Rando:La Grande Paroisse - Montereau - Forges
Voici la dernière
promenade de ma série ; Que y a t-il sur la rive droite de la Seine, Le
Montois et la Bassée. Cette rando boucle avec la première, réalisé autour de
Laval en Brie. Elle est à cheval sur le plateau et le coteau bordant la Seine.
Carte IGN Trace GPS et Topo sans Commentaires Trace Randogps
Le code mobile de cette randonnée est b310726
avril 2017
La Grande Paroisse. [Il y a 14 000 ans ; La Grande Paroisse était déjà connue bien avant son existence par nos ancêtres de la fin de l’ère paléolithique. En effet, les fouilles réalisées dans les années 1964 par le très célèbre Professeur à la Sorbonne et au Collège de France, Mr André LEROI-GOHAN, attestent la présence dès la Préhistoire, d’ancêtres Magdaléniens, chasseurs de rennes, venus poser leur campement il y a environ 14000 ans sur notre site de Pincevent, mondialement connu de tous les chercheurs et passionnés d’archéologie préhistorique.
Vers l’an 545
Dès la première dynastie des rois francs, cette commune fut la villa favorite des leudes mérovingiens et prit le nom de Villam Cellas, puis devint tout simplement Cellae, puis Altare de Cellisel, l’honneur de Saint-Germain. Le village s'appelle alors Celles ou Cellette, terme issu du latin « Cella » qui signifiait ermitage ou petit monastère, par suite de groupements d’ermites de l’époque Carolingienne. Childebert Ier, fils de CLOVIS fréquente régulièrement le hameau de Tavers. Il offrira d’ailleurs en l’an 531 notre belle et célèbre église St Germain, appréciée pour sa construction romane et sa sobriété, à l’Evêque du même nom à la suite d’une grave maladie dont celui-ci l’aurait guéri par ses prières. Vers le XIIe siècle ; Par la suite, avec les invasions normandes, nos bords de Seine seront rudement éprouvés. Une Renaissance cependant pour notre village dès le XIIe siècle lorsque le célèbre Ordre Hospitalier des Chevaliers de Saint-Jean, Prieurs de Malte et prêtres soldats, décident d’installer pour les Croisés de retour de Palestine atteints de la lèpre, la Maladrerie de Champigny, Champigny-l'Hôpitaux, ainsi l’appelait-on. Le village est alors nommé Rubrette, la Grande Paroisse, regroupé principalement autour de l'église et doté de nombreux moulins et fermes comme celles de Chauchien, de Champigny ou de Froide-Fontaine.
Louis XV
Sur
notre territoire a eu lieu également la première rencontre entre Louis XV et
Marie LECKZINSKA, princesse polonaise, fille du roi STANISLAS et future reine
de France, le 4 septembre 1725. Une colonne de marbre rouge toujours présente
est élevée à cet endroit précis pour commémorer l'événement. François Pierre
MAUDUYT fut le premier maire de la commune de La Grande Paroisse. Député à la
Convention nationale, il vota « pour la mort » de LOUIS XVI.
Sous Napoléon 1er
Même
notre cimetière accueille la sépulture de Claudie Elie Montain HOREAU, qui
n’est autre que le médecin particulier de l'impératrice Joséphine et de l'Empereur
NAPOLEON 1er.
Les années 1960
Au fil
des siècles, la vie mène peu à peu bon train dans le village car la vigne
excelle sur les côteaux et chacun y vit de ses produits. Il se développe,
évolue et passe d'une économie essentiellement agricole et viticole à
l'agriculture intensive ainsi qu’à l'industrie. Nous sommes bien sûr une terre
agricole. Dans les années 1960, l'Union Nationale de Coopératives agricoles de
céréales inaugure le plus grand silo d'Europe et EDF termine la centrale la
plus puissante de France, entraînant l'arrivée d'une nouvelle population.
http://www.mairie-la-grande-paroisse.fr/la-commune/83]
Pour s'y
rendre : Pas facile à expliquer.
