Poursuite de mes promenades autour de la
France Aujourd’hui nous parcourrons le Cotentin
entre Barneville Carteret et Portbail
Barneville-Carteret située sur la Côte des Isles.
Elle résulte de la fusion en 1964 des deux
stations balnéaires de Barneville-sur-Mer et de Carteret, dont le port offre
des liaisons maritimes vers les îles
Anglo-Normandes. Situé à
l'extrémité du Massif
armoricain, le Cap de
Carteret conserve les traces de
la formation, sur les granites déformés et schistes métamorphiques du Précambrien, de la chaîne hercynienne par
le plissement des arkoses du Cambrien et des schistes et grès
armoricains de l’Ordovicien. Carteret est attesté sous les formes Carterei, de Cartreio en
1125, Chartrai en 1156, de
Cartrahio en 1167, Cartret en
1179, Carterei en 1180, de
Kartraio au XIIe siècle, Cartrait vers
1210. Carteret : du scandinave kart (« terrain caillouteux ») et du
scandinave reið qui signifie
« mouillage.
Préhistoire : Un premier peuplement
humain daté vers 320 000 ans de l'Homme de Néandertal a
été identifié sur la commune sur un site situé en haut de plage.
Antiquité : Après
avoir été probablement utilisé par le peuple des Unelles, le Cap de Carteret a
été fortifié par les Romains dans le cadre de l'operation militaire "Côte saxonne" durant la seconde moitié du IIIe siècle. Le
fort, dont le périmètre est le même que celui du muret actuel qui entoure le
sommet du cap, servait principalement à abriter les escales de la Classis Britannica.
Cette enceinte fortifiée fut ensuite prise ou
détruite par les Anglo-Saxons. Qui
furent eux-mêmes envahis par les Francs.
Une voie secondaire
aboutissait à Carteret au lieu nommé « le Castel », où un camp romain
(exploratorium) surveillait la côte et le havre contre
un éventuel débarquement d'un envahisseur.
Moyen Âge : On ne
connaît pas beaucoup l'histoire du Cotentin au début du Moyen Âge. Cependant,
on sait que le secteur était peuplé et christianisé très tôt, autour de 429 par Germain le Scot. Il
faisait partie d'un territoire géré par le Roi des Francs et nommé la Neustrie. Entre 850 et 933, le secteur de Barneville et
de Carteret, comme tout le reste du Cotentin, est régulièrement la cible de
violents raids vikings qui font fuir la quasi-totalité des habitants. En
majorité des paysans ou pêcheurs chrétiens. Pour faire face aux incursions
Vikings, le Cotentin est cédé par le traité de Compiègne, et par le roi Charles
le Chauve, à Salomon de Bretagne en échange d'un serment d’alliance et une
promesse d’aide contre les Vikings. Ceux-ci s’installent
pourtant
progressivement, notamment à Barneville-Carteret. C'est d'abord un Viking,
probablement un seigneur Danois, qui installe une petite ferme fortifiée à
l'emplacement actuel de l'église Saint-Germain d'Auxerre. En 933, Guillaume
Longue-Épée, Duc de Normandie, récupère l’Avranchin, le Cotentin et les îles
Anglo-Normandes dans son duché. C'est à cette date que Barneville-Carteret (qui
n'existe pas encore) devient officiellement "Normande". Un petit port
fortifié est aussi construit à cette époque au pied du Cap de Carteret.
Probablement à l'emplacement actuel du Manoir de Carteret. C'est ici que va
naître la famille
Carteret qui fut une puissante famille de la noblesse normande,
qui fit souche dans les îles Anglo-Normandes depuis
Guy de Carteret (vers 960 – 1004). Renaud Ier de
Carteret (1055-1106), chevalier et seigneur de Carteret, fut le
premier seigneur de Saint-Ouen, situé
sur l'île de Jersey. Les
parties les plus anciennes de Carteret datent de l'époque romane (XIe et XIIe siècles). Dans
le bourg de Barneville, derrière l'église, une motte, transformée
en calvaire, s'appelait le tertre à Mallet du
nom de famille des Mallet de Carteret et Barneville, cité dès 1066. Le clocher carré de l'église XVe est pourvu
d'un parapet sur arcature aveugle et elle aurait été assiégée par
les Anglais en septembre 1499.
Seconde Guerre
mondiale : Le
géneral Rommel en 1944 à Carteret. Envahies dès juin 1940, les communes de Carteret et de Barneville-sur-Mer
sont des chantiers importants du Mur de l'Atlantique.
