De la Seine à la Marne par les GR 1-14-11
Etape 2 – Guigne - Melun
Km Temps
Arrêt V/d V/g
Dénivellation
32 5h00 0h30 6,3 6,0 195 +Février 2018
Le rétable Renaissance est sculpté ; le tabernacle est surmonté clu chiffre de saint Denis, ce qui indique que cette abbaye toucha au moins des dîmes dans cette paroisse. Fougeron, le neveu de Mme Loyvet offrit, comme chandeliers, les deux vases de Sèvres or et cuivre ciselé qui sont sur l'autel. Le mur du chevet s'orne d'une grande "Lapidation de saint Etienne", don de la duchesse d'Angoulême. Deux anges en bois sculpté déploient leurs ailes.
Vierge, Marie-Madeleine, grandeur naturelle, paraissent vivants tant ils sont expressifs. A la Révolution, ce tombeau aurait été caché clans un grenier de Chaumes d'où un habitant de Guignes l'a retiré pour le donner à son église. Il est classé.
A l'autel Sainte-Anne, le rétable est sculpté de bas-reliefs. Le tabernacle à colonnes torses et moulures Louis XIII provient cle l'église d'Yèblès.
Un baptistère XVe siècle sculpté d'ares, cle figures humaines et d'animaux, une grille en fer forgé et quelques pierres tombales du XVIIIe siècle complètent ce riche mobilier. http://frederic.simon1.free.fr/eglise-guignes.html] nous traversons cette dernière et prenons la D 99E (rue de Servolles), puis à gauche la rue du Bois Boulay longue rue nous faisant sortir du village. Remarquez un bâtiment que l’on a plus
[Les douches municipales ou bains-douches constituent un service public d’hygiène des municipalités françaises, destiné aux personnes qui
En 1162,
le bourg de Champeaux était affranchi par charte du roi Louis VII le jeune.
Le 22 décembre 1348, Philippe VI de Valois autorisait une première foire qui se tenait annuellement le 6 novembre pour la Saint Léonard. Une deuxième, se tenant le lundi après l'Assomption, était accordée par autorisation de François 1er, en mai 1544.
Ces deux manifestations commerciales ne semblaient pas avoir duré au delà des troubles de la "Ligue"(1570 à 1599). En 1352, était fondée une léproserie ; il y a tout lieu de penser qu'elle se situait sur Malvoisine, comme la toponymie de ce nom le laisse clairement supposer.
Le 22 décembre 1348, Philippe VI de Valois autorisait une première foire qui se tenait annuellement le 6 novembre pour la Saint Léonard. Une deuxième, se tenant le lundi après l'Assomption, était accordée par autorisation de François 1er, en mai 1544.
Ces deux manifestations commerciales ne semblaient pas avoir duré au delà des troubles de la "Ligue"(1570 à 1599). En 1352, était fondée une léproserie ; il y a tout lieu de penser qu'elle se situait sur Malvoisine, comme la toponymie de ce nom le laisse clairement supposer.
L'église paroissiale Notre-Dame, adossée à la collégiale sur son
côté nord, était détruite en 1792, de préférence à la collégiale dont la
démolition avait été envisagée en premier. C'est ainsi que la collégiale
devenait église paroissiale, fin 1791. Le premier acte à y être célébré,
était le baptême de Louis Etienne CONDE, fils de Louis EDME, cordonnier et de
Marie Louise GALLE, le 26 décembre 1791. Extraie : http://www.champeaux-77.fr/situation/histoire.php
La première chose que l'on voit de la Collégiale, c'est sa tour clocher. De loin, à l'Ouest, elle signe la présence du village, à son pied, elle écrase de sa présence... Elle seule, extérieurement permet de comprendre la taille de l'édifice. Haute de 28 mètres, accolé au côté nord, elle a été vraisemblablement construite en deux fois. Le bas est parfaitement raccordé à la nef. Le haut, qui contenait les cloches doit dater du chœur.