De
Fontainebleau ; Traverser toute la ville en direction de la gare puis la
direction de Héricy, Samoreau, Vulaines, Montereau. Traverser le Pont de
Valvins. Poursuivre par la D 210 qui grimpe sur le plateau en direction de
l’autoroute A 5 et Montereau, passer la zone industrielle et plusieurs ronds
points. Une fois en foret prendre sur un nouveau rond point la direction de
Champagne sur Seine D39 traverser ce village, longer la ligne SNCF, passer
devant un église moderne et descendre vers la Seine. Ne pas franchir le pont en
direction de Moret et St. Mammès. Poursuivre le long de la Seine en direction de Vernous et la grande Paroisse. A l’église
de la Grande Paroisse grimper sur le plateau en direction du centre du
village.
Si vous
trouvez que c’est un peu compliqué … et je le comprends. Cet itinéraire est un
peu moins jolie. Nous trouvons sur la D 210, après des ronds points et des
routes ce rendant à Vernous, sur notre droite, la direction de La Grande Paroisse D 39a. C’est indiqué
au dernier moment. Par cette route nous arrivons
directement en centre ville
De
Montereau ; traverser la ville si vous venez de la D 606 passez le pont
sur l’Yonne, prendre la file de gauche, à la statue de Napoléon traverser le
Pont sur la Seine et de suite après la direction de La Grande Paroisse D 39. A l’église
monter sur le plateau.
Km Temps Arrêt V/d V/g Dénivelé
31 6h31 0h33
5,5 5 267+
Dans le brouillard la vallée de la Seine |
Rassurez-vous on ne passe pas dessus |
Montereau". Passons un transformateur EDF. Sur le bas du coteau quelques anciennes usines en ruines et entre deux, nous trouvons la rue du bateau qui remonte le coteau. A mi pente, nous débouchons également dans une rue portant le même nom, que nous prenons à droite. Nous avons retrouvé le GR2 ainsi qu'un balisage jaune et un autre bleu.
contre bas du talus.) Au carrefour, nous prenons à gauche la rue de Champ Mort. Nous sommes toujours sur le GR 11 et un balisage bleu. Traversons la zone pavillonnaire, nous débouchons dans la rue Henri Barbusse. Quittons le GR pour remonter la rue sur la gauche. Devant le collège nous prenons à droite la rue jean villar, balisage bleu. Nous débouchons avenue de la colline Saint Martin que nous prenons à droite passons sous l’autoroute et la ligne TGV nous arrivons sur la D 133. Nous prenons sur la gauche la piste cyclable, malheureusement celle-ci s’arrête au rond point (balisage bleu), poursuivons la départementale sur quelques centaines de mètres (Nous bouclons avec la première grande promenade dans le Montois. Sur la droite Gardeloup, sur la gauche Forges.) Prenons sur la gauche le premier chemin dans les champs (balisage bleu), on rencontre également et éphémèrement un balisage vert. Après un petit bois nous arrivons à un carrefour comportant un tampon d'égout posé sur une pyramide. Quittons les balisages. Prenons le chemin sur la droite. Coupons l'aqueduc de la Voulzy en souterrain. [L'aqueduc de la Voulzie est une canalisation de transport d'eau potable relevant du réseau d'alimentation en eau potable de Paris construit en 1925. Sa
Forges |
Le château : C'est à partir de 1176 que l'on voit
apparaître le nom de Geoffroy Le Perle, premier seigneur de Forges et de
Montereau. En 1720 le domaine de Forges est acheté par Messire Pierre Jean
Débonnaire et en 1744 Pierre Charles Débonnaire va étendre son domaine qui sera
élevé en Baronnie. C'est son fils le Baron André Charles Débonnaire qui fit
construire le château en 1778. Monsieur Michel l'Archange Duval du Manoir,