La plupart des fortifications sont toujours visibles à l'exception du site
de Baubigny,
totalement enfoui dans le sable. Le 18 juin 1944, la ville est libérée par une colonne blindée
du 69e régiment de la 9e division d'infanterie américaine, qui y
installe une ligne de défense. Les militaires américains restent à Barneville
et à Carteret jusqu'à l'automne 1945. Au manoir de Graffard, on donne des
spectacles de « French cancan »
pour les soldats.
Église
Saint-Germain de Barneville (XIIe, xve et XVIIIe siècles),
classée au titre des Monuments
historiques. Son maître-autel est classé à titre d'objet. Wikipédia.]
En
agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
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Septembre 2021
Cette une promenade ouverte peut être réalisée avec retour en bus sur Carteret & Cherbourg
dernier départ 17h42 de Porbail. Lien horaires
KM Temps Arrêt V/d V/g Dénivelé
14 2h25 0h20 5,7
5,1 143 +
Le
bus ne s'arrête à l’encienne gare de Carteret. Je rejoins ma trace en prenant
l’avenue de la République au lieu de prendre la rue du val, je passe devant une
église abandonnée [Église Saint-Germain-le-Scot de
Carteret du xxe siècle (désacralisée,
fermée au public). Wikipédia] puis
l'ancienne gare servant aujourd'hui au train touristique et encore vu les
barrières je ne suis pas sur qu'il fonctionne encore. Je rejoins le port de
plaisance [parfois
appelé « port des Isles », est aujourd'hui le port multifonctions de
Barneville-Carteret. Il se situe à l'extrémité de l'estuaire de la Gerfleur,
sur la rive droite de celle-ci, dominé par le cap de Carteret. À
l'entrée du chenal d'accès au havre de Barneville, l'actuel port de pêche et de
plaisance de Carteret est protégé par une digue. Il porte le label Pavillon bleu en 2011.Wikipadia]
retrouve le Gr et un balisage
jaune sur la promenade Jules Barbey D’Aurevilly. Nous longeons le port, au rond
point nous prenons la rue Pelletier, puis à droite la rue des Ormes, [Rue des Ormes : anciennes
maisons de capitaines de marine. Wikipédia]
nous arrivons sur un chemin formant Té prenons à droite la piste cyclable du
pont du Tot en direction de Carentant, la haie du Puits, Barneville. Nous
sommes sur le chemin du Mont Saint Michel, GR 223 Balisage jaune. je suis à
marée basse, c'est impressionnant de voir tout ce sable, toutes ces terres
sableuses sans eau. Nous passons une chicane pour velo puis un pont en alu au
dessus de la Gerfleur
passons à nouveau
une chicane et prenons sur la gauche la
route bitumée, Le GR ne passe plus comme la carte l'indique. Nous faisons le
détour par le hameau du Tôt. [Le
village du Tôt et son estuaire. Vers le xixe, des tendeurs de basse-eau (pêcheurs sans
lignes ou embarcations qui installent à marée basse des filets sur les rochers
de l'estran) s'installent dans l'estuaire de la
Gerfleur, près de l'embouchure. Celles-ci se concentrent en faisant
un hameau à l'architecture typique surnommé le village du Tôt. Il est longé par le petit fleuve la Gerfleur, avant que celui-ci ne se jette dans
la mer. Une
jetée et une digue pour protéger les maisons sont construites en
1880, et sont encore visibles aujourd'hui malgré quelques écroulements. Nicolas Dutot,
économiste fondateur de l'étude quantitative des phénomènes économiques y passa
son enfance.