La cloche :
« Marie » Elle a été classée le 2 octobre 1942 au titre des monuments
historique. Elle date de 1730 et a été fondue par Jacques et Louis GADIVEAU.
Son
diamètre est de 132 cm et sa hauteur de 113 cm. Sa note serait proche d'un
Do# 3 et son poids de 1720 Kg . 5 lignes de texte se dégagent tout autour
de son cerveau (qui est le haut de la cloche). Il dit ceci :
Ligne
1 : « ¨¨¨LAN DE GRACE M ¨DCC¨ XXX SOUS LE REGNE DE LOUIS XV IAY ETE
FONDUE AUX FRAIS ET DEPENDS DE M¨M DOMINIQUE DE
Ligne 2 : à MORMANT ¨MARIN GUEAU CHANTRE ¨IOSEPH ALEXANDRE
MORISSET ¨ANDRIEN LIEBAULT ¨ FRANCOIS CHARCOT ¨ JEAN ROBERT ¨ CHARLES
Ligne 3 : ¨¨ JGNACE PICON ¨ HENRY CLAUDE GOUBERT ¨SEBASTIEN MARTIN ¨LOUIS FRANCOIS COQUETERRE ¨ PIERRE CLOUET ¨¨
Ligne
4 : à ETIENNE GUENYARD PREUOT ¨ TOUS CHAMOINES DE LEGLISE ROYALE
ET COLLEGIALE DE ST MARTIN DE CHAMPEAUX ET PAR MES DIT SIEURS
ET COLLEGIALE DE ST MARTIN DE CHAMPEAUX ET PAR MES DIT SIEURS
Ligne 5 : à IAY ETE NOMMEE MARIE »
Est écrit sur la pince de nom du fondeur :
« JACQUES ET LOUIS GAUDIUEAU NATIES DE MORMANT MONT
FAIT »
Effigies :
une croix sur piédestal du coté rue et une croix avec des ornements entre des
branches cotés nef.
L'intérieur :
La nef : Elle aurait été finie
vers 1220.
Le chœur : C'est
vers 1270 que les travaux reprennent pour le chœur. Les ventes
Depuis la découverte en 1958 à Coulommes, près de Meaux, du premier gisement de pétrole métropolitain, des millions de barils ont été extraits chaque année dans le sous-sol de ce territoire qui fournit près de la moitié de la production hexagonale. De quoi faire le bonheur des
collectivités locales qui engrangent des millions via la redevance des mines versée par Vermilion, Géopétrol, Lundin, Bridge Oil et Pétrorep.
L’an dernier, le département a perçu 2,5 millions d’euros et les communes 1,3 million. 302 communes ont bénéficié d’un système de péréquation qui a attribué en fonction de sa population et de son potentiel fiscal, une part du gâteau de 676 000 euros aux communes de moins de 2000 habitants, dans le but d’entretenir leur voirie. Bassevelle a par exemple empoché 7873 euros. Les 623 000 euros restants ont été attribués aux villages qui accueillent les forages, comme Saint-Just-en-Brie, Champeaux, Saint-Méry ou Vaudoy-en-Brie.
Ce dernier village d’environ 900 habitants en capte un tiers à lui seul. « Vaudoy a
perçu 180 000 euros l’an dernier grâce à Vermilion, la compagnie canadienne, qui produit 75 % du pétrole dans le département. C’est 15 % du budget de fonctionnement de la commune. Sans cela, on n’aurait pas pu financer la réhabilitation d’un commerce et quatre appartements communaux, reconnaît Béatrice L’Ecuyer, maire depuis 2014. Si on perd l’argent du pétrole, c’est catastrophique. Cela remettrait en question la réhabilitation de l’école ou la rénovation de la toiture de l’église. » A Jouy-le-Châtel, le forage mis en exploitation par Vermilion en 2013 a permis d’augmenter la redevance touchée par la commune de 35%. Les neuf forages réalisés depuis ont doublé la somme perçue par le village.