comte de Lionne. Ce dernier améliora
considérablement son domaine notamment en mettant en œuvre une technique
novatrice en agriculture, le drainage des terres. Afin de fabriquer les tuyaux
en terre cuite utilisés 
pour le drainage, une machine fut installée à Forges et un four construit pour la cuisson. Il est encore visible dans une propriété privée à l'entrée du village en venant d'Echouboulains. C'est la première fois en France, à Forges que cette expérience fut menée avec succès, ce qui valut au comte de Lionne une récompense au comice agricole de 1846. Il est à noter que les drainages réalisés à l'époque fonctionnent toujours et fort bien d'après les exploitants agricoles actuels. Jules GUICHARD,
sénateur du département de l'Yonne, compagnon et successeur de Ferdinand de LESSEPS comme Président du Conseil d'Administration de la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez, fit l'acquisition en 1878 du château et de ses dépendances. Il améliora notablement la fertilité de ses terres et fit construire en 1860 un des premiers châteaux d'eau de Seine et Marne. http://www.mairie-forges-77.fr/la-commune/mairie-forges-77.fr/la-commune/historique/
On ne peut pas parler de l'histoire de Forges
sans aborder les périodes douloureuses des guerres que vécurent ses habitants. Le
18 février 1814, la bataille de Montereau fut une des dernières victoires de
Napoléon 1er avant son abdication. Elle se déroula en grande partie sur le
territoire de Forges notamment dans les hameaux. Lors de la guerre de
1870-1871, la région fut occupée et un général allemand séjourna plusieurs mois
au château. http://www.mairie-forges-77.fr/la-commune/mairie-forges-77.fr/la-commune/historique/pour le drainage, une machine fut installée à Forges et un four construit pour la cuisson. Il est encore visible dans une propriété privée à l'entrée du village en venant d'Echouboulains. C'est la première fois en France, à Forges que cette expérience fut menée avec succès, ce qui valut au comte de Lionne une récompense au comice agricole de 1846. Il est à noter que les drainages réalisés à l'époque fonctionnent toujours et fort bien d'après les exploitants agricoles actuels. Jules GUICHARD,
sénateur du département de l'Yonne, compagnon et successeur de Ferdinand de LESSEPS comme Président du Conseil d'Administration de la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez, fit l'acquisition en 1878 du château et de ses dépendances. Il améliora notablement la fertilité de ses terres et fit construire en 1860 un des premiers châteaux d'eau de Seine et Marne. http://www.mairie-forges-77.fr/la-commune/mairie-forges-77.fr/la-commune/historique/
Jules GUICHARD permit aux habitants de bénéficier de cette eau et fit installer des bornes-fontaines en fonte situées en divers endroits du village. Quelques-unes subsistent.On peut y lire, en chiffres romains, la date de l'année de leur mise en service : MDCCCLXXVIIII (1879). Un plan d'installation de distribution d'eau pour les propriétés de FORGES et de Montigny Valence datant du 6 avril 1879 est visible en Mairie de FORGES. Pour en savoir plus sur Jules Guichard http://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/guichard_jules1842r3.html Il ne subsiste plus que la tour en maçonnerie. Le réservoir qui la couronnait a été démonté au cours de l'été 1990, il était haut de 3m et montrait un diamètre de 17m. La tour elle-même est un fort beau monument de morphologie tronconique, épaulé par des contreforts dépassant le niveau de la tour et atteignant la base du réservoir.
