). Il vécut autour de 1068. Plusieurs seigneurs
d’Aspet participent aux Croisades, en particulier
Arnaud II, qui s’embarque avec Philippe-Auguste à Gênes en 1190. Au début du XVe siècle, la baronnie passe
à la famille de Coarraze, dont la dernière
représentante sera dame Catherine, à qui l’on doit, selon la légende, la
fontaine qui orne encore la place principale de la ville. Raymond-Arnaud II de
Coarraze participe, aux côtés de Jeanne d’Arc, à la prise d’Orléans. Dame Catherine
meurt en 1492 et la baronnie passe ensuite à la maison de Foix. Son dernier baron sera Henri III de Navarre, qui deviendra Henri IV. C’est sous son
règne que la baronnie sera rattachée à la Couronne. Aspet a conservé peu de
vestiges. On sait que la ville a été entourée de « clausuras =
clôtures », vraisemblablement au XIVe siècle,
qu’elle avait trois portes, dont la Porte Saint-Martin, dominée par le clocher
de l'église qui abrite un carillon célèbre de 16
cloches. Derrière le chevet actuel de l’église on voit encore la chapelle seigneuriale, de style gothique, dont la clef de
voûte est ornée des armes des Coarraze.
Certains érudits locaux affirment encore aujourd'hui que la tour
du Chucaou, (situé au dessus de la chapelle dominant la ville, est une
« tour à signaux ». Pour cela, ils se basent sur une série d'anciens
articles de Maurice Gourdon, publiés en 1910, 1911 et 1912 dans la Revue de Comminges. Or, cette idée
émise par Maurice Gourdon, qui l'a décrite, est totalement gratuite et ne
repose sur aucun fondement. Elle est malheureusement reprise dans toutes les
brochures touristiques. Selon Mondon et Gourdon, elle aurait été édifiée entre
le XIIe et le XIVe siècles.
Elle est donc attribuée au Moyen Âge central ou au bas Moyen Âge sans plus de
certitude. La question de sa datation n'est donc pas tranchée, et les Chartes
d'Aspet sont totalement muettes à son sujet. On lui donne également — à tort —
la dénomination de « tour sarrasine ». wikipédia
L’église Saint Martin ; L'édifice paroissiale d'Aspet
du XIVème siècle, que l'on voit de nos jours a subi
de nombreux remaniements, et a presque entièrement été reconstruit au XIXe
siècle. Le clocher fortifié du 14ème siècle, est l’ancien donjon de
la vieille ville fortifiée du Moyen-Âge, qui dominait et protégeait la porte
principale de la ville, la Porte Saint Martin. Il abrite un carillon original de
16 cloches datant du XIXe siècle. Constitué de l'ancien
carillon de 12 cloches, réalisé entre 1823 et 1860 pour l'essentiel, et de
quatre nouvelles cloches installées en 2002. Il est animé
manuellement.
Le chevet de l'église est plat, d'époque gothique, le seul du Comminges. La sacristie du 15ème siècle est voûtée d'ogives avec clés de voûte et culs-de-lampe ornés. Les peintures murales datent du 15ème siècle.
La petite porte qui donne accès à l’escalier de ce clocher, pourrait dater du XIVème siècle. Les collatéraux dédiés respectivement à la Vierge et au Sacré-Cœur date de 1850. Le portail d’entrée de style néogothique, place du Cardinal Sourrieu, ainsi que le porche, la chapelle au-dessus des fonds baptismaux et la voûte de la tribune, datent de 1859.
En 1904-1905 la nef
de l’église a été exhaussée et remaniée. La construction d’un nouveau clocher a
même été envisagée à cette époque, cependant le projet n’a pas pris forme. Le
sanctuaire est élargi, on pose un parquet sur le bitume et au nord est
construite la sacristie.
En 1955, un incendie se propage dans l’église détruisant la sacristie et provoquant l’effondrement d’une partie de la voûte du chœur. La charpente et la couverture seront alors remplacées. Tout l’intérieur de l’église a été repeint à ce moment là et une partie du mobilier est déplacée ou supprimée. La toiture de l’église paroissiale a été refaite en 2006.
Description
Cet édifice religieux de plan massé (nef à cinq travées et deux collatéraux à trois travées) est bâti en appareil mixte, composé de pierre, de schiste, de calcaire et de grès, qui met en valeur les ouvertures ainsi que les angles de l’église. Un enduit et par endroit un crépi, recouvraient l’ensemble, en partie dégradé ; il laisse entrevoir, ça et là, l’appareillage. Aujourd’hui la toiture du clocher est au même niveau que celle de la nef, ce qui donne un aspect massif à cette église.
