A DENECOURT ET COLINET
Salut sombre forêt dont l’ombre tutélaire
Donne à l’âme blessée un abri protecteur,
Aux vieillards, le repos, au jeunes, le mystère
A tous le calme bienfaiteur !..
De nos tristes pensées aux jours des grandes peines
Bien mieux que nos amis tu fus l’écho discret.
Aux martyrs de la vie, l’ombre de tes vieux chênes
Des larmes garde le secret !..
Homage aux deux Sylvains qui vainqueurs du dédale.
Ont dévoilé pour nous ces bois mystérieux,
Aux Sylvains honoré, dont l’œuvre géniale
S’inspira de l’œuvre de Dieu !
1904Septième édition pour ses P.P.F.F toujours basé sur une distance de plus ou moins 10 km.
La Foret de Fontainebleau ce n'est pas qu'Apremont et, Franchard. Ce n'est pas n'ont plus que des sentiers bleu, des GR, des TMF. Je les ai fréquenté, je les fréquente encore, un peu moins souvent aujourd'hui : Il y a trop de vélo à mon gout. Si encore ceux ci étaient respectueux des piétons qui EUX sont sur leur territoire, mais non je fonce, je gueule, avec la phrase devenu célèbre (casse toi pauvre c.. tu gênes ma progression) , je bouscule car je ne maitrise pas mon engin et je veux absolument passé, les ronces c'est bon pour tes molets pas pour mes pneus (j'risque d'crever). Je suis désolé mais c'est du vécu. On a même bousculé mon chien que je tenais en laisse à deux reprises. Mais c'est surtout une superficie de plus de 25 milles hectares, peu fréquenté dans son espace total. J'espère que vous m'accompagnerez dans mon jardin 'secret'. Les itinéraires peuvent être réalisés dans l'après midi. Un GPS n'est pas indispensable mais utile se sera votre seul fil d’Ariane, je ne suivrais pas obligatoirement le balisage. Des guides très bien fait sont édités pour cela. Le parcours sera en noir, la partie "histoire locale" en vert. L'histoire provient de divers documents de ma bibliothèque mais surtout d'internet. Une bonne partie de ma doc à été numérisé et se retrouve sur la toile, ce qui me facilite la tâche fastidieuse du clavier en la simplifiant par un copier collé.
Carte VisoRando
KM Temps Arret V/d V/g Dénivelé
10,3 2h07 18mn 4,8 4,2 261 +
J'ai changé le Départ par rapport à la carte. Pas de place pour ce garer au milieu d'une cote alors qu'à quelques centaines de mètres nous trouvons un bel emplacement.
| Charme Muzette |
(J'ai trouvé l'histoire de ce charme sur le site : fontainebleau-photo.com, où l'on trouve également d’excellentes photos. Mais je crois que c'est leur métier ! N'ayant pas cet art dans la peau, j'ai plutôt choisi la facilité : la photo « baroudeur » sur le fait, à la va-vite, parfois prise en marchant... ou presque !)
[L'origine du nom de cette route proviendrait du danger qu'il y avait à se rendre de Fontainebleau à Montigny en passant par le Long Rocher. Dans une lettre datée de 1788, le curé et les habitants de Montigny s'adressent à Charles Claude Flahaut de La Billarderie, Directeur général des bâtiments du roi :« Les habitants de la paroisse de Montigny-sur-Loing sont (de tous les riverains de la forêt de Fontainebleau) les seuls qui n’ayent point de chemin qui les conduise chez eux. Depuis le Long Rocher jusqu’à Montigni, c’est un sentier que la nécessité leur a fait tracer au hasard, et qui est d’autant plus dangereux qu’il faut être en plein jour pour ne point courir de risque de s’égarer ; puisque plusieurs habitants même se sont perdus, que notamment MonsieurCompoint, curé du lieu et plusieurs autres personnes ont subi ce sort, que dans l’année 1784, deux filles de la paroisse de Montigni, qui tous les jours alloient vendre des denrées à Fontainebleau et revenant dans la neige vers les quatres heures du soir n’ont jamais pu retrouver leur chemin, quoiqu’elles le connussent très bien et y ont péri, que cette même année, le s. Pichard, bourgeois demeurant au dit Montigni a manqué d’y périr sans le secours de plusieurs habitans qui pour lors revenaient de Fontainebleau. Ce considéré Monseigneur, ils vous supplient de venir à leur secours et qu’il vous plaise leur faire tracer une route qui prenne le Long Rocher jusqu’à Montigni, avec des arbres plantés dans les endroits où ils pourront venir ou des poteaux d’indication assez près. »]
| Roche trouée comme du gruyère |
| Grotte Béatrix prix du point de vue |
| Point de vue au dessus |
| de la grotte Béatrix |
Quelques photos supplémentaires
Mes autres PetitesPromenades
Ancienne version
N'ont loin d'ici, à l'entrée d'une grotte, on aperçoit (au conditionnel) de petite raies gravées dans le grès : C'est la demeure des fées. Au retour de leurs danses nocturnes, elles griffent le rocher avec leur ongles dans l'empressement de rentrer avant l'aube.) J'ai trouvé cela charmant.
