Petite Promenade en Auvergne :
Autour de la Bourboule
Un petit séjour
dans le Puy de Dôme en hiver ma fait redécouvrir ses magnifiques paysages. J’ai
essayé de réaliser les promenades en utilisant uniquement des chemins balisés
été comme hiver. L’hiver certain font parties de circuits raquettes, les
chemins étant damés depuis plusieurs mois et étant en fin de saison, je les ai parcouru simplement avec mes chaussures de marche
sans m’enfoncé jusqu’au cheville.
Carte IGN Trace GPS et topo sans commentaires
Trace Randogps Le code mobile de cette randonnée est b312370
Charlannes
Mars 2018
Km Temps
Arrêt V/d V/g Dénivelé Altitude maxi
11 2h12 25 mn
4,9 4,1 467 + 1287
La Bourboule dispose du parc Fenestre, vaste espace vert de 12 hectares
A l'arrivée vous découvrirez un magnifique plateau boisé où différentes activités rythment les saisons.
L'hiver : luge, raquettes, ski de fond et l'été : VTT, randonnées pédestres.
En 1902, un funiculaire reliait La Bourboule à Charlannes où la bourgeoisie
Promenade du centre de La Bourboule au plateau de Charlannes par le sentier de La Bonsière. Il est possible de rejoindre le plateau en voiture. La Bourboule, c'est avant tout une des principales villes thermales du massif du Sancy, voire la plus connue. Son succès au cours du début du XXe siècle va permettre à la commune de s'agrandir. De nombreux hôtels huppés font leur apparition. Le "grand air" de la montagne étant universellement reconnu, sa rivale Le Mont-Dore installe en 1898 le funiculaire du Capucin (toujours en service). Évidemment, La Bourboule aussi veut son funiculaire. Le choix n'est guère difficile, le plateau de Charlannes semble être le terrain idéal. https://www.sancy.com/patrimoine-naturel/plateau-de-charlannes/] Comme c’est la première chose que l’on voit, les câbles de la télécabine filant vers le sommet de la montagne. Je vais tout de suite vous conter l’histoire d’un funiculaire (nous en verrons les rails et la crémaillère durant la promenade). Je vous invite à vous rendre sur l’excellent site ou j’ai copié le topo, il est complété de magnifiques photos, cartes postales anciennes et comporte tout les détails des deux installations. J’espère ne pas avoir d’ennuis avec le créateur du documentaire. Je n'ai pris que les textes. Mon but étant de «Marcher Curieux» en comprenant ce que je vois autour de moi. Si mes jambes ne m’avaient pas amenées au pont du funiculaire, il est certain que mes recherches auraient été moins longues. Je connais des personnes qui ont utilisées le téléphérique durant des années pour faire du ski de fond à Charlannes sans savoir qu’il y avait un golf et un funiculaire avant "les œufs " (C’est comme cela qu’ils appelaient le télécabine.) Dommage qu’il n’est pas eu de repreneur pour ce dernier. c’était tout de même bien plus pratique et certainement moins polluent que la voiture…
[Un tramway prolongé par un funiculaire
Le projet d'installation d'un funiculaire gravissant la pente menant au plateau
des Charlannes est envisagé dès 1900. Le programme initial prévoit la
construction d'un tramway reliant le casino des Thermes jusqu'au funiculaire.
Le tramway est mis en service en 1904 mais l'exploitation, stoppée en 1914, est
définitivement abandonnée en 1920.
Le
funiculaire est quant à lui inauguré en 1902. Un hôtel est alors construit près
de la gare sommitale de la remontée. Entre les années 1905 et 1912, la gare
aval, trop exigüe, est agrandie. D'ailleurs, elle est entièrement reconstruite
entre 1920 et 1930. Un funiculaire à "traction hydraulique" La
particularité de ce funiculaire, c'est l'utilisation de l'eau comme énergie
motrice. Il faut rappeler qu'à ce moment là, La Bourboule n'a pas accès à
l'électricité (seule une petite usine hydro-électrique avait été installée sur
la dordogne pour le Mont-Dore et son funiculaire du Capucin). Le fonctionnement
est le suivant : le conducteur du véhicule supérieur charge le réservoir en
eau, ce qui lui permet, par contrepoids, de descendre tandis que le véhicule
aval monte. Chacun termine sa course en milieu de ligne, où une gare
intermédiaire permet aux passagers de changer de cabines ainsi que de
transvaser l'eau dans la cabine inférieure. En cas de déperdition d'eau dans le
transvasement, une captation d'eau descend jusqu'en gare intermédiaire pour
permettre le bon remplissage. Ensuite, le véhicule inférieur rejoint la gare
aval tandis que le véhicule supérieur regagne le plateau de Charlannes.