La direction de Vermilion compte poursuivre ses activités
jusqu’à la date limite et

pense recruter si les forages prévus sont concluants. Car la prospection et l’extraction du pétrole sont aussi pourvoyeurs d’emplois. Vermilion fait travailler 150 personnes, que ce soit des ingénieurs, des opérateurs, des géophysiciens ou des administratifs. « On participe aussi à l’existence de 500 emplois induits, avec les gîtes et les hôtels qui accueillent les équipes de forage, les chauffeurs de taxi, mais aussi les restaurants de Mormant ou même le boulanger de Champeaux qui sont à côté de nos bureaux. Nos employés vivent en Seine-et-Marne et font vivre l’économie locale », souligne la direction. http://www.leparisien.fr/saint-just-en-brie-77370/la-seine-et-marne-s-apprete-a-perdre-les-millions-des-mannes-du-petrole-07-09-2017-7243089.php] Nous passons un nouveau ru le ru d’Acoeur [[C'est dans la plaine de Brie, entre Mormant et Nangis, que l'Ancoeur prend sa source. Difficile de dire l'endroit précis puisque le sol a été drainé par l'aménagement de
fossés et la pose de drain au XIXème siècle.
Pourtant il est admis depuis des siècles que c'est près de la ferme du même
nom, près de la RN 19 à Bailly-Carrois, que ce ruisseau prend sa source.
D'où vient ce nom d'Ancoeur ? Dans un dictionnaire ancien, on trouve “ ancoeur :
s. m. Art. vét. Enflure du fanon des bêtes à cornes. On dit aussi
avant-coeur ”. Quel rapport avec ce cours d'eau : la forme ?
Ou faut-il trouver une autre explication... Un
ru qui change de nom suivant le lieu ou il coule……
pense recruter si les forages prévus sont concluants. Car la prospection et l’extraction du pétrole sont aussi pourvoyeurs d’emplois. Vermilion fait travailler 150 personnes, que ce soit des ingénieurs, des opérateurs, des géophysiciens ou des administratifs. « On participe aussi à l’existence de 500 emplois induits, avec les gîtes et les hôtels qui accueillent les équipes de forage, les chauffeurs de taxi, mais aussi les restaurants de Mormant ou même le boulanger de Champeaux qui sont à côté de nos bureaux. Nos employés vivent en Seine-et-Marne et font vivre l’économie locale », souligne la direction. http://www.leparisien.fr/saint-just-en-brie-77370/la-seine-et-marne-s-apprete-a-perdre-les-millions-des-mannes-du-petrole-07-09-2017-7243089.php] Nous passons un nouveau ru le ru d’Acoeur [[C'est dans la plaine de Brie, entre Mormant et Nangis, que l'Ancoeur prend sa source. Difficile de dire l'endroit précis puisque le sol a été drainé par l'aménagement de
C’est un affluent de la Seine en rive droite. Elle porte le nom
de ru de Courtenain de sa source à Fontenailles, puis ru d'Ancœur
jusqu'en amont de Blandy, ru d'Ancœuil de Blandy au parc du château de
Vaux-le-Vicomte, pour devenir l’Almont jusqu'à sa confluence avec la Seine à
Melun.wikipédia]
le chemin grimpe un peu et passons la chapelle de Roiblay [[Le
prieuré, se tenait sur l'actuelle
commune de Champeaux, près du ru d'Ancœur. Il existait déjà à la fin du XIIe siècle. De nos jours il n'en reste plus que la chapelle de Notre-Dame de Roiblay, rebâtie en 1803. On ne sait pas exactement quand le prieuré de Roiblay a été fondé. En 1204 le prieuré de Roiblay est réuni au prieuré des Treyans (ou Tréhans) de Bombon. Le prieuré des Treyans est lui-même donné en 1207 par Pierre de Corbeil, archevêque de Sens, à l'abbaye du Jard (commune de Melun) qui le conserve jusqu'à la Révolution - y compris le prieuré de Roiblay.
commune de Champeaux, près du ru d'Ancœur. Il existait déjà à la fin du XIIe siècle. De nos jours il n'en reste plus que la chapelle de Notre-Dame de Roiblay, rebâtie en 1803. On ne sait pas exactement quand le prieuré de Roiblay a été fondé. En 1204 le prieuré de Roiblay est réuni au prieuré des Treyans (ou Tréhans) de Bombon. Le prieuré des Treyans est lui-même donné en 1207 par Pierre de Corbeil, archevêque de Sens, à l'abbaye du Jard (commune de Melun) qui le conserve jusqu'à la Révolution - y compris le prieuré de Roiblay.