Cette tour, haute de 15 mètres, est constituée de deux couronnes de murs circulaires percés d'arcades cintrées disposées sur deux niveaux. Entre les deux couronnes, des murs ajourés forment un liaisonnement rayonnant qui raidit et consolide l'ensemble. Le château d'eau a été réhabilité en 2004 par la commune de FORGES, le Département de SEINE-ET-MARNE et la Région d'ILE de FRANCE dans le cadre d'un Contrat Rural. Revenons sur nos pas prenons en face la rue Grande puis la première à droite l’allée des tilleuls, nous débouchons rue de l’église devant l'étroit parvis planté de tilleuls. Prenons la rue de l’église sur la gauche coupons la rue grande et prenons en face la rue de Mauperthuis. Rue et impasse. Nous retrouvons les champs. A la lisière du bois nous prenons le chemin de gauche nous retrouvons un balisage bleu et nous débouchons sur la D 67 que nous prenons à droite. Nous passons au dessus de l’A5 et de la ligne TGV. Tout de suite après nous abandonnons les balisages et prenons à droite la route longeant la ligne SNCF en direction des Petites Maisons et des Courreaux. La route tourne au transformateur électrique, nous passons les petites maisons (hameau se trouvant sur notre gauche) poursuivons jusqu’au village des Carreaux. A l’entrée du village se trouve une mare et deux routes qui la contournent laissons ses routes et prenons la rue sans issu des Bois. La rue serpente, nous sortons du village pour retrouver une maison après un virage. A l’angle d’un bois, nous
Lavoir de Marangis |
droite. Nous entrons dans la vallée des 7 moulins.. J’aime bien ce coin. Il est atypique, la route descend dans un vallon en bordure du ru Flavien qui ressemble à un torrent. Les moulins malheureusement nous ne les verrons pas, bien caché par la végétation. Je me demande même s’ils ont conservés leurs roues et leur biefs, j’ai l’impression d’être loin de la région parisienne. [Le ru Flavien fut aménagé au Moyen Âge pour faire tourner sept moulins :
- Le moulin de Marangis
- 2 moulins situés à la Roche, Le grand moulin de la basse roche et le petit moulin(transformé ). Le lieu dit « le vieux moulin » n'a jamais été un moulin mais un lavoir.
- Le moulin du Pré,
- Le moulin du bois,
- Le moulin de l'Église (anciennement du Perrier)
- Le moulin des Serpes (ou Cerfs)
Les
moulins de la vallée des moulins étaient actionnés par les eaux du ru Flavien,
dont les biefs ont été aménagés de mains d'hommes à une époque certainement
très ancienne. Dès le XIIIe siècle, il en est question dans les chartes du moulin de La
Roche, les deux plus vieux moulins de la vallée.
Le
chapitre de Notre Dame de Paris les posséda tous et les exploitait, soit
directement, soit au moyen d'une "tenure".
D'après
le plan de 1785, qui figure aux archives départementales, on en compte 7
sur le ru Flavien, auxquels il convient d'ajouter le moulin de Nanchon, situé
sur un autre ru, mais également implanté sur le territoire de la commune.
Les
biens du Chapitre de Notre-Dame-de-Paris, dont les moulins, furent adjugés par le Directoire du district de
Nemours, le 26 mars 1791, comme biens nationaux.
Il existait un moulin à vent à La Thurelle. Wikipédia (vous y trouverez
également le détail de chaque moulin.)]
Cette vallée me semble encore aujourd’hui isolée, alors imaginez vous en 1912,
Nous arrivons à une patte d’oie, le GRP & GR 2 prend la branche de droite, nous l’abandonnons et prenons un sentier grimpant à flanc de
d'étroites ruelles entre les maisons permettent aux hommes et aux animaux de rejoindre les cultures. Les entourages en briques des portes t des fenêtres n'apparaissent qu'à la fin du 19ème. Les puits sont communs à plusieurs habitation. (extraie panneau d'information]
Nous débouchons dans une rue formant Té portant sur la carte le même nom. Nous prenons à droite balisage vert, nous arrivons de nouveau à une patte d’oie et prenons la rue de droite (peut être la rue de Tavers.) Nous descendons et arrivons au village de Tavers. Quittons le balisage vert et prenons la rue de droite, coupons la route de Montereau ou nous trouvons un passage dans la barrière de