Le clocher se
compose d’une tour principale presque carré et d’un second corps qui contient
l’escalier. Il abrite un carillon comprenant 16 cloches. A l’intérieur, deux
chapelles ont été créées dans le collatéral nord, au pied du clocher. Elles
sont voûtées d’ogives et les clefs de voûtes sont rehaussées d’un décor
végétal. La nef et les collatéraux ainsi que les chapelles et le chœur sont
également voûtés de voûtes d’ogives. Les retombées des voûtes reposent sur des
culs-de-lampe et des chapiteaux aux décors végétal, animal ou géométrique.
Derrière la chapelle des fonds baptismaux, des escaliers ont été installés pour
accéder à une petite chapelle avec un autel, qui était destinée au catéchisme.
On peut voir à la base la tribune aménagée dans l’ancien donjon le départ
d’arcs, qui témoignent de la présence d’un édifice plus ancien. Une fresque
datant des XVe ou XVIe siècles a été découverte après l'incendie de 1955.
Celle-ci représente l'Annonciation et se situe au-dessus du maître-autel. Elle
est classée aux Monuments Historiques depuis 1970. https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/31-Haute-Garonne/31020-Aspet/136336-EgliseSaint-Martin
Entre 1902 et 1905,
l'ancienne église a été transformée, la voûte surélevée mais le manque de
moyens financiers n'a pas permis la construction du nouveau clocher, ce qui
fait que le carillon se trouve adossé au mur de l'édifice et il ne s'entend pas
dans la partie centrale du village mais seulement dans la partie basse de la
cité, le pré commun et la vallée du Ger.
Vers 1860, un enfant d'Aspet, André Bouéry, a doté l'instrument d'un répertoire original publié dans le recueil "Cansous deth campanè d'Aspeth" en 1872. La plus grosse cloche épargnée par la révolution française a été refondue en 1870 et pèse une tonne. https://www.carillonsenpaysdoc.fr/fr/carillons/aspet-saint-martin
Chapelle
seigneuriale ; Aspet était depuis
le milieu du XIème siècle la capitale d’une seigneurie, possédant un château et
une chapelle qui a certainement été le premier lieu de culte de cette bourgade.
Au XVème siècle, la chapelle seigneuriale a été reconstruite. Elle sert ensuite
de sacristie jusqu’à la fin du 19e siècle. Le blason, servant de clés de voûte,
permet de la dater. En effet, cette héraldique appartient à la famille des
Coarraze, qui dirige la seigneurie d’Aspet de 1423 à 1492. On accède à cette
chapelle seigneuriale, par une porte étroite, située derrière le maître-autel
dans le chœur de l’église paroissiale. Le linteau, ainsi que les montants de
porte en pierre de taille de très belle qualité, sont chanfreinés. A la clé de
voûte sont sculptées les armes de Raymond-Arnaud de Coarraze. A la retombée des
nervures, quatre culs-de-lampe possèdent un décor figuratif. D’après Victor
Allègre, ils représentent les classes sociales : le seigneur, le clerc, le
bourgeois et le tondeur de moutons. Ces sculptures, de très belles factures,
ont gardé leur polychromie d’origine. Le clerc tient un ouvrage dans ses mains,
le tondeur de mouton, une paire de ciseaux, le bourgeois porte une coiffe et le
seigneur est doté d’une coiffe et d’une barbe. Cette chapelle est éclairée par
une ouverture rectangulaire, sûrement rajoutée, bien plus tard, afin d’agrandir
cet espace qui avait subi des transformations. https://www.mairie-aspet31.fr/fr/decouvrir-la-commune/batiment-et-patrimoine/patrimoine-religieux.html
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Monté à la Chapelle |
La Chapelle de Miègecoste ; La chapelle de Miègecoste, qui domine la cité d’Aspet, est
située à mi-hauteur de la colline, au sommet de laquelle se trouve la tour du
Chucaou. On y vénère une
Vierge Noire à l’enfant classée Monument Historique, dont la présence est
attestée au XVIIème siècle. On y est venu longtemps en pèlerinage de toute la
région. A l'intérieur se trouve un bel ensemble de vitraux de Louis Gesta,
vitrailliste Toulousain de la fin du XIXe siècle, 2 toiles marouflées réalisées
par Rixens, peintre de la fin du XIXe et début XXe siècle, et une fresque dans
le chevet de la chapelle réalisée par les frères Lasseran. Il faut remonter au
XIVème et XVème siècle pour trouver l’origine de la vierge honorée à
Miègecoste. En 1636, la chapelle est en partie détruite par un incendie. On
procède pendant un temps aux réparations les plus urgentes et au remplacement
de l’ameublement. C’est en 1660 que l’on parle de rebâtir et de décorer la
chapelle et on y parvient en partie grâce au legs de l’avocat Jean Bartier. La
chapelle se détériora au cours des siècles pour finir en ruines. Elle a été
vendue à la Révolution et il n’est conservé de l’édifice antérieur que
l’encadrement de la porte d’entrée et les
fondations des murs. Puis au début du
XIXème siècle, en 1810, on décide de reconstruire cet édifice sur l’emplacement
de l’ancien et dans les mêmes proportions. C’est en 1856 qu’une statue
monumentale est érigée sur le fronton de la chapelle. Cet édifice commence à se
détériorer et le Cardinal Sourrieu décide de prendre en charge la
reconstruction de la chapelle entre 1897 et 1899. Elle est agrandie à l’ouest
de toute la largeur de la sacristie, qui s’ouvre sur le chemin que la chapelle enjambe
et recouvre. En 1945, la foudre tombe et détruit la statue de la vierge placée
sur le fronton en 1856. Une souscription est alors engagée afin de remplacer
cette sculpture. La nouvelle statue en ciment coulé est réalisée par le
sculpteur Jean Druilhe. La
pose est inaugurée le 4 mai 1947. D’importants
travaux d’entretien ont eu lieu en 1966-69 et en 1979.