En 1762, les 25 arpents restants sont vendus à Monsieur Gerbier,
écuyer, seigneur d'Aunoy (Champeaux). Les bâtiments du prieuré sont en si
mauvais état, que les religieux du jard réservent seulement la chapelle avec
six pieds de pourtour. Mr Gerbier devait planter 18 arpents en bois autour de
la chapelle et réparer celle-ci. Mais vers 1788 la chapelle elle-même est très
dégradée et le service négligé de longue date. Restaurée en 1995 par la commune
de Saint-Méry, le ruisseau qui vient de la source des Frileux court toujours
devant la chapelle pour rejoindre le ru d'Ancoeur à moins de
50 m de là. Il ne reste plus que six dalles funéraires, mais une statue « Vierge de Rablay » par Michel Lévy très réussie a été ajoutée. La chapelle contient une plaque rappelant son histoire. Le 24 juin 1910 un décret a
attribué la chapelle à la commune de Saint-Méry. (Extraie Wikipédia)]
50 m de là. Il ne reste plus que six dalles funéraires, mais une statue « Vierge de Rablay » par Michel Lévy très réussie a été ajoutée. La chapelle contient une plaque rappelant son histoire. Le 24 juin 1910 un décret a
attribué la chapelle à la commune de Saint-Méry. (Extraie Wikipédia)]
Nous débouchons sur un chemin formant Té et
prenons à droite. Abandonnons ce chemin pour suivre le GR sur la gauche. Au
carrefour suivant poursuivons à droite. Nous arrivons à Blandy les Tours [Blandy les Tours : Le site de Blandy est fréquenté dès
la préhistoire, il y a 5 000 à 7 000 ans. Dans l'antiquité, le site appartient
à un dénommé

Blandius qui donnera son nom à la commune de Blandy (Blandiacum en
gallo-romain). Enfin, du VIe au Xe siècle, une nécropole prend place entre l’église Saint-Maurice (actuelle église du village). Prés de 70 sépultures mérovingiennes puis carolingiennes ont été mises à jour.
Blandius qui donnera son nom à la commune de Blandy (Blandiacum en
gallo-romain). Enfin, du VIe au Xe siècle, une nécropole prend place entre l’église Saint-Maurice (actuelle église du village). Prés de 70 sépultures mérovingiennes puis carolingiennes ont été mises à jour.
Une place forte au XIIIe siècle.
À partir de 1316, plusieurs campagnes de construction font
évoluer la vieille enceinte vers le château fort que nous connaissons
aujourd'hui.
Pendant deux siècles et demi après la guerre de Cent Ans, ses
propriétaires sont alliés aux familles d'Orléans-Longueville, de
Bourbon-Soissons, de Savoie, de Nemours.
Le XVIIIe siècle marque un tournant majeur dans l’histoire de Blandy cristallisé autour d’un personnage : le maréchal Claude-Louis-Hector de Villars (1652-1734). Ce dernier, élevé au rang de duc en 1705 et devant acquérir des terres pour légitimer l’accès à son nouveau rang, achète à l’héritier de la Duchesse de Nemours le comté de Melun et la seigneurie de Blandy.
Son nouveau titre est alors attaché aux terres de Vaux-le-Vicomte, dont il acquiert le château la même année. Dés 1707, le Maréchal
transforme le château de Blandy en une simple ferme agricole. Aussi, il fait retirer les toitures des tours du château, éventrer la porte d’entrée et combler le fossé.
