Mont Saint Germain, Cuvier Chatillon
Pour cette seconde édition 5 promenades dans le nord de la foret.La première édition : 4 promenades février 2013

La Foret de Fontainebleau ce n'est pas qu'Apremont et, Franchard. Ce n'est pas n'ont plus que des sentiers bleu, des GR, des TMF. Je les ai fréquenté, je les fréquente encore, un peu moins souvent aujourd'hui : Il y a trop de vélo à mon gout. Si encore ceux ci étaient respectueux des piétons qui EUX sont sur leur territoire, mais non je fonce, je gueule, avec la phrase devenu célèbre (casse toi pauvre c.. tu gênes ma progression) , je bouscule car je ne maitrise pas mon engin et je veux absolument passé, les ronces c'est bon pour tes molets pas pour mes pneus (j'risque d'crever). Je suis désolé mais c'est du vécu. On a même bousculé mon chien que je tenais en laisse à deux reprises. Mais c'est surtout une superficie de plus de 25 milles hectares, peu fréquenté dans son espace total. J'espère que vous m'accompagnerez dans mon jardin 'secret'. Les itinéraires peuvent être réalisés dans l'après midi. Un GPS n'est pas indispensable mais utile se sera votre seul fil d'ariane, je ne suivrais pas obligatoirement le balisage. Des guides très bien fait sont édités pour cela. Le parcours sera en noir, la partie "histoire locale" en vert. L'histoire provient de divers documents de ma bibliothèque mais surtout d'internet. Une bonne partie de ma doc à été numérisé et se retrouve sur la toile, ce qui me facilite la tâche fastidieuse du clavier en la simplifiant par un copier collé.
Un lien permettra d'obtenir une carte un peu plus grande que celle présente sur ce blog et vous permettra de réaliser la promenade sans mon inséparable GPS
Refait en 2020 sans changement
Mont Saint Germain, Cuvier Chatillon
Carte IGN Trace GPS et Topo sans Commentaires
Trace Randogps Le code mobile de cette randonnée est b302880
( Explications Code Mobile)
km Altitude min. Altitude max. Dénivelé Tot. + Temps Vit. Glob
9.9 180m 184m 259m 3h00 3,4
Refais en 2014
Il est entendu que la route Ronde a été créée par Henri IV. Le P. Dan le dit, et il n'y a pas à le contester. Mais cela ne veut pas dire qu'elle a été créée de toutes pièces et qu'aucune de ses parties n'est plus ancienne. Puisque la Belle Croix a été posée en 1300 sur le chemin de Paris à Fontainebleau, c'est qu'à cette date la partie de la route Ronde qui va de la Table du Roi à Belle-Croix et probablement au delà existait, avec cette fonction de relier la
capitale au château royal. Nous croyons même que la route se continuait jusqu'au carrefour, innommé, situé près de la Mare aux Corneilles pour mettre en communication, par la route actuelle des Petites Mares, Melun avec Recloses et Franchard avec Melun et Orléans dont il dépendait depuis que les moines de Franchard sortaient de l'abbaye Saint-Euverte d'Orléans. La croix de Franchard suppose l'antiquité de la route. De même il est à remarquer que la partie occidentale de la route Ronde, du carrefour du Grand Maître au carrefour Duchâtel, n'est que la continuation d'une route ancienne citée par le P. Dan, la route de la Tranchée, qui mettait en communication Thomery et Marlotte.
Au contraire, la partie médiane de la route Ronde me paraît beaucoup plus moderne: c'est cette partie que Henri IV a fait ouvrir. On remarquera que les croix qui s'y rencontrent, Souvray, Saint-Hérem, Grand Maitre, ne peuvent pas être comparées pour l'antiquité à Belle-Croix, à la Croix de Franchard. Il y a même des sections de cette route qui ont été ouvertes tout récemment. Ainsi, sur le plan de 1809 encore, le carrefour formé par l'intersection de la route Ronde et de la route de Montigny et le carrefour de la Croix du Grand Maître ne sont pas reliés. En cet endroit, la route Ronde fait un coude et va rejoindre le carrefour du Puits Fondu par la route du Bien Aller. Si elle a eu besoin de ces rectifications c'est-qu'elle n'a pas été conçue d'un seul jet et qu'on s'est servi, pour la constituer, des routes anciennes]
En 1913, ils sont rejoints par Tom et Jacques de Lépiney (17 ans). Ce dernier introduit l'usage des espadrilles à semelle de corde, bien plus pratique sur les dalles que les chaussures à clou. Il ouvre ainsi en 1914 le premier IV, la Prestat, une fine fissure dans une dalle, au Bas Cuvier (Prestat ayant promis une bouteille de champagne au premier qui la gravirait), et fait la première sans corde des 12 m de l'Arête de Larchant (III) de la Dame Jeanne, le plus haut rocher de la forêt. La guerre de 1914-1918, pendant laquelle la plupart des jeunes grimpeurs sont mobilisés interrompt les activités. Wehrlin est tué, et Chevalier gravement blessé.
PIERRE TAPEREAU FIT POSER
UNE CROIX EN L'HONNEUR DE DIEU,
POUR LA VOIR A TOUS EXPOSEE
PUIS NAGUERES A FAIT APPOSER
SIMON TAPEREAU CETTE CY
PRIEZ DIEU QUE REPOSER
PUISSENT LEURS AMES SANS NUL SOUCY
LE MOIS D'AOUT MDIIII.
Les Tapereau, seigneurs en partie de Brolles, existaient encore au XVIIe siecle. Les plans Picard, Boisseau, Scotin, désignent cette croix sous le nom de Croix Tapreau. Détruite en 1793, elle a été réédifiée en 1827 sans l'inscription.
C'est près de ce carrefour qu'eut lieu en 1871 le duel Soutzo-Ghika, qui coûta la vie à ce dernier. A quelques pas du sentier Colinet, une roche porte la date de ce triste événement. Lieu de relais quand la chasse à courre est du côté de Chailly, de la Table du Roi ou de la Boissière]
Dans le chantier devenu chemin piéton nous trouvons des pins comportant des boursouflures [Greffage des pins dans la forêt de Fontainebleau
la Revue
Forestière Française : il est à plusieurs reprises, fait
mention du greffage des pins. Or, il y a
« Les greffes se cueillent à
l'avance à l'extrémité des branches, latérales des pins dont on veut
reproduire
L'auteur trouvait comme avantage
de la greffe « la propagation prompte des pins les plus
précieux, en créant des porte-grains au moyen desquels on obtient sur
place des semences qu'il faudrait tirer à grands frais des lieux
éloignés, d'où elles arrivent souvent avariées. C'est dans ce dessein
que le greffage des pins en
laricio a lieu annuellement à
Fontainebleau, et avant un quart de siècle, cette forêt pourra
rivaliser avec la Corse pour livrer des graines de laricio de bonne
qualité et à bas prix ».Cent quatre
mille pins
sylvestres dans la forêt de Fontainebleau ont été ainsi greffés en laricio
et autres espèces, considérées à l'époque
comme « encore rares ». Consulté par la
rédaction de la REVUE
FORESTIÈRE FRANÇAISE,
« On trouve encore des pins laricio
greffés dans beaucoup de parcelles résineuses de la forêt de Fontainebleau. Ces pins sont toujours vigoureux et d'une forme
parfaite. Leur diamètre varie
de 60 à 80 cm. Il est assez
difficile d'évaluer leur nombre, car ils sont irrégulièrement dispersés
dans des peuplements de pin sylvestre. Le nombre ne doit plus dépasser
1.000 ou 1.500, par suite des
réalisations progressives au
cours des exploitations normales, mais surtout à la suite des incendies
qui, au cours des cent dernières années, ont parcouru au moins une
fois la presque totalité des parcelles
résineuses de la forêt.
Nous prenons à droite vers la grotte aux Cristaux [Cette curiosité naturelle fut découverte en 1771 par un

carrier, et Louis XVI aurait fait le déplacement à Fontainebleau pour la voir.
Mais ce n'est qu'en septembre 1850 qu'un ouvrier nommé Benoît révéla de nouveau la présence de cette voûte couverte de cristallisations. Le lieu devint très vite populaire et les touristes affluaient pour la voir. Face à la recrudescence du vandalisme, l'Administration combla la grotte.
Elle fut redécouverte et dégagée par Colinet en 1891, avant d'être fermée par l'actuelle grille.
Devant l'abondance, ces cristaux tombèrent vite
dans l'oubli jusqu'en 1850 où une voûte garnie de stalactites fût mise à jour
et Elie de Beaumont, membre de l' Académie des Sciences, fit un rapport. Le
vandalisme conduisit l'administration forestière la fermer la grotte.
La fabrication des pavés en grès a été une industrie très active dans ce secteur de la forêt de Fontainebleau. En 1774, un carrier au nom prédestiné, LAROCHE, découvre entre deux bancs de roche, des "cristaux de grès". Cette même année, le minéralogiste Romé de l'Isle détermine la composition des cristaux. La calcite de Bellecroix est une particularité nouvelle pour la science. En 1850, alors que les cristaux ne sont plus qu'un souvenir, un carrier nommé Benoît découvre la grotte. L'Académie des sciences missionne aussitôt un de ces membres les plus illustres, Elie de Beaumont, pour étudier le gisement. La grotte, victime de sa notoriété, est vandalisée et de nombreux cristaux sont brisés.]
Mais ce n'est qu'en septembre 1850 qu'un ouvrier nommé Benoît révéla de nouveau la présence de cette voûte couverte de cristallisations. Le lieu devint très vite populaire et les touristes affluaient pour la voir. Face à la recrudescence du vandalisme, l'Administration combla la grotte.
Elle fut redécouverte et dégagée par Colinet en 1891, avant d'être fermée par l'actuelle grille.
La fabrication des pavés en grès a été une industrie très active dans ce secteur de la forêt de Fontainebleau. En 1774, un carrier au nom prédestiné, LAROCHE, découvre entre deux bancs de roche, des "cristaux de grès". Cette même année, le minéralogiste Romé de l'Isle détermine la composition des cristaux. La calcite de Bellecroix est une particularité nouvelle pour la science. En 1850, alors que les cristaux ne sont plus qu'un souvenir, un carrier nommé Benoît découvre la grotte. L'Académie des sciences missionne aussitôt un de ces membres les plus illustres, Elie de Beaumont, pour étudier le gisement. La grotte, victime de sa notoriété, est vandalisée et de nombreux cristaux sont brisés.]
Continuons notre sentier 4 plus facile qu’a l’allée car il
commence à descendre, [Sur certain grès de
la forêt on peut remarquer des formes étonnantes qui ressemblent à une peau
de crocodile, les géologues l'appellent « desquamations polygonales ». Ces réseaux polygonaux
peuvent être de forme pentagonale ou hexagonale, soit 5 ou 6 côtés. Ces étranges motifs pourraient
être attribuées à une érosion prolongée des grès lors de leurs formations par dissolution de la silice.]
de crocodile, les géologues l'appellent « desquamations polygonales ». Ces réseaux polygonaux
peuvent être de forme pentagonale ou hexagonale, soit 5 ou 6 côtés. Ces étranges motifs pourraient
être attribuées à une érosion prolongée des grès lors de leurs formations par dissolution de la silice.]
Nous avons juste au dessus un point de vue sur l’hippodrome de la solle continuons notre descente et passons sous de gros blocs de rochers, dans la grotte de Robert le diable nous trouvons une vierge peinte en 1880 par le Provinois Cordier, restaurée en 1953 sur une surface plane. Continuons notre chemin jusqu’au parking.