Côté technique, la voie a un écartement de 1,44 mètre et possède au centre une crémaillère à une lame utilisée pour réguler la vitesse à environ 1m/s via des freins à masselottes centrifuge Mégy. La pente maximale atteint les 56 %. Avec son débit modeste et son système archaïque, l'exploitation est définitivement stoppée en 1958. La ligne et la gare aval sont toujours en place, à l'abandon. A l'intérieur du bâtiment, la caisse d'une des voitures a même été conservée.
Côté technique, la voie a un écartement de 1,44 mètre et possède au centre une crémaillère à une lame utilisée pour réguler la vitesse à environ 1m/s via des freins à masselottes centrifuge Mégy. La pente maximale atteint les 56 %. Avec son débit modeste et son système archaïque, l'exploitation est définitivement stoppée en 1958. La ligne et la gare aval sont toujours en place, à l'abandon. A l'intérieur du bâtiment, la caisse d'une des voitures a même été conservée.
Le
renouveau
Il faut attendre 1975 pour atteindre le plateau de Charlannes autrement
que par
la route. Une rénovation du funiculaire étant impossible, le nouvel appareil
sera aérien. Étant donné la grande portée et la hauteur de survol, le choix du
téléphérique est indiscutable. Cependant, un téléphérique classique avec des
cabines de 30 places impose de conserver un faible débit qui risque par la
suite d'être insuffisant, en cas d'augmentation de la fréquentation.
Parallèlement, en 1974, est installée une télécabine flambant neuve sur l'autre
versant, à Super-Besse. Ces nouvelles cabines 6 places, confortables et
conviviales, sont à l'époque un grand succès. La commune de La Bourboule a
également opté pour ces cabines, mais avec une configuration de type
téléphérique pulsé, qui permet d'optimiser les coûts de construction. Le
constructeur retenu est le même qu'à Super-Besse : Weber (qui malheureusement
allait bientôt disparaître). Le téléphérique de Charlannes est inauguré par le
président Valéry Giscard d'Estaing le 13 juillet 1975.
Il faut attendre 1975 pour atteindre le plateau de Charlannes autrement
Un nouvel accès rapide
Le téléphérique fonctionne en vitesse normale à 4,2 m/s. En cas d'affluence (plus de 36 personnes en attente en gare), il peut tourner jusqu'à 6 m/s. En cas de forte chaleur (>30°C), la vitesse maximale est de 3,2 m/s. Avec un dénivelé de 285 m, il offre un très beau panorama sur la vallée et ses environs. Il dessert également le centre de ski de fond du plateau de Charlannes (3 pistes et un itinéraire de liaison, totalisant 21 km) relié au domaine nordique du Sancy (secteur Sancy-Ouest) proposant jusqu'à 250 km de pistes. Depuis quelques années, le téléphérique est également ouvert aux VTT de descente.
Fermeture envisagée (effective)
Depuis quelques années, le conseil municipal est endetté et cherche à économiser certains budgets. Le téléphérique en est malheureusement la cible, jugé non rentable. Il est vrai qu'il y a eu quelques investissements lourds ces dernières années, notamment en 2011 avec la panne du réducteur. De nouveau ouvert pour l'hiver 2011/2012, il est fermé le 2 septembre 2012, en attente d'un repreneur ou d'une association capable d'assurer la maintenance de cet appareil. Une pétition a d'ailleurs été lancée par le personnel d'exploitation.