L’édifice sera petit à petit abandonné et ses fortes détériorations vont le conduire dans un état de ruine avancée. Au milieu du XIXe siècle, les ruines du château suscitent l’intérêt des érudits locaux. En 1883, le comte Choiseul-Praslin accepte de vendre le château à
la commune. Six ans plus tard,
il est classé au titre des Monuments historiques. Mais le château
atteint très rapidement un
état de ruine critique. Ce n’est qu’en 1986 qu’un projet de restauration est élaboré. Son rachat au franc symbolique par le Conseil Général de Seine-et-Marne va permettre sa concrétisation menée par Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques. http://www.chateau-blandy.fr/histoire] Derrière le château un moulin à pomme
[Ce dernier fut installé en ce lieu en 1990 en lieu et place du colombier du château disparu à la révolution. Ce broyeur se trouvait rue grande. Circonférence 6m, profondeur 0,50m la meule écrasait les pommes additionnées d'eau tiré par un cheval. Cette mixture était ensuite portée au pressoir attenant.] Passons devant le château (bien restauré par le Conseil Général) prenons à gauche la rue

de la fontaine [Elle séparait, au moyen âge la basse cour du château, des terres du
seigneur en pente jusqu’à l’ Ancoeur]passons devant le lavoir, [Le lavoir de la fontaine date de la fin du XVIIIè
siècle ] (sur la gauche le porche imposant doté d’une arche en grès. Au XIXè siècle, il donnait accès au presbytère
et à la mairie regroupés dans le même bâtiment.
Le XVIIIe siècle marque un tournant majeur dans l’histoire de Blandy cristallisé autour d’un personnage : le maréchal Claude-Louis-Hector de Villars (1652-1734). Ce dernier, élevé au rang de duc en 1705 et devant acquérir des terres pour légitimer l’accès à son nouveau rang, achète à l’héritier de la Duchesse de Nemours le comté de Melun et la seigneurie de Blandy.
Son nouveau titre est alors attaché aux terres de Vaux-le-Vicomte, dont il acquiert le château la même année. Dés 1707, le Maréchal
transforme le château de Blandy en une simple ferme agricole. Aussi, il fait retirer les toitures des tours du château, éventrer la porte d’entrée et combler le fossé.
L’édifice sera petit à petit abandonné et ses fortes détériorations vont le conduire dans un état de ruine avancée. Au milieu du XIXe siècle, les ruines du château suscitent l’intérêt des érudits locaux. En 1883, le comte Choiseul-Praslin accepte de vendre le château à
état de ruine critique. Ce n’est qu’en 1986 qu’un projet de restauration est élaboré. Son rachat au franc symbolique par le Conseil Général de Seine-et-Marne va permettre sa concrétisation menée par Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques. http://www.chateau-blandy.fr/histoire] Derrière le château un moulin à pomme
[Ce dernier fut installé en ce lieu en 1990 en lieu et place du colombier du château disparu à la révolution. Ce broyeur se trouvait rue grande. Circonférence 6m, profondeur 0,50m la meule écrasait les pommes additionnées d'eau tiré par un cheval. Cette mixture était ensuite portée au pressoir attenant.] Passons devant le château (bien restauré par le Conseil Général) prenons à gauche la rue
poursuivons
par la rue Vauchevres, puis à gauche le chemin de l’Aiguillon. Nous sommes de
nouveau dans les champs. Passons l’autoroute, puis la ligne TGV, notre chemin
débouche sur un autre formant Té que nous prenons à droite (toujours le GR),
nous passons devant des vestiges archéologiques que je n’ai pas remarqué. Le
chemin débouche sur un autre formant Té que nous prenons à gauche, puis à la
fourche le chemin de droite et à la patte d’oie à droite, coupons la D 126,
puis une seconde route, (si nous remontons une centaine de mètres sur la gauche
nous avons une chapelle orthodoxe) [D’après les notes de la moniale Nina
(Ovtracht). Novembre 2004
L’histoire de l’ermitage est étroitement liée à la vie de
l’archimandrite Euthyme (Vendt). Le père Euthyme naquit en 1894 à Tchernigov. Il
était l’aîné d’une famille qui comptait encore quatre autres garçons. On
l’avait nommé Grigori. Son père était garde-forestier. Il fut envoyé par ses
parents au lycée de Tchernygov, dont il sortit avec la médaille d’or. Grigori
se distinguait tout particulièrement par ses dons pour les mathématiques.