À la fin du xxe,
alors que cela a déjà été le cas par le passé, le village est plusieurs fois
inondé dû à l'addition de plusieurs phénomènes : grande marées, orages,
tempête, écroulement de digue(s)… Wikipédia] Jolie hameau avec ses maisons en granit et les toits
en ardoises. Je fais le détour par le l'avoir de la mère Denis (les moins de 60
ans ne peuvent pas connaître...). [Mais qui
était la Mère Denis, , et qui a longtemps vécu chez nous ? Jeanne-Marie Le Clavé, alias la
Mère Denis, est née le 9 novembre 1893 dans le
Morbihan. À l’âge de 17 ans, elle épouse Yves-Marie Denis, et le couple
vient s’installer en Normandie. Pendant 27 ans, elle
est la garde-barrière sur la ligne Carentan-Carteret. Elle
divorce, et de 1944 à 1963, elle sera lavandière sur un lavoir de la Gerfleur, dans le village du Tôt à Barneville-Carteret. Elle sera remarquée en 1972,
par les publicitaires de la marque Vedette qui lui donneront
le sobriquet de "mère Denis" et
viendront tourner leurs pubs au village du Tôt. Sa vie prend un virage radical
grâce à un jeune publicitaire, Pierre Bâton, lequel vient passer ses vacances dans la cité
balnéaire du Cotentin. La Mère Denis a alors 79 ans, et le jeune homme lui propose de parrainer les machines à laver
de la célèbre marque
Vedette. Très vite, la bonne bouille de vraie
normande de la Mère Denis est affichée dans toutes les gares de Paris, et plus
précisément à Saint-Lazare. Mieux, les
téléspectateurs la découvrent sur petit écran dans un spot publicitaire. « Ah, c’est
ben vrai ça ! » À genoux sur le lavoir du hameau du Tôt, la Mère
Denis est filmée en train de taper sur du linge et en vantant les mérites de la
marque Vedette. Mais surtout, elle ponctue sa prestation d’une phrase prononcée avec un accent à
couper au couteau et qui va devenir célèbre : Ah
c’est ben vrai ça ! En 1982, 80 % des
Français connaissent la Mère Denis, et
ses fameux mots sont
souvent repris ici et là, comme pour ponctuer un bon mot ! A Carteret, c’est
bien évidemment la gloire et lorsqu’elle traverse le bourg, elle ne manque pas
de lancer à la antonade : Ch’est byn mé qui passe à la télé ! (c’est bien moi
qui passe à la télé !) Inhumée dans le Calvados. Dans un premier temps, et en
contrepartie de sa prestation, la marque Vedette lui
offre une machine à laver… dont elle n’a que faire ! Puis en
1983, les dirigeants de Vedette s’engagent à lui verser une rente viagère afin
de la mettre à l’abri des soucis matériels. C’est dans une maison de retraite à
Pont-l’Evêque dans le Calvados qu’elle se retire, avant de mourir le 17 janvier 1989. La Mère Denis est enterrée au
cimetière de Saint-Hymer (Calvados). https://actu.fr/normandie/barneville-carteret_50031/a-carteret-personne-na-oublie-mere-denis_9832238.html].
Après le hameau
nous prenons à droite, la rue Chassealot nous revenons vers la mer, débouchons
sur la route des Prés Salés que nous prenons à gauche (en effet si j'avais
poursuivie la piste cyclable j'évitais le détour. Mais je n'aurai pas vu en
réel le lavoir de la mère Denis.). Nous passons les grèves par la route des
prés salés et l’aire d’Accueil des gens du voyage. Nous débouchons sur la D 130
que le GR et balisage bleu emprunte sur la droite. (C'est une nouvelle
modification du tracé que l'on ne retrouve pas sur la carte ign.) Passons ce marais
de Prés salé en traversant le Havre de Carteret, cela doit être impressionnant
à marée haute. A marée basse ce n'est
que sable et trous d'eau. On se demande
même comment la mer peut entrer si profondément en terre tout en laissant une
aussi grande bande de terre, puisqu'elle va jusqu'au port de Carteret à un peu plus de deux kilomètres de là. [un Havre est un Estuaire.
Ici de Deux fleuves côtiers s'y déversent : le Fleuve,
tout à l'est, et la Gerfleur, plus à l'ouest,
qui sert de frontière entre les anciennes communes de Barneville et de Carteret, aujourd'hui fusionnées. Au XVIIIe
siècle, les goélettes venaient s'y échouer. En 1731,
des aménagements sont réalisés pour remédier à l'ensablement du havre et au
déplacement du chenal. En 1880, la jetée insubmersible est construite,
ainsi que la digue sud. Sa superficie est d'environ 90 hectares, donc 50
de prés salés. wikipédia]. Nous poursuivons par le
boulevard de la mer. Traversons Barneville plage, pour arriver sur la plage. Arrivons
sur le
Front de mer Nous traversons la route, le GR prend sur la gauche au
dessus de la digue. Je remonte vers la rue pour une belle propriété ressemblant
à un château. Je longe un moment la trace puis descend sur la plage, pour
trouver le sable dur. Aujourd’hui j’aperçois à l’horizon l’ile de Gersey. Je
remonte rapidement pour photographier les dunes de Saint Georges, je redescends
sur la plage pour retrouver mon sable dure. Je remonte de temps en temps pour
voir ce qu'il y a derrière le cordon de dune. Un peu dessus la lande est
parsemé du moins ou je me suis, de campings et de parking à campings car. Je
redescends sur ma plage jusqu'à Portbail, Je passe devant les anciennes colonies
de vacances à l’abandon. A tort, je poursuis en contournant les brises lames,
ce qui sera impossible à faire à marée haute d’où ma trace au milieu du Havre.
