samedi 2 août 2014

Auvergne-Chatel Guyon {Chateau de Chazeron-Vallée du Sans Souci}

 
Pour cette Petite Promenade, nous partons en Auvergne dans le département du Puy de Dôme, Autour de Chatel Guyon ; Chateau de Chazeron et la Vallée du sans Souci

Ce mois ci je vous propose un petit tour en Auvergne. Dans le Puy de Dôme. Une région que j'aime bien avec ses volcans caractéristiques. Nous y avons passé des vacances et y revenons annuellement pour des raisons de santé. Trois petites semaines ou, n'ayant pas de soins, j'ai le loisir de vadrouiller, dans cet espace naturelle de 80 puys situés sur le "plateau" du Puy de Dôme et, marcher de vallées en vallées, à la rencontre de nouvelles aventures. 
Commençons par Chatel Guyon.


En agrandissant la carte nous arrivons à la carte Top 25


 
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 Le code mobile de cette randonnée est b304870

Carte VisoRando  Cliquez sur le rectangle à coté du numéro 

Mars 2014

 KM     Temps    Arret    V/d    V/g    dénivelé   
12,2        2h24     11mn    5,1    4,7       392 +      Point culminant 679m  

Une belle promenade autour de Chazeron.

Parking

Le parking se situe avenue du Général-de-Gaulle, ou D227 (route de Chazeron), au niveau de la salle des fêtes et du terrain de boules.

Prenons l’allée du Bois, une route goudronnée bordée de maisons. Depuis les jardins, nous avons une vue sur la plaine de la Limagne et, au loin, les monts du Forez.

Nous arrivons bientôt à la forêt. Laissons le bitume et prenons l’allée « A. Plazenet », celle qui suit la clôture. Passons devant le monument en l’honneur d’un pompier décédé lors d’un incendie. À la barrière, prenons le chemin des Prades, qui descend fortement à travers les sapins.

Nous entrons alors dans la vallée des Prades.

Longue d’environ 5 km, elle donne accès au bois d’Agnat, au Bouquet et aux villages de Loubeyrat.

Dans cette vallée arborée, nous trouvons de nombreux petits ruisseaux ainsi que quelques chemins permettant de se promener, ce qui en fait un site propice aux randonnées.

Source de la Vachère
En contrebas, entre les arbres, nous apercevons le plan d’eau des Prades, alimenté par le ruisseau des Grosliers. Ce ruisseau prend sa source à 351 mètres d’altitude.

Dans le bas, nous rencontrons un chemin en provenance du lac, le long du ruisseau. Nous le suivons vers l’amont.

Nous perdons alors le sentier jaune. Ne pas prendre les sentes sur la droite, sauf éventuellement pour prendre des photos : elles se perdent dans les ronces.

Le ruisseau devient un ru.

Nous arrivons à un carrefour où nous retrouvons l’allée Plazenet. Sur la droite, le chemin continue en formant un large virage. Ne pas prendre ce chemin, qui est sans issue.

Nous empruntons une sente face à nous. Elle serpente à flanc de montagne, au-dessus de l’eau. Nous traversons à gué le ruisseau du Peynoux. Un grand pas permet de garder les pieds au sec.

Ruisseau de la vachère

Par endroits, le sentier peut être glissant par temps humide. Comme nous montons, nous risquons une petite glissade dans le ruisseau. Certaines parties à flanc de montagne manquent également un peu d’entretien. Par endroits, le ruisseau disparaît sous les ronces et les arbres déracinés.

Nous traversons une seconde fois le ruisseau au niveau de la fontaine de la Vachère, l’une des sources de Châtel-Guyon. Une inscription, en plus petit, nous indique qu’elle aurait été « but en août 1871 ». 

En 1868, la ville de Châtel-Guyon était alimentée par deux sources, dont l’une, dite du Peynous, se jetait dans le ruisseau des Grosliers. Son débit maximal était de 100 l/min, mais il pouvait se réduire à 14 l/min lors des grandes sécheresses.

En 1897, la ville fit établir à Prades une tranchée latérale au ruisseau des Grosliers, longue de 40 m, permettant aux eaux de s’infiltrer dans une galerie et d’obtenir ainsi un débit de 300 l/min. 

Il semble que, malgré toutes les sources et tous les ruisseaux que nous côtoyons en nous promenant, Châtel-Guyon ait toujours eu peur de manquer d’eau lors des fortes sécheresses, et ce malgré les moyens modernes permettant de transporter l’eau par conduites forcées.

Cette crainte s’est notamment concrétisée dans les années 1900, lorsqu’il fallut se rendre à Riom en charrettes chargées de tonneaux afin d’approvisionner la ville.

Le chemin fait une boucle devant le monument de la fontaine. Nous revenons sur nos pas en changeant de versant, mais nous n’allons pas jusqu’au bout du chemin.

Quelques mètres avant le virage en épingle à cheveux sur la gauche, près d’un panneau d’information en béton, nous empruntons une sente sur la droite qui grimpe fortement. Prenons ensuite le chemin sur la droite : nous passons au-dessus de la fontaine.

Après un virage en épingle à cheveux, nous grimpons toujours en lacets, comme seuls les chemins de montagne savent le faire.

Nous débouchons sur un chemin un peu plus facile, formant un T. Nous prenons à droite. Il grimpe légèrement. Nous passons devant des maisons et arrivons enfin sur le plateau.

Devant la D415, nous prenons à gauche, derrière la barrière de sécurité. Un large bas-côté nous permet de marcher en toute sécurité.

Nous descendons la route jusqu’aux panneaux routiers. Le chemin situé sur la droite et présent sur la carte n’existe plus sur le terrain.

Nous traversons la départementale au niveau des panneaux routiers et entrons dans la prairie.

 

J’ai constaté des restes de paille dans ce champ : certaines années, il est peut-être exploité. Cette année 2014, ce ne sera que du foin. Avant la coupe de ce dernier, faire le tour du champ par la droite afin de rejoindre le chemin qui se trouve derrière la ligne d’arbres.

N’ayant pas fait le tour, j’ai sauté un profond fossé et pris le chemin entre les arbres sur la droite. Nous grimpons à nouveau.

Ce chemin débouche sur la D415, dans les virages. Si le champ est cultivé, prolonger le parcours sur la route jusqu’à la rencontre de ce chemin.

Le château se découvre petit à petit.

Au sommet de ce chemin, nous avons une belle vue sur Châtel-Guyon, la plaine de la Limagne et, au loin, les monts du Forez.

Le château de Chazeron

Le nom de Chazeron vient du patois latinisant casa ronda, « une maison ronde », une palissade circulaire ayant un caractère défensif, par extension « petite fortification ».

En somme, la première construction est un castrum (château) en bois.

Le premier seigneur connu porte le nom de Guillaume de Chazeron ou Chaseron, mentionné lors de la première croisade, au siège de Tripoli (1102-1103). Ce personnage est né au XIe siècle et a pris le nom du castrum primitif. Ce dernier remonte donc au moins au XIe siècle.

Guillaume II et Oudart II, père et fils, accompagnent Philippe Auguste lors de la troisième croisade. Ils reçoivent des mains du roi les droits de haute justice sur la terre de Chazeron et celles qui s’y rattachent.

Afin d’exprimer ce nouveau et puissant pouvoir de vie et de mort, la construction d’un donjon de pierre commence vers 1195.

À la charnière des XIIe et XIIIe siècles, le premier château de pierre est bâti.

Dans la deuxième moitié du XIVe siècle vit Oudart V, seigneur de Chazeron, Châtel-Guyon, La Tourette, Pionsat, Roche-d’Agoux, Roche-l’Abeille, Le Crest, Seychalles, Laborde, Rutre, Vollore, Montgherle, Martigny-le-Comte, Montfaucon, en Auvergne, Limousin, Berry, Bourgogne et Forez.

Ce très puissant seigneur est l’ami de plusieurs princes. Ses relations privilégiées avec les grands du moment lui confèrent une autorité et des fonctions importantes.

Pour être digne de la cour du duc de Berry, il reconstruit le vieux château de Chazeron en palais seigneurial dans les années 1380.

En 1897, la ville fit établir à Prades une tranchée latérale au ruisseau des Grosliers, longue de 40 m, permettant aux eaux de s’infiltrer dans une galerie et d’obtenir ainsi un débit de 300 l/min.

Nous traversons une seconde fois le ruisseau au niveau de la fontaine de la Vachère, l’une des sources de Châtel-Guyon. Une inscription, en plus petit, nous indique qu’elle aurait été « but en août 1871 ».

 Au XVIIe siècle, le marquisat de Chazeron passe, par mariage, dans la famille du Monestay : François, troisième fils de Gaspard du Monestay et de Claudia de Chazeron.

François est un militaire brillant qui va s’illustrer durant toute sa longue carrière sous le règne de Louis XIV. C’est lui qui entreprend la transformation du vieux château gothique en résidence versaillaise.

Passons les époques… mais ce ne sont peut-être pas les pires.

En 1909, le château est vendu, revendu, puis « re-revendu » à un chiffonnier en gros, ami du dernier propriétaire.

Commence alors une phase de démantèlement impitoyable. Presque toutes les boiseries sont arrachées et vendues, ainsi que les miroirs Saint-Gobain, les cheminées, les plaques de cheminées, les chenets, les balustrades en pierre des jardins, les grilles en fer forgé du parc et les platines des paratonnerres.

La guerre transforme Vichy en capitale et Chazeron en prison politique.

Seront enfermés en 1942, durant une période d’environ six mois, les célèbres accusés du procès de Riom : Léon Blum, Georges Mandel, Paul Reynaud, le général Gamelin et Édouard Daladier.

Le château est alors chamboulé pour recevoir ces hôtes de prestige. Les jardins à la française sont arrachés et transformés en champs de pommes de terre.

L’état du château est tel que l’on s’en émeut, et l’ensemble est protégé au titre des monuments historiques le 2 juin 1944.

À la fin de la guerre, le château est restitué à ses propriétaires, messieurs Coulon et Gras.

Ces derniers font scier les chênaies et les châtaigneraies du XVIIe siècle, couvrant l’ensemble de la butte de Chazeron et classées avec les murs.

L’État met les propriétaires en prison, les dépossède de Chazeron et installe des gardiens. Nous sommes alors dans les années 1950.

Ces derniers, à peu près maîtres du lieu, vont piller ce qu’il reste à piller : vitraux, pierres armoriées, portes à plis gothiques, etc.

L’État ne sait plus que faire de Chazeron et trouve comme seule solution de le mettre en vente publique afin de s’en débarrasser au mieux.

En 1965, Roger Bruny et Michel Mangematin, jeunes architectes, souhaitent installer leur agence au sein d’un centre culturel.

Après avoir élaboré un projet impossible à réaliser et forts de la loi Malraux de 1962, qui défiscalise les monuments protégés…

Aujourd’hui, les propriétaires de Chazeron ont installé dans ce château le CRISTAL (Centre de recherches et d’informations scientifiques, techniques, artistiques et littéraires), qui expose et vend des œuvres et des meubles et organise des spectacles.

Extrait de l’excellent site Internet consacré au château : http://www.chateau-chazeron.com/l-histoire/grand-siecle.html, pour en savoir plus.

Sardon-Romeuf

Sardon-Romeuf

Faisons le tour du château par le chemin de gauche. De belles vues s’offrent à nous sur celui-ci.

Nous entrons dans le village. À la première rue ou « place », ou tout simplement « un accès à la ferme et à la maison », nous prenons le chemin qui descend à gauche.

Ici commence l’utilisation du GPS : sur la carte, nous ne trouvons aucune route, mais un chemin existe bien.

Il est très boueux. Ce chemin sert de « lit » à un ru qui, plus bas, deviendra un ruisseau.

Laissons le chemin parcourant le plateau au moment où il devient sec pour prendre, sur la gauche, comme le ruisseau, le premier chemin qui descend plus fortement.

Nous retrouvons alors notre ruisseau au milieu du chemin.

Nous serpentons. Le cours d’eau disparaît sur la gauche en suivant un creux. Notre chemin devient enfin sec et nous arrivons au cours d’eau, où nous trouvons la cascade de l’Écureuil.

Cascade de l’Écureuil

Cascade de l'écureuil
Nous voilà dans la vallée du Sans-Souci, traversée par les eaux du Sardon, ruisseau de Romeuf.

Il prend sa source aux confins de la commune de Loubeyrat, près du hameau de La Tronche, au pied des puys de Rochenoire et Barboiry, à 770 mètres d’altitude.

Il coule ensuite paisiblement à travers les prés avant de commencer sa descente vers la plaine.

Après la cascade de l’Écureuil, il porte le nom de Romeuf, en référence à un village situé en amont, dont il ne reste aujourd’hui qu’une maison isolée.

Il existait autrefois une source d’eau minérale, aujourd’hui disparue sous la végétation.

Nous passons un premier ru à gué, puis le ruisseau sur un pont constitué de poteaux en ciment disposés les uns à côté des autres.

Petite histoire

La forêt appartenait au seigneur de Chazeron. Elle fut donnée aux habitants de Rochenradière au XVIe siècle.

Dominée par le château de Chazeron, la vallée ouvre une profonde entaille dans le socle de la plaine de la Limagne.

Vers 1880, un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y bâtit une maisonnette.

À tous ceux qu’il croisait, l’instituteur répondait qu’il vivait tranquille et sans souci. Si bien que l’expression finit par s’attacher à ces gorges.

Guy de Maupassant aimait ce lieu paisible lors de ses cures à Châtel-Guyon.

Le chemin descend. Nous trouvons un balisage bleu.

Nous arrivons au « petit pont de bois qui franchit, comme dans la chanson de Cabrel, la rivière ».

Laissons le chemin de la rive droite et poursuivons par celui de la rive gauche.

Puis nous avons le choix :

1) Le sentier bleu

Le sentier bleu monte légèrement sur la gauche dans le vallon pour redescendre beaucoup plus loin sur le chemin longeant le cours d’eau.

2) Le chemin longeant le cours d’eau

Ou bien, suivre le chemin qui longe le cours d’eau.

C’est mon choix.

Je poursuis la légère descente et prends le chemin de droite qui se rapproche encore plus du ruisseau, afin de profiter du chant mélodieux de l’eau sur les cailloux.

Laissons le chemin partant sur notre droite et traversant la rivière à gué. Continuons sur la rive gauche.

Nous trouvons sur la gauche le chemin balisé en bleu, puis passons devant l’étang du Sans-Souci.

Le chemin devient une route et est bordé de maisons. Nous gagnons la route sur la gauche, menant au centre-ville, et passons devant les thermes.

Après avoir passé l’hôtel Regina, nous prenons la première rue sur la gauche : « l’allée de la Verrière ».

Au bout, nous grimpons les escaliers et prenons à droite le boulevard Pompidou, puis à gauche la rue Saint-Hubert.

Nous grimpons de nouveau et trouvons sur notre droite les dernières maisons de style 1900, notées Fondation du patrimoine.

En haut, nous prenons à gauche, en lisière du bois, le chemin de ronde du Crétas.

Nous avons une belle vue sur Châtel-Guyon, la plaine et les monts du Forez.

Bitumé à son départ, le chemin devient un chemin forestier après l’antenne réseau.

Le chemin nous fait revenir sur nos pas. Nous avons encore une belle vue sur Châtel, le calvaire, l’église et les monts de la Madeleine et du Forez.

C’est un chemin balisé en bleu qui grimpe en forêt et passe sous les installations d’accrobranches.

Maisons enregistrées au patrimoine

Nous traversons la route de Chazeron (D227) et suivons le balisage bleu en face, chemin des Bas de Perfière.

Nous ne montons pas les escaliers. Nous quittons le sentier bleu et continuons notre chemin, qui fait un large virage sur la droite.

Maisons enregistrées au patrimoine

Puis, à l’intersection, nous prenons à droite.

Le chemin descend.

Nous passons devant la barrière et continuons dans la rue en face.

Dans le bas de la rue, nous avons une vue sur le puy de Dôme et, plus proche, Saint-Hyppolyte.

Nous descendons la rue et arrivons à notre parking du boulodrome.

En continuant de descendre après le rond-point, prendre la rue de droite : nous retrouvons notre parking de la rue du Général-de-Gaulle.

 

 

 

 Mes autres Petites Promenades

 

 

 

 

Ancienne Version

Parking :
Avenue du Générale De Gaulle, ou D227 (Route de Chazeron) au niveau de la Salle des fêtes et du terrain de boule.
Une belle promenade.