Dès le début de la Grande Guerre, les frères Vendt furent
mobilisés, et tous périrent au champ d’honneur. En raison de ses compétences
techniques, Grigori était devenu télégraphiste au front. Ainsi, il n’eut pas à
tirer et ne tua personne. Il en fut reconnaissant à Dieu : il disait qu’il
aurait été difficile de se tenir derrière l’autel s’il avait tué quelqu’un,
même involontairement et à la guerre.
A la fin de la guerre, le père Euthyme se retrouva en Tchécoslovaquie. Là, il travailla tout d’abord dans une mine, puis eut la possibilité d’entrer à l’Institut polytechnique de Prague et y accomplit ses études avec succès. Mais dès cette époque il se mit à penser sérieusement à l’état monastique. En 1930 il s’installa à Paris et entra à L’Institut théologique
Saint Serge. En 1932,
Grigori Vendt prit l’état monastique et le nom d’Euthyme. Ils lui furent donnés
par le métropolite Euloge en l’honneur du vénérable Euthyme de Souzdal,
l’interlocuteur du vénérable Sergueï de Radonèje. Il le fit rapidement
hiérodiacre, puis hiéromoine. Père Euthyme fut nommé à Ozoire-la-Ferrière, en
banlieue parisienne. Il y avait là une petite église en bois avec un grenier.
Le père Euthyme vécut dans ce grenier où eurent lieu ses premiers exploits
monastiques. A cette époque, rue Lourmel à Paris, la Cause
orthodoxe de sainte mère Marie (Skobtsova) faisait ses débuts. Autour d’elle et du père Cyprien (Kern) s’étaient réunies quelques moniales. Plusieurs d’entre elles aspiraient à une vie plus contemplative, hors du bruit et des vanités de la ville. Enfin, en 1938 on trouva une maison avec un terrain, au milieu des champs, à deux kilomètres du petit village de Moisenay, à 70 kilomètres de Paris. Le métropolite Euloge donna son accord pour fonder là un ermitage et y nomma Euthyme chef de communauté. L’ermitage fut construit dans la cave de la maison, et consacré à l’icône de la Vierge de Kazan. Il y avait quatre religieuses : Eudoxie et Dorothée, qui étaient soeurs, Blandine et une moniale grecque, Glaphyre. La petite communauté ainsi composée vécut toute la guerre dans une extrême pauvreté. Après la guerre, en 1946, une grande maison avec un jardin leur fut léguée à Bussy-en-Othe. Eudoxie, Blandine et Glaphyre s’établirent là tandis
qu’Euthyme resta à Moisenay en compagnie de Dorothée. Des personnes
âgées commencèrent à venir vivre chez eux moyennant une somme très modeste, et
ils accueillirent aussi des malades pour les soigner. L’été, ils manquèrent
déjà de chambres et le père Euthyme alla s’installer en haut de la grange qui
se trouvait dans le jardin. Il construisit de petites maisons en bois pour ses
hôtes. Il accomplissait l’office chaque jour, matin et soir. Vers six heures du
matin, il sonnait et commençait l’office matinal, souvent seul. Vers sept
heures, il arrivait quelqu’un qui, s’il pouvait, essayait d’aider à la lecture
ou au chant. Le diacre Vladimir Ouvarov vécut là quelques années. Le père
Euthyme avait lui-même une oreille musicale très développée et une voix de
haute contre.
