Aujourd'hui nous partons en dans
le Nord de la Seine et Marne et plus précisément autour de la rivière Marne
C'est un parcours assez surprenant, partir de
la Marne traverser le plateau et se retrouver en bordure de l'Ourcq. Et je n'ai
pas pris le plus cours chemin. J'ai choisi de réaliser ce parcours en utilisant
une partie du GRP de l'Omois. [Herbert
de Vermandois, Comte d'OMOIS. L'OMOIS, sorte de "Principauté",
englobait le sud du département traversé par la vallée de la Marne et dont
Château-Thierry était le centre de rayonnement. Les limites de cette petite
région se maintiendront jusqu à la révolution.
PAYSAGES ET CONTRASTES :
L'OMOIS, une identité géographique qui se conjugue avec diversité:
- Au nord-est, le Tardenois. Contrée ancienne, où les
lourdes terres brunes des cultures et pâturages flirtent avec les étendues
sablonneuses plantées de pins et de roches géantes tendues vers le ciel comme
un souvenir de préhistoire Coincy, Fère, Cierges). Plus loin, les plateaux
ondulés sont coiffés de bois (Saponay, Rognac, Meunière, La Tournelle) et de
forêts (Fère, Nesles).
- Au-delà de Dravegny, sur le domaine de Montaon, on
devine derrière les massifs forestiers, l'Abbaye d'Igny, lieu de contemplation
et d'inspiration pour l'écrivain Huysmans.
- Au sud-est de Château-Thierry, jusqu'à l'extrême
pointe sud de notre territoire, s'affiche la Brie Galveuse. Ce terroir, aux
traits géographiques plus rudes, possède le château de Condé-en-Brie l'un des
fleurons de notre histoire locale. Avec ses vastes fermes jadis fortifiées,
comme seuls obstacles au vent (heurtebise), il s'est fait apprivoiser par
l'homme pour devenir terre de culture et d'élevage avec une présence affirmée
du vignoble dans la vallée du Surmelin.
Carte pris sur http://omois.chez.com/geographie.htm
- Comme "une gracieuse balafre" la Vallée de
la Marne s'étire d'Est en ouest à la grande joie des vignes et vergers qu'elle
arrose !
L'OMOIS, DES RIVIERES :
Condé-en-Brie, à cheval sur la Dhuys, est le centre d'une multitude de
villages charmants surveillant la vallée du Surmelin. Là, l'OMOIS est
"comme l'eau, il est comme l'eau vive" ... Une précieuse richesse que
la ville de Paris a très tôt convoitée. C'est ainsi qu'en 1862, elle a canalisé
l'eau de la Dhuys (Pargny-la-Dhuys) et du Surmelin réunis, dans un aqueduc
souterrain qui traverse cinq départements (131 km) pour rejoindre par gravité
le réservoir de Ménilmontant. L'ensemble de cet itinéraire est synonyme de
promenades et de verdure. Un sentier balisé (GR 14) l'accompagne à flanc de
coteau. L'Aqueduc, œuvre d'art du 19 éme, approvisionne toujours la
capitale en eau potable. On tenta plus d'une fois d'empoisonner ses eaux ou de
bombarder ses canalisations lors des grands conflits de 1870, 1914/1918 et
1939/1945.
Trait d'union de 11 km entre Viffort et Azy, le Dolloir alimentait autrefois plus de six moulins. Il arrose Essises,
Montfaucon et Chézy-sur-Marne où ses rives sont un lieu de promenade apprécié
des flâneurs.
L'Ourcq s'étire sur 85 km et prend naissance dans le
Tardenois. Canalisées à la Ferté-Milon, ses eaux réveillent chaque matin les
rues de la capitale.
Petit ruisseau pittoresque, l'Ordrimouille, avec son
nom qui chatouille la curiosité, promène ses eaux entre Trugny et Armentières
où elles se marient à celles de l'Ourcq. Il tire son nom à consonance bizarre
des moines de Coincy qui à l'époque de l'abbaye, "mouillaient" leur
linge c'est-à-dire, le lavaient dans ce petit ruisseau (l'ordre-y-mouille).
Le décor est maintenant planté nous pouvons partir. Cette
fois ci nous ne ferons qu’effleurer le territoire de l’Ormois
Mars 2018
Prom 15 - Nanteuil - Crouy
KM Temps
Arrêt V/d V/g
Déplacement
34 6h20
0h30 5,7
5,2 579 +
Trajet ouvert
départ gare de Nanteuil jusqu’à la gare de Crouy. On peut revenir à Nanteil en changeant à Meaux terminus de la
portion de ligne Meaux – La Ferté Milon.
En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25
Carte VisoRando
Cliquez sur le rectangle à coté du numéro
À
la sortie de la gare de Nanteuil en provenance du quai en direction de la province
nous partons sur la gauche. En bout du parking nous trouvons un mémorial. C'est
un wagon du dernier train en partance pour l’Allemagne. ["Ce
Mémorial rend hommage aux 2.400 résistants et résistantes, extraits notamment
de la prison de Fresnes et du Fort de Romainville, qui ont quitté Paris (Quai
aux bestiaux de la Gare de Pantin) le 15 août 1944 pour l'Allemagne.
Le 16 au matin, le train s'est arrêté dans la plaine de Luzancy
car le pont ferroviaire enjambant la Marne avait été détruit par l'aviation
britannique. Les prisonniers, encadrés par des SS, vont parcourir à pied
plusieurs kilomètres pour rejoindre la gare de Nanteuil-Saâcy, de l'autre côté
de la Marne, en traversant les villages de Luzancy, Méry, Nanteuil et Saâcy. Un
autre train conduira,en une semaine, les hommes à Buchenwald et les femmes à
Ravensbruck.
La plus grande partie des hommes sera ensuite transférée dans
l'enfer des camps de Dora, Ellrich et Nordhausen. 85% n'en reviendront pas.
Pour perpétuer le devoir de mémoire, le Comité s'est proposé
d'installer un wagon, sur un terrain proche de la gare. La Direction de la SNCF
a immédiatement donné son accord à ce projet. Le Comité Central d’Entreprise a
apporté son appui. La SNCF a retrouvé un wagon en bois (40 hommes - 8 chevaux)
d'époque et qui a servi à la déportation. Elle l'a généreusement offert au
Comité." http://www.fnaut-paysdelaloire.org/article-inauguration-du-memorial-du-dernier-convoi-de-deportes-a-nanteuil-saacy-107314414.html] Nous
prenons la D55 sur la gauche. Tout de suite avant la ligne de
chemin de fer nous rencontrons le GR 14A en provenance ‘’du chemin vert’’ à
notre droite. Traversons les voies. Un peu plus loin nous trouvons une
information sur les GR et nous nous dirigeons vers le GR 11A. Traversons la
Marne qui en ce mois de janvier est proche de déborder, ce qui n'est pas tout à
fait normale, puis coupons la D 402. Nous entrons dans Nanteuil par la rue du
bac. A la petite place avec un parking, nous prenons à gauche la rue Alexandre
Morlot, puis la petite rue de l’église sur la gauche. Je fais un petit détour
pour voir l'église. Je me rends compte que la rue sans issu est atypique,
petite cour, maisons peut larges dont tout l'espace est utilisé pour
l'éclairage. Revenons sur nos pas. Remontons la rue, prenons un cour

moment la
rue de Passy sur la droite, puis tout de suite à gauche la rue de la Charrière.
Longue rue grimpant sur le coteau, ici pas une place de perdu, si l’appellation
est ‘’champagne’’ on plante de la vigne entre quatre murs, [Leur dos et leurs articulations souffrent mais ils gardent
le sourire. A Saâcy-sur-Marne, Nanteuil-sur-Marne et Citry, les trois villages
d'Ile-de-France qui bénéficient de l'appellation champagne, les vendanges
s'achèvent sur les 105 ha classés. Le rachat de la production du meunier, du
pinot noir et du chardonnay, est limité à 10300 kg par hectare. Comme la
plupart de ses collègues seine-et-marnais, le producteur vend ses raisins à une
maison. Extraie du Parisien 2013 http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/champagne-on-vendange-aussi-en-seine-et-marne-12-10-2013-3217375.php]
Laissons les rues et chemins adjacents poursuivons notre grimpette. Nous
 |
difficile le chemin |
arrivons
à la rencontre du GR11A. Quittons le GR 14A partant sur la gauche devenant
commun au 11A et prenons un peu plus haut sur la droite le chemin emprunté par
le GR 11A. Nous sommes dans les vignes. Nous avons une belle vue sur les
coteaux plantés de vigne. Sur le replat juste avant l’autre petite montée et la
fin de la colline, nous quittons le GR et prenons à gauche le chemin qui monte toujours
dans les vignes (sur la carte c'est à la côte 160) C'est un petit raccourci, si
vous le manquez ce n'est pas grave le GR débouché sur le GRP de l'Omois qu'il
faudra prendre à gauche. En prenant le raccourci nous retrouvons le GRP de
l'Omois entre prairie et vignes. Le chemin forme un Y et l'on continue
tout
droit. Nous quittons les vignes traversons des prairies et pénétrons en forêt. La
‘’glurie’’ qu'il s'appelle ce bois et avec raison j'en sorts avec de la boue
jusqu'aux hanches des longues ornières pleines d'eau créés par des tracteurs,
impraticable, il faut marcher dans le sous bois gadouilleux. Le chemin fait un
Y inversé, poursuivront tout droit. Nous sortons de la forêt, longeons la corne
du bois et tournons à gauche. Cette fois ci le changement de direction est bien
indiqué. Laissons sur la droite un chemin de service pour la vigne puis nous en
rencontrons un autre formant Té, nous prenons à droite. De nouveau nous sommes dans
les vignes, attention ne pas confondre le chemin et les allées cimentées
desservant les cultures. Le balisage est très distant, hors mis les poteaux en
début de vigne soutenant les fils de fer on ne trouve rien d’autre. Nous
apercevons le village de Bézu le Guéry. [Bézu-le-Guéry
était autrefois une vicomté : ses seigneurs étaient des vicomtes, titre attaché
à la seigneurie du lieu. Le dernier seigneur était De Forget, capitaine des
fauconniers. Plus tard, le comte de Boisrouvraye, capitaine de chevalerie,
« comte de Villiers, Domptin, Champversy et d'autres lieux », réside
de préférence à Champversy (hameau de Bézu-le-Guéry). En 1789, le comte de
Boisrouvraye représente la région aux États généraux. Le 10 juillet 1790, il
siège à l'Assemblée constituante. La chute de la monarchie, les
événements de
1792, le contraignirent à fuir. Il meurt en exil en 1800. La comtesse revient
habiter le château de Villers qui sans doute, du fait de sa présence, est sauvé
du désastre, tandis que le château de Champversy est abandonné et démoli. Le
village de Bézu-le-Guéry n'a pas souffert des bombardements, n'étant ni un point
stratégique, ni un lieu de concentration de troupes. Il y eut néanmoins
quelques escarmouches au début de 1914 entre les Britanniques et les
arrière-gardes de l'armée allemande en retraite après la bataille de la Marne.
Le village fut toutefois pillé par l'occupant. Les troupes françaises, puis la
2e division américaine occupèrent successivement les bois et
les grandes fermes de La Longue, Larget et Ventelet. Wikipédia] Laissons à une première fourche
le chemin cimenté se dirigeant vers les vignes et après le virage à la seconde
fourche quittez le GR partant sur la gauche pour rejoindre la route et prendre
le chemin créé par un tracteur sur la droite ce petit raccourcie nous permet
d’éviter un bout de bitume. Traversons cette route (Rue de Nanteuil) et prenons
en face la rue des
Vignes. Nous passons à l’extrémité du village. Nous
débouchons rue grande, à l’angle du carrefour un petit lavoir. Au monument aux
morts, prenons à gauche la rue grande et passons devant un château ou une ancienne
grosse ferme fortifiée. Je n’ai rien trouvé de plus précis. Poursuivons la D 16
fréquenté par beaucoup de voitures & camions un bien trop long moment. Nous
trouvons sur notre gauche dans le talus un abri formant grotte dont l’entrée
est constituée par des moellons travaillés. Abri pour pèlerin ou pour ce que
l’on appelait avant les cantonniers ?
Dans la descente avec la glissière
de sécurité, nous quittons enfin le bitume pour prendre un chemin sur la droite
et
traverser une foret de hêtre. On grimpe bien une cinquante de mètres le
chemin fait fourche et rien nous indique qu’il faut tourner à droite. Sur le
plateau nous longeons une ferme ou du moins une ancienne ferme totalement
isolé, lors de mon passage, je ne sais trop si c’est en restauration ou à
l’abandon. Faut dire qu’il y a du travail. Bois et champ se succèdes. A l’orée
d’un bois nous avons un carrefour mal foutu (cote 149) avec trois chemins. Le
balisage fait un coude sur la gauche. Mais il faut à la limite de la prairie en
pointe prendre à gauche puis le chemin de droite nous entrons dans le bois. A
la sortie du bois nous retrouvons les vignes. Nous arrivons à Montreuil aux
Lions en prenant sur la droite [la
 |
grotte-abri-carrière ? |
ruelle des vignes. Un
peu d'Histoire : La signification étymologique de ce nom a été transmise
de bouche à oreilles au fil des siècles et reste incertaine.
Il existe quatre hypothèses :
"
Battus comme des lions " : Montreuil était sur la route des invasions
"
Monstriolum " : Petit monastère
"
C'est un lieu où se trouvaient de nombreux vestiges romains (dans la forêt).
Les romains y auraient amené leurs lions pour les acclimater à la région.
Ou bien cela fait référence à la vaillance des Templiers venus
s'installer à Montreuil aux Lions (hypothèse la plus probable) https://fr.geneawiki.com/index.php/02521_-_Montreuil-aux-Lions] Nous passons au pied de l'église. [Périodes de construction : 12e siècle ; 13e siècle ;
16e siècle https://fr.geneawiki.com/index.php/02521_-_Montreuil-aux-Lions] Coupons la
rue de Paris D 1003. Approchons nous du parking et de
ce ravin ou un filet coule en son fond. On trouve un passage face au 44 de la
rue de Paris c’est en bout du parking sur notre gauche le chemin longe des
maisons, nous passons un pont au dessus du ru de l'arche (il devait être
important ce ru pour avoir creusé une telle ravine… le chemin grimpe un peu, après
les dernières clôtures, au carrefour le balisage prend à droite en angle droit,
nous sommes toujours sur le GRP de l'Ormois, nous grimpons encore plus. Le coteau
est dur à gravir nous débouchons dans le village d' Haloup nous coupons la rue
principale et prenons un chemin intra muros herbeux en face. Nous débouchons chemin
de la marre aux loups que nous prenons à gauche. Quittons le bitume, laissons
le chemin de gauche poursuivons le balisage à la seconde fourche, nous prenons
la branche de gauche, la configuration des lieux fait que nous allons tout
droit) nous passons devant un bâtiment (attention le balisage est parcimonieux
à totalement disparu. Le chemin fait une nouvelle fourche, nous prenons à
droite nous
débouchons sur une route que nous prenons à gauche. Bizarre nous
approchons de vergers, mais le balisage traverse la zone de stockage et
d’expéditions. Lors de la récolte avec le va et viens des tracteurs et camions ce
doit être l'horreur ce passage. Dans un virage laissons le chemin de droite
pénétrant dans le verger, poursuivons le chemin sur la gauche vers la
peupleraie et l’autoroute, puis nous la suivons, pour déboucher sur une route
que nous prenons à droite, passons au dessus de la voie expresse et des vies du
TGV. Jusqu’à Villiers le Vaste nous ne quitterons pas le bitume et c’est une
alternance de bois et de champs. Nous coupons la D 845, poursuivons en face par
la rue du lavoir. Nous
trouvons ce dernier au carrefour avec la rue sans issu de
la pierre aux fées que nous prenons sur la gauche. Traversons le village. La
rue fait fourche nous prenons à droit le chemin de la Garenne qui se termine en
chemin. Nous sommes toujours sur le GRP descendons dans le vallon du ru des
Ermites, que nous traversons sur un petit pont le chemin remonte dans un bois
que nous traversons. Nous débouchons dans une prairie par le chemin de La
Fontaine des Pigeons, sur la gauche nous remarquons une grosse ferme ressemblant
à une forteresse. Nous arrivons à Marigny en Orxois par la rue de la Croix
Blanche prolongation de La Fontaine des pigeons. (Dans mon topo orale c’est le
chemin de Saint Vaste. [La
formation de l'actuel
village semble dater du Moyen Âge. Les parties les plus anciennes XIIe siècle serait un châtel fortifié lors
de la guerre de Cent Ans puis agrandi et aménagé en château au XIVe siècle ; sous Louis XIII et
surtout sous Louis XV, règne durant lequel il acquiert sa plus grande partie,
de style classique. Au XXe siècle, il
a subi de gros travaux de restauration et d'amélioration. wikipédia] Au
carrefour avec le monument aux morts je remarque une maison avec des tourelles
et les panneaux routier de directions me font sourire. [Le bourg se situe sur un petit plateau où autour s'éparpillent de
multiples hameaux dont certains portent des noms étranges ou savoureux
comme : Écoute s'il Pleut ; on raconte que c'est à cause d'un
moulin à eau qui y était installé sur le « ru Cormont » après la
cascade et qu'un jour le débit de l'eau ne faisant plus tourner la roue, la
femme du meunier voyant venir la ruine se lamentait en demandant à
son époux
« écout's'il pleut »... À noter que ce nom est porté par un ruisseau
et une rue dans la commune de Valognes (50700) dans la Manche. Wikipédia] A
ce carrefour nous prenons à droite la D11 en direction de Veuilly la Poterie et
La Ferté Milon. Laissons le premier chemin sur la gauche contournant la grosse
ferme des Marionnettes. Dans le milieu du virage en épingle à cheveux nous
trouvons un chemin plus ou moins pavés descendant dans un bois, (pas de
balisage). Un passage est difficile en font de vallée ; arbres en travers
et ronces nous complique le passage. Le chemin fait fourche continuons tout
droit, longeons un ru, le chemin tourne sur la gauche et traverse le ru par un
pont en béton, puis le chemin est défoncé par les tracteurs venus exploité la
peupleraie. Puis nous traversons des champs en marchant entre des clôtures. Ou
bien on n’a pas d’informations ou on en a trop … Ils ont du apposer sur cet
arbres toute les pancartes et toute la peinture qui leur restait dans leur
besaces. Nous entrons de nouveau dans un bois. Alternance de bois et de champs,
ou nous trouvons une table de pique nique, et une belle vue sur un champ
d’éolienne. Cela me semble toujours étonnant une table au milieu de nulle part…
Nous passons une grosse ferme. Nous arrivons au niveau du cimetière du village
de Gandelu. Face à nous entre les charmilles j’aperçois un beau château, mais
je n’en verrais pas plus. [Gandelu est situé dans
la vallée du Clignon et possède un fort passé historique car il fût situé
durant plusieurs siècles sur l’ancien chemin de Paris à Reims ; il eut ses
heures de gloire notamment après la construction du château Rennaissance par
Anne de Montmorency puis il devint la propriété de la
famille Potier, ducs de
Gesvres jusqu'à la révolution. http://www.gandelu.com/
Gandelu est indiqué dans les documents les plus anciens sous les
noms de Gandeluz (1172), Wandeluz (1198), Vandelux (1201), Vuandeluz (1218),
Gandelux (1238), Gandelucus (1254, 1261), Castrum de Gandeluco (1303),
Gandeluze (1324). Ce nom de Gandeluz, Vandelux paraît dériver des deux mots
celtiques cand = tête et luc = bois, forêt (à savoir également que cand en
persan = forteresse).
Les seigneurs de Gandelu ont possédé jusqu'à la Révolution le
droit de gruerie (droit royal de percevoir une partie des coupes de bois et une
portion des amendes, confiscations, etc. prononcées pour abus et malversations
dans les bois sujets au droit de gruerie). Sur les bois situés entre Mareuil et
la Marne, et ce droit remonte à une époque fort reculée, quelques auteurs,
transformant le mot Gandelucus, ont pensé que l'emplacement de Gandelu était
occupé dans les temps du paganisme par un bois sacré de grande étendue
Le château datant probablement initialement du XIIe siècle, reconstruit au XVIe siècle, dont il reste les remparts et
une tour rénovée wikipédia] La carte n’est pas à jour, ou il y a erreur dans
le balisage sur place le GRP tourne à droite ainsi qu’un balisage jaune et
violet. Sur ma carte IGN il longe le cimetière sur la gauche… Nous prenons à
gauche. Laissons le balisage jaune partir tout droit et prenons la route à
droite. Plus
on descend moins on voit le château, et plus on est impressionné par la hauteur
du mur de soudainement. Le chemin débouche rue du jeu d’arc que
nous prenons à gauche. Nous retrouvons un balisage de GRP. Nous débouchons sur
la D 940 (rue d’Orléans). L’ église Saint-Remi
12ème est classée Monument Historique.
Elle fût remaniée au 16ème et 17ème siècle (ancienne chapelle seigneuriale
jusqu'en 1554) : vitraux 16ème, pierres tombales ; riche mobilier, statue de
saint
 |
j'aimerais habiter à Ecoute s'il Pleut, mais pas au Glandon... |
Remi 14è http://www.gandelu.com/] Nous
arrivons rue Grande que nous prenons à gauche sur quelques dizaines de mètres,
puis à droite la Ruelle du nid (une rue pavés), un chemin intra muros sur la
gauche nous fait arrivée rue de la Prairie que nous prenons à droite, c’est la
D 9 ainsi que le GRP. (Nous quittons le balisage jaune que nous avions.) Nous
sortons du village et commençons à traverser le marais traversé par le Clignon.
[rivière de l'Aisne et de Seine-et-Marne et un
affluent de l'Ourcq. C'est donc un sous-affluent de la Seine par l'Ourcq et la
Marne. La rivière naît à Bézu-Saint-Germain puis adopte la direction de
l'ouest. Elle marque la limite entre l'Aisne et la Seine-et-Marne
(l'Île-de-France et les Hauts-de-France) pendant les 10 derniers kilomètres de
son cours puis rejoint l'Ourcq en face de Neufchelles
(Oise). La longueur
de son cours d'eau est de 30 km. Ses eaux sont
détournées à Montigny-l'allier
par le canal de dérivation du Clignon afin d'alimenter le Canal de l'Ourcq, qui
fait partie du réseau des Canaux parisiens. Wikipédia] Trop
confiant à mon entourage qui me semble impénétrable je ne vois pas le
changement de direction du balisage qui normalement tourne à gauche dans le
marais. Faut dire que deux GRP sont commun sur cette route celui de l’Ormois et
des quatre vallées. Je poursuis donc la D 9 jusqu'à la rencontre avec la D 22
ou je retrouve mes le balisage. Prenons la D 22 sur la droite, en direction de
Chézy en Orxois. Longeons la clôture sur environs 150m et prenons le chemin sur
la
 |
Serait-ce l'Ourcq ? |
gauche longeant toujours la clôture d’une propriété. Nous sommes toujours
sur le GRP. Le chemin devient rue du château nous faisons le tour du village sur
la droite on aperçoit le cimetière qui est bien isolé du village, avec une
belle chapelle à l’intérieure, nous débouchons rue Thérèse Poard, nous quittons
le GRP partant à droite et prenons à gauche vers l’église. Nous entrons dans
Brumetz nous arrivons rue Grande que nous prenons sur la gauche sur quelques
dizaine de mètres puis à droite la rue du Clignon. Nous traversons de nouveau
le marais, Nous arrivons à Bremoiselle par la rue du Clignon. Le chemin n’est
pas très clair par ici prendre le chemin sur la droite le long du hangar il
permet de couper le virage de la route. Nous retrouvons le bitume à son
extrémité que nous prenons à droite puis à la fourche (juste avant la D 17)
prendre à droite en direction de Hervilliers. Je suis inquiet, il me semble aux
vues du temps passé et la fatigue ressentie dans mes jambes je devrais
approcher de Crouy sur Ourcq, je ne vois aucune indication de direction. Cette
route du moins tout ce bitume me semble long, ce plateau permet de découvrir
les vallons, inquiet je ne vois pas, même de loin un seul poteau de caténaire.
Y a-t-il encore une gare au bout de ma trace… Oui puisque j’en ai vue le nom
sur les cartes du réseau ferré. Nous arrivons à Hervilliers. Le chemin en
pointillé que l’on voit sur la carte n’existe plus, il faut poursuivre la route
traversant le hameau. Dans le esse formé par la D91 (cote 146) nous prenons à
droite. Toujours pas l’information de la direction de Crouy. Sur ce plateau ma
seule distraction fut de regarder un tracteur traitant son petit champ avec un
épandeur beaucoup trop grand pour la surface. Faut dire qu’il n’a pas de chance
des poteaux électrique
 |
J'ai tellement d'informations, que je ne sais ou aller |
sont implantés et il est obligé à chaque poteau de
manœuvrer, replier un bras pour traiter sa surface. Nous arrivons sur la D 94
que nous prenons à gauche, traversons le bois et je rencontre un balisage jaune
qui à l’orée du bois tourne sur la droite. (Je ne sais pas d’où il vient sur la
carte il part ou s’arrête au milieu de la route, sur la route je n’ai pas vu de
traces de peinture. Sauf à ce carrefour.) Enfin à ce carrefour la direction de
Crouy est indiquée, le village est à moins d’un kilomètre. Poursuivons tout
droit par la D 94 nous entrons dans Crouy par la rue Montanglos longue rue qui
serpente dans le village. [CROUY, viendrait de
"CROIA", qui a donné "CROYACUM", "terre humide,
marécageuse". Il est vrai que le village paraît bloti dans le fond de la
vallée de l'Ourcq, la rivière ayant creusée un lit large dans les plateaux. https://www.crouy-sur-ourcq.fr/] Je traverse le centre du village par la D 94 (je laisse sur la
gauche la 102a1), Je laisse l’église sur
la droite je ne me souvient plus de l’horaire du train mais il me semble que
c’est bientôt et il n’y a qu’un train toute les heures. Nous débouche rue du
Général de Gaulle que l’on prend à droite, je vois la direction de la gare.
 |
Gandelu |
La
rue tourne à gauche, puis débouche place du Champivert que l’on prend à droite.
Longue rue bordé d’un lycée et d’un espace libre planté d’arbres. Toujours pas
de gare. La rue fait fourche et je prends à gauche la rue de la gare, gare que
je ne vois pas, mais barrant la rue le passage à niveau fermé et le train qui
s’en va. Si je ne m’étais pas arrêté 3 minutes au carrefour, pour vider ma
vessie et en profiter pour me désaltérer, normal ce sont les vases communiquant
j’aurais eu mon train. Mémoire, mémoire lorsque tu nous fais défaut… Cela me
laisse une
heure pour me restaurer et admirer les ruines du château. [Dès le XIIe siècle
sont mentionnés deux seigneurs, les deux frères Olivier et Henry de Crouy. Le
château fort est construit par Jean III de Sépois. Il est partiellement détruit
pendant les guerres de la Fronde et saccagé par les Espagnols en 1652. L'ordonnance
du 8 juin 1834 fixe la limite territoriale de la commune de Crouy avec celle de Coulombs. Crouy-sur-Ourcq et Gesvres ont formé deux paroisses
distinctes jusqu'en 1790. L'histoire des deux localités se confond en bien des
points. Situé sur les limites du Valois et de la Brie champenoise, Crouy a été
placé tantôt dans l'une, tantôt dans l'autre de ces divisions territoriales. Bénéficiant
d'une « heureuse situation » pour le commerce, la commune en tirait
toute sa richesse. Dès 1610, c'est une place commerciale renommée. Crouy
possédait de temps
immémorial un marché qui attirait une foule nombreuse. En
1770, on y comptait 70 artisans et commerçants, 47 maraîchers et chanvriers. La
création du Canal de l'Ourcq participa également au développement de la
localité.
Château du
Houssoy (XIVe siècle) : l'aile
garnie de mâchicoulis s' étendant sur l'avenue de la Gare est classée par
l'arrêté du 3 juin 1932 ; le donjon et le grand mur pignon de l'ancien
logis y compris les cheminées qui y sont adossées, sont classés monuments historiques
par l'arrêté du 12 octobre 1962. Wikipédia
Le château du Houssoy a été construit sur les bases
d'une maison forte du XIe siècle, au bord de la rivière Ourcq, par le seigneur
Robert de Sepoix. Assorti d'une ferme, comme d'usage au Moyen Âge, il est
dominé par un donjon carré, érigé vers 1390. Dans la région, Septmonts, dans
l'Aisne, et Vez, dans l'Oise, recèlent tout deux un donjon carré de la même
époque. À la suite du siège du château par le duc de Lorraine en 1652, le logis
brûle entièrement, à l'exception de trois cheminées encore visibles, ainsi que
ses habitants. Le donjon, lui, résiste à l'incendie et sert de pigeonnier
pendant de nombreuses années avant d'être peu à peu abandonné. Il comprend cinq
étages voûtés couronnés d'une galerie circulaire. Il jouxte la ferme forte
coiffée de mâchicoulis qui est aujourd'hui une propriété privée indépendante. http://notrebellefrance.com/v5/node/1443
Crouy
Le Chateau de Crouy
Petit clin d'oeuil Paris le Bassin de l'Arsenal ou L'Ourcq après s'être épanché dans le bassin de La Villette et traversé Paris par le canal Saint Martin se jette dans la Seine après avoir traversé le port de plaisance du Bassin de l'Arsenal.
L'ourcq l'une des rare rivière en France à pouvoir se jeter dans deux fleuves ; La Marne par son cour normal et la Seine grace au détournement d'une grosse partie de son eau vers le canal
Vous trouverez toute mes randos de la journée en cliquant sur le lien ;
https://randosacaudos.blogspot.com/p/blog-page_3.html