A DENECOURT ET COLINET
Salut sombre forêt dont l’ombre tutélaire
Donne à l’âme blessée un abri protecteur,
Aux vieillards, le repos, au jeunes, le mystère
A tous le calme bienfaiteur !..
De nos tristes pensées aux jours des grandes peines
Bien mieux que nos amis tu fus l’écho discret.
Aux martyrs de la vie, l’ombre de tes vieux chênes
Des larmes garde le secret !..
Homage aux deux Sylvains qui vainqueurs du dédale.
Ont dévoilé pour nous ces bois mystérieux,
Aux Sylvains honoré, dont l’œuvre géniale
S’inspira de l’œuvre de Dieu !
1904
Huitième édition pour ses P.P.F.F toujours basé sur une distance de plus ou moins 10 km.
La Foret de Fontainebleau ce n'est pas qu'Apremont et, Franchard. Ce n'est pas n'ont plus que des sentiers bleu, des GR, des TMF. Je les ai fréquenté, je les fréquente encore, un peu moins souvent aujourd'hui : Il y a trop de vélo à mon gout. Si encore ceux ci étaient respectueux des piétons qui EUX sont sur leur territoire, mais non je fonce, je gueule, avec la phrase devenu célèbre (casse toi pauvre c.. tu gênes ma progression) , je bouscule car je ne maitrise pas mon engin et je veux absolument passé, les ronces c'est bon pour tes molets pas pour mes pneus (j'risque d'crever). Je suis désolé mais c'est du vécu. On a même bousculé mon chien que je tenais en laisse à deux reprises. Mais c'est surtout une superficie de plus de 25 milles hectares, peu fréquenté dans son espace total. J'espère que vous m'accompagnerez dans mon jardin 'secret'. Les itinéraires peuvent être réalisés dans l'après midi. Un GPS n'est pas indispensable mais utile se sera votre seul fil d'ariane, je ne suivrais pas obligatoirement le balisage. Des guides très bien fait sont édités pour cela. Le parcours sera en noir, la partie "histoire locale" en vert. L'histoire provient de divers documents de ma bibliothèque mais surtout d'internet. Une bonne partie de ma doc à été numérisé et se retrouve sur la toile, ce qui me facilite la tâche fastidieuse du clavier en la simplifiant par un copier collé.
Un lien permettra d'obtenir une carte un peu plus grande que celle présente sur ce blog et vous permettra de réaliser la promenade sans mon inséparable GPS
Depart : Carrefour de Vienne :
10,0 2h30 20mn 4,1 3,6 95 +
Carte OpenStreet Trace GPS et Topo sans commentaires
Trace Randogps
Le code mobile de cette randonnée est b242177
Pour envoyer le circuit sur votre appareil mobile : Regarder le tutoriel video en Cliquant ici
Carte VisoRando Cliquez
sur le rectangle à coté du numéro
Le Long Rocher, l’Homme fossile et les seigneurs de la forêt
Une randonnée entre histoire, légendes et patrimoine de la forêt de Fontainebleau
Notre randonnée commence au carrefour de Vienne.
Mais ne vous laissez pas tromper par ce nom : il ne s'agit ni de la ville de Vienne, ni de la rivière. Le carrefour rend hommage à François-Geneviève-Charlemagne-Camille, comte de Vienne, qui fut commandant de la vénerie du Roi.
Mort à Fontainebleau le 10 novembre 1828, à seulement 39 ans, il fut inhumé dans le cimetière de la ville. Son tombeau rappelle l'attachement que lui portait la vénerie royale. Son épitaphe le présente comme un homme aimé de tous : « bon fils, bon mari, bon père, ami sincère ». Le Dauphin lui-même participa à l'érection du monument, souhaitant ainsi perpétuer le souvenir de cet « excellent chef ».
Dès les premiers pas, nous sommes donc plongés dans l'histoire de cette forêt intimement liée aux rois de France et à la chasse.
Vers le Long Rocher
Depuis le parking, avec la côte face à nous, nous partons à gauche, entre les parcelles 457 et 467.
Nous prenons ensuite la première route à droite : la route Desquinemare.
Ce nom nous ramène lui aussi dans le passé. Desquinemare fut arpenteur général des Eaux et Forêts de l'Île-de-France et l'auteur, en 1727, d'un plan de la forêt de Fontainebleau.