qui se sont égarés dans ces parages pendant un hiver et y sont morts.] Voici ce que nous apprend le blog Fontainebleau -photo [L'origine du nom de cette route proviendrait du danger qu'il y avait à se rendre de Fontainebleau à Montigny en passant par le Long Rocher. Dans une lettre daté de 1788, le curé et les habitants de Montigny s'adresse à Charles Claude Flahaut de La Billarderie, Directeur général des bâtiments du roi : « Les habitants de la paroisse de Montigny sur Loing sont (de tous les riverains de la forêt de Fontainebleau) les seuls qui n’ayent point de chemin qui les conduise chez eux. Depuis le Long Rocher jusqu’à Montigni, c’est un sentier que la nécessité leur a fait tracer au hasard, et qui est d’autant plus dangereux qu’il faut être en plein jour pour ne point courir de risque de s’égarer; puisque plusieurs habitants même se sont perdus, que notamment Monsieur Compoint, curé du lieu et plusieurs autres personnes ont subi ce sort, que dans l’année 1784, deux filles de la paroisse de Montigni, qui tous les jours alloient vendre des denrées à Fontainebleau et revenant dans la neige vers les quatres heures du soir n’ont jamais pu retrouver leur chemin, quoiqu’elles le connussent très bien et y ont péri, que cette même année, le s. Pichard, bourgeois demeurant au dit Montigni a manqué d’y périr sans le secours de plusieurs habitans qui pour lors revenaient de Fontainebleau. Ce considéré Monseigneur, ils vous supplient de venir à leur secours et qu’il vous plaise leur faire tracer une route qui prenne le Long Rocher jusqu’à Montigni, avec des arbres plantés dans les endroits où ils pourront venir ou des poteaux d’indication assez près. »]
Nous passons devant la grotte Béatrix [ l’histoire suivante, relaté par un certain Pierre François de Montigny-sur-Loing. Les ingrédients conventionnels empruntés aux récits fantastiques sont présent (le silence inhabituel, les hululements du rapace nocturne, l’orage et les éclairs) et les spectres préhistoriques. Voici le résultat : « Un soir d’automne, je me laissai surprendre par la nuit en forêt de Fontainebleau. A un moment donné, je me sentis complètement perdu (…) A vue de nez, je devais me trouver entre la Plaine verte et le Hautmont ; en tous cas autour de moi ce n’étaient que dédales de rochers. Heureusement, je me promenais avec mon chien, un setter irlandais. Cela me rassurait, bien qu’il aboyât à chaque frémissement du sous-bois, humant l’air, reniflant les traces d’animaux. A un moment donné, il se mit en arrêt et, le museau dressé vers le ciel, il hurla à la mort. J’eus beau le caresser pour tenter de le calmer, il était comme fou. Il tirait tellement fort sur sa laisse qu’il finit par me l’arracher des mains et fila vers le sous-bois en aboyant à tue-tête. Je marchai dans la direction qu’il avait prise, en l’appelant par son nom. Au bout de deux ou trois minutes, plus rien, ce fut le silence ! Un silence de mort. (…) Au loin, l’orage menaçait (…) Soudain, comme j’appelais encore mon chien, je perçus une sorte de bruissement, comme celui d’une foule silencieuse marchant à travers bois.