Le téléphérique fonctionne en vitesse normale à 4,2 m/s. En cas d'affluence (plus de 36 personnes en attente en gare), il peut tourner jusqu'à 6 m/s. En cas de forte chaleur (>30°C), la vitesse maximale est de 3,2 m/s. Avec un dénivelé de 285 m, il offre un très beau panorama sur la vallée et ses environs. Il dessert également le centre de ski de fond du plateau de Charlannes (3 pistes et un itinéraire de liaison, totalisant 21 km) relié au domaine nordique du Sancy (secteur Sancy-Ouest) proposant jusqu'à 250 km de pistes. Depuis quelques années, le téléphérique est également ouvert aux VTT de descente.
Depuis quelques années, le conseil municipal est endetté et cherche à économiser certains budgets. Le téléphérique en est malheureusement la cible, jugé non rentable. Il est vrai qu'il y a eu quelques investissements lourds ces dernières années, notamment en 2011 avec la panne du réducteur. De nouveau ouvert pour l'hiver 2011/2012, il est fermé le 2 septembre 2012, en attente d'un repreneur ou d'une association capable d'assurer la maintenance de cet appareil. Une pétition a d'ailleurs été lancée par le personnel d'exploitation.
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générale sur les télécabines)
Voici le lien qui ouvre directement sur l’histoire
des télécabines de La Bourboule.
Je parts du parc Fenestre
[Parc paysager de 12 ha, en plein centre ville. Les
grands sequoias, proches de l'entrée principale dominent le parc !
Bassin et promenade le long du ruisseau du Vendeix. Parc à l'anglaise réalisé sur la rive gauche de la Dordogne, à l'emplacement de l'ancien "pré du Merle", à partir de 1874. Il est bordé à l'ouest par le ruisseau du Vendeix. Le parc a pris le nom de parc Fenestre, d'après le nom de l'écart situé un peu plus haut, côté est. A l'origine, la parcelle faisait environ 12 hectares. En 1972, le parc est devenu municipal, et a été réaménagé. Le parc abrite aussi en particulier, une pièce d'eau, une aire de jeux pour les enfants, le pavillon des enfants (œuvre de l'architecte Marcel Jarrier en 1931), et la gare des télécabines reliant la ville au plateau de Charlannes. Il est un des plus anciens parcs botaniques de France et recèle plus de 200 espèces et variétés d’arbres et arbustes. Certains font sa réputation, tels les "sequoiadendron giganteum"de plus de 40 m de hauteur et 10 m de circonférence. Mais ce n’est pas là le seul intérêt du lieu : 250 plantes vivaces sont regroupées dans un jardin de collection.
Une collection un peu particulière puisqu’elle est située à plus de 850 m d’altitude. La Bourboule étant la première station thermale européenne pour enfants, ceux ci trouvent leur bonheur au parc Fenestre. http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/activites/parcs/parc-fenestre/parc-
fenestre.htm]. Au lieu d'entrée dans le parc, je prends la rue Agis Ledru puis le chemin (rue) de la
Bassin et promenade le long du ruisseau du Vendeix. Parc à l'anglaise réalisé sur la rive gauche de la Dordogne, à l'emplacement de l'ancien "pré du Merle", à partir de 1874. Il est bordé à l'ouest par le ruisseau du Vendeix. Le parc a pris le nom de parc Fenestre, d'après le nom de l'écart situé un peu plus haut, côté est. A l'origine, la parcelle faisait environ 12 hectares. En 1972, le parc est devenu municipal, et a été réaménagé. Le parc abrite aussi en particulier, une pièce d'eau, une aire de jeux pour les enfants, le pavillon des enfants (œuvre de l'architecte Marcel Jarrier en 1931), et la gare des télécabines reliant la ville au plateau de Charlannes. Il est un des plus anciens parcs botaniques de France et recèle plus de 200 espèces et variétés d’arbres et arbustes. Certains font sa réputation, tels les "sequoiadendron giganteum"de plus de 40 m de hauteur et 10 m de circonférence. Mais ce n’est pas là le seul intérêt du lieu : 250 plantes vivaces sont regroupées dans un jardin de collection.