La forêt que nous parcourons aujourd'hui n'est donc pas seulement un espace naturel : elle est aussi un immense livre d'histoire, dont les noms des routes et des carrefours constituent parfois les chapitres.
Nous grimpons jusqu'au sommet, où une sente sur la gauche nous permet de suivre la crête de cette longue dune rocheuse.
Les rochers de Fontainebleau ont depuis longtemps fasciné les promeneurs. Leurs formes étranges ont donné naissance à une multitude de noms et de légendes. Ici, la pierre semble parfois prendre vie : une silhouette, un animal, un visage... L'imagination des visiteurs a toujours fait partie de l'histoire de cette forêt.
Variante sans hors-piste
Pour ceux qui préfèrent rester sur les routes forestières, il suffit de poursuivre la route Desquinemare jusqu'à la route de l'Homme Fossile.
Nous la prenons à gauche, coupons trois routes, puis empruntons la quatrième sur la droite : la route de la Genevraye.
Pour notre itinéraire, nous continuons cependant par la sente qui suit la crête.
Le rocher d'escalade et les eaux qui partent vers Paris
Le sentier nous conduit devant un gros rocher aujourd'hui utilisé pour l'escalade. Les traces blanches laissées au niveau des prises témoignent de cette pratique.
Nous coupons ensuite une route sous laquelle passe un ouvrage beaucoup moins visible, mais particulièrement remarquable : l'aqueduc du Loing.
Derrière ce discret ouvrage forestier se cache une histoire qui dépasse largement les limites de Fontainebleau.
Depuis le XIXe siècle, la région participe en effet à l'alimentation en eau de Paris.
Les eaux provenant notamment de la Vanne, du Loing et de la Voulzie convergent historiquement vers le secteur de Desquinemare. Elles sont ensuite dirigées vers la capitale.
L'eau que nous avons sous les pieds a donc un étonnant destin : elle peut commencer son voyage au cœur des sources du Gâtinais, traverser silencieusement la forêt, puis poursuivre sa route pendant plusieurs dizaines de kilomètres jusqu'à Paris.
L'aqueduc du Loing et du Lunain est différent de celui de la Vanne : plus récent, il est très souvent enterré et ne présente pas les grandes arches monumentales que l'on peut observer ailleurs.
Dans ce secteur, les deux réseaux cheminent pourtant côte à côte.
La forêt devient ainsi le théâtre discret d'une autre histoire : celle de la conquête de l'eau potable par les grandes villes.
La légende de l'Homme Fossile
Nous grimpons encore. Le sentier serpente entre les rochers.
Après avoir coupé trois routes, nous rejoignons la route de la Genevraye, que nous prenons sur la droite.
Nous coupons ensuite la route de l'Homme Fossile.
Et c'est ici que la forêt nous raconte l'une de ses histoires les plus étonnantes.
Pourquoi une route forestière porte-t-elle un nom aussi étrange ?
Pour le comprendre, il faut remonter à 1823.
Une découverte extraordinaire
Au cours d'une promenade ou d'une partie de chasse près du Long Rocher, le colonel Junker, alors en séjour à Moret, et son ami Ganot, médecin de campagne, découvrent sous un surplomb rocheux une forme qui les laisse stupéfaits.
Ils pensent reconnaître...
un cheval pétrifié accompagné de son cavalier.
L'homme semble couché, équipé d'un casque de fer.
Les deux hommes sont convaincus d'avoir découvert quelque chose d'extraordinaire. Ils préviennent immédiatement les autorités.
Le sous-préfet de Fontainebleau se rend sur place et partage leur enthousiasme. Dans son rapport, il décrit minutieusement ce qu'il croit distinguer : un bras, des doigts, une tête, un casque, mais aussi la tête et les naseaux du cheval.
Pour lui, aucun doute n'est possible.
La nouvelle se répand.
Un chimiste réputé, J.-P. Barruel, propriétaire d'une maison de campagne à Moret, vient examiner la découverte. Il prélève un fragment de roche et y détecte du phosphate de chaux.
Pour Barruel, c'est la preuve qu'il y a bien eu présence d'ossements.
L'affaire devient alors sensationnelle.
On ne parle bientôt plus seulement d'une curiosité de la forêt : on parle d'un véritable homme fossile.