Je sorts difficilement du havre par le lieu dit La caillourie et l’école de
voile, heureusement qu’il y a une descente à bateau encadré par des roches en
biais me permettant de sortir de là. Il est sur qu'à marée
haute on ne peu pas
faire cela. A la pointe où l'on aperçoit le poste de surveillance, ou avant les
colonies il aurait fallu que je remonte pour retrouver le GR, car là je me perd
dans le sable et ce qui doit être à marée haute un marais, voir même un endroit
intraverssable. Je retrouve le GR au centre de voile mais ne comprend pas d'où
il vient, (en effet j’ai coupé la trace sans m’en rendre compte pour rejoindre
la D15. je longe un chenal vide d'eau à cette heure. Je rentre dans Portbail
par la D 15 et le pont des 13 arches. [Cinq
voies romaines arrivent et partent de Port-Bail, ce qui laisse penser que ce
port était une escale de la route maritime de l'étain, qui reliait ainsi la Cornouaille au bassin méditerranéen. Le pont de 1873 menant vers la
plage est composé de treize arches, ce qui est souvent signe de mauvais
présage. Les jours de fortes marées, il arrive que le pont se trouve au ras de l'eau,
ce qui donne l'impression de marcher sur l'eau. La légende désigne la ville de
Port-Bail, comme le cadre de l'arrivée miraculeuse par voie de mer, des
reliques de saint Georges
en terre de France. Wikipédia]. Comme à Carteret deux
églises et quelques belles maisons. [Le nom de
la localité est attesté sous les formes Portus Ballii en 746
et 753 et Port Bahil en 1027.
Le toponyme serait issu du latin portus, « port », et d'un anthroponyme germanique
tel que Behhilt ou Ballo, à moins que le deuxième
élément ne soit, comme le suggère René Lepelley, l'ancien français bail, « cour, enclos »
(du bas latin ballium). Durant l'époque
gallo-romaine, une agglomération portuaire s'élevait sur le territoire de la
commune. Située sur la voie romaine qui longe la côte ouest de la
presqu'île, la ville se développe. Charles de Gerville
précise que l'agglomération antique était alimentée en eau par un aqueduc. En 1968, sous la nef
de l'église
Notre-Dame, lors de fouilles dirigées par David Abadie, a été mis au
jour des vestiges de thermes d'une villa du IIe siècle de notre ère. Outre le baptistère,
daté du IVe ou Ve siècle,
il a été mis au jour à proximité de ce dernier les restes d'un petit temple
gallo-romain (fanum), ainsi que l'existence d'une villa gallo-romaine et de
son atrium. En 1845, l'abbé Louis signalait la découverte
d'un « grand fragment de mosaïque ». Au hameau de Lanquetot, existait
une source sacrée. Lors de travaux de captage, y fut découvert un dépôt votif.
En 1026, Richard III
donne à son épouse, Adèle de France,
fille du roi des Francs Robert II le Pieux,
un domaine abbatiam (territoire d'abbaye) nommé Port Bahil situé
sur les flots de la Gerfleur avec un port. Avant la fin du XIe siècle l'église
Notre-Dame est donné à l'abbaye
bénédictine de Lessay et devint un prieuré qui sera déserté dans la
seconde moitié du XIIIe siècle. En
1818, Portbail (749 habitants en 1806) absorbe
Gouey
(1 087 habitants). La Compagnie
des chemins de fer de l'ouest met en service la gare de Portbail le 1er juillet
1889, lors de l'ouverture à l'exploitation de la deuxième section, de La Haye-du-Puits
à Carteret de sa ligne de Carentan
à Carteret. Portbail fusionne avec Denneville et Saint-Lô-d'Ourville
le 1er janvier 2019 pour créer la commune nouvelle de Port-Bail-sur-Mer par arrêté préfectoral du 20
décembre 2018. Les trois communes deviennent des communes déléguées. Wikipédia]. Passons devant la première église [L'église
Notre-Dame, classée monument
historique, se distingue par son clocher fortifié couronné de
créneaux et de mâchicoulis du XIe siècle, vestige de la guerre de Cent Ans.
Cet édifice religieux occuperait l'emplacement d'un ensemble monastique du VIIIe siècle, qui dépendait de l'abbaye de
Saint-Wandrille. Lieu d'expositions et de concert d'avril à octobre,
visites guidées. Deux statues du XVIe (saint Jacques
et Vierge à l'Enfant)
sont classées à titre d'objets. Wikipédia
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