A la fin de la guerre, le père Euthyme se retrouva en Tchécoslovaquie. Là, il travailla tout d’abord dans une mine, puis eut la possibilité d’entrer à l’Institut polytechnique de Prague et y accomplit ses études avec succès. Mais dès cette époque il se mit à penser sérieusement à l’état monastique. En 1930 il s’installa à Paris et entra à L’Institut théologique
orthodoxe de sainte mère Marie (Skobtsova) faisait ses débuts. Autour d’elle et du père Cyprien (Kern) s’étaient réunies quelques moniales. Plusieurs d’entre elles aspiraient à une vie plus contemplative, hors du bruit et des vanités de la ville. Enfin, en 1938 on trouva une maison avec un terrain, au milieu des champs, à deux kilomètres du petit village de Moisenay, à 70 kilomètres de Paris. Le métropolite Euloge donna son accord pour fonder là un ermitage et y nomma Euthyme chef de communauté. L’ermitage fut construit dans la cave de la maison, et consacré à l’icône de la Vierge de Kazan. Il y avait quatre religieuses : Eudoxie et Dorothée, qui étaient soeurs, Blandine et une moniale grecque, Glaphyre. La petite communauté ainsi composée vécut toute la guerre dans une extrême pauvreté. Après la guerre, en 1946, une grande maison avec un jardin leur fut léguée à Bussy-en-Othe. Eudoxie, Blandine et Glaphyre s’établirent là tandis
Le père Euthyme était de grande taille, mince, avec une longue
barbe grise et des yeux bleus. De caractère, il était extrêmement délicat et
doux, il essayait toujours d’aider et de ne vexer personne. Il ne jugeait
personne et plaignait tout le monde. Au début des années 1960, il demanda au
moine Grégoire (Kroug), peintre d’icônes dont la notoriété n’était déjà plus à
faire, de peindre l’église.
On envoya le père Euthyme àu monastère de la Protection de la Vierge à Bussy-en-Othe pour confesser et ordonner de nouvelles moniales. Il y ordonna entre autres les mères Ia, Hillarie, Jeanne, Justine et la soeur Julianne. Quelques prêtres passaient la fin de leur vie à l’ermitage de la Vierge de Kazan : le père Mikhaïl Firsovski de Grenoble, le père Abraham Terechkovitch de Rosay ; le père Alexandre Trofimov vécut longtemps là à son retour de Chine.
On envoya le père Euthyme àu monastère de la Protection de la Vierge à Bussy-en-Othe pour confesser et ordonner de nouvelles moniales. Il y ordonna entre autres les mères Ia, Hillarie, Jeanne, Justine et la soeur Julianne. Quelques prêtres passaient la fin de leur vie à l’ermitage de la Vierge de Kazan : le père Mikhaïl Firsovski de Grenoble, le père Abraham Terechkovitch de Rosay ; le père Alexandre Trofimov vécut longtemps là à son retour de Chine.
Pouilly-la-Ronce, se situant à l'emplacement du parc de Vaux-le-Vicomte, fut réunie à Moisenay en 1657.“ Le moulin de la Ronce n'existe plus, mais la ferme du même nom appartient à M. le duc de Praslin, propriétaire aussi de celle de Pouilly, non habitée, et du moulin du même nom, ainsi que de celui dit Soufflet, La ferme de La Ronce, ainsi que celle de Pouilly, et le moulin de Soufflet appartiennent à M. le duc de Praslin. Le moulin de La Roue, au Petit Moisenay, appartient à madame Ve Deneufchâtel celui de Pouilly est occupé par le sieur Charpentier. http://www.3moulins.net/ancueil2.htm] ] poursuivons le GR1 et nous arrivons aux premières maisons de Moissenay. Nous débouchons de nouveau sur un chemin formant Té que nous prenons à gauche (chemin du moulin de la roue, puis la rue de l’Ancoeur sur la gauche. Au carrefour prenons à droite
Victime d’un complot, Fouquet est arrêté puis condamné au bannissement puis à la prison à vie par Louis XIV en 1661. Vaux-le-Vicomte est alors mis sous scellés et le roi saisit la quasi intégralité de ce qu’il contient :
En juillet 1875, alors que le château est vide et que le jardin à la française n’est plus qu’un lointain souvenir, le domaine de Vaux-le-Vicomte est mis aux enchères
publiques. Un amateur d’art, Alfred Sommier, l’achète et commence un immense travail de restauration
traversons le parking poursuivons notre GR en longeant sur la gauche le mur du
parc du château. Nous descendons vers l’Almont. Un ru qui change de nom [Voir
plus haut] Un chemin rural dit ‘’des Délayauts’’ longe la petite rivière en
traversant un bois. Nous arrivons sur la D82E2 que nous prenons à gauche. Nous
entrons dans Maincy [Maincy a été créé au Moyen
Âge, comme en témoigne son église romane. C'était le village rattaché au
château de Vaux-le-
Vicomte, au XVIIe siècle.