Fontainebleau, « le pays des chimères »
La nouvelle attire les curieux, les artistes et les savants.
La célébrité de la découverte devient telle que le bloc rocheux est finalement détaché de la forêt, vendu pour 10 000 francs, puis transporté à Paris.
Il est exposé publiquement, boulevard des Capucines.
Le succès est considérable.
Un Anglais aurait même proposé 300 000 francs pour acquérir la pièce.
Mais les scientifiques commencent à douter.
Un géologue, J.-J. Huot, conteste l'interprétation de Barruel. Il fait remarquer que les grès de Fontainebleau sont célèbres pour leurs formes naturelles étonnantes.
Ici, un rocher peut devenir un éléphant.
Là, un serpent.
Ailleurs, un chapeau.
Pourquoi pas un cavalier ?
Huot résume cette propension à voir des formes familières dans les rochers en parlant de Fontainebleau comme du « pays des chimères ».
Les analyses scientifiques se poursuivent.
Les échantillons sont notamment examinés sous la direction de Georges Cuvier, l'un des grands naturalistes de son époque.
Et finalement, la science met fin à la légende.
Aucune matière organique permettant de confirmer la présence d'un être humain n'est retrouvée.
Plus tard, le professeur Meunier, du Muséum, apporte la conclusion définitive : les grès de Fontainebleau remontent à une époque géologique bien antérieure à l'apparition de l'homme.
Le mystérieux cavalier n'était donc qu'un extraordinaire jeu de la nature.
Ou peut-être, diront les rêveurs, la forêt avait-elle simplement décidé de raconter une histoire aux hommes...
Le rocher, lui, a malheureusement disparu.
Il ne reste aujourd'hui que son nom, la route de l'Homme Fossile, et la légende.
Du GR13 à la voie ferrée
Nous poursuivons notre chemin.
Nous coupons le chemin de Larchant à Moret et rejoignons le GR13, qui devient commun avec notre itinéraire.
Nous passons le pont de la ligne de chemin de fer, puis prenons le premier chemin sur la gauche : le chemin de Montigny à Moret.
Nous coupons deux routes qui viennent mourir contre le muret protégeant la voie ferrée.
Ici, une petite attention s'impose : la voie ferrée ne doit évidemment pas être traversée ou longée hors des passages prévus à cet effet. La forêt peut sembler paisible, mais les trains, eux, ne le sont pas.
Nous poursuivons jusqu'à la maison forestière de la Garenne de Gros Bois, associée à un élevage de chiens.
Nous prenons à gauche et passons sous la ligne SNCF par la route de la Plaine Rayonnée.
Ce curieux nom semble rappeler une ancienne technique de plantation, utilisant de légers sillons ou « rayons » dans lesquels étaient déposées les graines.
Aujourd'hui j'ai une autre explication
Nous coupons ensuite la route de Montrichard.
Nous prenons la suivante à droite, la route Faluère, que nous suivons seulement sur quelques mètres avant de prendre à gauche la route de l'Aubier.
Puis nous prenons à gauche la route des Buttes.
L'aqueduc de la Vanne : quand la forêt alimente Paris
Nous arrivons alors en vue de l'aqueduc de la Vanne.
Le contraste est saisissant.
Au milieu de la forêt surgit cet ouvrage destiné à transporter l'eau vers Paris.
Nous le longeons par la gauche.
Pendant notre randonnée, nous avons donc rencontré deux grandes histoires liées à l'eau : celle du Loing et celle de la Vanne.
Ces aqueducs témoignent d'un immense travail entrepris pour capter les sources éloignées de la capitale et les conduire jusqu'à Paris.
Derrière les arbres et les rochers, c'est une véritable prouesse technique qui se cache.
Nous coupons le chemin empierré de Veneux à Montigny, puis prenons le deuxième chemin sur la gauche.
Nous coupons ensuite la route du Rocher Besnard, qui n'est pas signalée par une pancarte.
Le Rocher Clotilde et les Zamet
Nous arrivons au Rocher Clotilde.
Quelques belles masses rocheuses isolées émergent d'une petite butte.
Puis nous débouchons sur la route Zamet, que nous prenons à gauche.
Et ce nom nous fait revenir à une autre époque : celle des grands personnages qui gravitaient autour de la cour de France.
La famille Zamet était originaire d'Italie.
Le premier grand Zamet installé en France fut Sébastien Zamet, né à Lucques vers 1549.
Son parcours ressemble presque à un roman.
À l'origine, il aurait été simple ouvrier cordonnier avant d'abandonner ce métier pour devenir financier.
Profitant des besoins d'argent de la monarchie et des troubles liés aux guerres, il accumule rapidement une fortune considérable.
Il devient propriétaire de terres et de seigneuries, mais aussi capitaine et surintendant des bâtiments de Fontainebleau, ainsi que surintendant de la maison de la Reine.
Autrement dit, son destin finit par être étroitement lié à celui du château et de la cour.
Son fils Jean Zamet choisit quant à lui la carrière militaire.
Et son histoire est beaucoup plus mouvementée.
Lors d'un bal donné par les filles de la Reine, Jean Zamet se retrouve impliqué dans un duel avec le sieur de Vidossang, qui se serait moqué de sa manière de danser la gaillarde.
Jean le tue en duel.
L'affaire aurait pu briser sa carrière.
Mais le roi lui accorde des lettres de rémission.
Jean poursuit alors son ascension militaire, participe notamment au combat des Ponts-de-Cé et devient maréchal de camp.
Il meurt en 1622 lors du siège de Montpellier.
Son père avait, de son côté, occupé d'importantes fonctions à Fontainebleau. Jean lui succède en 1614 comme capitaine et surintendant du château de Fontainebleau.
Voilà pourquoi, en 1835, une route de la forêt reçoit le nom de Zamet.
Mais une précision historique s'impose : ce nom rappelle le souvenir de la famille Zamet dans son ensemble, et notamment le célèbre Jean Zamet, le duelliste.
Les noms des routes forestières deviennent ainsi de véritables panneaux indicateurs vers le passé.
Retour vers le Long Rocher
Nous coupons la route de la Plaine du Rosoir et prenons sur la droite la route Faluère.
Nous coupons deux routes puis prenons à gauche la route Desquinemare.
Nous retrouvons ainsi l'un des fils conducteurs de notre randonnée : Desquinemare, l'homme qui cartographia la forêt au XVIIIe siècle, mais aussi le secteur où les eaux du Loing et de la Vanne se rejoignent dans leur long voyage vers Paris.
Nous suivons cette route jusqu'à son extrémité.
Puis nous prenons à droite la route du Long Rocher.
Les rochers apparaissent de nouveau.
Après avoir croisé les fantômes d'un cavalier fossile, les souvenirs de la vénerie royale, les ingénieurs de l'eau et les puissants Zamet, nous revenons progressivement vers notre point de départ.
Nous retrouvons finalement le parking.
🌲 Une forêt qui raconte des histoires
Cette randonnée autour du Long Rocher est bien plus qu'une succession de chemins forestiers.
À chaque détour, la forêt dévoile une époque différente.
Le carrefour de Vienne nous rappelle la vénerie royale.
Desquinemare nous ramène aux premiers grands plans de la forêt.
Les aqueducs racontent la formidable aventure de l'approvisionnement en eau de Paris.
L'Homme Fossile nous rappelle que la frontière entre science, imagination et légende peut parfois être étonnamment mince.
Le Rocher Clotilde et la route Zamet nous ramènent aux intrigues, aux fortunes et aux personnages de la Renaissance et de la monarchie.
Et les rochers, eux, sont toujours là.
Silencieux témoins de toutes ces histoires, ils ont vu passer les chasseurs du roi, les scientifiques, les promeneurs, les artistes et aujourd'hui les randonneurs.
Alors, lorsque vous marcherez sur le Long Rocher, prenez peut-être quelques instants pour regarder autour de vous.
Dans cette forêt, même un simple nom de route peut cacher plusieurs siècles d'histoire.
J'ai volontairement gardé le fil du parcours original, tout en donnant davantage de place aux récits historiques et à la légende de l'Homme Fossile. J'ai également transformé certains passages très personnels ou techniques en indications de randonnée plus neutres, notamment autour de la chasse et de la voie ferrée.

CI GIT
FRANCOIS-GENEVIEVE-CHARLEMAGNE-CAMILLE
COMTE DE VIENNE
OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR
Ct DE LA VENERIE DU ROI
OFFICIER DE LA MAISON DE S. M.
DECEDE A FONTAINEBL
AU A L'AGE DE 39 ANS
LE 10 NOVEMBRE 1828
IL FUT BON FILS, BON MARI, BON PERE
AMI SINCERE
________
M. le Dauphin a voulu concourir à l'érection
de ce monument, que vota la vénerie,
afin d'éterniser son attachement pour cet excellent chef.
________
PRIEZ DIEU POUR LUI
________
Nous prenons la route du long rocher (lorsque l’on est sur le parking avec la cote face à nous nous partons à gauche (parcelle 457-467) puis nous prenons la première à droite la route Desquinemare, [Desquinemare : arpenteur général des Eaux et Forêts de l'Ile de France, est l'auteur d'un plan de la forêt de Fontainebleau en 1727.] Nous grimpons au sommet, ou nous trouvons une sente sur la gauche nous faisans suivre la crête de cette dune rocheuse.
http://damien.jullemier.pagesperso-orange.fr/vsj/aqueduc-vanne.htm
[3.2 Acheminement de l’eau jusqu’à paris
Cet aqueduc alimente la ville de Paris en eau potable. Il complémente l'aqueduc de la Vanne.
Cet aqueduc suit en partie le cours de l'aqueduc de la Vanne. En forêt de Fontainebleau, les deux aqueducs sont parallèles. L'aqueduc du Loing et du Lunain ne comporte pas de belles arches, comme celui de la Vanne. Sa technologie est postérieure à celui de la Vanne, et il est le plus souvent enterré. A Cachan, il traverse la vallée de la Bièvre par un pont-siphon à plusieurs paliers, situé au sud du très célèbre pont-aqueduc de la Vanne.
"Au quartier de la Croix du Grand-Maître [forêt de Fontainebleau], il [l'aqueduc de la Vanne] est rejoint par l'aqueduc du Loing et du Lunain, qui lui amène des eaux hissées jusqu'à lui par l'usine élévatoire de Sorques, laquelle est animée par une chute dudit Loing: ces eaux, montées à la cote 92 m, sont celles des sources de Chaintreauville (236 à 248 l/s) et de la Joie à Saint-Pierre-lès-Nemours, de Villemer (33 à 76 l/s), de Saint-Thomas (60 l/s), des Bignons et du Sel à Bourron: toutes fontaines qui donnent en moyenne, par 24 h, 51 000 m3, soit 390 l/s." [Dictionnaire géographique et administratif de la France, Paul Joanne, Hachette, Paris, 1906]
Notre sentier grimpe à nouveau et serpente entre les rochers. Nous avons coupé trois routes et prenons la quatrième "route de la Genevraye" sur la droite. (La deuxième étant celle de l’aqueduc) Nous coupons la route de l’homme fossile. Je retranscris l’histoire en intégralité de l’ Association de Sauvegarde de Montigny et de son Environnement, dont voici l’adresse : http://www.montigny-asme.com/bulle-2001/bul-10b.htm
Dans le secteur de Marion des Roches, une route porte le nom de l'Homme Fossile. Un chemin de forêt se nomme "route de l'homme fossile". Bien peu de gens en connaissent la raison, au point que de vieux Montignons, vers 1900, disaient parfois "la route de l'homme faucille". C'est une curieuse histoire que nous allons vous conter.
Au mois de septembre ou d'octobre 1823, le colonel Junker, en vacances à Moret, et son ami Ganot, médecin de campagne, découvrent, en se promenant ou en chassant près du Long Rocher, une roche en surplomb sous laquelle ils découvrent "un cheval pétrifié ayant à côté de lui son cavalier couché armé d'un casque de fer".
Surpris de cette extraordinaire trouvaille, les deux amis se précipitent pour avertir le Conservateur des Forêts et le Sous-Préfet de Fontainebleau. Ce dernier, entièrement convaincu de l'importance de la découverte, alerte à son tour le Préfet auquel il fait un compte rendu passionné décrivant "la forme d'un bras recourbé au coude… les doigts n'existent plus, mais on reconnaît distinctement les jointures adhérentes à la main… J'ai vu la tête du
cheval… L'oreille… se distingue de la manière la plus parfaite... les naseaux, la crinière et le col sont d'une évidence manifeste. Quant à la tête de l'homme, c'est un ovale parfait, recouvert de la forme d'un casque et d'un cimier". Le Sous-Préfet ajoute : "quant à moi, je ne conserve aucun doute" .
Un savant chimiste, propriétaire d'une maison de campagne à Moret, monsieur J. P. Barruel, va vérifier les dires des deux promeneurs. Il est à son tour passionné par la découverte du fossile, il prélève un fragment et y trouve du phosphate de chaux, ce qui, selon lui, est la preuve formelle de la présence d'os : il n'y a plus de doute ! Barruel écrit "La pétrification trouvée dans un des vides du Long-Rocher de Montigny est réellement un fossile humain, et une pétrification des plus rares et des plus étonnantes" .
La légende est née. De partout affluent les visiteurs, artistes, savants, tous éminents "spécialistes ". La
célébrité est telle, que la roche est détachée de l'ensemble par un carrier, vendue 10 000 francs par ses écouvreurs, puis transportée à Paris où elle est exposée au public, Boulevard des Capucines, avec un succès tel qu'un anglais en offrit la somme de 300 000 francs. L'offre fut rejetée parce qu'insuffisante.
Cependant, dans les laboratoires, les savants travaillaient. Dans les publications, les articles succédaient aux articles. Des contestations s'élevaient. Par jalousie dit-on d'abord.
Un géologue, J.J. Huot, critique les formes exposées où il ne retrouve aucun vestige de forme humaine ou animale. Il rappelle que la forêt de Fontainebleau est pleine de ces formes étranges rappelant serpents, éléphant, chapeau… Selon lui, Fontainebleau est "le pays des chimères, pour M. Barruel".
D'éminents savants chimistes font à leur tour des prélèvements. Ils en remettent les constatations à Cuvier sous la direction de qui ils travaillaient et qui, alors, à l'Académie des Sciences, se déclare, en conclusion, fermement contre la théorie de Barruel et des fossiles : aucun des échantillons n'a fourni de preuve de présence de matière organique.
Cependant les rumeurs circulent encore un bon moment. On dira même que ces roches étaient l'ébauche d'une sculpture équestre entreprise par Serlio sous François I er, pour le château de Fontainebleau, "c'était tout bonnement l'ébauche à peine dégrossie d'un bas-relief équestre… dans le genre des caryatides colossales qu'on admire encore à l'un des bouts du palais, à l'entrée de la grotte des Pins ou des Bains" nous dit encore Félix Herbet.
Très peu de temps après, le professeur Meunier, du Muséum, signera la conclusion des débats : "les grès de Fontainebleau remontent à la période oligocène, l'homme n'existait pas encore, et aucune des espèces végétales ou animales des périodes récentes n'avait été créée. Le rocher de Montigny ne peutt qu'être un bloc offrant, par hasard, une forme plus ou moins analogue à celle de l'homme".
Le rocher, hélas, a disparu, et nous ne verrons jamais cet "Homme Fossile" qui n'a laissé pour nous qu'un nom et une légende.] Continuons , nous coupons le chemin de Larchant à Moret et rencontrons le GR13 b qui devient
commun à notre itinéraire. Nous passons le pont de la ligne de chemin de fer prenons le premier chemin sur la gauche "Chemin de Montigny à Moret" nous coupons deux routes qui vont se perdre sur le muret protégeant la voie ferrée. Lorsque j’ai repéré cet itinéraire il y avait chasse et je n’avais pas osé traverser la ligne SNCF. Je suis resté derrière les chasseurs. Je ne suis pas sur que se soit la meilleurs place…. J’ai appris que les chasseurs tiraient n’ont pas devant, puisqu’il y avait les rabatteurs, mais derrière en respectant un angle de tir pour ne pas s'entretuer. Mais ce qui ma surpris c’est qu’une ligne
de chasseur se trouvait d’un coté de la ligne de chemin de fer et que la battue se faisait de l’autre coté. Les animaux, et il parait qu’il est passé des chevreuils qu’ils ont laissés fuirent puisqu’ils chassaient le cerf (paroles de chasseurs) j’ai malgré tout entendu des coups de fusil… Je ne suis pas certain que dans une bande de 100 ou 200 m de large (entre route et ligne SNCF) il y ai beaucoup de cerfs. Le soir peut être, pour se rendre sur le site naturel de la Genevray pour se rafraichir dans les étangs . Ce qui ma choqué tout de même c’est que la fuite des animaux, ils y en avaient, puisque j'ai entendu des coup de feux devaient traverser la ligne SNCF qui se trouve dans une
tranchée. Pas facile à descendre et a monter. Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de train …. Un par heure dans les deux sens pour le transilien et un toute les deux heures environ pour les grandes lignes. Bonjour les dégâts si un train bouscule un animal !!!! Bonjour le retard.
Nous arrivons à la maison forestière de la Garenne de Gros Bois maison ou l’on fait un élevage de chien. Nous prenons à gauche, passons sous la ligne SNCF la route de la plaine rayonnée [C’était me semble t’il une technique de plantation : un léger rayon et on y insérait les graines] Nous coupons la route de Montrichard et prenons la suivante sur la droite route Faluére sur quelques mètres puis à gauche route de l’Aubier puis à gauche la route des Buttes nous arrivons en vue de l’aqueduc de la
vanne c’est un belle ouvrage pour un creux qui n’est pas énorme. Nous le longeons par la gauche, nous coupons le chemin empierrée de Veneux à Montigny et prenons à gauche le second chemin. Nous coupons la route du Rocher Besnard (pas de pancarte) et nous arrivons au rocher Clotilde quelques belles roches isolées sur une petite butte nous débouchons sur la route Zamet que nous prenons à gauche [La famille Zamet est d'origine italienne. Le premier qui vint en France, non, comme le disent les Dictionnaires, à la suite de Catherine de Médicis, mariée depuis plus de trente ans, mais avec l'espoir de se placer
sous sa protection. Sébastien, né à Lucques vers 1549, était, dit-on, ouvrier cordonnier. Il abandonna son état pour prendre celui de financier. Profitant des troubles du temps et des besoins d'argent occasionnés par la guerre, il acquit rapidement une fortune immense. Lui-même se qualifiait de seigneur de dix sept cent mille écus ; ce titre, qui semblait un mépris de la richesse foncière, ne lui suffit pas ; il se mit à acheter des fiefs et devint ainsi baron de Murat et de Billy, seigneur de Beauvoir et de Casabelle; il possédait en outre les charges de capitaine et surintendant des Bâtiments de Fontainebleau et de superintendant de la maison de la Reine. En épousant Madeleine Leclerc du Tremblay, il légitima les enfants qu'il avait eus d'elle, Jean et Sébastien.
Sébastien entra dans les ordres et devint évêque et duc de Langres: ce fut lui qui éleva à son père et à son frère un somptueux tombeau dans l'église des Célestins de Paris.
Le fils aîné, Jean, suivit la carrière des armes. Le duel célèbre dans lequel il tua le sieur de Vidossang, qui s'était moqué de sa façon de danser la gaillarde, au bal des
filles de la Reine, ne nuisit point à sa carrière. Le roi lui accorda des lettres de rémission; il prit part, comme mestre de camp du régiment de Picardie, au combat des Ponts-de-Cé, où Bassompierre critiqua sa manœuvre, et il était maréchal de camp quand il fut tué au siège de Montpellier, en 1622. De Jeanne de Gost Roilhac, il eut Sébastien II et Marie-Christine, qui fut mariée au marquis d'Antin.
Jean avait succédé à son père, en 1614, comme capitaine et surintendant du château de Fontainebleau. Après sa mort, sa veuve fut investie des mêmes charges jusqu'à ce que son fils eût l'âge compétent pour les tenir. Sébastien II est mort à Fontainebleau le 1er novembre 1632.
Pour lui donner le nom de Zamet, on a choisi, en 1835, une route qui coupe la route de Vidossang. C'est le souvenir du duel qu'on a voulu rappeler: mais il faut bien remarquer que le premier
et le plus célèbre des Zamet est le père du duelliste.] nous coupons la route de la Plaine du Rosoir et prenons sur la droite la route Faluère nous coupons deux routes et prenons à gauche la route Desquinemare qui est également l’aqueduc secondaire du loing [arpenteur général des Eaux et Forêts de l'Ile de France, est l'auteur d'un plan de la forêt de Fontainebleau en 1727.] nous allons jusqu’au bout de cette route et prenons à droite la route du Long Rocher jusqu'à notre parking.

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