Description ; La façade en pierre de taille est construite sur une assise de granit.
Cette façade, dont le soubassement comporte trois niches, est percée de neuf
ouvertures, qui par rangées superposées, répondent aux trois étages de
l’édifice : sacristie, nef et chœur. Les tourelles en encorbellement, qui
flanquent la façade au nord et au sud, logent deux escaliers de pierre en
colimaçon. Ils conduisent de la sacristie à la nef et de nef à la tribune. A
l’extérieur, en retrait de la façade, se dresse le fronton triangulaire, avec
une triple ouverture pour abriter les cloches. Une statue de la Vierge,
installée au-dessus, domine l’ensemble. Le chœur semi-circulaire, dont le
cul-de-four est décoré d’une fresque, est surélevé par rapport à la nef ;
on y accède par neuf marches. Cet effet est dû au surplomb donné par la
colline. La nef rectangulaire et à vaisseau unique est couverte d’un lambris.
De part et d’autre du chœur sont installées deux toiles marouflées réalisées
par Rixens, c'est-à-dire que ces toiles peintes sont collées directement sur le
mur à l’aide d’un enduit nommé maroufle. La première, à droite, représente le
prophète Elie, sous les traits du Cardinal Sourrieu. L’autre, à gauche, sous
les traits du chanoine Ribet, elle symbolise Saint Jean-Baptiste avec sa peau
de bête. Ces toiles ont été peintes aux environs de 1900 et sont attribuées à
un artiste local, Jean-André Rixens (1846-1925), à la demande du Cardinal
Sourrieu. https://www.mairie-aspet31.fr/fr/decouvrir-la-commune/batiment-et-patrimoine/patrimoine-religieux.html
Petite promenade dans les rues d'Aspet
[Augustus Saint-Gaudens, né à Dublin le 1er mars 1848 et mort à Cornish (New Hampshire) le 3 août 1907, est un sculpteur et médailleur américain d'origine franco-irlandaise. D’origine
française par son père, Bernard Paul Ernest Saint-Gaudens, qui était cordonnier
à Aspet tandis que sa mère, Mary McGuiness, était
irlandaise, il arrive, à l’âge de 6 mois avec ses parents à New York où il grandit. Il
devient apprenti chez un graveur de camées en prenant des cours d’art à la Cooper Union et la National Academy of
Design. Il se souviendra de son origine française en
nommant sa maison du New Hampshire Aspet. En
1867, son apprentissage terminé, il se rend à Paris où il étudie dans l’atelier de François Jouffroy
aux Beaux-arts de Paris. En 1870, il quitte Paris pour Rome, pour étudier l’art et l’architecture. Là, il travaille sur ses
premières commandes et rencontre une étudiante sourde américaine de l’art,
Augusta Fisher Homer, qu’il épouse le 1er juin 1877. En 1876, il
remporte une commande pour le bronze du Memorial David Farragut et loue
un studio au no 49 rue
Notre-Dame-des-Champs à Paris. Le monument est inauguré au Madison Square Park de New York le 25 mai 1881. En 1892-1894, il crée Diana
en girouette pour le deuxième bâtiment du Madison Square Garden. La statue
sommitale de la tour de 91 m de haut, Diana, était le point le plus
élevé de la ville. C’est également la première statue dans cette partie de Manhattan à être éclairée à
l’électricité la nuit. La statue et sa tour ont constitué un point de repère
jusqu’en 1925 lorsque le bâtiment a été démoli. Il réalise de nombreux
monuments glorifiant les héros de la guerre de Sécession, comme le Monument à Robert Gould Shaw de Boston, ceux du général Logan et du président Abraham Lincoln à Chicago, et enfin celui du général Sherman de Central Park à New York. Il
dessine aussi la pièce d'or de 20 dollars en 1905-1907 dite Saint-Gaudens Double Eagle. Wikipédia]
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https://randosacaudos.blogspot.com/p/mon-periple.html
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