Une collection un peu particulière puisqu’elle est située à plus de 850 m d’altitude. La Bourboule étant la première station thermale européenne pour enfants, ceux ci trouvent leur bonheur au parc Fenestre. http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/activites/parcs/parc-fenestre/parc-
fenestre.htm]. Au lieu d'entrée dans le parc, je prends la rue Agis Ledru puis le chemin (rue) de la
Suchère, sur la droite. Nous y trouvons quelques grosses propriétés. La rue
fait fourche, nous prenons à gauche la rue Vercingétorix, qui se rétrécit et
devient chemin rural dit de la Suchère . Nous trouvons tout de suite un chemin
longeant les murs des propriétés riveraines de la forêt. Nous retrouvons le
balisage jaune et le triangle rouge. Nous prenons à gauche sur quelques mètres puis
le sentier sur la droite balisé d’une flèche jaune marqué Charlannes. Nous
grimpons dans la foret de La Bourboule. Je pense que c'est le fameux sentier
des Investisons que nous avons descendu lors de la balade de charlannes avec
les triangles rouges. A ce moment je ne savais pas qu'il était déconseillé de
le descendre, mais avec le dégel et les ornières des engins de débardage, on ne
risquait pas de tomber, on s'enfonce dans la boue jusqu'aux chevilles, la terre
s’attachant à la chaussure comme de la glue. La montée est identique, toujours
cette même boue, mais sur le bord du chemin, j'aperçois au ras du sol des
drôles de plantes, dont je ne connais pas le nom. Nous sommes début mars, sur
les pentes la neige fond à vitesse grand Vé, la nature reprend ses droits. Nous arrivons au rail du funi, enfin de
l'ancien funi, cette fois ci je passe sous le pont. Le chemin fais fourche nous
prenons à droite, poursuivons notre grimpette et nous arrivons sur la plate
forme du télécabine. Aujourd'hui je regrette ce passage, c’est du déjà fait. Ma trace était mal faite et
je me suis
derrière le club, je suppose que c’était là qu’était logé
la cloche rappelant les golfeurs pris par le brouillard. Nous trouvons également
cette info sur place. Reprenons notre chemin c’est également le
chemin VTT 16 -18-49. Nous débouchons
sur un chemin plus large (piste de ski de fond) Heureusement que nous sommes en
fin de saison, malgré la neige tombée il y a deux jours, le chemin n’est pas
damé, je ne rencontre que deux skieurs débutants. Nous débouchons sur un chemin
formant Té nous prenons à gauche, fléchage jaune. Nous arrivons au Pan du Bois,
ou nous trouvons des informations ; à gauche Le Mont Dore à 13 km, La
Stèle à 2,5km
prends à gauche (je suppose que l'on doit le retrouver plus haut.) Je
traverse les deux bâtiments à peux prêt debout et les trois ruines du hameau de
la Charbonnière. Nous débouchons sur un chemin formant Té comportant des
panneaux d’informations ( A droite, Le Mont Dore 10 km, La Stelle à 2 km et la
Charbonnière à 1 km. à gauche nous
retournons sur Charlannes et La Bourboule.
Nous prenons à gauche, entrons en foret et trouvons un chemin sur la
droite que nous prenons en direction de La Bourboule. D’où l'on
ruisseau entre la neige et la glace |
pense pas avoir fait deux kilomètres. Six kilomètres c’était plus d'une heure de marche, avec 3,5 il
me reste à peine une heure pour rejoindre le point de départ. Il doit y avoir
une erreur de panneaux. Nous longeons le ruisseau de Vendeix et suivons le
balisage triangle rouge. Passons le pont au dessus du ruisseaux, nous arrivons
sur un emplacement dégagé que j’ai nommé le parking descendons la route
goudronnée du chemin Creux, la route fait fourche ne pas prendre à droite la rue montant au village du Siege [En 1390, Le roi Charles
VI finit par s'en émouvoir d’une bande de malandrin rançonnant la région et
lança la reconquête de son fief imprenable posé sur le rocher de Vendeix . Après de longs mois de
combats, dont le souvenir s'est perpétué au lieu-dit 'Le Siège', la bande fut
prise. ] Poursuivons notre
rue passons le
hameaux du Creux, laissons, un chemin sur la droite et
abandonnons notre route proche du château pour prendre un chemin terreux sur la
gauche (balisage jaune et triangle rouge, nous débouchons à la Scierie,
retrouvons la route que nous prenons à droite, puis à gauche pour entrée dans
le parc Fenestre que nous traversons jusqu’à notre parking.
Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ;
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