Auparavant, la manufacture des Gobelins était dans ce village. Elle a été
déplacée à Paris par ordre du roi Louis XIV, qui avait évincé Nicolas Fouquet,
son surintendant des finances, et premier propriétaire de Vaux-le-Vicomte.]
par la rue Basse Poignet, passons la maison des Carme [Les
religieuses de l'ordre mendiant du Carmel s'installent en 1590 dans l'ancien
hôtel de Mons, cité dès le XIVe siècle, dont elles deviennent
propriétaires en 1597. Après leur départ du village, Nicolas Fouquet, en 1658,
acquiert le domaine qui comprend encore une chapelle et le dortoir des
religieuses, pour y implanter sa manufacture de tapisseries dirigée par le
peintre Charles Le Brun. Il fonde dans l'ancien hôtel une maison de charité
destinée aux tapissiers de la manufacture, aux ouvriers du château et aux
man'uvriers et vignerons de la paroisse.
Vers 1200, sous le règne de PHILIPPE AUGUSTE, une église est construite à l'emplacement actuel, en intégrant la tour de défense surélevée en clocher.
De cet édifice, subsiste aujourd'hui quelques éléments de maçonnerie et aussi les quatre gargouilles du clocher actuel. Au XVIII ème siècle, lorsque FOUQUET acheta le domaine de VAUX-LE-VICOMTE pour faire construire son château, il fit agrandir l'église de MAINCY.
La famille SOMMIER, qui acheta en 1889 le domaine de VAUX-LE-VICOMTE, s'intéressa aussi beaucoup à l'église : des travaux importants y furent exécutés jusqu'au début de la première guerre mondiale.
Les derniers travaux de restauration intérieure datent des années 1960 et lui donnent son aspect actuel. http://www.maincy.com/Main.aspx?numStructure=80778&numRubrique=492245] Prenons sur la gauche la rue des trois moulins. Abandonnons la grande rue pour prendre un sentier intra muros le sentier Rural dit de Derrière l’église, le sentier tourne sur la droite, j’aime bien ce passage, sentier, petit canaux avec l’eau de source qui cours le long de maisons. (Ha !!! Si dans mon village on voulait bien entretenir et imposer l’entretien de tout les petits sentiers, il y a de quoi se promener deux heures sans prendre une rue.) Poursuivons par le chemin rural des mécontents (comme moi). A la fourche nous prenons à gauche le chemin rural des Coudrays. Nous avons retrouvé les bois et les champs. Nous approchons de Melun et apercevons les premiers immeubles. Le chemin débouche sur une route que nous prenons à droite. Nous descendons jusqu'à une fourche ou j’ai eu
petit pont de bois sur ses piles en pierre de Paul Cézanne |
Après être passé sur le pont je suis étonné de retrouver les marques du GR (il me semblait qu’il fallait faire demi tour) Je poursuis en prenant sur la gauche la rue s’appelant encore sur la carte chemin du Bas des Trois Moulins. Nous débouchons dans la rue des Trois Moulins, passons sous la D 606 poursuivons cette longue rue en fond de la vallée de l’Almont impressionnant ce long passage en ville, imaginé vous au 19 ou au début du 20ème siècle sans une maison, sans un immeuble…. Heureusement il reste en bordure du l’Almont un parc et quelques jardins familiaux ou pas. Par cette rue nous arrivons au cœur de Melun. Je ne connaissais pas
Embouchure de l'Almont |

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