J’avançais avec prudence, tout à fait sur mes gardes. Un hululement de rapace nocturne répercuté de roche en roche par l’écho déchira le silence approximatif de la nuit. Bientôt (…) je vis un grouillement d’ombres furtives aller en tous sens. Comme par miracle, mon chien se retrouva à mes pieds, frottant craintivement son flanc contre mes jambes. Il tremblait comme une feuille sous le vent. (…) La foule de ces ombres s’ordonna en cortège et serpenta entre les blocs de rochers, descendant vers une sorte de vaste clairière en terrasse.
Tout à coup, à la lueur d’un éclair (…) je vis que tous ces inconnus étaient à peu près nus sous leurs peaux de bêtes, armés de gourdins mal dégrossis, avec des hures et des faciès d’un autre âge. Ils se dirigeaient en contrebas vers la Grotte Béatrix, d’où je vis bientôt s’élever la lueur de hautes flammes dégageant une âcre fumée et un fumet de viandes grillées. Des cris rauques et des grognements inarticulés plus proches du langage animal que de la parole humaine accompagnait ce raout. Le mirage dura plus d’une heure, puis la lueur du feu s’estompa, les bruits se turent et je vis le cortège d’ombres remonter de la caverne et s’éloigner vers la vallée. Je vous jure que je n’ai pas rêvé cette scène. Le lendemain matin, voulant en avoir le cœur net, je remontai à la grotte avec mon chien (…) je trouvai les vestiges d’un feu récent. Une odeur de brûlé flottait encore sous la voûte de pierre, et quelques os d’animaux fraîchement rongés jonchaient le sol »]
Le rapporteur de cette histoire n'y croit pas. Moi si ..... Vous êtes vous promené la nuit ? Non. Moi si . Je promène l'hiver mon chien alors que le jour n'est pas levé. Je ne vais pas loin, dans un secteur que je connais bien, mais la nuit tout est différent. Les arbres prennent une forme différente, la chouette hulule, des bruits dans le sous bois vous inquiète (sangliers, chevreuil, ou autres animaux plus petit) et vous ne voyez rien, bien sur vous n'avez pas de lampe (ce serai de la triche) et puis une lampe va éclairer vos pieds guère plus loin, ou alors il faut un projecteur ... autant se promener en plein jour. Même mon chien ne marche pas pareille (il est en laisse) les chemins semblent plus long que d’habitude, vous n'avez plus de repères, l'angoisse commence à vous prendre, le bruit vous enveloppe, pas celui qui se trouve autour de vous mais celui, qui vient de plus loin et ont à l'impression que c'est à coté. Si vous avez l'esprit un peu romanesque, que vos lectures vous portent sur les légendes, tous ce qui a autour de vous se transforment et la légende devient histoire. Alors moi j'y crois.
la gauche, continuons par la voie d’acces des chalets sur notre droite. Nous débouchons sur une route que nous prenons sur la droite et que nous suivons. Passons devant le stade, puis devant un centre équestre. Nous sortons de la foret et arrivons dans les champs entourés de bois. Il y a quelques temps je ne serais jamais sortie des rochers. Dans mon souvenir nous avions une vue sur la plaine, le loing, et quelques villages. Je me suis trompé, ce n'est pas ici. Ce n'est pas grave à l'automne nous ferrons provision de châtaigne. Après les centres équestres le terrain est a nouveau tourmenté. Nous passons un second centre équestre et pénétrons dans le bois, aujourd’hui le chemin est difficilement praticable, la pluie, et les sabots des chevaux, à rendu le passage délicat sur plusieurs mètres, ensuite nous retrouvons le sable de fontainebleau qui à tout asséché. Nous coupons une route, continuons en face. Le chemin serpente parmi des troncs au sol et devient mal tracé ce sont les chevaux qui maintiennent le sentier en état, ne pas prendre la piste de gauche, prendre la piste de droite, juste avant un vallons nous descendons sur la droite, il est de plus en plus difficile de suivre la piste, les traces des sabots nous aident, nous arrivons de nouveau dans la plaine verte et retrouvons le chemin du bornage que nous prenons à gauche. Celui-ci est balisé de traits fluos pour les promenades équestres puis nous retrouvons la route des grandes vallées longé par le sentier bleu que nous prenons et que nous ne quitterons plus jusqu'au parking.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire