A DENECOURT ET COLINET
Salut sombre forêt dont l’ombre tutélaire
Donne à l’âme blessée un abri protecteur,
Aux vieillards, le repos, au jeunes, le mystère
A tous le calme bienfaiteur !..
De nos tristes pensées aux jours des grandes peines
Bien mieux que nos amis tu fus l’écho discret.
Aux
martyrs de la vie, l’ombre de tes vieux chênes
Des larmes garde le secret !..
Homage aux deux Sylvains qui vainqueurs du dédale.
Ont dévoilé pour nous ces bois mystérieux,
Aux Sylvains honoré, dont l’œuvre géniale
S’inspira de l’œuvre de Dieu !
1904
grossir la carte
Huitième édition pour ses P.P.F.F toujours basé sur une distance de plus ou moins 10 km.
La
Foret de
Fontainebleau ce n'est pas qu'Apremont et, Franchard. Ce n'est pas n'ont
plus que des sentiers bleu, des GR, des TMF. Je les ai fréquenté, je
les
fréquente encore, un peu moins souvent aujourd'hui : Il y a trop de vélo
à mon gout. Si encore ceux ci étaient respectueux des piétons qui EUX
sont sur leur territoire, mais non je fonce, je gueule, avec la phrase
devenu célèbre (casse toi pauvre c.. tu gênes ma progression) , je
bouscule car je ne maitrise pas mon engin et je veux absolument passé,
les ronces c'est bon pour tes molets pas pour mes pneus (j'risque
d'crever). Je suis désolé mais c'est du vécu. On a même bousculé mon
chien que je tenais en laisse à deux reprises. Mais c'est surtout une
superficie de plus de 25 milles hectares, peu fréquenté dans son espace
total.
J'espère que vous m'accompagnerez dans mon jardin 'secret'. Les
itinéraires peuvent être réalisés dans l'après midi. Un GPS n'est pas
indispensable mais utile se sera
votre seul fil d'ariane, je ne suivrais pas obligatoirement le balisage.
Des guides très bien fait sont édités pour cela. Le parcours sera en
noir, la partie
"histoire locale" en vert. L'histoire provient de divers documents de
ma bibliothèque mais surtout d'internet. Une bonne partie de ma doc à
été numérisé et se retrouve sur la toile, ce qui me facilite la tâche
fastidieuse du clavier en la simplifiant par un copier collé.
Un
lien permettra d'obtenir une carte un peu plus grande que celle présente
sur ce blog et vous permettra de réaliser la promenade sans mon
inséparable GPS.
Le code mobile de cette randonnée est b143821
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Carte VisoRando Cliquez
sur le rectangle à coté du numéro
10,8 2h30 20mn 4,1 3,6 62 +
LES SECRETS DE LA FORÊT
Une promenade patrimoniale entre chasse, rochers, légendes et aqueducs
Une forêt à parcourir… et à déchiffrer
La forêt de
Fontainebleau est un paysage que l'on croit connaître : des pins, des chênes,
des rochers de grès, des sentiers qui se croisent et, parfois, le silence.
Mais derrière ces apparences se cache une autre forêt.
Une forêt où chaque route porte un nom, où certains carrefours rappellent des personnages oubliés, où les rochers conservent la mémoire des carriers et des grimpeurs, où les anciennes chasses royales ont laissé leur vocabulaire, et où, sous nos pieds, l'eau voyage encore vers Paris.
Cette promenade
propose de lire cette forêt comme un livre.
Au fil des kilomètres, nous rencontrerons une croix disparue, un chêne géant, un rocher brûlé, une cabane mystérieuse, un duel, une reine de France, des chasseurs, des cartographes et un immense réseau d'aqueducs.
Certaines histoires sont parfaitement documentées. D'autres sont devenues des traditions ou des hypothèses. C'est aussi ce qui fait leur charme.
1. LE DÉPART
La route de Cheyssac
Point de départ : parking de la route de Cheyssac
Le départ se
situe sur la Route Ronde, entre le carrefour de la Croix de Montmorin et celui
de la Croix de Guise.
En venant du carrefour de Montmorin, la route de Cheyssac est la deuxième route sur la droite. Quelques voitures peuvent se garer de chaque côté de la route, en veillant à ne pas gêner les barrières.
Dos au carrefour de Montmorin, nous empruntons donc la route de Cheyssac, correspondant à la parcelle 418.
Mais avant même d'avoir commencé à marcher, un premier nom nous interpelle.
Qui était Cheyssac ?
En 1784, M. de Cheyssac était grand maître des Eaux et Forêts de l'Île-de-France.
Il fut le
dernier titulaire de cette importante charge.
Dans cette forêt administrée, surveillée, exploitée et parcourue depuis des siècles, les Eaux et Forêts occupaient une place essentielle.
Notre promenade commence donc sous le signe de ceux qui avaient pour mission de gérer cet immense patrimoine forestier.
À la première intersection, nous prenons à droite la route de Montmorin.
2. LA CROIX DE MONTMORIN
Une croix, trois noms et une disparition
Le nom de Montmorin nous invite à faire une première halte dans le temps.
En 1723, un arrêt du Conseil ordonna la construction d'une croix au lieu-dit le Puits de la Lieue, au carrefour de la Route Ronde et du chemin allant de Fontainebleau à Moret.
Cette croix devait être protégée.
Il était expressément défendu de la briser, de l'emporter ou de l'endommager. Les contrevenants risquaient 300 livres d'amende et une punition exemplaire.
Pourquoi une telle sévérité pour une simple croix ?
Parce que dans l'ancienne forêt, les carrefours n'étaient pas de simples croisements de chemins. Ils étaient des points de repère essentiels pour les voyageurs, les chasseurs, les forestiers et tous ceux qui parcouraient le massif.
On souhaitait donner à la nouvelle croix le nom du gouverneur de Fontainebleau. Mais comme il existait déjà une croix de Saint-Hérem, elle prit finalement le nom patronymique du marquis de Saint-Hérem :
Montmorin.
| Comment la graine à pu pousser |
L'histoire ne s'arrête pourtant pas là.
Sous le Premier Empire, la croix de Montmorin fut appelée Croix du Grand Écuyer. Elle apparaît sous cette appellation sur la carte des chasses de 1809.
Et pourtant, détail étonnant : la croix originale avait été détruite en 1793 et n'avait pas encore été rétablie.
Une croix disparue, plusieurs noms et une forêt dont les cartes racontent parfois une histoire différente des monuments eux-mêmes.
Nous poursuivons notre route.
3. LE GÉANT DE LA FORÊT
Le chêne aux six mètres de circonférence
| moins 6m de circonf |
Prenez le
temps de l'observer.
Son tronc atteint au moins six mètres de circonférence.
Cet arbre est bien plus qu'un simple élément du paysage.
Le cercle bleu peint sur son tronc est une marque destinée à signaler sa protection.
Dans cette forêt exploitée depuis des siècles, certains arbres sont ainsi identifiés afin d'être préservés.
Imaginez le contraste :
d'un côté,
une forêt qui fournit du bois depuis des générations ;
de l'autre, un arbre qui traverse les décennies et devient progressivement un témoin vivant de cette histoire.
Nous poursuivons notre chemin en traversant la route du Chêne Feuillu.
Le parcours balisé peut ici nous accompagner, notamment avec certains itinéraires VTT de l'ONF et le TMF.
Mais nous allons bientôt nous en écarter.
4. LE ROCHER BRÛLÉ
Là où commence l'aventure
Continuons tout droit puis prenons à droite la route de la Prise.
Sur notre gauche apparaissent plusieurs rochers.
Nous sommes au Rocher Brûlé.
Ici, la forêt change de visage.
Le sol devient plus accidenté, le grès affleure et les arbres semblent s'organiser autour des rochers plutôt que l'inverse.
Ces chaos
rocheux sont l'une des grandes signatures de la forêt de Fontainebleau.
Mais ils racontent également une histoire humaine : celle des carriers, qui ont longtemps extrait le grès de la forêt.
Nous arrivons ensuite à la route des Allures.
5. LES ALLURES
Quand la forêt parle le langage de la chasse
Le mot « Allures » peut sembler étrange.
Pour le comprendre, il faut entrer dans le vocabulaire de la vénerie.
Dans le langage de la chasse à courre, un animal ne « marche » pas : il va.
Une bête qui avance tranquillement, sans inquiétude, « va d'assurance ».
Les allures droites désignent les traces qui se trouvent sur une seule piste.
Les allures croisées, celles qui se trouvent sur deux pistes.
Ainsi, un simple nom de route conserve la mémoire d'un vocabulaire spécialisé qui était autrefois courant dans la forêt.
Ces noms sont partout autour de nous.
Allures.
Hallali.
Piqueur.
Prise.
Curée.
Retraite.
En les découvrant les uns après les autres, nous allons progressivement reconstituer une chasse entière.
6. ENTRE LES ROCHERS
Un sentier qui n'en est pas vraiment un
Après environ une centaine de mètres sur la route des Allures, une petite trace au sol apparaît sur notre gauche.
Elle a été utilisée par les varappeurs pour accéder aux rochers.
Ce n'est pas véritablement un sentier.
C'est ici que la promenade devient plus aventureuse.
La trace au
sol est légèrement marquée. La parcelle est relativement propre, avec peu de
branches tombées.
Nous grimpons jusqu'au sommet.
Là, prenons à gauche.
LE ROCHER BRÛLÉ
Un nom vieux de plus de trois siècles… et toujours mystérieux
Prenons quelques instants pour regarder ces blocs de grès. Aujourd'hui, le lieu est apprécié des promeneurs, des randonneurs et des amateurs d'escalade. Pourtant, son nom est bien plus ancien que ces usages.
Pourquoi « brûlé » ?
C'est justement là que commence le mystère.
Le nom Rocher Brûlé est déjà attesté sur une carte de la forêt datant de 1697, réalisée par le cartographe Nicolas de Fer. Cela signifie qu'il était déjà employé il y a plus de trois siècles.
Les recherches dans les cartes encore plus anciennes, notamment celles de Hugues Picart en 1624 et de Jean Boisseau vers 1648, n'ont pas permis pour l'instant de retrouver une mention suffisamment certaine du lieu sous ce nom.
La grande réformation de la forêt menée à partir de 1664 sous l'autorité de Paul Barillon d'Amoncourt constitue une autre piste. Les archives évoquent largement ce secteur de la forêt et les territoires de Veneux, Nadon et des Sablons, mais aucune mention retrouvée ne permet encore d'affirmer que le lieu était déjà appelé « Rocher Brûlé » à cette époque.
Sur la carte de Nicolas de Fer, le nom est là.
Rocher Brûlé.
Mais pourquoi ?
Un incendie ?
La première idée qui vient à l'esprit est évidemment celle d'un feu.
Un incendie aurait-il ravagé la forêt autour des rochers ?
Un ancien brûlis aurait-il laissé une trace suffisamment importante pour donner son nom au lieu ?
L'hypothèse est séduisante, d'autant que le feu et les brûlis faisaient partie des pratiques et du vocabulaire anciens liés à certains espaces forestiers.
Mais il faut être prudent.
Aucun document retrouvé jusqu'à présent ne permet d'affirmer qu'un incendie précis est à l'origine du nom.
Une chose peut en revanche être écartée : ce n'est pas le grand incendie de forêt de 1726 qui aurait donné son nom au rocher.
Pourquoi ?
Parce que le nom apparaît déjà sur la carte de 1697.
Le mystère reste donc entier.
Un nom qui traverse les siècles
Au XVIIIᵉ siècle, le nom continue d'être utilisé. Au XIXᵉ siècle, l'historien de la forêt Félix Herbet le reprend à son tour dans ses travaux consacrés aux anciens lieux-dits de Fontainebleau.
Il le rapproche notamment du Rocher de Sureau, autre ancien nom de ce secteur.
Mais là encore, Herbet conserve le nom sans nous donner la clé de son origine.
C'est assez fascinant.
Pendant que
les cartes changent, que les chemins évoluent et que les usages de la forêt se
transforment, le nom, lui, demeure.
XVIIIᵉ siècle.
XIXᵉ siècle.
XXᵉ siècle.
Et aujourd'hui encore, nous marchons sur le Rocher Brûlé.
À vous de regarder…
Alors, en passant entre les blocs, imaginez ce lieu il y a trois cents ans.
Le même grès était déjà là.
Les arbres n'étaient évidemment pas les mêmes.
Les chemins portaient d'autres usages.
Mais quelqu'un, à cette époque, connaissait déjà ce lieu sous le nom de Rocher Brûlé.
Peut-être connaissait-il aussi l'histoire qui se cachait derrière ce nom.
Nous, nous ne la connaissons plus.
Un incendie ? Un ancien brûlis ? Une pratique forestière ? Un événement oublié ?
Pour l'instant, les archives ne nous donnent pas la réponse.
Et c'est peut-être ce qui rend ce rocher encore plus intéressant.
Le Rocher Brûlé porte un nom vieux d'au moins trois siècles, mais personne ne sait encore avec certitude pourquoi il fut ainsi nommé.
La prochaine fois que vous entendrez ce nom, vous ne verrez donc plus seulement quelques blocs de grès.
Vous verrez une énigme vieille de plus de 300 ans.
Sur notre droite, nous retrouvons l'aqueduc de la Vanne.
Pour ceux qui préfèrent éviter cette partie hors sentier, un itinéraire plus facile existe :
poursuivre la route des Allures jusqu'à l'aqueduc de la Vanne, le suivre sur la gauche jusqu'à la route du Rocher Brûlé, couper la route de Montmorin puis, au carrefour suivant, laisser à droite la route de la Plaine du Rut et prendre la deuxième route à droite, la route du Rocher Brûlé.
Mais si l'on poursuit le parcours d'origine, l'aventure continue.
7. LA CRÊTE SAUVAGE
Une forêt que les hommes n'ont pas entièrement domestiquée
Au sommet, suivons les traces qui existent entre les rochers.
Il ne faut pas chercher ici un sentier parfaitement dessiné.
Les animaux ont créé leurs propres passages. Il faut contourner les rochers, les arbres tombés et suivre les possibilités offertes par le terrain.
Nous passons d'un côté à l'autre du sommet de cette colline.
Puis nous descendons légèrement.
Nous traversons la route de Montmorin et retrouvons une trace permettant d'accéder à la crête de la colline suivante.
Le passage devient plus difficile.
Le sommet est moins dégagé que le pied de la colline. Il faut parfois se baisser sous les pins tombés et se glisser entre les rochers.
Puis, soudain, nous débouchons dans une petite zone où apparaît une étrange construction.
8. ROCHE À CLAUDE
Le mystère de la cabane disparue
Sous un ancien auvent se trouvait autrefois une petite cabane.
Elle comportait deux portes et des murs cimentés.
| Le rocher à perdu de son intérêt : Sauf pour les varappeurs |
Et surtout, nous ne savons pas exactement à quoi elle servait.
Était-ce une cabane utilisée par les carriers ?
A-t-elle servi aux ouvriers lors de la construction de l'aqueduc ?
Personne n'a encore apporté de réponse définitive.
Le lieu était autrefois connu sous le nom de Roche à Claude.
La photographie ancienne permet de mesurer la transformation du paysage.
Quelques
années plus tard, en revenant sur place, le même observateur pouvait passer
devant sans même reconnaître l'endroit : les murs avaient été démolis.
Voilà une belle leçon de forêt.
Un lieu que l'on croit immuable peut disparaître en quelques années.
Il faut donc apprendre à regarder.
La cabane n'est plus là, mais son histoire demeure.
9. LES CARRIÈRES
La mémoire du grès
Le chemin dans les fougères devient plus facile.
Nous coupons la route de la Plaine du Rut et continuons en face.
À l'extrémité du rocher apparaissent des traces d'anciennes carrières.
Ces marques nous rappellent que les rochers de Fontainebleau n'ont pas toujours été seulement admirés.
Ils ont été exploités.
Le grès a fourni pendant longtemps une pierre recherchée pour les constructions, les routes et les aménagements.
Nous descendons ensuite vers la route de l'Hallali.
10. L'HALLALI
Le dernier acte de la chasse
Le mot « Hallali » est l'un des plus évocateurs de notre promenade.
L'hallali est le cri de chasse annonçant que l'animal est sur ses fins.
Il existe l'hallali courant, l'hallali sur pied et, lorsque l'animal est tombé, l'hallali par terre.
Le nom de cette route évoque donc le moment où la longue poursuite touche à son terme.
Après les Allures, voici l'Hallali.
Mais la chasse n'est pas encore terminée.
Nous prenons la route de l'Hallali à droite, puis encore à droite la route Médicis.
11. MÉDICIS
Une reine de France dans les noms de la forêt
Le nom Médicis nous transporte loin de Fontainebleau, jusqu'à Florence.
Catherine de Médicis naît en Italie en 1519.
Par son mariage avec le futur Henri II, elle devient dauphine, puis reine de France en 1547.
Elle sera la mère de plusieurs souverains français : François II, Charles IX et Henri III, ainsi que
d'Élisabeth, reine d'Espagne, et de Marguerite, devenue célèbre sous le nom de reine Margot.
À la mort de son fils François II, Catherine joue un rôle politique considérable et gouverne comme reine-mère et régente.
Son nom reste intimement associé aux guerres de Religion qui déchirent la France au XVIᵉ siècle.
Son rôle dans le massacre de la Saint-Barthélemy a longtemps contribué à faire d'elle une figure particulièrement controversée.
Les historiens proposent aujourd'hui une vision plus nuancée de son action politique.
Et nous voilà, quelques siècles plus tard, au milieu des pins, sur une route qui porte son nom.
La forêt de Fontainebleau est décidément un étonnant livre d'histoire.
12. L'AQUEDUC DE LA VANNE
Une rivière invisible vers Paris
Nous pouvons
rejoindre l'aqueduc de la Vanne et le suivre.
Nous marchons alors le long des barrières qui protègent l'ouvrage.
L'aqueduc est l'un des éléments les plus surprenants de cette promenade.
Car sous ce paysage forestier se cache une histoire industrielle et urbaine d'une ampleur considérable.
L'eau qui circule ici est destinée à rejoindre Paris.
L'aqueduc de la Vanne est complété par celui du Loing et du Lunain.
En forêt de Fontainebleau, les deux ouvrages cheminent en partie parallèlement.
L'aqueduc du Loing et du Lunain est plus récent que celui de la Vanne. Il ne présente pas les grandes arches spectaculaires de son voisin et est le plus souvent enterré.
Pourtant, son rôle est essentiel.
Les eaux provenant de différentes sources sont acheminées vers le réseau parisien.
Au niveau de Desquinemare, elles peuvent être réunies et mélangées avant de poursuivre leur voyage.
Certaines eaux proviennent notamment de sources du Loing et du Lunain et de différentes fontaines de la région.
Le voyage est long.
Entre Desquinemare et Paris, l'eau met environ 36 à 48 heures pour atteindre la capitale.
Et au terme de ce voyage, elle rejoint notamment le réservoir de Montsouris.
Lorsque nous marchons ici, nous sommes donc au-dessus d'une partie d'une infrastructure qui participe encore à l'histoire de l'alimentation en eau de Paris.
13. VIDOSSANGE
Le duel qui a donné son nom à une route
Nous suivons la route du Rocher Brûlé le long de l'aqueduc.
Nous coupons ensuite la route de Vidossange.
Et voici une nouvelle histoire.
Le nom de Vidossange serait lié à un duel survenu au début du XVIIᵉ siècle.
Selon les récits anciens, le sieur Vidossan aurait, lors d'un bal des filles de la Reine, contrefait Jean Zamet en dansant la gaillarde.
Le lendemain, Zamet lui adressa un cartel.
Vidossan accepta.
Le duel eut lieu dans la région de Fontainebleau.
Après avoir blessé son adversaire, Zamet fut lui-même frappé à mort.
L'histoire pourrait s'arrêter là.
Mais les historiens ajoutent une réserve importante.
La route que nous appelons aujourd'hui Vidossange n'est probablement pas exactement celle sur laquelle eut lieu le duel.
Les lettres de rémission accordées par Henri IV à Jean Zamet indiquent que le duel se déroula sur la route de Fontainebleau à Montigny.
De plus, le puits de la Tranchée, cité dans les documents anciens, ne se trouve pas sur la route actuelle.
Les cartes anciennes semblent également montrer que la route actuelle appartient au réseau créé sous Louis XIV.
Elle aurait donc reçu le nom de Vidossange plus tard, parce qu'elle coupait la route de Montigny près du lieu associé au duel.
Voilà une histoire typique de la forêt :
un événement réel, un nom conservé, mais un lieu qui s'est peut-être déplacé dans la mémoire collective.
14. LES ROCHERS BESNARD ET CLOTILDE
La forêt comme terrain d'exploration
Au carrefour suivant, prenons à gauche la route du Rocher Besnard.
Puis à droite, retrouvons la route de l'Hallali et enfin, à gauche, la route du Genevrier.
Sur notre droite se trouve le rocher Besnard.
Nous coupons ensuite la route Desquinemare ainsi que l'aqueduc secondaire du Loing qui se dirige vers l'usine de pompage et de traitement.
Nous traversons la route du Bois Prieur.
Son nom nous ramène lui aussi dans l'histoire.
Le Bois
Prieur était autrefois lié au prieuré de Pont-Loup, près de Moret, puis
au séminaire de Sens.
Il fut ensuite réuni au domaine forestier après les bouleversements révolutionnaires.
Le mot « nouveau » associé à ce canton rappelle lui-même l'évolution historique de la forêt.
Nous continuons.
Nous coupons le GR et le TMF sur la route des Sablons.
Puis la route de Marion des Roches.
À une intersection avec une route sans nom, nous prenons la branche de droite pour contourner le rocher Clotilde.
Nous rejoignons ensuite la route de la Plaine du Rosoir.
Après quelques mètres, prenons à gauche la route du Piqueur.
15. LE PIQUEUR
L'homme qui suivait les chiens
Le piqueur
était un valet à cheval chargé de suivre les chiens et d'accompagner la chasse.
Son rôle était essentiel.
Il devait connaître les chiens, le terrain et les habitudes du gibier.
Un ancien traité de vénerie insiste d'ailleurs sur l'importance d'un piqueur « sage et habile » pour obtenir une meute disciplinée et efficace.
Le terme lui-même a une histoire linguistique intéressante : on le prononce parfois « piqueux », mais la forme correcte est piqueur.
Nous croisons la route du Rocher Besnard puis prenons à droite.
Et voici de nouveau l'aqueduc de la Vanne.
Nous le suivons sur la gauche.
Puis nous marchons dessus.
Plusieurs routes sont coupées successivement.
L'aqueduc devient notre fil conducteur.
16. DESQUINEMARE
Les cartographes de la forêt
À mesure que
nous avançons vers l'usine des eaux, un autre nom revient :
Desquinemare.
Il ne s'agit pas seulement d'un lieu.
Desquinemare fut arpenteur général des Eaux et Forêts de l'Île-de-France et réalisa notamment un plan de la forêt de Fontainebleau en 1727.
À une époque où il n'existait ni GPS, ni photographie aérienne, ni cartes numériques, connaître précisément les chemins, les parcelles, les reliefs et les limites de la forêt nécessitait un véritable travail de terrain.
Les anciens arpenteurs ont donc contribué à produire la forêt telle que nous pouvons aujourd'hui la comprendre.
Leur travail est encore présent dans les noms des lieux.
17. L'USINE DES EAUX
Quand la forêt rencontre Paris
Nous arrivons près de l'usine des eaux.
Juste avant
l'usine, une parcelle grillagée comporte un passage réservé aux piétons.
Nous débouchons devant l'installation de traitement et de chloration.
Le bâtiment n'est pas forcément le plus spectaculaire de la promenade.
On n'y voit d'ailleurs pas grand-chose.
Mais il faut regarder autrement.
Ce qui est intéressant n'est pas seulement ce que l'on voit.
C'est ce qui se passe sous terre.
Des eaux captées à plusieurs endroits du territoire ont été conduites jusque-là, réunies, traitées et dirigées vers Paris.
La forêt est ici reliée à une immense infrastructure régionale.
Une forêt silencieuse alimente une capitale.
18. LA PRISE
Quand la chasse s'achève
Devant l'usine, prenons à droite la route Desquinemare.
Nous
arrivons dans une zone grillagée consacrée à la régénération naturelle.
Puis nous prenons à gauche la route de la Prise.
Ce nom nous ramène au monde de la vénerie.
La prise est l'aboutissement du laisser-courre : l'animal chassé est enfin pris.
Dans la tradition de la vénerie, cette étape est entourée de respect et de dignité.
Notre promenade commence alors à révéler son fil conducteur.
Nous avons rencontré :
les Allures, lorsque l'animal est encore en mouvement ;
le Piqueur, qui suit la chasse ;
l'Hallali, lorsque l'animal arrive à bout de forces ;
la Prise, lorsqu'il est finalement capturé.
Il ne manque plus que les dernières étapes.
19. LA RETRAITE ET LA CURÉE
Les derniers sons de la chasse
Nous suivons la clôture puis prenons la première route à droite : la route de l'Hallali.
Nous coupons
la route du Chêne Feuillu puis prenons à gauche la route de la Retraite.
La retraite est la fanfare sonnée après la chasse.
Lorsque l'animal a été pris, on sonne la retraite prise.
Lorsque la chasse se termine sans prise, on parle de retraite manquée.
Avant de retrouver Montmorin, nous traversons également la route de la Curée.
La curée est le moment où les chiens reçoivent leur part de l'animal qu'ils ont forcé.
Ainsi, les noms de ces routes racontent presque à eux seuls une chasse complète.
Une chasse gravée dans la carte
Les Allures
→ le déplacement du gibier.
Le Piqueur
→ l'homme qui accompagne les chiens.
L'Hallali
→ le moment où la poursuite touche à sa fin.
La Prise
→ l'aboutissement de la chasse.
La Curée
→ le partage final.
La Retraite
→ le retour.
Ce ne sont donc pas de simples noms.
Ce sont les fragments d'un langage ancien, conservés dans le paysage.
20. RETOUR À CHEYSSAC
La forêt comme livre d'histoires
Nous reprenons la route de Montmorin, après avoir coupé les routes de la Curée et du Rocher Brûlé.
Puis nous retrouvons la route de Cheyssac.
Quelques instants plus tard, nous sommes revenus au point de départ.
La boucle est terminée.
Mais peut-être la forêt ne nous apparaît-elle plus tout à fait de la même manière.
Au début de la promenade, nous avions devant nous des routes, des arbres, des rochers et un aqueduc.
Maintenant, chacun de ces éléments porte une histoire.
La Croix de Montmorin nous a ramenés au XVIIIᵉ siècle.
Le chêne géant nous a rappelé la longue gestion forestière.
Le Rocher Brûlé et les anciennes carrières nous ont fait découvrir le travail du grès.
Les Allures, le Piqueur, l'Hallali, la Prise, la Curée et la Retraite nous ont fait revivre le vocabulaire de la chasse.
La Roche à Claude nous a laissé une énigme : qui occupait cette cabane aujourd'hui disparue ?
Vidossange nous a raconté l'histoire d'un duel dont le souvenir s'est peut-être déplacé avec le temps.
Médicis nous a fait rencontrer une reine de France.
Et l'aqueduc nous a révélé une autre forêt, invisible celle-là : celle des conduites qui transportent l'eau jusqu'à Paris.
POUR TERMINER
Il suffit parfois de lever les yeux
Cette promenade n'est pas seulement un itinéraire.
C'est une invitation à regarder autrement.
Un nom de route peut cacher un homme.
Un carrefour peut avoir été marqué par une croix aujourd'hui disparue.
Un cercle bleu peut protéger un arbre vieux de plusieurs siècles.
Un rocher peut conserver la mémoire des carriers.
Une cabane disparue peut laisser derrière elle une question sans réponse.
Une route peut rappeler un duel.
Un aqueduc invisible peut relier la forêt à Paris.
Et les noms de chemins peuvent raconter toute une chasse.
La forêt de Fontainebleau est ainsi faite de plusieurs histoires superposées.
La forêt
naturelle.
La forêt royale.
La forêt des chasseurs.
La forêt des carriers.
La forêt des forestiers.
La forêt des ingénieurs.
La forêt des promeneurs.
À chacun de choisir celle qu'il souhaite découvrir.
Mais une chose est certaine :
Ici, les chemins ne conduisent pas seulement quelque part. Ils racontent.
Alors, la prochaine fois que vous traverserez la forêt et que vous apercevrez un simple panneau indiquant « Hallali », « Prise », « Retraite » ou « Piqueur », prenez quelques secondes.
Arrêtez-vous.
Regardez autour de vous.
Et imaginez la forêt telle qu'elle était autrefois.
Vous êtes peut-être en train de marcher sur une page d'histoire.Lorsque l’on a le carrefour de Montmorin dans le dos nous prenons la route
de Cheyssac sur notre gauche (parcelle 418). [M. de
Cheyssac, grand maître des eaux et forêts de l'Ile de France, en 1784, a été le
dernier titulaire de la charge.] puis la première à droit la route de
Montmorin [Un arrêt du Conseil de 1723 ordonne la
construction d'une croix au lieu dit le Puits de la Lieue, carrefour de la Route
Ronde et du chemin de Fontainebleau à Moret, avec défense à toutes personnes de
rompre, emporter ou endommager cette croix, lorsqu'elle sera édifiée, à peine
de
300 livres d'amende et de punition exemplaire.
Comme on voulait donner à la croix nouvelle le nom du Gouverneur de
Fontainebleau et qu'il existait déjà une croix de Saint-Hérem, elle s'appela du
nom patronymique du marquis de Saint-Hérem, Montmorin.
Sous
le premier Empire, la croix de Montmorin s'est appelée croix du Grand Écuyer ;
elle est ainsi désignée sur la carte des chasses de 1809. L'indication est
assez étonnante, car la croix détruite en 1793 n'avait pas encore été
rétablie.] (c’est
également l’un des trois ou quatre circuit VTT tracé par l’ONF Balisage vert
clair ) mais également le TMF balisage vert et blanc. Au
carrefour suivant nous trouvons un beau chêne d’au moins 6m de circonférence
avec un rond bleu, cette marque de peinture le protège des bucherons. Coupons la route du chêne feuillu, quittons
le chemin balisé et continuons tous droit. Nous prenons la route de la Prise
sur notre droite nous avons quelques rochers sur notre gauche c’est le rocher
Brulé. Au carrefour suivant routes des Allures [Un animal ne marche pas, il va. Toute bête fauve ou noire qui va le pas posément sans s'inquiéter, va d'assurance.
Allures droites, celles qui se trouvent sur une seule piste.
Allures croisées, celles qui se trouvent sur deux pistes]
Nous faisons une bonne centaine de
mètres et nous trouvons sur la gauche une trace au sol réalisée par les varapeures, simple trace nous fait grimper dans le rocher. Dans cette partie j'ai refais la trace GPS, elle est plus juste. (Je n'ai pas modifié la trace sur la carte.)
Pour
éviter ce hors piste : Poursuivre la route des Allures jusqu'à l’aqueduc
de la vanne suivre l’aqueduc sur la gauche jusqu'à la route du rocher Brulé on
coupera la route de Montmorin et au carrefour suivant laisser sur la droite la
route de la Plaine du Rut et prendre la deuxième à droite route du Rocher Brulé.
Reprenons notre
hors piste : La parcelle
est propre, nous ne trouvons pas trop de branche au sol, la trace est
légèrement marqué au sol. Au sommet, nous prenons à gauche le sentier passe entre
les rochers, sur la droite nous trouvons l’aqueduc de la vanne. Suivre le
sentier ou les sentiers créé par les animaux en contournant les rochers ou les arbres
tombés, nous passons d’un bord à l’autre du sommet de cette colline. Nous
descendons légèrement, traversons la route de Montmorin, trouvons une trace permettent d’accéder à la crête de la colline suivante, le chemin n’est pas facile, le
sommet est moins propre que le pied de la colline, il faut se baisser sous les
pins tombés au sol et serpenté entre les rocher. Nous débouchons tout de même dans
une zone ou nous trouvons une ancienne cabane sous un auvent comportant deux
portes et des murs cimentés, A-t-elle servit aux carriers, a-t-elle servit lors
de la construction de l’aqueduc, je n’ai pas trouvé de réponse. Le chemin dans
les fougères s’améliorent. Nous coupons la route de la Plaine du Rut [l'époque de l'accouplement] continuons
en face. En bout du rocher nous trouvons des traces de carrière, nous
descendons. Trouvons la route de L’Hallali que nous prenons à droite [HALLALI. - Cri de chasse annonçant que l'animal est sur
ses fins. Il y a l'hallali courant, l'hallali sur pied on courant, enfin
lorsque l'animal est tombé, on sonne l'hallali par terre.] puis encore à
droite la route Médicis [Famille de Florence qui a
donné plusieurs reines à la France.Catherine
de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence (Italie) et
morte le 5 janvier 1589 à Blois (France). Elle grandit en Italie,
d'où elle est originaire par son père. À la mort de ses parents, elle hérite du
titre de duchesse d'Urbino, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de
sa tante Anne d'Auvergne en 1524.
Par
son mariage avec le futur Henri II, elle devient Dauphine et duchesse de
Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France de 1547 à 1559. Mère des rois
François II, Charles IX, Henri III, des reines Élisabeth (reine d'Espagne) et
Marguerite (dite « la
reine Margot »), elle gouverne la France en tant que reine-mère et régente
de 1560 à 1563.
Catherine
de Médicis est une figure emblématique du XVIe siècle. Son nom
est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion opposant catholiques et
protestants. Partisane d'une politique de conciliation, elle est
l'instauratrice en France de la liberté de conscience pour les protestants, et
a de nombreuses fois tenté de faire accepter le concept de tolérance civile.
Aujourd'hui, la tendance historiographique la
réhabilite, et reconnaît en elle une des plus grandes reines de France.
Néanmoins, son rôle dans le massacre de la Saint-Barthélemy contribue à en
faire une figure controversée.(extraie de wikipédia)]
Il est possible de prendre à droite dès que nous arrivons à l’aqueduc de
la vanne, nous marchons sur l’aqueduc. Nous prenons la route du Rocher Brulé
sur la gauche le long des barrières protégeant l’aqueduc., nous coupons la
route de Vidossang [Ainsi nommée à cause d'un duel, où ledit
sieur de Vidossan fut tué par le sieur Zamet l'an mille six cens huit (P. Dan).
Plus loin, le P. Dan signale le puits de la Tranchée en la route de Vidossan.
Sur le plan de 1778 est marquée la route de Vidossange, qui est la même que la
route actuelle.
Roche à Claude : une ancienne cabane sous un auvent comportant deux portes et des murs cimentés, A-t-elle servit aux carriers, ou lors de la construction de l’aqueduc ? Cette image à été pris en février 2014. Je suis repassé à cet endroit pour le repérage d'un autre itinéraire qui devrait vous faire ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure en Décembre 2015 et je suis passé devant sans la voir. Normal les murs étaient démolis
Malgré cette ancienneté relative, nous ne croyons pas que la route actuelle
soit la route de Vidossan du P. Dan.
Dans les lettres de rémission accordées par Henri IV à Jean Zamet, le meurtrier
de Vidossan, il est dit que le duel a eu lieu sur la route de Fontainebleau à
Montigny; de plus, le puits de la Tranchée, qui existe encore, n'est pas du
tout sur la route de Vidossang. Enfin, il suffit de considérer la carte pour
voir que la route actuelle n'est pas très ancienne et fait partie du système
des routes créées sous Louis XIV. C'est au moment de son ouverture qu'on a pu
lui donner ce nom, parce qu'elle coupait la route de Montigny près de l'endroit
où le duel avait eu lieu.
Le sieur de Vidossang avait, au bal des filles de la Reine, contrefait Jean
Zamet dansant la gaillarde: le lendemain il recevait un cartel, auquel il
s'empressait de répondre; mais après avoir blessé son adversaire, il était
frappé à mort.] (dictionnaire Félix Herbet)
Une main magique à disposer les rochers en équilibre les uns sur
les autres Au carrefour suivant nous prenons à gauche la route
du rocher Besnard puis à droite de nouveau la routede
l’Hallali et enfin à
gauche la route du Genevrier, (sur la droite nous avons le rocher Besnard) Nous
coupons la route Desquinemare et l’aqueduc secondaire du Loing se rendant à
l’usine de pompage et de traitement (nous en reparlerons plus tard) puis le
chemin, devient moins simple nous coupons la route du Bois Prieur [Nouveau canton, commune de Veneux - Nadon, de 12 hectares 33 ares 45 centiares. - II appartenait autrefois au prieuré de Pont-loup, près Moret (d'où son nom), puis au séminaire de Sens ; réuni au domaine en vertu du senatus - consulter du 30 janvier 1810, par application des lois révolutionnaires. Le terme nouveau est en rapport à l'histoire de la foret] et un peut
plus loin le GR et TMF sur la route des Sablons (pas de pancartes) nous
continuons tout droit . Nous coupons la route de Marion des Roches. Nous
arrivons à une intersection avec une route sans nom, nous prenons la branche de
droite pour faire le tour du rocher Clotilde au carrefour suivant nous prenons
sur la gauche la route de la Plaine du Rosoir sur quelques mètres puis encore à
gauche la route du Piqueur (sans pancarte) [C'est un valet à cheval qui appuie, suit les chiens et conduit la
chasse (V). Si votre piqueur, dit le Verrier de la Conterie, est sage et
habile, vous aurez des chiens sages et excellents. Bien que prononcé
'piqueux', patois normand ou picard, ce terme doit s'écrire 'piqueur'] nous coupons la route du rocher Besnard (sans pancarte), nous prenons à droite, arrivons à l’aqueduc de la vanne
et prenons à gauche le long de l’aqueduc, puis nous marchons dessus. Coupons
plusieurs routes et continuons jusqu'à l’usine des eaux. Juste avant l’usine
nous trouvons une parcelle grillagée, avec un passage pour piéton. Nous
sortons devant l’usine de « stérilisation » chloration. [Desquinemare : arpenteur général des Eaux et Forêts
de l'Ile de France, est l'auteur d'un plan de la forêt de Fontainebleau en
1727.] http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm
l’Hallali et enfin à gauche la route du Genevrier, (sur la droite nous avons le rocher Besnard) Nous coupons la route Desquinemare et l’aqueduc secondaire du Loing se rendant à l’usine de pompage et de traitement (nous en reparlerons plus tard) puis le chemin, devient moins simple nous coupons la route du Bois Prieur [Nouveau canton, commune de Veneux - Nadon, de 12 hectares 33 ares 45 centiares. - II appartenait autrefois au prieuré de Pont-loup, près Moret (d'où son nom), puis au séminaire de Sens ; réuni au domaine en vertu du senatus - consulter du 30 janvier 1810, par application des lois révolutionnaires. Le terme nouveau est en rapport à l'histoire de la foret] et un peut plus loin le GR et TMF sur la route des Sablons (pas de pancartes) nous continuons tout droit . Nous coupons la route de Marion des Roches. Nous arrivons à une intersection avec une route sans nom, nous prenons la branche de droite pour faire le tour du rocher Clotilde au carrefour suivant nous prenons sur la gauche la route de la Plaine du Rosoir sur quelques mètres puis encore à gauche la route du Piqueur (sans pancarte) [C'est un valet à cheval qui appuie, suit les chiens et conduit la chasse (V). Si votre piqueur, dit le Verrier de la Conterie, est sage et habile, vous aurez des chiens sages et excellents. Bien que prononcé 'piqueux', patois normand ou picard, ce terme doit s'écrire 'piqueur'] nous coupons la route du rocher Besnard (sans pancarte), nous prenons à droite, arrivons à l’aqueduc de la vanne et prenons à gauche le long de l’aqueduc, puis nous marchons dessus. Coupons plusieurs routes et continuons jusqu'à l’usine des eaux. Juste avant l’usine nous trouvons une parcelle grillagée, avec un passage pour piéton. Nous sortons devant l’usine de « stérilisation » chloration. [Desquinemare : arpenteur général des Eaux et Forêts de l'Ile de France, est l'auteur d'un plan de la forêt de Fontainebleau en 1727.] http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm
Cet aqueduc alimente la ville de Paris en eau potable. Il complémente l'aqueduc de la Vanne.
Cet aqueduc suit en partie le cours de l'aqueduc de la Vanne. En forêt de Fontainebleau, les deux aqueducs sont parallèles. L'aqueduc du Loing et du Lunain ne comporte pas de belles arches, comme celui de la Vanne. Sa technologie est postérieure à celui de la Vanne, et il est le plus souvent enterré. A Cachan, il traverse la vallée de la Bièvre par un pont-siphon à plusieurs paliers, situé au sud du très célèbre pont-aqueduc de la Vanne.
"Au quartier de la Croix du Grand-Maître [forêt de Fontainebleau], il [l'aqueduc de la Vanne] est rejoint par l'aqueduc du Loing et du Lunain, qui lui amène des eaux hissées jusqu'à lui par l'usine élévatoire de Sorques, laquelle est animée par une chute dudit Loing: ces eaux, montées à la cote 92 m, sont celles des sources de Chaintreauville (236 à 248 l/s) et de la Joie à Saint-Pierre-lès-Nemours, de Villemer (33 à 76 l/s), de Saint-Thomas (60 l/s), des Bignons et du Sel à Bourron: toutes fontaines qui donnent en moyenne, par 24 h, 51 000 m3, soit 390 l/s." [Dictionnaire géographique et administratif de la France, Paul Joanne, Hachette, Paris, 1906]
Devant l’usine (qui n’est pas très jolie et, ou l’on ne voit rien) Prenons à droite, la route Desquinemare, nous arrivons dans une zone grillagée en régénération naturelle, nous prenons à gauche la route de la Prise (sans pancarte) [L’aboutissement du laisser-courre est la prise de l’animal chassé. Ce prélèvement, qui obéit à la logique de la vie et de la mort, doit être entouré de respect et de dignité.] (Extraie de la Charte de Vénerie http://www.venerie.org/files/file/charte_VenerieWEB%281%29.pdf)
suivons la clôture, puis la première à droite, la route de l’Hallali coupons la route du Chêne Feuillu et à gauche la route de la Retraite, [C'est la fanfare que l'on sonne après la chasse. On sonne la retraite prise si l'animal est pris, la retraite manquée si l'animal est manqué]. De nouveau à gauche la route de Montmorin TMF (après avoir coupé les routes de la Curée [La curée est le droit des chiens sur l'animal qu'ils ont forcé.] et du rocher brulé) puis à droite la route de Cheyssac jusqu’au parking.
(Les données de vénerie proviennent principallement du lexique de Vénerie http://www.ma-chasse.com/lexique.shtml)



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