Prenons l’allée du bois, route goudronnée bordées de maisons. Par les jardins nous avons une vue sur la plaine de la Limagne et au loin les monts du Forez.  Nous arrivons à la foret. Laissons le bitume et prenons l’allée "A. Plazenet" celle qui suit la clôture. Passons devant le monument en l'honneur d'un pompier décédé lors d'un incendie, puis à la barrière prendre le chemin des Prades qui descend fortement dans les sapins. Nous entrons dans la vallée des Prades.
(Longue de 5 km environ, elle donne accès au Bois d'agnat, au Bouquet, au villages de Loubeyrat.)
Dans cette vallée arborée, nous y trouvons de nombreux petits ruisseaux et quelques chemins pour se promener, ce qui en fait un site pour randonnées.
En contre bas, entre les arbres nous apercevons le plan d'eau des Prades alimenté par le ruisseau des Grosliers.  Ruisseau prenant sa source à 351 mètres d'altitude. Dans le bas nous rencontrons un chemin en provenance du lac le long du ruisseau que nous suivons vers l’amont. Nous perdons le sentier jaune. Ne pas prendre les sentes sur la droite, sauf pour les photos. Elles se perdent dans les ronces. Le ruisseau devient ru. Nous arrivons à un carrefour ou nous retrouvons l'allée Plazenet et sur la droite la continuité du chemin formant un large virage sur la droite. Ne pas prendre ce chemin qui est sans issus. nous empruntons une sente face à nous, qui serpente au flanc de la montagne au dessus de l'eau, traversons le ruisseau du Peynoux à gué. (Un grand pas, permet de rester le pied sec).  Par endroit le sentier peut être glissent par temps humide et comme nous montons, nous risquons une petite glissade dans le ruisseau, certaine partie à flanc de montagne manque un peu d'entretien, parfois le ruisseau disparaît sous les ronces et les arbres déracinés. Nous traversons pour une seconde fois le ruisseau au niveau de la fontaine de la vachère, l'une des sources de Chatel-Guyon. Une inscription en plus petit nous dit qu'elle aurait été « but en  aout 1871 »  
{en 1868 Le ville de Chatel Guyon était alimentée par deux sources l'une dit du Peynous se jetant dans le ruisseau des Grosliers d'un débit maxi de 100 l/mn se réduisant à 14 l par grande sécheresse. En 1897 la ville fait établir à Prades une tranchée latérale au ruisseau des Grosliers de 40m permettant aux eaux de s’infiltrer dans une galerie permettant un débit de 300 l/mn} Il semble que malgré toutes les sources et les ruisseaux que nous coutoyons en nous promenant  Chatel Guyon jusqu’à nos moyens modernes pour transporter de l'eau en conduite forcées a toujours eu peur d'en manquer par forte sécheresse. Peur qui s'est caractérisé dans les année 1900 ou il a fallut se rendre à Riom en charrettes chargées de tonneaux pour approvisionner la ville.}               
Le chemin fait une boucle devant le monument de la fontaine, nous revenons sur nos pas en changent de versant, nous n'allons pas jusqu'au bout du chemin. Quelques mètres avant le virage en épingle à cheveux sur la gauche, et un panneau d'information en béton, nous empruntons une sente sur la droite grimpant fortement, prenons le chemin sur la droite, nous passons au dessus de la fontaine. Après un virage en épingle à cheveux nous grimpons toujours en lacet comme seul les chemins de montagne savent le faire. Nous débouchons sur un chemin un peut plus facile  formant un T . Nous prenons à droite. Il grimpe légèrement, nous passons devant des maisons, et arrivons enfin sur le plateau. Devant la D415 nous prenons à gauche derrière la barrière de sécurité. Un large bas coté nous permet de marcher en toute sécurité. Nous descendons la route jusqu'aux panneaux routier (le chemin sur la droite présent sur la carte, n'existe plus sur le terrain.) Nous traversons la départementale, aux panneaux routiers et entrons dans la prairie (j'ai constaté des restes de paille dans ce champ, certaine année il est peut être exploité. Cette année 2014 ce ne sera que du foin. Avant la coupe de ce dernier, faire le tour du champ par la droite) afin de rejoindre le chemin qui se trouve derrière la ligne d'arbres. N'ayant pas fait le tour j'ai sauté un profond fossé et pris le chemin entre les arbres sur la droite, nous grimpons à nouveau. (Ce chemin débouche sur la D 415 dans les virages. Si le champ est en culture prolonger le parcours sur la route jusqu'à la rencontre de ce chemin) Le château se découvre petit à petit. Au sommet de ce chemin, nous avons une belle vue sur Chatel Guyon, la plaine de la Limagne, et au loin les monts du Forez.

 Le nom de Chazeron vient du patois latinisant, casa ronda  :" une maison ronde," une palissade circulaire ayant un caractère défensif, par extension "petite fortification". En somme, la première construction est un casterum (château) en bois.  Le premier seigneur connu porte le nom de Guillaume de Chazeron ou Chaseron mentionné à la première croisade au siège de Tripoli (1102-1103).Ce personnage est né au XIème siècle et à pris le nom du casterum primitif, donc ce dernier remonte au moins au XIème siècle. Guillaume II et Oudart II, père et fils, accompagnent Philippe August à la troisième croisade. Ils reçoivent des mains du roi les droits de haute justice sur la terre de Chazeron et celles qui s'y rattachent. Afin d'exprimer ce nouveau et puissant pouvoir de vie et de mort, la construction d'un donjon de pierre est commencée vers 1195. A la charnière des XIIème et XIIIème siècles, le premier château de pierre est bâti. Dans la deuxième moitié du XIVème siècle, vit Oudart V, Seigneur de Chaz
eron, Chatel-Guyon, La Tourette, Pionsat, Roche d'Agoux, Roche l'Abeille, le Crest, Seychalles, Laborde, Rutre, Vollore, Montgherle, Martigni Le Comte, Montfaucon, en Auvergne, Limousin, Berry, Bourgogne et Forez. Ce très puissant seigneur est l'ami de plusieurs princes. Ses relations privilégiées avec les grands du moment lui confèrent une autorité et des fonctions importantes.
Pour être digne de la cour du Duc de Berry, il reconstruit le vieux château de Chazeron en Palais seigneurial dans les années 1380.


 Au XVIIème siècle, le marquisat de Chazeron est passé par un mariage dans la famille du Monestay, François, troisième fils de Gaspard du Monestay et Claudia de Chazeron. François est un militaire brillant qui va s'illustrer toute sa carrière fort longue sous le règne de Louis XIV. C'est lui qui entreprend la transformation du vieux château gothique en résidence versaillaise. Passons les époques.... mais ce ne sont peut être pas les pires. En 1909, le château est vendu, revendu, "re-revendu" Un chiffonnier en gros, ami du dernier propriétaire. Commence  une phase de démantèlement impitoyable. Presque toutes les boiseries sont arrachées et vendues, ainsi que les miroirs Saint-Gobain, cheminées, plaques de cheminées, chenet, balustrades en pierres des jardins, grilles en fer forgé du parc, platine des paratonnerres. La guerre transforme Vichy en capitale et Chazeron en prison politique. Seront enfermés en 1942 et durant une période d'environ six mois, les célèbres accusés du procès de Riom, Léon Blum, Georges Mendel, Paul Raynaud, le général Gamelin, Edouard Daladier. Le château est alors chamboulé pour recevoir ces hôtes de prestige. arrachement des jardins à la française transformé en champs de patates. L'état  du château est tel qu'on s'en émeu, et l'ensemble est protégé au titre des monuments historiques le 2 Juin 1944. A la fin de la guerre, le château est restitué à ses propriétaires, Messieurs Coulon et Gras. Ces derniers font scier chênaies et châtaigneraies du XVIIème siècle, couvrant l'ensemble de la butte de Chazeron et classées avec les murs. L'état met les propriétaires en prison, les dépossède de Chazeron et installe des gardiens, nous sommes dans les années 50. Ces derniers, à peu prés maîtres du lieu, vont piller ce qu'il reste à piller, vitraux, pierres armoriées, portes à plis gothique, etc... . L'état ne sait plus que faire de Chazeron et trouve comme seule solution, la mise en vente publique afin de s'en débarrasser au mieux. En 1965, Roger BRUNY et Michel MANGEMATIN, jeunes architectes, souhaitent installer leur agence au sein d'un centre culturel. Après avoir élaboré un projet impossible à réaliser et fort de la loi MALRAUX de 1962 qui défiscalise les monuments protégés. Aujourd'hui, les propriétaires de Chazeron ont installé dans ce château, le CRISTAL (Centre de recherches et d'informations scientifiques techniques, artistiques et littéraires) qui expose et vend des œuvres et des meubles, organise des spectacles.
(Extraie de l'excellent site internet sur le chateau http://www.chateau-chazeron.com/l-histoire/grand-siecle.html pour en savoir plus.)
Faisons le tour du château par le chemin de gauche, belles vues sur celui-ci, nous entrons dans le village, arrivée à la première rue ou 'place', ou tout simplement 'un accès à la ferme et à la maison', nous prenons le chemin qui descend à gauche. (Ici commence l’utilisation du GPS sur la carte nous ne trouvons aucune route, mais un chemin existe) Il est très boueux, ce chemin sert de « lit » à un ru, qui plus bas deviendra ruisseau. Laissons le chemin parcourant le plateau au moment ou il devient sec pour prendre sur la gauche (comme le ruisseau) le premier chemin qui descend plus fortement, et retrouvons notre ruisseau au milieu du chemin. Nous serpentons. Le cour d'eau disparaît sur la gauche en suivant un creux, notre chemin devient enfin sec, nous arrivons au cours d’eau ou nous trouvons la cascade de l'écureuil.

Nous voila dans la Vallée du Sans Souci  traversé par les eaux du Sardon : ruisseau de Romeuf.  Il prend sa source aux confins de la commune de Loubeyrat près du hameau de la Tronche, au pied des Puys de Rochenoire et Barboiry à 770 mètres d'altitude. Il coule ensuite paisiblement à travers les près avant de commencer sa descente vers la plaine. Après la cascade de l'écureuil, il porte le noms de Romeuf en référence à un village en amont dont il reste aujourd'hui qu'une maison isolé. Il existait dans le temps une source d'eau minérale aujourd'hui disparue sous la végétation. Nous passons un premier ru à gué, puis le ruisseau sur un pont constitué de poteau en ciment disposés les uns à coté des autres. Nous sommes dans la vallée du sans souci {Petite histoire : La foret appartenait au Seigneur de Chazeron, elle fut donnée aux habitants de Rochenradière au XVI ème siècle.

Dominée par le Chateau de Chazeron la vallée ouvre une profonde entaille dans le socle de la plaine de la limagne. Vers 1880, un instituteur retraité se fit ermite en ce lieu et y batit une maisonnette. A tous ceux qu'il croisait, l'instituteur répondait qu'il vivait tranquille et sans souci. Si bien que l'expression fini par s'attacher à ces gorges. Guy de Maupassant aimait ce lieu paissible lors de ses cures à Chatelguyon}
   le chemin descend, nous trouvons un balisage bleu. Nous arrivons au 'petit pont de bois qui franchi comme dans la chanson de Cabrel la rivière. Laissons le chemin de la rive droite et poursuivons par celui de la rive gauche. puis nous avons le choix :
La vallée de Sans-Souci est parcourue par le Sardon qui traverse Châtel-Guyon. Le ruisseau débute par la cascade de l'Écureuil.
Les bois qui recouvrent les deux versants de la vallée faisaient autrefois partie de la propriété de Chazeron.
1) - Le sentier bleu monte légèrement sur la gauche dans le vallon pour redescendre beaucoup plus loin sur le chemin longeant le cours d’eau.

2) - Ou, suivre le chemin qui longe le cours d’eau. C'est mon choix, je poursuis la légère descente, prendre le chemin de droite qui se rapproche encore plus du ruisseau pour profiter du chant mélodieux de l'eau sur les cailloux.  Laissons le chemin partant sur notre droite et traversant la rivière à gué, continuons sur la rive gauche. Nous trouvons sur la gauche le chemin balisé en bleu. Puis passons devant l'étang du sans souci. Le chemin devient route et est bordé de maisons, nous gagnons la route sur la gauche menant au centre ville passons devant les thermes. Après avoir passé l’hôtel Régina nous prenons la première rue sur la gauche "l'allée  de la verrière". En bout nous grimpons les escaliers prenons à droite le Bd. Pompidou, puis à gauche la rue saint Hubert on grimpe de nouveau et nous trouvons sur notre droite les dernières maisons de style 1900 noté fondation patrimoine. En haut nous prenons à gauche en lisière du bois le chemin de ronde du Crétas, on a une belle vue sur Chatel , la plaine et les monts du forez. Bitumé en son départ il devient chemin forestier après l'antenne réseau. Le chemin nous fait revenir sur nos pas nous avons encore une belle vue sur chatel, la calvaire, l'église et les monts de la Madeleine et du forez. c’est un chemin balisé bleu qui grimpe en foret et passe sous les installations
d’accrobranches, traversons la route de Chazeron (D227) suivons le balisage bleu en face  chemin des bas de perfière. Nous ne montons pas les escaliers quittons le sentier bleu et continuons notre chemin qui fait un large virage sur la droite. Puis à l'intersection nous prenons à droite. Le chemin descend. Nous passons devant la barrière et continuons la rue en face, Dans le bas de la rue nous avons une vue sur le Puy de Dome et plus proche Saint Hypolite. Nous descendons la rue et arrivons à notre parking du boulodrome et en continuent de descendre après le rond point, prendre la rue de droite nous retrouvons notre parking de la rue du Générale de Gaule.

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